00:00...
00:04Drôle d'époque avec vous, Françoise Degoy.
00:06Bonjour. Bonjour Patrick.
00:07Bon, drôle d'époque, tout de même,
00:10parce qu'il y a quelqu'un qui
00:12apparaît pour certains comme un danger
00:14pour le pays, pour d'autres
00:16au contraire, c'est un espoir, c'est
00:17Jean-Luc Mélenchon, et
00:20selon un sondage, là,
00:22aujourd'hui, il semble
00:23qu'il a vraiment le
00:25vent en poupe, en fait. Je ne sais pas s'il bénéficie
00:28d'éoliennes ou pas, mais...
00:29En tout cas, les moteurs électriques, j'en sais rien.
00:32Attention, c'est un sondage.
00:33En l'occurrence, pour nos amis de
00:35Public Sénat, c'est-à-dire une photo de l'instant,
00:38mais Jean-Luc Mélenchon est à 16%
00:40d'intention de vote pour le leader
00:42de LFI, qui prend 4 points
00:43et se retrouve à un tout petit point derrière
00:45seulement de Edouard Philippe, qui lui, en perd
00:484 à 17%. Alors, au-delà
00:50du caractère spectaculaire de ce chiffre
00:5216%, Jean-Luc Mélenchon n'a
00:53jamais atteint ce chiffre dans les
00:55sondages. Un an avant
00:57la présidentielle. Il y a une logique
00:59à ce bon. Patrick Mélenchon, comme toujours, a très bien
01:02réussi son entrée en campagne. C'est très
01:04claré, classique, c'est sobre.
01:06Il n'engueule pas les journalistes. Là, on voit
01:08un Jean-Luc Mélenchon très aimable
01:10et qu'il sourit. C'est une offre
01:11professionnelle avec une armada politique
01:13et numérique tout aussi professionnelle
01:15qui avance au pas cadencé.
01:17Vous avez une phrase de Jean-Luc Mélenchon.
01:19Elle est reprise in extenso par des
01:21centaines. D'abord tous les députés, puis toute
01:23la force numérique. Alors, ce sondage,
01:25hier soir, évidemment, il a mis des sueurs
01:27froides à tous les états-majors de gauche.
01:29Mais la gauche, elle n'a qu'à s'en prendre qu'à
01:31elle-même. La gauche, hors Mélenchon,
01:33face à la mécanique parfaitement huilée.
01:35Qu'est-ce qu'on voit ? On voit une gauche
01:39dépenaillée, échevelée,
01:39qui s'engueule, qui s'empêche,
01:42qui s'empêtre dans des manœuvres
01:44d'appareils, ne propose rien
01:45à part le bruit stridulant de leur
01:47chamaillerie, de leur balle des égaux.
01:49C'est infernal. François Hollande, qu'est-ce qu'il fait ?
01:51Il attend la décomposition maximale
01:53pour être le sauveur. Raphaël Hussman,
01:55lui, il parie sur un effet blast,
01:57une sorte de double effet qui se coule
01:59avec la sortie de son livre jeudi
02:01et un grand meeting le 13 juin. Tu parles,
02:03Charles, moi je veux bien, hein ? Mais avec
02:05un titre pareil de son livre, nous en avons
02:07encore envie. Excusez-moi.
02:09C'est le titre de livre, nous en avons
02:11encore envie. C'est un très joli titre de
02:13roman. Mais est-ce un titre de
02:15livre politique ? Et quand vous le feuilletez, je l'ai lu
02:17ce week-end. Il n'a pas peur d'être caricaturé
02:19en sortant ce titre-là. Non, bien sûr.
02:21Nous en avons encore envie,
02:23on ne sait pas de quoi, des
02:26sucettes choupa-choupes, et puis
02:27les recettes à l'intérieur. Si vous voulez,
02:29les recettes à l'intérieur, ça fait
02:31dix ans qu'on les ressort. Et puis
02:33François Huffin qui se lance avec une BD,
02:35moi je pense que Jean-Luc Mélenchon a encore de beaux jours
02:37devant lui. Bon, et pourtant il reste,
02:39donc, vous l'avez dit, il est assez haut là dans
02:41ses sondages, et l'une des personnalités
02:43les plus détestées, ce que je disais,
02:45par certains. Oui, vous avez raison, mais on se pince un peu,
02:47comme si tout était passé au lavage
02:49et sorage. Depuis le
02:517 octobre, qu'est-ce qu'il fait Jean-Luc Mélenchon ?
02:53Il a une seule ligne pour essayer
02:55de trouver les 500 000 électeurs
02:57qui lui ont manqué le soir du premier tour
02:59en 2022. Une seule
03:01ligne. Gaza, Gaza, Gaza, Gaza.
03:03Et l'insurrection dans tous
03:05les domaines, avec un seul mot d'ordre,
03:07abattez la citadelle. C'est ça la
03:09campagne de Jean-Luc Mélenchon. On se pince
03:11parce que l'électorat de gauche, c'est-à-dire plus
03:13large que le noyau des irréductibles,
03:15eh bien, il semble glisser sur les dérives
03:17antisémites, les excès, la brutalité,
03:19le mépris des partenaires, les blagues
03:21vaseuses, le soutien à la jeune
03:23garde. Tout ça, c'est comme si ça n'avait jamais
03:25existé. Tout semble glisser,
03:27je dis bien, tout en semble glisser
03:29parce que, quand même, on est à un an,
03:31mais le pire cauchemar de la gauche
03:33est en train de se profiler.
03:35C'est ça, c'est-à-dire le second tour,
03:38Mélenchon, justement,
03:39face à Bardella.
03:40Oui, alors, imaginez, Patrick, on se faisait ça
03:43ce matin, très tôt,
03:44quand on est arrivé, imaginez un leader
03:46socialiste, Olivier Faure, François Hollande,
03:47et même l'aile supposée gauche-droite,
03:50pardon, du Parti Socialiste. Imaginez une
03:51qualification de Jean-Luc Mélenchon
03:53face à l'extrême droite. Vous pensez
03:55vraiment que les leaders n'appelleront pas
03:57à barrer la route à l'extrême droite ?
04:00Ils seront obligés de le faire,
04:02c'est évident, même si ça leur coûte,
04:04même s'ils savent que Mélenchon ne peut
04:05pas gagner face à l'extrême droite.
04:07C'est impossible. Aujourd'hui, la gauche...
04:09Non, c'est pas impossible. La gauche, elle pêche
04:1130%. Bah non, non, non, ne dites pas ça,
04:13c'est pas impossible. Non, non, moi, je pense que
04:14Jean-Luc Mélenchon, je le dis, en fait, à certains,
04:17je vous l'ai dit, je pense qu'il peut
04:20gagner, quoi. Que ce soit
04:21Bardella ou Marine Le Pen, tout est possible.
04:23On va avoir, effectivement, parce que là,
04:25vous avez raison, c'est que nous rentrons
04:26dans des réflexes que nous ne connaissons pas.
04:30Nous allons avoir des gens qui choisiront,
04:32eh bien, entre Mélenchon et Bardella,
04:33de ne pas choisir et de s'abstenir.
04:35Vous allez aussi avoir des gens du centre-gauche
04:37qui vont dire, écoutez,
04:38je ne veux pas de ça, je veux m'empêcher ce second tour,
04:41donc je vote directement pour le candidat de droite
04:43pour m'éviter la propulsion de Mélenchon au second tour.
04:46On va avoir une présidentielle
04:47complètement faune. On n'y est pas.
04:49Retenez ce chiffre, 16%.
04:5216%, Jean-Luc Mélenchon.
04:53Bonjour Jean-François Attili. Bonjour Patrick Roger.
04:56Votre invité politique, tout à l'heure,
04:57sur Sud Radio, à 8h15.
04:59Oui, c'est Céline Imard, la vice-présidente
05:01des Républicains, qui est députée européenne.
05:04Nous la ferons réagir à ce sondage
05:06qui bouscule les Républicains,
05:08le camp de la droite traditionnel.
05:09Et elle nous parlera également de la canicule
05:11parce qu'elle est aussi agricultrice dans le Tarn.
05:14Qu'est-ce qu'elle attend des annonces
05:15de Sébastien Lecornu ?
05:17Oui, ça c'est vrai.
05:18Jeudi, ces annonces.
05:19Céline Imard, donc, tout à l'heure,
05:21à 8h15.
05:23Allez, dans un instant,
05:24le radio, le Maillot réveille,
05:26évidemment, avec Régis Maillot.
05:28Céline Imard, donc,
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