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Agnès Pannier-Runacher, ex-Ministre de l'Écologie et macroniste convaincue, était invitée sur Thinkerview hier, et a eu le bonheur de nous parler du cas d'Alstom. Apparemment, le deal conclu pour le rachat n'était pas aberrant. Voyons ce qu'à a en dire Frédéric Pierruci, ancien cadre dirigeant d'Alstom, emprisonné aux USA pour permettre la vente initiale à General Electric.

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Sources
Pannier-Runacher https://www.youtube.com/watch?v=eEhCw-GRYHE
Pierucci https://www.youtube.com/watch?v=eSmms56PBBs
Musique https://www.youtube.com/watch?v=UJdogwBtZvw

Réponses au quiz de fin :

/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
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Combien y a-t-il de réacteurs nucléaires en France ?
57.

Quelle somme a injecté le gouvernement américain dans GE après la crise des subprimes ?
139 milliards de dollars.

Comment le mozart de la finance a fait doubler le prix du rachat du nucléaire de GE ?
Il a annoncé qu'on allait racheter 8 mois avant les présidentielles.
Il a annoncé la relance du nucléaire français avant le rachat.

#pannier-runacher #pierucci #alstom #macron #mozart #extrait #ethiquettac

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00La France est le seul pays, un des seuls pays au monde à être capable de faire toute une centrale
00:09nucléaire,
00:10je veux dire chaque composant de centrale nucléaire.
00:13Avec ou sans les turbines arabelles ?
00:15Avec les turbines arabelles, elles sont chez nous quand même maintenant.
00:17Elles ont été rachetées très cher, non ? Encore une connerie de Macron ça, non ?
00:21Ouais, il faut regarder un peu plus près le deal, c'est pas si absurde que ça.
00:26Donc on est arrivé à un prix d'à peu près d'un milliard et quelques, pour quelque chose qui
00:32avait été vendu à l'époque 500 millions.
00:35Pas mal, donc en fait on fait un gros cadeau encore à General Electric.
00:41Voilà.
00:48Donc j'en viens à mon histoire de turbines, parce que...
00:52Donc moi, lorsque je suis revenu en France, j'ai proposé aux autorités françaises de racheter la partie nucléaire d
01:00'Alstom,
01:01c'est la fabrication des turbines arabelles, et la maintenance des 57 turbines qui équipent nos réacteurs nucléaires.
01:08Je vous rappelle que juste après le rachat d'Alstom par General Electric,
01:12General Electric avait refusé de fournir des pièces de rechange à EDF,
01:18parce qu'ils voulaient renégocier le contrat commercial,
01:20comme vous le disiez, on n'est pas dans des...
01:24avec des anges de l'autre côté.
01:26Donc vous imaginez ce que ça veut dire,
01:28arrêter de fournir des pièces de rechange à EDF,
01:30ça veut dire mettre le pays dans le noir.
01:33D'accord ?
01:33Donc on avait donné à une entreprise étrangère, General Electric,
01:36le pouvoir de mettre le pays dans le noir.
01:39Donc EDF a renégocié ses accords de licence,
01:40quand on vous tourne le bras comme ça,
01:42vous n'avez pas des accords de commerce,
01:43vous n'avez pas d'autre choix.
01:48Donc, ce que j'avais proposé,
01:49j'avais fait un tour de table avec que des acteurs français,
01:52pour racheter cette partie-là,
01:55sachant que General Electric était dans une situation financière catastrophique.
01:59Pourquoi General Electric était dans une situation financière catastrophique ?
02:02Parce que General Electric était avant tout, dans les années 2000,
02:05une grande banque, une grande compagnie d'assurance.
02:08La plupart des profits, 80% des profits de GE,
02:10venaient de GE Capital.
02:12Et GE Capital s'est pris de plein fouet la crise des subprimes.
02:15Vous vous souvenez la crise des subprimes de 2008 ?
02:17Vous vous souvenez combien le gouvernement américain a injecté dans General Electric
02:20pour sauver General Electric à l'époque ?
02:22139 milliards de dollars pour une entreprise.
02:26139 milliards de dollars pour une entreprise.
02:29Donc on est très très loin de laisser la main du marché faire
02:33et laisser les banqueroutes se faire.
02:36A l'époque, c'est Alstom qui aurait dû racheter General Electric
02:38pour un dollar symbolique,
02:39si on avait laissé le marché se faire, travailler.
02:44Donc, n'empêche que General Electric s'est retrouvé avec une dette colossale.
02:47Et donc, le dernier PDG, qui est arrivé en 2018,
02:52a décidé de vendre tout un tas de pans de l'activité de General Electric
02:56pour se concentrer sur leurs activités clés,
02:59que sont les turbines à gaz et les moteurs d'avion.
03:01Donc, on savait qu'ils allaient revendre ça.
03:04Et donc, moi, je suis allé voir Bercy, DGA, DGE, APE,
03:07enfin, toute Matignon, l'Élysée, tout le monde,
03:09pour dire, voilà, pour une fois, anticipons.
03:13Anticipons.
03:13On est toujours en train de crier au loup
03:15parce que le gouvernement hollandais
03:18a pris une participation dans la France KLM.
03:20parce que sur les repreneurs de la, comment ça s'appelle,
03:28la Rousseau-Scoval, étaient en banqueroute
03:31parce que des investisseurs français, américains,
03:35fermaient des usines en France, etc.
03:37On est toujours en train de crier au loup.
03:38Pour une fois, j'ai proposé de prendre les devants,
03:41de dire, OK, on va anticiper,
03:42on va faire un fonds français, on va racheter.
03:44Pendant deux ans, on a été complètement ignorés
03:47parce que personne ne se souciait de ça.
03:50Et puis, il y a eu le Covid et tout le monde est devenu souverain.
03:52Vous avez remarqué, là, ces six derniers mois,
03:55le souverain s'est passé d'être un gros mot,
03:58comme étant maintenant le mot à la mode.
04:00Et donc, ils se sont dit, ben oui, tiens,
04:04avec les présidentielles qui arrivent,
04:05ça serait bien de remettre un drapeau français là-dessus.
04:08Et donc, ils ont pris mon dossier et ils l'ont donné à EDF.
04:11Et ils ont dit, à EDF, de le faire.
04:13M. Dévy, le patron d'EDF, avait dit qu'il ne voulait surtout pas
04:16racheter cette partie-là, parce qu'EDF, ce n'est pas un industriel,
04:19c'est une utilité, donc ce n'est pas leur activité
04:22de fabriquer des turbines.
04:24En plus, ils avaient dit qu'ils préféraient les acheter en Chine
04:27qu'à Belfort, pour les prochains réacteurs français.
04:34Mais je pense que, d'un point de vue communication,
04:36ça fait beaucoup mieux de dire que c'est EDF qui les rachète
04:37plutôt que de dire que c'est un consortium français.
04:40En tout cas, dans l'opinion publique, ça passe mieux.
04:42L'un des gros problèmes de ça, c'est que cette activité nucléaire
04:46à Belfort fabrique des turbines à la fois pour EDF,
04:50mais aussi pour un deuxième gros tacteur mondial du nucléaire,
04:53qui sont les Russes, les Rosatoms.
04:57En fait, Rosatoms, depuis l'incident de Tchernobyl,
05:00que vous vous rappelez tous, les Russes ont fait un extraordinaire
05:03travail sur leur industrie nucléaire, et en fait,
05:07sont maintenant les leaders mondiaux du nucléaire.
05:08Et EDF se retrouve souvent en concurrence avec Rosatoms
05:11et avec d'autres entreprises sur les marchés internationaux.
05:14Et donc, un rachat par EDF risque de mettre en péril
05:17cette activité de Turmine à Belfort,
05:19parce que le deuxième, en fait,
05:21qui est le vrai premier client de cette activité-là,
05:25est le concurrent d'EDF.
05:27Bon, on ne va pas cracher dans la soupe,
05:29ça va revenir sous le pavillon français,
05:30on va le payer à peu près deux fois le prix
05:32de ce qu'on avait estimé.
05:35Parce que, lorsque vous avez le président de la République
05:38qui vous dit, on va racheter la partie nucléaire,
05:42la gynéélectrique, qui est-ce qui se frotte les mains ?
05:44C'est gynéélectrique, parce qu'ils savent que dans huit mois,
05:46il y a des élections présidentielles,
05:47et que le président de la République a dit qu'on allait racheter.
05:49Donc là, le prix, il augmente.
05:52Ensuite, on dit, deux mois après,
05:54on va relancer le programme nucléaire français,
05:56on va refaire deux EPR, etc.
05:58Donc là, le prix augmente encore.
06:00Donc on est arrivé à un prix d'à peu près d'un milliard et quelques,
06:05pour quelque chose qui avait été vendu à l'époque 500 millions.
06:10Pas mal.
06:10Donc en fait, on fait un gros, gros cadeau encore à Gynééélectrique.
06:15Voilà.
06:44Sous-titrage Société Radio-Canada
06:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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