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  • il y a 10 heures
Ce vendredi 27 mars, Hervé Goulletquer, conseiller économique senior chez Accuracy, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management, Romain Burnand, président de Moneta AM, et Alain Pitous, senior advisor chez Ai for Alpha, sont revenus sur le déficit des comptes publics de la France en 2025, les résultats exceptionnels de la fintech Revolut, les fonds de Private Equity, ainsi que sur le PIB par habitant de la Pologne, dans Le top / flop de la semaine, dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Parfait, le top ou le flop de la semaine pour vous, Hervé ?
00:04Le top ? Je vais faire un salut à la France avec son déficit des comptes publics 2025
00:11qui est inférieur à ce que l'on estimait, 5-1 contre 5-4.
00:15Vous voulez vraiment m'énerver aujourd'hui ?
00:17Non mais c'est une bonne nouvelle, mais alors je vais aller dans votre sens Marc,
00:20qui pose une question, parce qu'en 2023 et en 2024,
00:24la sensibilité des recettes de l'État à la croissance s'était effondrée.
00:31Alors on essayait de comprendre, en 2025 c'est le contraire,
00:35on a une sensibilité qui a monté, alors il n'y a pas simplement la hausse des impôts,
00:41nonobstant la hausse des impôts, il y a une sensibilité qui a monté,
00:45est-ce que c'est récurrent ou pas ?
00:47C'est à ce regard qu'on pourra juger de la capacité à avoir à nouveau une bonne surprise en
00:532026,
00:54donc un coup de chapeau à 2025, mais l'histoire n'est pas encore bien claire.
00:58En rappelant quand même qu'on a le pire déficit de la zone euro, je ne sais pas si c
01:02'est un coup de chapeau.
01:03Alain Pitou, top ou flop ?
01:05Alors mon top, j'ai essayé de sortir de tous les trucs qu'ils rendent, tout ça,
01:10et mon top de cette semaine c'est Revolut, en fait,
01:12Revolut qui a fait des résultats exceptionnels, 68 millions de clients sur 40 pays,
01:17ils ont réussi à créer en 10 ans une infrastructure bancaire internationale,
01:20ils commencent à avoir des agréments bancaires un peu partout dans le monde,
01:27et pour comparer, les grandes banques traditionnelles,
01:30elles ont mis des décennies pour faire la même chose,
01:32et c'est une fintech qui est en train de passer le cap,
01:35et s'ils s'introduisent, et on en parle,
01:38ça va être une des intros bancaires de l'année,
01:40ça va être intéressant à regarder.
01:42Alors après, qu'est-ce que ça donnera dans 10 ans ?
01:43Je n'en sais rien, mais en tout cas, sur les dernières années,
01:46c'est une success story incroyable.
01:47– Top ou flop, Romain ?
01:49– Écoutez, j'avais eu la même idée sur Revolut,
01:52mais j'ai quand même un flot, parce que vous me connaissez.
01:54– Non, mais ça m'intéresse, parce que votre avis sur Revolut,
01:56vous êtes un spécialiste au socialiste bancaire.
01:57– Alors, spécialiste, c'est une société qui n'est pas…
01:59Alors bon, ils ont effectivement…
02:00C'est vrai que c'est une fintech qui va très très vite,
02:03et qui conquiert un nombre important de clients.
02:06– Pour vous, c'est une banque, pour le rentrer dans votre scope ?
02:08– Alors, elle a le statut bancaire en Angleterre,
02:10pas dans d'autres pays, elle attend encore en France,
02:12mais voilà, c'est une société qui a des clients
02:15pour des transactions financières,
02:17bon, c'est surtout des cartes et compagnie,
02:19elle a une volonté de s'élargir.
02:20Donc, je prends un flop,
02:23et vous allez me reconnaître, par exemple,
02:25les fonds de private equity.
02:26Parce qu'on a parlé beaucoup de…
02:29On n'a parlé que de choses qui étaient cotées aujourd'hui,
02:32sauf le crédit privé.
02:33Ce qu'il faut bien voir, ça fait trois ans
02:35qu'on attend une reprise des transactions sur le private equity,
02:37et ce n'est pas l'environnement actuel qui va les favoriser,
02:40puisque la hausse des taux est très défavorable aux leviers.
02:42On parlait plutôt de baisse de levier.
02:44Les banques ne vont pas vouloir prêter.
02:46Les fonds de crédit ne sont plus vraiment en mesure de le faire.
02:49Alors, bien sûr, il peut y avoir toujours des deals intéressants
02:51qui peuvent être financés,
02:52mais on a un vrai frein depuis trois ans.
02:54Et là, le début de l'année où les gens disent
02:56« ça y est, ça va repartir »,
02:57c'est tout l'inverse qui se produit,
02:59ça va être l'arrêt total.
03:00Et donc, on le voit déjà en bourse,
03:03par la cotation des sociétés qui gèrent…
03:05Qui ont perdu entre 30 et 50 %.
03:07Voilà, alors elles ont…
03:08Sur le début de l'année, un peu moins,
03:09mais certaines sont entre 20 et 25.
03:11Par rapport à leur plus haut niveau.
03:12Par rapport à la plus haute,
03:13il y a une baisse qui s'est accentuée encore ces derniers temps.
03:17Et on sent que ça vous fait plaisir.
03:19Christopher Dembik ?
03:20Bien sûr.
03:20Un top ou flop ?
03:21Un top, en toute objectivité, ça va être la Pologne.
03:24On a eu les derniers indicateurs montrant que le PIB par habitant polonais
03:27est désormais supérieur au PIB par habitant espagnol,
03:30et ils vont se rapprocher de la France.
03:32Et c'est un miracle qui est lié à trois facteurs.
03:35Le bon usage des fonds européens, pas de corruption,
03:38pas de débat sur les 35 ou les 39 heures,
03:40et aussi pas d'idéologie entre les partis,
03:42c'est-à-dire que vous avez une acceptation du capitalisme.
03:44Donc, effectivement, une belle réussite.
03:47C'est un top qui ferait plaisir à votre associé ?
03:49Bien sûr.
03:51Seulement, vous avez vu qu'en Pologne,
03:54ils sont passés en dessous de 1 de taux de fécondité.
03:56C'est-à-dire qu'ils ont un vrai problème de croissance à terme
04:00compte tenu du taux de natalité.
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