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  • il y a 11 minutes
Avec Frédéric Dabi, Directeur général de l'IFOP et co-auteur, avec Brice Soccol, de "L’Écharpe et les tempêtes" (Editions de l'Aube)



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##A_LA_UNE_WK-2026-05-30##

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Transcription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 6h-10h, Maxime Liedot.
00:05Il est 8h19 sur Sud Radio et à la une ce matin ce sondage inédit qu'on vous dévoile pour
00:10Sud Radio, Fiducial, Figaro et LCI.
00:12Bonjour Frédéric Dhabi.
00:14Bonjour Maxime, bonjour à tous.
00:15Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, vous êtes le directeur général de l'IFOP et le co-auteur
00:20également avec Brice Socol,
00:22un voque compagnonnage d'écriture de l'Echarpe et les Tempêtes pour revenir sur les élections municipales.
00:28C'est aux éditions bien sûr de l'eau.
00:29Mon cher Frédéric, premier gros sondage que sort l'IFOP pour les élections présidentielles de 2027, pour l'élection présidentielle
00:362027.
00:37Quels sont les gros enseignements à en tirer ?
00:40Déjà le fait qu'on ait testé 11 configurations de premier tour, c'est inédit, ça montre à quel point
00:44Maxime l'incertitude est maximale sur l'offre électorale
00:47et c'est vrai qu'en dehors de l'offre Mélenchon qui est connue, stabilisée, qui est lancée, il y
00:51a une incertitude à tous les étages.
00:52Moi je vois trois enseignements, d'abord l'URN est favori, mais du premier tour de l'élection présidentielle,
00:58quel que soit le candidat, Marine Le Pen, Jean-Denis Bardella, il arrive en tête, il n'y a pas
01:01de différence entre ce qui montre à quel point
01:03c'est un vote aujourd'hui d'alternative et pas un vote d'incarnation.
01:06En tout cas dans toutes les hypothèses, l'URN arrive en tête avec une quinzaine de points sur le deuxième,
01:11c'est inédit.
01:13Deuxième enseignement pour moi Maxime, c'est qu'il y a désormais un vrai match dans le bloc central entre
01:18Édouard Philippe et Gabriel Attela.
01:19Édouard Philippe arrive en tête, quand ils sont opposés en primaire tous les deux, Édouard Philippe l'emporte de 5
01:24points, 14% contre 9,
01:26mais on voit une vraie poussée Gabriel Attela, il a gagné 5 points depuis notre enquête IFOP fiduciale pour Sud
01:31Radio Figaro du mois de mars.
01:34Il a réussi son entrée en campagne et il est presque dans la marge d'erreur avec Édouard Philippe.
01:40Et puis troisième enseignement, peut-être le plus intéressant, c'est la gauche qui pâtit de sa dispersion.
01:44Dans les 11 scénarios testés, jamais la gauche n'est en situation d'être au second tour, sauf quand le
01:50bloc central est divisé.
01:52On a clairement une avance pour Jean-Luc Mélenchon, 13%, c'est déjà un score important avec un socle extrêmement
01:57stabilisé,
01:59des scores très forts en Ile-de-France, chez les jeunes.
02:01Mais possiblement, quand la gauche non-mélenchoniste est unie, il y a un match que le candidat s'appelle Glucksmann
02:09ou François Hollande.
02:09Mais il y a aussi une véritable incertitude, et c'est peut-être ce qui frappe tous les commentateurs.
02:13Et quand on lit les détails de votre sondage, Frédéric Dhabi, c'est quand même l'incertitude dans le bloc
02:19central.
02:19C'est-à-dire qu'on utilise souvent l'expression mouchoir de poche, là on y est totalement.
02:23C'est-à-dire que le duel, le trio Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Rotaillot,
02:28ils sont aux alentours de 10-12% et on a du mal à voir vraiment quelqu'un qui écrase
02:32tout.
02:33Oui, alors il y a quand même un avantage pour Édouard Philippe, qui dans les hypothèses est entre 18 et
02:3822%.
02:39Dans l'hypothèse face à Bardella, il est à 18%.
02:42Alors c'est un score qui lui permettrait de se qualifier le second tour.
02:45Je le disais, c'est une enquête qui enregistre une entrée en campagne réussie de Gabriel Attal.
02:49On a un écart ténu entre les deux, 18% quand c'est Édouard Philippe, 16% quand c'est
02:54Gabriel Attal.
02:55Et c'est vrai que Bruno Rotaillot, aujourd'hui, mais il faut être prudent,
02:58vous avez raison de dire qu'on est à 11 mois du scrutin, tout peut être rebattu.
03:03Un Bruno Rotaillot autour de 10% qui est relativement marginalisé par cet affrontement.
03:09Il est peut-être provisoirement invisibilisé par cet affrontement Attal-Philippe et qui peut être funeste.
03:15On sait très bien quand à quand se fracture, ça peut lui faire fermer la porte du second tour.
03:20Même si, je le répète, dans cette enquête, on a un bloc central qui tient le choc
03:23et on a un bloc central qui est le réceptacle du Nini, c'est-à-dire tous ces Français qui
03:28ne veulent ni Jean-Luc Mélenchon, ni Jordan Bardella.
03:31Mais il y a aussi une question que j'ai envie de vous poser ce matin, Frédéric Dhabi,
03:34c'est la question que pose en une le journal Libération, mais qu'on posera aussi dans notre débat tout
03:38à l'heure et avec les auditeurs,
03:39c'est « et s'il n'y a rien de se passer comme prévu ? »
03:42C'est-à-dire qu'avec toutes les incertitudes du monde économique, du contexte international,
03:46peut-être l'émergence d'un candidat surprise, est-ce que vous, le spécialiste de l'opinion,
03:50vous sentez peut-être quelque chose qui peut venir bouleverser tout ce qui a été établi dans votre sondage ?
03:54À l'instant, Frédéric Dhabi.
03:56J'en suis même persuadé.
03:57Vous savez, 2027 comme 95 comme 2007, c'est des élections de renouvellement.
04:02Où l'incertitude est maximale, où l'offre électorale peut être connue très tard.
04:05Alors, ça ne va parler qu'à nos anciens, mais rappelez-vous qu'en 95, le candidat socialiste final, Jospin,
04:12n'avait commencé à être testé que fin janvier, début février 95, c'est-à-dire dans la dernière ligne
04:17droite de la campagne.
04:19Et puis, vous avez raison de parler d'international.
04:21L'international, maintenant, devient majeur dans l'esprit des Français, dans la vie quotidienne des Français.
04:25Et c'est vrai qu'une crise internationale va peut-être changer le prisme des attentes des Français.
04:30Aujourd'hui, le candidat idéal, de plus en plus, c'est celui qui pourrait tenir tête à Poutine, à Trump
04:35ou aux dirigeants chinois.
04:36Et donc, une dimension internationale qui, forcément, sera décisive à partir du moment où on se dirigera vers l'isoloir.
04:43Merci beaucoup, Frédéric Dhabi, directeur général de l'IPFOP, et donc co-auteur avec Brice Ocol de votre dernier livre,
04:48L'écharpe et les tempêtes.
04:49Merci beaucoup d'avoir été avec nous pour ce sondage exclusif à Sud Radio Fiducia.
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