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  • il y a 21 heures
Ce vendredi 20 février, Jean-François Robin, responsable mondial de la recherche de Natixis CIB, Sébastien Korchia, directeur général et directeur des investissements de Cogefi Gestion, Emmanuel Lechypre, éditorialiste BFM Business, et Virginie Robert, présidente de Constance Associés, se sont penchés sur les actions de Blue Owl qui ne cessent de chuter, les bons résultats de la balance touristique de la France, le déficit commercial américain, et le Nikkei qui continue de monter, dans Le top / flop de la semaine, dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Allez, on passe tout de suite au top ou flop de la semaine pour vous, Virginie, c'est quoi le
00:04top ?
00:04Justement, c'est exactement la continuité.
00:06C'est quand même, il y a quelques signaux.
00:08Alors, je ne sais pas, c'est peut-être un flop avec un point d'interrogation.
00:11Il y a notamment une société qui s'appelle Blue Hall,
00:15qui a perdu depuis le début de l'année, je pense, 24%.
00:1950%.
00:19Oui, à 50%.
00:20Bon, vous savez, on en a beaucoup qui ont perdu des 40, des 20%.
00:24Qu'est-ce qu'ils font ?
00:25Alors, eux, justement, c'est de la gestion alternative
00:28et notamment centraient sur le crédit.
00:31La dette privée.
00:32La dette privée.
00:33Et là, il y a eu, évidemment, des demandes de rachat,
00:37ce qui peut se passer pour...
00:38C'est-à-dire des gens qui sont investis dans le fond
00:40et qui veulent récupérer leur argent parce qu'ils ont peur.
00:42Et il n'y avait pas possibilité d'honorer ces demandes.
00:45Parce que tout le monde est venu en même temps.
00:46Ils réinventent le système pour...
00:48Alors, vendu certains actifs,
00:50ils sont largement porteurs de dettes privées,
00:53notamment sur les logiciels.
00:55Et donc, c'est un point d'interrogation
00:56parce qu'on ne sait pas dans quelle mesure.
00:59On ne peut pas imaginer qu'avec les logiciels
01:01qui sont remis en question, la stratégie générale,
01:04qu'il n'y ait pas des incidents collatéraux.
01:08Alors, est-ce que c'est des incidents
01:09qui vont être facilement absorbés
01:12ou est-ce que ça peut mener quelque part
01:15sur un problème de liquidité un peu plus substantiel ?
01:18C'est un point d'interrogation à surveiller, quand même.
01:21À surveiller, même de très près.
01:22Eh oui.
01:23Emmanuel Lechypre, vous avez réfléchi à un top ou un flop ou non ?
01:26Alors, moi, j'étais parti sur le commerce mondial,
01:28mais on en a déjà parlé.
01:29Donc, un top qui est en réalité un flop,
01:33c'est les résultats merveilleux de notre balance touristique.
01:37C'est-à-dire qu'on se gargarise
01:38parce qu'on a 102 millions de touristes étrangers.
01:415 millions de plus que les Espagnols.
01:42On est premier mondial, il n'y a jamais eu autant de recettes.
01:45Or, en réalité, quand on regarde bien,
01:47il y a une partie de ces millions de touristes
01:48qui sont des gens qui ne font que passer.
01:50Il y en a 5 millions qui vont à Disney.
01:52En termes de recettes par touriste,
01:54on se traîne au tréfonds des classements mondiaux.
01:56On est entre la 20e et la 30e place.
01:58Donc, il y a un...
01:59En fait, on est très loin derrière l'Espagne, c'est ça ?
02:01Absolument.
02:02En gros, l'Espagne a 15 à 20 % de touristes en moins que nous,
02:05mais génère 15 à 20 % de recettes touristiques en plus.
02:08Et donc, pour moi, le flop,
02:10c'est que le secteur touristique
02:11devrait être un des fleurons de l'économie française.
02:15Et c'est un secteur qui est dramatiquement sous-valorisé,
02:18sous-utilisé, sous-exposé.
02:19Alors, parce que politiquement,
02:20ça n'a jamais intéressé personne.
02:21Est-ce que vous êtes capable de me citer le nom d'un ministre du tourisme
02:23qui a marqué l'histoire ?
02:24Non.
02:25Jamais.
02:25Regardez, le tourisme, c'est un des mandats de Serge Papin
02:28parmi cinq ou six autres.
02:30Et que deux, économiquement,
02:31on n'a jamais été capable de le valoriser.
02:34On est présent.
02:35Enfin, on a des ports dans toutes les mers du monde.
02:37Bon, on construit des bateaux pour les autres qui gagnent du fric
02:39avec des magnifiques entreprises de croisière.
02:41Nous, on n'est pas très présents là-dessus.
02:44Prenez le tourisme mémoriel.
02:45La France est le pays qui a le plus de champs de bataille au monde.
02:48On n'est pas capable de le valoriser.
02:51On a le plus beau vignoble du monde.
02:53On n'est pas capable de développer massivement le nom de tourisme
02:56comme les Espagnols ou les Italiens.
02:57Bref, on gâche notre potentiel de façon presque révoltante.
03:01C'est vraiment un flop, ça.
03:03Top ou flop, Jean-François ?
03:04Moi, je voulais quand même revenir,
03:06puisqu'on avait eu ce petit débat sur le déficit commercial américain.
03:08Ce qui me frappe, c'est que...
03:10Vous savez, on a les chiffres.
03:11Sur 2025, votre déficit commercial américain, il augmente.
03:15Alors, je suis d'accord qu'il y a des effets.
03:16J'accélère, il y a du front-loading.
03:18Ça creuse le déficit.
03:18On se reparle dans quelques mois.
03:20En fin d'année.
03:21Mais notez tout de même que le déficit américain,
03:23il a un record.
03:24Et je note que vous nous l'aviez dit.
03:261240 milliards, la Chine, elle, c'est un excédent de 1200 milliards.
03:30Et l'Europe, l'Europe exporte quasiment autant aux Etats-Unis en 2025 qu'en 2024.
03:34Donc, effet des tarifs sur le commerce américain.
03:37Sébastien Corcia, on n'a pas le temps.
03:39Le déficit avec l'Europe des Etats-Unis, il est plus grand en 2025 qu'en 2024.
03:43Sébastien Corcia.
03:44Alors, moi, le top, c'est le Nikkei qui n'arrête pas de monter.
03:47Mais ce qui m'intéresse, c'est la Bosch, la banque centrale du Japon.
03:50Vous savez que depuis 2010, elle achète des ETF, elle achète des obligations externes,
03:54mais beaucoup d'ETF.
03:55Ça fait donc maintenant 15 ans.
03:57Et en fait, elle a beaucoup d'actifs dont la valeur a beaucoup monté.
04:02Et il y a un article du Financial Times qui dit que les plus-values,
04:06les plus-values de ces positions en ETF représentent 11% du PIB.
04:10Et à partir de cette année, elle va commencer à vendre.
04:14Alors, elle a dit qu'elle mettrait 100 ans à vendre pour ne pas déstabiliser le marché.
04:17Mais faites un petit calcul.
04:18Si elle vendait tout demain matin, elle récupérerait 11% du PIB en plus-value.
04:23Et donc, ça vous fait une deuxième lecture de son taux d'endettement
04:26qui serait plus de 230%, mais de 65% si elle reversait tout sous forme de dividende
04:31à l'État japonais.
04:34On rappelle qu'elle détenait à un moment au plus haut plus de 20% de la bourse japonaise.
04:40C'est incroyable.
04:41C'est la théorie de Jean-Marc Dagnan.
04:42Absolument.
04:43En tout cas, c'est une grosse réserve de l'œil.
04:44Il faut que vous gagnez votre vie en investissant dans le travail des autres à l'étranger.
04:49Merci.
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