00:00Notre objectif, c'est d'arriver à guérir 15% de plus à Auré 2040,
00:05c'est-à-dire d'arriver à 80% de patients guéris
00:08et de guérir l'ensemble des cancers d'ici la fin de ce siècle.
00:12C'est d'abord faire un parallèle entre, finalement, la conquête spatiale
00:23et comment, pour arriver sur la Lune,
00:26on est obligé de résoudre un certain nombre de problématiques
00:30qui nécessitent d'aligner des équipes de recherche multiples
00:33dans des domaines différents,
00:35ce qui, pour moi, est la même chose que ce qu'on doit faire en cancérologie.
00:39Et l'idée, c'est d'arriver à illustrer comment, finalement,
00:42ensemble, au travers de parcours et de découvertes
00:46qui sont parfois faciles, parfois un peu plus longues,
00:48on va essayer de résoudre les multiples questions
00:50posées par les malades vivant avec le cancer pour arriver à les guérir.
00:54Et puis, la deuxième chose, qui est peut-être encore la plus importante,
00:57c'est donner le goût de la science, le goût de la recherche
00:59aux jeunes générations et montrer que, finalement,
01:02la recherche, c'est aussi une aventure
01:04et que cette aventure, on la partage, elle est collective.
01:09J'ai toujours trouvé que l'idée du moonshot,
01:13dont l'objectif était d'arriver sur la Lune
01:15et qui est obligé d'aligner un certain nombre d'équipes
01:17pour résoudre des problèmes,
01:18le fuselage des fusées, le moteur,
01:21les combinaisons des astronautes, les instruments,
01:24était finalement une belle manière de faire de la recherche
01:27avec un objectif qui pouvait paraître, au départ,
01:29extrêmement ambitieux, voire peut-être irréaliste,
01:32mais qui, finalement, s'est avéré un succès.
01:37La lutte contre le cancer, c'est une mission,
01:40en tous les cas, que se sont données les équipes de Gustave aussi.
01:44Notre objectif, c'est d'arriver à guérir 15% de plus à Auré 2040,
01:49c'est-à-dire d'arriver à 80% de patients guéris
01:52et de guérir l'ensemble des cancers d'ici la fin de ce siècle.
01:58En tous les cas, on peut imaginer que les spationautes,
02:02ceux qui sont le plus en avance,
02:03soient peut-être les médecins qui sont au contact direct des malades
02:07et qui vont appliquer les découvertes de la recherche.
02:10Mais comme dans la conquête spatiale,
02:12toutes les étapes que traversent les médecins et leurs patients
02:14sont collectées pour être réanalysées dans les équipes de recherche
02:18pour avoir une boucle vertueuse de progrès.
02:23Pour faire de la cancérologie,
02:25je pense profondément qu'il faut être assez optimiste.
02:27Il faut se dire que chaque patient que l'on va voir
02:29est celui qu'on va arriver à guérir,
02:31même quand la situation initiale est une situation de maladie avancée.
02:34Et c'est réellement comme ça que les oncologues voient les malades.
02:38Il faut néanmoins être lucide sur le fait que chaque progrès que l'on fait
02:41nous rapproche un petit peu plus de la guérison de l'ensemble des malades,
02:45mais que malheureusement, ce n'est pas le cas à court terme
02:48pour chacun de nos malades,
02:50et que chaque hypothèse et même chaque succès au laboratoire
02:54ne se traduit pas forcément en un progrès au lit du patient.
03:01Exercer dans cet environnement,
03:03c'est évidemment extrêmement passionnant
03:05parce que chaque jour est un jour nouveau
03:07où à la fois on exerce le métier qu'on aime,
03:10qui est celui de médecin,
03:10qui est celui d'être au service des patients et de leur famille,
03:13et où en même temps,
03:14on voit avec peut-être un tout petit peu d'avance
03:17les progrès qui vont être ceux qui vont être faits,
03:19comment on aura de futurs succès,
03:21et essayer de donner l'accès à nos patients,
03:23à l'innovation le plus tôt possible,
03:25notamment au travers de l'activité de recherche clinique
03:27qui fait ce lien entre la recherche de laboratoire et nos patients.
03:34J'ai toujours une consultation par semaine
03:36qui me permet de voir des patients,
03:37de voir des nouveaux patients,
03:38de continuer à les suivre.
03:39C'est à la fois sur un plan de l'organisation,
03:42une force des centres de lutte contre le cancer
03:45qui sont dirigés par des médecins et des médecins qui exercent,
03:48c'est-à-dire qui savent exactement
03:49quelles sont les difficultés de leurs équipes,
03:52mais aussi les outils qu'on peut leur donner au quotidien.
03:55Et en même temps,
03:56c'est, je dirais, absolument indispensable
03:59pour rester au contact d'un métier qu'on a choisi,
04:02d'un métier qu'on aime et qu'on a envie de continuer d'exercer.
04:07L'intelligence artificielle, elle est là.
04:08On sait très bien que nos équipes,
04:10quel que soit leur métier,
04:12l'utilisent déjà,
04:13parfois de manière pas forcément organisée.
04:16Ce qui est important pour l'intelligence artificielle,
04:18c'est, un, de savoir ce qu'on peut en attendre.
04:21Au-delà de ces dangers,
04:22quels sont aussi ces défauts,
04:23c'est-à-dire qu'est-ce qu'on peut ne pas en attendre,
04:25quel résultat elle ne peut pas donner,
04:27à quoi elle ne peut pas aider.
04:28Et le deuxième défi,
04:29c'est de faire de nos médecins,
04:31de nos chercheurs,
04:31de nos personnels,
04:32des personnels augmentés,
04:34c'est-à-dire que l'intelligence artificielle
04:36fasse de nous des meilleurs professionnels
04:38et non pas des professionnels assistés.
04:41Mais si on le fait correctement,
04:42il est clair que l'intelligence artificielle
04:44va demain à la fois aider les professionnels,
04:46mais je pense aussi beaucoup aider les malades
04:48dans leur parcours.
04:52La difficulté est à la fois donc
04:54de faire d'abord de la prévention.
04:5640% des cancers sont évitables.
04:59Tabac, alcool, sédentarité, surpoids.
05:01La deuxième chose,
05:02c'est le diagnostic précoce.
05:04Chacun doit être vraiment sensibilisé
05:06au fait que le dépistage est un outil
05:09qui aujourd'hui, de manière certaine,
05:11diminue la mortalité par cancer
05:13et on a une adhésion au dépistage
05:14qui n'est pas suffisante.
05:16La troisième chose,
05:17c'est vraiment le diagnostic précoce.
05:19Lorsqu'on a un symptôme,
05:20être dans un système
05:21qui va permettre le plus vite possible
05:23de faire le diagnostic
05:24et mettre en œuvre les traitements.
05:26Puis pour certaines maladies,
05:27on a aujourd'hui de profondes modifications
05:30de nos stratégies thérapeutiques,
05:31thérapeutiques ciblées, immunothérapie.
05:33Certains cancers y sont sensibles,
05:35d'autres pas,
05:36et on cherche comment arriver
05:37à augmenter cette capacité
05:40à traiter de manière
05:41la plus précise possible
05:43chacun de nos malades.
05:47Une motivation sans faille,
05:49un engagement déterminé
05:52de tous les instants,
05:53ne jamais lâcher
05:54et toujours considérer
05:56que l'objectif,
05:57c'est le patient.
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