Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 minutes
Avec Lucas Planavergne, Journaliste au JDD
et Aminata Niakaté, Porte-parole des Écologistes et conseillère de Paris




Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSoOQuH74IIXMno3AffxfUT

##LE_DEBAT_DU_SAMEDI-2026-05-30##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Sud Radio, le grand matin week-end, 6h10h, Maxime Liedot.
00:30Les jeux sont forcément déjà faits.
00:32Est-ce qu'il peut y avoir de grosses surprises ?
00:33Est-ce que vous, amis auditeurs, vous imaginez une grosse crise ?
00:36Quelqu'un qui peut peut-être émerger ?
00:38Est-ce que vous voyez déjà dans ce qui se dessine peut-être des tendances qui vous plaisent ou qui
00:43vous déplaisent,
00:44ce que vous avez envie de critiquer ?
00:45Venez participer au débat au 0826 300 300.
00:52Et bonjour Lucas Planavergne.
00:53Bonjour Maxime.
00:54Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, journaliste au JDD.
00:57Et bonjour Aminata Niakate.
00:58Bonjour.
00:58Porte-parole des écologistes et conseillère de Paris.
01:01Vous avez observé ce sondage et vous avez eu les résultats aussi.
01:04Est-ce que ça vous étonne ?
01:05Est-ce que oui, les jeux sont déjà faits ?
01:07Ou est-ce que vous n'êtes pas à l'abri, vous qui êtes des fins observateurs de la vie
01:10politique,
01:11de déceler quelques surprises ?
01:13Moi j'observe ce sondage.
01:15Après c'est une photographie à un instant T.
01:17Il reste encore un an pour construire une dynamique.
01:20Vous disiez tout à l'heure, la gauche c'est à la ramasse.
01:21Mais je pense que le bloc libéral ne se porte pas beaucoup mieux.
01:24Et l'enseignement principal que je tire de ce sondage,
01:28c'est que la division est en tout cas un problème
01:34tant pour le bloc central libéral que pour la gauche et les écologistes.
01:38Et ce qui est assez frappant c'est de voir que même dans les hypothèses d'une gauche rassemblée,
01:42on a du mal quand même à caracoler en tête.
01:43Il n'y a pas des pourcentages hallucinants.
01:45On aura l'occasion d'y revenir.
01:46Lucas Planaverne, premier regard sur ce sondage.
01:48Les jeux ne sont pas du tout faits.
01:50On a un an de l'élection présidentielle.
01:51La séquence n'est pas encore officiellement lancée.
01:53Je pense que là, il y a quelques semaines, les Français étaient surtout à choisir
01:57entre le fait de prendre le train, marcher ou prendre leur voiture vu le prix de l'essence.
02:01Là, depuis quelques jours, ils sont peut-être en train d'hésiter entre un ventilateur et une clim.
02:05Je ne suis pas sûr qu'ils soient tout à fait encore dans l'élection présidentielle.
02:07Maintenant, effectivement, il y a quelques leçons à tirer de ce sondage
02:10qui vient confirmer des tendances qu'on observe depuis déjà plusieurs sondages
02:14qui sont réalisés sur la prochaine présidentielle.
02:18C'est les gros scores du Rassemblement national
02:22qui, dans tous les cas de figure, seraient très largement en tête et au second tour
02:27et qu'importe le candidat, que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen.
02:31Effectivement, les divisions au sein du bloc central
02:33qui fait pâtir les candidats potentiels Édouard Philippe et Gabriel Attal
02:40et puis la division à gauche.
02:42Ce qui est intéressant d'observer, c'est que même en cas de gauche hors LFI unie
02:48derrière, par exemple, Raphaël Glucksmann ou alors François Hollande,
02:50on voit qu'il y a tout de même un leadership qui se dégage pour Jean-Luc Mélenchon
02:54et puis surtout, effectivement, une gauche qui reste en deçà des scores nécessaires
02:59pour accéder au second tour.
03:00Ami Nathani Akaté, comment vous vous analysez ?
03:03Vous, en étant un peu, on va dire, de l'intérieur, ces scores, même avec une gauche rassemblée,
03:07on n'arrête pas de dire que c'est la condition de la victoire,
03:09on voit quand même que ce n'est pas visiblement suffisant pour accéder au second tour de l'intérieur.
03:13Comment vous l'observez ? Vous dites, on a encore 11 mois, 10 mois pour faire campagne ?
03:17Je pense qu'on a effectivement 11 mois, 10 mois pour faire campagne
03:19et pour créer une dynamique.
03:22Et ce qu'on observe, c'est que la société, en tout cas, à l'instant de cette photographie,
03:27elle est divisée en trois blocs quasiment équivalents, en trois tiers.
03:32Et le Rassemblement international n'a qu'un seul candidat qui agrège tous ces suffrages, en tout cas.
03:39Et oui, et non, et la gauche, moi, je nous plaide les écologistes pour un rassemblement de la gauche
03:46autour de cette primaire.
03:48Mais en y incluant, vous aussi, Jean-Luc Mélenchon ?
03:51En y incluant, en tout cas, tous les partenaires de la gauche qui portent un projet écologiste et social.
04:00Et après, le peuple de gauche tranchera parmi les candidatures.
04:07Mais en tout cas, ces aventures individuelles ont un plafond de verre.
04:11Et ce qui est aussi intéressant, quand vous parlez du Rassemblement national,
04:14c'est qu'on voit en réalité que les deux profils, on saura début juillet, le 7 juillet précisément,
04:19pour savoir si, oui ou non, Marine Le Pen pourra faire campagne,
04:21suite à ce petit problème d'inéligibilité.
04:25On voit que les deux candidats, que ce soit Marine Le Pen ou que ce soit Jordan Bardella,
04:28il n'y a pas de problème de personne.
04:30C'est-à-dire que c'est le parti, maintenant, qui caracole en tête
04:32avec des pourcentages absolument stratosphériques, Lucas Plagnaver.
04:34Oui, parce que vous voyez, contrairement à ce qu'on peut lire souvent
04:37ou entendre souvent dans les médias, sur les divergences réelles
04:41qu'il peut y avoir au sein du jugement national,
04:42et notamment sur l'économie, entre deux lignes légèrement différentes
04:47de Marine Le Pen et Jordan Bardella, en réalité, pour les électeurs RN,
04:50ça n'a aucune incidence, parce que le vote RN, et on le sait depuis plusieurs années,
04:54est un vote très ancré, un vote à l'étiquette.
04:57N'importe qui pourrait être candidat, enfin n'importe qui.
05:00Je veux dire, les électeurs RN vont dans l'ourne et mettent le bulletin à la flamme.
05:04En ne regardant même pas...
05:06C'est devenu un parti d'alternance, disait Frédéric Dhabi,
05:08c'est-à-dire que c'est vraiment, maintenant, le choix du parti
05:10qui peut faire basculer l'alternance, peu importe le représentant, quasiment.
05:12C'est aussi un parti qui a un plafond de verre, on l'a vu en 2024,
05:18la perspective de l'arrivée de Jordan Bardella à Matignon
05:22a provoqué, en tout cas, déchaîné la mobilisation des électrices et des électeurs
05:29qui étaient majoritaires à ne pas vouloir du RN à Matignon.
05:32Et ce serait encore...
05:34Enfin, je veux dire, il n'y a pas besoin d'être un politologue pour observer ça.
05:37Je pense que, actuellement, comme on dit sur la photographie actuelle,
05:43en cas de second tour, donc là, ce serait potentiellement un Édouard Philippe,
05:47par exemple, au second tour face à Jordan Bardella,
05:50eh bien, on a du mal à imaginer que tous les électeurs de gauche,
05:53y compris ceux de Jean-Luc Mélenchon, n'aillent pas voter pour Édouard Philippe
05:56face au candidat du RN.
05:58D'autant qu'on sait déjà, contrairement à la gauche, qu'au centre,
06:02il y aura un duel entre Gabriel Attal et Édouard Philippe jusqu'à potentiellement la rentrée,
06:06ou janvier, pour savoir qui est le mieux placé.
06:08Et à la fin, c'est déjà un peu sorti dans la presse, il y aura un accord,
06:12parce qu'on voit bien que ce n'est pas viable.
06:14Que cet accord, alors, appelons-le comme on veut, accord, rassemblement, désistement pour l'un ou par l'autre,
06:19alliance, peu importe les mots qu'on utilise, est-ce que vous pensez que c'est, en tout cas,
06:22une stratégie qui sera inéluctable ?
06:24C'est-à-dire qu'on ne pourra pas passer à côté sur ce fameux bloc central ?
06:27C'est ce que disait Frédéric Dhabi tout à l'heure, quand il était en studio avec nous,
06:30pour décrire cette enquête exclusive pour l'IFOB Sud Radio Figaro LC.
06:33Il disait, de toute façon, le problème se situe là.
06:37C'est-à-dire que quand on est entre 9 et 15, c'est eux qui seront déterminants.
06:39Comment vous l'observez-vous, Aminata Nyakathé ?
06:41Est-ce que, vraiment, l'alliance ou le rassemblement des trois sera inéluctable ?
06:46En tout cas, l'absence de rassemblement tant à gauche que pour le bloc central,
06:51pour moi, c'est la machine à perdre.
06:54C'est-à-dire que, en fait, ce qui se joue, c'est la seconde place au second tour de
07:01l'élection présidentielle.
07:03Et plus il y a de candidats, plus le bloc en question,
07:08celui de gauche ou celui central, risque d'être éliminé de ce second tour.
07:13Et donc, pour moi, il y a un enjeu fort.
07:15À gauche, pour qu'il y ait cette primaire, même si c'est difficile.
07:20C'est un travail de longue haleine.
07:22Tout à fait, mais Marine Tordelier est très déterminée.
07:26Et puis, le peuple de gauche écologiste le réclame.
07:30Ils sont extrêmement majoritaires.
07:31Plus de 82% à réclamer cette primaire.
07:35Et le bloc central, il est peut-être un peu plus responsable que nous,
07:39puisqu'il y a cette entente avec Edor Philippe et Gabriel Attal.
07:42En réalité, la dispersion des voix, notamment au sein du bloc central,
07:46pourrait profiter à Jean-Luc Mélenchon.
07:48Parce que les scores pour atteindre le second tour seraient de fait moins élevés.
07:54Et d'ailleurs, c'est pour ces raisons que Gabriel Attal et Edor Philippe
07:57semblent déjà avoir échangé sur la question.
08:00Mais même que, je lisais ça, il me semble, dans Le Figaro, il y a quelques jours,
08:04que Bruno Retailleau imagine déjà le fait de se retirer...
08:09C'est une information TF1, LCI, pour être récié, en effet.
08:12Voilà, dans le cas d'un risque de duel entre la France insoumise et le Rassemblement national.
08:18Donc, effectivement, il va falloir regarder dans les prochains mois
08:21comment les rapports de force se dessinent,
08:23aussi bien au sein du bloc central qu'à gauche.
08:25Et il y aura évidemment des désistements, quoi qu'il advienne.
08:290826 300 300, quand on voit ce sondage que Sud Radio vous dévoile
08:33avec l'IFOB fiduciale Le Figaro et LCI sur cette présidentielle.
08:38Est-ce que les Jeux sont déjà faits ?
08:390826 300 300, vous avez la parole.
08:41Bonjour Béranger.
08:42Bonjour.
08:43Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
08:45Est-ce que, pour vous, les Jeux sont faits, alors, mon cher Béranger ?
08:47Est-ce que, pour vous, là, ça y est, on peut déjà signer le deuxième tour
08:50de l'élection présidentielle l'année prochaine ?
08:52J'aurais plutôt tendance, dans l'état actuel des choses, à dire oui,
08:55vu la vacuité du bloc central et puis les candidats prémachés,
09:01là, qui sortent du bois, Édouard Philippe.
09:03Ah, les candidats prémachés pour vous ?
09:04Oui, oui, complètement.
09:06Enfin, plus personne n'a de ces gens après 10 ans de macronisme.
09:09Ils sont absolument co-responsables de ce qui s'est passé dans le pays.
09:12C'est une déflagration économique.
09:14C'est la déflagration du pouvoir d'achat d'une grande partie de nos concitoyens.
09:19Enfin, on ne veut plus de ces gens-là, quoi.
09:21Donc, moi, voir Édouard Philippe sortir du bois,
09:23voir Gabriel Attal, le golem fabriqué en une de papier glacé,
09:28comme on nous a fait le coup avec Emmanuel Macron en 2017,
09:31c'est absolument impossible.
09:33Vous croyez à un élément qui peut venir changer la donne ?
09:36Un candidat surprise, une grosse crise ou un ras-le-bol peut-être général
09:39qui fait qu'un candidat puisse tout d'un coup émerger
09:41autre que tous ceux qu'ils ont sur la piste de départ pour le moment ?
09:44Ben, disons que oui, à part une grosse crise
09:47et qui ne serait pas une crise heureuse, comme on en a déjà connu.
09:50Et je me méfie un petit peu quand même des intentions d'Emmanuel Macron
09:54et de l'Europe, de la guerre en Ukraine,
09:57parce qu'il a énormément instrumentalisé tout ça.
10:01Oui, il pourrait y avoir un essai de surprises,
10:04mais surtout, ce que je voulais dire,
10:06c'était qu'une fois de plus, le système est en train de se verrouiller.
10:09Moi, je mets le système avec un grand S,
10:11c'est-à-dire que les 500 signatures, merci François Hollande,
10:15nécessaires à la candidature des candidats,
10:20c'est un cadenas, c'est un verrouillage.
10:23Et en fait, les citoyens en ont marre d'être représentés
10:25par des politiciens professionnels.
10:27Donc, à un moment ou à un autre,
10:28la nécessité d'avoir quelqu'un qui sort du jeu
10:30pour éviter ce que vous appelez, mon cher Béranger,
10:32le côté système verrouillé.
10:33Merci beaucoup de nous avoir passé un petit coup de fil ce matin
10:35au 0826, 300, 300, Lucas Planaverne, Aminata Niacaté.
10:39Mot de la fin, on voit quand même toujours à un moment,
10:41peut-être, à quel point l'outil de la primaire,
10:44très contesté par Fonds d'Interne,
10:45aurait été quand même pratique
10:46pour essayer de faire émerger quelqu'un de solide.
10:48Justement, et mon mot de la fin,
10:49ce sera plutôt une question pour Aminata.
10:50Quand on voit ses résultats,
10:52on doute encore plus que Jean-Luc Mélenchon
10:55soit d'accord pour accepter quelconque primaire.
10:59Il y aura la question,
11:00comme lors des précédentes élections du vote utile,
11:02qui va rapidement se poser,
11:03est-ce qu'on peut s'attendre dans les prochains mois
11:06à ce que l'ensemble de la gauche
11:07rediscute d'une alliance
11:08et potentiellement derrière Jean-Luc Mélenchon ?
11:09La grosse question, Aminata.
11:11Je pense que s'il doit y avoir une alliance,
11:13ce ne sera pas au parti de décider derrière qui,
11:16mais en tout cas aux Françaises et aux Français
11:18de gauche et écologiste.
11:19En tout cas, c'est ce que nous défendons.
11:22Et peut-être que Jean-Luc Mélenchon,
11:25qui refuse de s'engouffrer dans cette primaire
11:28par rapport à la perte,
11:28peut-être qu'il peut regagner un peu en confiance
11:30et jouer le jeu de la primaire.
11:32Et mettre les mains dans le cambouis
11:33pour savoir si, oui,
11:34il peut vraiment prendre ce fameux leadership à gauche
11:37qui manque tant quand on s'intéresse
11:38un tout petit peu au sondage.
11:39Merci beaucoup d'avoir été avec moi dans ce studio.
11:41Lucas Planavé, un journaliste au JDD,
11:42avec, j'imagine, une finale qu'on va aller surveiller
11:44l'œil très attentif.
11:46Mon cher Lucas,
11:47il y a une du JDD demain,
11:48ce sera à retrouver dans les kiosques en ligne.
11:49Et merci beaucoup, Aminata Niacaté,
11:50d'avoir été avec nous ce matin,
11:52porte-parole des écologistes et conseillères de Paris.
11:54Bon courage pour la primaire.
11:55On a senti que c'était un travail de chaque seconde.
11:58Merci beaucoup d'avoir été avec vous.
12:008h49 dans un instant.
12:01Vous le savez,
12:02c'est les coulisses du chef
12:03avec Frédéric Barapardon qui est avec nous.
12:04Vous mettez votre tablier,
12:05vous préparez les couverts.
12:06Hop, hop, on sort les poils
12:07et on se met derrière les fourneaux.
12:08A tout de suite.
Commentaires

Recommandations