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  • il y a 9 mois
Le Venezuela est au cœur de toutes les attentions. Derrière les événements politiques et militaires, une question centrale se pose : quels sont les véritables enjeux économiques et monétaires de cette séquence ? Pétrole, dollar, dédollarisation, relations sino-américaines, sanctions, blocus, routes maritimes, retour des grandes puissances… Cette affaire dépasse largement l’Amérique du Sud et pourrait avoir des conséquences majeures pour l’Europe et l’équilibre économique mondial.
Pour décrypter cette situation complexe, "Politique & Eco" reçoit Jean-François Auzolle, ingénieur centralien et ancien consultant auprès d’un grand groupe français.
🔎 Pourquoi le pétrole reste-t-il un enjeu stratégique majeur pour Washington ?
🔎 Le système du pétrodollar est-il fragilisé ?
🔎 Quelle place pour la Chine dans cette nouvelle configuration ?
🔎 Assiste-t-on à un retour des logiques impériales ?
Une émission d’analyse économique loin des slogans, pour comprendre ce qui se joue réellement derrière les discours officiels.

A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée :"2026 : un monde de brutes".

Philippe Béchade est rédacteur en chef de La Chronique Agora et La Lettre des Affranchis aux @Publications Agora :
https://www.youtube.com/channel/UCGEU07FoKKAqLSg4PpMj0kQ

Pour télécharger gratuitement le dernier rapport de Philippe Béchade :
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Transcription
00:00Générique
00:18Générique
00:19Bonjour à tous, bienvenue dans Politique et Éco.
00:22Alors, c'était le 3 janvier.
00:25L'armée américaine a bombardé le Venezuela avant de mettre la main sur le président Nicolas Maduro.
00:32Le Groenland pourrait être la prochaine cible de Washington.
00:37Alors, pétrodollars, dédollarisation, planche à billets, nouvelle guerre froide.
00:41Quels sont les grands enjeux de cette nouvelle course folle américaine avec peut-être en ligne de mire la Chine ?
00:48Pour en parler, je reçois Jean-François Oseul. Bonjour, monsieur.
00:51Eh bien, bonjour et merci de m'avoir invité. Toujours avec plaisir.
00:56Jean-François Oseul, ingénieur centralien, ancien consultant auprès d'un grand groupe français.
01:02Jean-François Oseul, on peut commencer tout de suite avec vous.
01:05Quel était l'objectif économique de Trump avec cette opération militaire ?
01:10Alors, lorsqu'il se produit des événements un peu exceptionnels comme celui-ci,
01:15tout le monde y va de son couplet convenu sur un certain nombre de sujets à la mode.
01:21Alors, qui les met à la mode, c'est une autre affaire.
01:23Maintenant, ce qu'il y a de sûr, c'est que tout ceci s'est inscrit dans une logique,
01:29qui est la logique de la capitalisation primaire américaine,
01:33enfin anglo-saxonne en général.
01:34C'est celui du contrôle des matières premières.
01:37Et notamment parce que, ça, émettre de la monnaie, ils savent faire,
01:41mais la seule vraie monnaie, ils le savent, c'est celle qui a pour contrepartie des matières premières.
01:47Parce que lorsque vous échangez avec quelqu'un,
01:50c'était d'ailleurs le principe commercial développé par les phéniciens,
01:55c'est-à-dire que tous les échanges se faisaient entre des produits
01:58avec des taux d'échanges convenus tout autour de la Méditerranée
02:01et même de la Mauritanie à la Chine.
02:02Bon, là, aujourd'hui, les anglo-saxons savent depuis très longtemps
02:06que les russes disposent de la plus grande planche à billets du monde,
02:10puisqu'on les crédite, alors ça dépend des documents, des endroits, etc.,
02:13de 20 à 30% des ressources naturelles mondiales.
02:18Par rapport à ça, évidemment, lorsqu'on prétend avoir été mis en place quasiment de façon divine,
02:29eh bien, c'est un peu ennuyeux de constater que les autres sont plus riches que soi.
02:35Ce qu'il y a de certains, c'est que l'industrie a des rendements décroissants
02:39et qu'ils seront de plus décroissants, puisqu'elle nécessite entre autres
02:43de moins en moins de capital pour s'établir.
02:45Développer une industrie de l'électronique ou de tout un tas de choses qui est des commandes numériques, etc.,
02:56avant, autant, ça coûtait extrêmement, extrêmement cher.
02:58Aujourd'hui, ça ne vaut rien.
03:00Ce qui vaut seulement, c'est de mettre des bonshommes derrière.
03:03Par contre, disposer de ressources naturelles, c'est très important.
03:07Alors, si on regarde, aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ?
03:10Les États-Unis se retrouvent dans une situation où, grosso modo,
03:13ils sont pressés de reprendre la main sur une sphère d'influence qu'ils maîtrisent.
03:17Puisqu'ils ne maîtrisent pas vraiment les choses au Moyen-Orient,
03:21pas vraiment les choses en Asie ou pas vraiment du tout,
03:24avec des Japonais qui se réveillent et qui demandent une revanche,
03:27pour un certain nombre d'entre eux.
03:28Ils se disent que ce qu'il faut, c'est s'assurer d'un minimum de réserve.
03:34En plus de ça, on le fait tout un cinéma avec les réserves stratégiques prouvées
03:37de pétrole des Vénézuéliens.
03:40– Oui, il y aurait 304 milliards de barils,
03:44ce qui ferait du Vénézuéla la plus grande réserve de pétrole.
03:47C'est une estimation que l'on relaie partout.
03:51– Oui, mais bien évidemment, sauf que ce qu'on oublie de relayer,
03:53c'est qu'il y a un bateau explorateur dans la mer australe,
03:56un bateau explorateur russe qui a découvert 551 milliards de tonnes de pétrole
04:00de bien meilleure qualité.
04:02– Où ça dites-vous ?
04:03– Dans les mers australes, dans un endroit qui est revendiqué à la fois
04:07par l'Argentine, le Chili, la Grande-Bretagne,
04:11évidemment avec 551 milliards de barils sous les eaux,
04:16on peut penser que ça suscite des appétits.
04:19Sauf que ça veut bien dire que le Vénézuéla,
04:23ce n'est pas un si grand jeu que ça.
04:25Si on rajoute ce que les Russes sont en train d'exploiter,
04:28de mettre en exploitation avec Sakhalin 3,
04:31et puis le fait que…
04:32– C'est quoi Sakhalin 3 ?
04:33– C'est un grand projet au nord, dans la mer Arctique, au nord de la Russie,
04:39dans lequel d'ailleurs Exxon,
04:41le grand perdant de la privatisation du pétrole au Venezuela,
04:46il est vraisemblable qu'Exxon préférait très très vite
04:48qu'il y ait des deals faits avec les Russes pour aller s'installer à Sakhalin 3,
04:51plutôt que d'essayer de sortir un pétrole qui est solide à l'état naturel
04:56de ces réserves du Venezuela.
04:58On estime même, il y en a certains, maintenant je n'ai pas fait les calculs
05:01et puis je ne connais plus les gens qui sont vraiment là-dedans,
05:03mais on estime même qu'il y avait du pétrole au Venezuela,
05:05il y a du pétrole au Venezuela, à 500 dollars le marine,
05:08il n'est pas rentable pour le sortir.
05:09C'est-à-dire que quand vous avez rempli un tanqueur de pétrole de brut vénézuélien,
05:14il faut le chauffer jusqu'à son raffinage.
05:17Par exemple, dans le stock d'hydrocarbures stratégique de Manosque,
05:20qui est un tiers des réserves européennes,
05:23il est strictement interdit de stocker du pétrole
05:28qui n'aurait même pas un dixième de la paraffine
05:30qu'il peut y avoir dans le pétrole qu'on exploite au Venezuela.
05:34– Revenons au Venezuela, on y est toujours, évidemment, Jean-François Ozzol,
05:39mais en préparant cette émission, vous m'indiquiez que, in fine,
05:43Donald Trump applique bien les plans de l'État profond
05:48en mettant la main sur le Venezuela.
05:52– Oui, parce qu'en fait, pour assurer à long terme, d'abord…
05:56– On nous disait quand même que Trump allait nettoyer
05:58les écuries d'ogias de l'État profond, mais en fait, il continue les plans.
06:01– Non, mais attendez, moi, à l'État profond, je ne sais pas qui c'est,
06:05moi, il y a ce que j'appelle la capitalisation primaire.
06:10– Expliquez-nous cette notion de capitalisation primaire.
06:12– Ce sont des gens qui capitalisent depuis, on va dire, l'an 1000 à peu près,
06:18et vous les trouvez chez Vanguard, vous les trouvez…
06:21Ce sont des gens qui sont immédiatement riches.
06:23– BlackRock, State Street…
06:24– Non, mais BlackRock, c'est un peu du cinéma,
06:27parce que BlackRock est un gestionnaire de fonds de pension.
06:29– Bon, alors revenez sur Vanguard, qui sont ces gens ?
06:31– Alors ça, ce sont des familles qui sont connues,
06:34il y a eu un livre qui est sorti il n'y a pas longtemps, etc.
06:37Donc ce sont des gens qui sont très concernés
06:40par l'avenir de leur fortune et de leur rôle dans le monde.
06:43Le problème d'une république, par exemple, comme la nôtre,
06:45c'est qu'elle ne capitalise pas ses connaissances, ni sa politique.
06:50À chaque fois, on met la planche à zéro,
06:54et puis on essaie de bricoler un truc en ayant des relations, des machins, des choses.
06:59Non, en face de nous, on a des gens qui sont organisés de manière parfaitement constituée,
07:04et c'est ce que disait un des Rothschild,
07:07les Rothschild n'ont pas que des inconvénients,
07:09mais il disait au XIXe siècle,
07:11l'essentiel c'est que le peuple croit en la démocratie
07:14et que nous choisissions tous les candidats.
07:16Aujourd'hui, quand on voit le degré de bêtise et d'ignorance,
07:22en tout cas, de la plupart des candidats
07:23qui président à nos organisations diverses,
07:27on peut peut-être se dire qu'ils ont fait l'objet d'une sélection particulière.
07:32C'est-à-dire, depuis 1981, la promotion au mérite n'existe plus,
07:37et donc, après la Révolution, l'État français s'en est sorti
07:40parce qu'il a conservé le corps des mines de François Ier,
07:43et qu'il y a eu, jusqu'en 1981, nommé à des postes importants,
07:49puisque nous sommes dans une société hyper technologique,
07:51que des gens qui avaient des compétences pour en parler.
07:55Moi, je me suis aperçu récemment, lors d'une discussion,
07:59qu'un fonctionnaire français,
08:01qui émet des avis ou prend des décisions administratives,
08:05sur un certain nombre de choses,
08:06n'avait jamais lu le rapport que lui-même avait commandé.
08:09Il ne l'avait jamais lu, parce que, je pense,
08:13ce n'est pas parce que c'est de la mauvaise volonté,
08:15mais tout simplement qu'il n'avait pas les connaissances pour le lire.
08:18Par contre, côté américain, il y a des cercles de réflexion,
08:21des ingénieurs conseils, des réflexions stratégiques,
08:23côté anglo-saxon général,
08:25pour savoir qu'est-ce qu'on va faire et comment on va le faire.
08:27Le projet de la France de l'après-guerre que De Gaulle a mis en marche,
08:34il n'a pu voir le jour que parce qu'il y a eu une collaboration
08:38entre la finance,
08:43sachant qu'on peut dire que ce sont les ingénieurs,
08:47et les industriels.
08:48pour qu'un pays fonctionne,
08:51d'autant que l'économie n'ait que la volonté
08:53des hommes et des femmes d'échanger des biens et des services,
08:58eh bien, il faut, minimum, qu'il y ait une ligne directrice
09:01et que le politique mette en œuvre,
09:06avec des conseils,
09:08sa stratégie,
09:10en ayant recours
09:11au financement
09:12et donc là,
09:16qu'est-ce qui s'est passé ?
09:17C'est qu'il n'y a plus de capitalisation en France
09:19depuis la Révolution française.
09:22– Et vous nous indiquiez bien,
09:24Jean-François Oseul,
09:25en préparant cette émission,
09:26que c'est bien la volonté de Donald Trump
09:30en allant au Venezuela
09:31de casser la Chine,
09:33d'isoler la Chine.
09:34– Disons que les États-Unis
09:36ont un compte à régler avec la Chine
09:38qui ne dépend que d'eux-mêmes, en fait.
09:40C'est qu'ils ont financé
09:42justement la capitalisation primaire
09:44à financer la production massive
09:46de biens de consommation en Chine
09:47parce que, eux, ça leur permettait
09:50d'avoir des bénéfices beaucoup plus grands.
09:53Je m'explique.
09:54Quand vous avez un iPhone
09:56sur lequel il y a à peu près 90% de marge,
09:59que vous payez 3% d'impôts
10:01parce que vous passez par l'Irlande,
10:05bon, il est un peu légitime qu'un État,
10:07à un moment donné, il a besoin d'argent
10:09et comme Donald Trump,
10:10il envisage de mettre des droits de douane
10:12et se dit, les autres,
10:13ils vont baisser leur prix
10:14par rapport au prix marché
10:15et moi, en tant qu'État,
10:17je vais récupérer les 25%.
10:19Parce qu'on est dans une situation
10:22complètement absurde,
10:23on en parlait tout à l'heure,
10:24c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
10:25il y a 6 milliards de dollars
10:26de prêts à la consommation
10:27aux USA
10:29parce que le seul objectif,
10:32c'est de gagner plus de pognon.
10:34C'est-à-dire qu'ils ont calculé
10:35qu'en fait, sur les 6 000 milliards,
10:37il y a 1 000 milliards
10:37qui sont prêtés à 23% d'intérêt par an,
10:39ce qui est quand même,
10:40c'est au moins le taux d'usure,
10:43eh bien, ils le sont prêtés,
10:44pourquoi ?
10:44Pour que les gens puissent
10:45tout simplement manger.
10:47Donc, il a été calculé
10:48que c'est moins cher
10:49de servir de la bouffe,
10:51excusez-moi, mais de merde,
10:53aux gens
10:54sur lesquels
10:55vous n'avez pas de marge,
10:58mais par contre,
10:59votre marge,
10:59vous la trouvez
11:00sur le fait
11:01qu'ils vous empruntent
11:01de l'argent
11:02pour acquérir cette bouffe.
11:03Et le temps qu'ils mangent,
11:04ils ne vous embêtent pas trop.
11:05Je ne comprends pas très bien
11:06le rapport avec la Chine.
11:07Le rapport avec la Chine,
11:09c'est un peu le même problème,
11:10c'est que
11:10le rapport avec la Chine,
11:11c'est qu'ils estiment
11:12qu'ils ont suffisamment
11:14gagné d'argent
11:15en volant leur propre pays,
11:18en allant faire produire ailleurs
11:20et en vendant avec des marges éhontées,
11:22et que maintenant,
11:23la Chine,
11:23comme la Chine devient
11:24une puissance militaire mondiale,
11:29eh bien,
11:29il est temps
11:30d'essayer
11:31de lui casser les bras.
11:32Et pour ce faire,
11:35effectivement,
11:35déjà,
11:36la séparer de l'Amérique du Sud,
11:37ça veut dire
11:37qu'on fait le ménage
11:41dans son précaré,
11:42et puis ensuite,
11:43si possible,
11:44on va essayer
11:44de créer
11:45des dissensions
11:46entre la Russie
11:48et la Chine.
11:49Il y a d'ailleurs
11:49un pays dans lequel
11:50ils sont en train
11:51de s'occuper
11:51avec le même ordinateur,
11:53on en a un peu parlé,
11:54mais Mossadeh,
11:55par exemple,
11:55qui était premier ministre iranien,
11:58il a été dézingué
11:59par les anglo-saxons,
12:00au même titre
12:01que le Shah d'Iran,
12:02au même titre
12:03que Matéi,
12:04quand il a obtenu
12:06qu'ENI
12:07ne commercialise plus
12:08son pétrole,
12:10n'achète plus son pétrole
12:11en dollars,
12:12au même titre
12:12que De Margerie,
12:14au même titre
12:14que Kadhafi,
12:15tous ceux
12:16qui ont essayé
12:16de s'affranchir
12:17de la tutelle
12:19du dollar
12:20pour commercer,
12:26évidemment,
12:26ça se termine
12:27très très mal.
12:28Et donc,
12:28Manuro,
12:29qui n'est pas spécialement
12:29un chef d'État
12:30abriant
12:30ni quoi que ce soit,
12:31et alors,
12:32ce qu'on oublie de dire
12:32quand même,
12:32c'est que c'est uniquement
12:34ExxonMobil
12:35qui a été nationalisé
12:36au Venezuela,
12:39qui est d'ailleurs touché
12:40dans la cour
12:41de vingt-international
12:43où on porte
12:45ces différents financiers.
12:48Ils ont obtenu
12:481,6 milliard de millions
12:49de dollars
12:50pour leurs problèmes
12:50et ils ont,
12:52alors que Chevron
12:53continue à exploiter
12:56avec une licence
12:57d'autorisation
12:58du gouvernement américain
12:59qui lui a été renouvelé
13:00en 2025.
13:02– Donc,
13:02pour Trump,
13:03cette attaque
13:04sur le Venezuela,
13:05ce n'était pas tant
13:06de s'accaparer le pétrole
13:09plutôt que de casser la Chine,
13:11en fait.
13:11– Bien évidemment.
13:12– Le pétrole vénézuélien
13:13est un prétexte
13:14pour casser la Chine.
13:15– Bien évidemment.
13:16Et puis en plus,
13:16il y a un truc
13:17qui est intéressant à savoir,
13:18c'est que pour bien
13:19distiller du pétrole
13:20vénézuélien,
13:23il faut…
13:23– Il est très lourd,
13:24le pétrole vénézuélien,
13:25il paraît-il contrairement
13:26au pétrole de schiste américain.
13:27– Oui,
13:28non mais justement,
13:28il faut le mélanger.
13:29Après,
13:29l'idéal,
13:30en tout cas à une époque,
13:31c'était de le mélanger
13:31à de l'Iranian light.
13:33– Qu'est-ce que c'est ?
13:34– C'est un pétrole léger iranien.
13:36Donc,
13:36le mixte
13:37dans les raffineries
13:38du tour
13:40du golfe du Médic,
13:42dans le delta
13:43du Mississippi,
13:44eh bien,
13:44traditionnellement,
13:45les raffineries
13:46étaient réglées
13:47pour distiller
13:49un mélange
13:49de pétrole vénézuélien
13:51et d'Iranian light.
13:53– Donc,
13:53qu'est-ce que vous êtes
13:54en train de nous dire ?
13:55Que l'Iran
13:56serait la prochaine cible
13:57après le Venezuela ?
13:59– Évidemment,
14:00puisque l'Iran,
14:00c'est également
14:01une énorme source
14:02d'approvisionnement
14:04pour les Chinois
14:05en matière
14:06de pétrole
14:07et de gaz.
14:09Donc,
14:09on peut penser
14:09que ça n'entre pas
14:12dans la réflexion
14:14dans la bienséance
14:16de la réflexion stratégique
14:17de la capitalisation
14:18primaire américaine.
14:19– Est-ce que vous pouvez
14:20nous expliquer,
14:21Jean-François Ozol,
14:22quelles étaient
14:23les relations économiques
14:24précisément
14:25entre le Venezuela
14:26et la Chine ?
14:26– Disons que
14:27la Chine a besoin
14:28de pétrole,
14:28comme chacun sait,
14:30le Venezuela a besoin
14:31de vendre,
14:31et comme tous les pays
14:33qui sont sous embargo,
14:34donc l'économie vénézuélienne
14:36a été détruite
14:37par les embargos américains.
14:40Alors, certes,
14:40Maduro n'est pas une flèche,
14:41mais à partir du moment
14:43où on vous prive de tout,
14:45il est un peu compliqué
14:46de développer son économie.
14:47Voir l'exemple de Cuba,
14:48et on peut compter
14:49sur le grand courage
14:50des autres pays du monde
14:51pour fournir
14:53ne serait-ce que
14:53des tuyaux d'arrosage
14:54à Cuba.
14:55Cuba n'a toujours pas
14:56de tuyaux d'arrosage.
14:57Et à Cuba,
14:59là,
15:00avec un schéma de pensée
15:01qui est un peu le même
15:02qu'avec le Venezuela,
15:04pour les protestants,
15:04l'argent est immortel
15:05et il est incompréhensible,
15:08impossible,
15:09qu'à un moment donné,
15:10on puisse le reprendre.
15:11Et à Cuba,
15:13il y a la famille Bush
15:14qui souhaite toujours
15:14récupérer ses plantations
15:16de canne à sucre.
15:16– Alors,
15:17n'allez pas trop vite
15:18en besogne,
15:19Jean-François Ozzol.
15:20On sait que
15:21le Venezuela
15:22a commencé à libeller
15:23son pétrole
15:24en yuan,
15:25je crois que c'était
15:26en septembre 2017.
15:27c'est ça qui a mis le feu
15:29au poudre.
15:30C'était il y a longtemps
15:31en 2017 quand même.
15:32– Oui,
15:33mais le Venezuela
15:36a continué
15:36de vendre du pétrole
15:37aux Américains
15:38au travers de chevrons.
15:41Donc,
15:41il n'y avait pas que ça.
15:44Par contre,
15:45ce qui est devenu nouveau,
15:46c'est que les Américains
15:47s'aperçoivent
15:48que la pression
15:49mise par la Chine
15:50sur eux
15:51est un vrai problème,
15:53d'autant qu'ils ont
15:53un problème,
15:54c'est qu'il n'y a pas
15:55de créativité
15:56anglo-saxonne
15:57dans le domaine
16:00de l'industrie,
16:01des sciences,
16:02etc.
16:03C'est-à-dire que
16:03ce sont toujours,
16:04c'est comme disait
16:05quelqu'un qui était
16:06chargé six mois par an
16:06de prospective
16:07pour le gouvernement
16:10américain,
16:12c'est-à-dire
16:12qu'il n'y a
16:13aucune
16:14vraiment bonne idée
16:15qui soit sortie
16:16de cerveau
16:16d'un Américain
16:17de souche
16:17depuis la Seconde Guerre mondiale.
16:20Tout provient
16:21du migrant.
16:25De l'Européen
16:25ou de l'assiette ?
16:26De l'Européen.
16:27D'ailleurs,
16:27ce n'est pas pour rien
16:28que les Américains
16:29nous ont racheté
16:29toutes nos entreprises
16:30avec un savoir-faire
16:31parce qu'ils ont pris
16:33les brevets.
16:33Nous prenons les brevets
16:34d'Alstom,
16:35ils nous privent
16:36d'indépendance
16:36au niveau énergétique
16:37dans le nucléaire
16:41étant donné
16:42qu'ils ont réussi
16:43à nous vendre
16:44le mythe
16:46de l'énergie renouvelable.
16:48Alors,
16:48ce qui est très intéressant
16:49justement,
16:50c'est que
16:50les anglo-saxons
16:51sont parfaitement conscients
16:53de l'importance
16:53du dialogue
16:54qu'il y a
16:55entre
16:55le représentant,
16:57enfin,
16:57l'État politique,
16:59le capital
17:00et
17:01les
17:02stratégies
17:06de développement.
17:07ce qui intéresse
17:09le capital,
17:12on ne va pas
17:12retourner chez Zola,
17:13c'est de prêter
17:15de l'argent
17:15pour des projets
17:17le plus grand possible
17:18parce que,
17:20ce que me disait
17:22un copain
17:22qui bossait
17:23au Crédit Lyonnais,
17:25eh bien,
17:25effectivement,
17:25à un certain niveau,
17:26on ne perd pas son temps
17:29à prêter 10 balles.
17:30Il m'a dit
17:30si vraiment tu veux
17:31un jour un emprunt,
17:32à l'époque,
17:32c'était des francs,
17:33il ne me dit jamais
17:33demande moins de 20 millions
17:34de francs.
17:35Bon,
17:36quand il a...
17:37Bon,
17:37donc,
17:38il cherche des grands projets.
17:39Donc,
17:40ce n'est pas le bricolage local
17:41qui n'est pas à faire.
17:42Donc,
17:42eux-mêmes ont pris les devants,
17:43c'est que,
17:44eux,
17:44maintenant,
17:44ce sont eux
17:45qui proposent les projets
17:46aux États
17:47dont ils ont pris soin
17:47de s'assurer
17:48que les dirigeants
17:49de ces États
17:49et l'euro fonctionne ça,
17:51sont des gens
17:51qui n'ont pas
17:52de consistance particulière.
17:53Donc,
17:54ils ont un relais extraordinaire
17:55de tout ça,
17:56de puissance,
17:56c'est l'ONU.
17:58L'ONU,
17:58il y a 200,
17:59je ne sais plus combien,
17:59je ne sais plus combien
18:01il y a de pays,
18:01mais bon,
18:02peu importe.
18:02Ce que je sais,
18:02c'est qu'il y a 2500 ONG
18:04et que le Lucie Strust,
18:07qui est l'ONG
18:08avec son milliard de dollars
18:09de frais de fonctionnement
18:10qui sont payés
18:11par la capitalisation primaire américaine.
18:13– Mais qu'est-ce que le Lucie Strust ?
18:14C'est quoi le but
18:15de cette organisation ?
18:16– Je vous le dis,
18:17c'est membre permanent
18:18du Conseil économique et social.
18:20– De l'ONU, oui.
18:20– De l'ONU,
18:21ils réfléchissent
18:22à un développement
18:23du monde harmonieux
18:25avec des guillemets.
18:27Surtout,
18:27ils impriment
18:28le journal
18:29de l'ONU.
18:31Donc,
18:32par ce biais-là,
18:34la capitalisation primaire
18:36abreuve
18:37sur tous les sujets.
18:38Alors là,
18:38c'est remarquable,
18:39vous allez sur leur site,
18:39vous avez des réponses à tout.
18:41Comme ils ont des gens
18:42qui n'ont pas d'idées en face,
18:43qui payent des consultants,
18:44lesquels consultants
18:44se nourrissent
18:45dans la bibliothèque
18:46du Lucie Strust,
18:48donc,
18:49tout le monde,
18:49finalement,
18:50qu'ils le veulent
18:51consciemment ou pas,
18:52met en œuvre
18:53les stratégies
18:54de développement
18:54qui ont été pensées
18:56par les conseils
18:58et les familles
19:00de la capitalisation primaire.
19:03C'est-à-dire,
19:03aujourd'hui,
19:04des politiques
19:05qui sont suffisamment
19:07forts et bien formés
19:08pour être vraiment indépendants,
19:10il n'y en a qu'en Chine,
19:11en Russie,
19:12c'est sûr,
19:14en Iran,
19:14en Russie.
19:15– Justement,
19:15Jean-François Ozzol,
19:16ces familles
19:17qui s'assurent
19:18de leur capitalisation primaire,
19:20elles ont mis en œuvre
19:21cet accord en 1974
19:23entre l'Arabie Saoudite
19:25et les USA
19:26pour que le pétrole
19:28se vende majoritairement
19:29en dollars.
19:30– Bien évidemment…
19:32– Est-ce que c'est
19:32le système
19:33du pétro-dollar
19:34aussi
19:35qui a incité
19:36le président
19:37Trump
19:38à aller
19:39mettre son nez
19:39au Venezuela
19:40parce qu'il s'est mis
19:42à libeller
19:42son pétrole en yuan ?
19:44– Oui,
19:44mais il s'est mis
19:44pour une partie en yuan
19:45parce que pour la partie
19:47qui arrangait les Chinois.
19:49Donc,
19:49comme les…
19:50mis à part les Chinois,
19:51il n'y a pas grand monde
19:51qui a les yuan,
19:52il est évident
19:53que pour les Américains,
19:54stratégiquement,
19:54c'est très bien
19:55d'évincer les Chinois
19:57du marché vénézuélien.
20:00Donc,
20:00le but,
20:00c'est bien de couper les branches
20:01pour qu'ils n'aient plus
20:02de ressources.
20:03– Quand j'entendais
20:04le Donald Trump
20:05nous dire que
20:06oui,
20:07les Vénézuélins
20:09nous ont volé
20:10du pétrole,
20:10qu'est-ce qu'il entendait par là ?
20:11– Il volait parce qu'il entend
20:12par là le fait que
20:13comme ExxonMobil,
20:16ExxonMobil c'est un État
20:17dans l'État,
20:18ExxonMobil est principalement
20:19donateur aux Républicains,
20:23ExxonMobil
20:23entendait commencer à forer
20:25dans l'Oneroc cette année
20:26sous protection militaire américaine.
20:28– Qu'est-ce que l'Oneroc ?
20:29– L'Oneroc,
20:29c'est une région
20:31du Venezuela
20:32qui est supposée
20:34receler pas mal
20:35de richesses minières
20:35dont du pétrole
20:36et donc là,
20:39bon,
20:39il y a des projets,
20:39il y a peut-être un pétrole
20:40de meilleure qualité,
20:41je n'en sais rien.
20:42Mais enfin,
20:42en tout cas,
20:42ce qui est sûr,
20:43c'est qu'au travers du pétrodollar,
20:44comme vous aviez
20:45à une époque
20:463% d'énergie
20:49dans à peu près
20:49tous les produits du monde,
20:51ça veut dire que
20:51grosso modo,
20:52vous préleviez une taxe
20:54puisque la monnaie
20:55vous la crée.
20:56Aujourd'hui,
20:57compte tenu des difficultés
20:58financières des États-Unis,
20:59par exemple,
21:00la FED s'est engagée
21:01à émettre
21:0240 milliards
21:03par mois
21:04de bons du trésor,
21:06enfin,
21:06de dollars
21:07achetés sous forme
21:09de bons du trésor
21:10pendant minimum
21:11deux ans.
21:12Ce qui est intéressant,
21:13c'est que si on fait
21:13un bête calcul,
21:14on tourne autour
21:16de 800 milliards,
21:17je me suis peut-être trompé,
21:18mais en tout cas,
21:19ça veut dire que
21:20le trou dont j'avais parlé
21:21la dernière fois
21:21de 700 milliards
21:23dans les fonds
21:24de pension américains,
21:25eh bien,
21:26c'est une façon
21:27indirecte
21:28de le combler.
21:29Parce que,
21:31certes,
21:31BlackRock gère
21:32des fonds de pension américains,
21:32mais ce n'est pas son argent.
21:35Donc,
21:35est-ce que
21:36les retraités américains
21:39seront payés un jour ?
21:41C'est une bonne question,
21:42en tant qu'une fois,
21:43sachant que tous
21:44les investissements
21:44dans le secteur industriel
21:45normaux,
21:46forcément,
21:46ont des rendements décroissants,
21:48compte tenu du fait
21:48qu'il y a l'émergence
21:49de la concurrence mondiale.
21:51Eh bien,
21:52oui,
21:53il faut essayer
21:53effectivement d'avoir
21:54des planches à billets
21:54en matière première,
21:56c'est plus sûr.
21:57– Vous nous disiez
21:57tout à l'heure
21:58que, donc,
21:58le but de Trump
22:00était d'aller au Venezuela
22:02pour casser les pattes
22:03de la Chine,
22:04mais est-ce que c'est réellement
22:05cette opération
22:07un coup dur
22:07pour les Chinois ?
22:08– Je ne pense pas
22:09que ce soit directement
22:10un coup dur
22:10pour les Chinois,
22:11c'est un coup dur
22:12pour leur indépendance stratégique.
22:15– Je crois que le pétrole
22:15vénézuélien représente
22:17moins de 4%
22:18des approvisionnements
22:19de la Chine.
22:19– Bien évidemment,
22:20mais c'est une porte
22:22ouverte
22:22qui se ferme.
22:24Après,
22:25si vous fermez
22:26la porte de l'Iran,
22:26ça va commencer
22:29à devenir moins drôle.
22:31Après,
22:32fermer la porte de la Russie,
22:33ça va être compliqué.
22:34Mais ça veut dire
22:35que pour les Chinois,
22:39ça veut dire
22:39que les options
22:40deviennent limitées.
22:41Bon, certes,
22:41il y a du pétrole
22:42indonésien,
22:42je ne sais pas
22:43qu'est-ce qu'ils en achètent
22:45ou pas,
22:46mais ce qu'il y a de sûr,
22:47c'est que…
22:48Alors, maintenant,
22:49il y a aussi un nom
22:50derrière tout ça,
22:51il y a aussi le fait
22:52que…
22:54Bon,
22:54les Chinois ont montré
22:55que le pétrole
22:56se situe dans le monde,
22:59dans les…
22:59principalement,
23:01dans les failles
23:01d'un continent
23:02originaire
23:03qui s'appelle
23:05la Pangée.
23:06Le pétrole
23:07qu'on trouve
23:08de la mer d'Azov
23:08jusqu'en face
23:09des côtes d'Israël
23:10est dans la même faille.
23:12Il y en a
23:12des quantités astronomiques.
23:13Donc,
23:14je crois pas…
23:15Personnellement,
23:16je pense que les Chinois
23:17arriveront
23:20à se débrouiller
23:20pour trouver du pétrole.
23:22Ils ont maintenant
23:23une technologie
23:23extrêmement performante
23:25et je pense
23:27qu'il est un peu…
23:29Enfin,
23:31il est un peu trop tôt
23:31pour savoir
23:32si la stratégie américaine
23:34va pouvoir fonctionner.
23:35Par contre,
23:36quand on parle
23:37de réindustrialiser l'Europe,
23:38réindustrialiser
23:39les États-Unis,
23:41la réindustrialisation,
23:42ça ne se décrète pas.
23:43Pas plus que
23:44la mise en œuvre
23:45de la remise en état
23:48des champs pétroliers
23:49vénézuéliens,
23:49ce n'est pas de jour.
23:51C'est disant que…
23:52Oui, des installations
23:53sont en ruine au Venezuela.
23:54Oui, mais c'est complètement en ruine.
23:57Et puis,
23:57en plus de ça,
23:58ils ont commis
23:58des erreurs d'extraction.
24:01C'est-à-dire
24:01qu'ils ont laissé du gaz
24:02s'échapper
24:02ou ils l'ont utilisé
24:04pour le vendre.
24:05Ce qui fait que
24:05la pression
24:06interstitielle
24:07dans les gisements
24:08de pétrole
24:08a beaucoup chuté
24:09et qu'il est encore
24:10plus dur à sortir.
24:12Sachant qu'il est rigide
24:12quand il est au fond.
24:14Donc, il faut le réchauffer
24:15avant de le sortir.
24:15Avec un Trump
24:16qui est capable
24:17d'opérer des coups
24:18comme ça
24:19sur le Venezuela
24:20comme on l'a vu,
24:22face à cela,
24:24on a une Europe
24:25qui est complètement désarmée,
24:27complètement à poil,
24:28si je puis dire.
24:29C'est quoi l'avenir
24:30de notre continent
24:32avec un Trump
24:33qui commence
24:34à faire chauffer
24:35l'artillerie ?
24:37Je dirais que
24:38déjà, il faut quand même
24:39qu'on remette les choses
24:39un peu en perspective.
24:42Moi, j'ai été invité
24:44lorsque je fréquentais
24:45un peu les locaux
24:47de France Amérique
24:47et du CERPES
24:48à visiter le CHEP
24:49à Bruxelles.
24:51Le CHEP,
24:51c'est donc le centre
24:51de commandement intégré
24:52de l'OTAN
24:53dans lequel Sarkozy
24:54nous a fait revenir.
24:56Et donc, le principe,
24:58c'est que vous avez
24:58une table de six personnes
24:59dans un bel hôtel
25:00parce que les jeunes cons,
25:01on les met sous les dorures
25:02parce qu'ils ont l'impression
25:03d'être intelligents
25:04irremplaçables.
25:05Et puis, il y avait donc
25:07un officier de l'OTAN
25:08qui a déjeuné avec nous.
25:10Il était là, évidemment,
25:11pour nous jauger
25:12les uns les autres,
25:13pour faire des clients
25:14pour les Young Leaders,
25:15quelque part.
25:16Et moi, je disais,
25:19j'étais le seul sur la table
25:20à dire qu'il faudrait
25:20que l'Europe
25:21prenne en charge
25:22sa défense
25:23parce que ça ne peut pas
25:25bien terminer
25:25et ce n'est pas la vocation
25:26d'Utani de le faire.
25:27Vous êtes un très mauvais client
25:28parce que…
25:29Non, alors c'est très intéressant,
25:30c'est que la réaction
25:32de l'officier
25:32a été très intéressante.
25:34Il a dit,
25:34écoutez,
25:35vous devriez écouter
25:35ce que dit votre camarade.
25:37Ben oui,
25:38donc vous aviez tort
25:38de lui dire ça,
25:40que l'Europe se prenne en main
25:41parce qu'il faut qu'on continue
25:42à acheter aux Américains
25:43dans sa tête.
25:45Non, non, pas du tout.
25:45Mais non,
25:45on est en situation,
25:46à mon avis,
25:48dans laquelle se trouvaient
25:49les pays de l'Est
25:49au moment…
25:51Parce que pour moi,
25:51ce sont les Russes
25:52qui ont fait tomber
25:52le mur de Berlin.
25:54Ils ont dit,
25:56la bande de bras cassés
25:57nous coûte un bras
25:58tous les ans.
25:59Il faut leur fournir
25:59des ressources,
26:01de l'enseignement,
26:02de l'énergie,
26:02des matières premières
26:04et que c'est ce qui nous rapporte
26:05rien.
26:07Ben,
26:07on n'a pas intérêt
26:08à continuer dans cette galère.
26:09Donc c'est ce que sont
26:10en train de se dire
26:11les gens de l'administration
26:12de Washington
26:13à l'égard des Européens.
26:14Non, je parle des financiers,
26:15moi.
26:16Qu'est-ce qu'ils se disent ?
26:17Ils disent,
26:17on a vendu par l'énergie,
26:19on a réussi à les convaincre
26:20de flaguer leur industrie.
26:23BASF vient d'ouvrir
26:24une énorme usine en Chine,
26:26pour le coup,
26:27parce qu'il y a
26:27de l'énergie pas chère.
26:29Et vide en Allemagne.
26:30Et vide toutes ces entreprises
26:32en Allemagne.
26:33Et les vents,
26:33Volkswagen va se débarrasser
26:35aussi d'un pas mal de monde.
26:36Donc qu'est-ce qui se passe ?
26:37Maintenant,
26:38la France emprunte
26:39310 milliards d'euros
26:41l'année prochaine.
26:43Bon,
26:43on ne parle même pas
26:44des 7 milliards d'intérêts
26:45qu'il y aura à payer,
26:45etc.
26:46Les 310 milliards,
26:47si vous faites le calcul,
26:48c'est un million et demi
26:48de SMIG.
26:50C'est-à-dire que,
26:51parce que maintenant,
26:52tout le monde parle de milliards,
26:53on a presque des milliards,
26:54ouais,
26:54raccordé au réseau,
26:55ça vaut 2 milliards,
26:56badadis, badada.
26:57On a l'impression
26:57que les milliards,
26:58on veut tuer,
26:59on voit là,
26:59etc.
27:00Non,
27:00non,
27:00mais il faut arrêter
27:01l'économie.
27:03Un milliard et demi
27:04de SMIG,
27:05pourquoi faire ?
27:07Qu'est-ce que va retirer
27:09comme valeur ajoutée
27:10la France
27:11de ces 310 milliards ?
27:14Rien.
27:15Par contre,
27:16le but du jeu,
27:17c'est qu'on nous assèche
27:19financièrement,
27:20on nous a déjà
27:21acheté
27:22tout notre savoir-faire.
27:24On a fait en sorte
27:25de flinguer notre enseignement
27:26depuis 68,
27:28ce qui fait qu'aujourd'hui,
27:29il n'y a pas un chef d'entreprise
27:31qui ne soit pas d'accord,
27:32recruter des gens
27:35qui savent bosser,
27:36ça a devenu compliqué,
27:36voire très compliqué,
27:37voire impossible.
27:39Même les humoristes
27:40s'en parlent.
27:41Ça veut dire
27:41qu'il y a quand même
27:42un énorme problème de fond.
27:43On fait quoi avec tout ça ?
27:44On ne fait rien du tout.
27:45Là,
27:46si vous prenez
27:46un parc national régional,
27:48bon,
27:49je connais un exemple
27:49très précis
27:49que je n'aimerais pas.
27:52Voilà.
27:52Enfin,
27:52donc,
27:53on dépense de l'argent
27:54dans des domaines
27:55qui ne produisent pas
27:55de valeur ajoutée
27:56et j'étais quand même
27:56intéressé l'autre jour
27:58en tant que le fonctionnaire
27:59de l'État
27:59disant qu'il était temps
28:00que l'État
28:00se mette à s'intéresser
28:02à la production de valeur
28:02dans notre pays.
28:03D'accord.
28:05Est-ce que vous pensez
28:06que Donald Trump
28:07est un homme de bon sens ?
28:09Je pense que Donald Trump,
28:10déjà,
28:11il applique une stratégie.
28:12J'étais très content
28:13d'entendre l'amiral de Villiers
28:14dire l'autre jour
28:15que Donald Trump
28:17était dans la gesticulation
28:18mais que par contre,
28:21il applique sa feuille de route.
28:22Ce n'est pas lui
28:24qui l'a réalisé.
28:24Alors,
28:24cette feuille de route,
28:25est-ce que vous pouvez,
28:27si vous la comprenez à l'avance,
28:29nous l'expliquer ?
28:30Quelle est la prochaine case
28:33du Monopoly
28:33après le Venezuela ?
28:34Non, mais le problème,
28:36c'est que les États-Unis
28:38ne peuvent pas affronter
28:39simultanément les BRICS.
28:43L'Europe,
28:44ils s'en sont chargés.
28:45Il n'y a plus personne.
28:47Mais il faut qu'ils cassent
28:49les BRICS.
28:51Parce que les BRICS,
28:52surtout,
28:52un des grands problèmes
28:53des BRICS,
28:53plus que la...
28:54C'est qu'ils sont divisés.
28:55Oui, mais il faut finir,
28:57il faut les atomiser.
28:58Et surtout,
28:59il faut revenir
29:00à un système de paiement.
29:02ce n'est pas tellement
29:03le problème du dollar,
29:05à mon avis,
29:05mais qu'ils maîtrisent entièrement.
29:07Le SWIFT,
29:08chaque fois que vous achetez
29:09une baguette de pain,
29:10à Tampa, aux États-Unis,
29:13on sait que vous avez acheté
29:14une baguette de pain.
29:15On vous a crédité
29:16votre compte virtuel en dollars,
29:18on a ensuite passé vos dollars
29:20sur le compte virtuel du boulanger,
29:21et ensuite,
29:22ça revient chez nous.
29:23L'Europe,
29:23elle n'est même pas foutue capable...
29:25C'est pour ça,
29:26les Américains,
29:27ils se marrent, quoi.
29:30Bande de nuls,
29:31ils ne sont pas foutus capables
29:32de développer
29:33un système de paiement
29:34sur lequel...
29:36Ils aient la main.
29:38Il n'y a que qu'elle a main.
29:39Parce que déjà,
29:41si,
29:42pour les attaques agressives
29:43au niveau des rachats,
29:44de savoir quel rachat
29:45il faut faire, etc.,
29:46si vous enlevez déjà
29:47la connaissance exacte
29:48des flux financiers
29:49d'une entreprise,
29:51ça complique un peu le débat.
29:53Alors, pareil,
29:53l'Europe n'est pas capable
29:55d'avoir son autonomie numérique.
29:57Quand tous vos mails,
29:58ils sont analysés tous les jours
29:59par les outils de recherche
30:01automatique américains,
30:03on sait ce que vous pensez,
30:04ce que vous consommez, etc.
30:06Et surtout,
30:07on connaît toutes les relations
30:08inter-entreprises.
30:09Donc, on sait,
30:10on sait que dans...
30:11Parce que c'est une toile d'araignée,
30:14une entreprise
30:15et toutes ces chaînes logistiques.
30:18Et on sait déterminer
30:19qu'à un endroit,
30:20paf,
30:20si vous enlevez ça,
30:21la bête,
30:22elle ne marche plus.
30:23– Alors, on a entendu évidemment
30:25Donald Trump
30:26après cette attaque
30:28justifier l'opération
30:30en disant que
30:31Nicolas Maduro
30:32était un dangereux
30:34narco-terroriste
30:35et que sa drogue
30:37allait inonder
30:38le territoire américain.
30:39Donc, cette économie
30:41de la drogue,
30:43qu'est-ce que ça représentait ?
30:44À qui profitait-elle ?
30:45– Déjà, il y a un truc
30:46qui est très drôle,
30:47c'est que je crois
30:48qu'un mois et demi avant,
30:49il a gracié
30:49le président du Honduras
30:50qui a fait l'objet
30:52d'une très longue enquête
30:53pour trafic de drogue
30:54et dont il a été déterminé
30:57que c'était effectivement
30:58un très grand trafiquant
30:59de drogue.
31:00Et ce qui est marrant,
31:01c'est qu'un mois et demi avant,
31:02il le gracie.
31:04Et après,
31:04il vient chercher
31:05Maduro,
31:07qui n'est pas une flèche,
31:08mais même
31:10le temps de le ramener
31:11aux États-Unis,
31:12ils avaient déjà changé
31:13les chefs d'inculpation.
31:14C'est-à-dire qu'il n'est plus
31:16un grand chef
31:16mafieux du trafic de drogue
31:19parce qu'évidemment,
31:21ils n'ont aucune preuve
31:22pour ça.
31:23Mais par ailleurs,
31:24la drogue,
31:25il faudrait quand même
31:26qu'un jour,
31:26quelqu'un se dise
31:27que la drogue,
31:28les barons de la drogue,
31:29ils n'empilent pas
31:30les bifetons dans leur cave
31:31pour le plaisir
31:32de les empiler.
31:33Ça veut dire
31:33que l'argent de la drogue,
31:34il est recyclé
31:35tous les jours,
31:37toute l'année.
31:38Ça représente évidemment
31:38des fortunes astronomiques.
31:40Et comme par hasard,
31:41on n'en entend jamais parler.
31:44Vous,
31:44si vous commencez,
31:46allez,
31:46disons que vous allez acheter
31:47un château,
31:49allez,
31:49vous l'achetez
31:50un million d'euros.
31:52Si vous n'avez pas
31:54un suivi fiscal
31:55qui montre
31:56que vous avez
31:56les moyens
31:57d'acheter votre château,
31:58on vous casse les reins
31:59directs.
32:00Ce n'est pas compliqué.
32:01C'est automatique.
32:03Bon,
32:03maintenant,
32:03de même que ceux
32:04qui croient naïvement
32:05qu'en dépensant leur pognon
32:06dans des croisières de luxe,
32:07ils vont rester planqués,
32:08ils ne savent pas
32:09que les Lloyds,
32:09ils ont le double
32:10de tous les passages du monde.
32:10Comment ça se passe
32:11aux États-Unis ?
32:12C'est pareil,
32:12c'est-à-dire que l'argent,
32:13il est recyclé
32:14à la bourse de New York
32:14tous les jours.
32:16Vous êtes en train
32:16de nous dire
32:16que le trafic de drogue
32:18qui est en provenance
32:20du Venezuela,
32:21par exemple,
32:22sert la bourse américaine.
32:23La guerre en Afghanistan,
32:24c'est quoi ?
32:25C'est la guerre de l'opium
32:26contre la cocaïne.
32:29C'est la CIA
32:30qui a organisé
32:30la production de l'opium
32:31dans les plaines d'Afghanistan.
32:35De même qu'ils ont fait
32:36des variétés de coca
32:38génétiquement modifiées
32:40pour planter en Colombie
32:43où avec des surfaces
32:44de culture beaucoup plus petites,
32:45on produit plus de drogue
32:46qu'avant.
32:47Donc, on ne peut pas imaginer
32:49que des sommes d'argent
32:50aussi considérables
32:51se vaporisent.
32:54Ah, encore une fois,
32:55à l'époque de la revanche télé,
32:56si vous ne la payez pas,
32:58on venait vous emmerder.
32:59Mais là,
33:00ce n'est pas de la revanche télé
33:00qu'on parle.
33:01On parle des pétroliers de pognon.
33:05Alors qu'on ne vient pas me dire
33:06qu'on ne sait pas
33:06où va l'argent.
33:07À un moment donné,
33:08n'importe quel financier,
33:09d'ailleurs l'histoire
33:10est pleine d'histoires
33:10qui vont en ce sens,
33:11depuis qu'on a des archives,
33:15n'importe quel financier
33:18se trouve à un moment donné
33:19à court de cash.
33:21Et là,
33:21il tue son père,
33:22sa mère,
33:22sa grand-mère
33:22et son arrière-grand-père
33:23s'ils le trouvent
33:24pour avoir du cash.
33:26Et à un moment donné,
33:27quand vous êtes vraiment
33:28en situation critique,
33:29bah,
33:30oui,
33:30peut-être,
33:33on pourrait peut-être trouver.
33:34Alors,
33:35il y a des tas de montages
33:35pour en arriver là.
33:36j'ai quand même un copain
33:38qui a participé
33:39à la rédaction
33:40de 42 rapports
33:42de,
33:45enfin,
33:45c'est pas de rapports,
33:45c'est le bilan
33:46du Crédit Lyonnais,
33:47ça c'est révéritable.
33:49– On assiste quand même
33:50après cette opération militaire
33:53contre Nicolas Maduro
33:54à un espèce de silence
33:56assourdissant
33:57en Chine
33:57et en Russie
33:58qui,
34:01la Chine,
34:02c'était quand même
34:02le partenaire
34:03du Venezuela.
34:05Il n'y a pas,
34:05il n'y a pas une réaction
34:06plus,
34:08plus importante que cela.
34:09– Non mais je vais dire,
34:10si vous voulez,
34:10hormis dans la politique
34:11spectacle
34:12française
34:14où tout le monde réagit
34:15surtout à propos de tout,
34:17des gens qui sont
34:18un minimum sérieux
34:18comme les Russes
34:19et les Chinois,
34:20ils prennent le temps
34:21de la réflexion
34:22pour réfléchir,
34:24je pense d'ailleurs,
34:25ensemble
34:25quant aux réponses
34:26à apporter.
34:28Bon,
34:28il y a quand même
34:28eu un petit signe
34:29avant-coureur,
34:30c'est que les Russes
34:32ont détruit
34:32trois usines américaines
34:33en Ukraine.
34:37Ce n'est pas un hasard.
34:38Enfin,
34:38à mon avis,
34:39c'est ce qu'on appelle
34:40le début d'une réponse.
34:42Et je pense que
34:42les intéressés,
34:43ils comprennent très bien
34:43ce genre de message.
34:45Comme par ailleurs,
34:46les Russes ont à peu près
34:47de finir
34:47de détruire
34:48les ports
34:48d'export
34:50des céréales
34:51ukrainiens
34:52dans l'embouchure
34:53du Nièpre
34:54et au Dessin,
34:55ça,
34:56il faut savoir
34:56que les principaux opérateurs
34:57sur le marché
34:58ukrainiens des grains,
35:00ce sont,
35:00c'est Chicago,
35:02pas la paix,
35:03mais les opérateurs
35:07américains
35:07traditionnels
35:08des céréales.
35:11Donc,
35:12je crois que
35:15l'argent de la drogue,
35:17il est recyclé
35:18tous les jours
35:18et ça arrange tout le monde
35:19puisque maintenant,
35:20on le prend en compte
35:20dans le calcul du PIB.
35:22À un moment donné,
35:23il faut arrêter
35:23de se foutre
35:23dans la gueule du monde.
35:24– Oui,
35:25le président de la République
35:26nous a fait une sortie récente
35:27sur l'usage de la drogue,
35:29ça ne devait pas être
35:30récréatif ni festif,
35:31mais ce serait bien
35:32qu'il commence
35:33par arrêter de le calculer
35:34pour gonfler son propre PIB aussi.
35:35– Évidemment.
35:36– Est-ce que vous pouvez
35:38nous expliquer un peu
35:40ce qu'était la situation économique
35:41du Venezuela
35:42avant que tout cela arrive ?
35:43– Vous nous disiez
35:44que finalement,
35:45la chute de Maduro,
35:46c'est aussi la volonté
35:48des États-Unis
35:48de le mettre sous blocus
35:49depuis des années.
35:51– Tous les pays
35:52dont on veut se débarrasser,
35:54les États-Unis,
35:54c'est toujours pareil.
35:56On crée le bordel,
35:57on finance…
35:58Il y avait quand même,
35:59je crois,
35:59en Géorgie…
36:01Non, pas en Géorgie,
36:02comment ça s'appelle ?
36:03Dans le Caucase,
36:05dans le Caucase Sud,
36:06à un moment donné,
36:07il y avait 2500 ONG
36:08qui distribuaient du pognon
36:10en expliquant aux gens
36:12que ça s'est tellement bueux après.
36:14Moi, j'ai vu un pauvre chef kazak,
36:17excusez-moi,
36:18pas du tout kazak,
36:20de Kabard,
36:20à Kabard,
36:21revenir de Bruxelles
36:23où il a été invité
36:24à une grande messe.
36:26On lui avait expliqué
36:26que la Russie,
36:27c'était fini,
36:28que le pétrole,
36:29c'était fini,
36:30que ça serait tellement bien
36:32s'il se ralliait
36:33à la cause de l'Occident.
36:35Bon, le pauvre mec,
36:36évidemment,
36:37il n'est plus…
36:38il n'est personne ingrat à chez lui.
36:40Et puis,
36:40si les gens…
36:41il faudrait quand même
36:42qu'il y ait des gens,
36:43un jour,
36:43ils retournent sur Terre,
36:44qu'ils arrêtent
36:45d'avaler la pilule
36:46de l'énergie renouvelable
36:47parce que,
36:48bien évidemment,
36:49les grands conflits
36:50de ce monde,
36:50actuellement,
36:51ce sont les matières premières
36:53et, en premier lieu,
36:53le pétrole et le gaz.
36:55Parce que sans pétrole
36:58et sans gaz,
36:59ce n'est pas avec des moulins à vent
36:59qui tournent parfois
37:00qu'on va réussir
37:02à faire une coulée de métal.
37:04Quand vous savez,
37:05par exemple,
37:05pour refroidir un bloc de carbone,
37:07ça demande 15 jours
37:07pour fabriquer
37:09des petits composants électroniques.
37:10– Alors,
37:10le président Trump
37:11était dans son avion
37:12l'autre jour
37:13et il a répondu
37:14aux journalistes
37:15en leur disant
37:15« mais laissez-moi
37:17deux mois
37:17concernant le Groenland
37:19et vous verrez bien
37:21ce que vous verrez ».
37:22– Quel est l'intérêt stratégique,
37:24économique surtout,
37:25de Donald Trump
37:26d'aller mettre la main,
37:27je ne sais pas par quels moyens,
37:29militaires financiers
37:30sur le Groenland ?
37:30– Le Groenland,
37:31c'est sur les ressources
37:32d'hydrocarbures.
37:33Sauf que là,
37:34le problème,
37:34il sait qu'il est obligé
37:35de bosser avec les Russes.
37:37Parce qu'il a dit
37:38« je vais commander
37:3840 brises glaces,
37:39grands comme les brises glaces russes ».
37:40Un brise glace russe,
37:42déjà, c'est 3-4 milliards de dollars,
37:44sinon plus.
37:45Par contre,
37:45pour le moment,
37:45il n'y a qu'ils qui savent en faire.
37:47Ce qui est sûr,
37:48c'est que le mythe
37:50de la route du Nord,
37:53la route du Nord,
37:55elle ne fonctionne
37:55que si les brises glaces russes
37:56sont opérationnelles.
37:57Parce qu'il n'y a pas du tout
37:58de passage possible
37:59comme ça,
38:00pour le moment.
38:01Et les brises glaces russes,
38:02ils peuvent casser
38:022,30 mètres de glace,
38:032,50 mètres,
38:04alors qu'avant,
38:05ils étaient réduits
38:05à 1,10 mètre.
38:06C'est-à-dire qu'effectivement,
38:07alors pour les Chinois,
38:08c'est hyper important,
38:09parce qu'évidemment,
38:11je crois que ça réduit
38:11le trajet de 10 ou 15 jours
38:13avec les États-Unis
38:15ou le restant
38:15de l'Amérique du Nord.
38:17Mais les Américains
38:18et les Russes
38:18ont tout intérêt
38:19à s'occuper,
38:21à s'allier,
38:24pour se débarrasser
38:25des teubés
38:25et pour mettre en œuvre
38:29les ressources énergétiques
38:30et minérales
38:33de ces portions du monde.
38:35Et par ailleurs,
38:36par rapport
38:37d'un point de vue stratégique,
38:41le Groenland,
38:42c'est aussi une barrière naturelle
38:44qui empêche
38:45un accès direct
38:46aux États-Unis.
38:49Mais je ne pense pas
38:50que ce soit ça
38:50le fond du problème.
38:51On nous parle
38:51de la fonte des glaces.
38:52Oui, la fonte des glaces,
38:53c'est rigolo.
38:54C'est très, très drôle.
38:55Le jour de la fonte
38:56où s'est ouvert la coop
38:57qui était à Londres,
38:58je crois, etc.,
38:59les glaces,
39:01cette année-là,
39:02sont arrivées,
39:02je crois,
39:02six mois plus tôt.
39:04Et il y a 23 bateaux
39:06qui ont envoyé des SOS
39:07pour que les brises glaces russes
39:08viennent les chercher.
39:08Bon, cette année,
39:11la banquise
39:12est plus grande
39:13qu'elle n'est
39:14depuis
39:151990
39:18des poussières,
39:19etc.,
39:20sachant que la somme
39:20des banquises nord-est-sud
39:21est toujours à peu près constante.
39:23Alors, on nous montre
39:24toujours l'Antarctique
39:25qui fond,
39:26évidemment,
39:27il y a des coulées de l'ave
39:27en dessous,
39:28les zones qu'on nous monte,
39:29alors évidemment,
39:30la glace,
39:30elle a un petit peu du mal
39:31à s'accrocher
39:31à la coulée de l'ave.
39:32Et en plus de ça,
39:33il y a une barre rocheuse
39:34qui interrompt
39:36les circulations de vent.
39:39– Alors,
39:40est-ce que vous pouvez
39:41nous dire,
39:42Jean-François Oseul,
39:43on arrive à la fin
39:44de cette émission,
39:45si on arrive,
39:46si on assiste
39:47à un retour
39:48des empires
39:49avec les États-Unis,
39:51la Russie,
39:51la Chine ?
39:52– Disons qu'on assiste
39:53surtout au fait
39:54qu'aujourd'hui,
39:55pour exister,
39:56il faut avoir
39:57une certaine taille critique.
39:58Et on a d'un côté
39:59un Occident
40:00qui se croit élu,
40:04qui méprise
40:05absolument
40:06tout ce qui pourrait
40:07être des partenaires.
40:08Moi, historiquement,
40:08j'ai travaillé
40:09dans une boîte de BTP
40:09où on était présent
40:11dans 83 pays.
40:13On a travaillé
40:14en bonne intelligence
40:14dans ces 83 pays.
40:16Pourquoi ?
40:17Et j'ai compris,
40:19discuté avec le ex-PDG
40:20des DF International,
40:22qui disait que,
40:23oui,
40:23il n'y a pas de problème,
40:24on peut tout à fait
40:24contrôler l'avenir
40:25d'une boîte
40:26si on est honnête
40:27avec seulement
40:2825-30% du capital.
40:31À condition
40:31que l'activité
40:34que l'on développe
40:35aïe,
40:36dans le sens,
40:37c'est ce que je disais
40:38préalablement,
40:39de la ligne politique
40:40définie par l'État.
40:42Bon.
40:43Eh bien,
40:43il est possible
40:44de construire,
40:45alors les histoires
40:45de partenariat
40:46gagnant-gagnant,
40:47ça m'agace
40:48au plus haut point.
40:49Il y en a un
40:51qui peut gagner beaucoup,
40:52l'autre peu.
40:52L'essentiel,
40:53c'est que les deux
40:54aïe
40:56aient la même
40:58lignée,
40:58on va dire,
40:59spirituelle.
40:59ils aient l'impression
41:01que c'est bien
41:02pour les deux pays.
41:04Eh bien,
41:06actuellement,
41:06on n'en est pas du tout là,
41:07on a toujours des gens
41:08qui…
41:08Vous nous parliez
41:09d'état d'esprit
41:09en préparant cette émission.
41:11Oui,
41:11c'est exactement ça.
41:12C'est quoi
41:12l'état d'esprit
41:13en Europe ?
41:14L'état d'esprit
41:15en Europe,
41:15c'est qu'on a délégué,
41:17on a déjà,
41:19et ça c'est très intéressant
41:20parce que quand on s'intéresse
41:21à l'histoire de la Chine,
41:22chaque fois que la Chine
41:23a abandonné
41:24la promotion au mérite,
41:26elle est tombée
41:26dans des confitures totales.
41:29L'Europe a abandonné
41:30la promotion au mérite.
41:32Vous avez la présidente
41:33de la Commission européenne,
41:34elle a une thèse
41:34dans laquelle tout le monde
41:35s'accorde pour dire
41:36qu'il y a 30 pages
41:37de plagiat pur et dur.
41:39À partir du moment
41:40où on a des élites
41:41qui trichent
41:42et qui ne sont même
41:43pas capables de…
41:44On a quand même
41:45trois premiers ministres
41:46qui n'ont pas de diplôme.
41:48Aujourd'hui,
41:49dans un monde hyper complexe
41:50comme le nôtre,
41:51si vous n'avez pas de diplôme,
41:51vous comprenez quoi ?
41:53Alors,
41:55on a un conseil d'État
41:56dès qu'on lui pose
41:57une question en termes
41:58de conseil,
41:59il appelle tout de suite
42:00un consultant
42:01pour faire un rapport.
42:02Ils ont mis cinq ans
42:03pour prendre un rapport
42:04sur l'intérêt général
42:05qu'ils ont commandé.
42:07Il fait 700 pages
42:07et j'ai quelqu'un
42:08qui bosse avec moi
42:09et la lui en détail
42:10pour aboutir
42:11à la conclusion
42:11que ça n'existe pas
42:12qui est la conclusion allemande
42:13puisque la prédestination
42:15luthérienne
42:15fait qu'il n'y a pas
42:17de l'intérêt général
42:18puisque vous représentez
42:20ceux que Dieu a choisis.
42:23Donc, il y en a quoi
42:23on s'en fout
42:24de l'intérêt général
42:24qui crève les pauvres ?
42:26Ben, attendez.
42:28Dieu a voulu
42:29qu'ils soient pauvres
42:29et ils le resteront.
42:31Je ne vais pas
42:31contrarier Dieu, bien sûr.
42:33Oh ben non,
42:33parce que sinon...
42:34Comme disait Louis de Funès,
42:35les riches c'est fait
42:36pour être très riches
42:36et les pauvres, très pauvres.
42:38Ben voilà.
42:38Dans la folie des grandeurs.
42:39Mais c'est complètement ça.
42:42Économiquement,
42:42on va terminer là-dessus.
42:43Est-ce que vous pouvez nous dire
42:45ce qu'on doit retenir
42:48de cette séquence vénézuélienne ?
42:49Ben, on doit surtout retenir
42:51qu'on n'existe pas politiquement.
42:54Comme je vous dirais,
42:55pour un pays,
42:56ça n'existe que s'il y a
42:56un dialogue
42:57entre au moins
42:58les idées,
43:02le capital
43:04et ceux qui sont capables
43:05de mettre en œuvre
43:06les stratégies politiques.
43:09Ben nous,
43:10on voit que le département
43:11idée, il est fermé.
43:14Donc, on va où ?
43:16Ben on va...
43:17On nous emmène
43:17là où on veut, quoi.
43:18Alors, on va faire un...
43:19On va devenir un grand Disney.
43:21Un grand Disney.
43:21C'est ça l'avenir
43:22des Français pour 2026 ?
43:24C'est la disneylisation
43:26de l'économie française ?
43:28Pas tout de suite
43:29le Disneyland,
43:29mais sur le fond,
43:31on voit bien que...
43:33Non, mais c'est ce que nous promettaient
43:34dans les guignols
43:35où on s'en souvient
43:35les fromages qui puent,
43:37vous allez devenir
43:37des directeurs de musées, en fait.
43:39Ben, bien évidemment.
43:41Et puis, il y aura certainement
43:42un certain nombre de bordels
43:44à ouvrir.
43:45Et puis, deux choses
43:46qui permettent de faire du cash
43:47avec les touristes.
43:48Mais, je veux dire, là...
43:50Oui, il y a certains
43:50qui parlent déjà
43:51du retour des maisons closes.
43:52Ben, grande industrie.
43:54On a la CAM,
43:56on a les maisons closes.
43:58Vachement bien.
43:58Et puis, les jeux,
43:59on peut développer un peu, quand même.
44:01On a la Française des jeux.
44:02On a la Française des jeux
44:03qu'on a vendus, je crois.
44:05Non, mais ce qui est absolument
44:06extraordinaire, tout ça.
44:07C'est-à-dire qu'il n'y a...
44:09Quand vous voyez que nous sommes
44:10dirigés par des avocats,
44:12le rôle d'un avocat,
44:13c'est quand même fondamentalement
44:14de tordre la réalité.
44:15Nicolas Sarkozy
44:16est un avocat de formation.
44:18Oui, Brune Pivet aussi.
44:20À partir du moment
44:21où des gens ne croient pas
44:23en l'existence de la réalité.
44:24De la vérité, même.
44:26Oui, mais bien sûr.
44:27Bien évidemment,
44:28il y a des tas d'arrives horizontales
44:29qui expliquent
44:30qu'en France, très développée,
44:31qui existe,
44:32que la vérité n'existe pas.
44:34Mais ça rassure tout le monde.
44:35Et puis encore une fois,
44:36si on vous propose
44:37une opportunité de corruption,
44:39c'est Dieu qui vous la propose.
44:41Ça serait dur de risquer l'enfer
44:42pour ne pas l'avoir accepté,
44:43quand même.
44:45Donc on en est là, quoi.
44:47C'est-à-dire que les gens
44:48ne savent plus construire.
44:49Avant, moi,
44:50j'ai été formé comme ingénieur
44:52pour construire des choses,
44:54même très complexes,
44:56très très complexes.
44:57Vous fabriquiez
44:58des barrages hydrauliques.
45:01Oui, non.
45:01J'aurais pu travailler
45:02sur le barrage
45:03de Yacireta,
45:04qui donc donne
45:05une grande partie
45:06de son énergie
45:07à l'Argentine
45:08et au Parana.
45:09Mais pour commencer
45:10à construire
45:10ce type de barrage,
45:11il faut déjà construire
45:12ces 40 ans
45:14de mise au point
45:14du projet,
45:15de son financement,
45:1610 ans d'études,
45:1920 ans de réalisation.
45:21Mais de cela,
45:22on n'est plus capable
45:23en France ?
45:23Non.
45:24Non, puisque j'ai une amie
45:26qui travaille
45:27dans le secteur
45:27de l'ingénierie,
45:29bâtiments et projets
45:30des villes.
45:31Eh bien,
45:31elle recrute pour les projets
45:32dans le monde.
45:33Elle recrute où ?
45:34En Chine ?
45:35Oui, parce que c'est là
45:36qu'on fabrique des ingénieurs
45:37et puis en France.
45:38Oh non,
45:38on fabrique toujours en France.
45:39Mais ceux qui ont l'expérience,
45:41ceux qui ont l'expérience
45:42des projets sur le terrain,
45:44aujourd'hui,
45:44ce sont des Chinois.
45:45C'est-à-dire que la boîte
45:46où j'ai travaillé
45:47était le maître d'œuvre
45:49du projet
45:49des barrages
45:50des Trois-Vallées en Chine.
45:51C'est un peu de quoi ça en cause.
45:55Mais en cause au fait
45:56qu'aujourd'hui,
45:56on n'a plus les gens
45:57qui savent faire.
45:59Merci Jean-François Oseul
46:00d'avoir accepté
46:01notre invitation.
46:04Vous pourrez retrouver
46:05dans un instant
46:06la chronique économique
46:08et financière
46:09de Philippe Béchade.
46:10Et quant à nous,
46:11on se retrouve
46:11la semaine prochaine.
46:12À bientôt.
46:13Salut.
46:13Bonjour et bienvenue
46:34pour ce rendez-vous
46:36hebdomadaire
46:36de décryptage
46:37de l'actualité
46:38économique et géopolitique
46:39en mode affranchi.
46:40Je salue
46:42tous les abonnés
46:43de TV Liberté
46:44auxquels j'adresse
46:45d'ailleurs
46:46mes vœux.
46:48Vœux de santé,
46:50de réussite,
46:52d'accomplissement.
46:54Et puis évidemment,
46:56qui suivez
46:57nos commentaires.
46:57on espère également
47:00que nos chroniques
47:02vous aideront
47:02à faire
47:03des placements
47:04judicieux.
47:07Cette chronique,
47:08je vais l'intituler
47:09« 2026,
47:11un monde de brut ».
47:13Oui, parce que
47:142026 a commencé
47:15de façon brutale
47:17avec l'intervention
47:18américaine
47:19au Venezuela.
47:21Une intervention
47:22dans nos médias
47:24mainstream.
47:25Oublie de préciser
47:25quand même
47:26que ça fait
47:27une cinquantaine
47:28de morts,
47:29dont une trentaine
47:31de personnels
47:32du service de sécurité
47:34d'origine cubaine
47:35qui, à ma connaissance,
47:37n'avaient rien fait
47:39aux États-Unis,
47:40qui n'avaient pas menacé
47:42ni Washington
47:42ni Donald Trump
47:44et qui sont tombés,
47:47on va dire,
47:48dans l'exercice
47:49de leur fonction
47:50et on pourrait même dire
47:51au champ d'honneur
47:53pour tenter
47:54de protéger
47:55un dirigeant,
47:58M. Maduro,
48:00dont on imagine
48:01que la capture
48:02a été rendue
48:03très facile
48:04par des trahisons
48:05internes.
48:06Oui, en effet,
48:07M. Maduro
48:08n'a pas été conduit
48:09vers des bunkers
48:12sécurisés
48:13dès que les premiers
48:13hélicoptères américains
48:15ont commencé
48:15à survoler Caracas.
48:16Au contraire,
48:18il semblerait
48:18qu'il ait été sécurisé
48:20en attendant
48:21que les Delta Force
48:23viennent le cueillir.
48:25Pourquoi tuent
48:25une trentaine de Cubains,
48:26d'ailleurs,
48:27au passage ?
48:28On ne sait pas.
48:29Alors,
48:29le but des Américains
48:31aux États-Unis,
48:32là, c'est très très clair.
48:33Jay Devance
48:34l'a dévoilé
48:36lors d'une interview
48:37accordée à Fox News
48:39et au journaliste
48:41volette Jeff Waters
48:42à la question
48:44« Est-ce qu'avoir capturé
48:48Maduro
48:49va améliorer
48:50le quotidien
48:51des Américains ? »
48:52Jay Devance a dit
48:53« Ce n'est pas du tout
48:54la question.
48:56On va pouvoir mettre
48:57la main
48:57sur les richesses
48:59du Venezuela. »
49:00Bon, celle que tout le monde
49:01connaît, évidemment,
49:02c'est le pétrole.
49:04Mais il y a également
49:05de l'or.
49:07De l'or
49:08dans de vastes étendues
49:11à l'est du Pétrole.
49:12pays en pleine jungle.
49:14Il y a également
49:15des terres rares.
49:17Et tenez-vous bien,
49:18il y a aussi
49:18des bitcoins.
49:20Eh oui,
49:21le Venezuela
49:22aurait miné
49:23environ 600 000
49:24bitcoins
49:25pour disposer
49:28d'une réserve
49:29d'actifs négociables
49:30parce que le Venezuela
49:31est sous embargo
49:33bancaire
49:34américain
49:35depuis 2017
49:36qu'il avait mis en place
49:38Donald Trump
49:39lui-même.
49:40Donald Trump
49:41avait d'ailleurs
49:42banni le Venezuela
49:43de SWIFT
49:44empêchant
49:45pratiquement
49:45toute
49:47opération
49:49bancaire
49:50internationale.
49:52Depuis,
49:53ce sont les Chinois
49:54avec leur
49:55ersatz
49:56de SWIFT
49:57qui s'appelle
49:58CIPS
49:58qui permettait
50:00au Venezuela
50:01de retrouver
50:03doucement
50:04un petit peu
50:06d'oxygène monétaire.
50:07mais les 600 000
50:09bitcoins
50:09auraient pu
50:10être employés
50:11effectivement
50:11pour
50:13faire des
50:15achats
50:16de biens
50:17de première
50:17nécessité.
50:18En réalité,
50:19la Chine
50:20a fourni
50:21l'essentiel
50:22de ce dont
50:23avait besoin
50:24le Venezuela
50:25et notamment
50:25pour exploiter
50:26son pétrole.
50:27Et oui,
50:29sous embargo
50:29américain,
50:30impossible
50:31d'entretenir
50:32et de remplacer
50:34le matériel
50:35installé
50:37par les
50:37majors
50:37américains
50:38dans les
50:39années 50
50:40et même
50:41avant.
50:42Donc,
50:42ce sont les Chinois
50:43qui ont fourni
50:44les nouveaux
50:45DERIC,
50:45les nouvelles
50:45plateformes,
50:47les nouvelles
50:48unités
50:49de raffinage.
50:51Rien de tout cela
50:52n'est compatible
50:52avec le matériel
50:53américain
50:54et il va falloir
50:55tout remplacer.
50:57Bon,
50:58c'est pas grave.
50:59Trump l'a dit.
51:01Les États-Unis
51:02aideront
51:03les compagnies
51:04américaines
51:05qui s'implantent
51:05au Venezuela
51:06à financer
51:07justement
51:08la remise
51:09à niveau
51:09du matériel.
51:10Et comment
51:10le faire
51:11financièrement ?
51:13Tout simplement
51:13en confisquant
51:15le pétrole
51:16vénézuéen.
51:18Alors,
51:18Trump
51:19essaie
51:19d'y mettre
51:19les formes.
51:20Il explique
51:21que ces 50 millions
51:22de barils,
51:23les Vénézuéliens,
51:24bien sûr,
51:25vont recevoir
51:26l'argent.
51:28Le pétrole
51:28va aller aux États-Unis.
51:30Les Vénézuéliens,
51:31les Vénézuéliens
51:32reçoivent
51:33l'argent,
51:33mais ils vont
51:34devoir acheter
51:35américains.
51:36Autrement dit,
51:37cesser d'acheter
51:37chinois.
51:39Là,
51:39ça pose un double
51:40problème.
51:41Parce que
51:41comment un pays
51:44peut-il ordonner
51:45à un autre pays
51:46de ne plus
51:48acheter
51:49ce dont il a besoin
51:51ou bon
51:51lui semble ?
51:53Et les 50 millions
51:54de barils
51:55de pétrole
51:56que vise
51:56Donald Trump,
51:57en réalité,
51:58ils appartiennent
51:58à la Chine.
52:00Ils appartiennent
52:00à la Chine
52:01tout simplement
52:02parce que
52:02c'est le mode
52:03de paiement
52:04du Venezuela
52:05pour rembourser
52:07les prêts
52:08offerts par Pékin.
52:10Tout cela
52:11est parfaitement
52:12légal
52:13et parfaitement
52:15conforme
52:15aux règles
52:16de l'OMC
52:17que les États-Unis
52:18donc entendent
52:20clairement,
52:21ouvertement
52:22violer
52:23et en expliquant
52:25évidemment
52:25que d'autres
52:26pays sur cette
52:28planète
52:29font partie
52:29du camp
52:30du mal
52:30et que
52:31si jamais
52:32ils levaient
52:32le petit doigt
52:33pour défendre
52:34leur précaré,
52:35alors ils sont
52:36dans l'illégalité.
52:38Les États-Unis,
52:38eux,
52:39ne s'en cachent pas.
52:40Eh bien,
52:40l'Amérique centrale,
52:41l'Amérique du Sud,
52:43c'est chez eux,
52:44c'est la doctrine
52:45Monroe,
52:46rebaptisée
52:47par Donald Trump,
52:48la doctrine
52:50Donroe.
52:52être plus
52:55égocentrique
52:56et mégalomaniaque
52:58que Donald Trump,
52:59ça paraît
53:00difficilement
53:01concevable.
53:02Mais ce qui est
53:03assez fantastique,
53:04c'est que depuis
53:05le 3 janvier,
53:07eh bien,
53:07les marchés
53:08ne tremblent pas,
53:10le pétrole
53:11ne baisse pas,
53:12le pétrole
53:12ne monte pas.
53:14On a simplement
53:15vu l'argent
53:16atteindre
53:17un nouveau record.
53:19Et puis là,
53:20assez bizarrement,
53:22sa hausse
53:23a été bloquée
53:24à 82,50 dollars
53:27et badaboum,
53:29un certain
53:305 janvier
53:32à 2 heures
53:33du matin,
53:34l'or et l'argent
53:36ont subitement décroché
53:37sans que personne
53:38comprenne pourquoi.
53:40Donc,
53:40on a bien compris
53:41que là aussi,
53:41les Américains
53:42sont à la manœuvre
53:43car ce sont aussi
53:45des entreprises américaines
53:46qui sont vendeuses
53:47à découvert
53:48d'argent
53:49et qui sont peut-être
53:50financièrement
53:52à l'agonie.
53:53Effectivement,
53:54la manipulation
53:54des métaux précieux
53:56leur permet
53:57de retrouver
53:58un peu d'oxygène,
53:59de survivre
54:01quelques jours
54:01ou quelques semaines
54:02de plus
54:02avant que
54:04la réalité inexorable
54:06des shorts
54:07gigantesques
54:09opérés
54:09sur les métaux précieux
54:10ne sont pas soutenables
54:13et toutes ces positions
54:15devront être clôturées,
54:17quoi qu'il en goûte.
54:18Pour vous remercier
54:19de votre fidélité,
54:19vous pouvez télécharger
54:20gratuitement
54:21notre rapport spécial
54:22qui contient
54:23nos solutions
54:24pour préserver
54:25votre épargne
54:26face à la faillite
54:27économique
54:28de la France
54:29laquelle met en danger
54:31votre épargne.
54:32Il vous suffit
54:33de cliquer sur le lien
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54:34pour l'obtenir
54:36gratuitement.
54:38Merci
54:38et à bientôt.
54:40Sous-titrage Société Radio-Canada

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