00:00Bah non, c'est pas fini, c'est ce que nous disait Nicolas Dayot, ça continue, etc.
00:04Vous pouvez aller piquer les petits...
00:07Les piquets, les piquets, on appelle ça les piquets, avec la Canadienne.
00:10Bien sûr, bien sûr, bien sûr, bien sûr, la Canadienne qui peut s'envoler.
00:13Mais il y a des emplacements nus qui cartonnent encore, ce que nous disait Nicolas Dayot.
00:17Bon, drôle d'époque avec vous, Françoise Degoye. Bonjour Françoise.
00:19Bonjour Jean-Patrick.
00:20Vous nous dites ce matin, non, tout ne va pas si mal en France.
00:25Faut vite le dire. Bon, tout ne va pas si mal en France, car il y a un domaine dans
00:29lequel nous brillons, c'est le sport.
00:32Ah bah oui Patrick, hier, entre deux lectures de papier pénible sur le détroit d'Hormuz,
00:36ou la pénurie de kérosène dans l'aviation, ou le débat politique français des militants,
00:41et bien que vois-je l'arrivée époustouflante d'un jeune coureur qui arrache la flèche wallonne avec un brio
00:46et une gourmandise rare.
00:48Je me dis, tiens, je regarde d'un oeil, c'est Pogacar.
00:50Et bien pas du tout. C'est Paul Sexas, 19 ans, lyonnais, qui crève l'écran depuis le tour du
00:55Pays Basque,
00:56qu'il a remporté. Frissons et fierté française qui revient, comme elle est revenue pour ses JO de Paris,
01:02non seulement avec la série Moni d'Ouzertur qui devient l'événement à battre dans les prochaines décennies,
01:07mais aussi avec les exploits inouïs de Léon Marchand, meilleur nageur du monde,
01:11Teddy Riner, meilleur judoka du monde, Antoine Dupont, meilleur rugbyman du monde,
01:16Pauline Ferrand-Prévost, sur le toit du monde, en cyclisme.
01:19Je n'oublie pas, bien sûr, Wiktor Wambayanma, bien sûr, ça crée à l'unanimité MVP.
01:24Le basketeur.
01:24Ouais, meilleur défenseur du championnat de NBA il y a deux jours,
01:28et en piste pour le titre du meilleur joueur tout court.
01:31Et que dire des JO de Cortina, le duo magique qui a enflammé des centaines de millions de téléspectateurs.
01:36C'est des centaines de millions de vues sur les réseaux sociaux.
01:40Guillaume Ciseron et Laurence Fournier-Baudry, je ne parle même pas des biathlètes fillets garçons
01:45qui ont quasiment tout raflé, Lou Jean Monod ou Quentin Fillon-Maillet.
01:48C'est une liste magnifique, Patrick, que je voulais faire ce matin,
01:51à laquelle il faut ajouter les footballeurs qui brillent, bien sûr,
01:54Ouzmane Dembélé ou Kylian Mbappé.
01:56Toutes et tous sont sur le toit de l'Olympe,
01:58et tous, finalement, nous rendent ce que nous avons le sentiment de perdre,
02:02la fierté d'être français.
02:03Ouais, c'est bien ça le paradoxe français, non ?
02:06Car j'ai pliché une étude très intéressante réalisée par le think-tank d'Estin-Commun en février dernier,
02:11réalisée au début de l'année avec deux chiffres qui se percutent, Patrick.
02:148 Français sur 10 se déclarent spontanément fiers d'être français,
02:18et ça, ça traverse toutes les catégories socioprofessionnelles ou l'âge.
02:22Mais 8 Français sur 10 estiment aussi que nous ne sommes pas sur la bonne voie,
02:26que nous nous plantons complètement dans la vie quotidienne des gens.
02:30Il est donc là le hiatus entre ce pessimisme généralisé et cet attachement individuel.
02:35individuel, je dirais, à tout ce qui fait la beauté de notre pays,
02:38son histoire, son patrimoine, ses conquêtes sociales et le sport.
02:42Les exploits sortis, c'est plus largement tout ce qui peut s'apparenter à une liesse collective.
02:46Et c'est là que se trouve le deuxième paradoxe.
02:49On dit la société française très repliée, très individualiste, et on a raison,
02:54mais elle est capable justement de s'enflammer pour les grandes victoires collectives,
02:59les grands événements collectifs.
03:01Et bien sûr, le sport est le plus merveilleux de ces vecteurs.
03:05Regardez l'engouement pour les Jeux Olympiques.
03:07Pour la Coupe du Monde de Rugby en 2023, vous vous en souvenez,
03:09on l'a tellement couverte avec Sud Radio.
03:11On ne l'a pas gagné.
03:12Arrêtez de remuer le couteau dans la plaine.
03:14On a pleuré, oui d'accord.
03:15Mais enfin bon, c'était quand même sublime.
03:16La liesse des victoires en Coupe du Monde en 98, en 2018.
03:21Et on imagine ce que sera, Patrick, la Coupe du Monde de Basket en 2031 en France.
03:26Oui, puisqu'on l'a appris hier, Coupe du Monde de Basket en 2031.
03:30Alors pourquoi le sport ?
03:31Parce qu'il exalte les valeurs qui nous rassemblent, et ça commence par les hymnes.
03:35Vous avez vu la ferveur avec laquelle les stades chantent la Marseillaise, comme des casseroles.
03:40Et quand elle est sifflée, cette Marseillaise, vous vous en souvenez certainement,
03:43ce fameux match France-Algérie, ça provoque des heures et des heures de débat,
03:47de suffutations souvent justifiées.
03:49Mais ça dit surtout à quel point notre pays est attaché à son hymne,
03:53et à tout ce qu'il porte de plus grand de notre histoire, c'est-à-dire la Révolution.
03:57Les valeurs aussi qu'il incarne, courage, don de soi, dépassement,
04:02idéal qui en France prend une dimension particulière.
04:05Quand nous sommes le pays du romantisme et de l'épopée, mon ami,
04:08l'idéal du héros sacrificiel, humble et solaire,
04:12finalement, les Français trouvent dans le sport ce qu'ils ne trouvent plus depuis très longtemps dans la politique.
04:17Bon, est-ce que vous pouvez envoyer votre petit papier, votre édito à Emmanuel Macron ?
04:26Bien sûr, parce que...
04:27Parce que, évidemment, c'est ça, c'est ce qu'il faut faire briller.
04:30Vous avez vu hier le casque, il avait un casque de chantier, en fait, hier, en Auvergne,
04:35pour dire, il faut y arriver, on va lancer, il faut lancer des chantiers,
04:41la méthode Notre-Dame, c'est ça.
04:44Il est temps, quand même, il est temps, il en poste depuis quand ?
04:492017.
04:4910 ans, 10 ans.
04:50Oui, oui, oui, c'est ça.
04:51Bon, bah, dommage, alors, oui, dommage, parce qu'il ne se réveille un peu tard,
04:55parce que, ce qui...
04:56Non, mais c'est vrai, le problème français, il est en dehors du sport, il est où ?
05:00C'est qu'on complique tout, tout ce qui fonctionne.
05:02Ça fait des années et des années que les chefs d'entreprise,
05:05notamment les petits patrons, etc., disent,
05:08il faut arrêter quand un système est simple pour embaucher.
05:10On limite quand une entreprise veut investir, on la ralentit.
05:13Quand elle avance, on la contrôle.
05:15Stop !
05:16Est-ce que je peux ?
05:16On en parlera tout à l'heure.
05:17Non, non, attendez.
05:18On en parlera tout à l'heure à 8h15.
05:20Ce sera l'édito d'Elisabeth Lévy.
05:23Et juste après ça, votre invité.
05:25Bonjour, Maxime Liadou.
05:26Bonjour, Patrick Roger.
05:27Bonjour à toutes, bonjour à tous.
05:29Votre invité.
05:29Mon invité politique, c'est Robert Ménard.
05:31On le connaît bien, ici, à Sud Radio, maire de Béziers,
05:34l'homme qui a décidé, dans cette époque tumultueuse,
05:36où il s'est toujours revendiqué comme un homme libre,
05:39d'écrire une lettre à sa fille sur l'époque, sur la politique.
05:43Et ça tombe bien, c'est exactement de ces sujets qu'on va parler avec lui.
05:46La droite, Marine Le Pen, Bruno Rotaillot,
05:48et l'homme qui a co-créé le fameux reporter Son Frontière,
05:51dans un contexte où la guerre est absolument partout,
05:54et à l'heure où la France a perdu son troisième soldat depuis le début de la guerre,
05:57entre Iran, Israël et les Etats-Unis.
05:58Pourquoi est-ce qu'il a écrit à sa fille ?
06:03Problème de génération, dit-il, il ne reconnaît plus.
06:06Il nous le dira tout à l'heure à 8h15.
06:08Il y a des coulisses dévoilées par Patrick Crojet.
06:10Vous le savez, c'est écrit dans le livre, effectivement.
06:13À 8h15, donc, tout à l'heure, Robert Ménard,
06:15vous pourrez aussi poser des questions, il restera avec nous juste après.
06:19Je rappelle aussi que Charles Aloncle sera l'invité à 10h,
06:22évidemment, de Valérie Expert sur Sud Radio.
06:24Dans un instant, très très inquiet, notre ami Régis Maillot.
06:28Il va vous dire pourquoi.
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