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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est 20h05 sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros 2.
00:04On est avec Judith Vintraub, chère Judith, bonsoir.
00:06Heureux de retrouver le ministre, Pierre Lelouch.
00:09Merci, moi aussi, très heureux de vous revoir.
00:10Je vous ai vu dans un reportage sur la campagne de 2002, la campagne présidentielle de 2002,
00:15qui dit que c'est « Tous en scène », et on vous voit après la campagne présidentielle
00:19et la campagne législative.
00:21Est-ce que vous vous soutenez de ce tournage ou pas ?
00:23Pas du tout.
00:23Vous étiez en campagne en 2002, pour les législatives, campagne remportée ?
00:27Oui.
00:28Vous étiez dans un café.
00:30J'ai gagné 5 fois la législative.
00:325 fois ?
00:325 mandats.
00:33Et pourquoi pas 6 ?
00:34C'est très fier.
00:35Parce que Macron est arrivé et je ne pouvais plus supporter.
00:40Ah, vous n'avez pas...
00:42Non, non, non.
00:43Je ne voulais ni franchir le Rubicon comme d'autres et me vendre Macronie,
00:48ni supporter d'être dans l'opposition avec cette bande de neuneus dont je me suis barré.
00:52Ah bah écoutez, c'est pour dire que vous êtes dans ce plateau, vous dites les choses très franchement.
00:56Ah bah oui.
00:56Et vous nous avez manqué le...
00:58Non mais attendez, un dernier mot.
00:59Quand j'ai vu au bureau politique, le lendemain du premier tour,
01:02que le tiers des membres du bureau politique avait déjà voté Macron avant même le second tour,
01:08je me suis dit que je n'ai plus rien à faire dans ce parti.
01:09Je me suis levé, ils auraient dit, messieurs, je m'en vais.
01:11Philippe Lelouch, il se bat, il est de retour.
01:13Non, non, mon nom c'est Pierre.
01:14Philippe Pierre, pardonnez-moi, char Pierre.
01:16Écoutez, Philippe...
01:17Eliott, vous avez bien commencé, mais là...
01:19Très mal, très mal.
01:20Et encore, c'est que le début de l'émission.
01:22Vous faites des trucs à la Léa Salamé, la méfierie.
01:24Oh, la pauvre Léa Salamé qui a interrogé, on en parlera d'ailleurs, qui a interrogé M. Lavrov et qui
01:29est attaqué de toutes parts après cet entretien.
01:34C'est pour ça que j'ai mentionné son nom, parce que je l'aime bien.
01:36Eh bien, écoutez, nous en parlerons.
01:37Depuis longtemps.
01:38Nous en parlerons, parce que ça ne doit pas être facile.
01:39Je connaissais bien son papa.
01:41En duplex, comme ça, et elle a été reprise par le ministre des Affaires étrangères.
01:46On s'égare, on continue notre émission et on parlera de l'essence, évidemment, c'est au cœur.
01:51Mathieu Hocq et Sébastien Ligné, bonsoir à tous les deux.
01:53Bonsoir, David Deval.
01:54Vous pouvez m'appeler David.
01:56Sachez que j'ai eu deux prénoms dans ma vie.
01:58Et ça, vous ne le saviez pas.
01:59Ah non ?
02:00La grande angoisse des Français, parce que ça, c'est bien plus important.
02:03La grande angoisse des Français, c'est ce qui se passe avec les prix du carburant, l'essence, au quotidien.
02:08Ça touche évidemment 40 millions d'automobilistes, mais ça touche tous ces Français qui sont au centime près, à l
02:13'euro près.
02:14Les prix du carburant en un mois de guerre, diesel et sans plomb, augmentent à toute allure.
02:18Et dans une France économiquement faible, vous êtes sans défense, sans possibilité de remettre le fameux bouclier tarifaire.
02:25Il y avait avant le quoi qu'il en coûte, mais comme vous n'avez plus un rond, aujourd'hui,
02:29c'est le quoi qu'il arrive.
02:30C'est très intéressant de voir l'évolution aujourd'hui.
02:33Alors on plaide, c'est le déficit.
02:35Sauf que quand vous l'avez creusé de plus de 1000 milliards, voilà ce qui se passe aujourd'hui.
02:39Regardons le sujet.
02:40Il est signé Julia Ferrand, alors que face à cet envolé des prix,
02:44le gouvernement a annoncé une aide de 20 centimes par litre pour les petits transports routiers en difficulté.
02:48Et pour les pêcheurs, notamment au mois d'avril, il y a également des mesures pour les agriculteurs.
02:55Dans cette station essence d'ici les Moulineaux, le gasoil est à 2,21 euros le litre.
03:02Il avait dépassé le seuil symbolique des 2 euros à la mi-mars, une première depuis 2022.
03:10Les automobilistes interrogés sont consternés face à l'augmentation du prix à la pompe.
03:14C'est aberrant parce que du coup, nous, on essaye de gagner notre vie comme on peut.
03:19On n'a pas forcément les moyens toujours.
03:20Et là, ça bat des records.
03:22Et ça va sûrement continuer comme ça encore un moment.
03:24Quand il s'agit de faire le plan de la voiture, on choisit bien sa station.
03:28Ça fait une belle augmentation.
03:30Ça ne peut pas durer parce que c'est intenable.
03:32Depuis le début de la guerre, le sans-plomb 98 frôlait quant à lui avec les 2 euros le litre.
03:39Ici, il les a dépassés pour un litre à 2,02 euros.
03:43Tandis que le sans-plomb 95, l'essence la plus consommée par les Français,
03:48atteint les 1,99 euros dans cette station des Hauts-de-Seine.
03:51Pour soutenir les secteurs les plus impactés par la hausse des prêts de l'énergie,
03:56le gouvernement annonce une aide de 20 centimes par litre
04:00pour les petites entreprises du transport routier en difficulté au mois d'avril.
04:04Une aide qui représente un budget de 50 millions d'euros,
04:08selon Philippe Tabarro, ministre des Transports.
04:11Et je vous propose, puisqu'il y avait une conférence commune avec plusieurs ministres,
04:14dont Philippe Tabarro, le ministre des Transports, qui a annoncé ces premières mesures.
04:19Nous mettons en place une aide exceptionnelle, mensuelle,
04:23sous la forme d'une aide forfaitaire par véhicule
04:26pour soutenir les TPE et PME les plus en difficulté.
04:32Cette aide est concrète.
04:34Elle équivaut à 20 centimes par litre
04:36pour les entreprises de transport les plus fragilisées par la crise.
04:40Nous complétons donc ces mesures par un dispositif de soutien
04:45pour un coût total de 5 millions d'euros pour une durée de un mois.
04:49Ce soutien prendra la forme d'un remboursement sur facture
04:53à hauteur de 20 centimes par litre de carburant.
04:56Sur les 30 prochains jours, chaque centime d'accise
04:59qui aurait dû entrer dans les caisses de l'Etat
05:01restera dans la poche des agriculteurs.
05:03Nous sommes engagés à libérer jusqu'à 14,5 millions de réserves françaises.
05:09À ce stade, 580 000 barils ont été libérés.
05:134% de ces engagements pour répondre à des besoins très ponctuels et localisés.
05:18Je constate qu'en Macronie, quand avant on débloquait des milliards,
05:22aujourd'hui on est désormais aux millions près.
05:25Signe que la France n'a plus suffisamment d'argent
05:29pour débloquer massivement quand il y a un choc qui nous parvient.
05:33Vous l'avez dit, il n'y a plus un rond.
05:35Moi je note que par exemple en Espagne, ils ont débloqué 5 milliards tout de suite.
05:39Les pays qui ouvrent la bourse lâchent beaucoup d'argent.
05:44Pourquoi ? Parce que c'est très dur pour beaucoup de gens.
05:48Et je crains surtout que ça va durer.
05:51Ça va durer.
05:52Il y a des installations pétrolières qui sont cassées,
05:55qui ont été bombardées, notamment en Arabie Saoudite.
05:57Le système gazier Qatari est complètement arrêté,
06:02alors que depuis l'Ukraine, nous on achète du gaz à Qatar et aux Etats-Unis.
06:08Donc on est parti pour une période qui va être extrêmement dure pour tout le monde,
06:13pour tous nos concitoyens.
06:14Après, est-ce qu'il faut ou pas toucher la TVA qui est quand même...
06:21La baisse de la TVA, c'est quand même l'outil le plus simple.
06:24Mais le gouvernement va vous dire qu'il est inégal,
06:26parce qu'il y a ceux qui ont de l'argent qui vont en bénéficier aussi.
06:29Mais je pense que cet argument ne peut pas tenir la route.
06:32Le plus simple, c'est effectivement de, temporairement,
06:35tant que dure cette crise,
06:37faire en sorte que l'Etat ne gagne pas d'argent sur la TVA.
06:40Ce qui est une volonté, par exemple à 5-5,
06:43c'est la volonté du Rassemblement National.
06:45Oui, c'est la mesure la plus simple et la plus efficace immédiatement.
06:49Parce que ce que les Français pourraient se dire,
06:50c'est de dire, attendez, sur notre dos,
06:52l'Etat est en train de se faire de l'argent.
06:53En plus, vous allez avoir des usines à gaz, métier par métier,
06:56qui vont être difficiles à mettre en place.
06:58Un peu ce que je crains qu'il ne se passe déjà
07:00après cette conférence commune avec tous les ministres.
07:03Vous l'avez entendu.
07:04Ce qui est insupportable, c'est qu'en même temps qu'il annonce ces mesures
07:06qui sont vraiment des cacahuètes, pardon,
07:09même si pour les professions concernées, c'est un peu moins pire.
07:12Ça fait quelques dépenses en moins.
07:16Le gouvernement, et à commencer par Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
07:20se vante de sa bonne gestion.
07:21Parce qu'au miracle, le déficit va être un tout petit peu inférieur.
07:26Ce ne sera que 5,1% du PIB à ce qu'on craignait qu'il soit.
07:31Sauf que ce qu'il ne dit pas, il dit, c'est ma bonne gestion,
07:34c'est formidable, on va continuer comme ça.
07:35Ce qu'il ne dit pas, c'est que ce déficit moins haut que prévu,
07:40on le doit à quoi ?
07:41On le doit à une hausse du produit des impôts et des taxes
07:45équivalente à 0,9 point du PIB,
07:49alors que les dépenses publiques ont continué d'augmenter
07:52à hauteur de 0,2 point du PIB.
07:55Donc on le prend vraiment pour des jambons.
07:57Et heureusement que vous êtes là pour le rappeler,
07:59heureusement qu'il y a aussi des observatoires comme l'Observatoire Hexagone
08:02qui, dès qu'il y a eu l'annonce de ce dit déficit,
08:05ce n'est pas la bonne DNS,
08:08mais la France est encore sur le podium des pires déficits de la zone euro,
08:11c'est celle-ci qui nous intéresse puisqu'elle est intimement liée
08:14avec ce que disait Judith Vintraume.
08:16Dépenses publiques, vous êtes à plus 0,2 point.
08:20Les recettes publiques, c'est-à-dire les impôts et taxes,
08:24ça explique le recul du déficit public.
08:29Et c'est très intéressant.
08:31Vous avez raison Elliot, en fait la France est addicte à la dépense publique
08:35et on se souvient qu'en 1974, c'est le dernier budget qui est à l'équilibre en France.
08:40Il y avait 38%, si on prend le graphique qu'on mettait l'année 1974,
08:4438% de dépenses publiques, 38% de recettes publiques,
08:47budget à l'équilibre.
08:48Vous voyez qu'on a augmenté les impôts,
08:50les impôts ont augmenté de quasiment plus 30%
08:52puisqu'on est arrivé en valeur absolue, donc on est à 51% aujourd'hui
08:56et les dépenses publiques ont explosé à 57%.
08:58Il y a un écart et c'est le même problème sur l'essence en fait.
09:01Le vrai sujet, ce n'est pas de redonner un petit chèque à Pierre-Paul-Jacques
09:05ou à un corps de la société ou à un métier, etc.
09:11C'est de baisser durablement les taxes.
09:13Les taxes aujourd'hui, c'est entre 40 à 60% du prix du carburant
09:17selon le carburant.
09:20Aujourd'hui, c'est ça le vrai sujet.
09:21Et la ristourne à 20 centimes, c'est 10% aujourd'hui
09:25de ce que vont payer les...
09:26Donc vous ne pouvez pas d'un côté prendre 40, 50, 60%
09:30et de l'autre redonner 10% et dire j'ai bien géré.
09:33Sébastien Ligné, en un mot et ensuite on passe aux élections municipales
09:37et ses conséquences.
09:38Je pense d'ailleurs qu'il y a un lien
09:39parce que je ne suis pas certain qu'on se rende compte
09:40de l'état de la colère sociale dans ce pays.
09:43On est à tous les niveaux dans une situation bien plus calamiteuse
09:46que lorsque les gilets jaunes déclenchent la gronde en 2018.
09:51En 2018, rien que pour le prix de l'essence, c'est qu'un indicateur.
09:54On était à 1,50 en moyenne.
09:55Aujourd'hui, par endroit, on est à plus de 2,20 euros.
09:57Et ça, ce n'est qu'un indicateur.
09:59Aujourd'hui, la grenade sociale est prête à exploser.
10:02Il ne manque qu'un déclencheur.
10:03Ça peut être un déclencheur politique, comme c'était le cas en 2018.
10:06Le problème, c'est qu'on voit bien que ce gouvernement,
10:09quand il n'a plus la carte joker du chèque magique,
10:13du chèque en blanc, c'est beaucoup plus compliqué
10:15pour trouver des solutions.
10:16Au moment des gilets jaunes, pour calmer la colère
10:18et acheter la paix sociale, Emmanuel Macron,
10:19nous avait sorti le chèque, 10 milliards d'euros,
10:21et on avait réussi un petit peu à apaiser les tensions.
10:23Là, les 10 milliards, on ne les a pas.
10:24Donc si la colère éclate, et je pense qu'elle peut éclater,
10:27même pourquoi pas en période électorale,
10:30il n'y aura pas les 10 milliards à partir.
10:31Rendez-vous compte qu'on est passé de 10 milliards à 70 millions.
10:36C'est là où on voit aussi à quel point
10:39on a tellement vidé les caisses de l'État
10:41qu'on a tellement creusé...
10:43Non, on est très très bon.
10:45Ah oui, vous avez raison, Judith, mieux vaut en rire qu'en pleurer.
10:49Mais on est passé des chèques...
10:5210 milliards.
10:5210 milliards.
10:53Allez, on donne les chèques, on donne les chèques.
10:54Il n'y a plus rien d'ailleurs.
10:55On n'a plus rien.
10:56C'est comme ça qu'il faut le comprendre.
10:57Alors j'aurais pu commencer l'émission avec, vous savez,
11:00ce brouillard de la guerre qui se poursuit,
11:01c'est la quatrième semaine,
11:02on va mettre des images de bombardements,
11:04on ne sait absolument pas ce qui est en train de se passer.
11:06C'est sûr, en images, c'est impressionnant.
11:10Bon, là, c'est du concret.
11:11C'est du concret, c'est tous les jours.
11:13Sur Europe 1, on était ensemble avec Sébastien ce midi.
11:17C'était passionnant d'entendre tous ces Français qui travaillent.
11:19J'ai entendu des infirmières libérales dire
11:21« Mais moi, je vais arrêter de bosser.
11:22Je ne peux pas.
11:23Comment je fais 30 km aller, 30 km retour ?
11:26Ça me coûte plus cher. »
11:27C'est exactement ce qu'a fait une femme.
11:29Elle a décidé d'arrêter de travailler.
11:31Elle n'était pas infirmière.
11:32Femme âgée qui nous a annoncé qu'elle se rendait moins
11:34voir son mari qui était en maison de retraite
11:36à cause du trajet en voiture.
11:38Mais vous savez, ce que je vais faire demain matin,
11:39c'est que je vais récolter tous les témoignages
11:41que j'ai pu avoir entre 11h30 et 13h,
11:45parce qu'on en a eu mais des dizaines et des dizaines,
11:47avec des cas très concrets.
11:48Vous imaginez cette femme qui, via Jouan Lépin,
11:51son mari est actuellement en maison de retraite.
11:53Elle le voyait tous les jours.
11:55Mais faute de moyens, parce que les prix explosent,
11:57désormais, elle le voit seulement deux à trois fois par semaine,
11:59parce qu'elle ne peut pas faire autrement.
12:01Vous répondez quoi à ça ?
12:03Donc c'est une vraie contrainte et une vraie difficulté.
12:06Pierre Léon ?
12:07Je voudrais ajouter que notre problème, il est mondial.
12:11Oui, ça c'est vrai.
12:12Il faut garder à l'esprit que la fermeture de la jugulaire,
12:17c'est là qu'arrive le sang qui abreuve les colonies mondiales.
12:21Il y a des pays comme le Bangladesh,
12:22je veux dire c'est loin le Bangladesh,
12:23mais si vous coupez les engrais, il n'y a plus de nourriture.
12:27Il va y avoir des problèmes alimentaires,
12:30il va y avoir des problèmes économiques,
12:32dans des secteurs comme la chimie,
12:34mais un peu partout dans le monde.
12:36Donc nous allons être pris dans ce maelstrom,
12:38sans beaucoup de solutions.
12:40Philippe de Villiers disait tout à l'heure
12:41qu'il faudrait élever les sanctions sur le pétrole russe,
12:45car là on voit bien qu'on est impacté par les deux guerres en même temps.
12:48Avec l'Ukraine, on a coupé le pétrole et on a coupé le gaz russe
12:52pour se retourner vers le Qatar ou les Etats-Unis.
12:55Avec la deuxième guerre, on a perdu l'accès au Golfe.
12:57Donc il y a un moment où il va falloir prendre des décisions stratégiques
13:00et ce n'est pas 70 millions.
13:02Vous imaginez, on est passé à 70 millions.
13:04Voilà ce qu'on pouvait dire,
13:06et c'est un sujet qui concerne bien évidemment
13:08tous les Français.
13:09Parlons de Saint-Denis à présent.
13:11On va chapitrer Saint-Denis ensemble.
13:13On va d'abord parler de la police municipale.
13:16Ensuite, on reviendra sur les agents municipaux
13:18et on reviendra aussi sur cette contre-société à Saint-Denis.
13:24C'était l'œuvre d'un papier il y a dix ans déjà
13:27de nos confrères du Figaro Magazine.
13:30Mais je veux commencer parmi toutes les déclarations que j'ai entendues,
13:33celles que vous allez entendre maintenant sur la police municipale
13:36et peut-être la plus importante.
13:38Les accusations, du moins ce qui est les retours de terrain,
13:40c'est extrêmement grave ce qui est dit.
13:42Et d'ailleurs, j'imagine que le maire de Saint-Denis va répondre.
13:47Et il faut être prudent,
13:48puisqu'il faut attendre que les chiffres nous parviennent.
13:51Mais ce n'est pas moi qui le dis,
13:53ce ne sont pas des journalistes,
13:54c'est le responsable d'un syndicat de policiers municipaux
13:58qui explique qu'il a des retours de terrain,
14:00des remontées,
14:01et visiblement les policiers leur disent
14:03« ça y est, les dealers, les trafiquants, ils sont de retour à Saint-Denis ».
14:07J'ose imaginer qu'ils n'avaient pas quitté Saint-Denis il y a deux semaines.
14:11Mais est-ce qu'il y a une sorte d'impunité totale en se disant
14:14« ça y est, maintenant les amis, on va pouvoir s'amuser ».
14:16Écoutez, il s'appelle M. Colomar.
14:19Et je vous assure, quand je l'ai entendu cet après-midi,
14:21j'ai failli tomber de ma chaise.
14:23Je suis en contact avec beaucoup de policiers municipaux de Saint-Denis
14:27et qui m'expliquent un petit peu leur quotidien.
14:30Et depuis lundi, en fait, les délinquants, les trafiquants reprennent le tas,
14:35tout simplement.
14:36Ils se remettent en place dans les quartiers.
14:39Des chaises sont mises en place pour les chouffres.
14:41Tout ça, ça avait disparu.
14:42Les rodéos urbains reviennent, ça avait disparu.
14:45Près de la gare de Saint-Denis,
14:47les trafiquants de tabac, de drogue, de téléphone volé,
14:50ou tout autre objet d'ailleurs,
14:51les ventes à la sauvette, etc., sont revenus sur place.
14:54Et le paradoxe, c'est que certains se plaignent
14:56de la non-présence des policiers municipaux
14:58parce que des trafiquants plus aguerris,
15:02ou on va dire en tout cas plus déterminés,
15:03viennent essayer de les déloger avec le couteau.
15:05Il y a eu quand même trois attaques au couteau,
15:06trois agressions au couteau à cet endroit,
15:09entre eux, voilà, pour les déloger.
15:11Et les anciens ennemis, on va dire entre guillemets,
15:13qui étaient les policiers municipaux,
15:15sont réclamés par les délinquants sur place
15:18parce qu'ils ont peur de ce qui peut leur arriver
15:20si d'autres viennent essayer de prendre leur place.
15:22– J'imagine que le maire, M. Bagayoko,
15:25va très rapidement réagir
15:27parce que les déclarations et les retours de terrain
15:29annoncés par M. Colomar,
15:32elles sont extrêmement graves.
15:34C'est très grave ce que dit ce responsable syndical, Sébastien Léon.
15:38– Mais est-ce qu'il en a quelque chose à faire, au fond ?
15:40– Qui ?
15:40– Le maire.
15:41– Évidemment, c'est l'habilité qui est en jeu,
15:43il vient d'arriver.
15:44– Quand votre première mesure, en tant que maire,
15:47c'est de commencer le désarmement de la police municipale,
15:49vous envoyez un message à tous les narcotrafiquants.
15:52Pardon, mais cette affaire ne va pas aider
15:54les suspicions de liens entre le maire
15:57et certains cadres du narcotrafic du 93
15:59qui ont été mentionnés à la fois dans le Canard Enchaîné
16:02et dans l'Express.
16:03Ce ne sont pas deux officines nazis.
16:04– Et chez nous.
16:05– Et dans le Figaro Magazine aussi.
16:07Donc, il y a une question autour de cela.
16:09Et quand un maire décide de faire une telle mesure symbolique
16:12dès son arrivée,
16:13évidemment que c'est non seulement une cible
16:15que vous mettez dans le dos de tous les policiers municipaux,
16:17parce que quand vous désarmez les policiers
16:19dans le département le plus criminogène de France,
16:22vous envoyez un message en disant
16:23« Allez-y, c'est porte ouverte,
16:25vous pouvez maintenant vous attaquer aux policiers »,
16:26mais c'est aussi un message que vous adressez
16:29aux narcotrafiquants en leur disant
16:30« Maintenant, c'est bon, on vous a donné une victoire. »
16:33Vous vouliez le désarmement de la police municipale,
16:35vous l'avez.
16:36– Emmanuel Bompard qui parle du désarmement
16:38de la police municipale
16:39et qui dit que c'est qu'une première étape,
16:41alors ce n'est pas toute la police qui est désarmée,
16:43c'est le lanceur de balles de défense,
16:44le fameux LBD qui est interdit.
16:47Mais il faut savoir que par exemple,
16:48les policiers municipaux,
16:49et vous l'avez bien compris,
16:50chers téléspectateurs à Saint-Denis,
16:52il y en a beaucoup qui demandent des mutations.
16:54On en parlera dans un instant.
16:55– Je crois pas que le patron de la police municipale
16:57a dénitionné dès l'annonce de la victoire
17:00du maire de la France à Sous.
17:02– Monsieur Bompard.
17:03– Mais pardon, juste un mot.
17:04C'est très important de savoir ce que va dire le maire.
17:07– Moi je trouve que c'est la déclaration,
17:09le témoignage le plus fou que j'ai entendu
17:11depuis les élections.
17:12– S'il y a un endroit d'ascenseur ou pas au dealer.
17:14C'est la question qu'on se pose.
17:15– Mais c'est très important ce qu'on vient d'entendre.
17:17Pierre Lelouch.
17:19– Quand, au plus haut niveau de l'État,
17:23on explique que la police est responsable,
17:27tout de suite, le policier est responsable,
17:29le maire de Naël.
17:30– Au plus haut niveau de l'État, le policier est condamné.
17:34Quand on parle, au plus haut niveau de l'État,
17:36de violence policière,
17:39quand on laisse un parti politique à l'Assemblée,
17:43la police tue et il ne se passe rien,
17:45ne vous étenez pas qu'un maire élu,
17:48dans les circonstances que l'on sait, à Saint-Denis,
17:51dit « Ma première mesure, c'est le désarmement des policiers ».
17:53Et soit acclamé, parce que la vérité, c'est « la police tue ».
17:57Et ça, c'est la vérité du régime.
17:59C'est quand même terrible.
18:01Donc la responsabilité initiale,
18:03c'est que la République n'a pas protégé ses policiers.
18:07Et je ne suis pas surpris, moi, de ces dérives
18:09dans certaines municipalités.
18:11Bien sûr que c'est la première mesure,
18:12puisque les gens l'attendaient,
18:14puisque le pouvoir lui-même accepte l'idée que la police tue.
18:17Il y a une différence entre les gens et les...
18:19Parce qu'en revanche, concrètement, les Français, ils sont contre.
18:2269% des Français, 2 Français sur 3,
18:25désapprouvent l'idée de désarmer la police municipale dans leur commune.
18:31Après, si vous allez dans le détail,
18:32c'est très intéressant de voir qu'à gauche, en revanche,
18:35les sympathisants de gauche sont favorables à une telle mesure.
18:39Mais, encore une fois, c'est un témoignage d'un syndicat.
18:42Il faut rester extrêmement prudent.
18:43La preuve, ce sera les chiffres, savoir si, oui ou non,
18:46il y a eu une explosion du nombre de narcotrafiques
18:49ou de points de deal ou de chouf,
18:51une explosion de la délinquance dans les prochains mois.
18:54On part de haut, en même temps.
18:55À Saint-Denis.
18:56Et on part déjà de très, très haut.
18:58On part déjà de très, très haut.
18:59Saint-Denis, ce n'est pas cas de nom.
19:00Manuel Bompard, écoutons-le.
19:03Cette idée qui est maintenant répondue dans le débat public
19:06que le niveau d'armement de la police municipale
19:08serait lié à l'efficacité de la lutte contre la délinquance,
19:11c'est absolument absurde.
19:12Je crois qu'il a dit qu'il s'inscrivait dans une démarche
19:15qui était une démarche progressive.
19:16Sa première étape, c'était ça.
19:18Et puis ensuite, qu'il allait évaluer les équipements
19:20qui étaient à la disposition de la police municipale
19:22pour voir ceux qui sont pertinents, ceux qui ne le sont pas.
19:24Et évidemment, de le faire en discussion avec les habitants,
19:27avec la police municipale.
19:29Il ne s'agit pas d'imposer des décisions,
19:31mais de le faire en discussion.
19:32Et je crois que c'est la bonne manière de fonctionner.
19:34C'est la bonne démarche.
19:35C'est tellement une bonne démarche qu'ils veulent tous partir.
19:37Et c'est qu'une première étape.
19:38Donc si vraiment, c'est une bonne démarche,
19:40le policier municipal qui est présent à Saint-Denis,
19:44il est plutôt satisfait.
19:45Il échange avec le maire.
19:46Je n'ai pas l'impression qu'on soit dans cette...
19:48Rappelez-vous que Grégory Doucet,
19:49qui vient d'être réélu de Justesse,
19:51mais réélu à Lyon,
19:52voulait lui aussi désarmer sa police municipale.
19:55Et depuis un peu plus d'un an,
19:57il fait exactement le contraire.
19:58Il a expliqué benoîtement qu'il le fait
20:01parce qu'il n'arrivait plus
20:03à trouver des volontaires
20:04pour être policier municipaux.
20:05Il n'arrivait plus à recruter.
20:07Et puis peut-être qu'il avait regardé
20:08une nouvelle fois le calendrier électoral
20:11et il s'est dit...
20:12Ah tiens, attendez, là, dans un an,
20:13il y a des élections.
20:14Ça n'a pas marché à Bordeaux.
20:16Ça n'a pas marché avec M. Hermic,
20:17qui avait armé sa police municipale
20:19en disant que j'étais rattrapé par le réel.
20:21Il était rattrapé aussi par les élections.
20:22Il y a 20 ans,
20:24au Conseil de Paris,
20:25quand je demandais à ce qu'on mette des caméras,
20:28j'étais traité de fasciste.
20:29Par Delanoé.
20:32Aujourd'hui, on a des caméras
20:33partout dans Paris.
20:35Il viendrait à l'idée
20:36de personne à gauche
20:36que les supprimer.
20:37Il en va de même
20:38avec l'armement des policiers municipaux.
20:40Le problème, c'est qu'ils font perdre
20:41des années et des années
20:42en termes de politique de sécurité.
20:44Vous allez vous retrouver
20:45avec des édiles
20:46qui vont arriver aux responsabilités
20:48il y a quelques jours
20:50et qui vont retrouver des villes,
20:51notamment, très mal gérées
20:52sur les questions de sécurité.
20:53On revient dans un instant.
20:54On parle de Saint-Denis
20:55avec cette une à découvrir
20:57ce week-end du Figaro magazine.
20:58Le laboratoire de la France
21:00Insoumise.
21:01Notre reportage, le vôtre,
21:04les leçons des municipales
21:05par Christophe Guilly.
21:07Ça aussi, c'est un entretien
21:10d'Alexandre Devecchio
21:11à découvrir absolument passionnant.
21:13On revient dans quelques secondes.
21:20Votre programme vous est présenté
21:23par David.
21:24Actuellement au cinéma.
21:34Avec les portes blindées
21:35Torchman Metal.
21:37Votre sécurité en toute sérénité.
21:45Anomalie, conduite humaine détectée.
22:03Alpine A390.
22:05Ne laissons pas la technologie
22:06nous conduire.
22:08Conduisons-la.
22:12Vous avez changé de confiture ?
22:14Bah...
22:14Non.
22:16Bah si.
22:16Elle est carrément meilleure.
22:18Maman !
22:19On a changé de confiture ?
22:21Bah non, mon chéri.
22:22Bah non.
22:22Voilà.
22:23Bah si.
22:24As-y, goûte.
22:27Hum, j'avoue.
22:29Bah pourtant, c'est la même.
22:31Bah non.
22:32Et oui, c'est encore meilleur
22:34quand c'est moins cher.
22:35Carrefour baisse encore ses prix
22:36au rayon goûter.
22:38Carrefour.
22:39On a tous droit au meilleur,
22:40au meilleur prix.
22:43Chez 1, 2, 3, pare-brise,
22:44il répare et remplace aussi
22:45votre pare-brise.
22:47Et avec 1, 2, 3, pare-brise,
22:48l'intervention ne vous coûte
22:49vraiment rien.
22:51Zéro avance,
22:52zéro franchise,
22:52zéro reste à charge.
22:53Il vous prête même
22:54un véhicule gratuitement.
22:55Alors vous aussi,
22:56prenez rendez-vous sur
22:571, 2, 3, pare-brise.
22:581, 2, 3, pare-brise.
22:59Et n'oubliez pas le point fr !
23:02Roberto,
23:03tu devais pas travailler aujourd'hui ?
23:04Relax,
23:05c'est Roberto 2.0
23:06qui s'y colle.
23:082.0 ?
23:09Qui est en train de travailler ?
23:10C'est trop cool
23:11de se balader aussi en 500.
23:13Alors j'ai arrêté
23:13d'autres Roberto
23:14pour tout faire à notre place.
23:15Tout le monde a droit
23:16à la Dolce Vita.
23:18Nouvelle 500 hybride
23:19à partir de 159 euros par mois.
23:30Votre programme
23:31vous est présenté
23:32par David
23:33actuellement au cinéma.
23:46On poursuit l'heure des produits.
23:48Je remercie tous les téléspectateurs
23:49qui, notamment sur Twitter,
23:52réagissent à notre émission
23:53et réagissent au premier thème
23:54sur le carburant,
23:56la montée de l'essence.
23:57Un auditeur qui me dit
23:58je suis policier dans le Val-d'Oise,
24:00j'ai 63 kilomètres pour aller travailler,
24:02soit 126 kilomètres par jour.
24:04Voiture économique.
24:05Mon épouse travaille à la préfecture
24:07112 kilomètres aller-retour.
24:09Voiture économique aussi.
24:10On est à bout.
24:12Voilà les témoignages.
24:14Et hier chez Total,
24:16j'ai fait le plein 2,09.
24:17Et si tu as un abonnement
24:18gaz à électricité chez eux,
24:19tu payes aussi.
24:20Est-ce que c'est légal ?
24:21Si nous étions en période présidentielle
24:23et législative,
24:24à mon avis,
24:25une vraie baisse de l'essence
24:26serait déjà à l'ordre du jour.
24:27Ils ont tellement raison.
24:29Tellement raison.
24:30Ils ont fait une conférence de presse.
24:31L'armada des ministres
24:32pour nous expliquer
24:3370 millions d'aides
24:35pour les pêcheurs,
24:36les agriculteurs, etc.
24:38Écoutez,
24:39le service public,
24:40il coûte 4 milliards.
24:41Il y a des économies à faire.
24:43Je ne dis pas
24:44de supprimer le service public,
24:45l'audiovisuel public.
24:46Mais en tous les cas,
24:48vous pouvez peut-être
24:48faire quelques économies
24:49et aider les pêcheurs,
24:50les agriculteurs,
24:51les infirmiers,
24:52les policiers.
24:52Merci d'envoyer ces messages.
24:54N'hésitez pas
24:55à me les envoyer
24:56et surtout
24:56de me raconter
24:57exactement, concrètement
24:58ce qui se passe.
24:59Parce que moi,
24:59je vais les relayer.
25:00Il faut comprendre
25:01ce que vivent les Français
25:03au quotidien
25:03sur ces prix de l'essence.
25:05Revenons à la question
25:06de Saint-Denis.
25:07Et je me tourne vers vous,
25:08Judith Vintraub,
25:09à découvrir ce week-end.
25:10C'est le laboratoire
25:11de la France insoumise.
25:12C'est comme ça
25:13que vous titrez.
25:14Alors, c'est ma consoeur
25:15Nadjet Cherigui.
25:15Quand je dis vous,
25:16c'est la famille
25:17du Figaro Magazine.
25:18Rendons à César.
25:19Vous avez entièrement raison,
25:21chère Judith.
25:22Surtout qu'il y a 10 ans,
25:23elle avait fait
25:23le même reportage.
25:24Et on a les deux unes.
25:27Et quand j'ai vu
25:27la une Molenbeek
25:28sur scène,
25:29référence à la ville,
25:30le quartier de Molenbeek
25:33à Bruxelles,
25:34je me suis dit
25:34mais en 2016,
25:36elle a dû,
25:37c'est risqué
25:38de faire un tel reportage.
25:39Oui, elle est extrêmement
25:42courageuse,
25:43extrêmement professionnelle.
25:45Elle se fait insulter,
25:47pourrir,
25:49traiter évidemment
25:50de raciste
25:52et d'affabulatrice.
25:53Il n'y a pas un élément
25:54concret
25:55qui lui soit opposé,
25:57qui soit opposé
25:58aux constatations
25:59qu'elle a faites,
26:01aux enquêtes
26:02qu'elle a menées.
26:03Tout ça est incontestable
26:06et incontesté
26:06sur le fond.
26:07Simplement,
26:08il ne faut pas le dire.
26:09Nos équipes
26:10sont allées
26:11du côté de Saint-Denis.
26:13Là aussi,
26:14c'est assez particulier.
26:15C'est-à-dire que,
26:16je ne vais pas citer
26:17le nom des journalistes
26:18qui ont fait ce reportage,
26:20mais pour des raisons
26:21de sécurité,
26:23en quelque sorte.
26:24Mais,
26:25elles sont allées
26:26à Saint-Denis
26:27pour voir si,
26:28effectivement,
26:28c'est une autre...
26:29Parfois,
26:29il y a des quartiers
26:30où vous avez une autre société.
26:31Est-ce qu'il y a,
26:32par exemple,
26:33des commerces
26:33qui pourraient être qualifiés
26:35de séparatistes ?
26:36Voyez le reportage
26:38de la rédaction
26:39de Saint-Denis.
26:43Librairies et boutiques
26:44spécialisées se succèdent.
26:46Caméras cachées,
26:47nos journalistes
26:48sont entrés
26:48à l'intérieur
26:49de l'une d'elles.
26:50Sur ces images,
26:51on peut constater
26:52que les ouvrages religieux
26:53y occupent
26:54une place centrale.
26:56Certains titres,
26:57déjà pointés du doigt
26:58pour leur contenu,
26:59sont librement accessibles,
27:01comme la voix du musulman,
27:03disponible via le pass culture,
27:04malgré des passages
27:06appelant au meurtre,
27:07ainsi que des propos
27:08antisémites
27:08et homophobes.
27:10Lorsque nous demandons
27:11au vendeur
27:12un ouvrage simple
27:13pour un enfant
27:14de 3 ans,
27:14un livre d'apprentissage
27:16religieux
27:17nous est proposé.
27:18Quand elle appuie dessus,
27:21il marche comme ça.
27:24Dans les rayons,
27:25d'autres ouvrages
27:25du même type
27:26sont disponibles,
27:28destinés à un très jeune public
27:29avec une approche
27:30strictement religieuse.
27:32Même constat,
27:33côté jouet.
27:35Et lorsque nous demandons
27:37une poupée,
27:38le vendeur nous oriente
27:39vers un modèle
27:40portant un voile.
27:42A quelques rues de là,
27:43dans une boutique de vêtements,
27:44des tenues couvrantes
27:45sont proposées.
27:47Le vendeur nous suggère
27:48également d'ajouter
27:49un tissu
27:49pour couvrir le visage.
27:51Des vêtements similaires
27:52existent aussi
27:53pour les enfants,
27:54avec cet hijab
27:55adapté aux plus jeunes.
27:57Si ces pratiques
27:58commerciales sont légales,
27:59elles suscitent
28:00des interrogations,
28:01alors que certains
28:02dénoncent
28:03des dérives séparatistes.
28:05Et certains
28:06peuvent les dénoncer,
28:07mais c'est important
28:08dans le reportage
28:09d'entendre que ce sont
28:10des pratiques
28:10qui sont légales.
28:11La question,
28:12c'est de savoir
28:13quelle est la société
28:14dans laquelle
28:15il y a finalement
28:18une évolution
28:19ou non
28:19de ce qui est devenu
28:20Saint-Denis.
28:21Julie Dintraud.
28:22C'est ce que
28:23Marie-Hélène Toraval,
28:25la maire de Romand,
28:26appelle des ZAD,
28:28les sociétés
28:29d'un autre droit.
28:30Là, vous avez
28:31l'application
28:33du droit islamique
28:35dans certaines portions
28:38de Saint-Denis.
28:40À mon avis,
28:41il est bien tard
28:42pour s'en inquiéter.
28:45Ce qui est spectaculaire
28:46dans la couverture
28:47du Figaro Magazine,
28:49c'est cette image
28:50où on voit
28:50ces trois musulmans
28:51voilés,
28:52en train de discuter
28:53paisiblement,
28:54et derrière,
28:55la nécropole
28:56des rois de France.
28:57Donc la ville,
28:58je connais un peu
28:59Saint-Denis,
29:00la ville,
29:01elle en sert
29:02complètement
29:03la cathédrale
29:03et le marché
29:04principal,
29:06j'ai même des amis
29:07du Maghreb
29:08qui me disent
29:09c'est Bamako
29:10ici,
29:11c'est plus qu'Alger,
29:13on est dans
29:13une autre ville.
29:15Je le dis
29:16sans crainte
29:17d'être démenti,
29:18on peut dire
29:18que ce que je dis
29:19est raciste,
29:20ce serait aberrant.
29:21Je dis
29:21qu'il y a
29:21une autre ville
29:22qui n'est pas
29:25de la tradition
29:26de la cathédrale
29:27des déclarations
29:28qui ont été faites
29:29par des gens
29:30visiblement
29:30qui vous sont proches
29:31et qui viennent
29:33du Maghreb.
29:34On pourrait parler
29:35aussi d'une société
29:36multiculturelle.
29:38Oui,
29:38sauf que c'est pas
29:39très multi.
29:40Dans le monde
29:41multiculturel,
29:41il y a multi,
29:42si vous voulez.
29:43Parfois,
29:43dans certains quartiers,
29:44il n'y a plus de multiculture.
29:44Il n'y a plus de seule culture.
29:46Et encore une fois,
29:47c'est la question
29:47de la démographie.
29:48Aujourd'hui,
29:48la démographie
29:50gouverne les politiques.
29:51Dans certains quartiers,
29:52quand vous avez
29:53une population
29:53qui devient majoritaire,
29:54le quartier s'adapte
29:56à cette population.
29:57Mais c'est tout à fait normal
29:58et c'est vieux
29:59comme le monde.
30:00Si vous voulez,
30:00on pourrait reparler
30:00des quartiers asiatiques
30:02à travers le monde.
30:03Dans les grandes métropoles,
30:05quand vous avez
30:05des quartiers asiatiques,
30:07la culture change.
30:08C'est exactement pareil
30:09avec les populations
30:09plus humaines.
30:10Et donc,
30:10vous avez un autre code
30:12de valeur qui s'impose,
30:14d'autres mœurs
30:14qui s'imposent,
30:15d'autres manières
30:16de se vêtir,
30:16d'autres manières
30:17de manger.
30:18Pourquoi vous voyez
30:18la prolifération
30:20des restaurants halal ?
30:22Pourquoi les grandes enseignes
30:24de fast-food
30:25sont parfois contraintes
30:26de s'adapter au halal
30:27et de passer
30:28au 100% halal ?
30:29C'est parce qu'il y a
30:30une raison démographique
30:30derrière.
30:31Les grands fast-food,
30:32ils ne le font pas
30:33par plaisir.
30:33Ils ne se disent pas
30:34tiens,
30:34allez,
30:34on va passer
30:35au 100% halal.
30:36Non,
30:36c'est parce qu'il y a
30:37une réalité démographique
30:38derrière.
30:39C'est l'offre et la demande
30:40si vous voulez.
30:41Dans certains quartiers
30:42à Saint-Denis,
30:42mais partout,
30:44notamment dans
30:44la petite couronne parisienne,
30:45vous avez des quartiers
30:46où en effet,
30:46une autre population
30:47devient majoritaire.
30:48Donc,
30:49le mode de vie,
30:50ça adapte.
30:50Donc,
30:50les charcuteries,
30:51pas.
30:51Je me défie
30:52de trouver une charcuterie
30:53ou du port
30:55à Saint-Denis,
30:55dans le marché de Saint-Denis.
30:57Allez-y pour voir.
30:58Non,
30:58mais qu'est-ce qui relève,
30:59si vous voulez,
31:00de cette diversité culturelle
31:04et qu'est-ce qui relève
31:05du séparatisme ?
31:06Ce sont deux choses
31:07qui sont complètement différentes.
31:08C'est pour ça que
31:09vous comprenez aussi
31:11ma prudence,
31:12là aussi,
31:13sur ce sujet,
31:14parce que vous avez aussi
31:14beaucoup de personnes
31:15qui vivent à Saint-Denis,
31:17qui sont pleinement assimilées,
31:19qui sont attachées
31:20aux lois de la République
31:22et qui n'épousent pas forcément,
31:25et au-delà de Saint-Denis,
31:26prenons vraiment de la hauteur,
31:28en France,
31:28et qui ne s'associent pas du tout
31:29avec une volonté politique
31:32ou radicale
31:34d'une religion matthiocque.
31:36En effet,
31:36et or,
31:37dans le reportage
31:38que vous montriez,
31:39c'était effectivement
31:40plutôt des éléments d'entrisme
31:42liés à l'islamisme
31:43dans la mesure
31:43où un certain nombre
31:45de commerces
31:46sont utilisés
31:48par des associations,
31:50par des réseaux associatifs,
31:54des personnalités
31:55qui ont fait une stratégie
31:58l'islamisation de la France,
32:00c'est-à-dire faire en sorte
32:00de faire pousser
32:02dans un certain nombre
32:03de secteurs,
32:04de zones économiques ou non,
32:06des marqueurs
32:07de quelque chose
32:08qui est même combattu
32:09dans des pays arabo-musulmans.
32:11Et c'est ça qui, moi,
32:11me marque toujours
32:12sur ces questions-là.
32:13Ça, je peux en témoigner.
32:14Par exemple,
32:16aux Émirats arabes unis,
32:17on combat davantage
32:19l'entrisme islamiste
32:21que dans les pays européens,
32:22principalement en France
32:23et au Royaume-Uni.
32:24C'est quelque chose
32:25qui doit nous alerter.
32:26Voilà ce qu'on pouvait dire
32:27sur l'aspect
32:31fragmenté de la société
32:32du côté de Saint-Denis.
32:34Je fais toujours très attention
32:35vraiment aux mots
32:36que j'emploie.
32:37Pourquoi ?
32:38Parce que, déjà,
32:39encore une fois,
32:39vous avez des gens
32:40qui ne sont pas du tout
32:41dans cette idée-là
32:42et qui peuvent être heurtés
32:44par ce qu'on pourrait dire.
32:45Et puis, deux,
32:45vous avez aussi
32:46des âmes chagrines
32:47qui n'attendent qu'une chose.
32:49C'est la petite phrase
32:50pour oublier
32:52tout le contexte.
32:53Je remercie une nouvelle fois
32:54les téléspectateurs.
32:55À chaque fois,
32:56je vous dis,
32:56le carburant,
32:56c'est vraiment le sujet
32:57qui est majeur.
32:59Dernier plancher total
33:01me dit Pascal,
33:0228 litres, 65 euros.
33:04Je fais 68 kilomètres par jour
33:06pour aller travailler.
33:08Mais vous imaginez ?
33:08Écoutez,
33:09les Français
33:10qui sont au centime près,
33:11ils n'en peuvent plus.
33:13Revenons,
33:13en revanche,
33:14après les municipales,
33:15c'est la violence cette semaine.
33:17C'est ces maires
33:18qui ont perdu,
33:19qu'on a pu voir
33:19insulter, sortir,
33:21parfois escorter.
33:23Je vous propose
33:24d'écouter Gabriel Attal
33:25qui a réagi
33:27et puis on reviendra
33:28sur les déclarations
33:30d'Emmanuel Macron.
33:32Les images qu'on a vues
33:33sont absolument choquantes.
33:35On ne peut pas accepter
33:36de l'intimidation,
33:37de la violence,
33:38dans les mots
33:38ou physiquement,
33:40contre qui que ce soit
33:41en France
33:41et à fortiori
33:42contre des maires
33:42et des élus de la République.
33:44Je suis ici
33:45à côté d'un maire
33:46qui a été élu
33:47dans ses élections municipales,
33:48Franck Riester.
33:50Moi,
33:50j'ai le plus grand respect
33:51pour les élus locaux en France.
33:52Je suis moi-même
33:53élu local.
33:55Ces scènes qu'on a vues
33:56et ces images,
33:56c'est tout simplement
33:57le fruit d'années
33:58de radicalisation
33:59du débat public
33:59par Jean-Luc Mélenchon
34:01et par la France insoumise.
34:02La violence en politique,
34:04elle déteint ensuite
34:05sur la société.
34:06Et donc,
34:07il y a une responsabilité
34:08éminente
34:09de la France insoumise
34:09dans cette situation.
34:11Pourquoi pas
34:12Gabriel Attal
34:13qui dit
34:13que la France insoumise
34:14a une responsabilité évidente ?
34:16Ça s'entend.
34:17Je n'oublie pas
34:18que le 4 juillet 2024,
34:20pendant l'entre-deux-tours
34:21des législatives anticipées,
34:23il appelait
34:23pour faire barrage
34:24des Rennes
34:24à voter la France insoumise.
34:25Il appelait lui
34:26ses propres députés
34:27pour se retirer.
34:28Non, mais c'est pour ça
34:29qu'entre le discours
34:31aujourd'hui
34:31et ce qu'il a pu faire
34:32en 2024,
34:33il y a un gap,
34:34mais on peut aussi
34:35peut-être prendre
34:36conscience
34:37de la dangerosité
34:38de choix politiques
34:39qui ont des conséquences
34:40directes
34:41sur la société française.
34:43Et ceux qui sont
34:45les premiers concernés
34:45aujourd'hui,
34:46c'est parfois
34:46des élus de gauche,
34:48Judith Vintraume.
34:49Oui, bien sûr,
34:50mais en plus,
34:51maintenant,
34:52le phénomène s'étend
34:53au-delà de la France insoumise
34:55à Clichy.
34:56Rémi Muzot,
34:57le maire
34:58LR,
34:59a été réélu,
35:01c'est un monsieur
35:02qui a 79 ans.
35:05Il a été réélu
35:06face à une candidate
35:07socialiste
35:07qui promettait
35:09en meeting
35:09de le faire mourir
35:10en prison.
35:12Vous voyez le climat ?
35:14La France insoumise,
35:16ils ont bordélisé
35:16l'Assemblée nationale.
35:17Ensuite,
35:18ils ont bordélisé
35:19le monde médiatique
35:20parce qu'on pourrait
35:21parler,
35:22on pourrait faire des livres
35:23sur le rapport
35:23entre la France insoumise
35:25et les médias.
35:26Ils ont bordélisé
35:27la rue,
35:28évidemment,
35:28et ils comptent bien
35:28de le faire en 2027
35:30si jamais la France insoumise
35:31venait à perdre
35:31l'élection présidentielle.
35:32C'est le but
35:33de Jean-Luc Mélenchon,
35:34avoir Marine Le Pen
35:35à l'Élysée
35:35mais la France insoumise
35:36dans la rue.
35:37Et donc,
35:37ce n'est pas très étonnant
35:39finalement que maintenant
35:39la France insoumise
35:40bordélise aussi
35:41les conseils municipaux.
35:43Mais moi,
35:44j'ai presque envie
35:44de vous dire
35:44mais tant mieux.
35:46Il faut pointer
35:47les caméras
35:47sur ces quelques villes insoumises
35:49pour que les Français
35:50comprennent
35:50que le vote
35:51a des conséquences
35:53et dire finalement
35:53demain,
35:54si vous laissez
35:55la France insoumise
35:56au pouvoir,
35:56Saint-Denis,
35:57ce ne sera pas simplement
35:58Saint-Denis,
35:58ce sera toute la France
35:59pareille.
36:00Et donc,
36:00le mot laboratoire
36:01est très juste.
36:02Mais un laboratoire,
36:03ça peut s'arrêter
36:04si vous voulez.
36:05On est encore au stade
36:06de l'essai clinique.
36:07L'essai clinique
36:07peut se stopper
36:08mais il ne faut pas
36:08que ça tarde trop
36:09si vous voulez.
36:10J'ai l'impression
36:11qu'il y a une pseudo
36:12prise de conscience
36:13alors que depuis des années
36:14ça dure.
36:15Quand je vois Emmanuel Macron
36:16qui condamne les heurts
36:16dans les mairies et les filles,
36:18il n'y a pas de sidé
36:19si possible
36:19dans les communes
36:20de la République.
36:21Les émeutes,
36:22c'était quoi ?
36:22Les émeutes,
36:23c'est quoi ?
36:24C'est les réseaux sociaux,
36:26c'est l'oisiveté ?
36:26La dissolution,
36:27c'est qui ?
36:29Merci Pierre Lelouch.
36:30Il se fait une conscience
36:31quand même.
36:31Mathieu,
36:32il se fait une conscience
36:32en réalité.
36:33Ah si,
36:33non mais tant mieux.
36:34Moi je vais faire
36:34qu'il fasse le message
36:35qu'il ne le fasse pas.
36:36Les Français ont déjà
36:38pris conscience.
36:38C'est juste 10 ans
36:39que ça dure.
36:40Bien sûr.
36:40Le problème c'est que
36:41eux,
36:42les responsables du bloc central
36:43n'ont pas pris conscience
36:45et là en réalité,
36:46moi ce qui me marque
36:47beaucoup derrière
36:47ces déclarations
36:48qui sont effectivement
36:49bienvenues,
36:50vous avez raison
36:50de le rappeler
36:51Sébastien Nier,
36:52le vrai sujet
36:53c'est qu'aujourd'hui
36:53on voit de plus en plus
36:54de personnalités
36:56du bloc central
36:57qui s'arrogent
36:58à un nouveau privilège,
36:58celui de l'extrême centre,
37:00c'est-à-dire
37:00l'idée
37:00qu'ils vont renvoyer
37:04un sujet infréquentable
37:05par nature
37:06et ensuite après du coup
37:07maintenant LFI,
37:08l'extrême gauche
37:08et même ceux qui s'allient
37:09avec la France insoumise,
37:11pareil infréquentable
37:12de fait maintenant
37:13par nature
37:14et donc en fait
37:14tout cela pour finalement
37:16se maintenir au pouvoir
37:17contre les autres
37:17en se disant
37:18il y a un arc des responsables,
37:20il y a un arc des modérés,
37:21il y a un arc des raisonnables
37:23contre tout le reste
37:24mais le problème
37:24c'est que ça
37:25les Français n'en veulent pas
37:26parce qu'ils considèrent
37:27déjà de toute façon
37:28que la France insoumise
37:29est un parti violent
37:30etc.
37:31Je ne parle même pas
37:31des juifs de confession,
37:33enfin des Français
37:33par exemple
37:34de confession juive.
37:34Il est 20h quasiment 45
37:36dans une quinzaine de minutes
37:38restez avec nous
37:39parce que vous allez pouvoir
37:40découvrir un entretien
37:41absolument passionnant
37:42entre le cardinal Sarah
37:44et Christine Kelly
37:47c'est une parole qui est rare
37:49celle du cardinal Sarah
37:50et c'est un moment
37:51que je vous invite
37:52à découvrir
37:53dans quelques instants
37:54en sachant que demain
37:55vous êtes au courant
37:57si vous nous suivez
37:58demain le pape François
37:59se déplacera
38:00en la principauté de Monaco
38:02Pape Léon
38:04François
38:04pardonnez-moi
38:04le pape Léon
38:05Léon XIV
38:06et c'est la première fois
38:08dans l'histoire
38:09et c'est son premier déplacement
38:10en Europe
38:11ce n'est pas anodin
38:12et là aussi
38:13nous serons sur place
38:14pour le vivre
38:15peut-être pas anodin
38:16mais un peu surréaliste
38:17pas à mon goût
38:17pourquoi surréaliste ?
38:19il n'y a rien de surréaliste
38:20que d'aller sur une terre
38:21qui est une terre
38:22chrétienne catholique
38:23qu'il la revendique
38:24qu'il l'assume
38:25et qu'il la protège
38:26pour un premier voyage
38:27en Europe
38:28il y a quand même
38:29des pays
38:29qui auraient mérité
38:31son intérêt
38:31avec des vrais problèmes
38:33pas sûr qu'il y ait
38:34les mêmes problèmes
38:35à Monaco
38:35c'est une question de symbole
38:38et le symbole peut être
38:39extrêmement fort
38:40mais il le précisera demain
38:41vous pensez que c'est
38:41le meilleur symbole ?
38:44la question c'est de savoir
38:45pourquoi vous allez à Monaco
38:47pourquoi en principauté ?
38:49je n'ai pas lu
38:49d'explication convaincante
38:51il n'a pas encore expliqué cela
38:53il l'expliquera demain
38:54après-midi
38:55mais vous l'écouterez
38:56à 15h30
38:57j'y manquerai pas
38:59on en reparlera le soir
39:00promis
39:01avec grand plaisir
39:02et je suis sûr
39:02que vous allez changer d'avis
39:03on verra
39:05alors en revanche
39:06en revanche
39:08là ça va m'intéresser
39:09Lavrov
39:10Sergei Lavrov
39:11qui a été interrogé hier
39:12par Léa Salamé
39:13visiblement
39:14ça a fait un scandale
39:15le ministre
39:16s'est allé jusqu'au
39:17ministre français
39:18des affaires étrangères
39:18Jean-Noël Barraud
39:19qui a regretté vendredi
39:20que Sergei Lavrov
39:21ait pu dérouler
39:22tranquillement sa propagande
39:24la veille
39:25dans une interview
39:25au journal télévisé
39:26de France 2
39:27en listant longuement
39:27les mensonges
39:28de son homologue russe
39:29et M. Barraud
39:31accuse
39:31notamment la Russie
39:33d'avoir lancé
39:34une guerre d'agression
39:34contre l'Ukraine
39:35personne ne nie ça
39:37le simple fait
39:39d'avoir
39:40donné la parole
39:41donc à Sergei Lavrov
39:42fait que Léa Salamé
39:45depuis 24 heures
39:46est attaquée
39:47de toute part
39:48jusqu'au ministre
39:49des affaires étrangères
39:50il n'a pas autre chose
39:52à gérer
39:52que de voir
39:53qui doit être interrogé
39:54par qui
39:55d'autant que très probablement
39:56il était au courant
39:57on est bien
39:57évidemment
39:59merci Pierre
40:00un tout petit
40:02on écoute
40:03M. Barraud
40:03alors lui
40:05je l'ai déjà écouté
40:06c'est pas
40:06par opposition au pape
40:07allons-y
40:09puisque M. Lavrov
40:11a pu dérouler
40:12tranquillement
40:12sa propagande
40:13hier soir
40:14sur une chaîne
40:14de télévision française
40:16permettez-moi
40:17de lui porter
40:18la contradiction
40:20non
40:20la Russie
40:22ne défend pas
40:22le droit international
40:23ni en Iran
40:25ni en Ukraine
40:26ni ailleurs
40:28non
40:28la Russie
40:30n'épargne pas
40:31les civils
40:31et j'en veux pour preuve
40:33les charniers de Boucha
40:34les horreurs
40:35de Mariupol
40:36les bombardements
40:38d'hôpitaux
40:38de maternités
40:40ou d'écoles ukrainiennes
40:41non
40:42les Européens
40:43ne ferment pas les yeux
40:44quand cela les arrange
40:46notre positionnement
40:47est très clair
40:49partout où elles adviennent
40:50la France dénonce
40:52et se mobilise
40:53contre les violations
40:54du droit international
40:54et du droit international
40:57humanitaire
40:58moi je dis rien
40:59je me trompe
41:00parce que sinon
41:00je vais me faire
41:01harcomiser
41:03un
41:04Léa Salamé
41:05que je connais
41:05est une
41:07professionnelle
41:07sinon elle n'aurait pas
41:08le poste
41:09qu'elle occupe
41:10deux
41:10j'ai vu les questions
41:12qu'elle a posées
41:12elle a posé
41:13les questions
41:13que la bref
41:14dise
41:15la rengaine
41:18du pouvoir
41:19à Moscou
41:19ça ne surprend personne
41:20alors est-ce que
41:22elle a eu tort
41:22est-ce que la chaîne
41:24qui a essayé
41:24d'avoir cette interview
41:25depuis des mois
41:26et des mois
41:26a eu raison
41:27d'essayer
41:27d'avoir cette interview
41:28ou de la passer
41:30c'est pas à moi
41:31de dire
41:32ce que c'est que le métier
41:32de journaliste
41:33mais il me semble
41:33qu'un journaliste
41:35ça parle
41:35à tous les sujets
41:36et puis la boussole
41:37c'est parfois
41:38de penser contre soi-même
41:39et donc d'interroger
41:41tous les personnes
41:41il ne doit parler
41:42qu'aux gens
41:43qu'on aime bien
41:44et avec qui on est d'accord
41:44je n'ai pas vu
41:45dans cet entretien
41:46une condescendance
41:47je peux vous dire
41:47sur France 2
41:48j'ai vu des entretiens
41:49une compréhence
41:50pardon
41:51une proximité
41:52j'ai pu découvrir
41:54sur le service public
41:54des entretiens
41:55bien plus
41:56bien plus agréables
41:57mais ce que Barraud
41:58aurait dû dire
41:58bien plus agréable
41:59c'est qu'il demande
42:01solennellement
42:01à parler
42:02à la télévision
42:03mais il est ministre
42:03de l'information
42:04ou il est ministre
42:04des affaires étrangères
42:05lui il est en guerre
42:06contre la Russie
42:08ça on l'avait compris
42:09il a épousé
42:10toutes les thèses
42:10de l'Ukraine
42:11il ne veut pas parler
42:12le président a dit
42:13qu'il faudrait peut-être
42:14parler à Poutine
42:15il y a un moment
42:15il faudra bien parler
42:16et finir cette guerre
42:17mais il y a le fond
42:18et la forme
42:18mais encore une fois
42:19je ne dis rien
42:19mais sur la forme aussi
42:20c'est un ton très solennel
42:22j'ai l'impression
42:23qu'il est en train
42:24de nous faire
42:24la nouvelle annonce
42:25qu'il est à l'ONU
42:27c'est une super nouvelle
42:28parce que monsieur Barraud
42:29vient de créer
42:30une jurisprudence extraordinaire
42:31c'est que maintenant
42:31un ministre a le droit
42:33de critiquer la ligne
42:34et la tenue de l'antenne
42:35de l'audiovisuel public
42:36j'espère que tous
42:37les autres ministres
42:37vont faire pareil
42:38avec les dingueries
42:40sur le wokisme
42:41les fake news
42:42de monsieur Cohen
42:43sur l'insécurité
42:44on aurait très bien
42:45pu imaginer du coup
42:46un ministre de l'intérieur
42:47qui dit
42:48face à la séquence
42:49de monsieur Cohen
42:49au moment de Crépole
42:51dit ah non
42:52je ne suis pas d'accord
42:52je vais contredire
42:54monsieur Cohen
42:55sur l'affaire Crépole
42:56c'est génial
42:57tous les ministres
42:58ont le droit maintenant
42:58de critiquer l'audiovisuel public
42:59c'est intéressant
43:01la réunion
43:02à Bruxelles
43:03des ministres de l'intérieur
43:05pour un sujet
43:06de sécurité XXL
43:08vous avez donc
43:08tous les médias
43:10de l'Europe
43:11européen
43:12qui vous attendent
43:13micro tendu
43:14et pendant cet entretien
43:15sur un sujet
43:16qui est existentiel
43:17c'est à dire
43:17la question de sécurité
43:18pourquoi pas de terrorisme
43:19notamment en Europe
43:21la question des frontières
43:22vous avez un ministre
43:23de l'intérieur
43:23qui vous dit
43:24je préfère faire
43:24une petite parenthèse
43:25ce qu'a dit monsieur Cohen
43:26est un scandale
43:28je vous fais une petite parenthèse
43:29je peux même la faire
43:30en espagnol si vous voulez
43:31c'est un scandale
43:32d'accord
43:32bon ça me paraît
43:33un peu grotesque
43:34mais bon peut-être
43:34que je me trompe
43:35Judith
43:35et puis Léa Salamé
43:37son entretien
43:38il était un bon entretien
43:40j'ai assez écrit
43:41qu'il y avait un problème
43:43de partialité
43:44et d'absence de pluralisme
43:45sur l'audiovisuel public
43:47pour ne pas être révolté
43:52quand monsieur Barraud
43:54trouve tout d'un coup
43:55des accents virils
43:56pour s'en prendre
43:57à Léa Salamé
43:58je comprends bien
44:00le droit d'inviter
44:01y compris les gens
44:03qu'on réprouve
44:04et avec lesquels
44:04on n'est pas d'accord
44:05c'est un devoir
44:06pour un journaliste
44:08encore faut-il
44:10faire son boulot
44:11et puis cette guerre
44:11elle dure depuis 4 ans
44:12désormais
44:14la question n'est pas
44:15dépouser
44:16ou non
44:16les thèses
44:17de monsieur Lavrov
44:18mais elle l'a dit
44:19elle-même
44:19c'est peut-être
44:20la deuxième personne
44:21la plus importante
44:21en Russie
44:22de pouvoir entendre
44:26ces explications
44:27qu'on les partage
44:28ou non
44:28c'est même pas la question
44:29et puis de poser
44:30toutes les questions
44:31que les français se posent
44:31ça paraît quand même normal
44:33mais de toute façon
44:35vous voyez
44:36attendez
44:36on est en train
44:37de défendre
44:38le service public
44:39bien sûr
44:40voilà
44:41ça c'est important
44:42quand même
44:42l'Iran
44:43là aussi
44:44déclaration très importante
44:46mais
44:48je reste très prudent
44:49toujours sur l'Iran
44:50on entre dans la quatrième semaine
44:53et le secrétaire d'Etat
44:55américain
44:55Marco Rubio
44:56a pris la parole
44:57pour donner
44:58certaines déclarations
44:59et j'ai besoin
45:00de les décoder avec vous
45:01Pierre Lelouch
45:01première phrase
45:02les Etats-Unis
45:03n'excluent pas
45:03de dérouter
45:04des armes prévues
45:04pour l'Ukraine
45:05pour la guerre
45:06en Iran
45:07ensuite
45:07il a cette phrase
45:08très importante
45:09quand nous en aurons fini
45:10avec eux
45:11dans les deux prochaines semaines
45:12ils seront plus affaiblis
45:14qu'ils ne l'ont été
45:15dans l'histoire récente
45:16donc ça y est
45:17il a fixé
45:18une sorte de deadline
45:19dans deux semaines
45:20c'est terminé
45:21comment Pierre Lelouch
45:22vous décodez cette phrase ?
45:24ils sont en train
45:25d'amener
45:25beaucoup de matériel
45:27et d'hommes
45:27surtout des fusils marins
45:30plusieurs milliers
45:32ils ont amené
45:33beaucoup d'avions
45:33beaucoup de matériel
45:35ce qui s'est passé
45:37ces derniers jours
45:38Elliot
45:38c'est que
45:39les Iraniens
45:40se sont inventés
45:41une deuxième bombe atomique
45:42c'est à dire
45:44qu'ils ont décédé
45:45de privatiser
45:45le détroit d'Hormuz
45:48de désigner
45:49qui peut entrer
45:49et qui ne peut pas
45:50rentrer
45:51et ceux qui rentrent
45:52payent à chaque fois
45:532 millions de dollars
45:54avec un gain
45:55estimé à la fin de l'année
45:56à 80 milliards de dollars
45:57donc ce qu'ils disent
45:59c'est maintenant
45:59c'est à moi
46:00et venez me chercher
46:01si vous voulez l'ouvrir
46:02donc la guerre a commencé
46:05sur la bombe atomique
46:06les missiles
46:06et les ligues islamiques
46:09diverses manipulées
46:10par Téhéran
46:11maintenant on a
46:12un autre problème
46:12qui concerne
46:14la planète entière
46:15qui est
46:15est-ce que la planète
46:16peut vivre
46:16sans le pétrole
46:17et sans le gaz
46:18avec un gouvernement iranien
46:20qui dit
46:20c'est à moi
46:21maintenant c'est à moi
46:23donc il va y avoir
46:24un problème posé aussi
46:26pour les Européens
46:26jusqu'ici
46:27les Européens ont dit
46:28c'est pas ma guerre
46:29c'est pas notre guerre
46:30c'est pas notre sujet
46:31madame Kalas
46:32au nom de l'Europe
46:33a dit
46:33c'est pas notre guerre
46:34sauf que
46:34c'est notre gaz
46:35et c'est notre pétrole aussi
46:38et si on coupe
46:39le pétrole russe
46:40et qu'on coupe
46:40l'accès
46:41au gaz
46:42au Qatar
46:43et au pétrole
46:44de la région
46:44du Moyen-Orient
46:46je sais pas
46:46comment on fait fonctionner
46:47nos économies
46:48donc on est dans un moment
46:49absolument tournant
46:50de cette affaire
46:51Elliot
46:51qui risque
46:53de s'enflammer
46:54et de s'enflammer
46:55extrêmement durement
46:56en s'étalant
46:57parce que les Iraniens
46:58ils jouent leur peau
46:59dans cette affaire
47:00ils jouent leur argent
47:01parce qu'ils sont tous
47:02très très
47:03le régime est très riche
47:04très corrompu
47:05c'est une cléocratie
47:07déguisée
47:07quand on voit
47:08le patrimoine
47:09effectivement
47:10l'impression
47:10de suprême
47:11notamment avec
47:12d'un patrimoine
47:13mobilier en Europe
47:14c'est effectivement
47:15donc ils vont
47:16vendre très cher
47:17leur peau
47:17donc ils vont
47:18essayer d'étaler
47:18encore plus la guerre
47:19chez les Arabes
47:20d'essayer de prendre
47:21de détroit
47:21de Bab el-Mandeb
47:23bref
47:23sans être trop long
47:24on est dans un moment
47:25tournant
47:26alors pour le coup
47:27je vous écoute
47:28religieusement
47:28cher Pierre Lelouch
47:29parce que
47:30sur ce sujet
47:31déjà votre expertise
47:34parle pour vous
47:35et surtout
47:35dans ce brouillard
47:36de la guerre
47:37il y a une chose
47:38qui m'insupporte
47:39c'est ceux
47:39qui n'ont pas
47:40l'expérience
47:41ou l'expertise
47:42mais qui vous expliquent
47:43ce qui va se passer
47:43ce soir
47:44qui sont démentis
47:45par ce qui s'est passé
47:46le lendemain matin
47:47mais qui l'après-midi
47:48vont revenir
47:48et puis vous avez
47:49ces images
47:50en boucle
47:51depuis 4 semaines
47:52en boucle
47:5499,9%
47:55des informations
47:56c'est que ça
47:57alors que vous n'en savez rien
47:58hier on nous expliquait
47:59que l'intervention militaire
48:00américaine
48:01était imminente
48:02c'était quasiment
48:03une question d'heure
48:04peut-être que ça l'est
48:05peut-être que demain
48:06on sera en édition spéciale
48:07puisqu'il y a effectivement
48:09une intervention militaire
48:10mais la prudence quand même
48:12la seule chose que l'on sait
48:13c'est que
48:14il y a une tentative
48:15de négociation
48:16avec deux positions
48:18diamétralement opposées
48:18les américains demandent
48:20l'arrêt du nucléaire
48:21l'arrêt des missiles
48:22l'arrêt de
48:22et la liberté de navigation
48:24les russes
48:24les iraniens
48:25demandent exactement
48:27Mathieu
48:27en un mot
48:28parce que je veux qu'on parle
48:28de l'euthanasie après
48:29ce qui est très paradoxal
48:31et ce qui est très paradoxal
48:32c'est que les Etats-Unis
48:33en font beaucoup plus
48:33que les pays européens
48:34alors qu'ils sont moins dépendants
48:36du pétrole et du gaz
48:37du Moyen-Orient
48:38et notamment
48:38qui passent par le détroit d'Hormuz
48:39puisque 10%
48:41des approvisionnements énergétiques
48:42environ
48:43des Etats-Unis
48:43proviennent de cette région-là
48:44lorsque c'est 30%
48:45de la part des pays européens
48:47donc ça interroge
48:48notre stratégie
48:48on n'a aucune vision
48:49sur notre diplomatie énergétique
48:51ce qu'ont les Etats-Unis
48:52et je m'en veux
48:52parce que j'aurais dû
48:53parler plus longtemps
48:54de l'essence
48:56et du carburant
48:57Menevu
48:57qui me dit
48:58bonsoir Elliot
48:59à l'hypermarché
49:00de Gramat
49:01le gasoil
49:02est depuis aujourd'hui
49:04à 2,14€
49:05il faut penser
49:06aux bas salaires
49:07qui vont travailler
49:07ici c'est la campagne
49:09nord du Lot
49:10et aux retraités
49:11comme moi
49:1130 km allés et retours
49:13pour aller faire mes courses
49:14ou plus
49:16cher Elliot
49:17Huntington l'avait écrit
49:18en 90
49:19le choc des civilisations
49:20vous avez raison
49:21on m'envoie également
49:22le prix du diesel
49:232,39€
49:24100 plombs 95
49:262,10€
49:26100 plombs 98
49:272,17€
49:29la crise des gilets jaunes
49:30vous me disiez
49:31c'était à 1,50€ le litre
49:331,50€ à 60€
49:341,50€ à 60€
49:35vous imaginez
49:37après je ne comprends pas
49:38ça veut dire que
49:39pour certaines familles
49:39dernier plein chez Total
49:40ça je vous l'ai déjà dit
49:4128 litres 65€
49:42je fais 68 km par jour
49:44ça veut dire que
49:44pour certaines familles
49:45le plein c'est
49:46120-130€
49:47dernier sujet
49:49ça se passe en Espagne
49:51mais c'est très intéressant
49:52c'est sur l'euthanasie
49:54ce qui s'est passé
49:55avec Noelia
49:57une jeune femme
49:58paraplégique
49:58a été euthanasiée
49:59jeudi en Espagne
50:00à sa demande
50:01après près de 2 ans
50:02de bataille judiciaire
50:03avec son père
50:04qui s'opposait
50:05à cette décision
50:06une affaire
50:06qui a suscité
50:07dans le pays
50:07de nombreux débats
50:09sur la fin de vie
50:11ça je vous ai lu
50:12le premier paragraphe
50:13de l'AFP
50:13qui a été relayé partout
50:14il y a un exceptionnel papier
50:16dans le JDD
50:16sur l'histoire
50:18de Noelia
50:18il faut raconter
50:19l'histoire
50:20de cette faillite
50:21d'une société
50:22elle commence
50:22dans une famille
50:23décomposée
50:23par le divorce
50:24de ses parents
50:25les difficultés
50:26personnelles et économiques
50:27qui s'en suivent
50:27entraînent la perte
50:28de la garde
50:29de leur fille
50:29prétendant la protéger
50:31de sa famille
50:31l'Etat la place
50:32dans un centre
50:33pour mineurs
50:33elle va subir
50:35un viol collectif
50:37confronté à l'insoutenable
50:38elle tente
50:39de mettre fin
50:39à ses jours
50:40en se jetant
50:41du cinquième étage
50:42elle survit
50:43mais demeure paraplégique
50:44condamnée à vivre
50:45avec des douleurs
50:46neuropathiques
50:46chroniques
50:48dans ce sujet
50:49il y a tout un drame
50:50c'est l'Etat
50:50qui a oublié
50:51une jeune fille
50:52et désormais
50:53qui est morte
50:53et qui l'autorise
50:54à mourir
50:54c'est terrible
50:55voyez le sujet
50:57et qui nous résume
50:58cette affaire dramatique
51:00mais si importante
51:00de l'Etat
51:01de la société
51:02que fait l'Etat
51:03qu'est-ce qu'on fait
51:04dans notre société
51:05est-ce qu'on tend la main
51:05pour sauver
51:06ou pour tuer
51:07c'est aussi une vraie question
51:08de société
51:11c'était il y a 5 jours
51:14Noelia Castillo
51:15âgée de 25 ans
51:17accordait sa dernière interview
51:18à une chaîne espagnole
51:22il me reste 4 jours
51:29parce que le 26
51:32ils vont me tânaiser
51:35durant cet échange
51:37la jeune femme
51:38maintenait sa volonté
51:39de mourir
51:40après des années
51:41de souffrance
51:43as-tu déjà douté
51:44pour mettre fin
51:45au processus ?
51:48non
51:49c'était très clair
51:51depuis le début
51:51je veux simplement
51:53partir en paix
51:53et cesser de souffrir
51:55après avoir été victime
51:56d'un viol collectif
51:57la jeune femme
51:59sombre dans une dépression
52:00et une douleur chronique
52:02et tente même
52:03de se suicider
52:04mais finit
52:05par aplégique
52:06pour sa maman
52:07entendre la volonté
52:09de son enfant
52:09de mourir
52:10est dur à accepter
52:11cela fait 3 ans
52:13je ne suis pas d'accord
52:13avec l'euthanasie
52:14c'est sûr que je ne suis pas d'accord
52:16mais je serai toujours
52:17à ses côtés
52:17jusqu'au dernier moment
52:18jusqu'où elle me le permettra
52:20si elle respecte
52:21le choix de son enfant
52:22le père de Noelia
52:23lui
52:24n'a jamais supporté
52:25cette idée
52:26pendant deux ans
52:27il tenta
52:28de nombreux recours
52:29en vent
52:30sa fille
52:31a été euthanasie
52:32hier
52:33à l'âge de 25 ans
52:36Sébastien Ligné
52:36non simplement
52:37ces images
52:38me font dire
52:39que tous les députés
52:40et sénateurs
52:40qui ont voté
52:41la loi sur l'euthanasie
52:42en France
52:42sont une responsabilité
52:43extrêmement lourde
52:44parce que ces images
52:45on les verra un jour
52:45en France
52:46et ce n'est pas moi
52:47qui sort ça
52:47de mon chapeau
52:48c'est ce qui se passe
52:48dans tous les pays
52:49où on a légalisé l'euthanasie
52:50c'est-à-dire qu'on ouvre
52:51une boîte de Pandore
52:52qui ne se referme plus
52:53et qui amène dérive
52:55sur dérive
52:56au Canada
52:56quand ils ont commencé
52:57à légaliser l'euthanasie
52:58c'était comme en France
52:59vous nous expliquez
53:00le cadre est extrêmement strict
53:01c'est les garde-fous
53:02les garde-fous sont extrêmement
53:03fortes
53:04il n'y aura aucune dérive
53:05aujourd'hui au Canada
53:06c'est 5% des décès
53:07par an
53:07l'euthanasie
53:085%
53:09pour une dépression
53:09vous pouvez avoir
53:10une euthanasie
53:10aujourd'hui
53:11je ne suis pas d'accord
53:11c'est le contre-exemple
53:12absolu
53:13il y a des dérives
53:14et il y aura des dérives
53:15évidemment
53:16cette jeune femme
53:17demande à ne plus souffrir
53:19c'est bien avant
53:20qu'elle se jette
53:21par la tête
53:22avant qu'elle soit violée
53:23il fallait empêcher
53:24qu'elle soit violée
53:25maintenant je trouve
53:26qu'il faut respecter
53:28comme le fait sa mère
53:29d'ailleurs
53:29sa volonté de ne plus souffrir
53:31et une loi qui permet ça
53:34à mon avis
53:34est une bonne loi
53:35Laurent Frémont
53:36je vous invite quand même
53:37à lire Laurent Frémont
53:38dans les colonnes
53:39une nouvelle fois
53:40du Figaro
53:41fondateur du collectif
53:42démocratie, éthique et solidarité
53:43tribune
53:44mais c'est intéressant
53:45d'avoir tous les avis
53:46sur un plateau
53:47quand l'État tue
53:48ce qu'il n'a pas su protéger
53:51tout est là
53:51oui
53:51c'était avant
53:53tout est dans cette phrase
53:54dans un instant
53:55le cardinal Sarah
53:58sera interrogé
53:59par Christine Kelly
54:00vraiment
54:00découvrir cet entretien
54:03absolument passionnant
54:03je remercie
54:04Julien Duroux
54:04qui a préparé cette émission
54:06Jean-Marc Lelouch
54:07à la réalisation
54:07Jules à la vision
54:08Jean-François Couvlar-Ausson
54:10ont participé à l'émission
54:11Julien Duroux
54:11et Tess Lafeterre
54:13merci à tous
54:14et écoutez attentivement
54:16cet entretien
54:17merci à tous
54:18à tous
54:19Sous-titrage FR ?
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