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  • il y a 7 heures
La procureure de Paris était interrogée par Olivier Bost (RTL), Steve Jourdin (Public Sénat), Jim Jarrassé (Le Figaro).
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 17 mai 2026.

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Transcription
00:00Générique
00:07Le Grand Jury, présenté par Olivier Bost
00:11Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury, nous sommes en direct sur RTL et nous sommes également en direct
00:17sur Public Sénat.
00:19Bonjour Laure Bécchio, vous êtes la procureure de Paris, vous dirigez le plus grand parquet de France, 130 magistrats, 400
00:28greffiers.
00:29Une justice trop lente, une justice laxiste, une justice trop politique, faites-vous le choix nouveau de répondre à toutes
00:37ces critiques dans les affaires politiques,
00:39notamment un ancien président en prison et une candidature potentiellement empêchée pour la prochaine élection présidentielle, deux faits qui ont
00:47été très largement commentés.
00:49La justice, c'est aussi la réponse aux violences quotidiennes, narcotrafic, rapte, délinquance des plus jeunes, violences sexuelles, du cambriolage
00:58du Louvre à l'affaire Epstein.
01:00Nous nous intéresserons à de nombreuses affaires emblématiques de notre époque. Bienvenue dans ce Grand Jury, Laure Bécchio.
01:07À mes côtés, pour vous interroger ce dimanche, Jim Jaracé du Figaro et Steve Jourdain de Public Sénat.
01:14Dans ce Grand Jury, Laure Bécchio, nous parlerons aussi des cyberattaques et d'Elon Musk qui ne répond pas à
01:20vos convocations.
01:21Nous aurons aussi quelques questions express.
01:24Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:27Et l'actualité de la semaine, c'est 6 morts en moins de 7 jours dans les règlements de compte
01:32autour des trafics de drogue.
01:34Le narcotrafic, Laure Bécchio, est-il devenu hors de contrôle ?
01:39Alors le narcotrafic, on a parlé pour l'évoquer de tsunami et peut-être vous surprendrais-je en disant que
01:46ce n'est pas un tsunami,
01:48mais c'est une vague qui persiste. Un tsunami, ça arrive et ça repart.
01:51Et à l'heure actuelle, notre pays, c'est incontestable, est confronté à ce sujet majeur qui mobilise l'ensemble
01:57des parquets de France.
01:59Puisqu'il mobilise les parquets territoriaux, on l'a vu, des villes qui n'étaient pas impactées par ce narcotrafic
02:04sont désormais concernées.
02:06Mobilise des parquets tels que le mien, qui est le parquet de la juridiction interrégionale spécialisée,
02:11qui est la première juridiction interrégionale spécialisée de France avec des magistrats dédiés.
02:16et puis mobilise aujourd'hui, plus récemment, un nouveau parquet, le PNACO.
02:21Donc c'est effectivement un phénomène qu'il faut prendre en compte de façon attentive, majeure, prioritaire,
02:28parce qu'aujourd'hui, ceux qui sont à la tête de ce narcotrafic disposent de moyens considérables,
02:34ils sont financiers et surtout s'affranchissent de toutes les règles.
02:38Ce qui, pour nous, constitue des obstacles, c'est-à-dire les frontières, pour eux, ce sont des moyens à
02:44utiliser.
02:45On se fait quand même une forme d'impuissance politique, c'est aussi le constat que vous faites ?
02:49Non, je ne dirais pas l'impuissance politique.
02:51La preuve en est, c'est qu'une loi a récemment été votée pour nous permettre de donner des moyens
02:58augmentés
02:59pour la lutte contre le narcotrafic.
03:01Il y a une prise de conscience politique qui est arrivée, et je m'en réjouis,
03:05car sans vouloir être parfaitement égocentré, il y a plusieurs années de ça, dans un gros quotidien,
03:09j'alertais déjà sur la nécessité d'investir ce sujet de la criminalité organisée avec tous ces moyens.
03:16Le ministère de l'Intérieur, Laurent Nunez, a annoncé à Nantes le recrutement de 700 policiers supplémentaires.
03:22Est-ce que c'est une bonne solution ? Est-ce que ça va suffire ?
03:24Bien sûr, parce que pour la lutte contre le narcotrafic, il faut évidemment des moyens d'investigation,
03:31des services spécialisés qui vont être au plus près des phénomènes,
03:35qui vont pouvoir être en lien avec les services de renseignement, avec les habitants, avec évidemment les magistrats.
03:43Et je souhaite que ce renfort, évidemment, des policiers soit associé à des renforts de magistrats,
03:49quels qu'ils soient, magistrats du parquet, magistrats du siège, et magistrats évidemment pour juger.
03:54On reviendra bien sûr dans ce grand jury sur les moyens de la justice,
03:57mais Laure Bécuot, je rappelle que vous êtes procureur de Paris,
03:59est-ce qu'il faudrait une forme décrétée, une forme d'état d'urgence contre le narcotrafic,
04:05c'est une idée notamment avancée par Édouard Philippe ou par Bruno Retailleau ?
04:08Alors tout dépend de ce qu'on appelle l'état d'urgence, si l'état d'urgence...
04:12C'est des mesures exceptionnelles pour...
04:13Oui, mesures exceptionnelles, mais qu'est-ce qu'on met derrière ça ?
04:16Parce que vous savez que notre pays a connu différents types d'états d'urgence,
04:19lorsqu'il y a eu des émeutes, ensuite lorsqu'il y a eu les problèmes des attentats,
04:23et chaque état d'urgence avait des contextes juridiques différents.
04:26Moi ce que je pense, c'est qu'il faut encore une fois donner à ceux qui se sont engagés
04:30dans la lutte,
04:31et je salue ici l'ensemble des services et de police de gendarmerie,
04:35mais également l'ensemble des magistrats, il faut leur donner les moyens d'agir,
04:39les moyens juridiques, et puis aussi les moyens tout simplement de suivre leur dossier.
04:43Est-ce que les moyens juridiques aujourd'hui sont suffisants ? C'est ça la question ?
04:45Je pense qu'il faut évoluer sur certains moyens juridiques,
04:47notamment par exemple sur ce qui concerne, ce qu'on appelle nous dans notre jargon,
04:53et j'essaye de ne pas trop jargonner aujourd'hui,
04:54les évasions judiciaires, c'est-à-dire trouver des biais par la loi,
04:59dans ces lois de procédure, qui permettent d'entraîner dans des conditions
05:05que moi j'estime trop faciles, la libération de ceux qui sont mis en cause
05:10en matière de criminalité organisée.
05:11Là vous faites référence à des avocats qui systématiquement contestent
05:16l'intégralité des procédures et empêchent la justice d'avancer, c'est ça ?
05:20Alors ça fait partie évidemment des droits de la défense,
05:22Napoléon, lorsqu'il a créé le code de procédure pénale,
05:24il disait que c'était le code des honnêtes gens.
05:27Donc évidemment, mais cela étant, quand par exemple,
05:32par erreur ou par volonté, une demande de mise en liberté
05:36est adressée au parquet civil plutôt qu'est adressée au parquet de la criminalité organisée,
05:40est-ce une erreur ? Est-ce une volonté ?
05:42Et lorsque cette erreur d'adresse conduit à la remise en liberté de l'intéressé,
05:46est-ce normal ?
05:47Moi je pense qu'il faudrait structurer plus les conditions formelles
05:51des demandes de nullité pour que, formellement, si la justice est en défaut,
05:57elle sera en défaut et le constat devra être présenté,
05:59mais si au regard de ses charges, elle veut être prise en défaut de mauvaise foi,
06:05il faut permettre d'y répondre.
06:07Et dans votre exemple, qui fait l'erreur ?
06:09Alors, qui fait l'erreur ?
06:11C'est-à-dire que le problème, c'est que la jurisprudence
06:13dit qu'à partir du moment où c'est reçu,
06:15la demande de mise en liberté est reçue dans un parquet,
06:18quel que soit le service,
06:20eh bien, le délai pour y répondre court.
06:23Je pense que ce délai ne devrait commencer à courir
06:25que lorsque c'est le bon service
06:27qui est saisi de la demande de mise en liberté.
06:28Sur la réponse pénale, vous parliez tout à l'heure de la loi qui a été votée,
06:32il y a eu aussi un parquet qui a été créé,
06:34le parquet national anticriminalité, le PNACO, comme on l'appelle.
06:38Est-ce que, pour vous, c'est une bonne initiative ?
06:41Alors, moi, je vois ce parquet national anticriminalité organisé
06:45comme le signal, et je l'évoquais tout à l'heure,
06:48de la prise de conscience de notre société
06:51et plus singulièrement de notre classe politique,
06:55de la nécessité de renforcer les moyens de lutte contre la criminalité organisée.
07:00Évidemment, un parquet national,
07:01eh bien, qui peut être en lien avec les parquets identiques
07:06qui existent au niveau européen,
07:07mais aussi qui va avoir une action internationale renforcée,
07:10est évidemment une bonne chose.
07:11Est-ce qu'il y a une bonne coordination entre votre parquet, en l'occurrence,
07:15et le PNACO, en tout cas, tel qu'il a été créé il y a seulement quelques mois,
07:19mais vous avez déjà un retour d'expérience positif ?
07:21C'est la condition de la réussite,
07:22et la condition de la réussite pour Paris ?
07:25Déjà, il faut c'est de constater, par exemple,
07:28que le PNACO, pour commencer,
07:29s'est emparé de l'ensemble des dossiers de la Junalco,
07:32la Juridiction Nationale de Lutte contre la criminalité organisée,
07:34qui était une juridiction parisienne.
07:36Donc, les dossiers qui ont été portés par les magistrats de la Junalco
07:39sont actuellement les dossiers du PNACO.
07:41Le dossier GIMS, dont on a beaucoup parlé,
07:44c'est un dossier de la Junalco à l'origine.
07:47Le dossier AMRA, c'est la Junalco qui l'a porté.
07:49Le dossier des DPF, vous savez,
07:52ces attaques contre les établissements pénitentiaires,
07:54c'était aussi à l'origine d'un dossier Junalco.
07:57Donc, nous allons nous entendre.
07:59L'importance, je crois, de ce parquet national anticriminalité organisée,
08:02au-delà de ce qu'il pourra faire à l'international,
08:06ça sera aussi de permettre, sans doute,
08:08une meilleure coordination entre les différentes GIRS
08:11et les différents parquets,
08:12pour être immédiatement réactifs
08:14dans la nouvelle émergence de phénomènes de criminalité organisée
08:17qui devraient être détectés sur notre nation.
08:20Laure Bécchio, est-ce que l'action de la justice
08:22permet vraiment de faire baisser les volumes du trafic
08:26ou est-ce que, quelque part,
08:27vous êtes en train de vider un peu l'océan à la petite cuillère ?
08:30Alors, vider l'océan à la petite cuillère,
08:31c'est une expression que j'ai employée aussi moi-même.
08:34Mais quelle est l'alternative ?
08:36Il faut bien lutter.
08:37C'est-à-dire, on ne va pas rester bras-ballant
08:40et être dans un état déceptif en disant
08:42on en arrête un et il y en a un autre qui arrive.
08:44On le doit à nos co-citoyens.
08:46Moi, j'ai conscience, parce que, vous savez,
08:47la lutte contre la criminalité organisée à Paris,
08:49elle est de deux natures.
08:51Celle de l'AGIR, ce que je vous ai indiqué,
08:54donc juridiction interrégionale spécialisée,
08:55mais elle aussi celle de cette section
08:57qui existe au sein du parquet de Paris,
08:59de la lutte contre la criminalité organisée parisienne,
09:02c'est-à-dire au plus près des territoires.
09:04Et ce plus près des territoires,
09:05il nous permet de constater quoi ?
09:06que si on laisse les phénomènes de narcotrafic,
09:09plus simplement de trafic de stupéfiants,
09:11s'installer sur notre territoire,
09:13ça veut dire qu'il y a des gens dans certains quartiers
09:14qui ne peuvent pas vivre une vie au quotidien
09:16comme on la souhaite.
09:18Et moi, je veux que chacun puisse avoir la même vie
09:21que nous pouvons avoir, vous et moi,
09:22lorsque nous sommes dans des quartiers
09:24qui ne sont pas infectés par ce narcotrafic.
09:26Sur le cas spécifique de Paris,
09:28on a évoqué en début d'émission
09:29les règlements de compte auxquels on a assisté cette semaine.
09:32On a l'impression que Paris est épargné.
09:35Peut-être que ce n'est qu'une impression,
09:36vous allez nous le confirmer,
09:37par ces règlements de compte très violents.
09:40Pourquoi ?
09:40Est-ce que c'est peut-être parce que le trafic
09:42est moins désorganisé
09:43et que les réseaux sont moins démantelés à Paris ?
09:45Quelle est votre réponse ?
09:47Alors, je ferai une réponse qui m'est personnelle,
09:49mais qui sera sincère.
09:51Donc, simplement,
09:53vous dire que Paris n'a pas été complètement épargné
09:56par les règlements de compte.
09:57Il y a quelques dossiers qui sont suivis
09:58au parquet de Paris et par les justes d'instruction
10:01qui démontrent que ce phénomène a été examiné
10:03et a été traité.
10:05Et d'ailleurs,
10:05les mises en cause sont actuellement écrouées.
10:08Mais peut-être moins que dans d'autres régions,
10:10parce que peut-être moins de points de deal,
10:14tout simplement.
10:15Parce qu'aujourd'hui,
10:16le trafic de stupéfiants à Paris,
10:18c'est l'ubérisation des trafics.
10:20Et les règlements de compte,
10:21c'est quand on veut reprendre un point de deal.
10:23Et donc, lorsqu'on veut reprendre un point de deal,
10:25il y a ce système d'attaque
10:27de ceux qui font le chouf,
10:28comme disent ceux qui sont dans les quartiers.
10:31Et donc, c'est peut-être un début d'explication.
10:33Mais ça n'est pas du tout une réassurance,
10:35parce que l'ubérisation du trafic
10:36doit être prise au même niveau de gravité.
10:40Est-ce que c'est parce qu'il n'y a pas aussi
10:41d'organisation, par exemple,
10:42comme la DZ Mafia ?
10:43Est-ce que la DZ Mafia a essayé de s'installer
10:45en ville de France ?
10:46Non, nous n'avons pas eu du tout
10:49de signaux de volonté d'implantation
10:52de la DZ Mafia sur le territoire parisien.
10:55De ce que je crois pouvoir dire,
10:57de l'analyse que je pouvais avoir
10:59lorsque j'étais à la tête de la Junalco,
11:02la DZ Mafia,
11:03elle a essayé de s'implanter au maximum
11:05en remontant jusqu'à Clermont-Ferrand.
11:08Et puis ensuite,
11:08il y a eu des tentatives d'implantation
11:10dans l'ouest de la France.
11:11Est-ce que vous voyez une dérive mafieuse en France ?
11:14Puisque l'une des conséquences du narcotrafic,
11:16par exemple,
11:16c'est que ça peut amener
11:17à des tentatives de corruption.
11:19Alors,
11:21le narcotrafic
11:22et la criminalité organisée
11:24en règle générale,
11:25son système de développement,
11:27il est simple.
11:28J'ai un produit,
11:29c'est la cocaïne,
11:30ça peut être un être humain,
11:31faciliter le trafic de migrants,
11:33par exemple.
11:34Et donc,
11:35ce produit part d'un point A
11:37pour arriver à un point B.
11:40Tout ce qui va empêcher ce transport
11:41va donc être,
11:43essayer d'être anéanti.
11:45Et pour anéantir,
11:46évidemment,
11:47ce transport,
11:48il va falloir corrompre
11:49tous ceux qui peuvent
11:51surveiller l'acheminement
11:52de cette marchandise.
11:53Ça peut être les douaniers,
11:54ça peut être les entreprises en transport,
11:56ça peut être,
11:57une fois que le réseau est identifié,
11:58les services de police et de gendarmerie,
12:00ça peut être,
12:01une fois que les intéressés
12:02sont incarcérés,
12:03les agents pénitiaires,
12:05ça peut être les magistrats.
12:07Je n'exclus absolument rien.
12:09Et d'ailleurs,
12:10au sein du parquet de Paris,
12:12j'ai créé un pôle d'analyse
12:14de coordination,
12:15qu'on appelle un PAC anticorruption.
12:17Et une magistrate
12:19y a été spécialement désignée
12:20pour que l'on analyse
12:22nos faiblesses
12:22au sein de notre institution
12:24pour empêcher
12:25que greffiers judiciaires,
12:27magistrats
12:28et autres collaborateurs de justice
12:29soient sensibles
12:32ou soient victimes
12:33ou soient approchés
12:34dans des notions corruptrices.
12:36Par le site de corruption
12:37de responsables politiques,
12:38est-ce que vous avez des chiffres
12:39à nous faire parvenir
12:40à ce sujet ?
12:41Non,
12:42je n'ai aucun chiffre
12:42et je reviens
12:44à la question
12:44qui m'était posée initialement.
12:46L'emprise mafieuse,
12:47c'est précisément ça.
12:48C'est-à-dire qu'une fois
12:49qu'on a là,
12:50ce que je vous ai décrit,
12:52c'est un phénomène
12:53de criminalité organisée.
12:54À la fin,
12:55du fin de ce parcours,
12:57qu'est-ce que les organisations
12:58criminelles veulent obtenir ?
13:00C'est de l'argent.
13:02Une fois qu'ils ont obtenu
13:03cet argent,
13:04ils veulent réinvestir
13:05dans l'économie légale.
13:06Le blanchier.
13:07D'où le fait que
13:08une des très grosses actions
13:10de la lutte contre
13:11la criminalité organisée
13:12du parquet de Paris,
13:13et je crois pouvoir le dire
13:14de tous les parquets de France,
13:15même si je ne suis pas
13:16procureur de la nation,
13:17c'est évidemment
13:18la lutte contre le blanchiment.
13:20Mais après,
13:21l'étape ultime,
13:22c'est de se dire
13:23qu'on va investir
13:25la société de telle sorte
13:27qu'il y aura l'implantation
13:29d'une contre-société.
13:30Et c'est pourquoi
13:31au moment où
13:35malheureusement
13:35l'assassinat du frère
13:37de M. Kessassi
13:39a été nommé,
13:44ça a été une interrogation.
13:45C'est-à-dire,
13:46c'était s'en prendre
13:47à ceux qui voulaient
13:48maintenir notre société
13:49telle qu'elle est.
13:50Et là,
13:51c'est vraiment
13:52l'emprise mafieuse.
13:53Est-ce que ce serait
13:53la bascule vers
13:54ce qu'on appelle
13:54un narco-État ?
13:55Alors, le narco-État,
13:57c'est encore une fois
13:58l'étape d'après,
13:59c'est-à-dire qu'on a
14:00investi suffisamment
14:01le monde politique
14:02pour que plus aucune loi
14:03ne soit votée
14:04qui soit un obstacle
14:05à la lutte
14:06contre le narco-trafic.
14:07Et nous n'y sommes pas.
14:08Dans cette chaîne,
14:09il y a certains délinquants
14:10qui sont des mineurs.
14:12Gérald Damanin
14:12propose de supprimer
14:13l'excuse de minorité.
14:15Vous y êtes favorable ?
14:16Pour le moment,
14:17pour supprimer
14:17l'excuse de minorité,
14:19il faudra une réforme
14:19constitutionnelle
14:20puisque cette différence
14:22de traitement
14:23avec le mineur
14:24impose cette réforme.
14:26Après, je dirais,
14:27on peut aussi
14:28avoir l'idée
14:29que dans la loi,
14:31et c'est ce qui se passe déjà,
14:32lorsqu'on estime
14:33que la capacité
14:35de raisonnement
14:36du mineur
14:36est telle
14:37que l'on peut écarter
14:38cette excuse de minorité,
14:39c'est possible.
14:40Ça n'est pas systématique,
14:41mais c'est possible.
14:41Il n'y a pas besoin
14:41d'aller plus loin.
14:42Je ne le crois pas.
14:43Après, il faut vraiment
14:44s'interroger
14:45sur ce qui se passe
14:46sur les recrutements
14:47et c'est une grosse interrogation
14:49qui tient à la fois
14:50une interrogation judiciaire,
14:51sociologique,
14:52psychologique,
14:53je devrais dire,
14:53tous ceux qui peuvent
14:54être à nos côtés
14:55pourraient réfléchir
14:56à cette question.
14:56Moi, ce qui est très impressionnant
14:59dans l'évolution
14:59de la criminalité organisée
15:00aujourd'hui,
15:01c'est qu'on peut recruter
15:03pour 100 euros
15:05quelqu'un qui est prêt
15:05à faire un règlement de compte
15:07sur le réseau social.
15:09Pour parler de la justice
15:10des mineurs,
15:10mais des mineurs victimes
15:11cette fois-ci,
15:12est-ce qu'il faut rendre
15:13imprescriptibles
15:13les crimes commis
15:15contre des mineurs ?
15:16L'idée aussi avancée
15:17par Gérald Darmanin
15:18ce matin
15:18dans la tribune.
15:19Oui, c'est une question
15:20qui mérite vraiment
15:22d'être posée.
15:23Je dirais que le parquet
15:23de Paris a été à cet égard
15:25un parquet qui s'est posé
15:27la question en tout premier lieu
15:29et je peux le dire
15:29puisque ça a été initié
15:31par mon prédécesseur.
15:32Lorsque nous avions
15:33des dépôts de plainte
15:34de victimes majeures
15:36mais qui avaient été victimes
15:37de faits quand ils étaient mineurs,
15:39même si on subodorait
15:41que la prescription
15:41pouvait être acquise,
15:43on engageait quand même
15:44des enquêtes.
15:44Je crois que cette question
15:45est tout à fait légitime
15:47parce que si on associe
15:49à l'imprescriptibilité
15:50le droit à l'oubli,
15:52je ne vois pas trop
15:53comment il peut y avoir
15:53un droit à l'oubli
15:54pour une victime
15:55qui elle n'oublie jamais.
15:56Donc c'est une réponse
15:58oui, je pense être favorable.
16:00Après, il ne faut pas...
16:01L'enquête aboutit systématiquement
16:03à se dire
16:03que ces faits sont prescriptibles.
16:05Il n'y a pas d'autres...
16:07Alors, la prescription aujourd'hui
16:09elle a beaucoup évolué
16:11par rapport au temps
16:12où moi j'ai fait mes études de droit.
16:13C'est-à-dire qu'on a reculé
16:14le point de départ
16:15de cette prescription,
16:16on en a augmenté les délais,
16:18on a créé la prescription glissante
16:19pour les mineurs.
16:20Donc tout ça, ça fait que
16:21par exemple, en matière de viol,
16:23la prescription, c'est 30 ans.
16:24Pour les mineurs,
16:25c'est 30 ans à compter
16:26de leur majorité,
16:27plus des phénomènes possibles
16:28de prescription glissante
16:30lorsque ces mineurs
16:31ont été victimes de prédateurs.
16:33Mais je dirais que
16:35ce qui nous reste posé
16:37à partir du moment
16:38où les faits ne sont pas imprescriptibles,
16:41c'est qu'on a toujours
16:42quand même un petit peu
16:43l'hésitation
16:44de faire le soi transmis.
16:45parce qu'on sait
16:46qu'on saisit
16:47des services enquêteurs
16:48déjà très sollicités
16:50pour des faits
16:51où au final,
16:52la prescription sera acquise.
16:53On a un peu
16:55l'idée des moyens
16:56qui sont derrière
16:57notre état d'esprit.
16:58Mais il faut dire,
16:59s'il se fait voter,
17:01il faut être transparent
17:02vis-à-vis de ceux
17:03qui déposeraient plainte,
17:04c'est que plus les faits
17:05sont anciens,
17:06plus l'enquête est complexe.
17:08Gérald Darmanin,
17:09votre ministre de tutelle,
17:10parle à propos
17:11de la justice des mineurs
17:12et de l'aide sociale
17:13à l'enfance,
17:14de systèmes totalement défaillants.
17:16C'est excessif ou pas ?
17:19Je dirais que
17:20totalement défaillants,
17:21sans doute pas
17:22à la mesure des attentes
17:23que nous avons tous,
17:26parce que
17:27totalement défaillants,
17:28moi je constate au quotidien
17:29des gens totalement engagés
17:31dans la protection des mineurs,
17:32dans ces différents réseaux,
17:33et je ne voudrais pas
17:35que ce terme
17:36ait pour eux
17:36un aspect,
17:38je dirais,
17:38considérablement déceptif
17:40par rapport à l'engagement.
17:40Il parle du système
17:40dans sa globalité.
17:41Mais ce que je veux dire,
17:44c'est que ça,
17:44c'est ressenti
17:46depuis de nombreux mois,
17:49voire années,
17:50par ceux qui travaillent
17:51au quotidien
17:51dans la lutte
17:52contre les faits
17:52dont sont victimes les mineurs
17:53et singulièrement
17:54à Paris,
17:55la section des mineurs.
17:56Tous les jours,
17:56il y a des magistrats
17:57qui voient des dossiers horribles,
17:59tous les jours,
18:00ils saisissent
18:01la brigade de protection
18:02des mineurs,
18:03l'off mine,
18:03dont les dossiers augmentent.
18:05Je crois qu'aujourd'hui,
18:06on vit pour les mineurs
18:07très clairement
18:08ce qu'on a vécu
18:09pour le Grenelle
18:10des violences conjugales
18:11ou le mouvement MeToo.
18:12C'est-à-dire qu'on s'aperçoit
18:14que les dossiers
18:15sont majeurs,
18:16que ce qu'on appelle
18:17le chiffre noir
18:17de cette délinquance,
18:18c'est-à-dire tout ce
18:19qu'on ne connaissait pas
18:21de cette délinquance
18:23est monstrueux.
18:24Et du coup,
18:25on s'attaque au sujet,
18:26mais s'attaquer au sujet,
18:27ça veut dire
18:29qu'il y a des dossiers
18:30qui vont se multiplier.
18:31Il va falloir,
18:32derrière ces dossiers,
18:33des enquêteurs
18:33qui devront être multipliés
18:35et comme des magistrats
18:36qui devront être au rendez-vous
18:37si on ne veut pas être déceptif
18:38vis-à-vis des victimes.
18:41Le Grand Jury,
18:42l'actualité de la semaine.
18:44Dans l'actualité de la semaine,
18:46il y a aussi les plaintes
18:46qui se multiplient
18:47contre Patrick Bruel
18:48pour agression sexuelle
18:50et viol.
18:50L'animatrice Flavie Flamand
18:52a porté plainte
18:53contre le chanteur
18:54pour viol
18:55alors qu'elle avait 16 ans.
18:57Est-ce que vous allez
18:57regrouper leur BQO
18:59et concentrer peut-être
19:00toutes les enquêtes
19:01sur le chanteur ?
19:02A priori,
19:03les plaintes
19:04vont effectivement
19:04être regroupées
19:05mais elles ne seront pas
19:06regroupées
19:07au parquet de Paris.
19:08Elles seront regroupées
19:09au parquet de Nanterre
19:10puisque ce parquet de Nanterre
19:12est compétent
19:12en raison du lieu
19:14de domicile
19:14du mis en cause.
19:15On parlait tout à l'heure
19:16de prescription.
19:17Le fait que les affaires
19:18s'accumulent
19:18permettrait éventuellement
19:20de lever la prescription
19:21ou en tout cas
19:21de permettre
19:22de continuer
19:23les enquêtes ?
19:24en l'état
19:25de ma connaissance
19:26des dossiers
19:27je ne peux pas
19:27vous répondre
19:28précisément
19:29à cette question
19:29parce qu'il faudra
19:30examiner
19:31si les personnes
19:32qui déposent plainte
19:33sont mineures
19:33il faudra examiner
19:35si étant mineure
19:36on peut appliquer
19:36la prescription glissante
19:37mais au regard
19:38de l'ancienneté des faits
19:39il faut faire attention
19:41à une règle de droit
19:42une prescription acquise
19:44même si une loi
19:46devient plus favorablement
19:48l'étendre
19:49on ne revient pas dessus.
19:50la prescription acquise
19:52une loi nouvelle
19:52même qui serait plus favorable
19:54aux victimes
19:54ne permettrait pas
19:55de l'effacer.
19:56A votre connaissance
19:57il y a combien de plaintes
19:58contre Patrick Bruel ?
19:59A ma connaissance
19:59il y a l'heure actuelle
20:00quatre
20:00puisque la plainte
20:02de Flavie Fahman
20:04n'a pas été reçue
20:05vendredi
20:06n'avait pas été reçue
20:07au Parquet de Paris
20:08mais peut-elle encore une fois
20:09peut-être a-t-elle été déposée
20:11alors quatre
20:12en région parisienne
20:13après il y en a
20:14sans doute des plus anciennes
20:15je ne sais pas
20:16si elles seront reprises
20:17je crois qu'il y en a eu
20:18quelques-unes
20:18dans le sud de la France
20:19de mémoire
20:20mais je ne sais pas
20:21si elles seront reprises
20:22à Nanterre
20:22ça c'est avec le procureur
20:24de Nanterre
20:24vous pourrez faire ce calcul
20:26Dans votre parquet
20:27le parquet de Paris
20:28L'Orbecchio
20:28c'est l'affaire Epstein
20:30cinq magistrats
20:31pour le coup
20:31sont sur le dossier
20:32deux pour des volets financiers
20:34trois pour des viols
20:36et agressions sexuelles
20:36il y a cinq plaintes
20:38contre l'ancien recruteur
20:39de mannequins
20:40Daniel Sillad
20:41soupçonné d'avoir servi
20:43de rabatteur
20:43pour l'américain
20:44il demande
20:46à être entendu
20:46par la justice
20:47est-ce que ça a été le cas
20:49est-ce qu'il sera bientôt convoqué ?
20:51Aucune des personnes
20:52susceptibles d'être mises en cause
20:53n'a pour le moment été entendue
20:55tout simplement
20:55parce que l'enquête
20:56pour le moment
20:57on la déroule
20:58de la manière suivante
21:00lorsque au début de cette année
21:01à la suite
21:02de la publication
21:03de ce qu'on a appelé
21:04les Epstein Files
21:05j'ai décidé
21:06d'ouvrir
21:07ces enquêtes cadre
21:08il y a d'abord eu
21:09de ma part
21:10un appel
21:10à témoins
21:11pour que
21:12des victimes
21:13se manifestent
21:15certaines d'entre elles
21:16se sont manifestées
21:17on en est un peu plus
21:18d'une vingtaine
21:19certaines étaient déjà connues
21:20dans le cadre
21:21de deux autres dossiers
21:22soit c'était le dossier
21:23Brunel
21:24qui a été clôturé
21:25du fait du suicide
21:26de l'intéressé
21:27soit c'était
21:28un autre dossier
21:29soit c'était
21:30un dossier
21:31Gérald-Marie
21:32bon
21:32mais nous avons eu aussi
21:34deux nouvelles victimes
21:35qui se sont manifestées
21:37que nous ne connaissions
21:38pas du tout
21:38il y en a
21:39à peu près une dizaine
21:40donc l'option
21:42que nous avons faite
21:42à l'heure actuelle
21:43c'est
21:44d'entendre
21:45ces victimes
21:46un certain nombre
21:47d'entre elles
21:47sont à l'étranger
21:48donc évidemment
21:49les enquêteurs
21:50ont essayé
21:52de caler des agendas
21:52qui soient conformes
21:54à leur possibilité
21:54de se déplacer
21:55à Paris
21:56ensuite
21:57les enquêteurs
21:58sont en train
21:59d'exploiter
22:00tout ce qui a été publié
22:01en matière
22:02de fichiers
22:03donc ce qu'on a appelé
22:04la Epstein-Fize
22:06pour mémoire
22:07il y a plus
22:07d'un million
22:08500 000 fichiers
22:09à examiner
22:10donc là
22:11il a fallu
22:11que les enquêteurs
22:12se dotent d'un outil
22:13qui à partir
22:15des noms
22:15qui vont être révélés
22:16par ces victimes
22:18vont permettre
22:18d'exploiter
22:19ces fichiers
22:19par rapport aux noms
22:20c'est un travail
22:21à plein temps
22:21c'est un travail
22:23à plein temps
22:23d'enquêteurs
22:24extrêmement mobilisés
22:25l'Offmin
22:26l'Office des mineurs
22:27et l'Offac
22:27l'Office anti-cyber
22:28qui nous aide
22:29dans ces exploitations
22:31mais ça veut dire
22:32que c'est pas seulement
22:33un fil d'Ariane
22:34pour sortir de ce labyrinthe
22:36de ce réseau
22:38Epstein
22:39c'est plusieurs
22:40fils d'Ariane
22:41qu'on doit tirer
22:41avec des réseaux
22:42labyrinthiques
22:43extraordinaires
22:44donc
22:45une victime
22:47est entendue
22:48donne des noms
22:49on réexploite les noms
22:50en plus
22:50on a ressorti
22:52les ordinateurs
22:53de M. Epstein
22:55sa téléphonie
22:56ses carnets d'adresse
22:57et tout ça
22:58fait l'objet
22:59de réexploitation
23:00et vous constatez
23:01des pressions
23:02dans cette affaire
23:03aucune pression
23:04non non
23:04absolument aucune
23:05et nous aurons
23:08aussi
23:09des demandes
23:10d'entraide internationale
23:11et puis on ne sait pas
23:12peut-être que d'autres
23:13officiers Epstein
23:14vont ressortir
23:16puisque c'est ce qui
23:17semble-t-il annoncer
23:18et donc on repartira
23:19et donc c'est quand
23:20on aura structuré
23:21notre connaissance
23:22sinon parfaite
23:24du moins stabilisée
23:25de tout ce qui qualifie
23:28les relations
23:29qu'avait M. Epstein
23:30avec l'ensemble
23:31des protagonistes
23:33qu'il connaissait
23:34et il connaissait
23:34beaucoup de monde
23:35que nous entendrons
23:36les mises en cause
23:38dans cette affaire
23:38tentaculaire
23:39alors BQO
23:40il y a une quinzaine
23:40de femmes
23:41qui vous demandent
23:41d'enquêter
23:42sur les liens
23:42entre l'ancien
23:43patron d'élite
23:44l'agence de mannequins
23:45Gérald-Marie
23:46et Jeffet Epstein
23:48est-ce que vous leur avez
23:48répondu
23:49est-ce que vous avez
23:50lancé l'enquête ?
23:52Encore une fois
23:55les victimes
23:56font ces demandes
23:57mais nous allons
23:58faire en sorte
23:59de voir si nous devons
24:00poursuivre un dossier
24:02Gérald-Marie
24:02à part
24:03ou si nous allons
24:04continuer sur un dossier
24:05Epstein
24:06et si des liens
24:07évidemment
24:07ils seront faits
24:08après ce que je dois dire
24:10au-delà de ces enquêtes
24:10cadres
24:11si par exemple
24:12certaines victimes
24:13viennent dire
24:13qu'elles ont été
24:14victimes de viol
24:15par tel ou tel
24:17elles feront l'objet
24:18d'enquêtes parallèles
24:19parce que nous
24:20ce sur quoi
24:21nous investiguons
24:22c'est sous la qualification
24:23de traite
24:24des êtres humains
24:26donc c'est véritablement
24:27ainsi
24:28que ce dossier
24:29est construit
24:29une question
24:30peut-être sur la
24:31pédocriminalité
24:33des internautes
24:34qui ne sont pas
24:34des policiers
24:35ont décidé
24:35de piéger
24:37des pédocriminels
24:38en ligne
24:38un homme
24:39de 60 ans
24:40a été piégé
24:41par une jeune mineure
24:42qui était en fait
24:43généré par une intelligence
24:45artificielle
24:45il a été
24:46arrêté
24:47cette semaine
24:48comment vous interprétez
24:51ces tentatives
24:52est-ce que
24:53ces internautes
24:54font un travail
24:55que les enquêteurs
24:55n'ont pas le temps
24:56ou la possibilité
24:57de faire
24:58est-ce qu'ils font
24:59justice à la place
25:01des enquêteurs ?
25:02moi je dirais
25:03que la mobilisation
25:04de ces internautes
25:04sur ce sujet
25:05de la pédocriminalité
25:08en ligne
25:08ne peut que rassurer
25:11je dirais
25:12les magistrats
25:12et les enquêteurs
25:13qui sont mobilisés
25:14au quotidien
25:15sur ce sujet
25:15qui visionnent
25:16à longueur de temps
25:18des images horribles
25:19décommandites
25:20notamment par le live streaming
25:21plus terrible
25:22les unes que les autres
25:23je dirais
25:24il est loin le temps
25:25où dans une certaine
25:26émission littéraire
25:27quelqu'un
25:27se targuait
25:28de sa pédocriminalité
25:31qu'on appelait
25:32d'ailleurs
25:32à l'époque
25:33la pédophilie
25:34c'est-à-dire
25:35comme si
25:35on aimait les enfants
25:36quand on fait ça
25:36mais bon
25:37bref
25:37je ferme la parenthèse
25:39alors
25:39ça rassure
25:41après
25:42l'infiltration
25:43c'est une technicité
25:45des enquêteurs
25:47sont spécifiquement
25:48formés
25:48à cela
25:50donc
25:50j'invite
25:52ceux qui veulent
25:52ainsi collaborer
25:53avec les enquêteurs
25:54à la justice
25:54à se poser
25:55finalement
25:56trois questions
25:57la première
25:58c'est
25:59si je suis repéré
26:00est-ce que je ne risque pas
26:02de mettre
26:03je dirais
26:04en délicatesse
26:04une enquête
26:05qui serait en cours
26:06dont j'ignorais tout
26:07si je suis repéré
26:08est-ce que je ne risque pas
26:10de provoquer
26:12je dirais
26:13la fermeture des comptes
26:14de l'intéressé
26:15ce qui au moment
26:16où l'enquête judiciaire
26:17qui seule
26:18est susceptible
26:19d'aboutir à la condamnation
26:20sera lancée
26:21mettra les enquêteurs
26:22en plus grande difficulté
26:23d'action
26:25et de recherche de preuves
26:27après
26:28le troisième
26:29c'est surtout
26:30ne jamais dénoncer
26:31sur les réseaux sociaux
26:32celui ou celle
26:33qui aurait été identifiée
26:34alors après
26:35vous dire
26:35que
26:36évidemment
26:37si on a des renseignements
26:38qui sont donnés
26:39par cette
26:40par ces actions
26:41on les exploiteras
26:42parce que c'est notre responsabilité
26:44mais
26:44voilà
26:45c'est
26:46cela que
26:47je crois pouvoir dire
26:48par rapport à ces actions
26:50attention
26:50c'est une technicité
26:52et cette technicité
26:53si elle est mal maîtrisée
26:54peut entraîner
26:55la disparition de preuves
26:56donc vous ne condamnez pas
26:57a priori
26:57ce type de méthode
26:59je ne les condamne pas
27:00mais j'invite
27:01à la plus grande vigilance
27:03et puis ce n'est pas
27:04je dirais
27:06je comprends
27:07l'interrogation
27:08qu'a encore une fois
27:09notre société
27:10sur ses comportements
27:12je les comprends
27:13d'autant mieux
27:13que
27:14le parquet de Paris
27:15vous le savez peut-être
27:16a une compétence nationale
27:17sur ce qu'on appelle
27:18le live streaming
27:18donc le live streaming
27:20c'est
27:21commander
27:21à distance
27:23des actes de viol
27:24d'agression sexuelle
27:25voire d'actes de torture
27:26et de barbarie
27:28récemment
27:28nous avons ouvert un dossier
27:30nous avons pu ouvrir
27:32ce dossier
27:32et j'ai eu l'occasion
27:33de le dire
27:34à plusieurs reprises
27:34en matière de criminalité
27:35organisée
27:36grâce à la collaboration
27:38de comportements citoyens
27:39c'est pour ça
27:39que je reviens là-dessus
27:40c'était tout simplement
27:41le pédo criminel concerné
27:43avait amené son téléphone
27:45pour le réparer
27:46était très attentif
27:48à ce que des fichiers
27:48ne disparaissent pas
27:50et le réparateur
27:50a découvert
27:51que ces fichiers
27:52étaient figés
27:52pédocriminels
27:53pendant plus d'une trentaine
27:56de minutes
27:56voire 45 minutes
27:57l'intéressé
27:58qui est aujourd'hui
27:58incarcéré à Paris
28:00commandait des viols
28:02et on avait
28:02des commandites
28:04horribles
28:05que l'on entendait
28:06donc je comprends
28:08la mobilisation
28:08mais encore une fois
28:10je ne peux pas dire
28:11laisser faire les spécialistes
28:13parce que le chiffre noir
28:14il est trop important
28:15ici pour que
28:16j'évacue
28:16d'un trait de main
28:19ou d'un trait de crayon
28:20cette mobilisation
28:22mais faites attention
28:23de ne pas
28:24que le mieux
28:26soit l'ennemi du bien
28:27d'une certaine manière
28:28on va se retrouver
28:29après une courte pause
28:30Laure Bécchio
28:31procureur de Paris
28:32notre invité du grand jury
28:33on a plein de sujets
28:34encore à évoquer
28:35notamment Elon Musk
28:36qui ne répond pas
28:37à vos convocations
28:39et puis on parlera également
28:40des moyens de la justice
28:41à tout de suite
28:52Suite du grand jury
28:53présenté par Olivier Bost
28:55Laure Bécchio
28:57la procureure de Paris
28:58plus grand parquet
28:59de France
29:00est notre invité
29:01Steve Jourdain
29:02de Public Sénat
29:03et Jim Jarassé
29:04du Figuero
29:04sont à mes côtés
29:05pour vous interroger
29:10Au procès du financement
29:13présumé
29:14libyen
29:14de la campagne
29:15de Nicolas Sarkozy
29:15demain lundi
29:16débuteront
29:17les plaidoiries
29:18de la défense
29:19est-ce que comme
29:20à l'automne dernier
29:22Laure Bécchio
29:22vous avez constaté
29:24des menaces
29:25ou des intimidations
29:26sur les juges ?
29:28Pour rappel
29:29ce dossier
29:30est un dossier
29:31qui a été suivi
29:32par le parquet
29:32national financier
29:34en ce qui concerne
29:35M. Sarkozy
29:36le parquet de Paris
29:37le dossier
29:37qui l'a suivi
29:38c'est ce qu'on a appelé
29:38le dossier Big Malion
29:39donc peut-être
29:41votre question
29:41sur les menaces
29:43aux magistrats
29:44liées à ce procès
29:45devrait être
29:46plus adressée
29:47au parquet
29:47national financier
29:48même si
29:49je rebondis quand même
29:51si de telles menaces
29:52avaient existé
29:53le parquet
29:54national financier
29:55me les aurait dénoncées
29:56et j'aurais donc
29:57immédiatement
29:58entrepris des enquêtes
29:59Vous aviez promis
30:00de retrouver
30:00les auteurs des menaces
30:02sur les réseaux sociaux
30:03où en est l'enquête ?
30:04Alors certains d'entre eux
30:06ont été identifiés
30:07mais afin qu'on ne puisse pas
30:09accuser la justice parisienne
30:11de partialité
30:12ils ont été délocalisés
30:14au parquet le plus proche
30:14c'est-à-dire le parquet
30:15de Bobigny
30:16alors je dois à la vérité
30:18de vous dire
30:18que parmi tous ceux
30:19qui avaient menacé
30:21ces magistrats
30:21ils sont loin
30:23d'avoir été tous identifiés
30:24mais un certain nombre
30:25d'entre eux l'ont été
30:26ils ont été poursuivis
30:27On a vu beaucoup
30:28de mises en cause
30:29de décisions de justice
30:30on pense bien évidemment
30:31à Nicolas Sarkozy
30:32on pense aussi
30:33aux décisions rendues
30:35jusque-là
30:35pour Marine Le Pen
30:37est-ce qu'il faut
30:38que la justice
30:39réponde davantage
30:41à ces attaques
30:42à ces accusations ?
30:45Alors répondre
30:46sur des dossiers
30:47qui sont en cours
30:48je dirais que la justice
30:49est d'une certaine manière
30:50pied et point lié
30:52parce que le débat judiciaire
30:54il doit se faire
30:55dans l'enceinte judiciaire
30:56et je ne me vois pas
30:57si telle ou telle
30:59mise en cause
31:01peut bénéficier
31:02des médias
31:03pour crier son innocence
31:05ou son incompréhension
31:06sur les poursuites
31:07dont il ou elle fait l'objet
31:08allez sur vos plateaux
31:09pour y répondre
31:10On a parlé d'un défaut
31:11de pédagogie
31:12Pour la pédagogie
31:14je suis absolument
31:15d'accord avec vous
31:16il faut que la justice
31:19communique davantage
31:20Vous en êtes la preuve aujourd'hui
31:22Je crois la démonstration
31:24Pourquoi ?
31:26Ce n'est pas forcément
31:27pour éviter les critiques
31:29je crois que comme
31:30toute institution humaine
31:31nous devons soucier
31:32des critiques
31:33qui nous sont adressées
31:36et d'ailleurs
31:37c'est à tel point
31:38que par exemple
31:39au sein du Parquet de Paris
31:40moi j'ai créé
31:41un groupe de travail
31:42qui s'appelle
31:43le groupe de travail
31:44de la victimisation secondaire
31:45où on a entendu
31:47des professionnels
31:47mais aussi des victimes
31:48une centaine
31:50pour qu'on reçoive
31:51toutes les critiques
31:52dont on doit être
31:53le destinataire
31:54et ce groupe de travail
31:55va travailler
31:56à ce qu'on s'adresse mieux
31:57et pourquoi
31:57je termine
31:59pourquoi je pense
32:00qu'il faut faire
32:01oeuvre de pédagogie
32:02parce que moi
32:02ma conviction
32:03et j'ai choisi
32:04ce métier pour ça
32:05c'est d'être
32:06aux côtés des victimes
32:07de faire en sorte
32:08que la délinquance baisse
32:10or si je laisse
32:11à croire
32:13à nos concitoyens
32:14qu'on ne peut pas
32:15nous faire confiance
32:15ils ne nous solliciteront pas
32:17et le chiffre noir
32:19de la délinquance
32:21pourra augmenter
32:22et je ne pourrai pas
32:23lutter sur ce qui est
32:24l'ADN
32:25de mon métier
32:26c'est à dire
32:27lutter contre la délinquance
32:28concrètement
32:29par exemple
32:29le 8 juillet
32:30au lendemain
32:31de la décision
32:32concernant Marine Le Pen
32:33est-ce qu'il faudra
32:34que la justice
32:35défende
32:36sa décision
32:37par exemple
32:37le président du tribunal
32:38judiciaire de Paris
32:39votre collègue
32:40dit qu'il faudra
32:41par exemple
32:43envisager
32:43d'avoir des porte-parole
32:44des tribunaux
32:46qui iront
32:47expliquer
32:47les décisions
32:48oui moi je crois
32:49que monsieur
32:50Pemain-Gallet-Marsban
32:51est très novateur
32:52dans cet exercice
32:54puisque
32:55le code de procédure
32:57le code de procédure pénale
32:58typiquement
32:58ne réserve
32:59en l'état
33:00la communication
33:01qu'au parquet
33:03dans son article 11
33:04il n'y a que le procureur
33:05qui peut officiellement
33:06parler aujourd'hui
33:07alors effectivement
33:08ou valider
33:09la prise de parole
33:10d'autrui
33:10par exemple
33:10des enquêteurs
33:12sur des enquêtes
33:13si ceux-ci souhaitaient
33:15valoriser par exemple
33:16leur action
33:17mais
33:17je pense que
33:19une fois que la décision
33:20est rendue
33:20nous ne sommes plus
33:21dans ce contexte
33:22de secret de l'enquête
33:23et donc
33:24effectivement
33:24les présidents
33:26s'interrogent
33:27sur la capacité
33:28d'expliquer mieux
33:29la décision
33:29c'est normal
33:31et c'est tout à fait normal
33:33je pense que
33:34c'est une oeuvre
33:35de pédagogie
33:35qui s'impose
33:36puisqu'on parle
33:37du rassemblement national
33:38le syndicat de la magistrature
33:39prend régulièrement position
33:41contre ce parti
33:42est-ce que l'état droit
33:43serait menacé
33:44en cas d'arrivée
33:44de Jordan Bardella
33:45ou de Marine Le Pen
33:46à l'Elysée
33:47en 2027
33:48si le syndicat
33:49de la magistrature
33:49prend parole
33:50à cet égard
33:51c'est parce qu'il agit
33:53en titre de syndicat
33:55moi je me refuse
33:56à toute justice
33:57qu'il puisse avoir
33:59une quelconque
33:59affirmation politique
34:01et je dirais
34:02d'ailleurs
34:03je suis un petit peu
34:05toujours
34:05un petit peu étonnée
34:06et je me rappelle
34:07un dessin très ancien
34:08de Jacques Faisant
34:09qui faisait
34:12progresser un magistrat
34:13qui se faisait tenter
34:14de juges rouges
34:15de juges anti-patron
34:17etc
34:18de laxistes
34:18de trop sévère
34:19mais certains disent
34:20la justice
34:21devrait être un contre-pouvoir
34:22à partir de 2027
34:23vous dites
34:24non comment
34:25je n'ai pas de boule
34:26de cristal
34:26je ne fais aucune
34:29présupposée
34:30à l'égard de qui que ce soit
34:31pour quoi que ce soit
34:32mais voir l'état de droit
34:34pardon
34:34aujourd'hui
34:35dans le débat public
34:37évoquer
34:37est-ce que c'est quelque chose
34:38qui vous inquiète ?
34:40considérer que l'état de droit
34:41finalement
34:42il faut savoir
34:43ce que l'on entend
34:44par état de droit
34:46parce que la justice
34:47elle est menacée
34:48je dirais
34:49dans son autorité
34:50et dans la protection
34:52qu'elle se doit
34:53à nos concitoyens
34:53et nos institutions
34:54de plusieurs manières
34:56on l'a déjà abordé
34:57peut-être très rapidement
34:58par la criminalité organisée
34:59mais à partir du moment
35:01où on remet en cause
35:03l'institution
35:04moi j'invite
35:06les observateurs
35:07avisés que vous êtes
35:08à regarder dans des pays
35:09qui ne sont pas si lointains
35:10lorsque il y a des démarches
35:12antidémocratiques
35:13et bien la première cible visée
35:15c'est l'autorité judiciaire
35:17donc ça n'est pas un hasard
35:19de mon point de vue
35:19après l'état de droit
35:21l'état des droits
35:21c'est la structure
35:22de nos institutions
35:24donc l'indépendance
35:26du pouvoir exécutif
35:27législatif
35:27l'autorité judiciaire
35:29et puis il y a aussi
35:30un état de droit
35:31mais qui n'est pas le sens
35:32que les constitutionnalistes
35:33y donnent d'habitude
35:34mais qu'on peut dégrader
35:35c'est-à-dire la loi
35:36la loi effectivement
35:37elle peut changer
35:38mais l'état de droit
35:39dans ces structures
35:40institutionnelles
35:41je crois que
35:42depuis le siècle des Lumières
35:44et depuis la Révolution
35:45on a des structures
35:46très fortes
35:47qui nous permettent
35:47de garantir notre démocratie
35:49alors venons-en maintenant
35:50à la question des moyens
35:51il y a des centaines
35:52et des centaines
35:53de dossiers
35:54en attente
35:55à Paris
35:55il faut 6 ans
35:56par exemple
35:57pour juger un viol
35:58est-ce qu'on peut dire
35:59que tous les étages
36:00de la justice
36:01sont saturés ?
36:03non on ne peut pas dire ça
36:04lorsque vous parlez
36:05de ces dossiers
36:06ce sont des dossiers
36:07qui sont
36:07pour juger des dossiers de viol
36:08c'est le sujet
36:09de l'audiencement
36:10de la cour d'assises
36:10et l'audiencement
36:12de la cour d'assises
36:13c'est devenu un sujet
36:14pourquoi ?
36:15d'abord parce que
36:16la criminalité organisée
36:18a pris le pas
36:21sur un certain nombre
36:22de dossiers d'assises
36:23et ce sont des dossiers
36:24extrêmement complexes
36:27actuellement à Paris
36:28jugé dans le cadre
36:29d'un dossier GIRS
36:29le dossier Atanor
36:30vous savez
36:32c'était ces anciens agents
36:33des GSE
36:34des GSI
36:34plus une loge
36:35maçonnique
36:36qui faisait
36:37des règlements de comptes
36:38le nombre de prévenus
36:39est considérable
36:40le procès est prévu
36:41pour trois mois
36:41pendant ce temps-là
36:42rien d'autre se juge
36:43il y a plusieurs sessions
36:44d'assises en même temps
36:45mais c'est compliqué
36:47l'audiencement des assises
36:48s'est augmenté aussi
36:49parce qu'il y a eu
36:51le fait que
36:53grâce au cours
36:53criminel départemental
36:55ce qui était correctionnalisé
36:57par exemple
36:57en matière de viol
36:58et c'était une revendication
36:59légitime des associations
37:01qui portaient ce sujet
37:03ne sont plus correctionnalisés
37:05et un viol
37:05est renvoyé aux assises
37:06donc les dossiers
37:07ont augmenté
37:08et effectivement
37:09il y a une saturation
37:11il y a des délais
37:12de jugement
37:13pour des contentieux
37:14très spécialisés
37:15après il peut y avoir
37:16des délais très rapides
37:17c'est ce qu'on appelle
37:18la comparution immédiate
37:19c'est ce qu'on appelle
37:19la convocation
37:20une question précisément
37:21sur les solutions
37:22envisagées
37:22Steve Jourdain
37:23pour désengorger
37:24les tribunaux
37:24il y a une réforme
37:25actuellement débattue
37:27au Parlement
37:27c'est la réforme
37:28de Gérald Darmanin
37:29elle prévoit notamment
37:30une procédure
37:30de plaider coupable
37:31en matière criminelle
37:32en échange d'une reconnaissance
37:33de l'intégralité des faits
37:36par l'accusé
37:36le parquet peut proposer
37:38une réduction de peine
37:39environ d'un tiers
37:40est-ce que vous y êtes
37:41favorable à cette réforme ?
37:43je crois que la réforme
37:45comme toute réforme
37:47et comme tout sujet
37:48qui essaye de régler
37:49un problème
37:50la question mérite
37:52d'être posée
37:53et on voit d'ailleurs
37:53que les débats
37:54commencent à évoluer
37:56sur l'ampleur
37:57de cette CRPC
37:58la réforme est quasiment
38:00vidée de...
38:01après pour tout vous dire
38:03dans une affaire
38:04je ne sais pas moi
38:05de braquage par exemple
38:06à partir du moment
38:07où celui qui a
38:08fait le braquage
38:10à partir du moment
38:10où les victimes
38:11qui existent
38:12dans ces dossiers
38:12parce que les gens
38:13menacés
38:13avec une arme à feu
38:15sont des victimes
38:16qui sont prises en compte
38:16dans les assises
38:17l'ensemble
38:18de ces gens
38:20sont d'accord
38:21et que
38:21a priori
38:22la structure
38:24je dirais
38:25procédurale
38:25est suffisamment forte
38:26pour qu'on s'assure
38:27qu'il n'y ait pas
38:28un poids particulier
38:29du parquet par exemple
38:30sur les crimes sexuels
38:30et les viols
38:31mais pardon
38:33la question c'était
38:34sur les crimes sexuels
38:35et les viols
38:36que le plaid des coupables
38:38était entendable
38:38alors je dirais
38:40au cas par cas
38:42moi je ne veux pas dire
38:43de problème
38:45singulier
38:45je pense que
38:46certaines victimes
38:47préfèrent éviter
38:48le débat des assises
38:50mais là
38:51c'est peut-être aussi
38:51on revient à ce que
38:52je vous disais initialement
38:53c'est peut-être parce que
38:54certaines sessions
38:55de cours d'assises
38:56et certaines audiences
38:57provoquent des victimisations
38:58secondaires
38:59qu'on doit éviter
38:59donc tout ça
39:00c'est un peu complexe
39:00il y a une grosse mobilisation
39:01des avocats
39:02qui dénoncent
39:02un affaiblissement
39:03des droits de la défense
39:04je ne pense pas
39:06que la CRPC
39:06soit un affaiblissement
39:08des droits de la défense
39:09elle se pratique
39:09en correctionnel
39:11vous y êtes plutôt favorable
39:13les découpables
39:14la CRPC
39:14pour aller jusqu'au bout
39:16du raisonnement
39:16sur les assises
39:17je pense que
39:18les assises classiques
39:19doivent rester
39:20là où il y a des jurés
39:21moi je suis très attachée
39:22parce que c'est un moyen
39:23aussi pour nos concitoyens
39:25de connaître leur justice
39:26et leur justice criminelle
39:27Laure Bécchiot
39:286 féminicides
39:30en 9 jours
39:31chiffre affolant
39:3236 au total
39:34depuis le début de l'année
39:35il n'y a pas de tendance
39:36à la baisse
39:37comment on peut lutter
39:40efficacement
39:41alors qu'il y a
39:41semble-t-il
39:42une volonté politique
39:43et une volonté judiciaire
39:44comment se fait-il
39:45que les chiffres
39:45ne baissent pas
39:46sur les féminicides
39:49les chiffres des féminicides
39:50ne baissent pas
39:51alors à Paris
39:52moi je rêve
39:53d'une année
39:53où je pourrais
39:54venir vous voir
39:54et je vous annonce
39:55le chiffre 0
39:56il y a 15 jours
39:57il y a eu un féminicide
39:59donc malheureusement
40:00mes ambitions
40:00sont déjà remplies
40:01mis à néant
40:02pour cette année
40:032026
40:05les chiffres
40:05des féminicides
40:06ne baissent pas
40:07parce que je crois
40:07que malheureusement
40:08le féminicide
40:09est l'expression
40:11paroxystique
40:11d'un phénomène
40:12qui ne baisse pas
40:13c'est celui
40:13des violences conjugales
40:15et donc
40:16c'est un vrai sujet
40:18aujourd'hui
40:19sur la plaque parisienne
40:20alors même si
40:20les chiffres
40:21de la délinquance
40:22doivent être réservés
40:24évidemment à la communication
40:25de monsieur le préfet de police
40:26mais quand on en échange
40:28avec lui
40:29on constate par exemple
40:30que les vols avec violence
40:31baissent
40:32en revanche
40:32ce qu'on appelle
40:33les violences non crapuleuses
40:34ne baissent pas
40:35et au sein de ces violences
40:36non crapuleuses
40:36il y a les violences conjugales
40:37à Paris
40:38en défermant
40:40il y a par jour
40:41au moins deux hauteurs
40:42en défermant
40:43c'est-à-dire sortie de garde à vue
40:44amenée directement devant le tribunal
40:45minimum deux audiences
40:47de violences conjugales
40:48par jour
40:48est-ce qu'il y a des défauts
40:49encore aujourd'hui
40:50de vigilance
40:51je dirais
40:52de la part de la justice
40:54qui malheureusement
40:55finissent en féminicide
40:57est-ce qu'il y a des alertes négligées ?
40:59sur les derniers dossiers
41:00que j'ai connus à Paris
41:03le couple
41:04n'était pas connu
41:04c'est-à-dire que nous n'avions eu
41:06aucune alerte judiciaire avant
41:08et un défaut de traitement
41:10aurait favorisé ce féminicide
41:12je croise les doigts
41:13j'espère que ça ne nous arrivera pas
41:14sachez que les magistrats spécialisés
41:17qui traitent les violences conjugales
41:19au quotidien
41:20c'est leur hantise
41:21leur décision
41:23à chaque fois
41:23ils l'apaisent au trébuchet
41:25défermant
41:26est-ce qu'on laisse le temps
41:27de la convocation
41:27ce qu'on veut nous
41:29c'est finalement
41:30dans ce parcours
41:31de la violence conjugale
41:32y compris lorsqu'on diffère
41:33la poursuite
41:34et que ça n'est pas lié
41:35à un défermant
41:35il y a un accompagnement
41:37constant de la victime
41:38et c'est ça
41:39qu'il faut progresser
41:40c'est-à-dire
41:40il faut des associations
41:41des deux victimes
41:42il faut des enquêtes victimes
41:43il faut mettre
41:44des contrôles judiciaires
41:45qui éloignent
41:47le conjoint violent
41:47il faut mettre
41:48les bracelets
41:50grave danger
41:50il faut mettre
41:51les bracelets
41:52anti-rapprochement
41:52il faut mettre
41:54tous ces moyens
41:55vous demandez une grande loi CAD
41:56comme ce qui existe
41:56en Espagne actuellement ?
41:58alors je dirais
41:59que je ne suis pas suffisamment
42:01en droit international
42:02sur ce qui se passe
42:03en Espagne
42:03je pense que
42:04cette loi
42:05enfin ce qui a été fait
42:06en Espagne
42:07a été un marqueur fort
42:08avec des parquets spécialisés
42:09notamment
42:09un peu partout sur le territoire
42:11de mon point de vue
42:11ça serait une mauvaise idée
42:13parce que comme je vous l'explique
42:14l'importante
42:15c'est des flux
42:16il faut qu'on les gère rapidement
42:18il faut qu'on ait des réponses
42:19en attente
42:19qui correspondent
42:20aux attentes des victimes
42:21or plus vous faites
42:22des parquets spécialisés
42:24si vous ne
42:25sauf à ce que
42:26alors là
42:27les moyens des magistrats
42:28continuent d'augmenter
42:29à l'envie
42:29plus vous risquez de réduire
42:31je dirais
42:32l'entonnoir
42:33pour sortir ces flux
42:34non
42:34il ne faut pas
42:35des parquets spécialisés
42:37en revanche
42:37il faut des magistrats
42:39formés
42:39une question
42:41sur le scandale
42:42parisien
42:43du périscolaire
42:4578 animateurs
42:46ont été suspendus
42:47en 2026
42:48dont 31
42:48pour violences sexuelles
42:51pouvez-vous nous dire
42:52aujourd'hui
42:52sur combien
42:53d'animateurs
42:54périscolaires
42:55vous enquêtez ?
42:56alors
42:56aujourd'hui
42:58on enquête
42:59en nombre d'animateurs
43:01il y en a plusieurs
43:03par école
43:03mais ce que je peux vous dire
43:04c'est qu'à priori
43:05tous les arrondissements
43:07parisiens
43:07sont concernés
43:08et qu'à l'heure actuelle
43:10nous avons des enquêtes
43:11sur 84 écoles maternelles
43:14une dizaine
43:15d'écoles primaires
43:16pardon
43:16une vingtaine
43:17d'écoles primaires
43:17et une dizaine
43:18de crèches
43:18combien d'animateurs
43:20sont mis en examen
43:21aujourd'hui ?
43:22est-ce qu'il y en a
43:22qui sont en détention
43:23prévisoire ?
43:24oui
43:24il y a
43:25alors aujourd'hui
43:25en détention
43:26prévisoire
43:27il y a notamment
43:27eu récemment
43:28l'ouverture
43:28d'une information
43:29où un animateur
43:30a été placé
43:31en détention
43:31prévisoire
43:32à l'heure actuelle
43:33au niveau des poursuites
43:34nous avons eu
43:35trois ouvertures
43:35d'informations
43:36et cinq convocations
43:39devant le tribunal correctionnel
43:40beaucoup de parents
43:42de victimes
43:42s'étonnent
43:43des délais
43:44avant que leur enfant
43:45soit entendu
43:45ou pris en charge
43:47parfois il faut des semaines
43:48pourquoi
43:49ça n'est pas une urgence ?
43:51non non
43:52c'est tout à fait une urgence
43:53d'autant que
43:54je crois qu'on a parfaitement
43:56la brigade des mineurs
43:57est débordée ?
43:58absolument
43:58il y a un nombre
44:00considérable de dossiers
44:01en attente
44:01à la brigade criminelle
44:02qui là aussi
44:04c'est un point d'alerte
44:05qui a été
44:05qui a été écrit
44:07par mes soins
44:07dans ce qu'on appelle
44:08le rapport du ministère public
44:10parce que la brigade criminelle
44:11elle traite
44:11ses dossiers
44:12mais elle traite aussi
44:13les dossiers d'inceste
44:14et les déclarations
44:16du ministre ce matin
44:17vous ont démontré
44:18à quel point
44:19ce phénomène était important
44:20elle traite aussi
44:22le proxénétisme
44:23dont sont victimes
44:24les mineurs
44:24donc il y a des dossiers
44:26qui sont forcément
44:27mis sur le fil
44:29donc là
44:30il y a un groupe dédié
44:31avec des enquêteurs
44:32qui ont été renforcés
44:33ce qui était
44:34je dirais
44:35une première
44:36c'est que
44:36moi je me suis efforcée
44:38d'expliquer ça
44:38aux victimes
44:39puisque fin décembre
44:41j'ai reçu
44:42à l'auditorium
44:43du palais de justice
44:44en compagnie
44:44de gens de la brigade
44:45des mineurs
44:46de l'association
44:47d'aide aux victimes
44:48d'un psychologue
44:49certains parents
44:50de dossiers
44:51que nous avions identifiés
44:52qui ont accepté
44:53de répondre
44:53à cette proposition
44:54de rencontre
44:55pour expliquer
44:55comment nous allions
44:56décliner les enquêtes
44:57il y a combien d'enquêteurs
44:58aujourd'hui
44:58à la brigade des mineurs
45:00sur le groupe
45:01qui est en train
45:02de se mobiliser
45:04spécifiquement
45:04sur le pays scolaire
45:06oui
45:07ils sont au moins
45:08une dizaine
45:14alors c'est une règle
45:15intangible
45:15de l'émission
45:17tout d'abord
45:18pour ou contre
45:18ce qu'on appelle
45:19les salles de shoot
45:20pour que les consommateurs
45:21de drogue
45:21puissent le faire
45:23dans des bonnes conditions
45:23d'hygiène
45:24et qu'ils puissent
45:24être accompagnés
45:25pour
45:25parce que la lutte
45:26contre notamment
45:27l'addiction au krach
45:28à partir du moment
45:29où on n'a pas
45:30de produit de substitution
45:31doit nécessairement
45:32passer par le sanitaire
45:33mais pour
45:34à une condition
45:34c'est que ces salles
45:36ne doivent pas être
45:36le lieu
45:37où des trafics
45:38ne seront pas
45:39des zones de long droit
45:39c'est à dire que
45:40si des gens
45:41ils trafiquent
45:41ils seront poursuivis
45:42par le parquet
45:42Jim Derassé
45:43200 personnes
45:44ont été placées
45:44en garde à vue
45:45à Paris
45:45après la demi-finale
45:46à la Ligue des Champions
45:48Bayern PSG
45:49quel est le bilan
45:50sur le plan judiciaire
45:53nous avions eu
45:54à peu près
45:54sur le nombre
45:55de garde à vue
45:56nous avions eu
45:57à 50%
45:58des classements
45:59et des classements
46:00qui étaient essentiellement
46:01pour infractions
46:02insuffisamment caractérisées
46:03il n'y a aucune critique
46:04de ma part
46:05sur ces classements
46:05parce que
46:06vous imaginez bien
46:07les conditions
46:08d'intervention
46:08des services de police
46:09et la difficulté
46:10de collecte des preuves
46:11et le reste
46:12était des poursuites
46:13et notamment
46:14je me souviens
46:16pour lesquelles
46:16je dirais
46:18le tribunal
46:18a été au rendez-vous
46:19puisque
46:20certains de vos
46:22confrères
46:23ou consœurs
46:23étaient présents
46:24aux audiences
46:25et ont parlé
46:25de réponses
46:26sans faiblesse
46:27à l'égard
46:28des comportements
46:28violents
46:29qui s'étaient
46:30exprimés
46:30à cette occasion
46:31vous redoutez
46:32des violences
46:33pour la finale
46:33de la Ligue des Champions
46:34le 30 mai
46:34vous redoutez
46:35des violences
46:36pour la finale
46:36de la Ligue des Champions
46:37oui bien sûr
46:39je crains
46:39effectivement
46:40que ce que nous avons
46:41vécu antérieurement
46:42se reproduise
46:43et quand je dis
46:43je crains
46:45la peur n'évite pas
46:46le danger
46:46donc il faut se mobiliser
46:47et donc on va se mobiliser
46:49de la même manière
46:50que l'on avait fait
46:50l'année dernière
46:51c'est à dire
46:51qu'il va y avoir
46:52des groupes de permanence
46:53renforcés
46:54et je le dis
46:55très nettement
46:56ceux qui vont transformer
46:57qui veulent transformer
46:59des événements festifs
47:00en chaos
47:01ou généralisés
47:02seront déférés
47:03poursuivis
47:03et des peines
47:04d'emprisonnement
47:05seront requises
47:06à leur rencontre
47:07c'est véritablement
47:09un sujet
47:10que je ne veux pas
47:11laisser passer
47:12ce qu'on constate
47:13désormais
47:14inadmissible
47:15et la justice
47:16sera au rendez-vous
47:18Le Grand Jury
47:19l'actualité
47:20de la semaine
47:21Alors le parquet de Paris
47:23enquête depuis janvier 2025
47:24sur de nombreux abus
47:26prêtés au réseau social
47:27X
47:28et à son dirigeant
47:29Elon Musk
47:29Elon Musk a refusé
47:31le mois dernier
47:32de se rendre
47:32à une convocation
47:33de la justice française
47:34D'abord
47:35première question
47:35est-ce que l'enquête
47:36peut se poursuivre
47:37et deuxièmement
47:38est-ce que vous pouvez
47:39contraindre Elon Musk
47:40à venir répondre
47:42à vos questions ?
47:43Alors l'enquête
47:43peut évidemment
47:44se poursuivre
47:45elle est aujourd'hui
47:46entre les mains
47:46de magistrats instructeurs
47:47c'est pour ça qu'on a
47:48ouvert une information
47:50et nous avons
47:52donc trois magistrats
47:53instructeurs
47:53sont désignés
47:54il leur appartiendra
47:55dans le cadre
47:56de leur pouvoir
47:58légitime
47:59et bien
48:00évidemment
48:01de refaire
48:02de nouvelles convocations
48:03s'ils le souhaitent
48:03d'avoir
48:04je dirais
48:05des stratégies
48:06d'enquête
48:06qui ne seront peut-être
48:07pas tout à fait
48:07celles
48:08Il pourrait y avoir
48:09un mandat d'arrêt
48:09international
48:10contre Elon Musk ?
48:10Alors si au bout du bout
48:12à l'issue
48:13des investigations
48:13les magistrats instructeurs
48:15sont convaincus
48:16que les éléments
48:17qui sont des éléments
48:18de suspicion
48:19deviennent des charges
48:20suffisamment concordantes
48:22pour que le renvoi
48:23d'Elon Musk
48:24devant un tribunal
48:25correctionnel
48:25puisse se réaliser
48:26et que
48:27si l'intéressé
48:28ne répond pas
48:29à des convocations
48:30et bien
48:30la seule manière
48:31de provoquer
48:32cette possibilité
48:33de comparution
48:34c'est un mandat d'arrêt
48:35dans le droit
48:35On rappelle ce qu'il lui a reproché
48:36ou en tout cas
48:37à son réseau X
48:37c'est une possible complicité
48:38de diffusion
48:39d'images pédopernographiques
48:41et l'utilisation
48:42de modèles d'intelligence artificielle
48:44pour des deepfakes
48:44à caractère sexuel
48:46la justice américaine
48:47refuse de collaborer
48:49dans ce dossier
48:49et à votre enquête
48:50est-ce que vous avez eu
48:51des explications
48:52de leur part ?
48:53Nous n'avons pas
48:54en l'état
48:55enfin l'heure où je vous parle
48:56reçu ce courrier
48:57auquel il a fait allusion
48:59et sur ce caractère définitif
49:02moi ce que je peux dire
49:02c'est que les relations
49:03avec le DOGE
49:05sont fluides
49:06sur bien d'autres dossiers
49:07et que nous continuons
49:08à porter en commun
49:10une coopération internationale
49:11très efficiente
49:13incompréhension
49:14divergence de point de vue
49:16et peut-être de législation
49:17peut-être
49:18mais moi ce qui m'importe
49:19c'est que la législation européenne
49:21et plus singulièrement
49:23la législation française
49:24même si les réseaux sociaux
49:26sont internationaux
49:27soient respectés
49:28par ces réseaux
49:29sur notre territoire
49:30Où en est l'affaire
49:31avec Pavel Duroff
49:32le dirigeant de Telegram ?
49:33L'information se poursuit
49:35il est toujours
49:35sous contrôle judiciaire
49:37et les magistrats instructeurs
49:39continuent leur travail
49:40Sur le contrôle
49:41des plateformes
49:42du numérique
49:43après l'assassinat
49:44de Samuel Paty
49:44vous êtes en charge
49:46du pôle national
49:47de lutte
49:48contre la haine en ligne
49:49le cyber harcèlement
49:51on le sait
49:52est quotidien
49:53est-ce que vous parvenez
49:54à suivre le rythme
49:55justement
49:56des affaires
49:57de cyber harcèlement ?
49:59Le pôle national
50:00de lutte contre la haine en ligne
50:01qui fait à nouveau
50:03du parquet de Paris
50:03un parquet national
50:04puisqu'il a une compétence nationale
50:06là-dessus
50:07effectivement
50:07connaît un nombre
50:09de dossiers
50:10qui ne cessent d'augmenter
50:11sur ces premières années
50:12d'exercice
50:13ils avaient à peu près
50:14500 dossiers par an
50:15aujourd'hui nous en sommes
50:16à 1000
50:17le pic a été atteint
50:18l'année dernière
50:191072
50:20Et vous arrivez à l'absorber ?
50:21Je veux dire
50:21à traiter chacun des...
50:25pour tout vous dire
50:26puisque c'est le principe
50:27avec lequel
50:28j'ai décidé
50:29d'aborder cette émission
50:30je pense que nous avons
50:31un sujet
50:32et j'en ai échangé
50:34avec le président
50:35d'audiencement
50:36d'un certain nombre
50:36de dossiers
50:37après nous avons
50:38différentes stratégies
50:39à mettre en place
50:40pour que
50:41encore une fois
50:42nous ne soyons pas
50:42nous ne soyons plus accusés
50:44d'être une justice
50:45trop lente
50:45par rapport aux attentes
50:46des victimes
50:47c'est que
50:48soit nous avons
50:49des phénomènes de meute
50:50ce qu'on appelle
50:50le cyber harcèlement
50:51et là
50:51on les garde à Paris
50:52soit nous avons
50:53des atteintes
50:54aux valeurs
50:54de notre république
50:57cataclysmique
50:57et nous gardons
50:58le parquet de Paris
50:58soit nous sommes
50:59sur l'entre-deux
51:00et lorsque
51:01le rôle
51:02du pôle national
51:03de lutte contre la haine
51:04en ligne
51:04c'est d'identifier l'auteur
51:06et ensuite
51:06de se dessaisir
51:08au profit
51:09du domicile
51:10de l'auteur
51:11ce qui fait
51:11que d'une certaine manière
51:12on répartit
51:13la charge des audiences
51:14sur l'ensemble du territoire
51:15Un tout dernier mot
51:16Larbecchio
51:16sur une affaire
51:17que vous suivez
51:18presque 7 mois
51:19après le cambriolage
51:20du Louvre
51:20est-ce que vous avez
51:21encore un espoir
51:22de retrouver
51:23les joyaux de la couronne ?
51:24Alors j'ai toujours
51:25un espoir
51:26et je persiste
51:26je suis très obstinée
51:29et j'ai d'autant plus
51:30de raisons
51:30d'être positivement obstinée
51:32que je sais
51:33que les enquêteurs
51:35restent très mobilisés
51:36et que c'est un dossier
51:37qui reste encore
51:38très actif
51:39Donc il y a une piste
51:39pour retrouver les bijoux ?
51:41Il y a des méthodes
51:42et des fils à tirer
51:44pour encore retrouver
51:46les bijoux
51:46En France ou à l'étranger ?
51:48Partout
51:48Le meilleur moyen
51:50de rater une enquête
51:50c'est de lui donner
51:52une volumétrie inadaptée
51:53Donc nous cherchons
51:54au national
51:55et à l'international
51:56Il y avait des commanditaires
51:57ou pas ?
51:58Identifiés ?
51:59Nous verrons
52:00sur la suite de l'histoire
52:01Merci beaucoup
52:02Larbecchio
52:03il faudra vous réinviter
52:04Procureur de Paris
52:05pour ce grand jury
52:07Bon dimanche à tous
52:08On se retrouve la semaine prochaine
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