- il y a 2 jours
Avec Marc Baudriller, Directeur adjoint de la rédaction de Boulevard Voltaire et Émilie Zapalski, Communicante, éditorialiste politique et fondatrice de l’agence Émilie Conseil
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Maxime Liedot.
00:068h36 sur Sud Radio, on est ensemble jusqu'à 10h, 0826 300 300.
00:11Est-ce que l'Etat a encore les moyens de protéger les Français face au coût de l'énergie qui
00:15augmente,
00:16notamment dû à la crise qu'on connaît naturellement au Moyen-Orient il y a quelques jours déjà,
00:20et cela fait depuis quelques jours que les oppositions demandent en réalité au gouvernement d'agir sur le prix de
00:25l'essence,
00:26qui monte sur le prix du gaz également, qui ne cesse d'augmenter.
00:29Est-ce qu'il faut aller vers un blocage des prix ? Est-ce qu'il faut aller vers une
00:32baisse de la TVA ?
00:33En tout cas, c'est la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon, mais également ministre déléguée à l'énergie depuis
00:37le dernier romaniment,
00:38qui prend la parole ce matin dans le GDD, et elle affirme, attention, le fameux bouclier tarifaire que l'on
00:43avait pu faire au moment de la guerre en Ukraine,
00:44écoutez bien, ça avait coûté 72 milliards, sous-entendu, nous n'avons plus tellement les moyens de prendre une telle
00:51décision.
00:51Et puis, concernant d'autres idées qui sont sur la place politique ou dans l'espace médiatique,
00:57le blocage des prix ou tout simplement une baisse de certaines taxes sur l'essence, visiblement, elle n'y donne
01:02pas suite.
01:03D'où cette question qu'on vous pose ce matin sur le site, les réseaux sociaux, et naturellement au standard
01:070826-300-300.
01:09Est-ce que le gouvernement a encore les moyens de protéger les Français contre la hausse des coûts de l
01:12'énergie ?
01:13Sud et votre radio, vous avez la parole.
01:19Et pour avoir ce débat en studio, je suis ravi d'accueillir, en ce dimanche matin, Marc Baudrier, bonjour.
01:24Bonjour.
01:25Directeur adjoint de la rédaction de Boulevard Voltaire, et Émilie Zapalski, bonjour.
01:28Bonjour.
01:29Communicante, éditorialiste politique et fondatrice de l'agence Émilie Conseil.
01:33Vous, première question, après, j'imagine, la lecture de cette longue interview de Maude Bréjean dans le GDD ce matin,
01:39est-ce qu'en effet, vous observez, est-ce que vous souhaitez, vous souhaiteriez que le gouvernement, oui,
01:44prenne des mesures concernant la hausse des coûts et la hausse du prix de l'énergie pour beaucoup,
01:50que ce soit sur le gaz, que ce soit notamment à la pompe à l'essence, Émilie Zapalski ?
01:54Ce qu'on sait, c'est que les Français sont un petit peu habitués à cette espèce de perfusion un
01:59peu de l'État
02:00pour combler, dès qu'il y avait un manque, on l'a eu au moment de la crise du Covid.
02:03Le quoi qu'il en coûte a laissé beaucoup de traces parce qu'il a été très difficile à arrêter
02:07puisque les Français s'attendent à chaque fois qu'ils ont un problème à ce que l'État intervienne.
02:11Après, là, on a une véritable crise dont on ne sait pas combien de temps elle va durer
02:15qui va avoir de véritables impacts sur les prix de l'énergie.
02:19Et moi, j'ai l'impression que ce qui est le plus difficile pour l'État,
02:23c'est de faire de la dentelle sans faire d'une usine à gaz.
02:26Je pense que le plus urgent, c'est peut-être de protéger les gens qui sont les plus modestes
02:31et peut-être pas tout le monde.
02:33On sait qu'en baissant la TVA, on baisse pour tout le monde
02:37et c'est complètement débile parce qu'il y a des gens qui peuvent payer toujours le prix.
02:41Tout le monde n'a pas le même portefeuille.
02:42Voilà, et on avait eu la tentation de faire ça,
02:45l'État avait eu la tentation de faire ça à la dernière crise,
02:47je pense que c'était au moment de l'Ukraine,
02:48mais n'arrivait pas à ne pas faire une usine à gaz.
02:51Moi, je pense que c'est indispensable de commencer à réfléchir à ce type de dispositif
02:55qui épargne les plus modestes et qui laisse le prix pour les autres qui peuvent se le permettre.
03:00Il faut qu'on mette ça en place.
03:02Et je le dis même au-delà de la crise qu'on vit aujourd'hui,
03:05c'est que demain, on va avoir une transition écologique à financer
03:07et il va falloir aussi inventer des dispositifs qui épargnent les plus modestes.
03:12Marc Baudrier.
03:13Oui, mais en fait, on pose là le problème de la dépendance de l'État à la dette.
03:20On a une dette qui est absolument monstrueuse
03:23et on est à des pays qui est le plus à charge de l'État en réalité
03:28et les Français ont vraiment le réflexe de se tourner vers l'État pour demander des efforts.
03:33La réalité, c'est qu'il faudrait que l'État parvienne à être autonome sur le plan de l'énergie.
03:41Et là, je pense notamment au prix du gaz parce qu'on nous promet aussi des augmentations du prix du
03:45gaz.
03:45Plus de 20%.
03:46Plus de 20%.
03:47Alors, c'était extraordinaire qu'il y ait une crise en Iran qui est quand même assez loin de la
03:52France
03:52et que le détroit d'Ormuz soit bloqué par les Iraniens
03:55et que du coup, les Français soient obligés de payer leur gaz plus cher.
03:59Mais pourquoi ? Parce que l'Union Européenne a pratiqué des politiques complètement dingues
04:03qui font que la suffisance, l'autosuffisance des Français en matière électrique,
04:09puisque nous avons un parc nucléaire extrêmement puissant,
04:13est complètement annulée, gommée par des accords qui ont été passés
04:16et qui font qu'aujourd'hui, on dépend du gaz qui est puisé, Dieu sait où,
04:19et qui est bloqué dans le détroit d'Ormuz.
04:21Donc, c'est ça qui est dingue.
04:23C'est les politiques publiques qui font que...
04:25Et la dépendance énergétique.
04:26Voilà, et la dépendance énergétique qui font que les Français sont obligés de payer
04:30en bout de course les dégâts d'une politique dingue.
04:34Mais le gouvernement a-t-il encore les moyens de protéger les Français
04:36contre la hausse des coûts 0,826, 300, 300, 000, Isabelle, si vous voulez y réagir ?
04:40Je pense qu'il y a deux choses.
04:41Il y a l'urgence immédiate.
04:43Il y a maintenant, qu'est-ce qu'on fait vis-à-vis de ce prix de l'énergie, gaz,
04:47pétrole
04:47qui risque d'augmenter énormément ?
04:49Est-ce qu'on protège ? Est-ce qu'on ne protège pas ?
04:50Je pense que l'État ne pourra pas faire autrement que de protéger.
04:53Alors, vous parlez de la dette.
04:54C'est le deuxième élément.
04:55Comment on arrive à être plus autonome en matière d'énergie ?
04:58On a bien vu que c'était un enjeu géopolitique énorme.
05:02Et même un enjeu politique interne.
05:03Quand on a vu les nombreux débats autour de la fameuse PPE3,
05:06le plan pluriannuel de l'énergie, on a vu à quel point ça cristallisait les passions.
05:09Oui, évidemment.
05:10Il faut commencer à réfléchir à comment on peut être autonome sur le plan de l'énergie.
05:14C'est véritablement le nerf de la guerre.
05:16Sauf que c'est de l'investissement.
05:17Alors, vous parlez de la dette, oui, mais c'est de l'investissement.
05:19Là, c'est vrai qu'aider les ménages aujourd'hui, c'est de la dette qu'on va fabriquer.
05:23Mais ça va être indispensable pour certains qui sont les plus modestes.
05:26Et je le redis, qui ne pourront pas se chauffer, qui ne pourront pas aller au travail.
05:30Donc, il va falloir quand même aider une partie de la population vis-à-vis de ça.
05:33Ce qui serait l'erreur, c'est d'aider tout le monde.
05:35C'est aider tout le monde.
05:37Après, il faut réfléchir à notre autonomie énergétique.
05:39Et ça, c'est de l'investissement.
05:41Et c'est comme un gros mot aujourd'hui, l'investissement.
05:43Parce que quand on pense à l'investissement, on pense d'être...
05:44C'est-à-dire qu'on a tellement de choses à combler, déjà, que pour beaucoup, l'investissement, ça paraît
05:48presque démesuré.
05:49Quand on voit, je ne sais pas moi, l'état du service public, l'état de l'école.
05:52Beaucoup se disent, moi, je veux bien éventuellement penser aux éoliennes ou à l'indépendance énergétique.
05:56Mais tant que je n'ai pas mon centre-ville qui a un tout petit peu plus de vie,
05:59l'hôpital à laquelle j'attends trois heures avant d'avoir une consultation...
06:02Sur investissement qu'on ne voit pas.
06:04Parce que quand il y a un investissement, normalement, dans une entreprise, c'est comme ça.
06:07Il y a un retour sur investissement.
06:08On investit pour se dire, à terme, j'ai des services publics qui marchent mieux.
06:12À terme, je suis autonome énergétiquement.
06:13Et ça, c'est vrai qu'on a du mal à le refaire.
06:15On a du mal à réfléchir à comment on peut faire ça.
06:18Mais moi, je pense que c'est indispensable.
06:19Donc, il y a ces deux notions.
06:20L'urgence et puis le long terme.
06:22Il faut souligner que si l'État aide, il va emprunter pour ça, évidemment, des sommes considérables.
06:29Ce sont des dizaines de milliards d'euros.
06:32On n'est pas sur l'épaisseur du trait, là.
06:34Et ce sont donc les Français qui vont le payer.
06:37Oui, mais comment vous faites pour des gens qui ne pourront plus...
06:39Donc, si vous voulez, on tourne en rond.
06:41Je pense qu'il faut adapter les structures.
06:44On ne peut pas indéfiniment creuser notre dette.
06:46Des gens qui ne pourront pas aller au travail parce qu'ils ne pourront pas se payer le prix du
06:50carburant,
06:50comment on fait ?
06:51Ça, c'est de la croissance.
06:52Dans quelqu'un qui ne peut pas travailler, si vous l'aidez pas.
06:54Mais beaucoup disent aussi, Émilie Zabalski,
06:56beaucoup disent que c'est quand même assez minable dans la septième puissance du monde
06:58parce qu'on avait inventé quelque chose.
06:59Quand je dis « on », c'est l'État.
07:01C'est les fameux chèques énergie.
07:02Puis après, il y a eu les chèques essence.
07:05Outre l'usine à gaz que vous dénoncé tout à l'heure,
07:07beaucoup disaient qu'on ne peut pas aujourd'hui être dans la septième,
07:09peut-être même la huitième puissance du monde
07:10et envoyer des chèques aux gens pour qu'ils puissent rouler.
07:12C'est totalement inadmissible.
07:13Mais d'un point de vue politique, c'est insupportable qu'un pays doit faire ça.
07:16Non, moi, je ne pense pas que ce soit insupportable.
07:18Ce qui est insupportable, c'est de ne pas réussir à faire de la dentelle.
07:20C'est un système à l'URSS, au fur et à mesure.
07:22Mais oui, mais comment vous faites ?
07:23Vous laissez les gens ne pas pouvoir aller...
07:25Qui n'a pas montré une efficacité dingue sur la longueur.
07:27Oui, le plus drôle étant sur la longueur.
07:30C'est vrai qu'il y a des années, on a pu y croire, mais bon après...
07:32Non, ce que je pense, c'est, encore une fois, c'est de faire de la dentelle.
07:35C'est d'arriver à pouvoir aider les gens les plus modestes,
07:39et pas tout le monde, parce qu'il y a des gens qui vont continuer
07:41à pouvoir faire des pleins à 50, 100 euros,
07:44et d'autres qui, à 30 euros, ne pourront plus aller travailler,
07:46parce qu'il n'y a pas que des métropoles.
07:48Il y a des gens qui...
07:49C'est une usine à gaz.
07:51Donc moi, je crois qu'il faut surtout que la France se déconnecte
07:55de ce système européen, qui fait que le prix de l'électricité,
07:59notamment, est indexé sur le...
08:02Ça, c'est possible, il y en a qui sont sortis.
08:03Sur le prix du gaz, donc nous produisons une électricité pas chère,
08:07on a énormément de centrales électriques, on est très costauds là-dedans,
08:11et on est indexé sur l'énergie qui est la plus volatile au monde,
08:17qui est le gaz, et sur laquelle on ne maîtrise rien,
08:20puisqu'on ne produit pas de gaz.
08:21À la fin, vous allez voir que ce qui va se produire,
08:24c'est que l'oncle Donald Trump va venir et nous proposer son gaz
08:29à 10 fois le prix, et qu'on va être obligé de l'acheter.
08:32Non, je suis d'accord, mais ça, c'est plus long terme aussi.
08:34Pardonnez-moi, mais est-ce qu'il n'y a pas...
08:35L'énergie, c'est de la politique à long terme.
08:36Est-ce qu'il n'y a pas aussi...
08:38Non, non, mais je vous en prie, un peu de vivacité dans le débat ce dimanche matin,
08:41ça ne s'est pas la personne.
08:42Est-ce qu'il n'y a pas aussi là la question de l'efficacité de l'État,
08:45dans le sens où quand on voit les différentes réunions
08:48pour convoquer les différents distributeurs,
08:50en disant, surtout, n'élevez pas trop le prix,
08:52et qu'on voit des prix à la pompe qui dépassent les 2 euros,
08:54qui avoisinent largement les prix que certains,
08:57qui se permettent déjà de répercuter les prix
08:59sur tout simplement de l'essence qui était déjà stockée.
09:03Quand on voit aussi le ministre qui dit,
09:05de toute façon, si jamais il y a cette hausse des prix,
09:07on fera la fameuse stratégie du name and shame,
09:10c'est-à-dire de dénoncer les entreprises qui ne respectent pas les règles,
09:13il y a quand même la sensation, là aussi, de l'impuissance de l'État sur ça.
09:16Il y a un État, oui, il y a un État qui est impuissant,
09:18il y a un État qui n'arrive plus à avoir une efficacité
09:21sur les services publics, sur tout ça,
09:23et c'est vrai que ça, il y a un moment où il va falloir que ça s'arrête,
09:26il va falloir qu'on soit plus intelligent là-dessus.
09:28Sur les décisions, on a quand même un Parlement
09:31qui est complètement verrouillé,
09:32enfin, on ne peut plus prendre une décision,
09:34regardez la PPE, comment elle a été votée.
09:35Non, mais là, c'est presque dans l'autorité de la part des ministres,
09:37ça ne demande même pas par le Parlement,
09:39parce qu'il y a le ministre qui fait la réunion et qui convoque.
09:40Oui, mais regardez la PPE,
09:41donc la loi de programmation sur l'énergie,
09:43elle a été votée un petit peu comme ça par décret,
09:45parce qu'on n'arrive pas à avoir de cohésion
09:48et d'intelligence collective pour faire quelque chose
09:50qui tient la route,
09:51on est quand même un peu dans quelque chose
09:53qui est sclérosé pour le moment au niveau de l'Assemblée,
09:55donc c'est difficile pour le gouvernement,
09:57et il fait avec des petits bouts de chandelle comme ça,
09:59de ci, de là, des décisions.
10:01Ce n'est pas quelque chose qui ressemble
10:02à une politique pensée sur le long terme.
10:04Marc-Audrey.
10:05Non, mais la mécanique,
10:08en fait, c'est que l'État
10:10prend la majeure partie du prix,
10:12le prix qu'on paye à la pompe...
10:13C'est de 51%, en taxes notamment.
10:1651%, ce sont des taxes.
10:17Donc ensuite, il va tirer l'oreille des pétroliers,
10:20mais les pétroliers,
10:21ils n'ont qu'une petite partie de la marge,
10:24parce qu'il y a aussi le distributeur, etc.
10:25Donc, on joue sur des personnes
10:28qui, finalement, ont une petite marge.
10:30Après ça, il y a un effet d'aubaine,
10:32là, apparemment,
10:34qui fait que les pétroliers,
10:35même s'ils n'achètent pas plus cher leur pétrole,
10:37le vendent plus cher.
10:39Et donc, la marge,
10:39elle passe bien dans une poche.
10:42Pourquoi est-ce que la concurrence
10:44ne fonctionne pas entre ces grands pétroliers ?
10:45C'est ça, la vraie question qu'il faut se poser.
10:48Parce que celui qui, aujourd'hui,
10:50refuserait de monter,
10:51dirait,
10:51non, non, moi, je reste au prix plancher, etc.
10:54Évidemment, il aura beaucoup de monde chez lui.
10:57Certains distributeurs l'ont fait,
10:58ont fait des efforts supplémentaires.
11:00Normalement, la concurrence devrait jouer.
11:05Et c'est vrai que l'État, là-dessus,
11:07devrait avoir la main pour dire
11:09qu'il faut que la concurrence joue,
11:11et joue vraiment.
11:13Je pense qu'il y a eu des négociations,
11:14puisqu'il y a eu des prix,
11:15justement, au moment de la crise ukrainienne,
11:17il y a eu des prix,
11:18en effet, pas au prix comptant,
11:19mais certains distributeurs ont accepté
11:21de baisser un petit peu plus.
11:23Mais bon, c'est vrai qu'on est sur quelque chose
11:24où ils ont un poids énorme.
11:25Est-ce qu'il n'y a pas, là, quand même, aussi,
11:27tous les ingrédients, quand même,
11:28pour qu'on retrouve,
11:29notamment, à quelques jours des municipales,
11:31tout le terreau des Gilets jaunes ?
11:32Parce qu'on a la sensation, quand même,
11:34d'un État impuissant.
11:35On a, à nouveau, ces questions
11:36sur le prix de l'énergie.
11:37On a cette question, plus qu'importante,
11:39notamment, pour tous ceux qui nous écoutent,
11:41c'est-à-dire, de l'essence qui augmente,
11:42l'incapacité d'aller travailler,
11:44un budget qui va se retrouver amputé
11:45de quelques euros par semaine,
11:47donc, à la fin du mois,
11:48peut-être des petits plaisirs
11:50ou, tout simplement, une survie
11:51qui est mise en danger.
11:55Oui, bien sûr, c'est très sensible,
11:56mais je pense que, pour l'instant,
11:58on est quand même sur des augmentations
12:00qui sont assez faibles.
12:01Ça ne me paraît pas suffisant
12:02pour provoquer une levée de boucliers
12:04dans toute la France, d'une part.
12:07Deuxièmement, il y a l'incertitude de la guerre.
12:09On ne sait pas, vous savez,
12:10ces guerres, c'est toujours pareil.
12:11On sait quand ça commence,
12:13et on pense toujours que ça va être très court.
12:15C'était comme ça, en 14, en 39,
12:17et dans beaucoup de guerres.
12:18On pensait que, 15 jours après,
12:20les soldats seraient revenus.
12:21Là, c'est pareil.
12:22On part plutôt sur un conflit court,
12:24mais, en fait, on n'en sait rien.
12:26S'il est très court,
12:27toute cette flambée
12:29qui est relative pour la France,
12:31puisqu'on a des stocks,
12:32et donc, elle ne s'impacte pas,
12:34quand même, au maximum.
12:35Pour l'instant,
12:36cette flambée retombera.
12:37Évidemment, ça dure.
12:38Là, ça va être beaucoup plus compliqué
12:41sur le plan des coûts de l'énergie.
12:43Mais, pour l'instant,
12:43je pense que les conditions
12:46ne sont pas réunies
12:46pour une grande flambée
12:47d'un grand soulevé populaire.
12:50Oui, mais moi, je pense quand même
12:51que cette colère,
12:53ces craintes,
12:54ces difficultés
12:55à vivre au quotidien,
12:56elles sont toujours là.
12:57Depuis les Gilets jaunes,
12:58elles n'ont pas beaucoup faibli,
12:59parce qu'à part donner des chèques,
13:01en effet,
13:02on n'a pas fait grand-chose
13:03pour ces populations
13:04qui sont plus en difficulté
13:05que d'autres.
13:06Donc, ce terreau,
13:07il est toujours là.
13:08Après, ce qui change,
13:08je pense,
13:09c'est le contexte de la guerre.
13:10Ça inquiète quand même,
13:11et on fait une nation
13:11beaucoup plus
13:13quand il y a ce contexte-là
13:14et qu'on a peur,
13:15qu'on ne sait pas
13:15ce qui va se passer.
13:16Donc, je ne pense pas
13:17que ça soit propice
13:18au développement
13:19de ce type de mouvement
13:20à l'ère actuelle.
13:22Mais, éventuellement,
13:23si ça se poursuit,
13:25on va voir.
13:25Mais, je pense qu'on est plutôt
13:27à voir au niveau géopolitique
13:29comment les choses se passent.
13:31Et puis, c'est la fameuse arrivée
13:33aussi de la passion française
13:34qui commence à se développer
13:35de plus en plus
13:36pour l'actualité internationale.
13:37On le remarque quand même
13:38que ce soit sur les chaînes info,
13:40maintenant, quand on zappe,
13:41elles sont toutes en édition spéciale
13:42avec des audiences en augmentation.
13:44Beaucoup d'instituts de sondage
13:45commencent à dire qu'y compris
13:46pour les municipales,
13:48le poids de l'actualité internationale
13:50va peser.
13:51Est-ce que vous pensez aussi
13:51que, tout d'un coup,
13:53un peu happé
13:54par cette actualité internationale,
13:55un peu happé par un monde
13:56en plein bouleversement,
13:58les Français vont avoir,
13:59n'ont pas tendance
14:00à calmer leur esprit révolutionnaire,
14:01mais à se dire que c'est vrai
14:02qu'on ne peut pas tout demander
14:03à un pays
14:04quand on est dans un tel état du monde ?
14:06Regardez,
14:06ne serait-ce que la côte de popularité
14:08d'Emmanuel Macron,
14:09à chaque fois qu'il y a un conflit,
14:10c'est l'effet drapeau.
14:11On se range derrière le président,
14:12on a peur,
14:14on fait nation,
14:15donc oui,
14:16il y a cette appétence
14:18pour l'international,
14:19mais parce qu'il y a
14:20beaucoup d'anxiété,
14:21je pense que,
14:22enfin, je veux dire,
14:23ça pète un peu
14:23dans tous les coins.
14:25On a quand même
14:25un président des Etats-Unis
14:27qui est impulsif
14:28et dont on ne sait pas
14:30du jour au lendemain
14:31ce qu'il va décider,
14:32est-ce qu'il va reculer,
14:33est-ce qu'il va avancer.
14:34Il fait beaucoup de choses...
14:35Quel nouveau territoire
14:36il va aller conquérir ?
14:37On a du mal,
14:38oui,
14:38et puis on a du mal
14:38à réfléchir
14:39en dehors de ce qu'il nous donne
14:41comme information.
14:41Regardez l'Europe,
14:42vous parliez de l'Europe,
14:43l'Europe est complètement
14:44sclérosée par les décisions
14:46de Donald Trump.
14:47On ne pense qu'à lui,
14:48finalement.
14:49Donc je pense que,
14:49pour l'instant,
14:50les Français,
14:50ils sont plutôt inquiets
14:51plutôt qu'à vouloir faire
14:52la révolution
14:53dans leur propre pays.
14:54Marc Baudrier ?
14:55Oui, on sent que les Français
14:57sont un peu subjugués
14:58par la guerre
14:58comme il l'était
14:59au moment du déclenchement
15:00de la guerre en Ukraine.
15:01D'ailleurs,
15:01ça avait écrasé absolument
15:03toute l'actualité.
15:04C'est vrai qu'il y a une inquiétude.
15:05On se demande
15:05quelles seront les répliques
15:06chez nous
15:06et puis surtout,
15:07on nous a expliqué
15:09pendant des décennies
15:10que maintenant,
15:11on était tellement intelligent,
15:13on avait des structures
15:13internationales
15:14tellement super,
15:15etc.,
15:15que la guerre,
15:16c'était finie,
15:17c'était appartenant
15:17au passé
15:18et que c'était la fin
15:19de l'histoire,
15:20notamment de l'histoire
15:21des guerres.
15:21Et les Français découvrent
15:24avec un peu de frayeur
15:26et on les comprend
15:27qu'à la fin de la guerre,
15:29pas du tout
15:29puisqu'on a eu
15:30la guerre en Ukraine
15:31après bien d'autres,
15:32d'ailleurs.
15:33Et aujourd'hui,
15:34la guerre en Iran
15:35dont on ne sait absolument pas
15:36jusqu'où ces conflits
15:38peuvent aller et mener.
15:40Donc, évidemment,
15:41il y a un effet de sidération
15:42en France
15:43qui étouffe
15:43notamment la campagne
15:44des municipales.
15:45Oui,
15:46et d'autant plus
15:46que la France,
15:47dans tout ce jeu-là,
15:48n'a pas tellement
15:49de voix très importante.
15:51Enfin,
15:51on a perdu beaucoup
15:52d'influence géopolitique.
15:54La France
15:54et même l'Europe,
15:55c'est-à-dire qu'on voit
15:56un petit peu
15:57tous ces conflits
15:57comme des spectateurs
15:59et pas tellement
15:59comme des acteurs
16:00et ça,
16:01c'est terrible.
16:01Et peut-être que
16:02si on veut voir
16:03un peu du positif
16:04là-dedans,
16:05ce serait peut-être
16:05un électrochoc
16:06pour l'Europe,
16:08pour la France
16:08de se dire comment...
16:10Depuis le temps qu'on dit ça ?
16:10Oui,
16:11mais comment...
16:11Parce que déjà
16:11une guerre en Ukraine
16:12à nos frontières,
16:13c'était censé être
16:14un électrochoc.
16:14Je n'ai pas vu
16:15de grands changements.
16:16Moi,
16:17je reste toujours positif.
16:18Je me dis,
16:18on a quand même
16:19ces puissances de frappe
16:20de l'Europe.
16:21C'est quand même
16:21450 millions.
16:22Enfin,
16:22je veux dire,
16:23c'est l'équivalent
16:24des Etats-Unis.
16:24Donc,
16:25est-ce qu'un jour,
16:25on peut se réveiller
16:26pour peser
16:27comme on a pu peser
16:28auparavant ?
16:29La France aussi
16:29a pesé dans certains pays,
16:31dans certains conflits,
16:32ce qui n'est plus du tout
16:32le cas.
16:33C'est vrai qu'on a un président
16:34qui n'est pas forcément
16:35à la hauteur de cet enjeu-là.
16:36En tout cas,
16:37moi,
16:37c'est ce que je considère
16:38qui a essayé
16:39mais qui a échoué beaucoup.
16:41Mais il y a une possibilité,
16:42sûrement.
16:42Mais je ne crois pas.
16:43Je pense que c'est la fin
16:45de ces grands ensembles
16:47chaotiques,
16:48mal ficelés,
16:49sans autorité véritable.
16:51Aujourd'hui,
16:51on assiste au réveil
16:52des grandes nations.
16:54la Chine,
16:55les Etats-Unis
16:56et d'autres.
16:57Et je pense que
16:58ces ensembles mous
16:59et encore une fois
17:00mal fagotés,
17:01c'est la fin.
17:03Et pour reprendre une phrase
17:04qu'on peut lire
17:05dans la presse ce dimanche,
17:06c'est que l'Europe
17:06est un marché
17:07mais plus une puissance.
17:09Je crois que c'est...
17:09Absolument.
17:10Ça permet de vous mettre d'accord
17:12ce qui est déjà pas mal.
17:13Merci beaucoup
17:13Marc Baudrier,
17:14directeur adjoint
17:15de la rédaction
17:15de Boulevard Voltaire
17:16d'avoir été avec nous ce matin.
17:17Et merci beaucoup
17:17Émilie Zapalski
17:18d'être venue faire un tour
17:19dans le studio de Sud Radio
17:20ce matin,
17:20communicante,
17:21éditorialiste politique
17:22et fondatrice de l'agence
17:23Émilie Conseil.
17:24Dans un instant,
17:25le point sur l'actualité,
17:26le journal des sports
17:27et la revue de presse.
17:27Mais juste avant ça,
17:28on fera un petit tour
17:29par le On en parle.
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