- il y a 2 jours
Ce jeudi 26 mars, François Sorel a reçu Julien Villeret, directeur de l'innovation chez EDF, Michel Lévy Provençal, prospectiviste, fondateur de TEDxParis et de l'agence Brightness, et Cyril de Sousa Cardoso, président du groupe Polaria. Ils se sont penchés sur la condamnation de Meta et Google sur le caractère addictif de leurs réseaux sociaux, et les centaines de postes supprimés chez Meta pour rester dans la course à l'IA générative, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:05Le débrief de l'actu tech, bien sûr, pour commencer, comme chaque soir, vous le savez, on prend le temps
00:10sur BFM Business dans Tech & Co.
00:12Et ça, c'est un vrai luxe, une heure pour revenir chaque soir sur toute l'actualité tech.
00:17Et c'est avec nos experts qui sont là.
00:19Ce soir, sur le plateau de Tech & Co, Cyril de Souza-Cardozo est là.
00:23Salut Cyril.
00:24Bonjour.
00:24Président du groupe Polaria.
00:27A tes côtés, c'est Julien Villeret.
00:29Bonsoir Julien.
00:30Julien Villeret, directeur de l'innovation chez EDF.
00:33Et voilà, tu suis l'actualité tech depuis très longtemps.
00:36Depuis mes cheveux gris, oui.
00:37Depuis tes cheveux gris.
00:39Et Michel Lévy-Provençal, qui commence aussi un peu à grisonner, les amis.
00:43Je ne sais pas si vous l'avez remarqué.
00:44À peine, à peine, à peine.
00:45Mais c'est vrai.
00:46Mais à la limite, c'est presque...
00:47C'est naturel.
00:48Il n'y a pas de teinture, il n'y a rien du tout.
00:50Il n'y a rien, c'est naturel.
00:51Michel Lévy-Provençal, prospectiviste, fondateur de TEDxParis et de l'agence Brightness.
00:58On va commencer donc par cette première, parce que c'est quand même une grosse info
01:03qui va, à mon avis, avoir une, comment dirais-je, une longue traîne.
01:11Instagram et Youtube ont été donc condamnés par un jury américain à verser 6 millions
01:16de dollars à une jeune femme qui accusait ses plateformes d'avoir contribué à sa dépression.
01:22Et lors de son témoignage, moment fort d'un procès qui a duré plus d'un mois, Mark Zuckerberg,
01:27le patron de Meta, n'a pas convaincu les jurés.
01:30Son attitude les a même agacées.
01:32Mathilde Chaminal nous raconte tout cela.
01:36Incapable de reconnaître les torts infligés aux adolescents par les réseaux sociaux.
01:40C'est ce que les jurés américains qui ont condamné Instagram et Youtube reprochent à Mark Zuckerberg.
01:45Lors de son témoignage, le patron de Meta a tenté d'amenuir la responsabilité des plateformes
01:50dans les troubles mentaux des utilisateurs.
01:53Sa défense a notamment essayé d'attribuer la dépression de Kaylee, une jeune plaignante,
01:57à son enfance chaotique.
01:58Un argument inacceptable pour Mark Lannier, avocat représentant de la jeune femme.
02:04Le jury a attribué 70% de responsabilité à Meta et 30% à Youtube.
02:09Il a ensuite conclu que les deux sociétés avaient adopté des comportements qui devaient être sanctionnés.
02:17Autre source d'agacement pendant le procès, Mark Zuckerberg a changé de version.
02:21Et ça ne nous a pas plu, confie à l'AFP l'un des 12 jurés.
02:25Pour les parents des victimes, cette condamnation est un immense soulagement.
02:28Laurie Hichotte, mère d'une adolescente de 18 ans décédée par suicide,
02:32espère d'autres décisions de ce type à l'avenir.
02:35Nous avons besoin que vous nous réjoignez dans ce combat, car tout s'arrête enfin aujourd'hui.
02:39Les géants de la tech, votre petit jeu est terminé.
02:44Pendant ce procès, Mark Zuckerberg aura concédé un seul point.
02:47Son réseau social aurait pu mettre en place plutôt des mesures pour vérifier l'âge des utilisateurs.
02:53Ça chauffe, ça chauffe parce que là on touche un sujet qui était relativement tabou auparavant,
03:01concernant en fait l'addiction aux réseaux sociaux.
03:04Et là, si on commence à parler d'addiction, ça peut aller très très loin.
03:09Les amendes peuvent tomber.
03:09Est-ce que cette décision de justice...
03:11Alors, on peut imaginer que Meta et YouTube ont fait rappel.
03:15Ils ont annoncé faire rappel.
03:16Ils ont annoncé faire rappel, donc ça va durer encore des années et des années.
03:19Mais imaginez si ça fait jurisprudence.
03:23On a quasiment au quotidien des histoires tragiques d'adolescents, d'adolescentes,
03:30de personnes peut-être un peu plus fragiles,
03:32qui se retrouvent dans des situations, on va dire dramatiques,
03:35suite en fait à l'agression des réseaux sociaux et puis surtout à l'addiction des réseaux sociaux.
03:40Et je voulais avoir votre avis un petit peu sur cette décision de justice.
03:43Peut-être commencer avec toi, Michel.
03:45J'imagine que tu as suivi ça.
03:47C'est, à mon avis, une information très importante.
03:51C'est une information importante.
03:53Le montant pour ces géants, il est anecdotique.
03:56Il est anecdotique, bien sûr.
03:59Il y a 4 millions pour Meta, 1,8 million pour YouTube,
04:04où ça fait à peu près 6 millions, c'est anecdotique en effet.
04:07En revanche, c'est plus que symbolique,
04:09parce que pour la première fois, ils sont condamnés,
04:12en l'occurrence pas pour le contenu qui est diffusé,
04:15mais pour le design du service qu'ils proposent.
04:19Les deux sont intrinsèquement liés quand même, malgré tout.
04:23Oui, mais si je peux prendre une image,
04:26c'est comme si finalement on injectait aux utilisateurs un poison,
04:31sauf que là, ils sont condamnés, non pas pour le poison,
04:35mais pour la seringue.
04:36C'est-à-dire que ce sont les algorithmes, le scroll infini,
04:40la manière dont ils créent de l'addiction à l'usage de leurs outils
04:45qui est ici condamné.
04:48Et d'une certaine manière, c'est comme si on vivait avec,
04:52allez, 80, 70 ans d'écart,
04:56ce qu'on a vécu avec l'industrie du tabac.
04:59Probablement que ce moment, qui est un moment symbolique très fort,
05:03marque le début d'une ère où l'ensemble des acteurs du numérique
05:08qui ont, et pas simplement les réseaux sociaux,
05:10tous les acteurs qui ont créé des applications,
05:13des services basés sur l'addiction,
05:16autrement dit ce qu'on appelle dans le jargon,
05:18créé de la stickiness,
05:20créé une envie d'y revenir et de l'utiliser en permanence
05:24avec, on connaît, ces pics de dopamine,
05:26ce qui touche directement à notre biologie.
05:28Bien sûr, bien sûr.
05:29Est en train de devenir, finalement, hors-la-loi.
05:32Et ça, à mon avis, ça fait trembler beaucoup d'acteurs dans la Ciccone-Vallée.
05:36On va voir ce qui va se passer avec Twitter.
05:40TikTok.
05:40En France, on est assez en pointe sur le sujet.
05:43Je sais que, vous le savez, le président Macron s'est positionné.
05:46Il n'y a pas plus tard qu'hier, d'ailleurs,
05:48la Première Dame est intervenue sur le sujet lors d'un événement avec la Première Dame américaine
05:57pour parler, effectivement, des dangers de l'addiction aux écrans et aux réseaux sociaux.
06:03Donc, c'est un moment à suivre.
06:05Julien ?
06:06Oui, je suis complètement d'accord avec ce qu'a dit Michel.
06:08J'ajouterai quelques éléments.
06:09D'abord, Snap et TikTok, qui étaient également parties prenantes du procès, ont transigé avant.
06:14Oui, c'est-à-dire qu'ils se sont arrangés...
06:15Ils se sont arrangés finissairement en coulisses.
06:18Pourquoi ? Parce qu'ils ont probablement compris que c'est, évidemment, avant tout un tribunal médiatique
06:23qui a eu lieu et un jury populaire.
06:26On n'est pas habitué à ça en France, évidemment, sur ce genre d'affaires,
06:28où elles sont jugées en droit en général.
06:30Là, ce genre d'affaires et les sites d'affaires sont gérés en émotions.
06:33C'est-à-dire que l'idée, c'est...
06:34Est-ce que, finalement, face à la détresse des familles,
06:36parce qu'en fait, il y avait une jeune fille qui attaquait,
06:38mais il y avait toutes ces familles qui étaient concernées par des suicides,
06:40des problèmes de ce type-là,
06:41est-ce que, finalement, ces grands de la tech, riches, puissants,
06:45et qui ont développé ces algorithmes d'engagement,
06:49finalement, doivent répondre de leurs actes,
06:51pas forcément en justice, en tout cas juridiquement,
06:54mais plutôt sur les motions créées.
06:57Et ça, évidemment, ça fait un précédent, ça crée un précédent qui est majeur,
07:01mais qui est majeur pour toute l'industrie de l'engagement.
07:03Parce qu'aujourd'hui, tout le digital, partout dans le monde,
07:06toutes les plateformes, mais aussi tout le système publicitaire,
07:09tout le système économique du digital, repose sur la notion d'engagement.
07:11C'est-à-dire, comment je m'assure que les gens utilisent de plus en plus ce service,
07:15et de plus en plus longtemps, et de façon exclusive.
07:17On remet en cause la recette même du succès de ces applications.
07:21Mais pas que de ces applications, en plus.
07:22Parce que derrière Netflix, Netflix fait quoi ?
07:24Netflix utilise des algorithmes pour créer de la stickiness,
07:27comme disait Michel, c'est-à-dire pour s'assurer que les gens
07:29viennent le plus souvent, le plus longtemps possible,
07:30regarder des films, des séries, etc. sur Netflix.
07:33Mais, je pousse un peu le bouchon,
07:35le replay qui est sur Nobox, en France,
07:37à partir du moment où il fait des recommandations algorithmiques
07:39pour dire, vous avez regardé tel plus belle la vie,
07:42je vous propose de la nouvelle série,
07:43de France 2, de France 2, il fait exactement pareil.
07:45Jusqu'où ça va, cette question-là ?
07:47Évidemment, je n'ai pas la réponse,
07:48mais c'est très intéressant.
07:49Et donc, l'analogie avec l'industrie du tabac,
07:52elle est très forte, elle est très juste,
07:54mais elle est peut-être même, probablement, sous-dimensionnée.
07:56Parce qu'en fait, l'intégralité, aujourd'hui, de nos vies,
07:58et probablement à l'avenir,
08:00va être gérée par des algorithmes.
08:01Moi, je suis chat-GPT, je suis OpenAI,
08:03je ne suis vraiment pas tranquille.
08:05On a tous entendu ces histoires d'adolescents,
08:08ou moins adolescents d'ailleurs,
08:09qui entrent en dialogue avec une IA,
08:11qui leur fait croire que, potentiellement,
08:13elles pourraient les pousser à faire des actes irréparables.
08:16Enfin, même sans aller jusque-là,
08:19on voit bien le potentiel de litigation,
08:23en bon français,
08:25le potentiel de procès qui existe
08:27sur l'intégralité de nos vies numériques, en fait.
08:29Donc, c'est, en fait, assez vertigineux.
08:31Alors, on peut peut-être aussi associer cette condamnation
08:35à une autre qui est tombée il y a 48 heures,
08:37que vous avez peut-être suivie.
08:39Cette fois-ci, c'était le tribunal du Nouveau-Mexique
08:41qui a condamné Meta à 375 millions de dollars.
08:45Alors là, c'est beaucoup plus d'argent,
08:47parce que, eh bien, Meta peut, en fait,
08:50pousser des vidéos pour adultes auprès des enfants.
08:54De vérification de l'âge, effectivement.
08:55De vérification de l'âge, et donc, encore une fois,
08:58on est sur un terrain un peu glissant.
09:00Cyril, quel est ton point de vue sur cette histoire ?
09:03Clairement, moi, je pense que, potentiellement,
09:05si elle se confirme, on est...
09:08Peut-être, c'est normal, c'est-à-dire Cyril,
09:09et du coup, Cyril salue.
09:11Est-ce que je peux changer ton prénom ?
09:12C'est un classique, c'est un classique.
09:13Est-ce que je peux changer ton prénom et t'appeler Alexa ?
09:15Ça peut le faire, ou pas ?
09:16Ça peut le faire, ça peut le faire.
09:18Et, en tout cas, moi, je pense qu'on est potentiellement
09:20face à une décision, on le verra dans quelques années.
09:22Peut-être l'une des plus importantes de ces dix dernières années.
09:26Parce qu'effectivement, c'est vertigineux,
09:28ce qu'il y a de sous-jacent,
09:30c'est que c'est la mécanique globale du numérique et du digital
09:33qui peut être, effectivement, remise en cause.
09:35Je rappelle une chose, tu parlais de la dopamine,
09:37le laboratoire associé à Facebook, à l'époque,
09:40qui a conçu une partie des phénomènes d'addiction,
09:42le Scrum Infini ou autre, s'appelait Dopamine Lab,
09:44avant qu'il change, effectivement, de nom.
09:47C'est toute la mécanique centrale qui se retrouve ici remise en cause.
09:49Donc, tous les acteurs de la tech, maintenant, désormais, doivent se dire
09:52« Putain, mon design, il peut être coupable. »
09:54Donc, l'éthique, ce n'est plus un sujet dans la conception.
09:56Et c'est hyper intéressant de vivre ça maintenant,
09:59au moment où on va se poser la question du business model,
10:02des intelligences artificielles.
10:03Parce qu'effectivement, et moi, je le souhaite,
10:06si ça, ça tombe, si effectivement, on est obligé de s'interroger
10:10sur, effectivement, derrière le fait de créer des systèmes
10:14qui sont là pour vendre uniquement de la publicité,
10:16et on pourrait en reparler de JGPT,
10:18et bien, effectivement, il va falloir penser nos systèmes
10:21et numériques globalement d'une nouvelle manière.
10:23Et je pense que c'est dans notre intérêt collectif.
10:25Michel ?
10:26C'est un vieux sujet, parce que Tristan Harris,
10:29un des anciens ingénieurs de Google, avait sorti un livre,
10:32je crois que c'était en 2018 ou 2019,
10:34où il disait déjà, toute cette industrie est basée, en effet,
10:39sur les pics de dopamine et la manipulation de notre cerveau.
10:42Et on pourrait même se poser la question, si on va vraiment très loin,
10:46de l'écosystème, en l'occurrence, mobile.
10:50Dans quelle mesure ce machin-là est peut-être même à la racine du problème ?
10:54Parce que c'est l'objet qu'on a le plus regardé dans l'histoire de l'humanité.
10:58Ce n'est pas un hasard.
11:00Avant même, d'ailleurs, que ces applications hyper-addictives, finalement, n'existent.
11:05On a commencé avec ce machin-là.
11:07Il s'est dit, à l'époque où Apple a lancé les fonctions de temps d'écran
11:10et de contrôle parental, qu'en fait, Apple l'avait fait,
11:13parce qu'il s'était rendu compte de ce risque-là juridique,
11:15c'est-à-dire le fait que, alors on peut se dire aussi
11:17qu'ils ont une volonté de faire le bien du monde,
11:19mais qu'en tout cas, il s'était rendu compte de ce risque juridique,
11:21qui était que l'iPhone, puisque c'est la plateforme dominante aux US,
11:24pouvait être accusé en tant que vecteur,
11:27ce qui a été le cas là pour Meta, etc.
11:29Encore une fois, ce n'est pas les contenus qui ont été accusés,
11:31c'est bien le vecteur, en tant que vecteur,
11:33d'en faire un outil addictif,
11:35et donc qui, évidemment, comme tout le monde a un smartphone dans la poche,
11:37c'est très facile d'attaquer le smartphone,
11:39en disant que c'est la faute du smartphone pour tout et rien.
11:42Et donc, c'est pour ça qu'ils avaient créé finalement ce type d'outil
11:46pour dire, ben non, regardez, moi je suis hyper responsable,
11:49je vous permets à vous de surveiller votre temps d'écran,
11:51de bloquer automatiquement votre téléphone, etc.
11:53Et puis évidemment, à vos enfants, puisqu'ils ne sont pas majeurs, etc.
11:56Donc, voilà, je pense qu'ils sont nombreux à avoir déjà,
11:59effectivement, vu ce problème il y a très longtemps.
12:01Si on prend un petit peu de recul,
12:02est-ce qu'on peut, parce que souvent quand on évoque le mot addiction,
12:05on pense aux drogues, aux médicaments,
12:07tout de suite on pense à des, on va dire par exemple aux OPSC, etc.,
12:12aux Etats-Unis,
12:14mais est-ce qu'on peut faire l'analogie finalement
12:15avec l'électronique et le numérique ?
12:18Je ne suis pas sûr, je pense sur les mécanismes,
12:21en tout cas, c'est sûr, après il y a des problèmes d'intensité,
12:22il faudrait reparler à des neurologues spécialement,
12:25mais par contre, la mécanique de dopamine,
12:27qui est celle des jeux d'argent,
12:29de la drogue, de l'alcool,
12:30et le même cheminement neurologique
12:33pour effectivement cette addiction sur les réseaux sociaux,
12:36le fait de voir une notification active chez moi,
12:38effectivement des mécanismes de dopamine,
12:40liées notamment à des mécaniques de reconnaissance sociale.
12:43Donc en réalité, il y a en tout cas une base biologique
12:45qui a bien été hackée
12:47par, d'ailleurs, des algorithmes d'IA,
12:49parce qu'ils ont détecté effectivement ces réflexes-là.
12:51Donc, il y a quand même une base biologique,
12:53à mon avis, commune.
12:54C'est moins délétère parce que ça prend plus de temps,
12:56parce que les impacts sont pas...
12:58Et puis on ne voit que les cas extrêmes.
13:01Et puis pour revenir sur ce que disait Julien,
13:04je ne sais pas si vous avez remarqué
13:05les derniers discours de Tim Cook.
13:07Il a été interviewé il n'y a pas si longtemps
13:10sur l'usage du smartphone et des nouveaux devices.
13:13Et un des premiers éléments qu'il met en avant,
13:16c'est la responsabilité d'Apple.
13:19et il dit, nous, on veut que les gens arrêtent
13:22de regarder les écrans.
13:23On veut les amener à aller dans la nature,
13:26vivre leur vie.
13:27Et je me souviens, à l'époque,
13:29les dirigeants mènent de l'orange...
13:30C'est une hypocrisie sans nom.
13:32Ils se protègent ?
13:33Ils se protègent.
13:34Non mais ils se protègent, oui, bien sûr.
13:36Mais tu sais, ça me fait penser à l'époque...
13:38Excuse-moi deux secondes.
13:39Je fais peut-être l'analogie avec les opérateurs télécoms.
13:42Tu sais qu'il filait à l'époque
13:44le kit piéton avec la boîte du téléphone.
13:48Non pas parce que ça leur faisait plaisir
13:50de filer un kit piéton,
13:51parce que ça coûtait de l'argent.
13:52Même les constructeurs de téléphones
13:53étaient obligés de le donner.
13:54Mais simplement pour se couvrir,
13:56au cas où on se rendrait compte,
13:58quelques années plus tard,
13:59que les ondes des téléphones portables
14:01pouvaient être mauvaises pour la santé.
14:03Tu vois ?
14:03C'est un peu un principe de précaution.
14:05Et je trouve que là,
14:06le fait que Tim Cook dise,
14:07alors qu'il vend des centaines
14:08de millions de téléphones chaque année,
14:11ils disent, oui,
14:11alors il faudrait peut-être arriver à décrocher, etc.
14:13Il y a quand même une certaine hypocrisie là-dedans
14:16qui est difficile à avaler, on va dire.
14:19Il y a un opérateur télécom
14:20que je ne vais pas citer,
14:21mais qui avait créé un think tank
14:22autour de la déconnexion.
14:24Je m'en souviens.
14:25C'est en 2013, 2014.
14:28J'étais plus ou moins parti prenant
14:30parce que j'avais participé à cette étude
14:33et à cette réflexion
14:35pour inciter leurs utilisateurs,
14:37enfin leurs clients,
14:38à prendre conscience de leurs usages numériques
14:41et à faire en sorte...
14:42Pourquoi ils le faisaient ?
14:43Peut-être qu'ils le faisaient d'ailleurs
14:44pour une bonne intention,
14:45mais peut-être aussi qu'ils le faisaient
14:46pour des raisons potentiellement légales.
14:48Cyril ?
14:49Mais c'est vrai que comme tu le dis,
14:50il y a une part d'hypocrisie,
14:51mais il y a aussi une part...
14:52Ces acteurs sont aussi enfermés.
14:53Notre infrastructure logicielle globale,
14:56on a tous accepté d'utiliser des outils gratuits
14:58alors qu'on en était effectivement les produits.
15:00Deux, tout est fondé et construit
15:01sur des écrans de navigation.
15:03Et à vendre ces écrans de navigation
15:04pour les rentabiliser,
15:05on y vend de la pub.
15:06Et donc derrière, effectivement,
15:07on développe ça.
15:08Et donc, c'est toute l'infrastructure tech
15:10qui est remise en cause.
15:11C'est pour ça que cette décision
15:13potentiellement, effectivement, est majeure.
15:14J'aime bien les termes vertigines.
15:16Peut-être juste pour reprendre
15:18le point très fort des opiacés
15:20que tu as cités,
15:21qui est un exemple effectivement d'addiction, etc.
15:23Et on a tous suivi l'affaire Perdu Pharma
15:25aux Etats-Unis et tout ce que ça a créé, etc.
15:27Et toutes les bonnes séries addictives
15:29par ailleurs,
15:30qui sont disponibles sur le sujet.
15:32Et quand on regarde, en fait,
15:34la chronique de ce genre de drame,
15:36parce que c'est des drames, évidemment,
15:37à la fin, humains et in fine aussi économiques
15:40pour les sociétés qui font ça,
15:41ça démarre toujours par
15:42on a un produit qu'on découvre
15:45et très naïvement, franchement,
15:47très spontanément,
15:49sans très bien savoir quelles sont les conséquences,
15:50on le met dans le marché.
15:52C'est ce qu'ont fait les réseaux sociaux globalement.
15:54Je peux désigner l'un ou l'autre.
15:55Mais voilà.
15:56Ensuite, petit à petit,
15:57il y a des signaux qui arrivent
15:59et qui arrivent à l'intérieur des entreprises,
16:01des fournisseurs,
16:01qui disent
16:02« On voit qu'il y a des usages un peu déviants,
16:05il y a des risques,
16:05il y a des problèmes, etc. »
16:06Et là, toute la question juridique,
16:08c'est « Est-ce qu'on les cache ? »
16:10Donc, est-ce qu'on met ça sous le boisseau
16:11et « Pas de problème, tout va bien, etc. »
16:15Industrie du tabac,
16:16industrie des opioïdes, etc.
16:18Soit on les expose,
16:19mais évidemment,
16:20on détruit son business model.
16:21Et donc ça,
16:22ça a quand même été quelque chose
16:23qu'on a vu dans toute l'histoire
16:24de l'homme moderne,
16:26en tout cas.
16:27Et c'est probablement
16:28ce qui est en train de se passer.
16:29C'est pour ça que, voilà,
16:29j'utilise ce mot vertigineux,
16:30parce que si ça va jusqu'au bout,
16:33et on voit les class actions
16:34en Californie déjà se monter,
16:36on voit, voilà,
16:37il y a déjà des milliers,
16:37des milliers,
16:38des milliers de procès
16:38qui sont en train de se monter
16:39aux Etats-Unis,
16:40ça va être intéressant à regarder.
16:42On reste du côté de chez Meta
16:44avec une autre mauvaise nouvelle.
16:45Alors, bon,
16:46mauvaise nouvelle pour Meta,
16:47pas forcément,
16:47mais en tout cas pour certains
16:48des salariés
16:49qui vont se retrouver à la porte,
16:51puisque Meta a annoncé,
16:53alors presque concomitamment
16:55à ce procès,
16:56mais bon,
16:56ça n'a rien à voir,
16:58annoncé licencier 700 personnes.
17:00Bon, finalement,
17:01aujourd'hui,
17:02Meta, c'est quasiment 80 000 employés,
17:04donc 700 personnes,
17:05ce n'est pas énorme,
17:06mais en fait,
17:06c'est toutes ces vases successives
17:07de licenciements
17:10qui s'enchaînent chez Meta.
17:12Après, on parlera des pics
17:14qui aussi dégraissent pas mal,
17:17et ce qui est intéressant,
17:18c'est que quand on regarde
17:19un petit peu
17:20dans quel, on va dire,
17:22département de chez Meta
17:23ces licenciements sont programmés,
17:26eh bien,
17:27c'est le Reality Labs.
17:29Vous savez,
17:30on va dire,
17:31tout le département VR
17:32qu'on a beaucoup évoqué
17:33dans Tech&Co
17:34à l'époque du Metaverse,
17:35etc.,
17:36etc.,
17:36et on voit que
17:37Marc Zuckerberg,
17:38qui pendant longtemps
17:39a tenu droit,
17:40c'est-à-dire que
17:40on sait que même
17:42quand certains
17:43commençaient un peu
17:44à railler
17:44la stratégie
17:45de Marc Zuckerberg
17:46concernant le Metaverse,
17:47ils continuent
17:48à investir des milliards,
17:49mais là,
17:50visiblement,
17:51voilà,
17:52ça commence un petit peu
17:53à dégraisser là-dessus,
17:54parce qu'on se rend compte
17:55que c'est compliqué,
17:57il n'y a pas d'avenir.
17:58En fait,
17:58les vagues précédentes déjà,
17:59parce que Meta a déjà,
18:01depuis le Covid,
18:01depuis la fin du Covid,
18:02l'issue en s'est pas mal.
18:03Et c'est plusieurs dizaines
18:03de milliers de collaborateurs
18:05qui sont partis.
18:05Exactement,
18:05et beaucoup étaient
18:06dans cette division-là déjà,
18:09sachant que
18:10Marc Zuckerberg,
18:11sa psychologie,
18:12c'est quoi ?
18:13C'est de dire,
18:13j'ai raté le mobile,
18:15et je ne veux plus jamais
18:16rater aucune vague
18:17parce que j'ai raté le mobile,
18:18et que ça,
18:19vraiment,
18:19ça m'a foutu les boules.
18:20Pardon de le dire comme ça,
18:21mais c'est vraiment ça.
18:21Donc derrière,
18:22il a cherché le next big thing,
18:24la prochaine innovation
18:25sur laquelle il va vouloir être
18:27mieux plus que les autres.
18:29Et donc,
18:30ça a été,
18:31croyait-il,
18:32les lunettes de réalité virtuelle.
18:36Force est de constater
18:36que pour l'instant,
18:37ce n'est pas le cas.
18:38Avec son fameux métavers.
18:39Mais les technologies
18:40qu'il a développées,
18:41lui ont quand même permis
18:42de développer
18:43un certain nombre de produits
18:44qui ont plutôt
18:44un très beau succès
18:45avec les méta-ray-ban
18:46qu'on connaît,
18:47et probablement pas mal
18:48de nouveaux
18:49pares de lunettes,
18:50etc.
18:51Donc,
18:51je ne pense pas que ce soit
18:52de l'argent perdu,
18:53honnêtement.
18:53Mais en tout cas,
18:54le côté VR
18:55en réalité virtuelle
18:56est abandonné.
18:58Et pour lui,
18:58maintenant,
18:58c'est les GIs.
18:59Pour lui,
19:00maintenant,
19:00c'est les GIs.
19:01Donc,
19:01c'est l'intelligence
19:04artificielle générale.
19:04Donc,
19:05c'est ça son nouveau graal.
19:05Et donc,
19:06pour ça,
19:07comme il l'a fait
19:07pour le VR,
19:08il a mis des dizaines,
19:09des centaines en l'occurrence,
19:10de milliards sur la table.
19:12Donc,
19:13c'est vraiment,
19:14je crois que son objectif,
19:16en fait,
19:16c'est juste d'être sûr
19:17de ne pas rater
19:17la prochaine vague.
19:19Et donc,
19:20il faut quelques centaines
19:20de personnes en moins
19:22sur quelque chose
19:23qui n'a pas,
19:23de toute évidence,
19:24été la prochaine vague.
19:25Voilà,
19:25c'est presque anecdotique.
19:27Sauf qu'il a raté,
19:28en l'occurrence,
19:29la vague.
19:29Oui,
19:29c'est quand même un échec.
19:30Alors,
19:30est-ce qu'on peut dire
19:31que c'est un échec ?
19:32Pas forcément,
19:33parce qu'effectivement,
19:35sur toutes ces dizaines
19:35de milliards,
19:36il y en a forcément
19:37qui ont servi
19:40au déploiement
19:40des lunettes E-BAN,
19:41etc.
19:41C'est quand même
19:43assez anecdotique
19:44vu l'ampleur
19:45de l'investissement.
19:48Un milliard quasiment
19:48par mois
19:49de dépensée
19:50depuis,
19:51je crois,
19:512020.
19:52C'est monumental.
19:55Il a raté,
19:56en effet,
19:57la vague de l'IA,
19:59l'IA générative.
20:00Il a essayé
20:00de la rattraper.
20:02Il a probablement
20:03quand même
20:04réussi à construire
20:05une infrastructure,
20:07en l'occurrence GPU.
20:09Parce qu'il ne faut pas
20:09oublier quand même
20:10qu'il fallait beaucoup
20:11de GPU aussi
20:12pour faire du métavers.
20:14Elle est peut-être
20:14en partie obsolète,
20:15mais il est resté
20:16dans cette logique
20:17parce qu'il faut
20:17construire des savoir-faire
20:19aussi autour
20:20de la GPU
20:21et de l'infrastructure
20:22et de l'hébergement.
20:23Donc ça,
20:23c'est clair que Meta
20:25est devenu
20:26un acteur
20:27dans le domaine.
20:28Après,
20:29il y a un autre,
20:29je ne sais pas
20:29si vous avez vu,
20:30mais il y a un autre effet,
20:31c'est qu'en même temps
20:32qu'ils ont annoncé
20:33cette charrette
20:35de, je crois,
20:36700 personnes,
20:37certains disent
20:38beaucoup plus.
20:39Je crois qu'il y a eu
20:39des rumeurs
20:40qui montaient à...
20:40À 15 000, oui.
20:41Oui, mais ça reste
20:42des rumeurs.
20:43En même temps,
20:44ils ont annoncé
20:44un bonus
20:46à 6 ou 7 execs
20:48de l'entreprise
20:49pour près d'un milliard.
20:51Donc, le lundi,
20:53ils annoncent,
20:54je crois que c'est le lundi
20:54qu'ils ont annoncé
20:55les bonus
20:56et le mardi,
20:57ils annoncent
20:57les licenciements.
20:58Donc, il va y avoir
21:00quand même
21:00un sujet là-dessus.
21:02Et puis,
21:02le dernier point,
21:03c'est qu'on voit
21:04quand même
21:05qu'il y a un mouvement
21:06qu'on pourrait peut-être
21:07attacher à Meta ici,
21:09mais on va le voir après
21:10peut-être avec Epic
21:10et on pourra le voir
21:11sur d'autres boîtes
21:12où, finalement,
21:14la machine,
21:16l'IA,
21:17les GPU
21:17sont en train
21:18de remplacer
21:18les humains
21:19dans les boîtes.
21:19Et ça,
21:20c'est un mouvement
21:21de fond,
21:22pas à pas,
21:23qui est un peu sourd.
21:25De temps en temps,
21:25on a quelques pics
21:26qui nous permettent
21:27de voir qu'en effet,
21:29il y a un mouvement
21:29qui se passe.
21:30Mais ces boîtes-là
21:31sont en train
21:32d'être des boîtes
21:33de capital
21:34et moins des boîtes
21:35dans lesquelles
21:36la valeur travail
21:37humain,
21:39le travail humain
21:40est valorisé.
21:41Et ça,
21:41c'est un vrai mouvement
21:42de fond
21:43sur lequel,
21:43à mon avis,
21:44il faut être très attentif,
21:46en particulier
21:46parce qu'ils sont
21:47toujours précurseurs.
21:48Ces acteurs
21:49sont en train
21:49véritablement
21:50de nous ouvrir
21:52une partie du futur.
21:53On est en train
21:54de voir une partie du futur
21:55quand on voit
21:55ce qui se passe
21:56dans ces boîtes-là.
21:57C'est pas facile
21:58toujours de lire
21:59en ce moment
21:59certaines réductions
22:01parce qu'effectivement,
22:01souvent dans les réductions
22:02d'effectifs,
22:03tu as des réorientations
22:04stratégiques
22:05et sous couvert d'IA
22:06on fait passer les choses
22:06mais effectivement,
22:07comme dit Michel,
22:08à l'intérieur,
22:09il y a aussi en réalité
22:10les impacts de l'IA.
22:11Mais clairement,
22:12Facebook est passé à côté
22:14de la révolution IA
22:15et pourtant,
22:16les transformeurs,
22:16on les connaît
22:17depuis 2017,
22:18ils sont partis
22:19dans une mauvaise direction.
22:20Je pense que c'est
22:21un manque stratégique.
22:22Je pense que sincèrement,
22:23l'argent qu'ils ont mis là,
22:24ils ne l'ont pas mis
22:24au bon endroit
22:25et entre-temps,
22:26maintenant,
22:26ils font des acquisitions
22:27sur lesquelles
22:28on peut s'interroger,
22:28racheter le réseau social
22:29Modbook
22:30et on a parlé
22:31d'OpenClo,
22:32je trouve qu'OpenClo
22:32très belle technologie
22:33mais Modbook,
22:34c'était le réseau social
22:35des agents IA
22:36qui se parlaient entre eux.
22:37Je pense qu'il n'y a pas
22:38grand-chose là-dedans
22:39et ils se sont mis
22:39dans une acquisition
22:40mais en tout cas,
22:41il y a une ingénierie
22:43qui peut être intéressante
22:43mais en tout cas,
22:44cette acquisition,
22:45pour l'instant,
22:46je ne vois pas
22:46ce qu'elle va en tout cas
22:47produire chez eux
22:47et j'ai un doute
22:48en tout cas sur les impacts.
22:49Le deuxième élément
22:50à l'intérieur de ces réductions,
22:52c'est le point
22:53qui m'a intéressé,
22:54c'est le fait
22:55que Mark Zuckerberg
23:00hiérarchique.
23:01C'est intéressant,
23:01c'est qu'en fait,
23:02une grande partie
23:02sont plutôt des managers
23:03qui ont un vrai impact
23:05sur le travail
23:06avec un ratio
23:07de ce que j'ai lu
23:08qui est ramené
23:09à quasiment un manager
23:10pour 50 salariés.
23:11Là, on n'est plus
23:12dans le management.
23:13Là, on va avoir un sujet.
23:14Là, on est sur la surveillance,
23:15du contrôle,
23:15je ne sais pas
23:15ce que ça va donner derrière
23:16et là, effectivement,
23:19je crois qu'il y a des acteurs
23:19qui vont commencer
23:20à se différencier
23:20sur la manière
23:21où ils placent le travail
23:22parce qu'effectivement,
23:23un manager pour 50 personnes
23:24n'était plus
23:24dans l'interaction humaine.
23:26Oui, si tu continues comme ça,
23:27alors oui, demain,
23:28ton contrôle sera fait par IA.
23:30Mais je crois
23:31que la valeur du travail,
23:32en tout cas la valeur humaine,
23:33elle sera dans l'interaction humaine
23:34et à mon avis,
23:34là, il n'est pas en train
23:35de prendre un bon chemin
23:36sur le chemin du management.
23:37Peut-être deux choses.
23:38Moldbook, en réalité,
23:39ce qui l'intéresse
23:40dans Moldbook,
23:41ce sont les interactions sociales
23:43que les agents IA
23:45peuvent créer
23:45et que les humains
23:47n'ont pas encore imaginé.
23:49Ça, c'est ce qu'il dit,
23:50clairement,
23:51dans les documents
23:52qu'il a publiés.
23:52Oui, c'est expérimental en fait.
23:54C'est totalement expérimental.
23:55Le deuxième point,
23:55pour reprendre ce que tu disais
23:57sur, finalement,
23:59le management
23:59et le futur du travail.
24:01Je ne sais pas
24:01si vous avez vu passer
24:03cette news
24:03à propos de PwC,
24:05qui est, pour moi,
24:06le premier acteur
24:08des professional services
24:09qui a annoncé,
24:10je crois,
24:11hier ou avant-hier,
24:12qu'il commençait
24:12à vendre
24:13des missions
24:14sans humains.
24:16Donc,
24:16PwC vend,
24:18en gros,
24:19des agents.
24:19Des accès à sa connaissance.
24:20Oui, bien sûr.
24:21Des accès à ses agents
24:22qui ont été
24:24probablement entraînés
24:25et sa data.
24:26Et ça,
24:27ce sera intéressant d'ailleurs
24:28de voir comment ils le vendent,
24:29combien ils le vendent.
24:30Et si ça marche.
24:31Et si ça marche
24:32et de comparer avec
24:33leur mission traditionnelle.
24:36Ça, c'est un point important
24:37parce qu'effectivement,
24:38j'ai vu cette news passer,
24:39elle interroge beaucoup.
24:40À la fois,
24:41les acteurs du SaaS
24:42baissent dans leur valorisation
24:43en bourse
24:43et en même temps,
24:44ces camions de conseils
24:45sont en train de devenir
24:45des boîtes de SaaS.
24:47Et effectivement,
24:48qu'est-ce qu'on va apporter ?
24:49Effectivement,
24:50est-ce qu'on va racheter
24:51en tout cas derrière ?
24:51Je pensais à Bloomberg de GPT
24:53qui n'a pas été un succès
24:56parce que les grands modèles
24:57de fondation,
24:57c'est aussi la réalité.
24:58Ils sont meilleurs à la fin
24:59pour réaliser des tâches
25:00même en tout cas expertes,
25:02mais effectivement à observer.
25:04Pour terminer,
25:05je voulais juste
25:06m'inscrire en faux
25:07avec un truc qui vient d'être dit.
25:08Non, pas du tout,
25:09mais quand même une précision.
25:10On dit que Meta
25:11a raté la vague de l'IA.
25:13Meta est aujourd'hui
25:14l'entreprise
25:14qui gagne le plus d'argent
25:16grâce à l'IA
25:16de toutes les entreprises du monde.
25:18Pourquoi ?
25:18Parce qu'ils ont appliqué
25:19à leur modèle publicitaire,
25:20leur modèle d'IA
25:21et leur algorithme.
25:22Mais ça, c'est pas nouveau.
25:23Ça fait des années.
25:24Mais ça a beaucoup,
25:25beaucoup, beaucoup progressé
25:26et vraiment les experts du secteur
25:28considèrent que Meta
25:29est le plus avancé,
25:30le plus performant.
25:31Il suffit d'avoir
25:32un fil Instagram pour le voir.
25:33Que dans son exploitation publicitaire
25:35à travers l'algorithme.
25:37Donc certes,
25:37l'IA générative,
25:38clairement,
25:38ils ont raté la vague,
25:40mais il ne faut pas disconter
25:41leurs compétences
25:42en termes d'IA.
25:43En tout cas,
25:43quand elles l'appliquent
25:44à leur business,
25:44ils savent faire.
25:45C'est comme d'ailleurs
25:45Apple qui a raté la vague d'IA
25:47et qui cependant
25:47est un acteur
25:51infrastructure de l'iPhone.
25:52On revient dans un instant.
25:54On va s'intéresser
25:55à une autre vague
25:55de licenciements
25:56qui n'est pas anodine.
25:57C'est celle d'Epic.
25:58Vous savez,
25:59le grand studio de jeux vidéo
26:01à qui l'on doit
26:01entre autres Fortnite.
26:03Justement, visiblement,
26:03Fortnite,
26:05ce n'est plus le jeu bankable
26:06qui était encore au top
26:09il y a quelques années.
26:10Et forcément,
26:11ça a des conséquences sociales,
26:13on va dire.
26:13On va parler de ça.
26:14On évoquera aussi OpenAI
26:16qui abandonne
26:17son application vidéo Sora.
26:18Vous restez là.
26:19La suite de Tech & Call
26:20la quotidienne
26:21avec Julien,
26:22Cyril et Michel
26:23juste après cette petite pause.
26:24A tout de suite.
26:25Sous-titrage Société Radio-Canada
26:25Merci.
26:25Merci.
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