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  • il y a 13 minutes
L'archive de Maxime Lledo



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##ARCHIVE_SUD-2026-04-04##

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News
Transcription
00:00Et l'archive Sud Radio ce matin qui est anthologique, l'homme dont je vais vous parler ce matin est
00:06d'abord normalien et agrégé de lettres,
00:08destiné à être et à rester professeur. L'histoire avec un grand H le poussa à devenir l'un des
00:13plus proches conseillers du cabinet du général de Gaulle,
00:15tout en président l'aboc Rothschild à une période au point de participer à l'élaboration de la constitution de
00:201958.
00:21Il devint par la suite premier ministre, puis président de la République, loyal, visionnaire, sérieux, littéraire.
00:27Un homme qui sent bon la gitane sans filtre de ces années-là, la cravate en tricot, les vieux livres
00:32rangés sur une étagère,
00:33lus cette fois-ci, et le silence d'un bureau où l'on pense encore avant de parler.
00:38Fidèle au général de Gaulle, certes, mais meurtri aussi par le grand homme qu'il admirait.
00:42Meurtri par le manque de soutien, notamment au moment de l'affaire Markovitch,
00:45quand les rumeurs et les bassesses vinrent salir sa femme et son couple jusqu'aux abords du pouvoir.
00:50Un homme politique, animé par la puissance des mots, capable de prendre la plume pour signer deux ouvrages,
00:55encore lus et servant de référence, aujourd'hui encore, je pense à l'anthologie de la poésie française,
01:01et mieux gordien.
01:02Est-ce que c'est bon ? Vous l'avez.
01:03L'homme dont je vous parle, c'est Georges Pompidou.
01:06Alors que cette semaine, nous célébrons les 52 ans de sa disparition, brutale, un 2 avril 1974,
01:11j'aimerais que nous puissions nous rappeler de cette puissance et de cette intelligence.
01:15Il y a une affaire, notamment, sur laquelle j'aimerais revenir,
01:17une affaire qui traverse l'année 1968,
01:20ses fièvres, ses hypocrisies, ses faux progrès et des vraies lâchetés,
01:24une affaire qui inspirera beaucoup le cinéma, le monde de la culture et de l'art,
01:29une affaire qui continue aujourd'hui à servir de référence dans les problèmes entre l'État et la société,
01:34c'est l'affaire Gabriel Russier.
01:50Quand je dis que cette affaire a inspiré énormément le monde de l'art et de la culture,
01:54vous entendez ici la musique et la chanson « Mourir d'aimer » de Charles Aznavour,
01:58suite à cette affaire.
01:59L'archive que je veux vous faire écouter se situe en septembre de l'année 1969,
02:04précisément le 22.
02:05Jean-Michel Royer, pour le Radio Montecarles,
02:08journaliste, pose à Georges Pompidou, président de la République,
02:11une dernière question lors d'une conférence de presse.
02:13Une question sur le suicide de Gabriel Russier,
02:15cette professeure de français accusée d'être tombée amoureuse de l'un de ses élèves
02:18et que l'acharnement judiciaire, universitaire, moral, a lentement conduit au suicide.
02:23Tendez l'oreille attentivement, s'il vous plaît, parce que tout est beau.
02:26Les journalistes qui avaient encore de l'éloquence,
02:28les silences volontairement réduits ici, pour que ce soit quand même agréable à écouter,
02:31mais qui traduisent une profondeur de la pensée du président.
02:34Et dans ce cas aussi, une émotion réelle.
02:36Le président Georges Pompidou ne dira pas ce qu'il a fait dans le détail après cette tragédie,
02:40mais on sait qu'il demanda une enquête pour établir les responsabilités
02:43des décisions judiciaires et universitaires qui avaient conduit à un tel dénouement.
02:46On sait aussi qu'il s'interrogea sur la manière dont le cas de Gabriel Russier
02:50avait pu être soustrait au bénéfice de l'administie promulguée après l'élection présidentielle.
02:55Plus tard, d'ailleurs, le canard enchaîné révélera qu'il évoquera dans cette affaire la justice comme ce monstre froid.
03:01Vous allez l'entendre, ce n'est pas un grand discours, ce n'est pas une déclaration martiale, c'est
03:05autre chose.
03:06Georges Pompidou et son esprit poétique, le 22 septembre 1969,
03:10est un verre de l'éluard, comme il le dit à la fin,
03:13pour dire ce que la République n'arrive pas toujours à réparer.
03:16M. Royer, dernière question.
03:19Jean-Michel Royer, Radio Monte Carlo et l'actualité.
03:21M. le Président, puisque vous avez permis qu'en fin de parcours,
03:24nous débordions un peu des questions fixées à l'origine,
03:27je voudrais vous faire sortir carrément de l'épure et vous interroger sur un fait divers.
03:32À Marseille, une femme, un professeur, 32 ans, est condamnée pour détournement de mineurs.
03:39Elle se suicide.
03:40Vous-même, qu'avez-vous pensé de ce fait divers qui pose, je crois, des problèmes de fond ?
03:46Je ne vous dirai pas tout ce que j'ai pensé, d'ailleurs, sur cette affaire,
03:50ni même ce que j'ai fait.
03:54Quant à ce que j'ai ressenti, comme beaucoup,
03:58eh bien, qu'on prenne qui voudra,
04:03moi, mon remords, ce fut la victime raisonnable au regard d'enfants perdus,
04:10celles qui ressemblent aux bords, qui sont morts pour être aimés.
04:13C'est de l'éluard.
04:15Merci, mesdames et messieurs.
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