- il y a 13 heures
Quelles sont les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient dans notre pays ? La hausse des prix du carburants inquiète, va-t-elle durer voire empirer ? L’Etat a-t-il les moyens d’aider les Français ? Va-t-on vers un choc pétrolier comme l’a brièvement déclaré le Ministre de l’Economie ? Nous recevons l’économiste Anne Sophie Alsif qui nous éclairera sur toutes ces questions. On reviendra également sur la semaine politique marquée par les répliques sismiques des municipales. LR et PS se fracturent avec en ligne de mire la présidentielle. On en parle avec Arnaud Benedetti et Emilie Zapalski. Avec le sénateur socialiste de l’Essonne David Ros nous nous demanderons comment le PS réagit face au retour des guerres de courant interne ? Olivier Faure peut-il se maintenir ? À la une de nos régions, on ira faire le point sur les enseignements des municipales dans les Outre-Mer, mais aussi à Lyon, où les Républicains ont remporté la métropole. Hier Véronique Sarselli a été élue à sa tête. Année de Production :
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00:00:01Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.
00:00:08Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce vendredi 27 mars pour faire le tour de l'actualité
00:00:13au plus près de chez vous.
00:00:14On regarde ensemble le programme.
00:00:16Quelles sont les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient dans notre pays ?
00:00:20La hausse des prix du carburant inquiète, va-t-elle durer voire empirer ?
00:00:24L'État a-t-il les moyens d'aider les Français ?
00:00:26Va-t-on vers un choc pétrolier, comme l'a brièvement déclaré le ministre de l'Économie ?
00:00:30Dans une demi-heure, nous recevrons Anne-Sophie Alsif, l'économiste qui nous éclaira sur toutes ces questions.
00:00:36Et puis on reviendra, comme tous les vendredis, sur la semaine politique, marquée par les répliques sismiques des municipales.
00:00:42Les Républicains et l'EPS se fracturent avec en ligne de mire la présidentielle.
00:00:47On va en parler dans une heure avec nos éditorialistes Arnaud Benedetti et Émilie Zapelski.
00:00:51On va en parler également avec David Ross, sénateur socialiste de l'Essonne.
00:00:55Comment réagit-il au retour des guerres des gauches au PS ?
00:00:59Qu'Olivier Faure peut-il se maintenir ?
00:01:01On en parle dans quelques instants.
00:01:03Et puis à la une de nos régions, on ira faire le point sur les enseignements de ces municipales dans
00:01:07les Outre-mer.
00:01:08Et puis vous allez le voir, les élections, ce n'est pas tout à fait terminé.
00:01:11Place au troisième tour dans les conseils municipaux, dans les conseils métropolitains.
00:01:16Et à Lyon, si le camp de Jean-Michel Aulas n'a pas remporté la ville, ils ont largement remporté
00:01:21la métropole.
00:01:22On ira dans le Rhône avec le sénateur François-Noël Buffet.
00:01:27Voilà pour le programme.
00:01:28On est ensemble pendant une heure et demie.
00:01:30Bonjour chez vous.
00:01:39Et on commence avec les repères de l'actualité.
00:01:41Bonjour Stéphane Duguay.
00:01:41Bonjour Auriane, bonjour à tous.
00:01:43À la une de ce vendredi 27 mars, Donald Trump qui repousse l'ultimatum qu'il a posé à l
00:01:47'Iran.
00:01:48Oui, un nouveau report de 10 jours cette fois.
00:01:51Avant menace-t-il de frapper le secteur énergétique iranien ?
00:01:54Le président américain assure que les discussions se passent très bien avec l'Iran, dit-il,
00:01:58mais que l'opération militaire avance et finira bientôt.
00:02:01On l'écoute.
00:02:06Nous estimons que cela prendrait environ 4 à 6 semaines pour accomplir notre mission,
00:02:10alors que nous en sommes déjà au 26e jour.
00:02:13Nous sommes donc extrêmement en avance sur le calendrier prévu.
00:02:16Le régime iranien reconnaît désormais qu'il a subi une défaite décisive.
00:02:22Son chef de la diplomatie, Marco Rubio, est en France aujourd'hui pour une réunion avec ses homologues du G7.
00:02:27Réunion qui portera notamment sur la réouverture du détroit d'Hormuz.
00:02:31Et dans ce contexte, en France justement, le gouvernement mobilise pour l'effort de défense.
00:02:35Oui, alors que la guerre au Moyen-Orient dure maintenant depuis près d'un mois.
00:02:38Plusieurs ministres se sont réunis hier pour examiner la capacité des industriels à y répondre.
00:02:44On fait le point avec Céline Schmitt.
00:02:49Quelle capacité la France a-t-elle pour répondre à l'augmentation des besoins en munitions et en drones
00:02:54dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient ?
00:02:57C'est l'objet de la réunion qui s'est tenue hier à Matignon avec plusieurs ministres et responsables militaires.
00:03:03L'industrie de la défense et les enjeux de souveraineté auxquels on fait face aujourd'hui,
00:03:06ils nous concernent tous et toutes.
00:03:08Et donc on doit réfléchir différemment au financement de l'effort de défense qui nous concerne tous et toutes
00:03:14et j'allais dire qui doit aussi nous profiter à tous et à toutes.
00:03:17La France est le deuxième exportateur mondial d'armes.
00:03:21Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les entreprises françaises croulent sous les demandes.
00:03:26Avant même l'éclatement du conflit en 2024, les pays du Proche et du Moyen-Orient
00:03:31ont passé plus de 2,4 milliards d'euros de commandes à la France.
00:03:35Alors pour faire face à cette hausse, les ministres veulent se doter de nouveaux outils.
00:03:40C'est le sens d'ailleurs de ce qu'a annoncé le Premier ministre hier avec France Munition.
00:03:46France Munition, c'est cette capacité à développer un outil qui permette finalement de financer, de développer, de produire.
00:03:55C'est cela.
00:03:55France Munition, une sorte de grossiste de munitions dont l'objectif est de répondre aux besoins des armées françaises,
00:04:02des pays alliés et des clients à l'export.
00:04:05a indiqué le Premier ministre.
00:04:07Sébastien Lecornu a aussi annoncé mercredi un investissement de 8,5 milliards d'euros supplémentaires
00:04:13de commandes entre 2026 et 2030.
00:04:16Nous allons bien sûr continuer à mobiliser tous les instruments budgétaires nécessaires
00:04:21pour pouvoir donner à nos armées et à notre défense les moyens de se développer, de réaliser les investissements nécessaires
00:04:31dans un monde dangereux.
00:04:31Ce sera le cas avec l'actualisation de la loi de programmation militaire.
00:04:35La loi de programmation militaire actualisée sera présentée en Conseil des ministres le 8 avril.
00:04:41Le Parlement européen durcit la politique migratoire de l'Union européenne.
00:04:45Oui, avec l'approbation du concept de hub de retour des centres pour renvoyer des migrants en dehors des frontières
00:04:51de l'Union européenne.
00:04:52Une mesure approuvée à la majorité des États membres et par les eurodéputés de droite et d'extrême droite.
00:04:58Une décision saluée par Giorgia Meloni, la chef du gouvernement italien.
00:05:01Les obtèques de Lionel Jospin se sont déroulées hier.
00:05:04Hommage national rendu à l'ancien Premier ministre socialiste qui s'est éteint dimanche dernier à l'âge de 88
00:05:10ans.
00:05:11Emmanuel Macron a salué la mémoire d'un grand destin français. On l'écoute.
00:05:15Par-delà la mort, notre mémoire le hissera toujours à cette place singulière.
00:05:22Un modèle pour certains, un adversaire pour quelques autres, pour tous à coup sûr.
00:05:29Un repère dans notre histoire et notre esprit.
00:05:33Et puis François Bayrou ne siègera pas au conseil municipal de Pau.
00:05:37Eh oui, l'ancien Premier ministre et désormais ancien maire de Pau a été battu au second tour des élections
00:05:42municipales la semaine dernière.
00:05:43Une défaite sur le fil à 344 voix près.
00:05:46François Bayrou ne siègera donc pas à son conseil municipal à la veille de l'installation des nouveaux élus.
00:05:52Merci Stéphane.
00:05:53A tout de suite, vous allez nous parler du texte de David Ross dans quelques instants sur l'implantation des
00:05:58centres de données sur le territoire.
00:05:59Il est examiné cette semaine au Sénat.
00:06:01Il y a des enjeux écologiques, des enjeux numériques.
00:06:03On va y venir dans quelques instants.
00:06:04On parlera évidemment également de la hausse des prix du carburant et des mesures du gouvernement.
00:06:09Mais d'abord, on va regarder les unes de la presse régionale.
00:06:11Ce matin, on a sélectionné trois titres.
00:06:14D'abord, la une de la dépêche.
00:06:16Narcotrafic, comment la DZ mafia s'étend en dix ans.
00:06:19Cette organisation criminelle spécialisée dans le trafic de drogue a étendu son influence hors de Marseille.
00:06:24Le gang, nous, des alliances est en rôle des jeunes trafiquants locaux pour conquérir de nouveaux points de deal.
00:06:30La deuxième une, c'est la Voie du Nord.
00:06:32Alors, davantage d'aides pour partir en colo.
00:06:35Les enfants qui partent en colonie de vacances, notamment dans le Nord, dans le Pas-de-Calais, auront des moyens
00:06:41renforcés via les CAF, les caisses d'allocations familiales.
00:06:45Et puis, la dernière une, c'est celle de Nice matin, c'est Loana.
00:06:49L'émotion et l'hommage, amis voisins anonymes, témoignent après la mort de Loana à Nice, la chute accidentelle et
00:06:57privilégiée.
00:06:58Quelle une choisissez-vous, David Ross ?
00:06:59Écoutez, comme c'est votre dernière émission, je vais prendre une une positive et donc les colos.
00:07:03Du vendredi !
00:07:04Du vendredi, bien sûr.
00:07:05Je vais prendre les colos parce que quand j'avais 17 ans et que j'avais un job d'été,
00:07:11j'avais accompagné des enfants à Trouville sur une sortie à la mer
00:07:14et j'avais été très marqué par ces jeunes qui n'avaient jamais vu la mer.
00:07:18Et donc, voilà, c'est un souvenir du début de mon engagement associatif et politique.
00:07:22Voilà, et on imagine que vous êtes satisfait du coup de ces aides et du fait que plus d'enfants
00:07:27puissent partir en vacances.
00:07:29Qu'ils quittent un petit peu leur territoire et qu'ils aient des rencontres dans ces moments-là assez privilégiés.
00:07:34On va en venir à l'actualité marquée par le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences économiques en France.
00:07:40On l'a vu dans le journal, il y avait une réunion hier à Matignon sur l'économie de guerre,
00:07:44l'augmentation des moyens de la défense.
00:07:47Sébastien Lecornu qui, devant le Parlement mercredi, a annoncé une augmentation des moyens pour la production de munitions.
00:07:55Elle est nécessaire, cette économie de guerre ?
00:07:57Et est-ce qu'on est vraiment dans une économie de guerre ?
00:07:58Alors oui, et là, d'ailleurs, c'est intéressant de voir que le président américain était intervenu au Venezuela
00:08:04pour des raisons sûrement liées au pétrole.
00:08:06Et là, avec ce qu'il fait en Iran, on pouvait dire que c'était soit pour faire tomber le
00:08:09régime,
00:08:10finalement, dans le plan d'accord de paix, ça ne fait plus partie du programme.
00:08:14On aurait pu dire que c'est pour des raisons économiques.
00:08:16Et quand on voit la situation dans laquelle on est, on dit qu'il y a eu peut-être une
00:08:18impréparation.
00:08:19Donc tout ça pour dire que c'est important que la France puisse, en tant que pays, mais aussi avec
00:08:23l'Europe,
00:08:23puisse agir elle-même sur des choses qu'elle considère justes sur la scène internationale.
00:08:27Et donc, nous avions, à une large majorité, soutenu cet effort d'une économie qui serait tournée davantage
00:08:33vers des capacités militaires indépendantes.
00:08:37Les conséquences, elles sont énergétiques.
00:08:40Aussi, cette semaine, on a entendu Roland Lescour un temps évoquer un choc pétrolier
00:08:44avant de finalement revenir sur ses propos.
00:08:48Est-ce que vous le redoutez, ce choc pétrolier ?
00:08:51Est-ce que vous comprenez ce revirement du ministre de l'Économie ?
00:08:55Alors, oui et non, si j'ai envie de dire.
00:08:56Parce que, vous prendrez en même temps, il y aura un choc pétrolier.
00:09:00En revanche, ce n'est peut-être pas de même nature que le choc pétrolier qu'on a tous en
00:09:03tête de 1973.
00:09:05Parce que l'économie, notamment française, n'est plus liée de la même façon dépendante au pétrole qu'elle l
00:09:10'était en 1973.
00:09:11Il y a eu un mix énergétique qui permet d'y faire face.
00:09:14Ce qui est dommage, c'est cette communication un peu en panique,
00:09:16où on annonce des choses, ensuite on repart dans l'autre sens.
00:09:19Et donc, c'est important, je pense, d'être très très clair
00:09:21et de donner beaucoup de critères de compréhension et d'évaluation dans cette période sensible.
00:09:26On va le voir dans quelques instants.
00:09:28On va aller dans nos régions où la hausse des prix du carburant inquiète.
00:09:31On a entendu hier matin, le même Roland Lescour, le ministre de l'Économie,
00:09:35promettre des mesures ciblées dans les prochains jours.
00:09:38Ça vous rassure ? Ça vous convient ?
00:09:40Alors, la démarche est la bonne, parce que c'est celle que nous avions demandé,
00:09:42des aides ciblées et efficaces.
00:09:44Après, il faut d'abord préciser, est-ce que c'est pour certains professionnels ?
00:09:48Est-ce que c'est pour les ménages qui sont le plus en souffrance ?
00:09:50Et donc, il est important de, là encore, tout mettre sur la table,
00:09:53de manière à pouvoir partager les décisions et les prioriser.
00:09:56Parce que vous parliez tout à l'heure d'économie de guerre,
00:09:58il va falloir dans les budgets faire des choix.
00:10:00Autant nous avions soutenu cet effort de guerre,
00:10:02il va falloir le mettre aussi en vis-à-vis de ce qui sera fait
00:10:04pour aider aussi l'économie au quotidien.
00:10:06– Et on va aller justement dans nos régions,
00:10:08on va aller à Chalons-sur-Saône, on retrouve Emmanuel Boulan.
00:10:10Bonjour Emmanuel, merci beaucoup d'être avec nous.
00:10:14Vous êtes chef des informations au journal de Saône-et-Loire.
00:10:16Et avec vous Emmanuel, on va revenir sur la flambée des prix du carburant,
00:10:19sur l'impact sur les professionnels.
00:10:21Vous êtes allé à la rencontre des transporteurs routiers.
00:10:24– Oui, bonjour.
00:10:26Notamment un transporteur à Guignon,
00:10:29un gros transporteur de 1 000 véhicules
00:10:33et qui nous dit qu'effectivement, en un mois,
00:10:36son budget a été dépassé de 600 000 euros budget supplémentaire.
00:10:42Des transports scolaires aussi,
00:10:44un gros transport scolaire sur Chalons-sur-Saône,
00:10:46220 véhicules.
00:10:47Et nous, ça se situe à quelques milliers d'euros par jour en supplément.
00:10:52Donc oui, le délégué régional de la Fédération Nationale des Transports
00:10:58nous dit aussi que deux entreprises sont à l'arrêt
00:11:00du côté du journal et de la Côte d'Or.
00:11:04Donc, il y a le constat qu'ils sont dans le rouge
00:11:07et c'est d'un jour à l'autre que la facture grimpe.
00:11:11– Emmanuel, on entend votre récit, le constat.
00:11:15Vous avez une question pour le sénateur David Ross ?
00:11:18– La question, c'est peut-être, quoi qu'il en coûte,
00:11:22est-ce que l'État, effectivement, doit baisser sa part de taxes
00:11:26pour les carburants et comment aider les transporteurs routiers
00:11:32bien qu'il y ait aussi un correcteur sur les factures
00:11:36par rapport à leurs fournisseurs ?
00:11:38– David Ross ?
00:11:39– C'est ce qu'on évoquait tout à l'heure.
00:11:41Il y a différentes modalités entre les taxes, la TVA,
00:11:43les taxes flottantes, il y a aussi la capacité de mettre davantage
00:11:48de réserves sur le marché pour tenir les prix.
00:11:51Donc, c'est des choses qui sont à l'étude.
00:11:53Ce qui est évident, c'est que dans les prochaines semaines,
00:11:55il y a des décisions qui doivent être prises
00:11:56pour permettre justement cette économie de fonctionner.
00:11:59Et puis, il ne faut pas oublier que les décalages pour les ménages
00:12:02se fera aussi dans plusieurs mois, puisque ceux qui sont chauffés au gaz,
00:12:05pour l'instant, ils ont des prix fixes.
00:12:07Ce ne sera pas le cas à la rentrée après l'été.
00:12:09Et donc, il va falloir aussi anticiper cela.
00:12:11Donc, il y a des marges de manœuvre, elles ne sont pas infinies.
00:12:13Et donc, il va falloir les cibler au regard de la durée aussi du conflit
00:12:17qui pourrait se révéler.
00:12:19– Mais qu'est-ce que vous attendez des mesures de Roland Lescure ?
00:12:21Alors, le Parti Socialiste demande un chèque énergie.
00:12:25Vous pensez, compte tenu des marges budgétaires,
00:12:27on a le moyen de faire des chèques énergie ?
00:12:30– C'est à mettre en vis-à-vis avec l'effort de cette économie de guerre.
00:12:33Donc, nous, on veut bien qu'il y ait cet effort-là,
00:12:34mais il ne faut pas que ce soit au détriment de la situation d'urgence
00:12:36dans laquelle on est actuellement.
00:12:37Et donc, il faut…
00:12:39Moi, ma première étape, c'est que nous mettions clairement
00:12:40les éléments sur la table, en toute transparence,
00:12:43avec le Parlement, de manière à pouvoir prendre les bonnes décisions.
00:12:46Mais il faudra qu'il y ait un acte…
00:12:48Il y aura un acte, mais il ne faut pas qu'il soit fait à la va-vite
00:12:50sans tenir compte de son efficacité dans la durée.
00:12:54– Merci, Emmanuel Boulan.
00:12:56Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Emmanuel, du journal de Saône-et-Loire.
00:13:00On regarde la une, prix du carburant, des transporteurs dans le rouge.
00:13:04C'est à la une de votre journal.
00:13:07Il y a des mesures, déjà, qui ont été prises pour les agriculteurs,
00:13:09pour les pêcheurs.
00:13:10Ça, c'est bien de prendre ces mesures sectorielles, David Ross ?
00:13:13– C'était essentiel. C'était la première étape, tout à fait.
00:13:15– Et du coup…
00:13:16– Parce que ça a des retombées, de toute façon, sur le prix au quotidien.
00:13:18Si on ne les aidait pas, c'est finalement l'ensemble des ménages
00:13:20qui seraient impactés dans un effet domino.
00:13:23– Alors, il y a les prix du carburant,
00:13:25mais il y a les conséquences que peuvent entraîner, effectivement,
00:13:28le prolongement de cette guerre au Moyen-Orient.
00:13:31Est-ce que vous craignez des conséquences sur la croissance,
00:13:35sur le pouvoir d'achat des Français, autrement que par les prix du carburant ?
00:13:38– Oui, sur la croissance, ça a été évoqué.
00:13:40On s'attend à 0,2 ou 0,3 d'impact sur la croissance.
00:13:43Après, tout dépend de la durée, une fois encore, de cette situation.
00:13:46On a la chance d'avoir une inflation assez basse.
00:13:48On a la chance d'avoir finalement un mix énergétique par rapport à d'autres pays européens
00:13:51qui n'est pas exclusivement, on est à moins de 5% au niveau du gaz
00:13:55dans notre mix énergétique.
00:13:57Donc ça, c'est des atouts, mais il faut anticiper, une fois encore, les décisions.
00:14:00Et c'est vrai que quand on entend Roland Lescure qui dit
00:14:02« c'est compliqué d'un point de vue administratif »,
00:14:06on se dit « c'est peut-être l'occasion justement de mettre ça sur la table et de simplifier
00:14:09».
00:14:09– Vous attendez un débat au Parlement là-dessus.
00:14:12Est-ce qu'il faut que le Premier ministre vienne s'expliquer devant les parlementaires,
00:14:14vienne dire quelles sont ses pistes et que vous puissiez ensuite en débattre ?
00:14:17– Je crois que c'est essentiel et c'est même indispensable.
00:14:20– À quand ? La semaine prochaine ? La semaine d'après ?
00:14:22– Je pense que le plus rapidement possible.
00:14:24– Le PS va le demander ?
00:14:24– Oui, il faut venir avec des éléments concrets.
00:14:26Donc si la semaine prochaine c'est trop tôt,
00:14:28je sais qu'il était à la commission des finances de l'Assemblée nationale,
00:14:31il a répondu à beaucoup de questions, c'est assez intéressant.
00:14:33On sent qu'il y a des pistes de réflexion,
00:14:34mais on sent que la position n'est pas encore tranchée.
00:14:37Donc c'est le moment aussi évidemment de venir au Sénat et qu'on ait ce débat-là.
00:14:40– On va parler justement de l'actualité du Sénat.
00:14:43– Stéphane, le développement des data centers et des centres de données
00:14:47était au cœur d'un texte examiné cette semaine dans l'hémicycle.
00:14:50– Oui, le vôtre, David Ross, que vous avez déposé en février 2025,
00:14:54ça remonte un peu, mais elle a été adoptée hier,
00:14:56votre proposition de loi, grâce à un compromis entre votre groupe,
00:14:59le groupe socialiste, la droite, le centre,
00:15:01et avec un avis favorable du gouvernement.
00:15:04Ce texte, il a l'ambition de réguler l'implantation des centres de données,
00:15:08plus connus selon le nom anglais de data centers,
00:15:11des mastodontes bien physiques,
00:15:13qui permettent de stocker des données qu'on considère comme dématérialisées,
00:15:17mais qui sont bien matérielles et qu'on voit bien dans nos paysages.
00:15:21– Combien justement il y a de centres de données en France aujourd'hui, Stéphane ?
00:15:24– Alors c'est une filière qui est en pleine croissance,
00:15:26Auriane, il y a de plus en plus de centres de données en France,
00:15:29on en comptait 250 en 2022, mais on en compte aujourd'hui 322 répartis sur tout le territoire,
00:15:36mais on en est concentrés surtout dans la région Île-de-France,
00:15:38et s'il y en a de plus en plus, c'est surtout depuis l'annonce faite
00:15:42au sommet de l'intelligence artificielle par Emmanuel Macron,
00:15:45c'était en février 2025, comme l'a rappelé au Sénat la ministre du Numérique.
00:15:49Écoutez.
00:15:49– Ce sommet a marqué un tournant,
00:15:53avec l'annonce de 109 milliards d'euros d'investissements privés,
00:15:56dont une part très significative dédiée aux infrastructures de calcul.
00:16:00Il ne s'agit pas seulement d'annonces,
00:16:02il s'agit d'une véritable dynamique industrielle,
00:16:06structurée, assumée et pilotée.
00:16:09– Et Stéphane, est-ce que la France accueille plus ou moins de data centers que ses voisins ?
00:16:14– Alors la France est le troisième pays européen en matière d'installation de centres de données,
00:16:18on en compte donc 322,
00:16:20c'est moins que le Royaume-Uni et l'Allemagne
00:16:22qui disposent d'un peu plus de 500 data centers sur leur territoire.
00:16:25Vous voyez, l'Allemagne est en premier, le Royaume-Uni en deuxième,
00:16:27mais l'Europe reste très loin derrière des États-Unis,
00:16:30qui compte sur son territoire 5400 centres de données.
00:16:34Le rapport sur votre texte souligne quand même que la France dispose de plusieurs atouts
00:16:38pour accueillir des data centers, des friches industrielles,
00:16:41une électricité bon marché et fiable avec le nucléaire,
00:16:45et c'est aussi une manière d'avoir des infrastructures de données souveraines sur le territoire,
00:16:49ces data centers en France.
00:16:51Encore faut-il que ces centres soient exploités par des entreprises françaises.
00:16:53– Alors, il y a eu un débat en séance pour savoir si ces centres de données
00:16:56étaient écologiquement viables ou non.
00:16:58– Oui, parce que ces centres sont très demandeurs en électricité,
00:17:01mais aussi en eau pour les refroidir,
00:17:03et en écoutant la séance,
00:17:05les opinions des uns et des autres,
00:17:08en écoutant les opinions des uns et des autres,
00:17:09on avait le sentiment qu'il y avait deux réalités qui se confrontaient.
00:17:12D'un côté, vous aviez les chiffres donnés par la ministre,
00:17:15qui sont aussi ceux du rapporteur.
00:17:16Les data centers représenteraient 0,02% de la consommation d'eau totale en France
00:17:22et 10% de la consommation d'électricité, voilà pour les chiffres.
00:17:26Et de l'autre côté, voilà le témoignage du sénateur communiste Fabien Gué.
00:17:29– Au Bourget, dans mon département,
00:17:33s'implante un data center qui aura une consommation électrique,
00:17:38équivalente voire supérieure à celle de toute la ville,
00:17:41et entraînera mécaniquement des risques
00:17:43d'explosion des émissions de gaz à effet de serre
00:17:46dans un territoire où la pollution de l'air est déjà alarmante.
00:17:51En août, les risques de pollution,
00:17:52notamment celles liées aux liquides,
00:17:54de refroidissement ou aux effets amplificateurs en cas de canicule,
00:17:57n'ont pas été suffisamment pris en compte
00:18:00dans le projet soumis à concertation.
00:18:03– Alors David Ross, en séance,
00:18:04les écologistes ont voté contre ce texte,
00:18:06ils ont fait part de beaucoup de réserves,
00:18:08notamment sur la consommation électrique
00:18:09qui pourrait tripler d'ici 2035,
00:18:11c'est ce qu'a dit Daniel Salmon,
00:18:13et l'eau, qui certes est assez faible en proportion,
00:18:16mais qui est de l'eau exclusivement potable,
00:18:17voilà ce qu'il a dit.
00:18:18Est-ce que vous comprenez les réticences des écologistes sur ces aspects-là ?
00:18:21– Je les comprends en partie,
00:18:22puisque ça faisait partie de l'article 2
00:18:24qui visait à encadrer l'usage de l'eau
00:18:26et avoir une taxe spécifique,
00:18:28même si les centres de données en France
00:18:30sont plutôt vertueux en termes de consommation d'eau
00:18:32par rapport à ce qui se fait en Europe.
00:18:34Il se trouve que cet article 2,
00:18:35dans le consensus pour faire voter la loi,
00:18:37a été retiré, a eu un vote défavorable,
00:18:40et donc c'est pour cela qu'ils ont voté contre.
00:18:41Mais le reste du texte permet justement d'encadrer
00:18:44et d'associer les élus,
00:18:45et par rapport à ce que disait le sénateur Fabien Gué,
00:18:47ça permettra justement dans les documents d'urbanisme
00:18:49d'être extrêmement sensibles à l'endroit
00:18:52où ils vont être implantés
00:18:53et de regarder le stress qu'on peut avoir
00:18:55sur l'aspect énergétique ou le stress hydraulique.
00:18:58– Justement, vous parlez de ces aspects,
00:19:00ces articles qui ont été supprimés
00:19:01et qui étaient notamment des articles
00:19:03sur la fiscalité de ces data centers.
00:19:05Est-ce que c'est un manque
00:19:06qu'il va falloir combler à l'avenir ?
00:19:08– Alors, tout dépendra de ce qu'il y aura dans l'avenir.
00:19:11C'est-à-dire si, comme c'est le cas actuellement,
00:19:13les centres de données sont de moins en moins consommateurs d'eau,
00:19:15ce qui veut dire qu'ils sont de plus en plus
00:19:16consommateurs d'électricité,
00:19:17parce que pour refroidir, c'est soit de l'eau
00:19:19ou soit de la climatisation,
00:19:20et donc de l'effet de serre,
00:19:22comme disait Fabien Gué.
00:19:23Donc, si on continuait sur cette voie-là,
00:19:25avec du cooling un petit peu en circuit fermé,
00:19:28il n'y aura pas besoin forcément de légiférer sur l'eau.
00:19:30En revanche, effectivement, la question électrique
00:19:32se reposera peut-être d'ici 10 ou 15 ans.
00:19:34Mais l'avantage de ce texte,
00:19:36c'est que ça permet déjà d'avoir une première vision
00:19:39et un premier regard assez critique
00:19:41et assez surveillé par les élus.
00:19:43Donc, c'est un point de départ
00:19:44qui permettra de suivre ça dans la durée.
00:19:46– On l'entendait avec le témoignage de Fabien Gué.
00:19:48Il y a des inquiétudes des élus locaux
00:19:50et des inquiétudes des parlementaires.
00:19:51Est-ce que vous, vous diriez
00:19:52que l'implantation de ces centres de données en France,
00:19:55c'est une opportunité ?
00:19:56– Alors, d'abord, ils vont s'installer.
00:19:58Donc, soit ils s'installent en Europe,
00:19:59soit ils s'installent en France.
00:20:01Il faut savoir que plus de 60% des calculs
00:20:03des usages des Français
00:20:04sont faits en dehors de la France.
00:20:06Donc, ça pose la question de la souveraineté.
00:20:07Est-ce qu'il ne vaut mieux pas
00:20:08que ces calculs soient faits
00:20:09sur notre propre territoire
00:20:10avec des opérateurs
00:20:11avec qui on est en confiance,
00:20:13notamment sur le stockage des données ?
00:20:14Donc, ça, déjà, c'est pour moi une nécessité.
00:20:16Et l'autre élément, c'est effectivement,
00:20:18il faut regarder sur l'aménagement du territoire
00:20:20pour qu'il n'y ait pas, comme vous le disiez,
00:20:22cette concentration quasi exclusivement
00:20:23en Ile-de-France,
00:20:24qu'elle puisse aussi s'aimer
00:20:25sur l'ensemble du territoire national
00:20:27et donc d'être vigilant
00:20:28sur la façon dont ils s'installent.
00:20:30– Mais qu'est-ce que ça pourrait apporter au territoire ?
00:20:33Qu'est-ce que ça apporte au territoire ?
00:20:34– Alors, c'est une bonne question
00:20:35parce que vous avez deux types de centres de données.
00:20:37Vous avez les hyperscale,
00:20:38donc les très, très grands,
00:20:39ce qu'on appelle data centers.
00:20:40Et puis, vous avez ce qu'on appelle
00:20:41les centres de données de proximité.
00:20:44Et donc, ça permet pour l'écosystème
00:20:46des entreprises, des collectivités locales,
00:20:48du monde de la recherche,
00:20:49d'avoir à disposition un outil de calcul
00:20:52qui leur permet finalement
00:20:53d'avoir une souveraineté numérique
00:20:55sur leur activité.
00:20:56– Et sur les territoires,
00:20:57ça apporte quoi ?
00:20:58Ça apporte aussi des emplois ?
00:20:59Ça apporte du développement économique ?
00:21:00Qu'est-ce que ça apporte ?
00:21:01– Alors, ça soutient le développement économique.
00:21:03En termes d'objet lui-même,
00:21:05ce n'est pas pourvoyeur d'énormément d'emplois,
00:21:06il faut être honnête,
00:21:08mais ça permet de stabiliser
00:21:09une activité économique
00:21:10autour de ce centre de proximité.
00:21:11– Et une dernière question,
00:21:12parce qu'il y avait des inquiétudes
00:21:13sur les entreprises
00:21:14qui exploitent ces centres de données.
00:21:16Est-ce qu'elles sont françaises ?
00:21:16Est-ce qu'elles sont européennes ?
00:21:17Est-ce qu'elles sont américaines ?
00:21:18Ou voire étrangères ?
00:21:20Comment on fait pour attirer
00:21:21des entreprises françaises ?
00:21:22Est-ce que c'est souhaitable ?
00:21:23Ou est-ce que finalement,
00:21:23il faut laisser s'installer
00:21:25n'importe quelle entreprise
00:21:25dans ces centres de données ?
00:21:26– Alors, dans la loi,
00:21:27on ne peut pas donner
00:21:28la préférence nationale ou l'exclusivité,
00:21:30mais c'était bien l'objet, effectivement,
00:21:31de l'article 4
00:21:32sur les questions de souveraineté nationale.
00:21:34Il y a beaucoup d'acteurs français
00:21:35qui sont tout à fait compétents.
00:21:37Il faut s'assurer
00:21:38qu'ils ne soient pas pénalisés.
00:21:40Lorsque vous avez un acteur français
00:21:41qui choisit de venir s'installer
00:21:43sur une friche industrielle,
00:21:44donc qui fait l'effort,
00:21:45il ne faut pas que les normes administratives
00:21:46le freinent ou le pénalisent
00:21:48par rapport à un autre acteur
00:21:50outre-Atlantique
00:21:50qui, lui, utilise un terrain vierge
00:21:52et qui, donc, va plus vite.
00:21:54– On va terminer par l'actualité politique
00:21:57et les suites de ces municipales
00:21:59qui se sont donc terminées dimanche dernier,
00:22:01mais on a vu toute la semaine
00:22:02des répliques sismiques,
00:22:04notamment du PS.
00:22:04Avant de parler de votre parti,
00:22:06hier, Emmanuel Macron,
00:22:07c'est une info du Figaro,
00:22:09a condamné les heures
00:22:10dans les mairies LFI.
00:22:11On a vu, lors de l'élection
00:22:15de nouveaux maires,
00:22:16des maires sortants
00:22:17qui étaient hués,
00:22:18qui étaient insultés.
00:22:19Alors, pas que dans des mairies,
00:22:20la France insoumise, d'ailleurs.
00:22:21Emmanuel Macron dit
00:22:22il n'y a pas de sédition possible
00:22:24dans les communes de la République.
00:22:25Est-ce que vous dites la même chose ?
00:22:26– Complètement.
00:22:27C'est insupportable.
00:22:29Surtout, lorsqu'on s'est engagé,
00:22:30je pense à Hélène Geoffroy,
00:22:32Geoffroy, quand on s'est engagé
00:22:34pendant des années et des années
00:22:35pour sa ville,
00:22:36qu'il y a un choix démocratique
00:22:37et qu'en plus,
00:22:38de manière tout à fait fière,
00:22:40on l'accepte.
00:22:41On ne peut pas être traité
00:22:42comme elle a été traitée.
00:22:43– Ça dit quoi ?
00:22:44De la manière dont on traite
00:22:46nos élus de la société ?
00:22:47– Oui, on le voit même
00:22:48quand on est maire,
00:22:48il y a une violence
00:22:50et il y a une non-retenue
00:22:52de plus en plus des citoyens
00:22:54et donc il y a une cocotte minute
00:22:56à retardement.
00:22:56Mais ça, on le sent
00:22:57tous les jours dans la société.
00:22:58Quand je prends le RER,
00:22:59on voit des situations
00:23:01où les gens montent en tour
00:23:02très très vite
00:23:03et il y a de moins en moins
00:23:05ce vivre ensemble
00:23:06et ce lien social.
00:23:08– Vous craignez
00:23:09pour l'engagement des élus
00:23:10quand vous dites
00:23:10cocotte minute à retardement,
00:23:12ça peut freiner
00:23:13certaines personnes
00:23:14dans l'engagement local.
00:23:16c'est-à-dire que les gens
00:23:17n'auront plus envie
00:23:17d'être maires
00:23:18vu ce qui se passe ?
00:23:19– Je vous rappelle
00:23:20que vous avez tout à fait raison
00:23:20que sur le mandat précédent,
00:23:21à la moitié du mandat,
00:23:22il y avait déjà autant
00:23:23de démissions de maires
00:23:24que sur tout le mandat précédent.
00:23:26Et c'est pour ça que,
00:23:27moi je le dis aussi
00:23:28aux présidents de la République,
00:23:29lorsqu'on se bat
00:23:30pour avoir des financements
00:23:30pour les collectivités locales,
00:23:32ce n'est pas pour avoir de l'argent,
00:23:33c'est pour pouvoir garder
00:23:34ce lien social
00:23:35et cette efficacité sur le terrain
00:23:36et c'est primordial
00:23:37pour notre démocratie.
00:23:38– Alors ces municipales
00:23:39pour votre partie,
00:23:40elles ont été marquées
00:23:41par un entre-deux-tours
00:23:42assez flou
00:23:43des alliances politiques
00:23:45avec la France insoumise
00:23:46dans plusieurs communes,
00:23:47malgré ce qu'avait martelé
00:23:49la direction du Parti socialiste,
00:23:50il n'y aura plus d'alliance
00:23:51avec la France insoumise.
00:23:53Est-ce que ça a été
00:23:54des erreurs politiques ou pas ?
00:23:55– La vraie erreur,
00:23:56c'est le fait de ne pas avoir fait,
00:23:58c'est ce qui a été reproché
00:23:59au fameux,
00:24:00vous évoquez,
00:24:01bureau national,
00:24:02finalement de réunion
00:24:03d'entre-deux-tours
00:24:04parce qu'une stratégie collective,
00:24:05on est une grande famille,
00:24:06nous démocratie,
00:24:06donc vous le savez,
00:24:07il y a des débats animés
00:24:09comme dans les familles,
00:24:09mais pour qu'on puisse
00:24:11bien avancer ensemble,
00:24:13c'est qu'il faut
00:24:13qu'il y ait ces débats régulièrement,
00:24:14sinon effectivement,
00:24:15il y a des non-dits,
00:24:16il y a des sous-entendus
00:24:17et après,
00:24:18forcément,
00:24:18il y a des tensions.
00:24:19– Mais là, c'est quoi ?
00:24:20C'est Olivier Faure
00:24:21qui a été dépassé
00:24:21par ses élus locaux
00:24:23ou Olivier Faure
00:24:24qui a cautionné
00:24:26ses accords
00:24:26parce que la priorité,
00:24:27c'était de sauver
00:24:28des mairies socialistes
00:24:30quitte à faire fi
00:24:31de ce qui est
00:24:31des engagements
00:24:32qui avaient été pris ?
00:24:33– Alors vous savez,
00:24:34un entre-deux-tours,
00:24:35c'est très compliqué
00:24:35puisque la date,
00:24:36enfin le temps pour fusionner,
00:24:37c'est quasiment…
00:24:38– C'est un jour et demi.
00:24:39– C'est un jour et demi,
00:24:40donc pour que ce soit efficace
00:24:41c'est un jour en gros
00:24:42entre le moment
00:24:42où vous avez le résultat
00:24:44du premier tour
00:24:45et le démarrage du second.
00:24:46Et donc ça va très très vite,
00:24:47c'est pour ça que c'est important
00:24:48d'avoir une ligne de conduite
00:24:49et de s'y tenir
00:24:50parce que sinon ça part
00:24:50dans tous les sens
00:24:51et ensuite vous êtes juste spectateur
00:24:52ce qui a été un peu le cas
00:24:53d'Olivier Faure.
00:24:54– Mais là, on avait l'impression
00:24:54qu'il y en avait une,
00:24:55elle n'était pas si claire que ça la ligne ?
00:24:56– Elle était claire,
00:24:57il n'y avait pas d'accord national
00:24:58avec LFI.
00:25:00Alors, localement,
00:25:01quand vous avez des petites villes,
00:25:02les gens se connaissent,
00:25:03il y a souvent des cas particuliers,
00:25:05ce qui a posé problème là,
00:25:06c'est qu'on a eu des grandes villes.
00:25:07Or les grandes villes,
00:25:08elles sont gérées par le national.
00:25:09Les villes de plus de 20 000 habitants,
00:25:11à chaque fois qu'il y a
00:25:12des accords politiques
00:25:12et donc le fait qu'une ville
00:25:14comme Nantes,
00:25:15pour ne pas la citer,
00:25:16avec la numéro 2
00:25:16du Parti Socialiste
00:25:17ait fait le choix de cette fusion,
00:25:19ça a donné finalement
00:25:20un rôle en national
00:25:21comme s'il y avait eu
00:25:21un accord politique
00:25:22alors que ce n'était pas le cas.
00:25:23Et tout le dilemme vient de là
00:25:25avec,
00:25:25et vous l'avez très bien expliqué
00:25:26dans votre reportage,
00:25:28avec Antoine Lefond,
00:25:29l'élection présidentielle.
00:25:30Mais est-ce que du coup,
00:25:31ça a été une erreur ?
00:25:32Est-ce que Johanna Roland
00:25:32a fait une erreur ?
00:25:33Est-ce que François Briançon
00:25:34à Toulouse a fait une erreur ?
00:25:36Est-ce qu'il ne fallait pas
00:25:37faire ces accords ?
00:25:38Alors, Johanna Roland était première,
00:25:39donc elle a été maire sortante première,
00:25:41donc elle a fait le choix.
00:25:41Elle n'aurait pas dû s'allier
00:25:42à quelle fille ?
00:25:43Moi, je ne l'aurais pas fait, voilà.
00:25:44Donc après,
00:25:45Toulouse, c'est un peu différent
00:25:46parce qu'on était troisième,
00:25:47donc la question,
00:25:48c'est de savoir
00:25:48si on se maintenait ou pas.
00:25:49C'était une ville de conquête.
00:25:50C'était une ville de conquête,
00:25:51donc la situation n'est pas la même
00:25:52et les gens se connaissaient
00:25:54de longue date,
00:25:55alors qu'à Nantes,
00:25:56elle avait face à elle
00:25:56des gens qui ont fait
00:25:58la guerre à sa politique
00:25:59et qui en plus vont siéger
00:26:01dans son opposition,
00:26:01si j'ai bien compris.
00:26:02C'est une fusion technique,
00:26:03donc je ne connaissais pas
00:26:04parce qu'il y a
00:26:04les fusions techniques,
00:26:05il y a les fusions technologiques,
00:26:07il y a les fusions stratosphériques,
00:26:09il y a les fusions antibiotiques,
00:26:10on met à chaque fois un adjectif
00:26:11et pour moi,
00:26:12il y a fusion ou pas fusion.
00:26:13Sur le cas de Toulouse,
00:26:15précisément,
00:26:15j'étais pour le second tour
00:26:16des municipales,
00:26:17la gauche fait son meilleur score
00:26:19en total de voix
00:26:20depuis qu'elle se présente
00:26:21à ses élections municipales,
00:26:23c'est loin d'avoir suffi,
00:26:24Jean-Luc Moudinck
00:26:25est arrivé très loin devant
00:26:25et lui aussi fait son record de voix.
00:26:27Comment vous comprenez
00:26:29ce surplus de participation
00:26:30déjà qu'il y a eu à Toulouse
00:26:31et ce surplus de voix
00:26:32pour Jean-Luc Moudinck
00:26:33alors que la gauche était unie
00:26:34et que mathématiquement,
00:26:35ça devait passer ?
00:26:36Alors d'abord,
00:26:36c'est le point positif
00:26:37parce qu'on ne l'a pas dit
00:26:38mais la première défaite,
00:26:41c'est le taux de participation
00:26:41qui est très très bas.
00:26:42Donc le fait que sur un deuxième tour,
00:26:43il n'y ait plus d'électeurs
00:26:44qui viennent voter,
00:26:45ça veut dire que finalement,
00:26:46on met au débat
00:26:46cette fameuse question
00:26:47de qu'est-ce qu'on veut
00:26:48pour nos villes demain
00:26:49et quel type d'alliance
00:26:50et quel type de fonctionnement.
00:26:52On voit très clairement
00:26:53et c'est le sujet
00:26:54nous qu'on a avec Jean-Luc Mélenchon,
00:26:56on n'est pas anti-Mélenchon
00:26:57sur le principe d'anti-Mélenchon
00:26:58ou parce qu'il a des comportements
00:27:00qui montrent
00:27:01qu'il y a un comportement antisémite
00:27:02notamment,
00:27:03c'est parce qu'il y a
00:27:03un plafond de verre.
00:27:04C'est-à-dire qu'actuellement,
00:27:12face à l'extrême droite,
00:27:13on sait que c'est l'extrême droite
00:27:13qui va gagner.
00:27:14Et moi, mon engagement politique
00:27:15depuis tout le temps,
00:27:17c'est ne pas voir l'extrême droite
00:27:18arriver au pouvoir.
00:27:19Donc il y a aussi une question
00:27:21finalement de démonstration aussi
00:27:22de ce fameux plafond de verre.
00:27:24– Sauf que là,
00:27:25l'extrême droite,
00:27:26enfin le Rassemblement national
00:27:27a fait une percée
00:27:28dans des bastions
00:27:29qui étaient des bastions socialistes,
00:27:30notamment dans le bassin minier,
00:27:31dans le Grand Est.
00:27:32Est-ce que quelque part,
00:27:33il y a une responsabilité de la gauche ?
00:27:35Est-ce que c'est aussi
00:27:36un échec de votre part ?
00:27:37– C'est sûr que lorsqu'on perd,
00:27:38il y a un échec
00:27:39et qu'il faut en tirer
00:27:39toutes les conclusions.
00:27:41C'est un mouvement
00:27:41qu'on voit y arriver.
00:27:42Il n'est pas juste récent
00:27:43sur ces élections municipales.
00:27:45Il y a une déception
00:27:46d'un électorat
00:27:47qui se radicalise
00:27:48et qui pense que la solution,
00:27:49c'est l'extrême droite.
00:27:50C'est à nous de démontrer
00:27:51que ce n'est pas le cas.
00:27:52– Sur la suite,
00:27:54la présidentielle,
00:27:55vous l'avez dit,
00:27:56un bureau national assez agité,
00:27:58mardi soir au Parti socialiste.
00:28:00Est-ce qu'Olivier Faure,
00:28:01il peut encore rester
00:28:02à la tête du PS ?
00:28:03– Pour l'instant,
00:28:03il est issu d'un congrès
00:28:04où il a été élu.
00:28:08– Il n'y a aucun congrès ?
00:28:09– Sauf s'il décide de démissionner.
00:28:10Je ne pense pas
00:28:11que ce soit utile
00:28:12pour les Français
00:28:12d'assister à un nouveau congrès
00:28:14du Parti socialiste.
00:28:15En revanche,
00:28:16ce que le bureau national demande,
00:28:18c'est qu'il y ait
00:28:18un changement de méthode,
00:28:20la manière de fonctionner
00:28:21et notamment
00:28:21qu'il y ait des réunions
00:28:22de famille plus souvent.
00:28:23Comme ça,
00:28:24on pourra s'engueuler
00:28:25ou se faire des bisous.
00:28:25– À condition d'être écouté
00:28:26parce que quand vous demandez
00:28:27des votes,
00:28:28visiblement,
00:28:28ce n'est pas forcément...
00:28:29– Oui,
00:28:29mais quand on se voit plus souvent,
00:28:30c'est plus facile
00:28:30de se faire écouter
00:28:31que quand c'est une seule fois
00:28:32et que ça dure six heures.
00:28:33– Sur la présidentielle,
00:28:34est-ce qu'Olivier Faure,
00:28:34il peut encore être
00:28:35votre candidat à la primaire
00:28:37et est-ce qu'il peut encore
00:28:38y avoir une primaire ?
00:28:39– Alors,
00:28:40d'abord,
00:28:41qu'est-ce qu'on appelle primaire ?
00:28:42Parce que là encore,
00:28:42quand on voit,
00:28:43on parlait de fusion
00:28:44et d'alliance,
00:28:45mais quand on voit un candidat,
00:28:46Jean-Luc Mélenchon,
00:28:47qui dit que quoi qu'il se passe,
00:28:48il sera candidat,
00:28:49déjà,
00:28:49il n'y a pas cet effort
00:28:50de travail collectif.
00:28:52Donc,
00:28:53ça pose la question
00:28:53du travail des autres
00:28:54et pour moi,
00:28:55il peut y avoir une primaire,
00:28:56mais si elle englobe
00:28:57tout le monde,
00:28:57si d'un côté,
00:28:58vous avez Jean-Luc Mélenchon,
00:29:00Raphaël Glucksmann,
00:29:01Fabien Roussel
00:29:01pour le Parti communiste
00:29:02et qu'en plus,
00:29:03il y a une autre primaire
00:29:03à côté,
00:29:04ça n'a pas de sens.
00:29:05– Mais là,
00:29:05vous n'avez pas l'impression
00:29:06que le PS est un peu
00:29:07décrédibilisé ?
00:29:07Est-ce que les électeurs
00:29:08de gauche,
00:29:08ils vont encore vous croire
00:29:09quand vous dites
00:29:10pas d'alliance
00:29:10avec la France insoumise ?
00:29:11– Eh bien,
00:29:12il faudra en tout cas
00:29:13être très très clair
00:29:13et expliquer
00:29:14que ce qui s'est passé là,
00:29:16s'il y a eu des scories,
00:29:17comme on dit,
00:29:17des cas particuliers,
00:29:18ce ne sera pas
00:29:19la tendance au niveau national.
00:29:20– Mais on est au-delà
00:29:20de la scorie.
00:29:21Quand Olivier Faure
00:29:21va en 20 heures
00:29:22dire « moi,
00:29:22je comprends ces accords »,
00:29:24quelque part,
00:29:24il les cautionne.
00:29:26– Je ne sais pas
00:29:26s'il les cautionne,
00:29:27mais en tout cas,
00:29:27c'est des propos
00:29:28qui ne donnent pas
00:29:29effectivement à penser
00:29:30qu'on n'était pas
00:29:30pour un accord avec LFI,
00:29:31donc c'est un peu dommage.
00:29:33– Merci David Ross.
00:29:34Merci beaucoup
00:29:34d'avoir été notre invité
00:29:35pendant cette première demi-heure.
00:29:37Stéphane,
00:29:37on se retrouve dans 20 minutes, nous ?
00:29:38– Oui,
00:29:38avec la revue de presse,
00:29:39on parlera de la hausse
00:29:47justement de cette hausse
00:29:48des prix du carburant.
00:29:50Va-t-elle durer ?
00:29:52Quelles sont les conséquences économiques ?
00:29:54L'État peut-il nous aider ?
00:29:55Va-t-on vers un choc pétrolier ?
00:29:57L'économiste Anne-Sophie Alsif
00:29:59va nous éclairer tout de suite
00:30:00sur ces questions.
00:30:02– Générique –
00:30:11– Bonjour Anne-Sophie Alsif,
00:30:16merci beaucoup d'être notre invité
00:30:18ce matin pour cet entretien.
00:30:20Vous êtes chef économiste
00:30:21et associé chez BDO France
00:30:22et évidemment,
00:30:23on avait envie d'avoir
00:30:24votre éclairage,
00:30:26votre analyse,
00:30:27vos explications
00:30:28dans cette période
00:30:28qui inquiète forcément
00:30:30les Français,
00:30:31les conséquences économiques
00:30:32pour la France
00:30:32de ce conflit au Moyen-Orient
00:30:34qui interroge.
00:30:35D'abord,
00:30:36on va parler de cette phrase,
00:30:37de cette expression
00:30:38employée par Roland Lescure,
00:30:40le ministre de l'Économie
00:30:41cette semaine.
00:30:41Il a parlé d'un choc pétrolier
00:30:43avant de se rétracter
00:30:44le lendemain
00:30:45et de dire regretter ses propos,
00:30:46mais quand même,
00:30:47l'expression,
00:30:47elle est sortie.
00:30:48Est-ce qu'on va
00:30:49vers un choc pétrolier ?
00:30:50– Alors,
00:30:51je vais vous faire
00:30:51une réponse économiste,
00:30:52oui et non.
00:30:53Au moment où on se parle,
00:30:54j'assiste,
00:30:55au moment où on se parle,
00:30:56on ne peut pas encore
00:30:56parler d'un choc pétrolier.
00:30:57Il y a plusieurs facteurs
00:30:58pour le dire.
00:30:59Un,
00:30:59c'est en effet
00:31:00la montée et l'explosion
00:31:01des prix du pétrole
00:31:02et de l'énergie.
00:31:03Donc ça,
00:31:03en effet,
00:31:04on y est.
00:31:04la rapidité,
00:31:05l'impact sur les cours
00:31:07internationaux.
00:31:07Après,
00:31:08il y a deux éléments,
00:31:09la durée,
00:31:09est-ce que ça va continuer
00:31:11et est-ce qu'on va avoir
00:31:11un prix du baril
00:31:12qui va encore augmenter ?
00:31:13Est-ce que le conflit
00:31:14va rester localisé
00:31:16ou va vraiment avoir
00:31:17un impact international
00:31:19et macroéconomique ?
00:31:20Et là,
00:31:20on n'en est pas encore là.
00:31:21Et aussi,
00:31:21en termes de chiffres,
00:31:23quand on parle
00:31:23de choc pétrolier,
00:31:24on se souvient,
00:31:25crise en Ukraine,
00:31:26on a eu un baril
00:31:27qui a monté
00:31:27à plus de 150 dollars.
00:31:29En termes d'inflation,
00:31:29on était à 6 %.
00:31:30Nous ne sommes pas
00:31:31aujourd'hui
00:31:32dans cette situation.
00:31:32Parce que,
00:31:33concrètement,
00:31:34économiquement,
00:31:35qu'est-ce qu'il faut
00:31:36pour dire
00:31:37qu'on est dans
00:31:37un choc pétrolier ?
00:31:38Alors,
00:31:39quand vous avez
00:31:39une augmentation
00:31:40des prix des hydrocarbures
00:31:41et que vous avez,
00:31:42par exemple,
00:31:43une augmentation du baril
00:31:44qui peut aller
00:31:44au-delà de 150 dollars,
00:31:46quand on regarde
00:31:46ce qui s'est passé
00:31:47historiquement.
00:31:48Mais c'est surtout
00:31:49la vitesse à laquelle
00:31:50le prix augmente
00:31:51et en effet,
00:31:52c'est pour ça
00:31:52que le ministre
00:31:52a un peu parlé
00:31:53de choc pétrolier
00:31:54parce que là,
00:31:54ça a monté très rapidement
00:31:56et qu'on est dans un choc
00:31:57qu'on pensait localisé
00:31:59et assez court
00:32:00et ce n'est pas le cas.
00:32:01Parce que,
00:32:01quand on pense
00:32:02sur le pétrolier,
00:32:02on pense à ce qui s'est passé
00:32:03dans les années 70.
00:32:04Là,
00:32:05on n'est pas dans ces niveaux-là
00:32:06mais est-ce qu'on peut y aller ?
00:32:07On peut y aller
00:32:08si le conflit,
00:32:09encore une fois,
00:32:09dure et s'étend géographiquement
00:32:11mais la grande différence
00:32:12qu'il y a les années 70,
00:32:13c'est que le monde entier
00:32:14était beaucoup plus dépendant
00:32:15de cette zone
00:32:16concernant les hydrocarbures.
00:32:18Aujourd'hui,
00:32:18on a de nouveaux facteurs
00:32:19qui font qu'on est moins dépendant.
00:32:21Un, pourquoi ?
00:32:21Parce que les États-Unis,
00:32:22depuis 2019,
00:32:23sont exportateurs nets
00:32:24et producteurs.
00:32:26C'est un des plus grands producteurs
00:32:27de gaz et de pétrole.
00:32:28Donc,
00:32:28ils sont beaucoup moins dépendants
00:32:30au Moyen-Orient.
00:32:31Pour leur importation énergétique,
00:32:33c'est le Canada,
00:32:34c'est l'Amérique du Sud.
00:32:35Ils ont totalement régionalisé
00:32:36leur chaîne de valeur.
00:32:37Donc,
00:32:37il y a beaucoup moins
00:32:38cette dépendance
00:32:38par rapport à cette zone.
00:32:39Nous,
00:32:40suite à la guerre
00:32:41avec la Russie,
00:32:41pareil,
00:32:42qu'est-ce qu'on a fait ?
00:32:42On a diversifié.
00:32:43Donc,
00:32:43aujourd'hui,
00:32:44on apporte plus
00:32:45des hydrocarbures,
00:32:46du Nigeria,
00:32:47de l'Algérie
00:32:47et bien évidemment
00:32:48de nos amis européens,
00:32:50norvégiens,
00:32:51donc beaucoup moins
00:32:51de cette zone.
00:32:53Donc,
00:32:54on n'est plus du tout
00:32:54dans la même situation
00:32:55des années 70
00:32:56et puis globalement,
00:32:57ça ne vous a pas échappé
00:32:58les dernières,
00:32:58l'explosion des ventes
00:33:00des voitures électriques,
00:33:01la décarbonisation,
00:33:02le fait d'avoir
00:33:03une économie moins carbonée,
00:33:05le fait d'aller vers l'électrique,
00:33:06il y a une demande structurelle
00:33:07de pétrole
00:33:08qui n'est pas la même
00:33:09que dans les années 70.
00:33:10Juste,
00:33:11est-ce qu'on arrive à chiffrer
00:33:13à combien à peu près
00:33:14la France est dépendante
00:33:15de ce qui se passe
00:33:16dans la zone du Moyen-Orient ?
00:33:18Alors,
00:33:18dans la zone du Moyen-Orient,
00:33:20ce qu'on peut voir,
00:33:21c'est qu'on est à peu près
00:33:22à 10-15% d'importations
00:33:24qui viennent de cette zone
00:33:25pour les énergies.
00:33:26Mais ce que je vous dis,
00:33:27ce n'est pas significatif
00:33:28parce que les denrées alimentaires
00:33:30comme l'énergie,
00:33:30c'est un marché mondial.
00:33:31Aujourd'hui,
00:33:32il y a une crise géopolitique,
00:33:33donc les cours s'envolent.
00:33:34Comme on est aussi dépendant
00:33:35de l'énergie et du pétrole,
00:33:36forcément,
00:33:37on subit l'augmentation des cours.
00:33:39Donc,
00:33:39il y a des corrélations
00:33:40entre le fait qu'en effet,
00:33:42on est moins dépendant,
00:33:43diversifié,
00:33:44et le fait qu'il y ait
00:33:44une montée des prix
00:33:48de la guerre en Ukraine.
00:33:49Mais ça veut dire
00:33:49que le fait que la France
00:33:51soit moins dépendante
00:33:52de ses énergies fossiles,
00:33:54j'imagine que le nucléaire
00:33:56joue aussi.
00:33:57Complètement.
00:33:57C'est un atout indispensable.
00:33:58Ça veut dire que c'est un atout
00:33:59et que c'est une force pour nous
00:34:00dans cette période
00:34:01qu'on est moins sensible
00:34:03à un éventuel choc pétrolier ?
00:34:04Il faut le dire,
00:34:05grâce à cette énergie décarbonée,
00:34:07à cette production,
00:34:08nous sommes moins dépendants
00:34:10des énergies fossiles
00:34:10et donc nous avons moins d'inflation.
00:34:13Donc ça,
00:34:13c'est quelque chose
00:34:14d'absolument essentiel,
00:34:15de stratégie
00:34:16qu'il faut absolument garder
00:34:17avant la crise,
00:34:19même en termes
00:34:19de niveau d'inflation,
00:34:20on avait le taux
00:34:21le plus bas de la zone euro
00:34:22grâce justement
00:34:23à cette énergie décarbonée
00:34:24et l'année dernière,
00:34:25on a eu même
00:34:26une balance commerciale
00:34:27au dernier trimestre positive,
00:34:28c'est pareil,
00:34:28depuis 20 ans,
00:34:29grâce à la vente
00:34:30de cette énergie décarbonée.
00:34:31Donc c'est un atout
00:34:32absolument majeur
00:34:33qui va nous protéger,
00:34:34qui protège
00:34:35le pouvoir d'achat des Français.
00:34:36Ça veut dire qu'il faut
00:34:36renforcer la décarbonation
00:34:37de notre énergie ?
00:34:38Et surtout,
00:34:39ce qu'il faut faire,
00:34:39c'est qu'on le voit aujourd'hui
00:34:41dans ce que vous consommez,
00:34:42vous avez 30%
00:34:42c'est de l'électrique
00:34:43et autres,
00:34:44et le reste,
00:34:45c'est du décarboné.
00:34:46Et là,
00:34:47l'idée,
00:34:47ce serait,
00:34:48dans ce que vous consommez
00:34:49au quotidien,
00:34:50d'avoir plus,
00:34:51justement,
00:34:52concernant l'électricité.
00:34:53Vous avez parlé précédemment
00:34:54des chèques énergie
00:34:55et où on peut mettre
00:34:56l'argent, etc.
00:34:57Plutôt que de subir
00:34:58ces chocs énergétiques,
00:35:00là,
00:35:00il faudrait penser
00:35:00à ce moment-là
00:35:01d'avoir un véritable plan
00:35:02pour dire comment
00:35:03on est de moins en moins
00:35:04dépendant du pétrole
00:35:05et encore une fois,
00:35:06on a de la chance
00:35:07puisqu'on a cette électricité décarbonée.
00:35:08Donc ça veut dire
00:35:08que la transition,
00:35:09vous nous parliez tout à l'heure
00:35:10des voitures électriques,
00:35:12la transition vers du plus électrique,
00:35:13c'est un atout pour la France.
00:35:14C'est un véritable atout
00:35:15pour la France
00:35:16et surtout pour le pouvoir
00:35:16d'achat des Français.
00:35:17Quand vous regardez aujourd'hui,
00:35:18au moment où on se parle,
00:35:19vous avez une voiture thermique électrique,
00:35:21électrique en termes de coût,
00:35:22c'est trois fois moins cher.
00:35:23Donc c'est très concret
00:35:23pour le pouvoir d'achat des Français.
00:35:25Juste pour qu'on comprenne bien,
00:35:27pour les gens qui nous regardent
00:35:28dans leur quotidien,
00:35:29un choc pétrolier,
00:35:31en fait,
00:35:31ça change quoi ?
00:35:32Ça a quoi comme conséquence
00:35:33pour les Français ?
00:35:34La conséquence,
00:35:35c'est l'augmentation des prix
00:35:36sur deux facteurs,
00:35:37on l'a vu,
00:35:38l'énergie et les denrées alimentaires,
00:35:39puisque ce sont les deux marchés
00:35:40qui sont internationaux
00:35:41et très averses
00:35:42à l'augmentation du prix
00:35:44des matières premières.
00:35:45Donc ça crée de l'inflation
00:35:46vraiment en premier
00:35:47sur l'alimentaire
00:35:48et sur l'énergie.
00:35:49C'est de l'inflation
00:35:50ou ça veut dire aussi
00:35:51un risque de pénurie
00:35:53ou on n'est pas du tout là-dedans ?
00:35:54Alors ça,
00:35:54ça va dépendre
00:35:55de la durée du conflit.
00:35:56Je le disais,
00:35:57si c'est un conflit
00:35:58qui ne dure pas,
00:35:59on a une hausse des prix
00:36:00parce qu'on a un choc,
00:36:01on n'a pas de pénurie.
00:36:02Par contre,
00:36:02si le conflit dure,
00:36:03notamment après le mois d'avril,
00:36:05là,
00:36:05on pourrait être
00:36:06dans une situation de pénurie
00:36:07et c'est là
00:36:08où on peut aller
00:36:09dans une crise
00:36:09qui est beaucoup plus
00:36:11macroéconomique.
00:36:11Pourquoi ?
00:36:12Parce qu'en plus,
00:36:12le détroit d'Ormuz
00:36:13donne l'énergie
00:36:14et donc tout ce dont il a besoin,
00:36:16les produits industriels,
00:36:17etc.
00:36:17pour l'Asie.
00:36:18L'Asie,
00:36:19on le sait,
00:36:19la Corée du Sud,
00:36:20le Japon,
00:36:21ce sont les pays
00:36:21où il y a le plus
00:36:22de croissance économique.
00:36:23C'est la zone économique
00:36:24la plus dynamique,
00:36:24l'Inde.
00:36:25Donc ces pays vont commencer
00:36:26à vraiment souffrir
00:36:27de ce blocage
00:36:28et là,
00:36:29vous pouvez être
00:36:30dans un cercle vicieux
00:36:30d'impact sur la croissance mondiale.
00:36:32C'est ça qu'il faut absolument éviter
00:36:33et bon,
00:36:34on n'a pas les cartes en main.
00:36:35Oui,
00:36:35alors vous parlez de la France
00:36:37qui a quand même des atouts en main.
00:36:38Ça, c'est plutôt rassurant
00:36:39mais au niveau européen,
00:36:41est-ce qu'on est dans une vulnérabilité
00:36:43plus importante
00:36:44du fait de la politique énergétique européenne
00:36:47qui est plus défaillante ?
00:36:49Complètement.
00:36:50C'est vrai que par rapport
00:36:50à ce qu'a fait la Chine
00:36:51et les États-Unis,
00:36:52comme je vous l'ai expliqué,
00:36:53qui ont vraiment régionalisé
00:36:55leurs chaînes de valeur
00:36:55sur les 15 dernières années.
00:36:57La Chine s'est beaucoup diversifiée.
00:36:58Bon, déjà,
00:36:59ils achètent le pétrole iranien
00:37:01et sont diversifiés en Afrique.
00:37:03Donc ils ont beaucoup plus
00:37:05de sources d'énergie.
00:37:06Nous, en effet,
00:37:07on n'a pas eu cette volonté
00:37:08de régionaliser
00:37:09nos chaînes de valeur énergétiques
00:37:10avec une dépendance importante
00:37:12auprès de la Russie.
00:37:13On l'a dit,
00:37:14pour la France,
00:37:14ça a changé.
00:37:15On a diversifié,
00:37:16les autres pays ont diversifié
00:37:17mais moins que nos concurrents
00:37:19chinois et américains.
00:37:20Et donc aujourd'hui,
00:37:21notamment pour les pays nordiques
00:37:22et l'Allemagne
00:37:23qui sont encore très dépendants
00:37:25du gaz,
00:37:25des hydrocarbures,
00:37:27eh bien, en effet,
00:37:27ça veut dire que vous êtes
00:37:28plus averses aux risques,
00:37:29notamment pour des pays comme ça
00:37:30qui sont des poids lourds
00:37:32industriels,
00:37:32ce qui est moins notre cas.
00:37:33Alors, on va parler
00:37:34de ce qui inquiète
00:37:36concrètement les Français
00:37:37au niveau de leur porte-monnaie
00:37:38actuellement,
00:37:39c'est les prix à la pompe.
00:37:40Tout à fait.
00:37:40Ils augmentent.
00:37:41Est-ce que ça va durer ?
00:37:42Est-ce qu'on arrive à le savoir, ça ?
00:37:43Alors ça,
00:37:44on n'arrive pas à le savoir
00:37:44parce qu'encore une fois,
00:37:45ça dépend si le conflit,
00:37:46encore une fois,
00:37:46dure longtemps
00:37:47est-ce géographiquement localisé
00:37:49ou pas.
00:37:50Juste, il y a combien de temps
00:37:51de délai
00:37:52entre ce qui se passe
00:37:53sur le terrain en Moyen-Orient
00:37:54et ce qui se passe
00:37:55dans nos stations-service ?
00:37:56Alors, ça peut détendre
00:37:57en fonction,
00:37:57parce que pareil,
00:37:58le prix à votre station-service,
00:37:59ce n'est pas uniquement
00:37:59le prix de la matière première.
00:38:00Vous avez en effet les tags,
00:38:02vous avez les distributeurs,
00:38:03donc ce n'est pas uniquement,
00:38:04on avait eu ce débat
00:38:04quand ça avait commencé,
00:38:05ce n'est pas uniquement
00:38:06les prix des matières premières.
00:38:07Mais en général,
00:38:08en fonction des contrats,
00:38:09c'est un, deux, trois mois
00:38:10pour avoir l'impact
00:38:12sur les prix
00:38:12et ça dépend,
00:38:13ça peut être beaucoup plus rapide
00:38:14si les hausses sont très importantes.
00:38:17Donc, on ne sait pas
00:38:17si ça va durer,
00:38:19est-ce que ça veut dire
00:38:20que ça peut aussi empirer,
00:38:21que les prix peuvent
00:38:22encore augmenter ?
00:38:23Oui, bien sûr,
00:38:23si la crise, encore une fois,
00:38:24dure longtemps,
00:38:25se dégrade,
00:38:25que le Détroit est encore bloqué
00:38:27et qu'on a une crise
00:38:28qui prend du volume
00:38:29en termes de nombre de pays,
00:38:30bien évidemment que ça peut durer
00:38:31et que ça peut déraper.
00:38:32Donc, c'est ça en fait
00:38:33qu'on a du mal à quantifier
00:38:34pour l'instant.
00:38:35On regarde un peu
00:38:36les annonces de Donald Trump
00:38:37et on voit que dans ce conflit,
00:38:38voilà, c'est assez compliqué
00:38:40de savoir
00:38:40quand il va y avoir un stop
00:38:42et même si les États-Unis
00:38:43se retirent,
00:38:44est-ce que le Détroit d'Hermoud
00:38:46sera totalement libéré ?
00:38:47C'est ça vraiment l'interrogation.
00:38:48Alors, vous nous dites,
00:38:49les prix à la pompe,
00:38:50ce n'est pas uniquement
00:38:50le prix de la matière première,
00:38:51il y a aussi des taxes,
00:38:52à peu près 50%
00:38:54de ce qu'on paye à la pompe.
00:38:56Est-ce que l'État
00:38:56est un profiteur de crise,
00:38:58comme le disent
00:38:58certaines oppositions ?
00:39:00Absolument pas, absolument pas.
00:39:01Pourquoi ?
00:39:02Parce qu'en effet,
00:39:02vous avez raison,
00:39:03on a des augmentations
00:39:04mais justement,
00:39:05ce système de taxes
00:39:06s'est fait pour dire
00:39:07on a des augmentations,
00:39:08l'État va en effet gagner plus
00:39:09mais très souvent,
00:39:11parce qu'il y a un impact
00:39:11sur l'économie,
00:39:12l'État utilise ses surplus,
00:39:14vous l'avez expliqué précédemment,
00:39:16pour aider les agriculteurs,
00:39:17pour aider les pêcheurs,
00:39:18pour aider certains secteurs
00:39:19de l'économie.
00:39:20Donc, on n'est pas du tout
00:39:21dans un État profiteur.
00:39:22Ce système a été justement
00:39:23mis en place
00:39:24pour se dire,
00:39:25on aura plus de recettes
00:39:26pour faire face
00:39:27à ces chocs extérieurs.
00:39:28Est-ce que l'État
00:39:29peut baisser les taxes ?
00:39:30Non.
00:39:31Il faut être excessivement clair
00:39:33là-dessus.
00:39:34Je pense que ce qu'il faut faire,
00:39:35c'est en effet
00:39:35des aides ciblées,
00:39:36des chèques énergie
00:39:37en fonction du revenu
00:39:39des ménages
00:39:39et bien évidemment
00:39:40aider les secteurs industriels
00:39:42qui sont très impactés
00:39:43par la hausse
00:39:44des prix de l'énergie.
00:39:45Soyons et regardons
00:39:46ce qui s'est passé en 2022.
00:39:48On a eu ce quoi qu'il en coûte
00:39:49absolument massif.
00:39:50Si vous baissez les taxes,
00:39:51vous allez à la pompe.
00:39:52Vous gagnez 1 000 euros par mois,
00:39:54vous gagnez 10 000 euros par mois,
00:39:55vous avez la même réduction.
00:39:57Est-ce que vous pensez
00:39:58que dans le cas 1,
00:39:58vous avez 10 000 euros par mois,
00:39:59c'est intéressant
00:40:00d'avoir quelques centimes
00:40:01de réduction
00:40:01qui coûtent des milliards d'euros
00:40:03à l'État ?
00:40:03Qu'est-ce qu'a fait l'État
00:40:05après la crise du quoi qu'il en coûte ?
00:40:06Il s'est endetté
00:40:07sur les marchés financiers,
00:40:08200 milliards d'euros,
00:40:10deux tiers aux ménages,
00:40:11en faisant justement
00:40:12un quoi qu'il en coûte élargi
00:40:13quel que soit le niveau
00:40:14de revenu des ménages.
00:40:15Ça s'est traduit par quoi ?
00:40:16Pour une partie,
00:40:17un taux d'épargne énorme,
00:40:1918% aujourd'hui de taux d'épargne.
00:40:21Donc cet argent,
00:40:21l'État l'a emprunté,
00:40:22l'a redistribué
00:40:23et ensuite il a été épargné.
00:40:26Alors bien sûr,
00:40:26il finance plein de choses
00:40:27mais en tout cas,
00:40:27il n'a été ni investi
00:40:28ni consommé
00:40:29et donc la croissance
00:40:30que l'État aurait pu récupérer
00:40:32par ce coût,
00:40:33eh bien on ne l'a pas eu.
00:40:34Résultat, 5% de déficit.
00:40:35Donc il ne faut pas du tout
00:40:37reproduire cette erreur.
00:40:38Il faut avoir des aides
00:40:39qui soient très ciblées
00:40:40et qui soient vraiment
00:40:41en fonction du revenu des ménages
00:40:43pour aider les personnes
00:40:44et les revenus
00:40:44qui vont avoir le moins de revenus.
00:40:47Et là en effet,
00:40:47dès que vous avez ce genre de crise,
00:40:48c'est eux qui sont ultra impactés
00:40:50dans leur pouvoir d'achat.
00:40:50Donc ça, il n'y a pas de sujet.
00:40:52Mais forcément,
00:40:52quand vous avez un faible revenu
00:40:53ou vous avez une aide,
00:40:54c'est d'aider à les consommer.
00:40:55Vous n'allez pas l'épargner
00:40:56puisqu'en effet,
00:40:57vous avez de faibles revenus.
00:40:58Et puis bien sûr,
00:40:58les secteurs industriels
00:40:59qui sont touchés.
00:41:00Donc Sébastien Lecornu
00:41:01a raison de dire
00:41:02la politique du chèque,
00:41:04ce n'est pas une politique viable ?
00:41:06Quand on a 5% de déficit, non.
00:41:08Un dernier mot sur les taxes
00:41:10parce que le Rassemblement national,
00:41:11par exemple,
00:41:12il demande précisément
00:41:13une baisse de la TVA
00:41:14de 20% à 5,5%
00:41:16sur les carburants,
00:41:16l'électricité, le gaz.
00:41:17Est-ce que c'est possible ?
00:41:19Alors tout est possible.
00:41:20Ça veut dire juste
00:41:20de la dette supplémentaire.
00:41:21Il faut juste être au courant.
00:41:22Le grand problème
00:41:23que vous avez en faisant ça,
00:41:24c'est qu'on le voit.
00:41:25Donc vous baissez les taxes.
00:41:26Donc comme je le disais,
00:41:27quel que soit votre niveau de revenu,
00:41:28vous en bénéficiez.
00:41:30Donc c'est pour ça
00:41:30que c'est complètement
00:41:32inefficient économiquement.
00:41:33Et c'est un coût
00:41:33pour les finances publiques
00:41:34qui est colossal,
00:41:35sans forcément création
00:41:37de valeur ajoutée.
00:41:38Donc c'est vraiment
00:41:39économiquement pas du tout efficace.
00:41:41Ce qu'il faudrait faire,
00:41:41c'est que si on se décide
00:41:42de faire ce type de mesures
00:41:43et que ça coûte de l'argent,
00:41:45il faudrait plutôt en profiter,
00:41:46ce que je disais précédemment,
00:41:47pour investir dans la transition écologique
00:41:49et faire des aides
00:41:50pour dire aux gens
00:41:51« Ayez des pompes à chaleur européennes,
00:41:52ayez des voitures électriques européennes. »
00:41:54C'est beaucoup plus ça
00:41:55qu'il faut faire.
00:41:55Comme ça,
00:41:55quand vous avez une autre crise
00:41:56la prochaine fois,
00:41:57au lieu d'être dépendants
00:41:58à 70% du gaz et du pétrole,
00:42:00vous l'êtes beaucoup moins.
00:42:01Et donc beaucoup moins
00:42:01d'impact sur le pouvoir d'argent.
00:42:02Juste parce que là,
00:42:03c'est vrai qu'on entend
00:42:05plusieurs propositions.
00:42:06Les LR demandent
00:42:06des baisses de taxes.
00:42:07Le RN, je viens de le dire,
00:42:08baisse de la TVA.
00:42:09Les socialistes demandent
00:42:10un chèque énergie.
00:42:11La France Insoumise
00:42:12a un blocage des prix.
00:42:13Quelles mesures économiquement
00:42:14est la plus efficace
00:42:16et quelles mesures,
00:42:17selon vous,
00:42:18ne tiennent pas la route ?
00:42:19Toutes les mesures
00:42:20de baisser les taxes
00:42:21parce qu'il n'y a pas
00:42:21de prise en cause du revenu
00:42:22ne sont absolument pas du tout efficaces.
00:42:24C'est ce qu'on a fait
00:42:25avec le quoi qu'il en coûte
00:42:27et ce qui s'est passé en Russie
00:42:28et je vous ai dit les conséquences.
00:42:29Donc ça, non.
00:42:30Et en plus,
00:42:30on a beaucoup trop de déficits.
00:42:32Par contre,
00:42:32ce qu'il faut faire,
00:42:33c'est vraiment aider
00:42:34les personnes qui vont avoir
00:42:35un véritable impact
00:42:36sur le pouvoir d'achat.
00:42:38Donc c'est en effet
00:42:38les ménages qui ont de faibles revenus.
00:42:40Là, en effet,
00:42:40il faut les aider
00:42:41et les branches industrielles
00:42:42très impactées
00:42:43par les prix de l'énergie.
00:42:44Il faut vraiment avoir
00:42:45cette aide ciblée.
00:42:46Sinon,
00:42:46il ne faut pas du tout
00:42:47toucher aux taxes
00:42:48ou avoir un effet macroéconomique
00:42:50puisque là, en effet,
00:42:51ça a des coûts énormes
00:42:52pour les finances publiques,
00:42:53très peu d'impact
00:42:53sur le pouvoir d'achat.
00:42:54C'est vraiment une mesure
00:42:56qui est plus conjoncturelle
00:42:57mais qui n'a pas du tout
00:42:58de conséquences économiques
00:43:00viables à moyen et long terme
00:43:01et qui ont un coût énorme
00:43:02pour les finances publiques.
00:43:03Et ça, c'est lié
00:43:03à la situation budgétaire
00:43:04de la France.
00:43:05Ça veut dire qu'aujourd'hui,
00:43:06notre dette
00:43:06ne nous laisse pas
00:43:07de marge de manœuvre,
00:43:08ne laisse pas au gouvernement
00:43:09de marge de manœuvre
00:43:09pour aider les Français ?
00:43:10C'est un choix politique.
00:43:12On peut toujours dire
00:43:12plus de dettes.
00:43:13On peut toujours dire
00:43:14plus de dettes.
00:43:15On peut encore le dire
00:43:16quand on est à 3 000 milliards
00:43:17de dettes à 5% de déficit.
00:43:18Moi, je ne pense pas
00:43:19mais c'est un choix politique.
00:43:21Quand on voit la charge
00:43:22de la dette,
00:43:22on était à 30 milliards,
00:43:23on passe à 60 milliards.
00:43:25Moi, je pense qu'aujourd'hui,
00:43:26avec la crise budgétaire,
00:43:27on emprunte en plus plus cher.
00:43:29Je pense qu'on ne peut pas
00:43:29se le remettre
00:43:30et surtout,
00:43:31en faisant ça,
00:43:31encore une fois,
00:43:32comme on ne prend pas en cause
00:43:33le revenu des ménages,
00:43:34ce n'est pas efficace économiquement.
00:43:36Si on faisait ça
00:43:37et que ça crée
00:43:382-3% de croissance,
00:43:39que c'est une relance budgétaire,
00:43:40que ça crée du PIB,
00:43:41que ça crée du pouvoir d'achat,
00:43:43etc.,
00:43:43pas de problème.
00:43:44Mais là, ce n'est pas le cas
00:43:45et c'est ce qui s'est passé en 2022.
00:43:47On a vu les conséquences
00:43:48sur le déficit.
00:43:49Outre l'augmentation
00:43:50des prix à la pompe
00:43:51qui sont très concrètes,
00:43:53quelles autres conséquences
00:43:54ça a pour le pouvoir d'achat
00:43:55des Français aujourd'hui ?
00:43:56C'est vraiment ça
00:43:57la grande conséquence.
00:43:59Il faut se dire
00:43:59qu'en 2024 et 2025,
00:44:01on retrouvait du pouvoir d'achat.
00:44:02Pourquoi ?
00:44:02Parce que les salaires
00:44:03avaient augmenté
00:44:04et les prix de l'énergie
00:44:05et des denrées alimentaires
00:44:06s'étaient effondrés.
00:44:07Donc forcément,
00:44:08on avait retrouvé
00:44:08du pouvoir d'achat.
00:44:09Dans les prévisions,
00:44:10y compris l'INSEE,
00:44:11on n'est pas encore…
00:44:12Bien sûr,
00:44:13il y a un choc sur le pouvoir d'achat
00:44:14qui est indéniable
00:44:14à cause des prix de l'énergie
00:44:15et de l'alimentaire toujours,
00:44:17mais on n'est pas dans un choc
00:44:18aussi fort que ce qu'on a pu avoir
00:44:20avec la crise ukrainienne
00:44:21et on a eu des baisses,
00:44:23des hausses notamment
00:44:23dans l'alimentaire,
00:44:24on se souvient de 16-18%
00:44:25qui était absolument colossal.
00:44:27On espère qu'on ne va pas
00:44:28en arriver là,
00:44:29mais là,
00:44:30les conséquences concrètes
00:44:31que les Français vivent,
00:44:32c'est en effet
00:44:32prix du carburant,
00:44:34c'est pour ça
00:44:34quid de l'électrique
00:44:35et d'ailleurs,
00:44:36beaucoup de Français
00:44:37font les comptes aujourd'hui
00:44:38pour savoir
00:44:39s'il faut continuer
00:44:40ou pas au thermique
00:44:41et puis quid sur les denrées alimentaires
00:44:43qui sont aussi impactées.
00:44:44Est-ce que vous arrivez
00:44:45à mesurer les conséquences
00:44:47à l'heure actuelle
00:44:48de cette incertitude
00:44:49sur la durée
00:44:50du conflit au Moyen-Orient,
00:44:51sur son intensité,
00:44:52sur notre économie
00:44:53ou c'est trop tôt ?
00:44:54– Alors,
00:44:54on peut le mesurer
00:44:55en termes de PIB,
00:44:57de points de PIB.
00:44:58Là, en effet,
00:44:58on a revu nos prévisions
00:44:59à la baisse,
00:45:000,2, 0,3 points de PIB
00:45:01en moins
00:45:02par rapport à ce que l'on attendait
00:45:03parce que c'est vrai
00:45:03que comme on avait un budget…
00:45:04– Donc, un impact sur la croissance.
00:45:05– Voilà,
00:45:06un impact sur la croissance.
00:45:07On se disait,
00:45:08voilà, ça y est,
00:45:08on a le budget,
00:45:09on sort,
00:45:10on a en effet plus d'inflation,
00:45:11on a une économie
00:45:12qui reparte
00:45:12avec l'investissement
00:45:13des entreprises,
00:45:14ça va être positif.
00:45:14Là,
00:45:15ce rebond qu'on attendait,
00:45:16encore une fois,
00:45:17malheureusement,
00:45:18on ne l'aura pas.
00:45:18Donc ça,
00:45:19en effet,
00:45:19on le quantifie déjà bien.
00:45:21Les impacts aussi
00:45:22sur le budget
00:45:22parce qu'en effet,
00:45:23s'il y a ces nouvelles mesures,
00:45:25ça va avoir encore un coût
00:45:26sur le déficit public.
00:45:27Donc,
00:45:28on a déjà des conséquences
00:45:29qui sont très concrètes
00:45:31financièrement
00:45:31de cette crise
00:45:32sur l'économie française.
00:45:33On n'a pas le rebond
00:45:34et le risque,
00:45:35j'insiste là-dessus,
00:45:36c'est que l'investissement
00:45:37est très très fort
00:45:38en Chine,
00:45:38aux États-Unis,
00:45:39on l'a vu.
00:45:40Et donc,
00:45:40nous,
00:45:40en Europe,
00:45:41la variable qu'on a en moins
00:45:43notamment des États-Unis,
00:45:44c'est cet investissement
00:45:45qui est beaucoup plus faible.
00:45:46Et avec toutes les crises,
00:45:47notamment la crise ukrainienne,
00:45:48eh bien,
00:45:49l'investissement repartait
00:45:50en Europe,
00:45:51notamment grâce à l'Allemagne
00:45:52qui a investi énormément.
00:45:53Là,
00:45:54le risque,
00:45:54quand il y a ce type de choc
00:45:56et où tout le monde dit
00:45:57il faut faire des chèques,
00:45:58etc.,
00:45:58c'est que comme ça va coûter
00:45:59de l'argent,
00:46:00qu'est-ce qu'on va encore sacrifier ?
00:46:01L'investissement au propri
00:46:03de la consommation immédiate.
00:46:04Et donc,
00:46:05on retourne dans un cercle vicieux,
00:46:06on n'investit pas assez,
00:46:07on est moins,
00:46:08on reste très dépendant
00:46:09et donc,
00:46:10on continue de subir les crises.
00:46:12et le risque vraiment
00:46:12pour l'Europe,
00:46:13c'est la stagflation,
00:46:14donc c'est un mot un peu,
00:46:15voilà,
00:46:16au cours d'économie,
00:46:17peut-être ça vous rappelle
00:46:17quelque chose.
00:46:18Ça rappelle des cours d'économie.
00:46:19C'est-à-dire une faible croissance économique
00:46:21et une inflation qui est élevée.
00:46:23Et qui peut avoir des conséquences
00:46:24sur le plus long terme,
00:46:25cette inflation au niveau
00:46:26de la charge
00:46:28pour les finances publiques,
00:46:29au niveau des prestations sociales,
00:46:30des retraites
00:46:31qui sont indexées sur l'inflation.
00:46:32Alors,
00:46:33on va avoir un effet
00:46:34un peu plus long terme ?
00:46:35Bien évidemment,
00:46:36il y aura des impacts,
00:46:36mais ce sera plutôt
00:46:37dans les arbitrages
00:46:38et ce sera intéressant
00:46:38de voir ce que les politiques
00:46:39ont décidé.
00:46:40Et moi,
00:46:40je regarde toujours
00:46:41ce qui s'est passé précédemment
00:46:42puisqu'on a un très beau laboratoire.
00:46:44Qu'est-ce qu'on voit ?
00:46:45C'est pour ça que je parlais
00:46:46de l'investissement,
00:46:46c'est que quand il y a
00:46:47ce genre de crise,
00:46:48encore une fois,
00:46:48et c'est normal,
00:46:49on va sécuriser
00:46:50la sécurité sociale,
00:46:51les retraites,
00:46:52les dépenses de consommation
00:46:53et c'est encore une fois
00:46:54l'investissement
00:46:55qui va être sacrifié.
00:46:56Donc,
00:46:56c'est ça en fait le problème.
00:46:57Bien sûr qu'à court terme,
00:46:58ça ne se voit pas,
00:46:59mais le problème,
00:47:00c'est qu'à long terme,
00:47:01ça se voit
00:47:01et que tous les chocs
00:47:02qu'on a là
00:47:02et les dépendances,
00:47:03aujourd'hui,
00:47:04c'est les conséquences
00:47:05du manque d'investissement
00:47:06d'avenir
00:47:06qu'on n'a pas fait
00:47:07il y a 10 ans.
00:47:08Un dernier mot
00:47:09sur ce qu'on appelle
00:47:10l'économie de guerre.
00:47:11Il y avait une réunion
00:47:11hier à Matignon là-dessus.
00:47:14Est-ce que le terme
00:47:14est galvaudé ?
00:47:15Est-ce qu'on est
00:47:15dans une économie de guerre ?
00:47:16Non, alors ça,
00:47:17c'est toujours des termes
00:47:19énormes
00:47:19qu'on met en avant.
00:47:21On l'avait avec la Russie
00:47:22et là, encore une fois,
00:47:24à mon sens,
00:47:24c'était beaucoup plus justifié
00:47:25parce que là,
00:47:25la grande différence,
00:47:26encore une fois,
00:47:27je le disais,
00:47:27c'est qu'avec ce détroit bloqué,
00:47:29c'est plutôt les pays asiatiques
00:47:30qui sont les premiers bloqués.
00:47:32Nous, on subit
00:47:33la hausse des cours
00:47:34mais si vous voulez,
00:47:35on est moins impacté
00:47:36que quand il y a eu
00:47:36la crise avec la Russie.
00:47:38C'était en Europe, etc.
00:47:39Ça nous concernait
00:47:40beaucoup plus.
00:47:40Donc bien sûr,
00:47:41on est impacté
00:47:41mais on est beaucoup moins
00:47:43dans la même situation.
00:47:44Et l'économie de guerre encore,
00:47:45il faut quand même rappeler
00:47:46les définitions,
00:47:46c'est quand tout votre appareil
00:47:48productif est orienté
00:47:50vers la guerre.
00:47:51On voit que, bien sûr,
00:47:52on investit plus
00:47:53dans la défense, etc.
00:47:54heureusement,
00:47:54mais on n'en est pas encore là.
00:47:56Donc là aussi,
00:47:57il faut faire attention
00:47:58toujours avec ces mots,
00:48:00avec ces extrêmes.
00:48:01Il faut, je pense,
00:48:02être posé,
00:48:02regarder les données,
00:48:03regarder les faits
00:48:04et essayer d'avoir
00:48:05une politique,
00:48:06on va dire,
00:48:07contenue
00:48:07parce que s'il y a
00:48:08un vrai choc
00:48:09et si ça continue,
00:48:10si ça dégénère,
00:48:11là, en effet,
00:48:12il faudra intervenir
00:48:13et là, il faudra avoir
00:48:13des marges de manœuvre.
00:48:14Et vous dites,
00:48:14on investit plus dans la défense,
00:48:16révision de la loi
00:48:17de programmation militaire,
00:48:18Sébastien Lecornu
00:48:19qui annonce
00:48:191 milliard supplémentaire
00:48:20pour des munitions,
00:48:21on a un nouveau porte-avions
00:48:22de 10 milliards.
00:48:22Est-ce qu'on peut parler
00:48:24d'une sorte
00:48:25de quoi qu'il en coûte
00:48:25militaire ?
00:48:27Alors,
00:48:28on peut parler
00:48:28d'une quoi qu'il en coûte
00:48:29militaire,
00:48:29mais à mon sens,
00:48:30la défense fait partie
00:48:32d'un secteur stratégique.
00:48:33Ça ne nous a pas échappé
00:48:34tout de même
00:48:34vu les tensions géopolitiques.
00:48:37Donc, à mon sens,
00:48:38économiquement,
00:48:38et c'est là où il y a
00:48:39une limite,
00:48:39c'est que vous avez en effet
00:48:40l'économie classique,
00:48:42compétitivité, etc.
00:48:43Et à mon sens,
00:48:43il y a certains secteurs
00:48:45stratégiques
00:48:45où là,
00:48:45on doit avoir
00:48:46une vision de souveraineté
00:48:48qui doit être supérieure
00:48:49à celle de la compétitivité.
00:48:52Un des secteurs,
00:48:53c'est bien sûr la défense,
00:48:54comme par exemple
00:48:55le secteur énergétique.
00:48:56Le fait d'avoir
00:48:57un secteur énergétique
00:48:58qui soit approvisionné,
00:48:59qui soit sécurisé,
00:49:00le fait d'avoir
00:49:01de la défense,
00:49:02ce n'est pas pour ça
00:49:02que vous êtes belligérant,
00:49:03etc.
00:49:03Ce n'est pas ça,
00:49:04mais c'est juste
00:49:04que ça vous permet
00:49:05d'être indépendant
00:49:06dans le cas où vous allez avoir
00:49:07beaucoup de chocs géopolitiques,
00:49:08ce qui est le cas
00:49:09et ce qui va sûrement continuer.
00:49:11Mais est-ce que ça va nécessiter
00:49:12de vraies réformes ailleurs ?
00:49:14Est-ce qu'à un moment,
00:49:15ça va être dur pour les Français
00:49:17parce qu'il va falloir
00:49:19s'attaquer à certains sujets
00:49:21concernant notre dette ?
00:49:23Alors, ça va être dur
00:49:23pour les Français
00:49:25parce qu'on est très endettés,
00:49:26mais ce n'est pas à cause
00:49:27de la défense.
00:49:28Ça fait depuis 1974
00:49:30qu'on est en déficit,
00:49:31donc on n'était pas en 1974
00:49:32dans cette situation-là.
00:49:33Donc là, il faut faire attention,
00:49:34ce n'est pas à cause de ça.
00:49:36Ce qui est vrai,
00:49:36c'est qu'aujourd'hui,
00:49:37vu la situation,
00:49:38on a de nouvelles dépenses
00:49:40et justement,
00:49:41des dépenses d'investissement
00:49:42parce que qu'est-ce qu'on regarde
00:49:43dans l'économie ?
00:49:44Ce n'est pas juste vous dépensez,
00:49:45mais c'est combien ça vous rapporte.
00:49:46Si vous dépensez un
00:49:47et que ça vous rapporte deux ou trois,
00:49:48il n'y a pas de problème.
00:49:49Et l'avantage pour la France
00:49:51aujourd'hui,
00:49:51qui est quand même bien placée
00:49:53dans certains secteurs,
00:49:53on est bien placé dans la défense,
00:49:55on est bien placé dans l'énergie,
00:49:56on est bien placé dans la santé.
00:49:57Ça ne vous a pas échappé
00:49:59qu'on a en effet
00:49:59les problématiques de défense,
00:50:01qu'on a le vieillissement
00:50:02de la population
00:50:02et qu'on a une demande forte
00:50:04d'énergie décarbonée.
00:50:05Donc, profitons de ce qui se passe
00:50:08en ce moment
00:50:08pour justement revenir
00:50:10sur ces secteurs stratégiques
00:50:11et faire que ça profite
00:50:12à la France,
00:50:13à l'économie française.
00:50:14Si vous avez plus de revenus,
00:50:15tout ce que l'on dit,
00:50:16le pouvoir d'achat,
00:50:17les aides,
00:50:17la sécu, la retraite
00:50:18est financé.
00:50:19Mais la question,
00:50:20c'est comment avoir du revenu ?
00:50:21Donc, profitons de ces opportunités
00:50:23où de toute façon,
00:50:23on est obligé stratégiquement
00:50:26de se défendre.
00:50:27Bon, voilà,
00:50:27le contexte géopolitique
00:50:28est tel qu'il est
00:50:29qu'on n'a plus le choix.
00:50:30Merci beaucoup.
00:50:31Merci Anne-Sophia Ziff
00:50:32pour votre précieux éclairage.
00:50:34Évidemment,
00:50:35dans ces temps
00:50:35où on entend beaucoup de choses
00:50:36et on avait besoin
00:50:37justement de mieux comprendre.
00:50:39Merci beaucoup
00:50:39pour votre éclairage.
00:50:41On passe tout de suite
00:50:41à ce qui fait la une
00:50:42dans nos régions.
00:50:53Allez, on va voir l'actualité
00:50:55dans nos régions
00:50:55avec nos partenaires
00:50:56de la presse régionale.
00:50:57On va à Limoges.
00:50:58Bonjour Olivier Chaperon.
00:50:59Merci beaucoup d'être avec nous,
00:51:00rédacteur en chef
00:51:01du Populaire du Centre.
00:51:03Olivier, avec vous,
00:51:04coup de projecteur ce matin
00:51:05sur une entreprise
00:51:06qui porte haut
00:51:07les couleurs de la houdienne.
00:51:09Tout à fait.
00:51:10c'est la Scopema
00:51:12qui porte la marque RIB.
00:51:14Petite production spécialisée
00:51:15dans la banquette convertible
00:51:18qui est dans le camping-car,
00:51:20le fourgon, les vannes
00:51:21et qui travaille surtout
00:51:2280% à l'export.
00:51:24C'est une entreprise
00:51:24aux confins du Limousin
00:51:26et qui est prévue
00:51:30jusqu'en Australie en fait
00:51:31puisque c'est une société
00:51:33qui vend pour Renault,
00:51:34Ford, Volkswagen
00:51:35qui fait l'aménagement
00:51:35de vannes,
00:51:37de fourgon
00:51:38et qui donc
00:51:39à ce titre-là
00:51:42nichée au cœur
00:51:42de la campagne de Limousin
00:51:43qui fait 15 millions d'euros
00:51:45au chiffre d'affaires
00:51:47de 15 millions par an
00:51:48avec 60 salariés
00:51:49et en 1994
00:51:50elle n'avait que 300 000 euros
00:51:52de revenus
00:51:52pour 8 salariés.
00:51:53En fait,
00:51:53ce qui fait la réussite
00:51:54de cette entreprise
00:51:55c'est qu'elle est passée
00:51:56en Scope.
00:51:57C'est-à-dire qu'une coopérative
00:51:58d'entreprises
00:51:59qui aujourd'hui
00:51:59emploie 60 salariés
00:52:00comme je vous le disais
00:52:01et qui développe toujours
00:52:02avec le soutien
00:52:03notamment des collectivités
00:52:04puisque c'est un peu
00:52:06le principe des Scope.
00:52:06Elles sont soutenues
00:52:07plutôt par les collectivités
00:52:08parce qu'elles sont
00:52:09non délocalisables
00:52:10pour la plupart d'entre elles
00:52:11et puis elles produisent
00:52:13sur place
00:52:14avec des main-d'oeuvre
00:52:15sur place.
00:52:16Aujourd'hui,
00:52:17elle est aidée
00:52:17par la région
00:52:18pour l'usine du futur
00:52:19sur 12 000 m2
00:52:22de construction
00:52:23et ce qui fait
00:52:24l'une des plus grosses
00:52:24entreprises du secteur
00:52:25à l'ouest
00:52:26de l'envisin
00:52:27et elle se développe,
00:52:28elle continue
00:52:29de se développer.
00:52:30On pense encore
00:52:32une petite croissance
00:52:32notamment parce que
00:52:33l'entreprise veut se développer
00:52:34dans la fabrication
00:52:36de sièges
00:52:37pour véhicules
00:52:38de l'armée.
00:52:39C'est un bon moyen
00:52:41aujourd'hui malheureusement
00:52:42de se développer.
00:52:44Les Scope
00:52:45sont en pleine croissance
00:52:47parce que justement
00:52:49on a
00:52:50ce soutien
00:52:52des collectivités.
00:52:53En Limousin,
00:52:54fin 2025,
00:52:55on avait 77 sociétés
00:52:56coopératives
00:52:57pour 800 salariés
00:52:58ce qui fait quand même
00:52:59une belle masse
00:53:01sur un secteur
00:53:02comme le nôtre.
00:53:04Olivier,
00:53:04si on comprend bien,
00:53:05c'est un modèle
00:53:05qui a le vent en poupe
00:53:06du coup chez vous.
00:53:08Alors oui,
00:53:08tout à fait,
00:53:09parce qu'économiquement
00:53:09c'est plutôt fiable,
00:53:10comme je le disais,
00:53:11c'est porté par les collectivités
00:53:13et donc
00:53:14elles s'y intéressent
00:53:15et effectivement
00:53:17comme c'est non délocalisable,
00:53:19on a même des pépites
00:53:20avec des start-up
00:53:20qui se lancent aujourd'hui,
00:53:21on en a une
00:53:22qui fonctionne bien
00:53:24et qui produit
00:53:24du matériel informatique
00:53:26pour calculer
00:53:27les températures
00:53:28dans les chambres froides
00:53:29et les frigos
00:53:30et elles aussi
00:53:31rayonnent à l'international.
00:53:32Donc oui,
00:53:33c'est un bon modèle
00:53:34qui,
00:53:35alors finalement,
00:53:35ne fera pas l'intégralité
00:53:36de l'économie
00:53:37d'un territoire
00:53:38mais qui soutient
00:53:39bien l'activité.
00:53:40Merci beaucoup.
00:53:41Merci Olivier Chaperon,
00:53:42la une du Populaire du Centre,
00:53:44une usine du futur
00:53:44à la campagne.
00:53:45C'est à la une
00:53:46de votre journal.
00:53:48Merci Olivier Chaperon
00:53:49et Stéphane,
00:53:50on regarde les autres
00:53:51unes de nos quotidiens régionaux
00:53:52et on parle ce matin
00:53:53de l'augmentation
00:53:54des prix à la pompe
00:53:55à cause de la guerre
00:53:56au Moyen-Orient.
00:53:57C'est la une de Corse matin.
00:53:58Oui,
00:53:58parce que deux dépôts
00:53:59de pétrole
00:54:00ont été bloqués hier
00:54:03par le collectif
00:54:04des gérants indépendants
00:54:05des stations-service
00:54:06en Corse.
00:54:07Ils protestent
00:54:08contre le plafonnement
00:54:09des prix
00:54:09dans les stations-service
00:54:11totales.
00:54:121,99€ le litre
00:54:13de sans plomb,
00:54:142,09€ le litre
00:54:15de gasoil,
00:54:16un plafonnement
00:54:17alors que dans
00:54:18les autres stations-service,
00:54:19par exemple Vito
00:54:20ou Eni,
00:54:21les tarifs grimpent
00:54:21à 2,20€ voire 2,40€.
00:54:23Une concurrence déloyale
00:54:25dénonce ses enseignes
00:54:26qui craignent mettre
00:54:27la clé sous la porte
00:54:28parce que dans le même temps,
00:54:29les clients se ruent
00:54:30dans les stations-service
00:54:31les plus abordables.
00:54:32Et les professionnels,
00:54:33les gros rouleurs,
00:54:34ils tirent la sonnette d'alarme,
00:54:36c'est à l'une de la montagne.
00:54:37Oui,
00:54:37dans les pages du quotidien,
00:54:38les transporteurs témoignent.
00:54:39L'entreprise Transport Combrond
00:54:42consomme avec ses 650 camions
00:54:44pas moins de 900 000 litres
00:54:45de carburant par mois.
00:54:47Mais avec la guerre,
00:54:48la facture affiche
00:54:49plus 25%,
00:54:50ça fait 600 000€.
00:54:52La possibilité laissée
00:54:53par le gouvernement
00:54:53de reporter les charges
00:54:54de l'entreprise
00:54:55ne suffit pas.
00:54:56Même avis
00:54:57chez les chauffeurs
00:54:58de taxi du Puy-de-Dôme
00:54:59dans la montagne.
00:55:00Témoignage du président
00:55:01du syndicat des taxis autonomes
00:55:02du département.
00:55:03Voilà ce qu'il dit,
00:55:04c'est reculer
00:55:04pour mieux sauter.
00:55:05La colère,
00:55:06elle gronde aussi
00:55:07chez les enseignants.
00:55:08Et ça, c'est la une
00:55:08de la Charente Libre
00:55:09et de la Provence.
00:55:10Oui, parce que le couperet
00:55:11de la carte scolaire
00:55:12est en train de tomber
00:55:13avec à la clé
00:55:14des suppressions
00:55:15de postes d'enseignants
00:55:16et des fermetures de classes.
00:55:17En Charente,
00:55:1814 postes vont être supprimés
00:55:20à la rentrée 2026.
00:55:2119 classes vont disparaître.
00:55:23Pour protester hier,
00:55:24une centaine de personnes
00:55:25d'enseignants,
00:55:26surtout,
00:55:26se sont rassemblées
00:55:27devant l'inspection académique
00:55:28d'Angoulême.
00:55:29Même chose à Marseille
00:55:30où là,
00:55:31ce sont 67 classes
00:55:32qui fermeront
00:55:33pour seulement 12 ouvertures.
00:55:35La raison invoquée est simple,
00:55:36la démographie baisse,
00:55:37donc il y a moins d'enfants
00:55:38à scolariser
00:55:39et donc on peut fermer
00:55:40des classes.
00:55:40Ce qui est contesté
00:55:41par les enseignants
00:55:42dans la cité fosséenne.
00:55:43La ville de Marseille
00:55:44demande même
00:55:44un plan professeur
00:55:46pour mieux doter
00:55:46la cité fosséenne
00:55:47en enseignants.
00:55:49Et une nouvelle journée
00:55:50de grève aura lieu
00:55:50à mardi prochain.
00:55:51La presse de la Manchelle,
00:55:53elle raconte ce matin
00:55:53les entreprises françaises
00:55:54qui participent
00:55:55à la construction
00:55:56du futur porte-avions
00:55:58France Libre.
00:55:58Un chantier titanesque,
00:56:0012 milliards d'euros
00:56:01pour un porte-avions
00:56:01qui fera au total
00:56:03310 mètres de long.
00:56:04La Charente Libre
00:56:05nous parle
00:56:05des 800 entreprises françaises
00:56:07qui travaillent
00:56:08aux côtés de Naval Group,
00:56:09des chantiers de l'Atlantique
00:56:10et de Technique Atom,
00:56:11les 3 maîtres d'oeuvre
00:56:12du projet.
00:56:13L'entreprise Actec
00:56:14et CEPFA
00:56:15dirigée par Arnaud Ventuil
00:56:16va produire
00:56:16des pièces de structure
00:56:18pour la coque
00:56:19du porte-avions
00:56:19mais aussi
00:56:20des éléments propulsifs
00:56:21et de produits nucléaires
00:56:22pour l'intérieur du bateau.
00:56:24Son interview est à retrouver
00:56:25dans la presse de la Manche.
00:56:26Alors on termine
00:56:26avec la une du Télégramme.
00:56:28Qu'est-ce que c'est
00:56:28que cette histoire
00:56:29de guerre des croquettes ?
00:56:30Alors vous n'avez pas
00:56:30d'animal de compagnie Auriane
00:56:31mais sachez que
00:56:32le quotidien breton
00:56:33nous raconte ce matin
00:56:34comment les animaleries
00:56:35se font concurrence
00:56:36dans les zones commerciales.
00:56:38Autour de Saint-Brieuc,
00:56:39trois enseignes
00:56:39de ce type sont ouvertes.
00:56:41Deux autres doivent s'installer
00:56:42d'ici le mois de mai.
00:56:44Un boom attribué
00:56:45à un phénomène
00:56:47baptisé en bon français
00:56:48le pet parenting
00:56:49ce qui veut dire
00:56:50traduction
00:56:50s'occuper de ces animaux
00:56:52comme de ses propres enfants.
00:56:53Et le Télégramme
00:56:54nous donne ce chiffre.
00:56:55Le marché français
00:56:56de l'alimentation
00:56:57pour animaux de compagnie
00:56:58c'est 6,6 milliards d'euros
00:57:00alors qu'un français sur deux
00:57:02a un chien ou un chat.
00:57:04Stéphane,
00:57:04vous restez avec nous
00:57:05parce qu'on a fait
00:57:06depuis des semaines
00:57:07une revue de presse municipale.
00:57:08On va terminer
00:57:08et aujourd'hui justement
00:57:10on va continuer
00:57:11et finir
00:57:12de tirer les enseignements
00:57:13de cette élection.
00:57:14Avant de voir
00:57:15votre revue de presse
00:57:16on va aller voir
00:57:17les enseignements
00:57:18dans nos Outre-mer.
00:57:19Bonjour Laurence Théatin,
00:57:21merci beaucoup
00:57:21d'être avec nous.
00:57:22Rédactrice en chef
00:57:23à Outre-mer,
00:57:24la première,
00:57:25on va tirer le bilan
00:57:26avec vous.
00:57:27Vous avez précisément
00:57:28analysé les résultats
00:57:29en détail
00:57:29de ces municipales
00:57:31dans les Outre-mer.
00:57:31Qu'est-ce qu'on en retient ?
00:57:33On s'arrête peut-être d'abord
00:57:34à la Réunion.
00:57:35On peut parler
00:57:35d'une poussée
00:57:36du Rassemblement National ?
00:57:38Oui,
00:57:39percée du Rassemblement National
00:57:41et de l'extrême droite
00:57:42souvent soutenue
00:57:43par le RN.
00:57:45Le Rassemblement National
00:57:46s'implante
00:57:47donc à la Réunion.
00:57:48C'est une première
00:57:49dans le département.
00:57:51Le Rassemblement National
00:57:52a conquis
00:57:54une mairie,
00:57:55le maire sortant
00:57:56Johnny Payette
00:57:57qui est passé
00:57:57du Modem
00:57:59puis au centre
00:57:59puis au Rassemblement National
00:58:02en cours de mandature.
00:58:03Le parti pénètre
00:58:04les conseils municipaux
00:58:06dans quatre,
00:58:08voire cinq communes.
00:58:09Je vous expliquerai
00:58:09pourquoi je dis
00:58:10voir cinq communes
00:58:11dont le chef lieu
00:58:13Saint-Denis
00:58:14remporté par
00:58:15la maire sortante
00:58:16Érica Barège,
00:58:17l'ancienne ministre socialiste
00:58:20et elle a face à elle
00:58:21une seule opposition,
00:58:22le Rassemblement National
00:58:24et l'extrême droite
00:58:25soutenue
00:58:26par le Rassemblement National.
00:58:27Il y a aussi
00:58:28dans la commune
00:58:29de Saint-Philippe
00:58:30alors là c'est un cas
00:58:31un peu particulier
00:58:31un maire
00:58:32étiqueté divers centres
00:58:33mais qui est soutenu
00:58:35par le Rassemblement National
00:58:37et puis enfin
00:58:38il y a
00:58:38Saint-André
00:58:40le maire
00:58:41sortant de gauche
00:58:42l'emporte
00:58:43dans un mouchoir
00:58:45de poche
00:58:45avec 34 voix d'écart
00:58:47face à une alliance
00:58:49RN
00:58:49et de la droite
00:58:51et dans cette commune
00:58:52le candidat RN
00:58:53Laurent Viracoulé
00:58:55était arrivé
00:58:55en seconde position
00:58:56avec 21%
00:58:58devant son frère
00:59:00d'hiver droite
00:59:01et ils ont d'ailleurs
00:59:02déposé un recours.
00:59:04Alors ça c'est pour
00:59:05la réunion
00:59:06on va s'arrêter maintenant
00:59:07en Nouvelle-Calédonie.
00:59:09Laurence,
00:59:09quels sont les enseignements
00:59:10de ce scrutin
00:59:11à la lumière
00:59:11des accords de Bougival ?
00:59:14Écoutez,
00:59:15on a une polarisation
00:59:16avec d'un côté
00:59:18les indépendantistes
00:59:19de l'UCFLNKS
00:59:21foncièrement
00:59:22contre
00:59:22l'accord de Bougival
00:59:23et de l'autre
00:59:25la frange radicale
00:59:27des non-indépendantistes
00:59:28les loyalistes
00:59:29qui ont fait
00:59:30tous deux
00:59:30de ces élections
00:59:33municipales
00:59:33un référendum
00:59:34pour ou contre
00:59:35l'accord de Bougival
00:59:37ce qui a d'ailleurs
00:59:37été dénoncé
00:59:38par le président
00:59:39de l'association
00:59:40des maires
00:59:40non-indépendantistes
00:59:41et signataires
00:59:42de l'accord de Bougival
00:59:43et loyalistes
00:59:45comme le FLNKS
00:59:47ils sont allés
00:59:47chacun de leur communiquer
00:59:48pour revendiquer
00:59:49la victoire
00:59:50en réalité
00:59:51si on se positionne
00:59:52par rapport
00:59:53à l'accord de Bougival
00:59:54il n'y a pas
00:59:54de lisibilité claire
00:59:56on a un taux d'abstention
00:59:57de 41%
00:59:58une prise
01:00:00des loyalistes
01:00:01des quatre grandes villes
01:00:02du Grand Nouméa
01:00:04qui ont sorti
01:00:05les deux maires
01:00:06non-indépendantistes
01:00:07modérés
01:00:08Sonia Lagarde
01:00:09la maire
01:00:10de Nouméa
01:00:11a été réélu
01:00:12dès le premier tour
01:00:13soutenu par les loyalistes
01:00:14mais il faut garder
01:00:16en tête
01:00:16que le Grand Nouméa
01:00:17a été profondément
01:00:19secoué
01:00:19par les émeutes
01:00:20de 2024
01:00:22si on regarde
01:00:22les résultats
01:00:23de l'UCFLNKS
01:00:25ils sont contrastés
01:00:26dans un contexte
01:00:27de fragmentation
01:00:28et même
01:00:29de fracture
01:00:29du camp indépendantiste
01:00:31autour de ces accords
01:00:33de Bougival
01:00:33avec cette perte
01:00:35symbolique
01:00:36de la ville
01:00:36de Conne
01:00:37en province nord
01:00:39indépendantiste
01:00:40depuis sa création
01:00:41et qui est passée
01:00:41aux mains
01:00:42d'un candidat
01:00:42sans étiquette
01:00:44non-indépendantiste
01:00:46le FLNKS
01:00:47qui a perdu
01:00:48quelques bastions
01:00:49soit au profit
01:00:50d'indépendantistes
01:00:51modérés
01:00:52comme l'Uni
01:00:53signé pour
01:00:54l'accord
01:00:55de Bougival
01:00:56soit au profit
01:00:56de listes
01:00:57qui se disent
01:00:58d'ouverture
01:00:59mais on peut voir
01:01:00quand même
01:01:01dans ces villes
01:01:02perdues par le FLNKS
01:01:03un besoin
01:01:04de renouvellement
01:01:05dans des communes
01:01:06minières
01:01:07économiquement
01:01:08sinistrés
01:01:09il y a donc
01:01:10cette troisième voie
01:01:11ces listes
01:01:12qui se disent
01:01:12d'ouverture
01:01:13de rassemblement
01:01:15sans étiquette
01:01:16parfois
01:01:16qui se disent
01:01:17apolitiques
01:01:18et qui ont rencontré
01:01:19certains succès
01:01:22Merci beaucoup
01:01:23Laurence Théatin
01:01:23rédactrice en chef
01:01:24à Outre-mer
01:01:25la première
01:01:25pour ce bilan
01:01:26les enseignements
01:01:27qu'on pouvait tirer
01:01:28des municipales
01:01:29dans nos Outre-mer
01:01:30Stéphane
01:01:31les municipales
01:01:31c'est pas tout à fait fini
01:01:33il y a encore des élections
01:01:34ce qu'on appelle
01:01:35les troisième tour
01:01:35l'élection
01:01:36dans les conseils municipaux
01:01:38l'élection
01:01:38dans les métropoles
01:01:40aussi
01:01:40président d'Aglo
01:01:41président de métropole
01:01:42Exactement
01:01:43c'est à la une
01:01:43du progrès ce matin
01:01:45alors ça on va y revenir
01:01:46dans un instant
01:01:46parce qu'il y a d'abord
01:01:47la une de Nord-Éclair
01:01:48qui nous parle
01:01:49de la métropole européenne
01:01:50de Lille
01:01:50la Melle
01:01:51l'actuel président
01:01:52de la métropole
01:01:53aimerait bien
01:01:53conserver son poste
01:01:55Eric Skironka
01:01:56a annoncé
01:01:56qu'il sera candidat
01:01:57à sa succession
01:01:58le maire de Saïl et Lannoy
01:01:59et le favori
01:02:00pour l'élection
01:02:01qui aura lieu
01:02:01dans la métropole européenne
01:02:03de Lille
01:02:03le 10 avril
01:02:04Et puis à Lyon
01:02:05la métropole
01:02:06bascule à droite
01:02:07avec à sa tête
01:02:07une nouvelle présidente
01:02:08Voilà à la une
01:02:09du progrès
01:02:09donc ce matin
01:02:10Véronique Sarcelli
01:02:11succède à l'écologiste
01:02:13Bruno Bernard
01:02:13elle prend les commandes
01:02:14comme le dit le progrès
01:02:15la maire LR
01:02:16de Sainte-Foy-les-Lions
01:02:17a été élue hier
01:02:19avec 91 voix
01:02:20sur 150
01:02:21dès le premier tour
01:02:21résultat sans surprise
01:02:23mais qui consacre
01:02:24cette page
01:02:25qui se tourne
01:02:25pour les écologistes
01:02:26dans la métropole
01:02:27et à noter
01:02:28que parmi les vice-présidents
01:02:29le premier d'entre eux
01:02:30le premier vice-président
01:02:31n'est autre que
01:02:32Jean-Michel Aulas
01:02:34candidat battu
01:02:35à la mairie de Lyon
01:02:36par l'écologiste
01:02:36Grégory Doucet
01:02:37Merci Stéphane
01:02:38et on va aller justement
01:02:39à Lyon
01:02:39Bonjour François-Noël Buffet
01:02:41merci d'être avec nous
01:02:42sénateur LR du Rhône
01:02:43vous êtes élu
01:02:44à la métropole de Lyon
01:02:45à défaut d'avoir fait basculer
01:02:47la ville
01:02:48vous avez pris
01:02:48aux écologistes
01:02:49la métropole
01:02:50remportée largement
01:02:52vous vous attendiez
01:02:53à un tel score
01:02:56Pour être très honnête
01:02:58on ne s'attendait pas
01:02:59à un score aussi important
01:03:01même si on s'attendait
01:03:02on s'attendait
01:03:02tout de même
01:03:03à une victoire
01:03:03il est incontestable
01:03:05qu'à l'échelle
01:03:06de la métropole
01:03:07hors Lyon
01:03:08il y avait une volonté
01:03:11de passer à droite
01:03:12de changer le cap
01:03:13notamment en raison
01:03:15des effets
01:03:15des politiques
01:03:16menées sur Lyon
01:03:17et par la métropole
01:03:18en matière
01:03:19d'environnemental
01:03:19et de circulation
01:03:20en particulier
01:03:22l'accès désormais
01:03:23au centre-ville
01:03:23devenait extrêmement difficile
01:03:25pour ceux
01:03:26qui vivent l'agglomération
01:03:27pour ceux
01:03:27qui travaillent
01:03:28et il y a une volonté
01:03:29je crois
01:03:30de tourner la page
01:03:31et le sanctionner
01:03:33François-Noël Buffet
01:03:34la métropole
01:03:35elle concentre
01:03:36beaucoup de pouvoir
01:03:37comment ça va se passer
01:03:38entre la métropole
01:03:39et le maire écologiste
01:03:41de Lyon
01:03:41Grégory Doucet
01:03:43Oui c'est la première
01:03:44agglomération de France
01:03:45après l'île de France
01:03:46il ne faut pas l'oublier
01:03:47c'est 1,5 million d'habitants
01:03:49c'est 4 milliards de budget
01:03:50il y a des communes
01:03:52qui sont dans l'opposition
01:03:53nécessairement
01:03:53par rapport à la métropole
01:03:54et bien il faudra
01:03:55travailler avec elles
01:03:56sans renier nos convictions
01:03:58lorsque l'on est
01:03:59à la tête
01:04:00d'un exécutif
01:04:00comme celui-ci
01:04:01on essaye d'harmoniser
01:04:03l'ensemble des politiques
01:04:04et de contractualiser
01:04:05en particulier
01:04:06avec les communes
01:04:07et qu'elles soient
01:04:08de la majorité
01:04:09ou de l'opposition
01:04:09il faudra bien
01:04:10travailler de cette manière-là
01:04:11dans l'intérêt
01:04:13et le seul intérêt
01:04:14des grands lyonnais
01:04:14Comment vous expliquez
01:04:16on l'a dit
01:04:17François-Noël Buffet
01:04:18la métropole de Lyon
01:04:19a été remportée
01:04:20largement
01:04:21par le camp Aulas
01:04:22par la droite
01:04:23comment du coup
01:04:24vous expliquez
01:04:25votre défaite à Lyon
01:04:26il y a eu un problème
01:04:27avec Jean-Michel Aulas
01:04:28le candidat
01:04:28sa campagne
01:04:33Il y a eu un problème
01:04:34en particulier
01:04:34avec Jean-Michel Aulas
01:04:36c'est que le
01:04:36qui a changé
01:04:38à Lyon
01:04:38comme dans toutes les grandes métropoles
01:04:40les pénalises montrent au rond
01:04:41qui n'est plus la même
01:04:42que ce qu'elle était
01:04:43il y a encore
01:04:4415 ans
01:04:45ou 10 ans
01:04:45simplement
01:04:47et de ce fait
01:04:48Grégory Doucet
01:04:49a réussi à mobiliser
01:04:50son électorat
01:04:51mais on rate la marche
01:04:53de peu de choses
01:04:54de peu de choses
01:04:55bien sûr que tout n'a pas été parfait
01:04:57dans la campagne
01:04:57qui a été menée
01:04:58mais malgré tout
01:05:00des choses ont été dites
01:05:01et on rate la marche
01:05:02de peu de choses
01:05:03c'est bien dommage
01:05:04parce que
01:05:05la ville de Lyon
01:05:06en ligne
01:05:07avec la métropole de Lyon
01:05:08aurait permis
01:05:09d'avancer encore mieux
01:05:10sur les dossiers
01:05:11mais cela n'empêchera pas
01:05:12d'avancer
01:05:13dans un travail
01:05:14de coopération
01:05:15qui devra se mettre en place
01:05:16en tous les cas
01:05:16de contractualisation
01:05:17plutôt que de coopération
01:05:19Dernière question
01:05:20François Nolbuffet
01:05:21est-ce qu'il y a des sénatoriales
01:05:22en septembre
01:05:23est-ce que compte tenu
01:05:24des résultats
01:05:25à la métropole
01:05:26dans les villes du Rhône
01:05:27vous arrivez
01:05:28à vous projeter
01:05:29sur ces sénatoriales
01:05:30et à le voir
01:05:30à peu près
01:05:31ce qu'elles pourraient donner
01:05:31notamment pour les républicains ?
01:05:35Oui bien sûr
01:05:36Regardez évidemment
01:05:37les choses sont
01:05:39la situation
01:05:39d'ailleurs
01:05:39qu'en 2020
01:05:41c'est clair
01:05:41donc nous devrions
01:05:43pouvoir progresser
01:05:44à la condition
01:05:45évidemment comme toujours
01:05:46que les choses
01:05:47se construisent
01:05:49intelligemment
01:05:50dans l'Union
01:05:51autant que faire se peut
01:05:52le plus possible
01:05:52bien évidemment
01:05:53et nous pourrions
01:05:54à ce moment-là
01:05:55progresser nettement
01:05:56en termes de sénateurs
01:05:57Il pourrait y avoir
01:05:58un sénateur
01:05:58de sénatrice bien sûr
01:05:59Il pourrait y avoir
01:06:00un sénateur
01:06:01la France insoumise
01:06:01dans le Rhône ?
01:06:03Je ne crois pas
01:06:04Merci François-Noël Buffet
01:06:05Oui allez-y
01:06:06Une élection
01:06:07reste une élection
01:06:07Merci beaucoup
01:06:09Merci François-Noël Buffet
01:06:11d'avoir été avec nous
01:06:12On vous retrouve
01:06:12évidemment très vite
01:06:14avec grand plaisir
01:06:14sur ce plateau
01:06:15Merci beaucoup
01:06:16Arnaud Bénédetti
01:06:17vous êtes avec nous
01:06:18Bonjour Arnaud
01:06:19Bonjour
01:06:19Merci d'être là
01:06:20directeur de la nouvelle
01:06:20revue politique
01:06:21Émilie Zabalski
01:06:22Merci également
01:06:23communicante
01:06:23fondatrice de l'agence
01:06:24Émilie Conseil
01:06:25On entendait François-Noël Buffet
01:06:26on voit ce qui se passe
01:06:27à Lyon
01:06:27où on a une métropole
01:06:29qui a basculé à droite
01:06:30une ville principale
01:06:32Lyon
01:06:32qui est restée aux écologistes
01:06:34c'est le cas à Marseille aussi
01:06:35où là
01:06:35rien n'a basculé
01:06:37mais Marseille va rester à gauche
01:06:38la métropole
01:06:39va rester à droite
01:06:41ça montre quoi
01:06:43Émilie ?
01:06:44Et ça veut dire que
01:06:44ça peut être compliqué
01:06:46à gérer ?
01:06:46En fait c'est vrai
01:06:47que c'est un peu
01:06:48l'arrière-boutique
01:06:48un peu des municipales
01:06:49c'est la surprise du chef
01:06:51c'est-à-dire
01:06:51on focalise
01:06:52c'est vrai sur les maires
01:06:53et après il y a la métropole
01:06:54la métropole
01:06:55elle a quand même
01:06:57des compétences
01:06:58assez importantes
01:06:58un budget assez important
01:07:00et donc le déséquilibre
01:07:01enfin ça crée un déséquilibre
01:07:03ça crée plus de coopération nécessaire
01:07:05alors quand on dit coopération
01:07:07je pense que c'est plutôt lutte
01:07:08et confrontation
01:07:09qu'il faut entendre
01:07:10même si voilà
01:07:11il y a l'idée
01:07:11de travailler ensemble
01:07:13et moi je trouve
01:07:14que c'est pas inintéressant
01:07:15quand même
01:07:16parce que
01:07:16ça fait peser
01:07:17des poids différents
01:07:18ça peut contrebalancer
01:07:19des décisions
01:07:21ça peut orienter
01:07:22un petit peu mieux
01:07:23les choses
01:07:24donc oui
01:07:24ça va être compliqué
01:07:26de s'entendre
01:07:26quand on a
01:07:27des orientations politiques
01:07:29si différentes
01:07:30avec des volontés
01:07:31on l'entend bien là
01:07:32avec le côté écologiste
01:07:34qu'on essaie de contrecarrer
01:07:35mais ça peut être intéressant
01:07:37d'avoir cette confrontation
01:07:38et ces idées
01:07:39un peu opposées
01:07:40Arnaud ?
01:07:41Oui tout à fait
01:07:42c'est-à-dire qu'en fin de compte
01:07:43ça peut en effet
01:07:44être un moyen
01:07:45d'équilibrer le pouvoir
01:07:46sur le territoire
01:07:47mais faut-il encore
01:07:48que ça ne le paralyse pas
01:07:49et c'est bien le sujet
01:07:50et bien la question
01:07:51c'est intéressant
01:07:52ce qui s'est passé à Lyon
01:07:53parce qu'en effet
01:07:55la ville, le centre
01:07:56de la métropole
01:07:57Lyon a réélu son maire
01:08:00mais la métropole
01:08:01a basculé à droite
01:08:02donc on va voir
01:08:03comment sur un certain
01:08:04nombre de projets
01:08:05je vois que par exemple
01:08:06sur les transports
01:08:06la nouvelle présidente
01:08:07de la métropole
01:08:08a dit qu'il faudrait négocier
01:08:10avec le maire de Lyon
01:08:11parce qu'il souhaite
01:08:12revoir un certain nombre
01:08:13de schémas
01:08:14en termes de transport
01:08:15et donc ça va être
01:08:16en effet
01:08:17une bataille
01:08:18qui va
01:08:20nécessiter
01:08:20pour l'ensemble
01:08:21des acteurs
01:08:22s'ils veulent
01:08:23satisfaire
01:08:24leurs administrés
01:08:25d'essayer
01:08:25de converger
01:08:26alors c'est vrai
01:08:27pour les métropoles
01:08:27c'est vrai aussi
01:08:28pour les communautés
01:08:28d'agglomération
01:08:29parce que vous avez
01:08:30un certain nombre
01:08:31de territoires
01:08:32vous avez
01:08:32des villes-centres
01:08:35qui ont basculé
01:08:36politiquement
01:08:37et des agglomérations
01:08:38qui restent
01:08:39en tout cas
01:08:39de manière tangente
01:08:41éventuellement
01:08:42dans un autre bord politique
01:08:44donc on va voir
01:08:44un certain nombre
01:08:45de recompositions
01:08:46peut-être se faire
01:08:46voilà
01:08:47mais les élus locaux
01:08:48ont l'habitude
01:08:48quand même
01:08:49de travailler ensemble
01:08:50aussi
01:08:50c'est une vision
01:08:51quand même
01:08:51qui est parfois
01:08:52un peu moins idéologique
01:08:53alors c'est peut-être
01:08:54moins vrai d'ailleurs
01:08:54dans les métropoles
01:08:55mais en tout cas
01:08:55dans les agglomérations
01:08:56c'est peut-être
01:08:57un peu plus
01:08:58un peu plus fort
01:09:00le vendredi
01:09:01on a l'habitude
01:09:02de tirer le bilan
01:09:03de la semaine politique
01:09:05alors cette semaine politique
01:09:06on a vu
01:09:08les secousses
01:09:09les répliques sismiques
01:09:10de ce qui s'est passé
01:09:11dimanche
01:09:12dans les urnes
01:09:13après ces municipales
01:09:14est-ce qu'il n'y a pas
01:09:15Émilie
01:09:15une forme de paradoxe
01:09:17c'est-à-dire que dimanche
01:09:18ceux qui ont eu
01:09:19le plus élus locaux
01:09:20ce sont les républicains
01:09:21ce sont les socialistes
01:09:22qui ont conservé
01:09:24des bastions
01:09:25qui restent
01:09:26des partis
01:09:27d'élus locaux
01:09:28et puis on a vu
01:09:28cette semaine
01:09:29ces deux partis
01:09:30imploser
01:09:31se déchirer
01:09:32se fracturer
01:09:32en vue de la présidentielle
01:09:34comment on l'explique ?
01:09:35de toute façon
01:09:35on savait
01:09:36que ces deux forces
01:09:38qui sont très présentes
01:09:39en termes d'élus locaux
01:09:41et ça ça ne change pas
01:09:42et c'est vrai
01:09:42que c'est les grands gagnants
01:09:43quelque part
01:09:44mais en continuité
01:09:45avec ce qui s'est passé
01:09:46des municipales
01:09:47les républicains
01:09:48et la gauche
01:09:49avec tout ce qu'on y met
01:09:50et qui n'est pas encore
01:09:51très clair
01:09:52maintenant c'est vrai
01:09:53qu'ils se sont fait
01:09:54manger du terrain
01:09:55d'une manière symbolique
01:09:56et avec quelques prises
01:09:57importantes
01:09:58par côté droite
01:10:00le rassemblement national
01:10:01ou plutôt
01:10:02je dirais
01:10:03l'union des droites
01:10:04incarnée par Éric Ciotti
01:10:05avec Nice notamment
01:10:07une belle belle prise
01:10:08et puis de l'autre côté
01:10:09c'est LFI
01:10:10qui a marqué des points
01:10:11en termes de prise
01:10:12je penserais à Roubaix
01:10:13mais aussi en termes
01:10:15de symboles
01:10:15c'est comme s'ils avaient
01:10:16préempté
01:10:17ce terrain de la gauche
01:10:18pour 2027
01:10:19ils ont véritablement
01:10:20marqué des points
01:10:21je pense à LFI
01:10:22ils ont fortement
01:10:23embarrassé le PS
01:10:24avec ses questions
01:10:25alliance pas alliance
01:10:26alliance qui n'était
01:10:28finalement pas très
01:10:29fructueuse au niveau local
01:10:30et là on voit bien
01:10:32à quel point
01:10:32ils se déchirent
01:10:33cette semaine
01:10:33et à quel point
01:10:34c'est compliqué
01:10:35de s'organiser
01:10:36avec cette force
01:10:37que représente LFI
01:10:38et de l'autre côté
01:10:39à droite pareil
01:10:40c'est l'ERN
01:10:41qui mène le jeu
01:10:42alors qu'ils n'ont pas
01:10:43beaucoup de villes
01:10:43alors qu'ils ont encore
01:10:44un plafond de verre
01:10:45sans grande ville
01:10:47mise à part Nice
01:10:47mais c'est porté par Eric Ciotti
01:10:49donc pas tout à fait
01:10:50par l'ERN
01:10:51donc voilà
01:10:52ils sont embarrassés
01:10:53par des petits challengers
01:10:55qui prennent une place
01:10:56de plus en plus importante
01:10:57Arnaud
01:10:58comment on explique
01:10:59ces fractures
01:11:00après des résultats
01:11:01qui n'ont pas été mauvais
01:11:02pour les deux parties
01:11:03voire qu'ils ont été bons
01:11:03Oui enfin ils gèrent un capital
01:11:04c'est-à-dire qu'en fin de compte
01:11:06il faut se rendre compte
01:11:07que malgré tout
01:11:07ils se font grignoter
01:11:08des positions
01:11:09à la fois par LFI
01:11:10et à la fois par
01:11:11le Rassemblement National
01:11:12alors d'ailleurs
01:11:12dans des structures
01:11:14territoriales
01:11:14qui ne sont pas tout à fait
01:11:15les mêmes pour l'un
01:11:16et pour l'autre
01:11:16mais il y a une progression
01:11:17malgré tout de LFI
01:11:19qui est certes aussi
01:11:21du symbolique
01:11:21parce que LFI
01:11:24comme d'habitude
01:11:24a installé son récit
01:11:25dès l'annonce
01:11:27des résultats
01:11:27c'est un grand classique
01:11:28avec LFI
01:11:30mais ça marche
01:11:30en tout cas
01:11:31et puis ils ont gagné
01:11:32quand même quelques villes
01:11:32et du côté du Rassemblement National
01:11:34qui a eu quelques conquêtes
01:11:36importantes dans les villes moyennes
01:11:37et dans les petites villes
01:11:38notamment
01:11:39après ce qui est intéressant
01:11:41de voir
01:11:41c'est que finalement
01:11:43oui la crise
01:11:44elle est aujourd'hui
01:11:45à gauche
01:11:46au Parti Socialiste
01:11:47ce point de vue là
01:11:49Jean-Luc Mélenchon
01:11:50a réussi son pari
01:11:51parce que la crise
01:11:52où elle se trouve
01:11:53au bureau politique
01:11:54du Parti Socialiste
01:11:55c'est là qu'elle se trouve
01:11:56et où est-ce qu'elle se trouve
01:11:58elle se trouve
01:11:58chez LR aussi
01:12:00donc les vieilles forces
01:12:02de gouvernement
01:12:02que constituent
01:12:03en fait
01:12:04LR
01:12:05et le Parti Socialiste
01:12:07n'ont pas résolu
01:12:08leur problème
01:12:09de concurrence
01:12:11parce qu'elles sont
01:12:12sur le plan national
01:12:14à la fois
01:12:15écartelées
01:12:16entre
01:12:16d'un côté
01:12:17le bloc central
01:12:18et
01:12:21les pôles
01:12:22qui sont
01:12:23à leur gauche
01:12:23ou à leur droite
01:12:24respectivement
01:12:25donc ce problème
01:12:26elles ne l'ont pas solutionné
01:12:28et les élections municipales
01:12:29ne l'ont pas
01:12:29l'ont encore moins solutionné
01:12:31et d'ailleurs
01:12:31il n'y avait rien à attendre
01:12:32des élections municipales
01:12:33en termes de solution
01:12:34mais par contre
01:12:35les élections municipales
01:12:36ont vraisemblablement
01:12:38aggravé la situation
01:12:39donc
01:12:40ce n'est pas quelque chose
01:12:41de nouveau
01:12:42on savait très bien
01:12:42qu'il y avait deux scènes
01:12:44une scène nationale
01:12:45et une scène locale
01:12:46une scène nationale
01:12:47avec des marques politiques
01:12:48qui étaient fortes
01:12:49une scène locale
01:12:50avec d'autres marques politiques
01:12:51qui étaient fortes
01:12:52mais
01:12:52pour les marques
01:12:54qui sont fortes localement
01:12:56c'est-à-dire
01:12:56LR et le Parti Socialiste
01:12:58qui restent fortes localement
01:13:00les questions
01:13:01j'allais dire
01:13:02nationales
01:13:02demeurent
01:13:03et sont loin
01:13:05loin d'être résolues
01:13:06On va parler
01:13:07de ce qui s'est passé
01:13:07à droite
01:13:08on reviendra tout à l'heure
01:13:09sur la gauche
01:13:10mais il me dit
01:13:10ce qui s'est passé
01:13:11à droite
01:13:11il y avait
01:13:12ces interrogations
01:13:13pendant la campagne
01:13:14est-ce que cette campagne
01:13:16va être prémisse
01:13:17d'une union des droites
01:13:19est-ce que les LR
01:13:21vont se refracturer
01:13:21est-ce qu'une partie
01:13:22va se tourner vers
01:13:23le Rassemblement national
01:13:25à la fin de cette semaine
01:13:26qu'est-ce qu'on peut dire
01:13:27là-dessus ?
01:13:28On n'a pas l'impression
01:13:29qu'il y ait des signaux
01:13:30véritablement d'un mouvement
01:13:31dans ce sens
01:13:33on a plutôt l'impression
01:13:34que c'est un peu
01:13:35l'autre sens
01:13:36Eric Ciotti
01:13:37a amené un peu
01:13:38cette union des droites
01:13:39mais il n'y a que lui
01:13:40qui a réussi
01:13:41ce pari-là
01:13:42et je pense que
01:13:43c'est plus dû
01:13:44à son passé à Nice
01:13:45à sa confrontation
01:13:47avec Estrosi
01:13:49qui a fait sa victoire
01:13:51et c'est moins
01:13:52une affaire du RN
01:13:53que cette histoire
01:13:54locale
01:13:55j'ai l'impression
01:13:55et moi je pense
01:13:57que cette idée
01:13:59d'union des droites
01:13:59qui reste un peu
01:14:00dans la tête
01:14:01comme un fantasme
01:14:02elle ne prend pas
01:14:03tellement corps
01:14:03et on sent bien
01:14:04la résistance
01:14:05de beaucoup
01:14:06au niveau des républicains
01:14:07peut-être plus l'état-major
01:14:08que l'électorat
01:14:09de ne pas aller là-dedans
01:14:10et de voir que c'est un peu
01:14:12la perte du parti
01:14:13mais il y a toujours
01:14:14cette tentation
01:14:14parce qu'on a toujours
01:14:15envie de suivre
01:14:17ce qu'on imagine
01:14:18comme les gagnants
01:14:19du futur round
01:14:20de 2027
01:14:21mais on voit bien
01:14:22qu'il y a une résistance
01:14:23et globalement
01:14:23c'est ce que je voulais
01:14:24rajouter sur les municipales
01:14:26même si c'est vrai
01:14:27que LFI, l'ERN
01:14:29ont symboliquement gagné
01:14:30il y a quand même
01:14:31quelque chose
01:14:32de l'ordre
01:14:32d'une résistance
01:14:34en France
01:14:35sur ces deux parties
01:14:36d'extrême
01:14:36on l'a vu
01:14:37sur des grandes villes
01:14:37pour le parti socialiste
01:14:38Paris, Marseille
01:14:40on le voit
01:14:41pour les LR
01:14:42qui se sont organisés
01:14:42pour ne pas laisser
01:14:43parfois monter
01:14:45en puissance
01:14:46l'ERN
01:14:47et on voit bien
01:14:47que l'ERN
01:14:48est bloqué
01:14:48dans les grandes villes
01:14:49donc il y a quand même
01:14:50un terreau
01:14:53fructueux
01:14:53pour ces parties-là
01:14:55plus nuancées
01:14:55plus modérées
01:14:56Sur l'union des droites
01:14:57et sur la ligne
01:14:59la position
01:15:00que va prendre
01:15:00les républicains
01:15:01il y a une déclaration
01:15:02qui n'est pas nouvelle
01:15:03mais qu'a refaite
01:15:04Laurent Wauquiez
01:15:04cette semaine
01:15:05son souhait
01:15:05d'un candidat unique
01:15:06qui irait d'Edouard Philippe
01:15:07à Sarah Knafow
01:15:08on va voir
01:15:09ce qu'on a dit ce matin
01:15:10Sarah Knafow
01:15:11justement on l'écoute
01:15:14Je suis favorable
01:15:14à une primaire
01:15:15de la droite
01:15:16je dirais que
01:15:17l'idée de Laurent Wauquiez
01:15:19qui était aussi
01:15:20l'idée de David Disnard
01:15:21il y a quelques mois
01:15:21je trouve que c'est
01:15:22une bonne idée
01:15:23que ça permettrait aussi
01:15:24de donner une dynamique
01:15:25à la droite
01:15:26comme on l'a observé
01:15:27en 2017
01:15:27Je vous permets encore
01:15:28de vous poser la question
01:15:28Je vous dirais que
01:15:30ce sont les électeurs
01:15:31qui choisiront
01:15:32c'est-à-dire qu'on dit
01:15:33que la primaire est ouverte
01:15:34qui veut se présenter
01:15:34se présente
01:15:35et ensuite les électeurs
01:15:36tranche
01:15:36et ce sont les électeurs
01:15:37qui diront
01:15:38qui est de droite
01:15:38qui mérite d'avoir
01:15:39des suffrages
01:15:41Ça reste un peu flou
01:15:42mais elle ne ferme pas
01:15:43la porte
01:15:44à participer
01:15:44à une primaire
01:15:45qui irait d'Edouard Philippe
01:15:46jusqu'à elle
01:15:47Je ne l'ai pas entendu
01:15:48sur Edouard Philippe encore
01:15:49mais ce n'est pas très clair
01:15:49quand même
01:15:50Ce que j'ai compris
01:15:52c'est qu'Edouard Philippe
01:15:54et une partie des LR
01:15:55ne veulent pas une primaire
01:15:56avec
01:15:58Edouard Philippe
01:15:58d'ailleurs ne veut pas
01:15:59de primaire
01:15:59en tant que candidat
01:16:00tout court
01:16:01mais enfin
01:16:01une partie de LR
01:16:02ne veut pas de primaire
01:16:03M. Copé
01:16:04M. Bertrand
01:16:06ne veulent pas de primaire
01:16:07avec Mme Cnafot
01:16:08donc cette histoire
01:16:08de primaire
01:16:09à mon avis
01:16:09elle est très mal
01:16:12emmanchée
01:16:12si vous me permettez
01:16:13l'expression
01:16:14Le problème de l'union
01:16:15des droites
01:16:16la difficulté
01:16:16de l'union des droites
01:16:17d'abord c'était
01:16:18un serpent de mer
01:16:18l'union des droites
01:16:19mais l'union des droites
01:16:21ce qui a changé
01:16:21c'est que l'électorat
01:16:22de droite la veut
01:16:23mais les appareils
01:16:24ne la veulent pas
01:16:25personne
01:16:26Mme Le Pen
01:16:26n'en veut pas
01:16:29M. Retailleau
01:16:30n'en veut pas
01:16:30finalement il n'y a
01:16:31que M. Ciotti
01:16:32qui est favorable
01:16:33à une union des droites
01:16:34et Mme Cnafot
01:16:35veut une union des droites
01:16:36mais je ne suis pas sûr
01:16:37qu'elle veuille une union des droites
01:16:37avec le Rassemblement National
01:16:39en tout cas
01:16:39elle ne le dit pas explicitement
01:16:41donc cette union
01:16:42elle ne se fera en effet
01:16:44si elle se fait
01:16:44que par le résultat électoral
01:16:47le problème c'est que
01:16:48si vous voulez
01:16:49vous avez aujourd'hui
01:16:50une zone de chalandise électorale
01:16:52qui pour aller vite
01:16:54va du centre droit
01:16:55avec M. Philippe
01:16:56jusqu'à Mme Cnafot
01:16:58qui est à la droite
01:17:00des LR
01:17:01je laisse de côté
01:17:02le Rassemblement National
01:17:03et que vous avez
01:17:04dans cette zone de chalandise
01:17:05plusieurs offres politiques
01:17:06plusieurs candidats possibles
01:17:11donc la difficulté
01:17:12c'est qu'il y a
01:17:13une forme de trop-plein
01:17:14dans une zone de chalandise
01:17:15qui est quand même
01:17:16restreinte
01:17:17aujourd'hui
01:17:17en termes d'intention
01:17:18de vote
01:17:19il est clair
01:17:20que si tous ces gens
01:17:21décident de se présenter
01:17:23au mois de janvier
01:17:25ou au mois de décembre prochain
01:17:27à l'élection présidentielle
01:17:28il n'y en a aucun
01:17:29qui franchira
01:17:29le premier tour
01:17:30de l'élection présidentielle
01:17:32donc il faut trouver
01:17:33on voit bien
01:17:33que M. Lissnard
01:17:34lui aussi
01:17:35veut y aller
01:17:35on a vu
01:17:36qu'il n'était pas favorable
01:17:37il a quitté LR
01:17:38il y a 24h
01:17:39ou 48h
01:17:40qu'il n'était pas favorable
01:17:41au mode de désignation
01:17:42du candidat
01:17:43tel qu'il est proposé
01:17:44par M. Rotaillot
01:17:45donc pour l'instant
01:17:46aucun de ces problèmes
01:17:47n'est réglé
01:17:48finalement
01:17:49les seuls
01:17:49qui sont sûrs d'eux
01:17:51ce sont ceux
01:17:52qui sont candidats
01:17:52c'est-à-dire
01:17:53M. Mélenchon
01:17:54dont on sait
01:17:54qu'il sera candidat
01:17:55malgré tout
01:17:57M. Philippe
01:17:58dont on sait
01:17:58qu'il sera candidat
01:17:59qui sont sûrs d'eux
01:18:00en termes de stratégie
01:18:03et puis le Rassemblement National
01:18:05qui aura un candidat
01:18:06soit M. Bardella
01:18:07soit Mme Le Pen
01:18:08ça veut dire que
01:18:08Bruno Rotaillot
01:18:09qui lui aussi
01:18:09officiellement
01:18:10pour vous
01:18:11ça va avoir du mal
01:18:12à aller jusqu'au bout
01:18:13M. Rotaillot
01:18:14sera peut-être candidat
01:18:15au bout du bout
01:18:15mais il est quand même
01:18:17dans une situation
01:18:17assez impossible
01:18:18avec LR aujourd'hui
01:18:20et avec Gérard Larcher
01:18:21pardon Émilie
01:18:21je vous donne la parole
01:18:22qui dit en novembre
01:18:23il faut un candidat unique
01:18:24de la droite et du sang
01:18:25oui mais de toute façon
01:18:26c'est un peu comme à gauche
01:18:28on est plus fort
01:18:29quand on est unis
01:18:29et on voit bien
01:18:30par rapport aux difficultés
01:18:31de ces deux parties-là
01:18:32que s'ils y vont
01:18:33en plus diviser
01:18:34ça va être très compliqué
01:18:35non je voulais revenir
01:18:36sur Edouard Philippe
01:18:37on voit qu'il y va
01:18:38mais il y va un peu bizarrement
01:18:39quand même
01:18:39il annule là
01:18:41son grand rassemblement
01:18:42prévu le 12 avril
01:18:43oui c'est vrai
01:18:44depuis longtemps
01:18:45on entendait parler
01:18:45d'un plan massif
01:18:46qui devait nous annoncer
01:18:47on n'en a jamais vu la couleur
01:18:48c'est assez étonnant
01:18:50cette façon de
01:18:50il a commencé à faire des meetings
01:18:51à disser son projet
01:18:52mais il a fait le tour de France
01:18:54etc mais on voit
01:18:55qu'il y va
01:18:56enfin c'est un peu bizarre
01:18:57sa communication
01:18:58est quand même compliquée
01:18:59mais je pense qu'ils vont
01:19:00surtout avoir une difficulté
01:19:02à droite
01:19:03avec celle qu'on vient
01:19:04d'entendre
01:19:04Sarah Knafo
01:19:05parce que moi je pense
01:19:06qu'elle a fait quelque chose
01:19:07d'assez fort
01:19:07pendant la municipale
01:19:09même si elle n'a pas eu
01:19:09un résultat énorme
01:19:11par rapport à ce qu'on pouvait
01:19:11annoncer
01:19:13ce qu'on pouvait imaginer
01:19:14et ce qui était annoncé
01:19:15mais elle s'est dévoilée
01:19:17elle s'est révélée
01:19:18moi il me semble
01:19:19comme une candidature
01:19:20quand même très intéressante
01:19:21elle a eu une campagne
01:19:22de très très intéressante
01:19:24très puissante
01:19:25et puis surtout
01:19:26je crois qu'elle a un avantage
01:19:28elle qui vient plutôt
01:19:29de l'extrême droite
01:19:30c'est qu'elle peut représenter
01:19:32un espèce de
01:19:32je pense que l'électorat
01:19:33justement de droite
01:19:34peut rejoindre
01:19:35cette femme
01:19:36d'extrême droite
01:19:37qui est moins repoussoire
01:19:38ou épouvantail
01:19:39qu'un Zemmour
01:19:40ou même qu'un Bardella
01:19:41pour certains
01:19:42qui sont issus de la droite
01:19:43et je pense qu'ils vont avoir
01:19:45un véritable gros caillou
01:19:47dans leurs chaussures
01:19:48avec Sarah Knafo
01:19:49qui risque d'embarquer
01:19:50qui risque
01:19:51elle a une espèce
01:19:51de puissance en fait
01:19:52de frappe
01:19:53il me semble
01:19:54cette femme politique
01:19:55et elle peut rassembler
01:19:57au-delà
01:19:58de ce que faisait
01:19:59Zemmour
01:20:00qui a été un peu
01:20:01voilà
01:20:01très rapide
01:20:02comme une étoile filante
01:20:04mais ça n'a pas duré
01:20:04il me semble qu'elle
01:20:05elle a posé des jalons
01:20:06aux municipales
01:20:07qui vont porter leurs fruits
01:20:09et je ne suis pas sûre
01:20:10que ça soit pour
01:20:11les affaires
01:20:12de Retailleau
01:20:13et d'Edouard Philippe
01:20:14et elle pour le coup
01:20:14Sarah Knafo
01:20:15elle a tenté
01:20:16d'impulser
01:20:17cette stratégie
01:20:18d'union des droites
01:20:18aux municipales
01:20:20en se retirant
01:20:20au profit
01:20:21de Rachida Dati
01:20:21oui alors dans un bassin
01:20:23qui est parisien quand même
01:20:24donc il faut toujours
01:20:25être prudent
01:20:26moi je pense que
01:20:28l'électorat
01:20:28de reconquête
01:20:30n'est pas l'électorat
01:20:31par exemple
01:20:31du Rassemblement National
01:20:32la grande force
01:20:34et la grande intelligence
01:20:35tactique finalement
01:20:36de Mme Knafo
01:20:38dans cette campagne municipale
01:20:39c'est d'avoir réussi
01:20:41à siphonner
01:20:42une partie
01:20:42de l'électorat
01:20:43LR
01:20:43qui ne voulait pas voter
01:20:45pour Mme Dati
01:20:45parce qu'on considérait
01:20:47que Mme Dati
01:20:48n'était soit
01:20:48pas la bonne candidate
01:20:49soit parce qu'elle
01:20:50s'était macronisée
01:20:51en participant aussi
01:20:52à un gouvernement
01:20:53de
01:20:56macronistes
01:20:57il y avait toutes ces raisons
01:20:58qui ont facilité
01:20:59certainement aussi
01:21:00mais il fallait réussir
01:21:01à ce que ça soit facilité
01:21:02et elle a réussi
01:21:04la
01:21:04la
01:21:04la
01:21:05la
01:21:05la dynamique
01:21:06de Mme Knafo
01:21:07à Paris
01:21:08elle a siphonné aussi
01:21:09les voix du RN
01:21:10parce que Thierry Mariani
01:21:11est arrivé à un
01:21:12le RN est
01:21:13historiquement faible
01:21:14à Paris
01:21:15Oui mais il avait plus
01:21:15habituellement
01:21:16il avait plus
01:21:16que les quelques 1%
01:21:18qu'a eu Thierry Mariani
01:21:19C'est vrai
01:21:19mais enfin je veux dire
01:21:19le RN n'était pas en mesure
01:21:22vraisemblablement
01:21:22de faire un score
01:21:24équivalent à celui
01:21:24de Mme Knafo
01:21:26enfin il me semble
01:21:27voilà donc après
01:21:29bon
01:21:30encore une fois
01:21:30je pense que
01:21:31la droite est loin
01:21:32la droite dite conservatrice
01:21:34et libérale
01:21:34est loin d'avoir résolu
01:21:35son problème
01:21:36Un dernier mot
01:21:37on va écouter
01:21:38un autre candidat
01:21:40vaincu à Paris
01:21:41c'est Pierre-Yves Blancazel
01:21:43Le parti Reconquête
01:21:44est un parti d'extrême droite
01:21:46donc c'est leur droit
01:21:47mais l'extrême droite
01:21:49je la combats
01:21:50et donc je ne fais pas
01:21:51une primaire
01:21:51avec l'extrême droite
01:21:53Elle va être compliquée
01:21:54à imposer
01:21:54cette idée de primaire
01:21:55Arnaud
01:21:56En tout cas une primaire
01:21:57qui va d'Edouard Philippe
01:21:58à Sarac-Dapo
01:21:59Édouard Philippe
01:21:59ça me paraît
01:22:00totalement impossible
01:22:01à ce stade
01:22:02alors c'est pour ça
01:22:03que M. Larcher
01:22:04quand il demande
01:22:04en effet lui voit bien
01:22:05la difficulté
01:22:06il voit bien le danger
01:22:06parce qu'on se dirige
01:22:08finalement
01:22:09si on continue comme ça
01:22:10au moins avec deux candidats
01:22:11à droite
01:22:12enfin au centre droit
01:22:13c'est-à-dire M. Philippe
01:22:14et un candidat LR
01:22:15qui à un moment donné
01:22:16pourrait être M. Rotaillot
01:22:17par exemple
01:22:18ou M. Lysnard
01:22:19par exemple
01:22:20donc si vous voulez
01:22:21le risque encore une fois
01:22:22c'est d'avoir une division
01:22:24des parts de marché électorale
01:22:25avec une multiplicité
01:22:27de candidatures
01:22:28et ce qui facilite
01:22:29évidemment
01:22:31évidemment
01:22:32le Rassemblement national
01:22:33et de l'autre côté
01:22:34LFI
01:22:35parce que LFI
01:22:35comme on aura la même chose
01:22:36à gauche
01:22:37donc si vous voulez
01:22:38aujourd'hui
01:22:38la scène politique
01:22:39ils font tout
01:22:40pour éviter
01:22:41un affrontement de second taux
01:22:42entre LFI
01:22:43et le Rassemblement national
01:22:44– Mais il y a quand même
01:22:44un problème de fond
01:22:45chez LR et à gauche
01:22:47c'est qu'il n'y a pas
01:22:48tellement de stratégies
01:22:49affichées
01:22:50ni de positionnement
01:22:51ni de stratégies affichées
01:22:52c'est est-ce qu'on fait
01:22:53des unions avec LFI
01:22:54ou avec le RN
01:22:55mais qu'est-ce qu'on propose
01:22:56au moins
01:22:57moi je dois dire
01:22:58que LFI et le RN
01:22:59on sait ce qu'ils proposent
01:23:00et on sait leur stratégie
01:23:02à long terme
01:23:02ça c'est clair et net
01:23:03on peut le pitcher
01:23:04comme on fait en communication
01:23:06les LR
01:23:07moi je ne sais pas quoi dire
01:23:08je ne sais pas
01:23:09ce que c'est leur projet
01:23:10pareil pour le PS
01:23:11à la limite
01:23:12les écolos
01:23:12on peut imaginer
01:23:13et ça c'est un problème
01:23:14est-ce que la stratégie
01:23:16de LFI
01:23:17c'était aussi
01:23:18lors de ces municipales
01:23:19de montrer finalement
01:23:21une forme
01:23:21de caractère indispensable
01:23:22à gauche
01:23:23est-ce que le PS
01:23:23est tombé
01:23:24dans cette forme
01:23:25de piège ?
01:23:25complètement
01:23:26et c'est ce qu'ils ont
01:23:27réussi à faire
01:23:27en gros ils ont dit
01:23:28pour 2027
01:23:29on est incontournable
01:23:30et ça ils l'ont fait
01:23:32et ils ont gagné
01:23:33même s'ils ont gagné
01:23:33très peu de villes
01:23:34quelque part
01:23:35déjà c'est la première fois
01:23:36qu'ils s'en mêlent vraiment
01:23:37des municipales
01:23:37donc c'est plutôt pas mal réussi
01:23:39mais en plus
01:23:39ils ont complètement
01:23:40préempté ce terrain
01:23:41de la gauche
01:23:42et on voit bien
01:23:43à quel point
01:23:43ils ont du mal
01:23:44à s'organiser en face
01:23:45on va terminer
01:23:46par le sujet
01:23:48le sujet
01:23:48de préoccupation
01:23:49des français
01:23:50cette semaine
01:23:50c'est l'augmentation
01:23:51des prix à la pompe
01:23:52que va faire l'état
01:23:52que peut faire l'état
01:23:53comment peut-il aider
01:23:55les français
01:23:56on va écouter
01:23:56ce matin
01:23:57le ministre David Amiel
01:24:00pour toute dépense nouvelle
01:24:01il y aura l'annulation
01:24:03d'une autre dépense
01:24:05prévue à l'euro près
01:24:06avec un décret
01:24:07d'annulation
01:24:07c'est extrêmement important
01:24:09on ne peut pas
01:24:09se permettre
01:24:10de creuser
01:24:11encore la dette
01:24:12et les déficits
01:24:13mais il n'y aura pas
01:24:13de quoi qu'il en coûte
01:24:14face à la crise énergétique
01:24:16on ne peut pas
01:24:17refaire ce que nous avons fait
01:24:18en 2022-2023
01:24:20tous les deux
01:24:20et tous les trois ans
01:24:22le gouvernement
01:24:23est coincé
01:24:24Arnaud
01:24:24entre des français
01:24:26qui fassent à la hausse
01:24:27des prix du carburant
01:24:28en demande des aides
01:24:29et puis une dette
01:24:30qui ne permet peut-être
01:24:31pas de le faire
01:24:32complètement
01:24:33parce qu'il a un problème
01:24:34structurel
01:24:34c'est la dette
01:24:35c'est le déficit public
01:24:36qu'il faut absolument
01:24:38résorber
01:24:38parce que ça plombe aussi
01:24:40l'économie française
01:24:41et la croissance
01:24:42et puis en même temps
01:24:43en effet
01:24:43une guerre
01:24:44qui si elle durait
01:24:47risquerait
01:24:48de nous confronter
01:24:49à un nouveau choc pétrolier
01:24:50ce qui n'est pas le cas
01:24:51pour l'instant
01:24:51mais ce qui pourrait être le cas
01:24:53donc
01:24:54si vous voulez
01:24:55ça risque ça
01:24:55c'est un élément
01:24:56qui peut peser lourdement
01:24:57par exemple
01:24:58sur le climat
01:24:59de la prochaine présidentielle
01:25:01donc finalement
01:25:02le gouvernement
01:25:03a très peu de marge de manœuvre
01:25:04il n'en a pratiquement
01:25:05aucune
01:25:06sauf à jouer peut-être
01:25:07sur la fiscalité
01:25:07mais on voit
01:25:08qu'il ne veut pas le faire
01:25:09en raison justement
01:25:10de la nécessité
01:25:11de la maîtrise
01:25:12de la dette
01:25:13de la dette publique
01:25:15on va voir
01:25:15parce que vous savez
01:25:16la question de l'énergie
01:25:17la question du carburant
01:25:18c'est un fort carburant
01:25:20si vous me permettez
01:25:20cette expression
01:25:21pour les crises sociales
01:25:22je rappelle que
01:25:23la crise des gilets jaunes
01:25:24est partie d'une hausse
01:25:25de la taxe carbone
01:25:27en 2018
01:25:28donc
01:25:29ça va alimenter
01:25:32inévitablement
01:25:32si ça durer
01:25:33un climat social
01:25:33qui sera compliqué
01:25:34– Oui moi je me demande
01:25:35jusqu'à quand
01:25:36ils peuvent tenir
01:25:36on sent bien
01:25:37qu'il y a cette idée
01:25:38on ne va pas retomber
01:25:38dans le quoi qu'il en coûte
01:25:39parce qu'on a mis
01:25:40beaucoup de temps
01:25:40à sortir
01:25:41c'est vrai qu'on s'est
01:25:43habitué tous
01:25:43on a été complètement
01:25:44subventionné par l'État
01:25:45pendant un moment
01:25:46on s'est habitué
01:25:47on ne comprend pas
01:25:47que ça ne remarche pas
01:25:49le gouvernement
01:25:49va essayer de bloquer
01:25:50jusqu'à quand
01:25:51ça ça dépendra
01:25:52de la durée
01:25:52et de l'intensité
01:25:53de la guerre
01:25:54parce qu'en effet
01:25:55moi je pense qu'il va y avoir
01:25:56une colère telle
01:25:56qu'au bout d'un moment
01:25:57là on sent
01:25:58qu'ils ont déjà lâché
01:25:59un peu pour les agriculteurs
01:26:00pour les pêcheurs
01:26:01alors c'est des reports
01:26:02de charges
01:26:02ça ne fait que repousser
01:26:03le problème
01:26:04mais il y a un moment
01:26:05où il va y avoir
01:26:05une demande un petit peu
01:26:06plus forte
01:26:06parce qu'il y a des gens
01:26:07qui ne pourront pas
01:26:08aller travailler
01:26:09où ça va leur coûter
01:26:09très très cher
01:26:10moi ce que je ne comprends pas
01:26:11j'ai un peu du mal
01:26:12quand même à comprendre
01:26:13et à entendre
01:26:14des gouvernements successifs
01:26:16qui depuis 2020
01:26:17depuis 2022
01:26:18donc crise Covid
01:26:19et crise Ukraine
01:26:20n'ont pas réussi
01:26:21à mettre en place
01:26:22un système
01:26:23qui permette
01:26:24de protéger
01:26:24les plus modestes
01:26:25en cas de crise
01:26:26comme ça énergétique
01:26:27et qui laisse
01:26:28les moins modestes
01:26:31continuer à payer
01:26:32un peu plus cher
01:26:33parce que globalement
01:26:34s'ils payent leur plein
01:26:35un peu plus cher
01:26:36ça ne va pas gréver
01:26:37ils ne vont pas se priver
01:26:37d'un repas par jour
01:26:39et comment on protège
01:26:40les plus modestes
01:26:40je ne comprends pas
01:26:41comment l'État
01:26:42n'arrive pas
01:26:43à mettre en place
01:26:43il y a d'autres pays
01:26:44qui le font
01:26:45pourquoi nous
01:26:46on est plus idiots
01:26:46que les autres
01:26:47et on n'y arrive pas
01:26:47alors que c'est des choses
01:26:48dont on va avoir besoin
01:26:50ne serait-ce que
01:26:51pour la transition écologique
01:26:52donc je pense que là
01:26:54l'État il faut qu'il se bouge
01:26:55il faut qu'il réfléchisse
01:26:56c'est toujours
01:26:57c'est toujours au moment
01:26:58où la crise arrive
01:26:58qu'on se dit
01:26:59comment on va faire
01:27:00TVA
01:27:00on se pose les mêmes questions
01:27:01la TVA c'est hyper inégalitaire
01:27:03parce que même
01:27:04les plus riches
01:27:05auraient cette baisse de TVA
01:27:07donc c'est un peu idiot
01:27:08de se priver
01:27:09de cette manne pour l'État
01:27:11franchement je ne comprends pas
01:27:12merci Arnaud
01:27:14merci
01:27:14merci Émilie
01:27:15un petit mot pour vous dire
01:27:16que c'était notre dernier vendredi
01:27:18après 6 ans ensemble
01:27:19on va changer un peu
01:27:20nos habitudes
01:27:21on va se retrouver
01:27:21tous les jours
01:27:23du lundi au jeudi
01:27:24désormais à 7h30
01:27:26et à 12h30
01:27:27avec toujours
01:27:28les mêmes rendez-vous
01:27:29ne ça ne change pas
01:27:30l'actualité au plus près
01:27:31de chez vous
01:27:31l'actualité dans nos régions
01:27:33et puis le vendredi
01:27:34vous retrouverez désormais
01:27:34d'autres programmes
01:27:35toujours territoire
01:27:36toujours parlementaire
01:27:38on se retrouve donc
01:27:39lundi à 7h30
01:27:40je vous souhaite un excellent week-end
01:27:42à lundi
01:27:45Public Sénat
01:27:46en partenariat avec
01:27:47la presse régionale
01:27:48vous a proposé
01:27:49Bonjour Chez Vous
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