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  • il y a 20 heures
Avec Stéphanie Gastaldin , fondatrice de Linaé, la première marque de soins naturels aux extraits de lin Bio et Jean-Marie Mascarenhas, fondateur et dirigeant d’Interlog Group, spécialiste de l’optimisation des flux logistiques qui bouscule le tout électrique et l’hydrogène



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##LA_PLANETE_DEMAIN-2026-03-29##

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News
Transcription
00:00Picotis Solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
00:04Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente
00:07Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
00:11Bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour un nouvel épisode de La Planète Demain,
00:14l'émission qui donne la parole aux acteurs du changement
00:17et aux porteurs de solutions environnementales innovantes.
00:21Alors aujourd'hui, nous avons le plaisir d'accueillir dans nos studios
00:24deux acteurs de la transition écologique positive.
00:27Il s'agit de Stéphanie Gastaldin, fondatrice de l'INAE,
00:31la première marque de soins naturels aux extraits de lin bio,
00:35et Jean-Marie Mascarenas, fondateur et dirigeant d'Interlog,
00:40spécialiste de l'optimisation des flux logistiques
00:43qui bousculent le tout électrique et l'hydrogène.
00:46Bonjour à tous les deux.
00:47Bonjour Christophe.
00:48Bonjour.
00:48Alors on va commencer avec Stéphanie si vous le voulez bien.
00:52L'INAE est la première marque de soins naturels aux extraits de lin
00:55et de lin bio précisément, certifié Origine France
00:58et garanti sans effet perturbateur endocrinien de type oestrogénique.
01:05C'est un symbole de pureté et de lumière.
01:07Le lin est cultivé depuis des millénaires pour ses qualités nutritionnelles
01:12et ses fibres textiles.
01:13Concentré principalement en Normandie,
01:16cette culture présente une faible empreinte environnementale
01:19car elle ne nécessite absolument pas d'irrigation
01:22et elle est entièrement valorisée.
01:25Alors on va parler donc du lin bio,
01:29c'est votre vie si j'ai bien compris.
01:31Chère Stéphanie, vous êtes fille et petite fille de l'iniculteur normand
01:36et vous avez décidé en créant l'INAE d'associer l'huile de lin bio,
01:41riche en oméga 3 et le gel de lin bio hydratant,
01:45à des actifs nobles d'origine naturelle
01:48afin d'offrir une expérience sensorielle unique
01:51au service du bien-être et de la santé de la peau.
01:54Mais quel a été votre parcours professionnel avant de fonder l'INAE ?
01:57Alors déjà c'est très très bien résumé.
01:59Avant de me lancer dans l'entrepreneuriat,
02:02après mon école de commerce,
02:04j'avais fait la quasi-totalité de mon parcours professionnel
02:07dans l'industrie cosmétique au développement.
02:09Donc j'ai pu effectivement forger une expérience
02:12dans des marques de soins, maquillage et de parfums.
02:16Vraiment être au contact des laboratoires et des fournisseurs.
02:19Ce qui m'a permis après vraiment de donner une idée précise
02:22de ce que je voulais entreprendre.
02:24Alors vous avez donc fondé l'INAE,
02:25cette marque de soins naturels à base de lin bio,
02:28certifiée origine France, je le disais en tout début d'émission,
02:31qui met en avant le savoir-faire français et le respect du vivant.
02:34Mais pour quelles raisons avez-vous ressenti
02:37le besoin d'entreprendre et de créer cette marque ?
02:39Alors durant ces années d'expérience,
02:41c'est vrai que j'ai trouvé qu'on était un petit peu
02:44dans un secteur un peu ronronnant.
02:46C'est-à-dire qu'on avait toujours un peu les mêmes façons de formuler,
02:49la même façon de sourcer, parfois très très lointain.
02:52Et finalement de se dire comment je peux amener un modèle
02:55plus local, plus éco-responsable.
02:58On a des pépites françaises extraordinaires.
03:00Donc tout simplement revenir aux essentiels.
03:02Et plutôt que me dire, trouvons la marque,
03:05pourquoi pas la créer ?
03:06Si j'étais, voilà, demain je retrouve les produits en salle de bain,
03:09qu'est-ce que j'aimerais retrouver dans ma salle de bain ?
03:10Et qu'est-ce que j'aimerais conseiller à ma famille ou à mes amis ?
03:13Et c'est comme ça que je suis partie en création pendant deux ans.
03:16Alors peut-être vous avez rencontré des difficultés,
03:18j'imagine en tout cas, lors du développement l'INAE.
03:21Si oui, quelles étaient-elles ?
03:23Oui, effectivement, ça n'a pas été de tout repos
03:25puisque j'ai démarré l'aventure seule.
03:28Donc ça a été vraiment deux ans de travail
03:30pour déjà tout structurer,
03:33travailler les projets, les développements,
03:35trouver les financements, les partenaires.
03:38Partir vraiment d'une feuille blanche.
03:40Il faut savoir que justement l'INAE,
03:42on n'est pas une marque blanche,
03:43on n'est pas là à prendre une formule clé en main en laboratoire.
03:46C'est deux ans de travail,
03:47on choisit chaque ingrédient,
03:49chaque matière première, chaque emballage.
03:52Et ensuite, c'est une co-création
03:53qui a pris à peu près effectivement deux ans
03:55entre le temps de formuler et de créer les produits.
03:57Et bien sûr, comme on a un niveau d'exigence très important,
04:00il y a des aléas.
04:01Des aléas de développement,
04:02surtout en formulation,
04:03on a eu pas mal de déboires,
04:04de stabilité, de formules.
04:06On a eu beaucoup de redémarrage à zéro,
04:08donc beaucoup de patience,
04:10de persévérance pour y arriver.
04:11Alors l'INAE propose une routine minimaliste
04:14de soins experts,
04:15deux en un,
04:17ou multi-action peut-être,
04:19c'est peut-être plus compréhensible ainsi,
04:21couvrant des besoins essentiels de la peau
04:23avec des formules exclusives et innovantes,
04:25là je reprends vos termes,
04:26adaptées à tous les types de peau.
04:28Mais pour nos auditrices et auditeurs,
04:30pouvez-vous nous présenter l'INAE plus en détail ?
04:32Oui, alors nous proposons effectivement
04:34une routine minimaliste.
04:36Qu'est-ce que ça veut dire ?
04:37Ça veut dire de limiter le nombre de références
04:39en salle de bain.
04:41Déjà parce qu'on voit qu'il y a beaucoup de gaspillage,
04:43on n'a pas forcément le temps
04:45et l'envie de s'appliquer 50 produits sur la peau
04:48et ce n'est pas forcément nécessaire.
04:49Donc l'idée c'est de raccourcir la routine.
04:52Donc finalement, en six soins,
04:53vous avez vos essentiels de peau
04:56pour couvrir vraiment les besoins
04:57de tous les types de peau.
04:59Donc ça c'est vraiment notre parti pris.
05:01Et en termes de formulation,
05:03on va aussi aller à l'essentiel
05:04dans le choix des matières premières
05:05qui sont à la fois naturelles,
05:07vraiment axées sur le savoir-faire français
05:09et qui garantissent la sécurité à l'utilisation.
05:11Donc en cinq ans, maintenant six ans d'existence,
05:14nous n'avons jamais eu ce qu'on appelle
05:15de cas de cosméto-vigilance,
05:17c'est-à-dire pas de réaction cutanée.
05:19Alors comment est-ce qu'on utilise
05:20le lin bio chez l'INAE justement ?
05:22À 360 degrés.
05:24C'est vrai que cette plante,
05:24elle est juste extraordinaire.
05:26Parce que déjà,
05:27donc là, comme vous l'avez dit,
05:29la France, premier producteur mondial,
05:30on a cette fierté française
05:31d'avoir ces champs de lin
05:33tous les ans en fleurs,
05:34là sur le mois de juin.
05:36C'est vraiment un savoir-faire français.
05:38Et nous, on va utiliser
05:39la totalité de la plante.
05:41C'est aussi un atout justement du lin,
05:43c'est que tout se valorise.
05:44Vous allez avoir la fibre,
05:45bien sûr, qui est la plus connue de la plante,
05:47la fibre longue pour l'habillement.
05:49Mais nous, on va l'utiliser
05:50pour les accessoires,
05:51comme les carrés démaquillants lavables
05:53pour remplacer les cotons jetables.
05:55Et pour la formulation,
05:56nous allons utiliser
05:57la totalité de la graine
05:58où on va extraire l'huile
06:00et le gel de lin
06:01dont vous avez donné
06:01les bienfaits tout à l'heure.
06:03Donc c'est vraiment un atout 360.
06:05Alors, parlons zéro déchet.
06:08Chez l'INAE,
06:08le caractère zéro déchet du lin
06:10est souligné par son utilisation polyvalente
06:12de la fibre à la graine.
06:14Mais quelles sont toutes vos démarches
06:16en faveur de l'environnement, finalement ?
06:18Alors déjà, la routine minimaliste.
06:20Ça, c'est vraiment le point fort de la marque.
06:22Comme je vous disais,
06:23on va limiter les emballages,
06:24on va limiter le nombre de références.
06:26Donc on va économiser
06:27à chaque production
06:28des milliers d'emballages
06:30et de matières premières.
06:31Ça évite le gaspillage.
06:32Nous avons aussi un travail
06:34vraiment poussé au niveau
06:35de nos emballages
06:36puisque nos flacons et nos tubes
06:38sont dotés d'un système airless
06:40qui évite toute contamination
06:41par l'extérieur
06:42et surtout une restitution de produits
06:44de plus de 97%.
06:45Donc vous ne perdez pas
06:47du tout de produits
06:47à l'utilisation
06:48et après,
06:49ça va être vraiment
06:50un engagement dans la formule.
06:52Donc c'est une co-création
06:53avec les laboratoires,
06:54une charte de formulation,
06:55une charte de naturalité
06:56très exigeante
06:57où je vais exclure
06:58un certain nombre
06:59de matières premières
07:00qui peuvent être controversées
07:01pour garantir effectivement
07:02la sécurité à l'utilisation.
07:04Alors est-ce que vous avez
07:05des projets de développement
07:06aujourd'hui ?
07:07Oui, on a beaucoup de projets.
07:09On a déjà continué
07:10sur d'autres catégories
07:11de produits
07:12puisqu'on vient couvrir
07:13les besoins essentiels
07:14de votre visage
07:14mais on nous a beaucoup
07:16sollicité pour le capillaire.
07:17Donc bonne nouvelle,
07:18on arrive cette année,
07:19ça nous a pris aussi
07:20à peu près 18 mois,
07:212 ans
07:22pour arriver au bout
07:23de ces développements
07:24mais l'idée finalement
07:25avec Linoïd,
07:26c'est de prendre soin de vous
07:26de la tête aux pieds.
07:27En quelques mots,
07:28le profil type
07:29de vos acheteurs
07:31de produits cosmétiques,
07:32c'est quoi le profil ?
07:34Donc principalement,
07:35ça va être les femmes
07:36même si on n'exclut pas
07:37les hommes avec grand plaisir
07:38puisqu'on a des très bons retours
07:39sur notre crème de nuit
07:40sur le côté aftershave
07:41mais ça va être principalement
07:42les femmes qui vont utiliser
07:44nos soins,
07:45des femmes qui vont à la fois
07:46avoir ce besoin
07:47de rassurance,
07:49de vraiment sécurité
07:50à l'utilisation
07:50donc par tous nos tests
07:51d'efficacité,
07:52le test sur les perturbateurs
07:53endocriniens
07:54et surtout qu'ils ne veulent pas
07:55renier sur le plaisir
07:56à l'utilisation.
07:57Donc on va vraiment
07:58avoir ce travail aussi
07:59sur la sensorialité,
08:00le travail des textures.
08:01Donc c'est se faire plaisir
08:02avec une routine facile,
08:03efficace
08:04et en totale sécurité.
08:05Alors pour conclure,
08:06si vous aviez un message
08:07à faire passer aux auditeurs,
08:09quel serait-il ?
08:09Le message que je vais faire passer,
08:12c'est vraiment,
08:12je sais que ce n'est pas toujours facile
08:13mais regardez les étiquettes,
08:15regardez les origines des produits,
08:17leur composition.
08:19On a maintenant des sites
08:20qui référencent les marques
08:21comme justement
08:22Origine France Garantie
08:23puisque tous nos soins
08:24sont certifiés
08:25Origine France Garantie.
08:26Ça vous permet d'accéder
08:27à un annuaire de marques
08:29justement qui se mobilisent,
08:30qui se battent
08:30pour faire sauvegarder
08:32nos savoir-faire français
08:33donc je vous invite vraiment
08:33à les consulter
08:34et venir à notre rencontre
08:36lors d'événements physiques
08:37comme le salon du Made in France,
08:38le Mif Expo
08:39au mois de novembre
08:39port de Versailles.
08:40Le message est passé,
08:41merci Stéphanie Gastaldin,
08:43fondatrice de l'INAE,
08:44la première marque de soins naturels
08:46aux extraits de l'IMBIO.
08:47On se retrouve dans un court instant
08:48sur Sud Radio,
08:49toujours avec nos deux invités
08:51et avec Thibaut,
08:52le French Trotter de l'émission
08:53qui reviendra lui
08:54sur le dernier salon de l'agriculture
08:56pour la suite
08:57de sa précédente visite.
08:59A tout de suite !
09:01Picotis solaire,
09:02expert en solutions photovoltaïques
09:04pour un avenir durable
09:05et Akhena,
09:06la reine des vérandas
09:07et des pergolas
09:07vous présente
09:08Sud Radio,
09:09la planète demain,
09:11Christophe Debiens.
09:12Eh bien, nous voici de retour
09:13dans les studios de Sud Radio
09:14pour la planète demain,
09:15toujours en compagnie
09:16de deux invités
09:17mais également de Thibaut,
09:18notre French Trotter
09:19qui lui, cette semaine,
09:21revient sur le dernier salon
09:22d'agriculture
09:23et plus précisément
09:24depuis la ferme digitale
09:25pour la suite de son reportage.
09:27N'est-ce pas Thibaut ?
09:28Exactement Christophe.
09:29Eh bien, cette année,
09:30je me suis intéressé
09:30aux innovations
09:31présentées à la ferme digitale
09:32du salon.
09:33C'est un espace
09:34où les entreprises
09:35accompagnent les agriculteurs
09:36dans l'évolution
09:37de leurs pratiques.
09:38Certaines, par exemple,
09:39travaillent sur la réduction
09:40de la consommation d'énergie,
09:41d'autres sur la préservation
09:43des sols.
09:43Et parmi les notions
09:44qui reviennent beaucoup
09:45aujourd'hui,
09:46il y a celle
09:46d'agriculture régénératrice,
09:49une approche qui vise
09:50notamment à restaurer
09:51la fertilité des sols
09:52et à améliorer
09:53leur capacité
09:54à retenir l'eau
09:54et le carbone.
09:56Et j'ai justement
09:56rencontré une entreprise
09:57qui en a fait sa spécialité.
09:59Elle s'appelle Biosphère.
10:01Adrien Lahut, consultant,
10:02nous explique
10:03ce que recouvre
10:04concrètement cette approche.
10:05L'agriculture régénératrice,
10:07ça va être une agriculture
10:07où on va aller travailler
10:08sur régénérer l'écosystème.
10:09Donc on part, bien sûr,
10:10du sol,
10:11régénérer le sol,
10:12mais on va aussi travailler
10:13sur régénérer l'écosystème,
10:14tout ce qui est hydrologie,
10:15plantes,
10:16et on va mettre en place
10:17des nouvelles pratiques
10:17qui vont travailler
10:19avec la nature
10:19et pas dégrader les sols.
10:21Aujourd'hui,
10:21on a un gros problème
10:22dans le monde.
10:23On a beaucoup de sols
10:24qui sont dégradés
10:25puisqu'on a un agriculteur
10:27qui va déstocker
10:28le carbone du sol.
10:29Et quand on fait
10:30de l'agriculture régénératrice,
10:31on va travailler vraiment
10:32sur remettre le carbone
10:33dans le sol,
10:34remettre la matière organique
10:35dans le sol,
10:36augmenter la matière organique
10:37pour qu'on ait
10:38des systèmes agricoles
10:40qui soient en meilleure santé.
10:41Si on prenait
10:42un exemple concret
10:42de régénération ?
10:43Un exemple concret,
10:44ça peut être
10:45réduire le travail du sol,
10:47ça peut être
10:48retravailler les IE,
10:49donc les infrastructures
10:51agricologiques
10:51qui vont augmenter
10:52toute la biodiversité.
10:53Ça peut être
10:54les couverts végétaux,
10:55il y a vraiment
10:56beaucoup de travail à faire
10:57pour remettre
10:58toute cette pratique en place
10:59pour vraiment augmenter
11:00toute la qualité
11:01des systèmes agricoles.
11:02Si on parle plus précisément
11:03de la mission de Biosphère,
11:04qu'est-ce que vous faites, vous ?
11:05Nous, on va construire
11:06des projets
11:07avec différents grands comptes,
11:08des boîtes agroalimentaires,
11:10des boîtes de luxe,
11:10des boîtes de cosmétiques,
11:11en gros toute entreprise
11:12qui a un sourcing
11:13issu de l'agriculture.
11:14Et on va construire
11:15des projets avec ces clients-là,
11:16des projets où on va
11:17travailler directement
11:18avec les agriculteurs,
11:18on va les accompagner,
11:19on va les former,
11:20on va faire du coaching individuel,
11:22on va faire des essais
11:22pour qu'on mette en place
11:24des pratiques
11:24agriculteurs et génératrices.
11:25Et quand on va créer
11:26ces programmes,
11:27c'est des programmes
11:27de 3, 4, 5 ans,
11:28on va bien s'assurer
11:29que les programmes
11:30aient du sens
11:31pour l'agriculteur,
11:32économiquement aussi.
11:33On va regarder
11:34tout l'aspect économique,
11:35s'assurant que les pratiques
11:36qu'on met en place
11:36et du sens économiquement,
11:38puisque si c'est plus cher
11:39qu'en conventionnel,
11:40ça n'a aucun sens.
11:41Quelque part,
11:41vous renouez
11:42avec des pratiques agricoles
11:43traditionnelles ?
11:44Exactement.
11:44Qui avaient été perdues ?
11:45Exactement,
11:46c'est souvent ça.
11:48Il y a le remombrement
11:49qui a eu lieu
11:50il y a à peu près 60 ans.
11:51Le remombrement
11:53a tout arraché
11:54et des fois,
11:55là,
11:55on va faire des travaux
11:56où on va remettre
11:57des haies,
11:58on va remettre
11:58des bandes fleuries
11:59pour faire un retour
12:01en arrière
12:01de ce qu'était
12:02l'agriculture dans le passé.
12:03Toujours dans le hall 5
12:05du salon,
12:05je suis avec Julien Lacablant,
12:06responsable communication
12:07du programme Fabacé.
12:09De quelle manière
12:09vous accompagnez
12:10les agriculteurs
12:11dans leur réduction
12:11de consommation d'énergie ?
12:13Dans le cadre
12:15du programme Fabacé,
12:16il y a 130 animateurs
12:17issus de 95 structures
12:18d'accompagnement
12:18du secteur agricole
12:19qui déploient
12:21dans 3000 exploitations
12:22agricoles
12:22des diagnostics énergétiques.
12:25Donc concrètement,
12:26comment ça se passe ?
12:26L'animateur va
12:27dans l'exploitation agricole
12:29et regarde avec l'agriculteur
12:31toutes les dépenses
12:32qu'il a consacrées
12:33en termes d'énergie.
12:34Et en fait,
12:35Fabacé permet également
12:36de regarder les consommations
12:38d'énergie directe,
12:39donc GNR,
12:39électricité, gaz,
12:40mais aussi
12:41tous les coûts d'énergie
12:42cachés dans ces intrants agricoles
12:44que sont notamment
12:45les engrais
12:45et l'alimentation
12:46du bétail importé.
12:47C'est un enjeu important
12:48cette réduction
12:49de la consommation ?
12:50C'est totalement
12:50un enjeu important
12:51puisque aujourd'hui
12:52les exploitations agricoles
12:54sont fortement dépendantes
12:55de l'utilisation
12:56des énergies fossiles
12:57mais aussi sont fortement
12:58soumises à la variabilité
13:00des coûts de l'énergie.
13:01Et en fait,
13:02pour accompagner
13:03leur résilience économique
13:04et également leur autonomie,
13:06il est important,
13:07certes,
13:07de participer
13:08à la transition énergétique
13:09vers des énergies renouvelables,
13:11mais avant toute chose,
13:12de réduire le volume consommé
13:13en termes d'énergie
13:14par ces exploitations agricoles.
13:15Donc oui,
13:16c'est un sujet très important
13:17et globalement,
13:18ce qui est intéressant aussi
13:19de voir dans Fabacé,
13:20c'est que cette entrée
13:21de l'économie d'énergie
13:22permet d'accompagner
13:24également plus profondément
13:25une transition de pratique
13:26vers des pratiques
13:27qui utilisent moins d'intrants,
13:29qui détruisent moins les sols,
13:31qui détruisent moins les écosystèmes.
13:32Et c'est ça aussi
13:33qu'on essaye de faire
13:33dans le cadre du programme Fabacé.
13:35Eh bien,
13:35voilà des initiatives
13:36qui montrent
13:37que l'agriculture évolue
13:38entre innovation et respect
13:40des ressources et du sol.
13:42Merci Thibault.
13:43On vous retrouve dimanche prochain
13:44à la même heure sur Sud Radio.
13:46Pour la planète demain,
13:47bien entendu.
13:48A très vite.
13:49Et vous êtes toujours
13:50sur Sud Radio
13:50pour la planète demain,
13:51l'émission qui aborde
13:52l'écologie de façon positive
13:54et raisonnée.
13:55Et nous avons maintenant
13:55le plaisir d'y accueillir
13:56Jean-Marie Mascarenas,
13:58qui lui est fondateur
13:59et dirigeant d'Interlog,
14:01spécialiste de l'optimisation
14:02des flux logistiques
14:03qui bousculent
14:04le tout électrique
14:05et l'hydrogène.
14:06Bonjour Jean-Marie.
14:07Bonjour Christophe.
14:08Alors que la transition énergétique
14:10se focalise
14:10sur les motorisations électriques
14:12ou à l'hydrogène,
14:13selon vous,
14:14les gains massifs de CO2
14:15ne viendront pas
14:16d'un changement de carburant
14:18mais plutôt
14:19d'une transformation profonde
14:20des usages.
14:21Qu'entendez-vous par là ?
14:23Oui, à très court terme,
14:25on sait qu'on n'a pas
14:26de solution idéale
14:27en matière de motorisation.
14:29L'hydrogène,
14:30c'est compliqué.
14:31L'électrique,
14:32dans le transport lourd,
14:33on n'a pas encore
14:33les solutions
14:35dans le domaine des batteries.
14:37Donc,
14:38en étant pragmatique,
14:39on a des gros gisements
14:41de productivité à réaliser.
14:42en étant plus efficace
14:44dans la gestion du transport.
14:45Et selon vous,
14:46la transition énergétique
14:47doit-elle se limiter
14:48aux innovations technologiques
14:50ou bien repenser
14:51nos habitudes
14:52de consommation
14:53et de mobilité ?
14:54Alors,
14:54mon domaine,
14:55on est dans le domaine
14:56du transport,
14:56de marchandises,
14:57donc je suis focalisé
14:59sur cet aspect-là.
15:00Je m'en doutais.
15:01Mais évidemment,
15:02c'est beaucoup plus large.
15:04Quelles sont les limites
15:06des solutions technologiques
15:07dans la transition énergétique
15:09et bien sûr
15:09dans le transport ?
15:10Comme je le disais tout à l'heure,
15:12j'ai effleuré le sujet.
15:13L'hydrogène,
15:14on sait que c'est
15:14extrêmement compliqué.
15:16Sur le papier,
15:16ça marche très bien.
15:18Ça produit de l'eau
15:19quand ça brûle.
15:19Mais la molécule
15:20est toute petite
15:21et il faut être
15:22à moins de 270 degrés,
15:23donc c'est très compliqué.
15:24L'électrique,
15:25on a le problème
15:25des batteries.
15:26Donc,
15:26il y a différentes idées
15:28qui sont sur le marché,
15:30par exemple,
15:30de mettre des caténaires,
15:32des pantographes
15:32sur les autoroutes.
15:33Mais la batterie,
15:35c'est un vrai sujet.
15:35On a très peu d'énergie
15:37par kilo de batterie.
15:38Alors,
15:39selon le bilan annuel
15:40des transports 2024,
15:42le bilan 2024,
15:43le transport ne reste-t-il pas
15:44le premier secteur
15:45émetteur de gaz
15:46à effet de serre
15:47devant l'agriculture
15:48et l'industrie manufacturière ?
15:50Oui, je ne le contesterai pas.
15:51Effectivement, oui.
15:52Alors,
15:53les solutions électriques
15:54ou à hydrogène
15:54ne suffisent-elles pas
15:56à atteindre l'objectif
15:57de neutralité carbone
15:58d'ici 2050 ?
15:59La question va
16:01avec la précédente,
16:02j'imagine.
16:02Non, non, non.
16:03Et on a des solutions.
16:04Donc,
16:05l'optimisation de flux
16:06pour réduire
16:07le kilométrage à vide
16:08et le taux de remplissage
16:11des camions.
16:11Le choix modal aussi
16:13entre aérien et maritime,
16:14tout ça passe par
16:15une bonne maîtrise
16:16de la gestion
16:16des budgets de transport.
16:17Alors,
16:18on va rester,
16:19bien entendu,
16:19sur les outils de transport.
16:22Comment, par exemple,
16:22éliminer les doublons
16:24concurrentiels
16:24dans la chaîne logistique ?
16:26Vous entendez
16:27en termes de transport ?
16:29Oui.
16:29C'est avoir une visibilité.
16:32Nous,
16:32on se positionne
16:33en tiers de confiance
16:34entre les distributeurs,
16:36les fournisseurs
16:37de la grande distribution,
16:38en l'occurrence,
16:39et les transporteurs
16:40pour effectivement
16:41éviter les redondances.
16:43Oui,
16:43parce que j'imagine
16:44que sinon,
16:45ça devient très compliqué
16:46et très concurrentiel.
16:48Oui.
16:48Je suppose.
16:49Les concurrents
16:50savent s'entendre
16:51pour être plus efficaces,
16:53à l'instar
16:54des systèmes de pooling
16:55qu'on met en place
16:56où on a des concurrents
16:57qui travaillent ensemble
16:58pour livrer
16:58les mêmes distributeurs.
16:59Est-ce qu'il existe
17:00des logiciels spécialisés
17:02qui génèrent automatiquement
17:04des calculs d'optimisation
17:05aujourd'hui ?
17:06Oui,
17:06ça existe
17:07dans plusieurs domaines.
17:08Donc,
17:08la réduction du kilométrage à vide,
17:10mais aussi le remplissage
17:11des camions.
17:12On a une solution
17:13très concrètement
17:14de mutualisation de flux,
17:16de gestion partagée
17:17des approvisionnements
17:19qui est une innovation française
17:21qui date des années 90
17:22et qui a beaucoup prospéré
17:24et qui réduit drastiquement
17:25le coût de transport
17:26et donc les budgets transport.
17:28Alors,
17:28on entend parler
17:29du pooling logistique.
17:31Est-ce que vous pouvez
17:32nous en dire
17:32un petit peu plus
17:33d'abord sur le terme
17:34et sur la valeur
17:36que cela prend derrière ?
17:38Alors,
17:38il y a deux étages.
17:39Il y a d'abord
17:39la gestion partagée
17:41des approvisionnements.
17:42C'est-à-dire que le distributeur
17:43va nous confier
17:43les clés des commandes.
17:45Donc,
17:45c'est un gage de confiance
17:46et ça permet
17:47de déclencher les commandes
17:48de manière optimale
17:49pour remplir des camions.
17:51Et le deuxième étage,
17:52ça va être
17:52la mutualisation
17:53entre différents fournisseurs.
17:55Donc,
17:55on a la main sur les deux
17:56de manière à chaque jour
17:59constituer des camions complets.
18:01Alors que quand chaque fournisseur
18:03livre séparément,
18:04il y a en gros
18:05un tiers,
18:06deux tiers de vide.
18:06Évidemment.
18:07La mutualisation
18:08des approvisionnements
18:09permet effectivement
18:10de réduire
18:11les émissions de CO2 aussi.
18:12J'imagine.
18:13Ça fait partie du jeu.
18:16À l'échelle nationale,
18:17l'élimination
18:17des trajets superflus
18:18ne représenterait-elle pas
18:20plusieurs millions
18:21de tonnes de CO2
18:22évitées
18:22sans attendre 2030 ?
18:24Oui.
18:25Alors,
18:25je n'ai pas fait le calcul
18:26d'équivalent CO2.
18:28En termes
18:29d'efficacité de transport,
18:31on est sur des ratios
18:32de 20 à 30%
18:34de gains.
18:35Oui, quand même,
18:36c'est assez important.
18:37C'est considérable.
18:38Et comment les plateformes numériques
18:40synchronisent-elles
18:41chargeurs,
18:42transporteurs
18:42et industriels ?
18:43Là,
18:44on est sur une phase
18:46qui balbutie encore.
18:48On n'a pas encore
18:49de référence,
18:51on va dire,
18:53unique sur le marché
18:54pour mettre tout le monde
18:55de concert
18:57sur la même longueur d'onde.
18:58en revanche,
18:59nous,
19:00on a engagé
19:00une démarche
19:02d'expertise
19:03en tiers de confiance,
19:04donc on se met
19:05de côté
19:06pour permettre
19:07aux industriels
19:08d'acheter en direct
19:09et de mieux acheter,
19:10mieux organiser.
19:11Oui.
19:12Alors,
19:12on parle
19:13d'effacement logistique.
19:15Justement,
19:16cet effacement logistique
19:17ne pourrait-il pas
19:18devenir
19:18comme l'effacement énergétique
19:20dans le bâtiment ?
19:21Un modèle
19:22de sobriété
19:23efficace et durable ?
19:24Oui,
19:25alors j'y crois beaucoup
19:26à court terme
19:27et même à long terme.
19:28Je vais me permettre
19:29de faire
19:30des extrapolations techniques.
19:32À court terme,
19:32c'est vraiment
19:33faire avec ce qu'on a,
19:35mieux utiliser
19:35les ressources qu'on a,
19:36donc c'est réduire
19:37l'inefficacité
19:38comme on en a parlé
19:39tout à l'heure.
19:40Et puis à long terme,
19:41on parle d'effacement.
19:43Oui,
19:43le transport,
19:44en théorie,
19:44devrait consommer
19:46zéro.
19:48On parle
19:49des tunnels sous vide
19:50de musques,
19:52accélération,
19:52on récupère l'énergie
19:53au freinage.
19:54En fait,
19:55on perd
19:55cette énergie
19:56dans les frottements.
19:57S'il n'y avait pas
19:57de frottement,
19:58le transport
19:58serait complètement effacé.
20:00Et quels seraient
20:01les leviers
20:01les plus efficaces
20:02pour une transition
20:03réellement durable ?
20:05Je suis chef d'entreprise.
20:06Dans votre domaine ?
20:07Oui,
20:07je suis chef d'entreprise,
20:08je raisonne à,
20:09on va dire,
20:0910-20 ans.
20:11Après,
20:11on peut raisonner
20:12au niveau sociétal
20:13à plus long terme,
20:14mais à court terme,
20:15c'est vraiment
20:16d'utiliser
20:17les moyens techniques.
20:19on a,
20:20moi j'ai vu
20:20l'impact
20:22d'Internet
20:23et de nouvelles technologies
20:24sur les 20 dernières années.
20:26On n'a pas encore,
20:28on est loin
20:28d'avoir encore
20:29exploité
20:29tout le potentiel
20:31des données,
20:32ce qu'on appelle
20:32le big data,
20:34pour mieux utiliser
20:35nos ressources transport.
20:36Alors,
20:37pour conclure,
20:38si vous aviez une définition
20:39à donner
20:39à l'écologie positive,
20:41quelle serait-elle ?
20:43de la mettre
20:44au service
20:44de l'être humain.
20:46Formidable.
20:47Merci,
20:48cher Jean-Marie
20:50Mascarenas,
20:50fondateur et dirigeant
20:51d'Interlog,
20:52spécialiste de l'optimisation
20:53des flux logistiques
20:55qui bousculent
20:56le tout électrique
20:56et l'hydrogène.
20:57Il me reste
20:58à vous souhaiter
20:58à toutes et tous
20:59un bon appétit
21:00et un excellent
21:01dimanche après-midi
21:02avant de céder le micro
21:04à Alain Marty
21:05pour InVino,
21:06l'émission à écouter
21:06sans modération.
21:07Et pour ma part,
21:08je vous retrouve
21:09sur Sud Radio
21:10dimanche prochain à 12h30
21:11et je vous invite
21:12à découvrir sans attendre
21:13notre plateforme digitale
21:14de télévision
21:15accessible à tous
21:16La Planète Demain.
21:18Point plus.
21:18A dimanche prochain
21:19en attendant,
21:20portez-vous bien.
21:21Akhena,
21:22expert en carport
21:23et pergola solaire
21:24pour des économies
21:25et un avenir durable
21:26et Picotti solaire
21:27pour que l'avenir
21:28s'éclaire
21:28avec des choix durables.
21:30Vous en présentez
21:31Sud Radio,
21:32La Planète Demain,
21:33Tristophe Debiens.
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