- il y a 10 heures
Ce vendredi 27 mars, Hervé Goulletquer, conseiller économique senior chez Accuracy, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management, Romain Burnand, président de Moneta AM, et Alain Pitous, senior advisor chez Ai for Alpha, étaient les invités dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:00Oui je sais, je sais, on nous fait paniquer sur l'inflation, les taux d'intérêt, c'est la fin
00:04du monde mais moi j'ai trois bonnes nouvelles, c'est votre argent, c'est votre week-end et c
00:07'est une émission exceptionnelle, exceptionnelle parce qu'on va commenter, waouh, ces événements qui ont marqué cette nouvelle semaine, c
00:14'est dingue, cette nouvelle semaine de guerre sur l'économie, la finance, les marchés et votre argent, une émission encore
00:21pour la quatrième semaine consécutive spéciale guerre au sommaire aujourd'hui, le mot de la semaine c'est évidemment inflation,
00:27on va en parler,
00:28le grand retour de l'inflation ou pas, la question macro, l'impact déjà sur l'économie française et l
00:34'économie européenne de la guerre en Iran, on a vu le rapport de l'OCDE sur l'économie mondiale, il
00:38n'est pas joyeux, le chiffre de la semaine c'est le dollar, je voudrais qu'on en parle, le
00:42dollar qui est servi de valeur refuge et on voit l'euro qui baisse, le dollar qui se renforce, pourquoi,
00:49comment, est-ce que ça va continuer ?
00:51En deuxième partie de l'émission, on va essayer de parler de tous les événements qui ont marqué la bourse
00:56cette semaine, il s'est passé énormément de choses avec des performances qui peuvent paraître relativement calmes et derrière cet
01:04écran de fumée, il y a beaucoup de mouvements,
01:06quelle perspective d'ailleurs sur la bourse, quel est le placement de la semaine, est-ce qu'il y a
01:11un placement de la semaine ou est-ce qu'il faut se mettre aux abris, le top ou le flop,
01:15le top 3 des gérants pour 2026,
01:16ces actions à acheter ou vendre, mais pour une émission exceptionnelle de guerre, il faut des Jedi de l'économie
01:24et de la finance de guerre.
01:26Alors il est très énervé, il était dans le couloir, je peux vous dire, il est remonté comme un coucou
01:31notre ami.
01:33Alors la présentation ne va pas du tout avec ce qui s'est passé avant Hervé, parce que j'allais
01:36dire, dans ce monde en folie, il nous faut une dose de sagesse,
01:39et c'est le plus sage d'entre nous qui l'apporte, Hervé Goulanker, vous êtes advisor chez Accurancy, et
01:44vous êtes énervé.
01:46Allez-y, allez-y, lâchez-vous.
01:48Non, je ne suis pas énervé, je trouve qu'on fait beaucoup de gâchis, vraisemblablement pour un résultat qui sera
01:56limité.
01:57Bref, le rendement, pour parler comme un homme de marché, des actions menées aujourd'hui me paraît devoir être très
02:06faible,
02:07avec un coût élevé, un coût économique, on va en parler, un coût financier, et puis un coût humain.
02:13Et tout ça, je trouve que ça...
02:16C'est très clédorsé, ça.
02:17C'est très clédorsé, c'est-à-dire de dire on ne fait rien, et puis on ne fait rien.
02:20Non, non, ça correspond.
02:21On laisse les Iraniens continuer à nous emmerder jusqu'à la fin de nos jours.
02:25Non, mais il y a une question iranienne, vous avez raison Marc, mais il ne faut pas oublier,
02:30quiconque a fait un peu de mathématiques sait que l'essentiel des problèmes mathématiques n'ont pas de solution,
02:37et je suis un peu à me dire que je ne suis pas certain que les moyens employés donnent une
02:42solution au problème,
02:43au vrai problème, c'est vrai qu'il y a un problème posé.
02:46Il fait un travail minutieux de conseil en allocation d'actifs, il s'est complètement transformé,
02:52il s'est réinventé, il a pivoté, pour prendre une terminologie moderne,
02:56et il transmet ça à travers les réseaux sociaux toujours.
02:59Oui, tout à fait.
02:59Et puis tout, vous êtes advisor chez AI4Alpha, et vous faites votre suivi, et on peut le suivre comment d
03:06'ailleurs ?
03:06Alors, on peut le suivre sur Swister, ou sur Substack aussi, où j'ai un carnet d'allocations,
03:11où je suis quelques portefeuilles locataires, et pour rebondir sur ce qui vient d'être dit…
03:15Déjà, le débat a commencé, d'accord.
03:16Fais juste les présentations, mais allez-y.
03:18Je pense que c'est toute la difficulté du marché, c'est qu'il faut débrancher son avis,
03:24c'est-à-dire qu'on peut avoir un avis sur Trump, on peut avoir un avis sur l'Iran,
03:27on peut avoir un avis sur plein de choses, il faut faire très attention,
03:29et rester très froid, et je trouve que dans ces moments-là…
03:32C'est pour ça qu'on est là.
03:32Oui, je trouve que dans ces moments-là, vraiment s'axer et se fonder,
03:36fonder ses réflexions sur des chiffres et des faits,
03:38est beaucoup plus utile que de se laisser embringuer dans le marché,
03:43pense que Trump fait ça, les Iranians font ça, et ça, c'est extrêmement dangereux.
03:48C'est pour ça qu'on fait cette émission, c'est justement pour essayer de prendre un peu de hauteur.
03:51J'ai bien fait de venir.
03:51Non, non, mais c'est ce qu'on va essayer de faire aujourd'hui,
03:53mais je suis assez d'accord avec vous, parce qu'il y a énormément de bruit,
03:56énormément de bruit, en plus on laisse parler de nos émotions,
03:58on laisse parler de nos antipathies, et l'antipathie contre Trump, elle est majeure,
04:02et donc je pense que ça donne des jugements qui parfois peuvent être aléatoires.
04:08Je n'hésite pas à le dire, pour moi, allez je me lance,
04:10c'est le meilleur gérant de la place de Paris,
04:12et je lui confierai tout mon argent sans hésiter,
04:14Romain Burnan, vous êtes président de Moneta AM.
04:17Voilà, je vous fais une déclaration d'amour en public.
04:19Merci Marc, on en parlera tout à l'heure.
04:22Les documents sont signés.
04:25Il sait tout faire de l'économie au culturisme,
04:28en passant par l'élevage de chats,
04:29et aussi l'animation d'une émission qui marche très bien sur BFM Business,
04:33notre ami Christopher Dembic,
04:36directeur de la stratégie chez VT.
04:39L'émission ?
04:40Très bien, on a eu un excellent invité aujourd'hui.
04:44dans la Masterclass, qui est chaque vendredi à 11h,
04:46et notamment Charles Lipschild, qui vient de l'Atlantic Council,
04:49qui nous a donné plein d'éléments sur la vision de l'administration Trump,
04:52donc c'était assez intéressant.
04:53Vous allez nous en parler,
04:54et on peut l'avoir évidemment en podcast et en replay.
04:58Le mot de la semaine,
04:59allez, inflation.
05:01Alors c'était très drôle,
05:02parce que les échos de mercredi dernier
05:04titraient en une le grand retour de l'inflation.
05:07Et dans le même numéro des échos,
05:09notre ami Jean-Marc Daniel
05:11écrivait dans un édito
05:13titré « Inflation »,
05:15vous avez dit « Inflation »,
05:16il disait « Cessons de nous affoler,
05:19l'économie mondiale, au contraire,
05:21va vers la déflation ».
05:23Et avec vous, l'être qui a,
05:24est-ce qu'il fallait croire
05:25la une des échos,
05:28ou notre ami Jean-Marc Daniel,
05:30qui était en page 12 ou 14 des échos ?
05:33En fait, il ne parlait pas de la même chose.
05:36La une parlait de l'accélération des prix,
05:39et on a bien une accélération des prix
05:42en relation avec la montée du coût de l'énergie.
05:47Est-ce qu'on a pour autant de l'inflation ?
05:50En fait, ce qu'on voit aujourd'hui,
05:52c'est une évolution du prix relatif de l'énergie.
05:56Les autres prix, pour le moment,
05:58vivent leur petit chemin.
06:00Et puis, on a une accélération du pétrole, du gaz.
06:04Mais ça, c'est une évolution d'un prix relatif.
06:07L'inflation, c'est un phénomène généralisé,
06:12auto-entretenu des prix.
06:15Notamment par la hausse des salaires
06:17et la boucle prix salaire.
06:18Pour le moment, il est donc trop tôt de dire qu'on a de l'inflation.
06:21Oui, mais quand l'OCDE dit l'inflation des États-Unis,
06:24il dit l'inflation des États-Unis va être de 4,2% en 2006.
06:28En fait, c'est un manque de précision, de rigueur.
06:32On a parlé de rigueur, de sang-froid.
06:35Et bien, employons les bons mots pour désigner ce qui se passe.
06:38Il y a une accélération des prix.
06:41Ça, c'est vrai.
06:42Par contre, derrière cette accélération des prix,
06:44il y a quand même des éléments qui rendent prudent,
06:47voire qui appellent à la vigilance.
06:49Je vais en citer deux, voire trois.
06:52Le premier, c'est que quand vous essayez simplement
06:54de regarder le profil des prix,
06:56du choc inflationniste de la moitié des années 60,
07:00c'est la grande inflation qu'on a eue jusqu'au début des années 80,
07:03et puis l'inflation qu'on a eue allait à partir de la moitié des années 2010,
07:10le quantitative easing, le gonflement des bilans des banques centrales.
07:13Si on est monétariste, on craint qu'il y ait une accélération des prix.
07:16Il y en a une.
07:17Et les profils, jusqu'à maintenant, sont assez similaires.
07:20Donc, on se dit que si on a les mêmes travers qu'à l'époque,
07:23et ça, c'est l'enclenchement de la spirale salaire-prix,
07:27on ne sera pas bien.
07:28Le deuxième élément, et ça, on n'en a pas toujours conscience,
07:31c'est que quand les prix de l'énergie montent,
07:34les prix alimentaires dans la foulée montent,
07:37parce qu'il faut de l'énergie, beaucoup d'énergie,
07:39pour faire des produits alimentaires.
07:41Et donc, aujourd'hui, on n'a pas simplement 8% de l'indice des prix qui accélère,
07:48en fait, on en a plutôt 20, voire plus que 20.
07:50Et donc, ça, ça rend prudent.
07:52Donc, deuxième raison d'être attentif,
07:55et la troisième, c'est que dans les anticipations inflationnistes,
07:58du côté des entreprises, les indices PMI nous l'ont dit en début de semaine,
08:03du côté des marchés, on voit tout de même la crainte que les prix accélèrent.
08:08Donc, quand vous mettez tout ça ensemble,
08:10les deux ont un peu raison.
08:13Il n'y a pas d'inflation aujourd'hui.
08:15Par contre, les prix accélèrent.
08:16Par contre, là où je ne serai pas d'accord avec Jean-Marc,
08:19c'est qu'aujourd'hui, dire qu'on est menacé par la déflation,
08:22il faudra que l'on passe cet épisode,
08:24qu'on voit comment on en ressort.
08:27On va en reparler parce que moi, je suis assez d'accord avec lui.
08:30Inflation, stagflation ou déflation ?
08:32Non, stagflation, je sais que le mot est sorti,
08:35ce n'est pas du tout adapté à la situation actuelle.
08:37Parce que vous n'avez justement pas un choc d'offres et de demandes.
08:40Vous avez juste un choc d'offres aujourd'hui.
08:42Il faut rappeler la situation du marché de l'énergie.
08:44En début d'année, vous aviez finalement une demande qui était insuffisante.
08:46Alors certes, il y a des équilibres,
08:48et complètement d'accord,
08:49vous avez des accélérations de prix au niveau des dérivés,
08:53du pétrole, du gaz, et aussi sur les engrais,
08:55parce que c'est les autres qui sont concernés.
08:57On aura de l'inflation alimentaire qui va se répercuter
08:59avec un peu plus de délai d'ici 9 à 12 mois.
09:02Mais la réalité, c'est que ce sera un épisode
09:04de légère accélération des prix
09:06qui n'a pas vocation aujourd'hui à perdurer.
09:09Parce que pour la simple et bonne raison,
09:10c'est que quand vous regardez le marché du travail
09:12des deux côtés de l'Atlantique,
09:13vous n'avez pas un marché du travail,
09:14vous allez avoir des hausses de salaire.
09:15C'est ça le facteur ?
09:16Le facteur d'une inflation durable ?
09:18Complètement.
09:20Donc, stagflation, non.
09:22Inflation, est-ce que c'est le grand retour de l'inflation ?
09:24Non, vous avez un épisode inflationniste
09:26qui peut durer au grand maximum un an.
09:28Mais est-ce qu'on ne joue pas sur les mots ?
09:29Parce que moi, je dis ça aussi,
09:30on me dit, oui, tu joues sur les mots,
09:32tu fais comme Hervé, c'est-à-dire tu dis,
09:34ou comme Jean-Marc, vous essayez de pinailler
09:36en disant, oui, il y a de la hausse des prix,
09:38mais ce n'est pas de l'inflation.
09:40Mais qui n'est pas généralisé, justement,
09:40c'est ce que tu disais,
09:41c'est-à-dire que ce n'est pas généralisé aujourd'hui
09:43en termes d'hausse de prix.
09:44Dans le pire des cas, c'est quoi ?
09:46C'est que vous aurez tous les dérivés,
09:48effectivement, du pétrole, du gaz,
09:49donc éventuellement vos emballages, etc.
09:50Mais ça reste une part infime
09:52et vous aurez de l'alimentaire.
09:53Mais vous n'aurez pas l'intégralité aujourd'hui
09:55des prix à la consommation qui vont augmenter.
09:58Et on n'a surtout pas de boucle prix-salaire
10:00en perspective.
10:01Vous avez certes un excellent d'épargne
10:03qui reste toujours élevé en zone euro,
10:04mais on sait très bien qu'il ne va pas aller
10:06irriguer une demande plus forte.
10:07Et aux États-Unis, l'excellent d'épargne,
10:09il a largement fondu.
10:09Et déflation, c'est trop tôt ?
10:11C'est beaucoup trop tôt.
10:12Vous avez la déflation technologique
10:14de très long terme,
10:15mais en tout cas, ça ne va pas se matérialiser.
10:16Romain ?
10:17Oui, ceux qui parlent d'inflation,
10:19ils font peut-être référence
10:20à l'épisode de la guerre en Ukraine.
10:23Avant la guerre en Ukraine,
10:24on avait déjà des hausses des prix.
10:27C'était plus par la pénurie de composants.
10:29Parce que Covid.
10:30Et on avait les prix des automobiles
10:32qui étaient montés à des niveaux importants,
10:34des résultats de certaines entreprises
10:37qui pouvaient augmenter leurs prix
10:38parce qu'il y avait une pénurie d'offres.
10:42Et il y a en plus eu un choc,
10:44effectivement, très fort,
10:47qui nous a directement concernés en Europe
10:49où on risquait de manquer de gaz
10:50et toutes les importations de pétrole.
10:52Aujourd'hui, on est dans un environnement
10:53très différent.
10:54On ne réussit pas tellement
10:55de manquer de gaz en Europe.
10:56D'ailleurs, le prix du gaz
10:58est sept fois inférieur
10:59à son niveau le plus haut
11:00au moment de la guerre en Ukraine.
11:02Donc l'environnement est très différent.
11:04Et aujourd'hui, les entreprises
11:07commencent déjà à augmenter les prix.
11:09Les entreprises ne sont pas forcément
11:11dans une position
11:12où la demande est assez forte
11:13pour augmenter leur prix.
11:13C'est ça.
11:14Donc c'est ce que dit un peu Christopher.
11:15C'est-à-dire qu'on n'a pas de choc.
11:16C'est épisodique.
11:17Vous avez l'eau chemical
11:17pour les emballages notamment
11:19qui a doublé,
11:19mais ça reste assez épisodique.
11:21Je pense que le sujet
11:22reste quand même
11:23beaucoup plus la croissance aujourd'hui.
11:24On est un peu dans une situation
11:26comme on était après
11:26le choc de la guerre du Golfe
11:28où finalement,
11:29tout le monde se disait
11:30que ça allait être transitoire.
11:31Ce n'était pas un sujet inflationniste,
11:32c'était plutôt un sujet
11:33en termes de croissance,
11:33d'impact sur les chaînes logistiques.
11:35Moi, j'étendrai un peu le truc,
11:37c'est qu'en fait,
11:37on va devoir s'habituer
11:38à gérer des pénuries.
11:39C'est-à-dire qu'en fait,
11:40des pénuries subies
11:42ou des pénuries organisées
11:43par un fournisseur.
11:45Donc ça, c'est quand même
11:45un énorme changement
11:46par rapport à ce qu'on a pu connaître avant.
11:48Et l'autre point,
11:49je trouve, et là,
11:49c'est vraiment des choses
11:50pour revenir aux aspects factuels,
11:52c'est qu'on est passé
11:53d'anticipation de baisse des taux
11:54de la part des grandes banques centrales
11:56à des anticipations de hausses.
11:58Anticipation de trois hausses de taux
12:00aujourd'hui sur les marchés
12:01de la BCE
12:02et plus de baisse des taux
12:04aux Etats-Unis,
12:05voire une hausse des taux.
12:06C'est en même pas deux mois.
12:07C'est-à-dire qu'en fait,
12:08c'est quand même
12:08un renversement total
12:10et ça change beaucoup de choses
12:11pour les évaluations
12:12et pour les allocations.
12:13Je pense que c'est quand même
12:14un vrai sujet pour les mois qui viennent.
12:15C'est vraiment la clé
12:16pour notre argent.
12:17Hervé, justement,
12:19c'est intéressant ce que dit Alain
12:20pour une fois,
12:21à partir du moment
12:22où vous nous dites
12:22qu'il n'y a pas d'inflation,
12:23c'est une hausse durable,
12:24qu'est-ce qui explique cette panique
12:25sur les taux d'intérêt à long terme ?
12:27J'explique pour les gens
12:28qui ne suivent pas les marchés
12:29au quotidien
12:30que sur les taux d'emprunt
12:32des principaux pays,
12:33on flambait.
12:34En France,
12:35on va se rapprocher
12:36des 4% quand même.
12:37On était quasiment
12:38à 3,5%
12:39avant la guerre en Ukraine.
12:41Aux Etats-Unis,
12:42on est quasiment
12:44à 4,5%
12:45sur les taux de 10 ans
12:46de taux de référence.
12:47Pourquoi cette panique ?
12:48Alors,
12:49si on essaie
12:50de décomposer
12:51un taux d'intérêt
12:52à long terme,
12:53on peut dire
12:53qu'il y a
12:53des anticipations de prix.
12:55Je n'ose pas dire
12:56anticipations inflationnistes.
12:58Il y a des anticipations de prix.
13:00Alors,
13:00elles ont bougé
13:01tout à la hausse,
13:02plus en Europe
13:03qu'aux Etats-Unis,
13:04d'ailleurs,
13:05mais pas dans des proportions
13:06énormes.
13:07Il y a
13:08l'expression
13:09d'un taux réel
13:10et puis il y a
13:10la prime de terme,
13:12c'est-à-dire
13:12combien je veux
13:14comme prime
13:15sur la partie longue
13:16de la courbe
13:16pour ne pas être
13:17sur la partie courte.
13:19Et en fait,
13:21je pense qu'il faut
13:22surtout regarder
13:23la partie
13:24dite taux réelle.
13:25on a envie
13:26de l'associer
13:26à la croissance
13:27et on se dirait
13:27tiens,
13:28les gens sont optimistes
13:29sur la croissance économique.
13:31Mais c'est sans doute
13:31pas ça.
13:32Il y a sans doute
13:33quand même
13:34une inquiétude
13:35sur l'état
13:36des finances publiques
13:37et comment
13:37cet épisode
13:39de guerre
13:40et le climat
13:41de retour
13:42à la défense,
13:44au budget
13:44de défense
13:45inflaté,
13:46employons ce mot,
13:47en fait,
13:48comment ça va
13:48avoir un impact
13:49sur les finances publiques.
13:50et on voit bien
13:51qu'il y a quand même
13:52une partie des investisseurs,
13:54alors là,
13:54on n'est plus dans le fondamental,
13:56on est dans le comportemental,
13:57il y a quand même
13:58une partie des investisseurs
13:59qui ont dit
14:00pousse,
14:00moi les titres d'État
14:01aujourd'hui,
14:02je veux y voir plus clair
14:04avant d'y revenir.
14:05Donc, en fait,
14:07la réponse est à tiroir
14:09juste un point
14:09sur les anticipations
14:11de taux directeurs
14:13des banques centrales,
14:14il faut quand même
14:15admettre
14:15qu'on n'en sait rien.
14:17Il y a deux éléments
14:18à avoir en tête,
14:20combien le conflit
14:21va durer
14:22et quelle va être
14:23l'ampleur
14:24de la hausse
14:25du prix du pétrole.
14:26Et en fait,
14:26c'est en fonction
14:27de ces deux éléments
14:28qu'on peut dire
14:29qu'on aura hausse
14:29des taux directeurs
14:31ou pas.
14:31Pour le moment,
14:32hélas,
14:32on n'en sait pas grand-chose.
14:33Christopher Demby,
14:34comment vous expliquez
14:35cette flambée
14:35des taux d'intérêt
14:36à long terme ?
14:37Très, très clairement
14:38et on a un bon exemple
14:39avec le Royaume-Uni
14:40parce que ça a commencé
14:40à flambé au Royaume-Uni
14:41avant les autres pays européens.
14:43Vous aviez deux phénomènes.
14:44Les anticipations
14:45que la Banque d'Angleterre
14:46augmente plus
14:47ses taux directeurs
14:48notamment que la Banque Centrale Européenne
14:49et encore une fois,
14:50je suis complètement d'accord,
14:51ça va fluctuer
14:52ces anticipations
14:52mais derrière cela,
14:53il y a un vrai sujet,
14:54le sujet budgétaire,
14:56c'est-à-dire qu'on ne pourra pas
14:57faire du quoi qu'il en coûte
14:58comme en 2022.
14:59Vous n'avez pas
14:59les mêmes capacités.
15:01Déjà en 2022,
15:02ça c'est plutôt favorable
15:04au taux d'intérêt,
15:05c'est-à-dire
15:05si on ne va pas pouvoir faire
15:06de quoi qu'il en coûte,
15:07on fera moins de déficit
15:08donc on fera moins de déficit.
15:09Oui, mais vous avez le risque
15:09que malgré tout,
15:11les politiques,
15:12les gouvernants
15:12passent outre les alertes
15:13du marché obligataire,
15:14c'est pour ça qu'effectivement
15:15les investisseurs
15:16lorsqu'ils sont sur de l'obligataire,
15:17ils vont sur de la courte maturité,
15:19du 3 maximum 5 ans,
15:20mais en revanche
15:21sur les maturités plus longues
15:22comme du 10 ans
15:23qui est la référence
15:23et c'est là où ça augmente
15:24très nettement,
15:25on voit que les investisseurs
15:26institutionnels n'y vont pas
15:27parce qu'ils se disent
15:28que même si le marché obligataire
15:30envoie un signal très clair
15:31au gouvernement
15:31notamment en Europe,
15:32vous ne pourrez pas dépenser
15:33comme en 2022,
15:35certains gouvernements
15:35pourraient tout à fait
15:36passer outre
15:37et donc vous avez
15:37une formidable endettement.
15:38On voit que le discours
15:38a changé,
15:39par exemple en France
15:40on parle de dettes ciblées,
15:43j'ai trouvé ça miraculeux,
15:44je me suis dit
15:45ils vont encore nous ressortir
15:46les chèques,
15:47les boucliers tarifaires,
15:48là ils ont dit
15:49attendez on n'a pas les moyens
15:50on va faire des...
15:51Non, c'est quand même pas mal,
15:53c'est un progrès.
15:53Oui, attendez les chiffres d'inflation,
15:56qu'on se rapproche
15:57de la présidentielle,
15:58on en rediscute,
15:59je suis pas sûr à certains malheureux.
16:00Justement on a parlé inflation
16:01et vous avez commencé
16:02à parler croissance,
16:03quel est l'impact
16:03de la crise actuelle
16:05sur la croissance française,
16:07la croissance de la zone euro ?
16:08On a vu déjà
16:10Christopher Dembic
16:11avec l'OCDE
16:12qui lance des alertes
16:13un peu partout
16:14en disant
16:15ben voilà
16:15la croissance en zone euro
16:16elle va descendre à 0,8%,
16:18aux Etats-Unis
16:18ça sera que 2%.
16:21On peut déjà dire
16:22qu'il y a un choc
16:23peut-être pas inflationniste
16:25mais il y a un choc de croissance ?
16:26Je pense que le vrai sujet
16:27effectivement c'est plus
16:28le choc de croissance
16:29avec la contamination
16:30finalement via toutes les chaînes
16:31logistiques à l'économie réelle
16:33et aujourd'hui on commence
16:34à les voir
16:34mais ça reste encore
16:36très parcellaire
16:36et bien sûr ça dépend
16:37de la durée du conflit.
16:39Moi j'aime bien la comparaison
16:40comme j'ai évoqué précédemment
16:41avec la guerre du Golfe
16:41parce qu'à ce moment-là
16:42c'était exactement
16:43la même situation
16:44juste un choc d'offre
16:45tout le monde se disait
16:46c'est transitoire
16:47il y a un peu de pénurie
16:48de pétrole
16:48mais finalement
16:49tout le monde va s'en sortir.
16:50Vous avez eu dans la foulée
16:51alors certes
16:52vous aviez d'autres poches
16:53de fragilité
16:53mais vous avez dans la foulée
16:54une récession aux Etats-Unis
16:56en ce qui était
16:58donc pas la zone euro
16:59à ce moment-là
16:59mais en tout cas l'Europe
17:01vous aviez notamment
17:02la Bundesbank
17:02qui avait augmenté les taux
17:03et ça a eu un impact
17:04désastreux sur l'économie
17:06je pense que l'enjeu
17:07ça va être
17:07combien de temps ça dure
17:08et l'attitude des banques centrales
17:10c'est-à-dire
17:10si par exemple
17:11la banque centrale européenne
17:12s'inspire de la mauvaise décision
17:14de la Bundesbank
17:14dans la foulée de la guerre du Golfe
17:15vous aurez certainement
17:16une croissance
17:17qui sera beaucoup plus faible.
17:18Même chose pour la Fed
17:19on ne sait pas du tout
17:20ce qui va être décidé
17:20certes il y aura un changement
17:21de gouverneur
17:22mais malgré tout
17:22c'est l'ensemble du Conseil
17:23qui a un rôle
17:24donc on est dans une zone
17:25d'obscurité
17:26mais ce qui est sûr et certain
17:27c'est que vous aviez
17:28une croissance
17:28qui ralentissait quand même
17:30avant le conflit
17:31on en avait discuté
17:32dans une autre émission
17:33les révisions à la baisse
17:34des préjections de croissance
17:35pour la zone euro
17:35au mois de janvier
17:36donc ça ralentissait déjà
17:38ça va s'accentuer
17:39et l'enjeu ça va être
17:40est-ce que les banques centrales
17:41font le doron
17:42je pense que c'est le plus opportun
17:43ou est-ce qu'elles augmentent
17:44les taux
17:45et là ça va être compliqué.
17:46Romain, que disent
17:47les entreprises sur la croissance ?
17:49Elles sont positives ?
17:51Est-ce qu'on a des révisions
17:53puisqu'on a des annonces
17:55est-ce qu'on a des sales warnings
17:56en disant
17:57regardez la croissance
17:58elle est moins bonne
17:59donc il va se passer des choses
18:01donc on va moins vendre
18:02ou pour l'instant
18:03vous ne sentez pas ça du tout ?
18:05Alors c'est un peu tôt pour en parler
18:08puisqu'on a eu les résultats annuels
18:10juste avant la guerre du Golfe
18:12depuis la guerre du Golfe
18:13mais on voit effectivement
18:15il y a quelques sales warnings
18:16par exemple dans le secteur du luxe
18:17dans le secteur du luxe
18:19ils étaient plutôt confiants
18:21pour une reprise
18:22et maintenant
18:22on voit les analystes
18:24baissent régulièrement
18:25leur estimation
18:26de faible croissance organique
18:28à encore plus faible croissance organique
18:30malgré
18:30voilà
18:31Donc on commence à avoir des signes
18:32de ralentissement ?
18:33On commence à avoir des signes
18:34de ralentissement
18:34alors sur des dépenses
18:36discrétionnaires
18:37de gens aisés
18:38voire très aisés
18:39Celles qui sont les premières touchées
18:40on a ce type de crise
18:42généralement non ?
18:42Celles qui jouent
18:44l'effet richesse
18:45donc vous avez une grosse partie
18:46de la consommation
18:47qui est quand même dit
18:48à l'effet richesse
18:48donc l'incertitude
18:50la baisse des marchés
18:51qui n'est pas très prononcée
18:52mais qui continue
18:54et la hausse des taux
18:56donne une ambiance
18:57effectivement
18:57qui ne privilégie pas
18:59les grandes décisions
19:00d'investissement
19:01et la hausse des taux
19:02pour le coup
19:03est un frein
19:04puisqu'avec des taux longs
19:05qui ont quand même pris
19:0650 points de base
19:07c'est relativement significatif
19:09donc on peut le voir
19:10par exemple
19:10le marché d'immobilier
19:11d'habitation
19:12qui avait plutôt repris
19:14a des chances
19:16de ralentir un peu
19:17à partir de maintenant
19:18sachant que les banques
19:19n'ont pas forcément
19:19toutes remonté
19:20leurs taux
19:21en fonction
19:21de la hausse des taux
19:22obligataires
19:22mais elles vont le faire
19:23en tout cas
19:24les sociétés du secteur
19:26l'ont déjà anticipé
19:28leurs cours en baissant
19:29Hervé vous disiez
19:30non
19:31la déflation
19:32c'est trop tôt
19:32pour en parler
19:33enfin si on a
19:34un vrai ralentissement
19:36de la croissance
19:38ok on va avoir
19:38ce petit choc
19:39de hausse de prix
19:40qui devrait durer
19:41en fonction
19:41de la durée
19:42de la guerre
19:43quelques mois
19:44mais on rentre pas
19:45là dans la déflation
19:47alors
19:50aujourd'hui
19:51on est quand même
19:51en train de parler
19:52d'une certaine
19:52accélération des prix
19:54il faudra quand même
19:55que l'on ait traversé
19:56l'épisode
19:57pour voir
19:58s'il y a de la déflation
19:59pour que l'on ait
20:00de la déflation
20:02il faudrait que l'on ait
20:03vraiment
20:04un grand choc
20:05du côté de la demande
20:07c'est à dire
20:07que en fait
20:08et bien
20:09ça se passe plus mal
20:10qu'attendu
20:11et pour le moment
20:12on n'en sait rien
20:13moi j'aime bien dire
20:14que aujourd'hui
20:15face à l'incertitude
20:17avoir un seul scénario
20:18central
20:19c'est erroné
20:21il faut en fait
20:22avoir une pluralité
20:23de scénarii
20:24moi j'ai bien aimé
20:25la banque centrale européenne
20:26qui a dit
20:27j'ai un scénario central
20:28j'ai un scénario
20:30adverse
20:31et j'ai un scénario
20:32sévère
20:33et en fait
20:33en fonction
20:34de nos deux critères
20:35en ce moment
20:38est-ce qu'aujourd'hui
20:39on est en ralentissement
20:40de la croissance
20:41la guerre en Iran
20:42provoque un ralentissement
20:43de la croissance
20:44le ralentissement
20:44est acté
20:45parce qu'il y a
20:47l'incertitude
20:48la baisse de la confiance
20:49et un pouvoir d'achat
20:51renié
20:52par la hausse
20:53du prix de l'énergie
20:54de l'alimentaire
20:55donc ça
20:55c'est acté
20:56après
20:57c'est l'ampleur
20:58de ce choc
20:59que l'on
21:00ne sait pas
21:01prendre en compte
21:02aujourd'hui
21:03les chiffres
21:03qu'on nous donne
21:04les instituts
21:05nous disent
21:05pour l'instant
21:06ça a bouffé
21:070,2% à peu près
21:08je caricature
21:090,2% de croissance
21:10sur 2026
21:12ce qui est implicite
21:13dans les prévisions
21:15c'est que
21:15en fait
21:16on est calé
21:17à 100$
21:17sur le prix
21:19du pétrole
21:19et ça va durer
21:21comme ça
21:21une bonne partie
21:22du printemps
21:23et à partir de l'été
21:24progressivement
21:25parce que
21:26dans les modèles économiques
21:27tout se fait
21:28avec une progressivité
21:29certaine
21:30ça va s'améliorer
21:31et donc
21:31c'est ce qu'on nous sort
21:33aujourd'hui
21:33mais on voit bien
21:34qu'on masque
21:36un peu
21:36les deux hypothèses
21:37centrales
21:38elles sont centrales
21:39on n'en sait rien
21:40on peut perdre
21:410,2 à 0,4 points
21:42de croissance
21:43si on a du bol
21:44on peut perdre
21:45le double
21:46si ça se passe
21:47moins bien
21:48et aujourd'hui
21:49on est un foutu
21:50de le dire
21:51parce que
21:52il y a cette guerre
21:53quels sont les buts
21:54de cette guerre
21:55quel est le comportement
21:56d'acteur
21:57dans cette guerre
21:57bien malin
21:58qui sait répondre
21:59à tout ça
22:00Christophe Ardemy
22:01qu'on voit
22:01que les zones géographiques
22:02ne sont pas touchées
22:03de la même façon
22:04d'ailleurs les marchés
22:04réagissent différemment
22:05est-ce que la croissance
22:07sera beaucoup plus impactée
22:10notamment dans les pays d'Asie
22:12où on a une dépendance
22:13qui est très forte
22:14au prix du pétrole
22:14moins aux Etats-Unis
22:16qui sont autonomes
22:16qui sont un peu
22:17ceux qui s'en sortent le mieux
22:18aux Etats-Unis
22:20vu le marché
22:20et la logique macroéconomique
22:22c'est un peu les gagnants
22:23puisqu'ils sont effectivement
22:24exportateurs nets
22:25de pétrole et de gaz
22:26ils ont juste à gérer
22:27l'évolution des prix
22:28de l'essence
22:29ce qui est quand même important
22:30ce qui est important
22:31mais en Europe
22:31nous on a les deux
22:32donc vous avez à gérer
22:34donc c'est un peu plus compliqué
22:35l'Asie immédiatement
22:37peut être plus touchée
22:37du fait de sa dépendance
22:38au détroit d'Hormuz
22:39mais ils ont quand même
22:40des capacités financières
22:41c'est-à-dire
22:41qu'est-ce qui se passe
22:42sur le marché du pétrole
22:42aujourd'hui
22:43grosso modo
22:43le prix du baril de pétrole
22:44le prix spot international
22:46il a 100 dollars
22:47en Asie il est à 150 dollars
22:49donc les barils
22:50qu'on a sur le marché
22:50les asiatiques
22:51sont prépayés plus cher
22:52pour éviter des pénuries
22:54et finalement
22:55nous qui ne sommes pas
22:56directement concernés
22:56en tant qu'Européens
22:57on va subir les pénuries
22:58de pétrole
22:59parce que justement
22:59on n'est pas prêt
23:00à payer plus cher
23:00moi de mon point de vue
23:01l'Asie à court terme
23:02peut être perdant
23:03mais il a les capacités
23:04de rebondir
23:04donc ils auront une capacité
23:06à part certains pays
23:07philippines etc
23:07mais même l'Inde
23:08qui est directement touchée
23:09à mon avis
23:10c'est une question de mois
23:11de trimestre maximum
23:12et ça va rebondir
23:13la zone qui est considérée
23:15comme gagnante par le marché
23:16c'est plutôt l'Amérique latine
23:17notamment des pays
23:18comme l'Argentine
23:18le Brésil
23:19qui eux
23:20ne sont pas du tout impactés
23:21ils ont les prix
23:22de matières premières
23:22agricoles
23:26on voit une fragmentation
23:27à cet égard
23:28en tout cas
23:29le point qui est important
23:30c'est que les Etats-Unis
23:32du point du plus
23:33macroéconomiques
23:33après politique
23:34c'est un autre sujet
23:35mais macroéconomiques
23:35peuvent assez aisément
23:37avoir une guerre qui dure
23:38sauf que vous nous disiez
23:39la croissance
23:40elle était déjà fragile
23:41aux Etats-Unis
23:42on a parlé
23:43de la croissance en cas
23:44plusieurs fois ici
23:45qui était alimentée
23:46surtout par
23:47les gens les plus riches
23:49cet effet richesse
23:50qui est en train
23:51de s'estomper un peu
23:51avec comme disait Romain
23:53la baisse des marchés
23:54et la hausse des taux
23:55ça va peser aussi
23:56sur la croissance américaine
23:57oui mais
23:58ça reste une croissance
23:59qui est plus dynamique
24:00au niveau occidental
24:01que la plupart des autres zones
24:02sauf si on reste
24:03sur certains pays
24:03du sud de l'Europe
24:04qui ont une croissance
24:05aussi très dynamique
24:06mais globalement
24:06en termes de grands pays
24:07c'est là où c'est le plus dynamique
24:08vous avez toujours quand même
24:10alors certes
24:11le taux d'épargne
24:12a lourdement chuté
24:13mais comme vous l'avez dit
24:13l'économie américaine
24:14elle doit se voir
24:15de manière protéiforme
24:17si je caricature à peine
24:18vous avez 40% des ménages
24:19c'est une situation
24:20très compliquée
24:21quasiment de récession
24:21les 60 autres pourcents
24:23ils ont bénéficié
24:23des dernières années
24:26au débat sur l'attitude
24:28budgétaire américaine
24:29vous avez quand même
24:30l'attitude d'aujourd'hui
24:31empruntée
24:31du fait de l'attractivité
24:32du dollar
24:32on se retrouve en deuxième
24:34partie de l'émission
24:35on va voir
24:36quels sont les événements
24:37qui ont marqué la bourse
24:38cette semaine
24:38où est-ce qu'on va
24:39avec la bourse
24:40quel placement privilégié
24:41et bien évidemment
24:42les recommandations
24:43de nos géants
24:47BFM Business présente
24:50C'est votre argent
24:53Marc Fiorentino
24:55quatrième semaine de guerre
24:56et un impact sur les marchés
24:57un impact sur les indices boursiers
24:59un impact sur les taux d'intérêt
25:01sur l'or
25:01bon surtout en gros
25:02et on fait le tour
25:04de la question
25:05pour la deuxième partie
25:06de l'émission
25:06plus orienté marché
25:07et placement
25:08avec Christopher Dembic
25:10avec Romain Burnan
25:11avec Alain Picou
25:12et Harvey Gouletker
25:14cette semaine
25:14sur les marchés
25:15alors quand on regarde
25:16ce qui s'est passé
25:17sur la semaine
25:18et on voit les performances
25:19on se dit
25:20bon finalement
25:21ok ça a un peu baissé
25:22monté à plus 1%
25:23moins 1%
25:24il ne s'est pas passé grand chose
25:25mais entre temps
25:25lundi c'était la panique totale
25:27et puis Trump a dit
25:29ben non finalement
25:29on est en train de négocier
25:30avec les Iraniens
25:31c'est remonté
25:32puis c'est rebaissé
25:34sur le début de l'année
25:35quand même
25:35bon c'est pas terrible
25:37alors on a eu une bonne année
25:38l'année dernière
25:39mais même le CAC 40
25:40qui était resté dans le vert
25:41a commencé à décrocher
25:42depuis 500
25:43le Nasdaq on voit
25:44est à moins 8%
25:45il avait très bien performé
25:46l'année dernière
25:46le Nikkei
25:47qui avait super bien performé
25:49l'année dernière
25:49et quand même
25:50reste positif
25:51c'est quoi le mouvement
25:53principal
25:53l'événement principal
25:54qui vous a marqué
25:55sur les marchés
25:56Alain
25:56avant qu'on parle
25:57de perspective
25:58moi je pense que
25:59le truc qui m'a marqué
26:01dans la manière
26:01dont ça s'est mis en place
26:02c'est qu'on a commencé
26:03par avoir un stress
26:04sur les actions
26:05en janvier-février
26:06avec les actions américaines
26:07qui ont baissé en premier
26:08avec la tech
26:09qui a été sous pression
26:10des accidents
26:10au moment des publications
26:11de résultats
26:12et normalement
26:13quand le stress monte
26:15sur le marché
26:15ça commence par le crédit
26:16et en fait
26:17là cette fois-ci
26:18le mouvement a été inverse
26:18c'est à dire qu'en fait
26:19le stress a commencé
26:20par les actions
26:20et puis depuis quelques semaines
26:22on a un vrai stress
26:23qui se met en place
26:24sur l'environnement
26:27en général
26:27c'est à dire qu'en fait
26:28c'est
26:28on peut parler de krach
26:29obligataire
26:30enfin de krach
26:31pas encore
26:31non pas encore
26:32et c'est ça
26:32une montée de 50 points
26:33de base
26:34sur les taux longs
26:35à 10 ans
26:35c'est pas un krach
26:36d'où on vient
26:36c'est pas encore
26:37là où on est pas loin
26:38d'un krach
26:39c'est sur le marché
26:39obligataire japonais
26:40on est quand même
26:41dans des situations
26:42on a l'impression
26:43qu'il y a une perte de contrôle
26:43et en fait
26:44moi c'est ça qui me marque
26:45c'est cette inversion
26:46et là la mécanique
26:48se met en place
26:49de manière assez implacable
26:50avec les spreads
26:52de crédit
26:52qui s'écartent
26:53c'est à dire qu'en fait
26:53on accorde moins
26:55de crédit
26:55aux entreprises
26:56les moins bien notées
26:57en l'occurrence
26:58on revient un peu
26:59à la normale quoi
27:00en fait c'est un peu ça
27:01parce que finalement
27:02on disait
27:03qu'on prépare
27:04après le problème
27:04c'est que vous savez
27:05il y a un phénomène
27:06d'accoutumance
27:06ça c'est quand même
27:07le marché du crédit privé
27:09par exemple
27:09on en reparlera peut-être
27:10tout à l'heure
27:10c'est un marché
27:11qui a progressé
27:12d'une quinzaine de pourcents
27:12par an depuis 2008
27:14et donc avec de très bonnes
27:16performances sur le papier
27:17et là aujourd'hui
27:18au moment où on sortit
27:19il y a un peu
27:19des difficultés
27:20et en fait c'est ça
27:21qui m'a le plus choqué
27:24depuis quelques semaines
27:25en fait
27:26Romain je vous avais demandé
27:26de préparer cette question
27:27et vous l'avez préparée
27:28donc quel est l'événement
27:30qui vous a le plus marqué
27:31cette semaine
27:32sur les marchés
27:34depuis le début de l'année
27:34sur cette semaine
27:35on peut dire
27:36la baisse des valeurs
27:37de la défense
27:40étonnant quand même
27:41on est en pleine guerre
27:42oui c'était des valeurs
27:43tellement à la mode
27:44que les gens se lassent
27:46de tous les thèmes
27:46mais je voudrais surtout
27:47revenir sur la baisse
27:48des indices
27:49qui est finalement modérée
27:50depuis le début de l'année
27:51et c'est vrai
27:52mais en revanche
27:53les variations entre valeurs
27:55sont très importantes
27:55et reflètent plein
27:56l'incertitude actuelle
27:58donc les valeurs énergétiques
27:59qui produisent de l'énergie
28:00comme Total
28:01comme Engie
28:02comme les renouvelables
28:03sont en haut du panier
28:04Total
28:04parce que Total
28:05fait combien depuis l'année ?
28:05plus 40%
28:06year to date
28:07et donc ça tire l'indice
28:09parce que Total
28:09est un très gros poil
28:10l'indice
28:10donc ça doit tirer
28:11l'indice de 3%
28:12donc si il n'y avait pas
28:12eu Total
28:13et ni Engie
28:14l'indice serait plutôt
28:15en baisse
28:16c'est important de le dire
28:16donc il y a bien sûr
28:18des valeurs un peu défensives
28:19qui ont beaucoup moins monté
28:20Air Liquide
28:20a plutôt légèrement monté
28:21et puis vous avez
28:22des valeurs cycliques
28:24par exemple
28:24l'automobile
28:25qui a beaucoup baissé
28:26alors après
28:26il y a des raisons
28:27parfois spécifiques
28:28mais Stellantis
28:29moins 38%
28:30et puis vous avez
28:31des valeurs
28:31qui effectivement
28:33qui sont cycliques aussi
28:35comme les matériaux
28:36de construction
28:36ceux qui sont importants
28:38dont dans le prix
28:39d'eau revient
28:39l'énergie
28:40a une bonne part
28:41comme Saint-Gobain
28:42on baisse d'environ 20%
28:44depuis le début de l'année
28:45alors que c'est une société
28:46relativement solide
28:47donc il y a vraiment
28:48un écartement
28:48et donc les gens
28:49prennent en compte
28:50dans leur choix de valeur
28:53les problèmes liés
28:54effectivement
28:55à l'égard du Golfe
28:57Christopher Dembeek
28:57vous qui avez lu
28:58avec attention
28:59tout le programme
28:59que je vous envoyais
29:02j'explique aux gens
29:03qui nous écoutent
29:04que j'envoie un programme
29:06très détaillé
29:06pour que les gens
29:07préparent
29:07et vous l'étudiez
29:09vous ne l'avez pas découvert
29:10là
29:11donc il n'y a aucune question
29:12que je vais vous poser
29:13qui sera une question piège
29:14bien sûr que non
29:15d'accord
29:15qu'est-ce qui explique
29:18et Romain a donné
29:19une partie de l'explication
29:20que les indices boursiers
29:23tiennent relativement bien
29:25et qu'on a cette panique
29:26comme disait Alain
29:27plutôt sur les taux d'intérêt
29:28vous avez la conviction
29:29du côté du marché des actions
29:31que ça ne va pas durer
29:32très longtemps
29:32d'ailleurs on le voit
29:32assez bien
29:33sur les anticipations
29:34du marché des actions
29:35au niveau de la guerre
29:35par rapport aux anticipations
29:36du marché obligataire
29:38le marché obligataire
29:39est plus pessimiste
29:40sur le fait que ça dure
29:41donc ça explique déjà
29:42le premier décalage
29:43qui a raison
29:44qui a tort
29:44ça on verra bien
29:45mais en tout cas
29:45il y a cette résilience
29:46du marché des actions
29:47il y a beaucoup de volatilité
29:49mais il y a quand même
29:49des volumes qui restent
29:50assez élevés
29:50notamment du côté américain
29:52sur les actions
29:52donc ça c'est un point
29:53qui est important
29:54sur le côté obligataire
29:55et notamment global
29:56crédit, taux, etc
29:58on voit qu'il y a aussi
29:59quand même
29:59il y avait des difficultés
30:00qui étaient avant la guerre
30:01on le voit par exemple
30:02sur le crédit aux entreprises
30:03en Europe
30:05vous avez des tensions
30:05qui sont très très élevées
30:06enfin là on a quand même
30:07une flambée des taux
30:08ah oui
30:08et notamment sur ceux
30:09qui sont les plus mal notés
30:10des entreprises
30:11on vient dans des zones de danger
30:13mais malgré tout
30:14il y a une partie aussi
30:15qui est expliquée
30:16par le fait qu'on a
30:17un retour à la normale
30:18et je pense aussi
30:20des anticipations
30:20complètement erronées
30:21sur l'évolution de la politique
30:22monétaire en zone euro
30:23vous l'aviez rappelé
30:24précédemment
30:24trois hausses de taux
30:25de la part de la BCE
30:26cette année
30:27mais ils peuvent le faire
30:28parce qu'ils sont
30:28si Jean-Claude Trichet revient
30:30mais je pense qu'ils reviennent
30:32elle est pas mal
30:33elle pourrait le faire
30:34elle sait le faire
30:35on verra
30:35j'ai plus de doutes que vous
30:38Hervé
30:39moi ce qui m'a frappé
30:40cette semaine
30:40c'est le dollar
30:41le dollar qui ferme
30:43le dollar qui redevient
30:45une valeur refuge
30:46on est descendu
30:47quasiment à 1,15
30:50vendredi
30:50pourquoi cette force
30:52du dollar
30:52alors
30:53est-ce que c'est parce que
30:54comme vous le disiez tout à l'heure
30:55les Etats-Unis ont un plan clair
30:57une vision claire
30:58et déroulent
30:58un plan
30:59et des objectifs
31:00des objectifs
31:01que vous défendez
31:03je pense que
31:04vos invités doivent
31:05lire
31:06premièrement
31:07et que l'animateur
31:08après doit entendre
31:09et là j'aimerais
31:10qu'on n'y est pas du tout
31:12une fois que j'ai dit ça
31:13non en fait
31:14qu'il y ait une recherche
31:15de valeur refuge
31:16dans l'environnement
31:17que l'on a
31:17oui
31:18mais en fait
31:19le dollar joue
31:21partiellement
31:22ce rôle de valeur refuge
31:24il monte
31:24on ne peut pas dire
31:25il monte
31:25mais il ne monte pas
31:27terriblement
31:28on n'a pas l'impression
31:29qu'on est dans une panique
31:30qui ferait que
31:32le dollar serait
31:33tout le monde était baissier
31:34à 1,20
31:35et il est à 1,15
31:35oui ça c'est vrai
31:37donc il y a un petit mouvement
31:38mais quand on voit
31:39la palette
31:40des valeurs refuge
31:41l'or
31:42n'est pas
31:42un refuge
31:44il baisse
31:44les titres d'état
31:46ne sont pas
31:47un refuge
31:48les taux longs
31:49le franc suisse
31:51est ferme
31:52alors on voit
31:53les crypto actifs
31:54qui se reprennent
31:56un peu
31:56mais juste un peu
31:57moi j'ai quand même
31:58l'impression que
31:59dans cette incertitude
32:01l'incertitude
32:02elle s'étend aussi
32:03sur qu'est-ce qui
32:04fait valeur refuge
32:06aujourd'hui
32:07et on ne sait pas
32:08très bien
32:08et moi j'ai quand même
32:09l'impression
32:09que dans ce qui est
32:11en train de se passer
32:13dans le golfe Persique
32:15avec cette incapacité
32:17des américains
32:18de garantir
32:20la circulation
32:21sur les mers
32:22non mais vous pouvez
32:23prendre toute l'histoire
32:24des grandes puissances
32:27une grande puissance
32:28à une flotte
32:30de commerce
32:30à une marine
32:32et est en situation
32:33de garantir
32:34la libre circulation
32:35sur les mers
32:36et bien vous prenez
32:37les Etats-Unis
32:38aujourd'hui
32:39la flotte de commerce
32:40il n'y en a pas
32:40elle est chinoise
32:41ou européenne
32:42elle n'est pas du tout
32:44mais pas du tout
32:45américaine
32:45et on voit bien
32:46que la flotte de guerre
32:48américaine
32:49et bien
32:49on devait le savoir
32:51que l'Iran
32:52s'intéresserait
32:53au détroit d'Hormuz
32:54c'est peut-être pour ça
32:55qu'il envoie
32:5610 000 ou 15 000 soldats
32:57oui mais enfin
32:57c'est aujourd'hui
32:59preuve est faite
33:00que les Etats-Unis
33:01ne sont pas
33:02on continue
33:02capable de le faire
33:03et quand vous êtes
33:04un investisseur
33:05que vous connaissez
33:06un tout petit peu
33:07l'histoire
33:07et que vous voyez
33:08quand même
33:10les déséquilibres
33:11budgétaires extérieurs
33:12des Etats-Unis
33:13la remise en cause
33:14du rôle des Etats-Unis
33:16ou la contestation
33:17par la Chine
33:18avec ce qui se passe
33:19sur les mers aujourd'hui
33:20il ne faut pas
33:21ne pas entendre
33:22le message envoyé
33:24par la géopolitique
33:25des mers
33:26c'est un message
33:27au regard de l'histoire
33:28qui est essentiel
33:29et les américains
33:30là ils ne sont pas bien
33:30Alain vous
33:31qui êtes un ancien marin
33:33ça c'est sûr
33:34je pense que dans la hausse
33:35du dollar
33:36il y a quelque chose
33:36dont on parle assez peu
33:37c'est la diminution
33:38du levier sur le marché
33:39en fait
33:40c'est-à-dire que
33:41grosso modo
33:42alors après c'est vraiment
33:42très grosse maille
33:43mais pour le levier
33:44il faut emprunter du dollar
33:46donc vous êtes vendeur
33:47de dollars
33:48et vous achetez
33:48d'autres actifs
33:49à travers la planète
33:50quels qu'ils soient
33:51le levier c'est acheter
33:52des actifs à crédit
33:53c'est ça
33:54et en fait pour faire ça
33:55l'idée c'est
33:56d'emprunter du dollar
33:57et de placer
33:59en or
34:00en argent
34:00en pétrole
34:01en je ne sais quoi
34:01en actifs émergents
34:03en actifs européens
34:03et ça avait été
34:05des trades
34:05qui avaient été
34:06vraiment très mis en place
34:07en 2025
34:08qui se sont dégonflés
34:10sur cette année
34:11ça aussi c'est un énorme
34:12changement dans l'approche
34:13du marché
34:14alors c'est lié à des accidents
34:15c'est lié
34:15pourquoi ça s'est dégonflé
34:17sur les crypto actifs
34:17il y avait du levier
34:18l'actif s'est dégonflé
34:19même chose sur l'or
34:20et l'argent
34:20ce qui est assez paradoxal
34:21on n'était pas préparé
34:23à ce genre de choses
34:24et c'est la même chose
34:25sur le crédit
34:26en fait sur le crédit privé
34:27il y a du levier
34:28à tous les étages
34:28qui est en train de se dégonfler
34:29et en fait
34:30on dégonfle le levier
34:31en ce moment
34:32et alors donc
34:32mécaniquement
34:33ces actifs
34:34on vend les actifs
34:35qui ont baissé
34:36qui ont beaucoup monté
34:37comme l'or
34:38comme la valeur de la défense
34:39comme disait Romain tout à l'heure
34:40qui ont été des gros trades
34:41en fait
34:41les marchés émergents
34:42tout ça
34:43l'Inde par exemple
34:44qui a quand même souffert
34:44et puis on rachète
34:45le dollar en face
34:46et c'est vrai que
34:47de ce fait là
34:48c'est pas un mouvement
34:49qui va faire exploser le dollar
34:50mais enfin ça le rend
34:51extrêmement clair
34:52c'est pas comme le dit Hervé
34:53une sorte de plébiscite
34:55de la politique de Donald Trump
34:56c'est pas un plébiscite
34:57de la politique de Trump
34:58non
34:58pas du tout
34:59non vous vouliez intervenir
35:01Romain je profite
35:02d'avoir un spécialiste
35:04du secteur bancaire
35:04les valeurs bancaires
35:06elles souffrent un peu
35:07elles souffrent un peu
35:08pourquoi
35:08elles résistent quand même mieux
35:10que par le passé
35:11pourquoi elles souffrent
35:12pourquoi elles souffrent
35:13parce qu'elles souffrent
35:14parce que les banques
35:15n'aiment pas les incertitudes
35:16ok
35:16donc vous avez des clients
35:17qui peuvent un jour
35:18dans un climat
35:19où il y a une grande volatilité
35:21des clients
35:22qui peuvent devenir insolvables
35:24donc c'est ça
35:25et les perspectives de croissance
35:26aussi peut-être
35:26et les perspectives de croissance
35:28bien sûr
35:28c'est des valeurs cycliques
35:29mais elles résistent
35:29relativement bien
35:30par rapport à l'incertitude
35:31ambiante
35:32parce qu'elles ont eu
35:34elles ont jusqu'à présent
35:35bien résisté
35:36au niveau de la qualité
35:37de leurs risques de crédit
35:38leurs bilans sont solides
35:40leurs bilans sont solides
35:41et elles ont
35:41assez profitables
35:42voire parfois très profitables
35:43donc elles génèrent
35:44du
35:45et puis aussi
35:46dans la déroute
35:47du crédit privé
35:49donc du crédit
35:50financé directement
35:51par des assets managers
35:53elles sont relativement absentes
35:54en tout cas en Europe
35:55c'est ça
35:56et donc
35:57c'est une partie de crédit
35:59qu'elles n'auront pas
35:59et s'il y a des pertes
36:00qu'elles n'auront pas à subir
36:02donc c'est plutôt
36:03voilà ça les conforte
36:04ceci dit
36:04elles baissent
36:05parce que c'est quand même
36:05des cycliques
36:06parce qu'il y aura moins
36:07de transactions financières
36:08il y aura moins
36:08d'introduction en bourse
36:09les marchés baissent
36:11elles auront moins
36:11de commissions
36:11de gestion
36:12et autres
36:13et Romain
36:14la hausse des taux d'intérêt
36:16à long terme
36:16c'est bien pour les banques
36:18ou c'est mauvais pour les banques
36:19alors pour les banques
36:20c'est à court et à long terme
36:22pour les banques
36:22c'est plutôt bien
36:23c'est notamment bien
36:24pour les banques d'Europe du Sud
36:25à court terme
36:26parce que ça augmente
36:27leur marge d'intérêt
36:28alors bien sûr
36:29si c'est le signe
36:30d'une inquiétude
36:32et si ça ralentit l'économie
36:34et si on plonge par derrière
36:36et donc le marché
36:37il est un peu
36:38donc les banques
36:39ont quand même baissé
36:40d'accord
36:42mais elles ne se sont pas effondrées
36:43contrairement à d'autres périodes
36:45allez on passe
36:46on va se tourner
36:46vers un spécialiste
36:47de l'allocation
36:48qui est déjà penché
36:49sur sa copie
36:51parce qu'il a travaillé
36:52toute la semaine
36:53contrairement à d'autres
36:54sur ce plateau
36:55le placement de la semaine
36:57ou l'allocation
36:57de la semaine
36:58je ne vous visais pas
36:59je ne suis pas senti
37:00pour ça
37:00alors depuis
37:02avec les indicateurs de stress
37:03que j'ai évoqués très l'heure
37:04moi je suis en risque-off
37:04depuis un bon moment
37:06très risque-off en fait
37:07puisque sur l'allocation
37:08que je suis
37:09sur c'est votre argent
37:10je suis à 10% en action
37:11qui est quand même
37:11vraiment très peu
37:1280% en produits de taux
37:14avec juste 15%
37:16de produits de taux long
37:17le reste c'est des produits
37:18de taux court
37:18avec pas mal de francs suisses
37:20et pas mal de dollars aussi
37:23et avec un peu
37:24de matière première
37:24des comos
37:2510% de comos
37:26matière première
37:28métaux industriel
37:28alors c'est un peu
37:29un pari perdant pour le moment
37:30mais mon idée
37:31c'est qu'il va y avoir
37:31des pénuries à un moment donné
37:32qui vont se refléter
37:33dans ces cours
37:34et le placement de la semaine
37:35et c'est ça toute la difficulté
37:37en ce moment
37:37c'est que moi je cherche
37:38le moment où on va pouvoir
37:39revenir sur les marchés
37:40et pour ça il faut que j'ai
37:41des indicateurs
37:42et tous les indicateurs
37:43que j'ai
37:44et ça c'est quand même
37:44un truc qui est quand même
37:45assez
37:45moi j'ai rarement vu ça
37:46c'est qu'aucun trend
37:47n'est positif
37:48c'est à dire qu'en fait
37:48je regarde les secteurs
37:50les pays actions
37:51les secteurs
37:52les styles de gestion
37:53je regarde les comos
37:55je regarde le crédit
37:55je regarde les taux longs
37:57je ne vois rien de positif
37:59les deux seules choses positives
38:00la première c'est le pétrole
38:02bon le pétrole
38:03vu le niveau atteint
38:04et vu la volatilité
38:05ça ne me donne pas
38:05franchement envie d'y aller
38:06et la deuxième chose
38:07mais on ne construit pas
38:08un actif là-dessus
38:08c'est les matières premières agricoles
38:09donc c'est un peu
38:10mon placement de la semaine
38:11c'est un peu anecdotique
38:13par rapport à une allocation globale
38:14mais c'est l'investissement
38:16que je voudrais faire
38:17en ce moment
38:17si je devais renforcer
38:18un peu les positions
38:19mais ça donne
38:20vraiment les marchés
38:21en ce moment
38:21ne donnent pas envie
38:22de faire ça
38:22Romain
38:23c'est quoi pour vous
38:23le placement de la semaine
38:24en fait ?
38:25alors moi je suis un gérant action
38:26donc je m'occupe
38:27de mon petit domaine
38:28et donc je laisse à Alain
38:31l'allocation globale
38:32et donc le placement en fait
38:37les gens qui ont une certitude
38:38sur la fin proche de la guerre
38:39ils savent qu'ils doivent acheter
38:40les valeurs qui ont bien baissé
38:41ceux qui ont une certitude
38:42sur le fait que la guerre
38:43va durer longtemps
38:44ils savent qu'il vaut mieux
38:45être en cash
38:46et Romain Burnan
38:47et Romain Burnan
38:47il n'a pas de certitude
38:48sur l'environnement
38:49en revanche
38:50ce que j'aime bien chérer
38:51donc dans le choix
38:51des valeurs de nos portefeuilles
38:53c'est des valeurs
38:54qui sont défensives
38:55mais qui n'ont pas forcément
38:56l'air de l'être
38:56donc qui ont plutôt baissé
38:58alors qu'elles n'auraient pas dû
38:59donc ça j'ai une catégorie
39:00de valeurs comme ça
39:01par exemple
39:01Hélice
39:02l'ancherie industrielle
39:03qui est couverte
39:04sur les achats d'énergie
39:06qui est un métier local
39:07qui n'est pas disruptable
39:08qui est relativement récurrent
39:09parce que la plupart
39:10de ses clients
39:11sont des clients récurrents
39:13et puis
39:13ou des valeurs cycliques
39:15qui ont pas mal baissé
39:16et sur lesquelles
39:17on n'a pas de risque
39:18de rupture financière
39:19donc je prendrais
39:20pas Stellantis
39:21mais je prendrais par exemple
39:22Saint-Gobain
39:23qui a une valeur
39:24ça a bien baissé
39:25ça fait 20% de baisse
39:26depuis le début de l'année
39:27alors que le titre
39:28avait déjà baissé
39:29dans l'attente
39:31justement
39:31parce qu'il y avait déjà eu
39:32un peu de tension
39:33sur les taux et compagnie
39:34parce que
39:35c'est une société
39:36qui n'a pas beaucoup de dettes
39:37qui a un bon management
39:39qui est relativement
39:40diversifié géographiquement
39:41et qui a
39:43des positions fortes
39:45sur ses marchés
39:45donc voilà
39:46ça à 70 euros
39:47Saint-Gobain
39:48si la guerre dure
39:49ça ira peut-être plus bas
39:51mais mon risk reward
39:53est intéressant
39:53si vous voulez
39:54parce qu'elle valait
39:55il n'y a pas longtemps
39:56100 euros
39:56et tout le monde
39:56l'achetait à 100 euros
39:58parfait
39:58le top ou le flop
39:59de la semaine
40:00pour vous
40:01Hervé
40:02le top
40:03je vais
40:04faire un salut
40:05à la France
40:06avec son déficit
40:08des comptes publics
40:082025
40:09qui est inférieur
40:10à ce que l'on estimait
40:125-1
40:13contre 5-4
40:14vous voulez vraiment
40:14m'énerver aujourd'hui
40:15c'est une bonne nouvelle
40:16mais alors je vais aller
40:17dans votre sens
40:18Marc
40:18qui pose une question
40:20parce qu'en 2023
40:21et en 2024
40:23la sensibilité
40:24des recettes
40:26de l'État
40:27à la croissance
40:28s'était effondrée
40:29alors on essayait
40:31de comprendre
40:31en 2025
40:32c'est le contraire
40:33on a une sensibilité
40:35qui a monté
40:36alors il n'y a pas
40:36simplement
40:37il n'y a pas simplement
40:38la hausse des impôts
40:39nonobstant la hausse
40:41des impôts
40:41il y a une sensibilité
40:42qui a monté
40:43est-ce que c'est
40:44récurrent ou pas
40:45c'est à ce regard
40:47qu'on pourra juger
40:48de la capacité
40:49à avoir à nouveau
40:51une bonne surprise
40:51en 2026
40:52donc un coup de chapeau
40:53à 2025
40:54mais l'histoire
40:55n'est pas encore
40:56bien claire
40:56en rappelant quand même
40:57qu'on a le pire déficit
40:59de la zone euro
41:00c'est un coup de chapeau
41:01Alain Pitou
41:02top ou flop ?
41:03alors mon top
41:04j'ai essayé de sortir
41:05de tous les trucs
41:07qu'ils rendent
41:07tout ça
41:08et mon top de cette semaine
41:09c'est Revolut
41:10en fait
41:10Revolut
41:11qui a fait des résultats
41:12exceptionnels
41:1368 millions de clients
41:14sur 40 pays
41:15ils ont réussi à créer
41:16en 10 ans
41:16une infrastructure bancaire
41:17internationale
41:18ils commencent à avoir
41:19des agréments bancaires
41:23un peu partout
41:24dans le monde
41:24et pour comparer
41:27les grandes banques
41:27traditionnelles
41:28elles ont mis
41:28des décennies
41:29pour faire la même chose
41:30et c'est une fintech
41:32qui est en train
41:33de passer le cap
41:34et qui s'y s'introduise
41:35et on en parle
41:36ça va être
41:37une des intros bancaires
41:38de l'année
41:38ça va être intéressant
41:39à regarder
41:40alors après
41:40qu'est-ce que ça donnera
41:41dans 10 ans
41:41j'en sais rien
41:42mais en tout cas
41:43sur les dernières années
41:44c'est une succès
41:45story incroyable
41:46top ou flop
41:47Romain
41:47bah écoutez
41:48j'avais
41:48j'avais eu
41:49la même idée
41:49sur Evolute
41:50mais j'ai quand même
41:51ma flotte
41:52parce que vous me connaissez
41:52non mais ça m'intéresse
41:53parce que votre avis
41:54sur Evolute
41:54vous êtes un spécialiste
41:55alors je spécialise
41:56c'est une société
41:56qui n'est pas
41:57alors bon
41:57c'est vrai que c'est
41:59une fintech
41:59qui va très très vite
42:01et qui conquiert
42:03un nombre important
42:03de clients
42:04pour vous c'est une banque
42:05pour le rentrer
42:05dans votre scope
42:06alors elle a le statut
42:07bancaire en Angleterre
42:08pas dans d'autres pays
42:09elle est encore en France
42:10mais voilà
42:11c'est une société
42:12qui a des clients
42:13pour des transactions financières
42:15bon c'est surtout
42:16des cartes et compagnie
42:16elle a une volonté
42:17de s'élargir
42:18donc moi j'avais
42:20donc je prends un flop
42:21et vous allez me reconnaître
42:23par exemple
42:23les fonds de private equity
42:25parce qu'on a parlé
42:26beaucoup de
42:26on a parlé que de choses
42:28qui étaient cotées
42:29aujourd'hui
42:29sauf le crédit privé
42:31ce qu'il faut bien voir
42:32ça fait trois ans
42:33qu'on attend une reprise
42:34des transactions
42:35sur le private equity
42:35et c'est pas l'environnement
42:37actuel qui va les favoriser
42:38puisque la hausse des taux
42:39est très défavorable
42:40au levier
42:41on parlait plutôt
42:41de baisse de levier
42:42les banques ne vont pas
42:43vouloir prêter
42:44les fonds de crédit
42:45ne sont plus vraiment
42:46en mesure de le faire
42:47alors bien sûr
42:47il peut y avoir toujours
42:48des deals intéressants
42:49qui peuvent être financés
42:50mais on a un vrai frein
42:52depuis trois ans
42:52et là le début de l'année
42:53où les gens disent
42:54ça y est ça va repartir
42:55c'est tout l'inverse
42:56qui se produit
42:57ça va être l'arrêt total
42:59et donc on le voit
43:00déjà en bourse
43:01par la cotation
43:02des sociétés
43:03qui gèrent
43:03qui ont perdu
43:04entre 30 et 50%
43:05voilà alors elles ont
43:06sur le début de l'année
43:07un peu moins
43:08mais certaines sont
43:09entre 20 et 25
43:10par rapport à la plus haute
43:12il y a une baisse
43:12mais qui s'est accentuée
43:14encore ces derniers temps
43:15et on sent que ça
43:16vous fait plaisir
43:17Christopher Dembik
43:18pas bien sûr
43:19un top ou flop ?
43:19un top
43:20en toute objectivité
43:21ça va être la Pologne
43:22on a eu les derniers indicateurs
43:23montrant que le PIB
43:25par habitant polonais
43:26est désormais supérieur
43:27au PIB par habitant espagnol
43:28et ils vont se rapprocher
43:29de la France
43:30et c'est un miracle
43:32qui est lié à trois facteurs
43:34le bon usage
43:34des fonds européens
43:35pas de corruption
43:36pas de débat
43:37sur les 35 ou les 39 heures
43:38et aussi pas d'idéologie
43:39entre les partis
43:40c'est-à-dire que vous avez
43:41une acceptation du capitalisme
43:42donc effectivement
43:43une belle réussite
43:45c'est un top
43:46qui ferait plaisir
43:47à votre associé
43:48bien sûr
43:49seulement vous avez
43:50vous avez vu
43:51qu'en Pologne
43:52ils sont passés
43:53en dessous de 1
43:53de taux de fécondité
43:54c'est-à-dire qu'ils ont
43:56un vrai problème
43:57de croissance à terme
43:58compte tenu
43:59du taux de natalité
44:00on passe tout de suite
44:01au top 3
44:02pour nos gérants
44:04avec des gérants
44:05qui arrivent encore
44:05à être positifs
44:06je ne sais pas comment ils font
44:07Sébastien Corcha 1,1%
44:08Pierre Chang 0,8%
44:10Céline
44:11Pitmal Prade
44:12à 0%
44:14voilà
44:15la troisième
44:15est à 0
44:16ce qui est déjà
44:16pas mal dans cet environnement
44:18est-ce que vous pouvez
44:19m'afficher
44:20le portefeuille
44:21d'Alain Pitou
44:22pour que je lui fasse peur
44:24il y a des valeurs
44:25qui font peur
44:26alors Alain Pitou
44:28qu'est-ce qu'on fait
44:29de Rocket
44:30alors Rocket Lab
44:30on le garde
44:31qu'est-ce qu'on fait
44:32d'IBM
44:33IBM on le garde aussi
44:34profil défensif
44:35qu'est-ce qu'on fait
44:36de Novo Nord 10
44:37qui a fondu
44:38comme son médicament
44:39d'anti-obésité
44:40la dernière fois
44:41j'avais dit
44:42que la prochaine fois
44:42je le vendais
44:43ça ne s'améliorait pas
44:43ça s'est même encore dégradé
44:45on vend
44:46For Solar
44:47For Solar on garde
44:49Visa
44:49on garde aussi
44:51Dell Technologies
44:53ça a bien monté
44:55ils sont bien positionnés
44:57sur l'infrastructure
44:58donc je garde
45:00on a du MicroVast
45:01alors MicroVast
45:02c'était un pari
45:03qui est perdant
45:03donc je sors
45:04on a du Constellation
45:05je garde vraiment
45:07c'est une belle valeur
45:08on a du AES
45:09je garde aussi
45:10American Electric Power
45:12tout ça c'est le thème
45:13autour de l'électricité
45:14les infrastructures
45:15on garde
45:16on a du AV
45:17ça je garde aussi
45:18on a du Nibus
45:20Nibus je garde
45:20ça marche
45:21et qu'est-ce qu'on achète
45:21alors on achète
45:22une boîte
45:23qui s'appelle
45:24Itron
45:25alors
45:25qui fait
45:26en fait
45:27l'idée de cette boîte
45:28c'est
45:30en fait
45:32ils utilisent
45:32enfin pardon
45:33excusez-moi
45:33je vais être plus clair
45:34ils font du hardware
45:36autour des économies d'énergie
45:38c'est-à-dire qu'en fait
45:38ils installent des compteurs
45:40ils les gèrent dans le temps
45:41c'est-à-dire qu'en fait
45:41leurs clients
45:42ça serait par exemple
45:43en France
45:43EDF, Engie
45:44des choses comme ça
45:45et ils aident
45:46ces entreprises
45:46à améliorer
45:47l'efficacité
45:48de la distribution
45:49donc c'est à la fois
45:50une utilities
45:51ils ont un partenariat
45:52qui s'est développé
45:52avec Nvidia
45:54c'est une boîte
45:54de quelle nationalité ?
45:55c'est américain
45:56pardon
45:56c'est américain
45:57coté au Nasdaq
45:58et en termes de valo
46:00c'est 4 milliards
46:01et alors ce qui est bien
46:01c'est que
46:02enfin c'est bien
46:03façon de parler
46:03c'est qu'ils ont
46:04quand même assez nettement
46:05baissé
46:07dans la logique
46:08des logiciels
46:08parce qu'ils ont une partie
46:09logicielle
46:09mais qui n'a rien à voir
46:11avec ce qui se passe
46:12sur l'IA
46:12puisque c'est un bon point
46:13d'entrée
46:13moi je trouve que c'est
46:14un bon point d'entrée
46:15voilà
46:16Romain Burnan
46:16on va lui faire peur aussi
46:17il n'y a pas de raison
46:18même si on l'aime bien
46:19on a du Alten
46:21qu'est-ce qu'on fait
46:22on met en garde ?
46:23alors Alten
46:23on garde
46:24BNP Paribas
46:25BNP Paribas
46:26on vend
46:28ah bon ?
46:29oui parce que
46:30dans notre sélection
46:31de 8 valeurs
46:32on a 2 banques
46:33et c'est peut-être trop
46:34d'avoir un quart de banque
46:35on a du poulet
46:36avec LDC
46:37ça vous l'aurez longtemps
46:38parce que c'est vraiment
46:39la valeur de long terme
46:41qui est une forte croissance
46:42croissance organique
46:43croissance
46:44et très bon management
46:45externe
46:46trésorerie excédentaire
46:47Canal Plus
46:48Canal Plus
46:49le titre a fortement baissé
46:53on s'est fait avoir
46:55mais on garde
46:56on a du Hersté
46:57Hersté on garde
46:58Eméis
46:59Eméis on garde
47:00Orange
47:01Orange on garde
47:02Vonovia
47:03Vonovia
47:03société endettée
47:04c'était une valeur
47:06que j'ai choisie
47:06avant la crise
47:09avant la hausse des taux
47:10le titre a baissé
47:11mais je préfère la lâcher
47:13d'accord
47:14qu'est-ce qu'on achète ?
47:15alors on achète
47:16en fait
47:16une valeur défensive
47:18qui a encore
47:20un upside
47:20et dont on a parlé
47:21c'est Hélice
47:22un blanchisserie industrielle
47:23qui a une valorisation
47:25qui m'apparaît
47:25très intéressante
47:26et qui a une stratégie
47:27qui est très
47:29très défensive
47:30de long terme
47:31sur un baisse
47:31très valable
47:32c'était quoi le raisonnement
47:33qui a fait que ça a baissé ?
47:34pourquoi ça a baissé ?
47:35ça a baissé
47:35parce qu'ils sont gros
47:36consommateurs de gaz
47:38et d'énergie
47:39en revanche
47:39ils sont couverts
47:40sur le gaz
47:41très largement
47:42quasiment totalement
47:43sur l'année
47:44et en très grande partie
47:45sur l'année prochaine
47:46d'accord
47:47donc ça on y va
47:47et là on a un bon point
47:49d'entrée aussi
47:49là on a un point d'entrée
47:50parce que c'est intéressant
47:51et on pense qu'il y a
47:5320% d'upside
47:54dans un environnement
47:55qui serait dans l'année
47:55et sur Saint-Gobain ?
47:56Saint-Gobain
47:56voilà ça fait partie
47:57des valeurs cycliques
47:58alors bien sûr
47:59si la crise dure longtemps
48:00je pense qu'il y a
48:01un bon risk reward
48:02la valeur a
48:03un très bon management
48:04qui était devenu une star
48:06malheureusement
48:07il y a eu des vents adverses
48:08qui ont commencé
48:09depuis l'été dernier
48:10notamment sur
48:11aux Etats-Unis
48:12où il y a eu
48:13un ralentissement
48:13de leur activité
48:15ceux de toiture et autres
48:17et il y a toujours
48:18une absence
48:19de redémarrage
48:19de l'immobilier en Europe
48:20donc on attend
48:21donc ils sont un peu
48:22entre deux
48:22mais ils ont très peu
48:24de dettes
48:24ils ont des positions solides
48:26ils ont su choisir
48:27leur segment d'activité
48:28et donc on pense
48:31que la valeur
48:32qui va être plus de 100
48:32vaut aujourd'hui 70
48:3470 c'est 11 fois
48:35le price turning
48:36de l'année en cours
48:37une société
48:38qui n'a pas beaucoup
48:39de dettes
48:39qui a une grande marge
48:39de management
48:40de qualité
48:42il a fait ses preuves
48:43depuis 5 ou 6 ans
48:44il délivre
48:44il délivre
48:45il délivre
48:46sauf que effectivement
48:47la conjoncture lui
48:47c'est un peu très
48:48défavorable
48:49et les gens l'abandonnent
48:50c'est normal
48:51le marché n'aime pas
48:52les cycliques
48:53et si la guerre
48:54ne dire pas deux ans
48:55on ne reviendra peut-être pas
48:57d'avoir acheté
48:58Saint-Gobain aujourd'hui
48:59donc Élis
49:00et Saint-Gobain
49:01et Yitron
49:01pour notre ami
49:02Alain Pitou
49:04merci de nous avoir suivis
49:05merci à tous nos invités
49:07il ne s'est pas beaucoup énervé
49:07finalement
49:08non il était plus énervé
49:10dans le couloir
49:10que sur le plateau
49:12pourtant
49:13vous l'aviez provoqué
49:14et pourtant
49:14non jamais
49:15moi je ne fais jamais ça
49:16je ne provoque personne
49:16c'est un stade
49:17jamais je fais ça
49:18simplement
49:19j'essaye d'expliquer
49:20ses positions
49:21de façon un peu claire
49:22parce que
49:22il est cohérent avec lui-même
49:24il est contre la guerre en Iran
49:25et il est contre
49:26la bagarre avec vous
49:28il est contre l'affrontement
49:29on se retrouve la semaine prochaine
49:30pour une émission
49:31je ne sais pas si elle sera aussi exceptionnelle
49:33que celle-là
49:33mais j'espère
49:34et surtout n'oubliez pas
49:35que vous pouvez nous écouter
49:36nous voir
49:36nous revoir
49:37nous réécouter en replay
49:38je voudrais qu'on fasse
49:38un record en mars
49:40il ne reste plus que 4 jours
49:43c'est votre argent
49:45sur BFM Business
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