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  • il y a 6 heures
Avec Malek Semar, président fondateur de No Water No Us, qui s’est donné pour mission la préservation de l’eau sur la Planète, et Aurélie Colas, Déléguée Générale de la Fédération professionnelle des entreprises de l'eau, un acteur clé dans le secteur de l'eau en France.




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##LA_PLANETE_DEMAIN-2026-03-22##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Picotis Solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
00:04Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente...
00:07Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
00:11Bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour un nouvel épisode de La Planète Demain,
00:14l'émission positive et optimiste qui donne la parole aux acteurs du changement
00:18et aux porteurs de solutions pour un avenir durable.
00:21Alors, comme chaque année, depuis 1992, le 22 mars est une journée de sensibilisation
00:26à la gestion durable des ressources en eau.
00:28Et à l'origine, c'était donc l'ONU qui a institué cette journée.
00:34En 2010, d'ailleurs, elle reconnaît que l'accès à l'eau potable et à l'assainissement est un droit
00:39fondamental.
00:40Et aujourd'hui, dans le cadre de la Journée Mondiale de l'Eau,
00:43nous avons le plaisir de recevoir dans les studios de Sud Radio
00:45deux acteurs importants de cette précieuse ressource.
00:48J'ai nommé Malek Semar, président fondateur de No Water, No Us,
00:52qui s'est donné pour mission la préservation de l'eau sur toute la planète.
00:56Et Aurélie Collas, qui est déléguée générale de la Fédération professionnelle des entreprises de l'eau.
01:02Et c'est donc un acteur clé dans le secteur de l'eau en France.
01:06Bonjour tous les deux.
01:08Bonjour.
01:08Alors, on va commencer avec Malek.
01:10Je suis désolé, ce n'est pas très galant, mais on va commencer avec lui.
01:13Oui, j'ai mis dans cet ordre-là l'interview.
01:17Vous êtes né en Kabylie, cher Malek, et avez grandi dans un village sans eau ni électricité
01:23où la culture de l'effort et du partage était au cœur de la vie quotidienne.
01:27Votre enfance vous a profondément marqué, vous transmettant des valeurs de la rareté et de la résilience.
01:34Et avec votre ONG, No Water, No Us, vous fédérez des initiatives pour créer une dynamique globale
01:40et réfléchir à des modèles durables et équitables autour des enjeux de l'eau.
01:45Et aujourd'hui, en tant que président fondateur, vous parcourez le monde pour partager votre message
01:50et sensibiliser les décideurs aux enjeux cruciaux de l'eau.
01:53Vous avez donc embrassé la cause de l'eau comme un véritable projet de vie.
01:57Mais cette initiative collective vous permettra-t-elle de rétablir le lien entre l'eau et l'humanité ?
02:03Bonjour à tous, bonjour Christophe.
02:05Alors, rétablir le lien entre l'eau et l'humanité, ça reste l'objectif
02:09parce que l'eau, c'est la vie, n'est pas juste une cotation ou un adage, c'est vraiment
02:15la vie
02:15parce que sans eau, on ne serait pas là, d'où le nom d'ailleurs No Water, No Us.
02:20Donc, l'humanité, finalement, on pourrait presque la ramener à une personne en disant
02:26si tu veux aider quelqu'un, il faut d'abord qu'il le veuille.
02:28Ce qui est valable pour une personne, il est valable pour un village, pour un peuple, pour un pays, un
02:33continent
02:33et il est valable pour toute l'humanité.
02:35D'où l'importance, effectivement, de sensibiliser les décideurs.
02:39D'ailleurs, pour cela, on a deux verbes. Dans l'ONG, c'est sensibiliser et agir.
02:43Donc, on essaye de sensibiliser les acteurs, donc les décideurs, les grands comptes, les gens puissants, entre guillemets,
02:51et d'aider les plus démunis.
02:52Parce que sur le terrain, on intervient, notamment en donnant l'accès à l'eau aux écoles,
02:56un peu partout dans le monde. Aujourd'hui, on est intervenu dans une trentaine de pays.
02:59Donc, voilà un petit peu ce que fait l'ONG.
03:01Et votre mission se concentre-t-elle principalement sur l'accès à l'eau, son assainissement, sa gestion,
03:07ainsi que sur les impacts du climat et des conséquences sur la biodiversité ?
03:11Alors, quand on pense à l'eau, on pense à l'eau potable.
03:13C'est le réflexe que tout le monde a. On n'a pas d'enjeu de potable.
03:17Les pays développés sont développés parce qu'ils gèrent leur eau sale.
03:20Et les pays non développés restent non développés parce qu'ils ne traitent pas leurs eaux usées.
03:23Mais on a un enjeu d'eau sale. Personne ne meurt parce qu'il n'a pas d'eau à
03:27boire.
03:27Ou bien c'est très très rare. Par contre, 4 millions de personnes meurent chaque année,
03:31dont 90% à moins de 15 ans, parce que l'eau consommée est insalubre.
03:35Et des millions sont malades tous les jours parce que l'eau consommée est insalubre.
03:39Donc l'enjeu, il est vraiment autour de l'eau sale.
03:43La quantité d'eau disponible est la même depuis 4,6 milliards d'années sur cette planète.
03:49Mais qu'est-ce qu'il en sera en 2050, selon vous ?
03:52Il y aura plus de monde, mais il y aura toujours autant d'eau.
03:55Donc effectivement, il n'y a qu'une seule eau.
03:57On l'oublie parfois, mais quelle que soit notre couleur, nos croyances, notre position géographique,
04:03il n'y a qu'une seule eau.
04:04Donc chaque goutte est âgée de 4,6 milliards d'années.
04:07Chaque goutte a traversé plusieurs fois la planète.
04:11Si elle reste des millions d'années dans les glaciers,
04:13il lui faut 2500 ans pour traverser un océan.
04:15Donc il faut se dire que la goutte qu'on boit et qu'on rejette est la même.
04:19Et surtout, elle a été forcément bu par quelqu'un d'autre.
04:22Un animal, un végétal, une planète, elle a arrosé chaque montagne.
04:26Donc en 2050, on aura beaucoup plus de monde.
04:28On aura toujours autant d'eau.
04:30Mais 80% d'eau usée rejetée sans traitement dans la nature,
04:33on aura surtout plus d'eau sale.
04:35Alors vous menez et accompagnez des actions qui donnent accès à l'eau au plus grand nombre,
04:40vous le disiez à l'instant.
04:42Est-ce selon vous une question de survie réellement ?
04:44Je t'invite à essayer de passer plus de 3 jours sans boire de l'eau.
04:47Et la vie te répondra à la question.
04:50Je crois que la durée moyenne où on peut tenir son eau, c'est 3 jours.
04:54En fonction de l'état de santé, de l'âge, etc.
04:57On peut tenir jusqu'à 5 jours.
05:00Mais s'il nous manque 500 ml d'eau dans le corps,
05:05ça correspond à peu près à 1% d'une masse corporelle de quelqu'un qui pèse 50 kg.
05:09L'eau, c'est 10 à 15% de performances physiques et cognitives en moins.
05:14Donc si les enfants à l'école consomment de l'eau qui n'est pas bonne,
05:17ça fait forcément des enfants dont le développement intellectuel est beaucoup moins évident.
05:21Donc bien sûr que c'est une question de survie.
05:23Parce que de toute façon, sans eau, il n'y a rien.
05:26Oui, c'est clair.
05:28Le cycle de l'eau est-il perturbé par le changement climatique ?
05:32Qu'est-ce que vous en pensez ?
05:33Bien sûr.
05:34Après, aujourd'hui, on est capable de transporter sur 20 000 km du pétrole.
05:39Donc personne ne me dira qu'on ne peut pas transporter de l'eau sur 20 000 km.
05:42Donc on a deux enjeux.
05:43On n'a pas d'enjeu de quantité d'eau.
05:45On a un enjeu de qualité.
05:46Donc forcément, il faut traiter l'eau et la respecter.
05:49Et puis on a un autre enjeu d'approvisionnement.
05:51Parce qu'il pleut moins, ou en tout cas, il y a moins d'eau à certains endroits.
05:55Après, on ne va pas se mentir.
05:57Aujourd'hui, il est trop tard pour trouver une solution globale.
06:01La seule chose qu'on peut faire en tant qu'humain responsable,
06:03c'est d'essayer de limiter les effets dramatiques auxquels nous allons faire face.
06:07Donc on parle plutôt d'adaptation au changement climatique.
06:11Après, il n'y a pas besoin d'en parler.
06:13Les incendies sont de plus en plus violents et plus nombreux.
06:15Les inondations, les tempêtes.
06:17Donc c'est comment faire face à tout ça.
06:19Donc oui, le cycle est perturbé par le changement climatique.
06:22Le cycle est perturbé aussi par les barrages.
06:25Le cycle est perturbé parce qu'on coupe les arbres.
06:27Une partie de la pluie vient de l'extraévaporation des arbres.
06:29Donc quand on coupe la haie, le voisin suivant a moins d'eau.
06:32Le cycle va être encore plus perturbé par le fait de capter de l'eau potable dans l'air
06:37parce qu'on voit beaucoup de solutions qui arrivent aussi dans ce sens-là.
06:40Mais si je capte l'eau dans l'air, je perturbe le cycle
06:42puisque le suivant a moins d'eau.
06:44Si tout le monde se met à capter de l'eau du ciel juste après la mer,
06:48il n'y aura plus d'eau dans la terre.
06:49Donc effectivement, la solution idéale n'existe pas.
06:53La perfection n'existe pas.
06:54Donc l'idée c'est quand même d'essayer de faire son maximum
06:57tout en respectant justement cette fameuse nature.
07:00Et existe-t-il dans les bouleversements géopolitiques
07:03que l'on connaît aujourd'hui, qui sont majeurs ?
07:07Est-ce qu'on peut plutôt s'attendre à des bouleversements aussi autour de l'eau selon vous ?
07:12Bien sûr. Je crois qu'on recense plus de 800 conflits larvés à cause de l'eau depuis 2010.
07:19Ah c'est énorme.
07:19Ça a toujours existé.
07:22En Mésopotamie, il y avait déjà des conflits autour de l'eau.
07:24Les Romains, les Égyptiens géraient déjà l'eau comme un outil géopolitique.
07:29L'eau est le premier bien qui circule entre pays.
07:31Et quand vous emportez des tomates, c'est 90% d'eau.
07:34Quand vous emportez un pull, une voiture, il faut de l'eau pour faire tout ça.
07:37Donc l'eau est le premier enjeu géopolitique et de sécurité.
07:41On a déjà beaucoup de tensions.
07:43Il suffit de remonter récemment.
07:44La plupart des fleuves, l'Afrique, c'est 11 bassins transfrontaliers.
07:49Donc le Nil, c'est 11 pays.
07:50La source est dans un pays.
07:52Le dernier pays, c'est l'Égypte.
07:5395% de l'eau de l'Égypte vient du Nil.
07:56Donc il y a eu des conflits il y a quelques années avec le fameux barrage.
07:59Donc oui, on continuera à avoir des conflits autour de l'eau.
08:04Ensuite, je pense qu'il faut que les solutions soient locales.
08:07Ça, c'est une certitude et en tenant compte des facteurs socio-culturels.
08:10D'ailleurs, puisqu'on a parlé tout à l'heure du lien entre l'eau et l'humanité,
08:13je pense que la culture fera justement ce lien
08:16puisqu'on ne pourra pas trouver une solution uniquement technique
08:18sans tenir compte des facteurs socio-culturels.
08:21D'ailleurs, la culture vient du mot latin colare
08:24qui veut dire s'écouler goutte à goutte.
08:25Il n'y a pas de hasard.
08:26Et pour s'éviter justement ces conflits,
08:29si les solutions sont locales, la gouvernance doit être mondiale.
08:32Et c'est ce paradoxe ou ce paradigme qu'il va falloir relever, effectivement.
08:35Et lors de vos interventions au G20 ou à l'ONU ou encore à Washington,
08:40est-ce que vous avez constaté un réel changement
08:42ou plutôt un réel engagement politique face aux défis liés à l'eau ?
08:47Je vais rebondir sur ce que tu as dit au début, Christophe,
08:50avec les Nations Unies et la résolution 64-292 de l'ONU.
08:54En quelques mots.
08:55En quelques mots.
08:56On a reconnu l'eau comme un droit humain.
08:59On s'est rendu compte que l'eau n'était pas fait une fois en soi.
09:02On a fait les ODD pour passer à l'action.
09:04Depuis en 2026, les chiffres sont toujours dramatiques.
09:08Donc je te réponds que dans les mots, oui.
09:11Dans les faits, les chiffres sont de pire en pire.
09:13Donc il y a moins quelque chose.
09:15Merci infiniment, cher Malec Semar, président fondateur de No Water No Us,
09:18qui s'est donné pour mission la préservation de l'eau sur l'ensemble de la planète.
09:22On se retrouve dans un court instant sur Sud Radio avec nos deux invités
09:26et avec Thibaut, notre French Trotter national,
09:28qui reviendra sur le salon de l'agriculture.
09:33A tout de suite sur Sud Radio.
09:35Picotis solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
09:39Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente...
09:42Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
09:46Eh bien, nous voici de retour dans les studios de Sud Radio, la planète demain,
09:49en compagnie de nos deux invités, mais surtout de Thibaut,
09:52le French Trotter de l'émission qui, cette semaine, revient sur le salon d'agriculture.
09:57N'est-ce pas, Thibaut ?
09:58Bah, c'est ça, exactement, Christophe.
10:00Cette édition 2026 était largement placée sous le signe de la transition.
10:04Une agriculture qui cherche à produire en préservant davantage les milieux naturels,
10:08grâce notamment aux outils numériques et à certaines filières comme les biocarburants.
10:12Et c'est à la Ferme Digitale, l'espace du salon dédié aux innovations agricoles, que j'ai commencé ma
10:17visite.
10:18Et là-bas, j'ai rencontré Stanislas Lonnet, responsable technique chez Bigard.
10:23Leur idée, qui est très originale, c'est suivre l'activité des abeilles grâce à des ruches connectées.
10:28De véritables sentinelles de la nature, capables de donner des indications très précieuses sur les qualités de l'environnement.
10:35On écoute Stanislas.
10:36En fait, nous, on s'est basé sur l'activité de l'abeille pour avoir des informations sur les prélèvements
10:40en eau, pollen et nectar.
10:41Savoir qu'une abeille, c'est une quinzaine de prélèvements par jour.
10:44Donc à l'échelle d'une ruche, on est entre 100 000 à 300 000 prélèvements.
10:46Donc on a décidé de se concentrer vraiment là-dessus, pour avoir une mesure de qualité de l'environnement pour
10:51les abeilles,
10:51mais en fait plus loin sur les pollinisateurs de manière générale.
10:54Pourquoi l'activité de l'abeille peut témoigner de la qualité de l'environnement ?
10:57En fait, l'abeille, elle va vraiment être représentative du vivant de manière générale et de toute l'activité des
11:03pollinisateurs.
11:04L'idée, c'est vraiment, voilà, on va essayer de mesurer les impacts environnementaux.
11:08Premier niveau, ça va être l'impact climatique.
11:10Est-ce que les conditions météorologiques sont bonnes ?
11:13Avec le changement climatique, en fait, on fait beaucoup face à soit des crues, soit à l'inverse des périodes
11:18de sécheresse.
11:19Donc ça, ça touche directement les pollinisateurs.
11:21Le second niveau, qui va être lié au premier, évidemment, ça va être la disponibilité alimentaire.
11:26Il faut la présence de fameux pollens et nectar pour pouvoir perdurer et pour que les esseins puissent se développer.
11:30Nous, on va le mesurer au travers des abeilles.
11:32Si elles arrivent à produire du miel, ça veut dire qu'elles ont réussi à trouver de l'alimentation autour.
11:36A l'inverse, si elles ne le trouvent pas et qu'elles tapent dans leurs réserves, qu'elles mangent leur
11:41stock,
11:42ça, ça veut dire qu'autour d'elles, on manque de diversité florale.
11:45Donc on va proposer à nos clients d'installer des ruches connectées.
11:48On va faire toutes ces mesures.
11:50Et après, derrière, eux, ils vont pouvoir mettre des actions en place,
11:52comme par exemple rajouter des couverts végétaux pour pouvoir changer la diversité florale et améliorer leur environnement.
11:58Donc ça, ça va améliorer l'environnement pour les abeilles, pour les pollinisateurs,
12:03mais aussi, lorsqu'on va parler à des arboriculteurs, par exemple, pour leur propre business.
12:07Est-ce qu'on peut la décrire, cette ruche connectée, j'imagine, munie de capteurs ?
12:11Exactement.
12:11C'est une ruche d'apiculture classique, sous laquelle on va placer des barres,
12:15qui sont en fait des balances, qui vont permettre de peser son poids quotidiennement.
12:19À l'intérieur, on aura un petit capteur de température et humidité,
12:22et on va avoir un compteur d'abeilles, qui est une petite boîte,
12:25que l'on va mettre à l'avant de la ruche.
12:27Tout ce package-là, il va s'orienter pour des collectivités, des agriculteurs, des territoires, des coopératives.
12:33Merci.
12:33Depuis la ferme digitale au sein de l'agriculture, je suis avec Alexandre Maury,
12:38qui est chef de projet chez Metapro.
12:39Alors, Metapro, qu'est-ce que c'est et quelles solutions vous proposez ?
12:42Alors, Metapro, c'est une entreprise qui a été créée par un exploitant agricole de Seine-et-Marne,
12:47qui est aussi un exploitant de méthaniseurs depuis 6 ans maintenant.
12:51Et Metapro a vu le jour, suite aux soucis sur la méta, de fonctionnement, etc.
12:55Quels sont ces peuples problèmes rencontrés par les méthaniseurs ?
12:57Un agriculteur n'a pas forcément, sur l'année, la quantité de matière nécessaire pour alimenter.
13:03On met en relation, du coup, des exploitants méthaniseurs avec des agriculteurs.
13:07C'est aussi d'avoir les bons produits, parce qu'il existe une multitude de produits.
13:10Certains viennent un peu partout.
13:11Donc, ce qu'on veut, c'est, nous, avoir une bonne matière disponible, à bon prix, etc.
13:16Et ça, pour un peu tout, et pareil pour les pièces.
13:18De quelle manière votre solution utilise l'IA ?
13:20Alors, nous, on utilise l'IA par le biais d'une application web,
13:25qui est disponible gratuitement sur Internet, qui s'appelle Patrick by Metapro.
13:28Le but de cette IA, c'est de répondre à un besoin.
13:31On a énormément d'administratifs.
13:33On a énormément de papiers à remplir, de traçabilité.
13:36L'application va aider.
13:38Elle va scanner les documents, scanner toute l'utilisation qui fait de la méthanisation.
13:42Et elle va pré-remplir pour lui des documents, qui vont lui faire gagner énormément de temps.
13:48Là où avant, un opérateur pouvait avoir une dizaine de fichiers Excel différents,
13:53avec une dizaine de classeurs différents.
13:55Là, il a tout dans l'implication.
13:57Donc, elle vous fait gagner du temps et de l'argent.
13:59Donc, vous améliorez votre marge, les bénéfices, etc.
14:03Et c'est tout un cercle vertueux.
14:06Merci Thibault.
14:07On vous retrouve la semaine prochaine pour la suite de ce reportage.
14:10Vous êtes toujours sur Sud Radio dans l'émission La Planète Demain.
14:13Et maintenant, nous avons le plaisir d'accueillir Aurélie Collas,
14:16déléguée générale de la Fédération professionnelle des entreprises de l'eau,
14:19un acteur clé dans le secteur de l'eau en France.
14:22Bonjour Aurélie.
14:23Bonjour.
14:23Alors, la Fédération professionnelle des entreprises de l'eau
14:25aborde également de nombreux sujets environnementaux liés à la gestion de cette ressource précieuse.
14:31Alors, selon vous, comment peut-on optimiser la gestion de l'eau
14:34pour réduire le gaspillage et améliorer l'efficacité en sa distribution ?
14:38Alors, merci pour l'invitation.
14:39D'abord, peut-être présenter un petit peu notre fédération.
14:42Elle regroupe des entreprises qui accompagnent les collectivités locales
14:45puisqu'aujourd'hui, ce sont les collectivités locales
14:47qui sont en charge de la gestion de l'eau et de l'assainissement en France.
14:51Donc, elles accompagnent à peu près un Français sur deux
14:54pour à la fois la production et le traitement de l'eau potable
14:57et pour la collecte et le traitement des eaux usées.
14:59C'est-à-dire qu'on dépollue et on restitue au milieu naturel.
15:01C'est 28 000 salariés en France à peu près sur 700 sites
15:06donc avec un maillage territorial très fort
15:08qui s'adapte à la réalité hydrologique
15:10parce que, votre invité précédent, on l'a dit tout à l'heure,
15:13l'eau, c'est avant tout un enjeu local.
15:15Donc, les réponses, pour répondre à votre question,
15:18elles seront différentes selon les territoires,
15:21selon le terrain hydrologique,
15:24selon l'activité économique,
15:26selon le développement touristique, etc.
15:30Vous vouliez continuer, peut-être ?
15:32Je vous en prie.
15:33Non, je voulais savoir s'il existait un moyen de lutter
15:35contre la pollution des ressources en eau
15:37et notamment des rivières, des nappes phréatiques
15:40et des océans, bien sûr.
15:42Oui, bien sûr.
15:43Alors, c'est un peu une lapalissade,
15:44mais la première chose à faire,
15:46c'est de supprimer les rejets dans l'eau,
15:48les rejets polluants.
15:49Donc, ça signifie accompagner principalement
15:51le monde agricole et le monde industriel
15:54pour protéger les captages d'eau potable,
15:55là où on capte l'eau potable,
15:57et puis pour éviter les rejets dans les eaux usées,
15:59parce qu'ensuite, naturellement, il faut les traiter.
16:02Ça, je dirais que c'est pour la prévention
16:04des pollutions de demain.
16:05Mais il y a aussi les pollutions d'hier
16:07qui sont traçables aujourd'hui,
16:09contre lesquelles il faut lutter,
16:11et pour ça, il n'y a qu'une solution,
16:12c'est le traitement.
16:13Donc, concrètement, il faut apporter des traitements
16:15à l'eau brute pour faire de l'eau potable,
16:18il faut apporter des traitements aux eaux usées
16:20pour la rejeter de manière qualitative
16:23dans l'environnement.
16:25Et là, ça suppose le traiter.
16:26Je vous donne un exemple.
16:27Les pesticides qui ont été interdits
16:28il y a une vingtaine d'années,
16:29on en retrouve encore des résidus dans l'eau aujourd'hui.
16:32Ça signifie qu'il faut agir,
16:33et donc adapter le traitement de l'eau
16:35à ces pollutions qui sont extrêmement persistantes
16:38dans l'environnement.
16:38Alors, on entend beaucoup parler
16:40des polluants éternelles dans l'eau,
16:42mais quelles sont les solutions
16:43pour traiter cette pollution
16:44qui est liée notamment aux pesticides,
16:46aux microplastiques, aux produits pharmaceutiques,
16:48dans les eaux, etc.
16:50C'est quoi cette solution ?
16:52Les polluants éternels portent mal leur nom
16:55parce que c'est un peu romantique.
16:57En fait, ce sont des polluants hyper persistants,
16:59c'est surtout ça qu'on pourrait retenir,
17:00ou très résistants.
17:01On les trouve dans l'air,
17:02on les trouve dans l'eau,
17:03dans l'atmosphère, dans la terre,
17:04dans les aliments qu'on ingère.
17:05Donc, on les trouve un petit peu partout.
17:07S'agissant de l'eau potable,
17:09la réglementation, elle évolue.
17:11C'est-à-dire que depuis le 1er janvier 2026,
17:13et la surveillance avait commencé
17:14il y a trois ans en France,
17:16on surveille les PFAS dans l'eau du robinet
17:19de manière à s'assurer
17:20qu'on ne dépasse pas un seuil de qualité.
17:23Par ailleurs, lorsqu'il y a un dépassement,
17:26on est en capacité de traiter ces PFAS dans l'eau.
17:29Alors, il y a plusieurs traitements,
17:30je ne veux pas être trop technique.
17:31Il y a les charbons actifs qu'on peut utiliser.
17:34Il y a également les traitements membranaires.
17:35Donc, c'est une membrane
17:36qui va séparer l'eau des polluants,
17:38qui est extrêmement performante
17:40parce que ça couvre une large part
17:42des polluants existants dans l'eau.
17:44Il faut savoir qu'aujourd'hui,
17:45les technologies sont extrêmement maîtrisées,
17:47notamment par nos entreprises.
17:48On insiste pour rappeler qu'on a la chance
17:50d'avoir en France la Silicon Valley de l'eau.
17:52Aujourd'hui, on s'est traité l'équivalent
17:54d'un dé à coudre dans une piscine olympique.
17:57On a les technologies.
17:58En revanche, il faut investir
18:00pour pouvoir accompagner les collectivités,
18:02pour passer à l'échelle sur ces traitements,
18:04parce qu'il y a une demande très forte,
18:06notamment des usagers.
18:07Il y a des inquiétudes à l'égard de l'eau potable.
18:09On sait qu'à peu près un Français sur deux
18:10souhaite être informé sur ces fameux PFAS.
18:13Par ailleurs, la confiance dans l'eau du robinet,
18:15elle s'érode, précisément parce qu'il y a besoin de réponses.
18:18Ça fait partie aussi du rôle des médias.
18:20Merci pour l'invitation aujourd'hui.
18:22Nous, on rappelle que cet enjeu de confiance
18:24dans l'eau du robinet, elle est essentielle
18:26parce que c'est une eau qui est écologique,
18:28c'est une eau qui est économique
18:29et qui est accessible à tous.
18:31Même quand on est dans un foyer en difficulté,
18:33on a accès à l'eau potable.
18:35Alors, on parle souvent du changement climatique,
18:38surtout en ce moment,
18:39qui affecterait la gestion des ressources en eau.
18:43Mais quelles solutions peuvent être mises en œuvre
18:45pour gérer les événements extrêmes
18:47qui sont liés à l'eau,
18:49comme les sécheresses, les inondations,
18:51qui évidemment font partie du lot du changement climatique ?
18:54Absolument.
18:55Les impacts du changement climatique,
18:57ils sont doubles.
18:58On l'a esquissé tout à l'heure.
18:59Le premier, c'est le réchauffement.
19:00Le deuxième, c'est la multiplication des crises climatiques,
19:03donc des phénomènes climatiques extrêmes,
19:05les creux, les inondations
19:06ou les hivers avec 4 mètres de neige à New York
19:09en ce moment même.
19:11Il y a une pluralité de solutions.
19:13La bonne nouvelle, c'est qu'elles existent
19:15et qu'elles sont françaises.
19:16J'insiste parce qu'il y a une demande forte
19:18de nos concitoyens d'être souverains
19:20sur les solutions qui sont appliquées en France,
19:22sur les enjeux stratégiques autour de l'eau.
19:25Ces solutions, elles existent en France.
19:27Alors, je vais vous donner quelques exemples
19:28parce qu'on est pour certaines assez en retard.
19:31La réutilisation des eaux usées est traitées.
19:33Le fait d'apporter un niveau de traitement supplémentaire
19:35dans une station d'épuration
19:37pour d'autres usages directement exploitables.
19:40Je pense par exemple à l'arrosage des espaces verts,
19:42à l'irrigation,
19:43ou au nettoyage des rues ou du mobilier urbain.
19:45Aujourd'hui, après un marché forain,
19:47vous savez, quand il reste des feuilles de salade
19:49ou des pommes un peu abîmées,
19:51on nettoie les rues,
19:52on nettoie les marchés à l'eau potable.
19:54On n'a pas besoin d'eau potable pour tous les usages.
19:57Il faut essayer de se recentrer
19:58sur les usages essentiels de l'eau potable.
20:00En France, on est en retard,
20:01moins de 1% de réuts.
20:04À côté, en Italie, on est à 9%.
20:06En Espagne, on est à 15-16%.
20:07En Israël, on est à 85%.
20:09Pourquoi ?
20:10Parce que jusqu'ici,
20:11on ne se préoccupait pas beaucoup
20:13de la ressource en eau en France.
20:14Aujourd'hui, il y a un manque d'eau.
20:16On sait que les climatologues disent
20:17qu'à l'horizon 2050,
20:18un été sur deux ressemblera à l'été 2022.
20:21Il faut donc passer à l'échelle,
20:23développer la réutilisation des eaux usées traitées.
20:25C'est une solution qui est sans regret
20:27dans les zones littorales
20:28parce qu'on rejette en mer.
20:29Donc, il n'y a pas de besoin sur le territoire.
20:32Et c'est une solution à examiner
20:33dans les autres territoires
20:34pour s'assurer, bien sûr,
20:35du soutien d'étiage des rivières,
20:37mais pour apporter aussi
20:38une solution supplémentaire
20:39sur un territoire qui manque d'eau.
20:41Alors, pour rebondir sur ce que disait
20:43Malek Semar précédemment,
20:45donc avant votre interview,
20:47comment garantir l'accès à l'eau potable
20:48pour tous, y compris les populations vulnérables ?
20:51En quelques mots,
20:52parce qu'on est joie que le temps en tourne.
20:53Alors, première chose,
20:55il faut garantir la même qualité d'eau potable
20:57sur tout le territoire national.
20:59Et aujourd'hui,
20:59il y a un risque de fracture territoriale.
21:01C'est-à-dire qu'il y a des zones géographiques
21:02qui ont une eau de moins bonne qualité
21:04au urbinet qu'ailleurs.
21:05Donc, ça signifie qu'il faut
21:06renforcer les investissements
21:08des collectivités dans l'eau potable.
21:09Ça doit remonter à l'agenda politique
21:11des collectivités locales,
21:12en sort des municipales,
21:13et ça doit remonter à l'agenda politique
21:15de la prochaine élection présidentielle.
21:17Ça, c'est la première chose.
21:18La deuxième chose,
21:19c'est que le droit à l'eau potable,
21:21c'est un droit humain.
21:22Il faut pouvoir accompagner
21:23les foyers qui seraient en difficulté
21:25pour régler leur facture d'eau,
21:26par exemple.
21:27Alors, on sait qu'aujourd'hui,
21:28la facture d'eau en France,
21:29elle est modérée.
21:30C'est en moyenne autour de 45 euros par mois.
21:33Il faut donc pouvoir accompagner les foyers.
21:35On le fait.
21:35Les entreprises de l'eau ont été les premières
21:37à mettre en place des chèques eau.
21:38Il existe des tarifications adaptées.
21:40Les centres communaux d'action sociale,
21:42demain, pourront accompagner.
21:43Mais ça doit rester une priorité,
21:45l'accès à l'eau pour tous.
21:46Merci infiniment,
21:47cher Aurélie Colas,
21:48délégué général de la Fédération professionnelle
21:51des entreprises de l'eau
21:52et qui est un acteur clé
21:54dans le secteur de l'eau en France.
21:55Je vous souhaite à toutes et tous
21:57un excellent dimanche après-midi
21:59et je vous laisse avec Alain Marty
22:01pour InVino,
22:02l'émission qui s'écoute sans modération.
22:04Pour ma part,
22:05je vous retrouve sur Sud Radio
22:06dimanche prochain à 12h30
22:08et je vous invite à découvrir sans attendre
22:10notre plateforme de télévision
22:12gratuite et surtout accessible à tous.
22:15et toutes,
22:17laplanètedemain.plus
22:19à dimanche prochain
22:20et en attendant,
22:20portez-vous bien.
22:22Akhena,
22:22expert en carport
22:23et pergola solaire
22:24pour des économies
22:25et un avenir durable
22:26et picotis solaire
22:27pour que l'avenir s'éclaire
22:29avec des choix durables.
22:30Vous en présentez
22:31Sud Radio,
22:32la planète demain,
22:34Christophe Debiens.
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