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  • il y a 16 heures
La recherche ophtalmologique se nourrit aujourd’hui de collaborations nouvelles entre médecine de ville et centres hospitalo-universitaires. Grâce à l’ampleur de ses données patients et à l’implication de ses praticiens, le réseau Point Vision contribue à plusieurs projets scientifiques, dont un programme innovant utilisant l’intelligence artificielle pour améliorer le dépistage du glaucome.

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Transcription
00:00Point Vision permet aux médecins qui travaillent dans ce groupement de faire de la recherche scientifique.
00:10Nous parlions de cette recherche depuis plusieurs années.
00:13Elle a commencé à se mettre en route il y a à peu près trois ans.
00:16Nous avons créé pour cela un comité médical consultatif
00:19qui permet de réunir à la fois des médecins de nos centres
00:23et des chefs de services d'hôpitaux universitaires qui vont nous proposer des sujets.
00:29Si nous validons le projet, un médecin référent est désigné
00:34pour s'en occuper un peu plus spécialement par la suite
00:36et nous transmettons à ce moment-là à tous les chefs de centres le but de cette étude.
00:42Nous avons vite réalisé que l'importance de nos fichiers
00:45et la tenue de nos fichiers nous permettent d'en sortir beaucoup de données.
00:50Cela crée des bases de patients qui sont très utiles
00:53pour des études importantes scientifiques de recherche.
00:57Nous avons eu 1,5 million de patients qui sont passés par les centres Point Vision en 2024.
01:03Les chefs de services des hôpitaux cherchent des bases comme ça pour pouvoir travailler dessus.
01:08Nous avons en ce moment une étude en cours sur l'évolution de la myopie chez l'enfant
01:12et une étude sur le glaucome.
01:14L'étude d'épistage que nous comptons mettre en place
01:16est une étude dans laquelle nous souhaitons développer un algorithme d'intelligence artificielle
01:22basé sur des retinophotos et éventuellement d'autres paramètres ophtalmologiques
01:26qui nous paraîtraient pertinents pour améliorer le dépistage du glaucome en population générale
01:32de façon à pouvoir la déclasser en suspect ou en non-suspect.
01:36Il y a à boutir in fine à des recommandations de dépistage par l'HAS.
01:39C'est un projet qui est assez large et qui va se dérouler en trois phases.
01:43Il y a une première phase où on va apprendre à l'algorithme ce qu'est la maladie glaucomateuse
01:48et aussi ce que sont d'autres pathologies du nerf optique non glaucomateuse.
01:53Il y aura ensuite une deuxième phase, tester l'algorithme en population générale
01:57et une troisième phase pour comparer les performances de l'algorithme
02:01avec les méthodes actuelles de dépistage du glaucome.
02:04Nous collaborons avec Point Vision pour la première phase de ce projet
02:09puisque Point Vision dispose d'une base de données très large de patients français.
02:13Notre travail va consister à sélectionner les patients.
02:17On en a sélectionné 24 000 actuellement qui ont la pathologie glaucomateuse
02:21avérée dans la base de données Point Vision.
02:23On doit faire un appariement avec 24 000 sujets non atteints
02:28de façon avérée aussi de la pathologie glaucomateuse.
02:31Et donc on va commencer à trier un peu tout ça
02:34et améliorer les performances de l'algorithme,
02:37apprendre à l'algorithme ce qu'est la pathologie glaucomateuse
02:40et ce qu'est un patient qui n'est pas atteint de glaucome.
02:42L'intérêt de la collaboration avec Point Vision, c'est le volume de données
02:47de patients standards qui n'ont pas de pathologie
02:50et le volume de données aussi important en population générale
02:53de patients atteints de glaucome avec une grande diversité d'âge
02:57mais aussi de sévérité de la maladie.
03:00Ce qui va nous permettre d'avoir un algorithme qui pourrait avoir de bonnes performances.
03:03En tout cas, il aura pu s'entraîner sur toute la diversité de la pathologie
03:06qu'on peut retrouver en population générale.
03:07En fait, c'est en échangeant avec nos collègues qu'on s'est aperçu
03:11qu'une collaboration pourrait être intéressante
03:13et c'est tout à fait prometteur de faire participer les centres privés
03:17qui ont des diagnostics avérés à la recherche clinique et universitaire.
03:22Et grâce à l'entremise de la fondation Bordeaux Université,
03:26on a pu mettre en place un partenariat sans conflit d'intérêt
03:30sous forme de mécénat scientifique où Point Vision nous cède sa base de données
03:35et l'université de Bordeaux et le CHU de Bordeaux vont conventionner
03:39avec la fondation Bordeaux Université.
03:41Ensuite, il restera à mettre en place les circuits de transfert de la base de données
03:46en suivant évidemment les réglementations européennes RGPD.
03:49Le rôle des centres Point Vision dans la recherche, effectivement,
03:53me semble être une très bonne opportunité pour des médecins praticiens
03:57et des chercheurs de travailler ensemble.
04:00Les praticiens travaillant au sein de nos groupes
04:02peuvent très bien s'intéresser à des sujets particuliers
04:05et donc s'investir s'ils le souhaitent plus spécifiquement
04:08dans telle ou telle pathologie
04:10et réaliser des études en commun avec des centres plus importants
04:14s'ils le souhaitent hospitalo-universitaires.
04:16Le résultat de ces études peut tout à fait être bénéfique pour le patient
04:20parce que cela débouche sur la réalisation de nouvelles technologies,
04:25de nouveaux médicaments.
04:26Je pense qu'il est important de tenir compte de la diversité des ophtalmologistes
04:31et de la diversité des bases de données disponibles.
04:34Ce qui compte, c'est la robustesse d'une étude clinique ou d'une étude fondamentale
04:37et il faut profiter des forces françaises en quelque sorte.
04:41Point Vision a l'avantage d'être très structuré,
04:44d'être présent sur l'ensemble du territoire,
04:46d'avoir une base de données commune
04:48et donc ça lui donne une force de frappe assez importante.
04:52et donc cette collaboration et dans laquelle l'université va apporter son expertise
04:57en termes de recherche, en termes de sélection des patients,
05:01en termes de monitoring de la base de données,
05:04c'est quand même une force assez importante
05:06et c'est vraiment la complémentarité des compétences qui est importante.
05:09Nous sommes encore au début de cette implication dans la recherche
05:12mais nous commençons à en voir bien toute la potentialité
05:17et je pense que les nouveaux médecins qui nous rejoignent
05:21auront ça en tête,
05:22que ce n'est pas de quitter l'hôpital qui va leur faire perdre
05:26toutes leurs possibilités de publication,
05:28mais au contraire d'entrer dans un groupe
05:30qui pourra échanger entre médecins du groupe
05:34et avec des hospitales universitaires
05:36pour faire publier des études soit internes au groupe Point Vision,
05:41soit tout à fait externes
05:43ou avec l'aide de ces hôpitaux plus importants.
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