- il y a 2 jours
Avec Elisabeth Lévy et Françoise Degois
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NewsTranscription
00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:06Il est 8h36, l'actualité, Loana, évidemment.
00:12On va en parler en fait, tout à l'heure, de Loana.
00:15Tragique destin, je le disais, bien sûr, effectivement.
00:18C'est aussi les années de la télé-réalité, ce que disait Maëlle de Calan.
00:22Est-ce que vous, vous avez été, je ne sais pas, transporté un peu par cette télé-réalité,
00:29d'une manière ou d'une autre, vous vous êtes dit, tiens, bah oui, on s'identifie à ces gens.
00:34Ou alors, au contraire, vous avez dit, c'est le début de la fin avec cette télé-réalité.
00:38J'aimerais vous entendre, 0826 300 300, comme sur Mazarin Pinjot, une autre forme de télé-réalité, en quelque sorte.
00:46Alors, elle refuse d'aller voir la réalité, en quelque sorte, sur le terrain, dans une ville hérène, à la
00:51flèche, dans la Sarthe.
00:53Là aussi, vous pouvez réagir.
00:54Alors, juste avant ça, on va commencer sur le gouvernement, qui est quand même un petit peu empêtré, avec, alors,
01:01choc pétrolier, pas choc pétrolier.
01:03Il a parlé un petit peu vite, là, hier, non ? Avant-hier, Roland Lescure.
01:06Ben, Roland Lescure, c'est pas, pardon.
01:08Il a dit, choc pétrolier, et puis alors après, il a dit, non, non, c'est pas ça, il a
01:11dû se faire taper sur les doigts.
01:12Et puis, il y a un manque de maîtrise, et également, pas que de la communication, un manque de maîtrise,
01:17de vision.
01:18En fait, en réalité, est-ce que quelqu'un a anticipé que ça allait arriver ?
01:22Parce que ça arrive toujours de la même manière, c'est toujours la même mécanique.
01:25À chaque fois qu'il y a une crise, en Irak, c'était le cas, on sait très bien ce
01:28qui se passe avec le pétrole, on sait que ça monte, etc.
01:31Donc, il y a non seulement un manque d'anticipation, mais en plus de ça, une maladresse, quelque chose de
01:37malhabile.
01:38Et la réalité, c'est que ça va terminer, je sais que ça va faire hurler Isabel, Zaza,
01:42mais ça va se terminer par, évidemment, le gouvernement va sortir son chéquier, il sera obligé.
01:48Vous avez le fioul à 2,50 euros, mais qui peut vous imaginer un petit peu ce que ça donne
01:54à la fin sur les comptes de résultats ?
01:57Je déplore tout à fait que nous soyons dans cette situation, car effectivement, ce serait sans doute le moment où
02:11il faut sortir son chéquier.
02:12Mais comme on l'a sorti pour des tas de mauvaises causes depuis fort longtemps, voilà où on en est.
02:18Ce qui me fait marrer, enfin marrer, non, c'est pas drôle, c'est que dans ces annonces, c'est
02:22comme quand les gars disent qu'il n'y aura pas de pénurie.
02:24Et là, c'est panique à bord, tout le monde à la pompe.
02:28Et évidemment, dans ces cas-là, il vaut mieux se taire de toute façon, parce qu'arriver à la télé
02:31en disant qu'il n'y aura pas de choc pétrolier, ça ressemble à une antiphrase.
02:35Il y a un choc pétrolier, c'est ce qu'il dit, il dit un choc, il n'y en
02:38a plus.
02:42Les gens, évidemment, vont se paniquer, et quand il va rétropédaler, c'est encore pire, enfin bon, tout ça...
02:50On sent qu'on n'a pas la main, on sent qu'on subit les événements.
02:54Il y a possibilité d'agir aussi sur les taxes, sur les carburants, notamment pour les professionnels, bien sûr, c
03:00'est ce qu'ils attendent.
03:01Tiens, François Denim est avec nous, on l'a entendu tout à l'heure avec les infirmières, on l'a
03:06entendu avec les pêcheurs,
03:07on l'a entendu aussi avec les transporteurs routiers.
03:12François Denim est avec nous, bonjour François.
03:14Oui, bonjour à vous, bonjour à tous.
03:15Bonjour François.
03:16Bonjour François.
03:18En fait, l'État, je ne comprends pas ce gouvernement, qu'il ne puisse pas anticiper, je veux dire, c
03:25'est leur rôle quand même,
03:26ils sont là pour garantir une bonne vie, qu'on soit quand même assez bien, comment dire,
03:33qu'on soit...
03:35Je vais arrêter à dire des mots, parce qu'il me bloque ce gouvernement, qu'il n'arrive pas à
03:39anticiper.
03:40Moi, je fais le plein deux fois par semaine, c'est sûr que ça fait mal.
03:42Moi, j'ai des revenus, ça va, je me mets à la place, vous savez de qui ?
03:46Les pauvres femmes qui font le ménage à domicile, qui travaillent pour 800 euros par mois,
03:50qui font 4-5 maisons par jour, et qui doivent payer 150-200 euros de gazo à l'usage.
03:55Vous vous rendez compte ce que ça fait ?
03:57Oui, les infirmières, les infirmières qui négocient en fait aujourd'hui, bien sûr, quand on connaît...
04:03Les infirmières qui font le ménage et tout ça, c'est les pires de la situation pour elles.
04:06Mais ils ne se rendent pas compte, le gouvernement, qu'il est en train de faire des gens qui vont
04:10être à la rue,
04:11qui ne vont pas pouvoir payer leur fin de mois.
04:13Non mais qu'est-ce qu'il fait, ce gouvernement ?
04:15On sait très bien qu'il y a un effet levier sur le gazoil.
04:18Je veux dire que quand le pétrole l'augmente, les taxes l'augmentent.
04:20Ben voilà.
04:21Qu'est-ce qu'il attend, le gouvernement ?
04:24Il y a eu une époque où il y avait la TIPP flottante, ce qu'on appelle la démence, et
04:31ça n'est plus le cas.
04:32Mais je me souviens d'une crise où c'était, je pense, Laurent Fabius qui était à Bercy,
04:38et qui avait tout de suite bougé sur la TIPP flottante.
04:42On ne peut plus faire ça, mais Patrick Roger a raison, c'est-à-dire qu'il faut jouer sur
04:45les taxes en réalité.
04:46Et cette, je crois...
04:48Certains pays à l'étranger, européens...
04:51Et notamment pour les transporteurs routiers, c'est assez terrible,
04:58parce qu'ils sont en concurrence déjà avec ces gens-là, qui ont déjà des charges moins élevées.
05:03Donc évidemment, derrière, ça risque de déclencher s'il n'y a pas des mesures.
05:07Mais il y a la panique des Gilets jaunes, Patrick.
05:09Je pense que vraiment, l'ombre portée des Gilets jaunes, qui est la plus grande crise sociale du quinquennat,
05:14sur laquelle d'ailleurs Emmanuel Macron s'est effondré, il n'a jamais réussi à retrouver sa popularité,
05:19c'est quand même la crise des Gilets jaunes.
05:21Est-ce que ce pays est encore capable de mettre des Gilets jaunes sur un rond-point ? C'est
05:26possible.
05:26Oui, si on pouvait se passer d'essence, ce serait bien, évidemment.
05:29Mais pour l'instant, on progresse progressivement avec...
05:33Non mais on progresse, mais c'est long.
05:37J'allais dire, ça fait des années que j'entends qu'il faut mettre des éoliennes, des ceci, des cela,
05:42des...
05:44Non mais le nucléaire aussi, avec l'électrique, bien sûr.
05:47Vous avez fini ma phrase, c'est ce que je voulais dire, c'est-à-dire, si on n'avait
05:50pas sacrifié notre nucléaire,
05:52et si on n'était pas ?
05:53Parce que si on n'était pas dans cette affaire de prix de l'électricité,
05:58qu'on est obligé de payer plus cher que ce qu'on produit ?
06:00Oui, alors c'est pas aussi...
06:04C'est compliqué, mais de toute manière, tous les gens ne pourraient pas non plus passer,
06:07par exemple, en tout cas pour se déplacer, et je pense au poids lourd,
06:10aujourd'hui, à l'électrique, quoi.
06:12Alors il y a l'hydrogène aussi, mais c'est extrêmement compliqué,
06:14c'est des investissements lourds, parce que...
06:17Des carrioles, des carrioles et des chevaux !
06:19Non mais c'est vrai !
06:20Parce qu'on parle du pétrole, mais vous savez qu'il y a une autre crise qui va arriver,
06:23elle est déjà en train de toucher l'Inde,
06:25et une partie de la Chine, c'est la crise des engrais.
06:27Parce qu'on ne parle que du pétrole, qui passe par Hormuz, etc.
06:32Mais les engrais, les engrais...
06:34Attendez, parlez-en aux agriculteurs, déjà ça va commencer !
06:36Parce que les engrais ne transitent plus, tout simplement,
06:39et que Hormuz, et que la fameuse île de Cargue,
06:42est aussi une plateforme, pas simplement pétrolière.
06:45C'est-à-dire que vous avez 20 ou 30% des engrais du monde
06:49qui passent par Hormuz.
06:50À partir du moment où Hormuz est bloqué,
06:52vous avez déjà l'Inde qui commence...
06:54L'Inde, plus grand démocratie peuplée du monde,
06:57qui commence déjà à tirer la langue sur les engrais pour les agriculteurs.
07:00Attention !
07:03Une réaction supplémentaire, François, à Nîmes ?
07:06Moi, ce que je voulais dire, c'est que, en fait,
07:08ce gouvernement, il est en train de dégoûter les jeunes.
07:10Vous savez, moi, je vais chez mes fournisseurs acheter le matériel tous les matins,
07:13mais je vois les gars qui vont partir à bientôt à la retraite,
07:15je leur dis alors, t'as repris, t'as vendu, tout ça,
07:18et puis non, il n'y a personne qui reprend derrière.
07:20Les jeunes, ils ne veulent plus travailler.
07:21S'ils trouvent un salaire à demi-balle par mois,
07:23ils ne vont pas se mouiller pour 30 000, 4 000 en tant qu'artisan.
07:26Je vous dis franchement...
07:27Non, alors ça, c'est...
07:29Ça, c'est un gros problème.
07:30Oui, non, mais ça, c'est vrai.
07:31C'est un gros problème.
07:32Ça, vous avez raison.
07:33Les personnes qui vont reprendre derrière, ça fait peur.
07:36Oui, oui.
07:36Non, mais ça, c'est vrai, parce que se lancer en se disant,
07:39bon, est-ce que j'aurai des chantiers ?
07:40Est-ce qu'on va réussir ?
07:42Les charges sont quand même assez élevées, bien sûr.
07:44Il faut trouver...
07:45Il y a du travail, Patrick.
07:46Oui, il faut...
07:47Bien sûr.
07:49Le fils, il dit, écoute, si tu ne veux pas reprendre, je te comprends.
07:51Le père, il dit au fils, je te comprends.
07:53Si tu ne veux pas reprendre, je te comprends.
07:54Ça veut dire tout, quoi.
07:55Ça veut dire tout.
07:56C'est aberrant qu'on gagne bien notre vie.
07:58Et derrière, on est dégoûté par les...
08:01Et la cistana.
08:02Et la cistana.
08:03Je pense que ça réagira tout à l'heure.
08:05Vous avez entendu.
08:06Je ne sais pas si vous avez entendu, mais de Calan.
08:08Moi, depuis l'âge de 17 ans, je bosse.
08:09Depuis l'âge de 17 ans, je bosse.
08:11Alors, je ne sais pas si j'ai eu bon Dieu sur ma tête,
08:13mais vous savez, je n'ai jamais été malade.
08:15Non, mais c'est...
08:16Je n'ai jamais fait un arrêt de travail.
08:17En sauf, j'ai discuté avec Jean-Luc Bourdin.
08:20Lui, pareil, malade, malade à la tête, il vient bosser.
08:23Je ne sais pas si vous avez entendu Maël de Calan,
08:31qui était l'invité politique de Jean-François Aquili,
08:33tout à l'heure, le président du conseil départemental du Finistère.
08:37Il a regardé, en fait, tous les gens qui touchent.
08:39Il n'est pas du tout contre le RSA.
08:41Au contraire, il dit qu'il y a des gens qui en ont besoin.
08:43Mais il a regardé.
08:44Il a fait les comptes.
08:45Et alors là, il s'aperçoit qu'il y a beaucoup de bénéficiaires.
08:48Il y en a, depuis 5 ans, 6 ans, une femme qui touchait le RSA,
08:52dans le Finistère.
08:53Elle habite en Uruguay.
08:56Alors évidemment, ce sont des cas, vous allez me dire, c'est isolé.
08:58Sauf qu'en fait, il y en a beaucoup.
09:00Il y en a énormément.
09:01Il y a une fraude sociale.
09:03Ben oui, et donc, à un moment donné, on ne peut plus...
09:05Ça ne plaît pas à François qui n'aime parler que de la fraude fiscale.
09:07Non, non, mais moi, je ne parle pas ni de la fraude fiscale ni de la fraude sociale.
09:10Mais écoutez, Maël de Calan.
09:12Oui, c'est un problème, d'accord.
09:14Non, ok.
09:15Ce n'est pas parce qu'il y a une personne, vous avez vu.
09:18Est-ce que vous avez vu les contrôles qui sont faits ?
09:21Ils remontent sur 8 ans pour justifier.
09:23Enfin, c'est complètement délirant.
09:24La quasi-totalité des bénéficiaires du RSA
09:26sont des gens qui ont connu des accidents de la vie.
09:30D'accord, laissez-moi quand même vous dire un mot.
09:31Laissez-moi quand même vous dire un mot, Françoise.
09:33Il faudra un jour faire le bilan.
09:35D'accord ?
09:36Qu'est-ce que ça nous...
09:37En quoi ça nous a transformés ?
09:38Il y a des tas...
09:39Je ne dis pas qu'il faut laisser les gens absolument...
09:42Je dis juste que nous sommes dans un pays
09:44où l'incitation au travail n'est pas très forte,
09:47où il y a des gens qui vivent complètement des aides publiques
09:52et c'est tout à fait malsain.
09:54Ça ne fait pas de nous un peuple dynamique et plein d'initiatives.
10:00Il faut aussi pousser les gens à un moment à dire
10:02« T'es responsable aussi de ta vie. »
10:06C'est intéressant ce que vous dites, Elisabeth, sur l'incitation.
10:11Vous savez, je pense aussi que les politiques
10:14sont strictement responsables de cela.
10:16C'est marrant ce que disait François de Nîmes
10:18sur la non-envie et la peur, etc.
10:22C'est aussi ça le rôle des politiques,
10:24d'entraîner, de donner une vision, de donner envie,
10:26de donner confiance.
10:27Mais vous avez entendu ce qu'il a dit.
10:27Il a parlé des charges.
10:29Mais non, mais c'est pas que les charges.
10:31Mais laissez-moi finir.
10:32C'est pas que les charges.
10:33Même lui en paye beaucoup, mais il a toujours bossé.
10:35Mais honnêtement, on a aussi une classe politique.
10:38Et je mets tout le monde dans la sauce,
10:40de l'extrême gauche à l'extrême droite.
10:42On a une classe politique que je n'entends que râler,
10:46être apocalyptique.
10:47Qui crée l'espoir dans ce pays ?
10:49Quel est le leader politique qui dit
10:50« Ah, avant, on y va, il n'y en a pas, il n'y en a pas, une phrase.
10:53»
10:53Une phrase, et ensuite on marque une petite pause et on y va.
10:56Excusez-moi, moi, je connais des chefs d'entreprise,
10:58je vous assure, ils n'attendent pas des politiques
11:00qui leur donnent de l'espoir, et moi non plus.
11:02Moi, j'attends des politiques qui créent des conditions.
11:06raisonnables pour travailler.
11:07Or, les chefs d'entreprise, aujourd'hui...
11:10Mais si !
11:10Mais excusez-moi !
11:11Est-ce que je peux tenir ma phrase ?
11:13Les chefs d'entreprise, aujourd'hui,
11:15en tous les cas, tous ceux que je connais,
11:17j'en connais pas mal.
11:18Que ce soit des petites boîtes, des grosses PME,
11:20des start-up,
11:21ils sont écrasés donc par les charges,
11:24par les normes, par l'administration,
11:26et par des décisions
11:27qui vident leur carnet de commandes.
11:29avec ce que vous dites.
11:30Je suis d'accord avec ce que vous dites,
11:31mais la psychologie est très importante dans un pays.
11:34Attention, Sud Radio.
11:35Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
11:4211 célibataires coupés du monde.
11:55Voilà, donc, le Loft,
11:57Love Story, c'était en 2001.
12:00Loana, qui a été, sans doute,
12:04la personnalité avec un destin tragique,
12:07puisque la personnalité la plus connue, en fait,
12:10de la télé-réalité, avec ce destin tragique,
12:12qu'on l'a retrouvée morte hier,
12:15dans un appartement, en fait, à Nice.
12:18Elle a, à plusieurs reprises,
12:19tenté de mettre fin à ses jours.
12:21Elle a eu des hauts, des bas, en fait.
12:23Beaucoup de bas, en même temps.
12:25Oui, beaucoup de bas.
12:26Mais ça touche énormément de gens.
12:30Ah, mais oui.
12:31Moi, je suis touché, je ne regardais pas.
12:33Elisabeth, oui.
12:35Alors, d'abord, évidemment,
12:37c'est terrible, c'est un destin terrible.
12:40Je laisserai François, je crois,
12:41qui a été très touché à en parler.
12:44Moi, ce que je voudrais dire,
12:45c'est que déjà, à l'époque du Loft,
12:48il y avait quelque chose qui me terrifiait.
12:52C'était cette idée de la transparence totale.
12:54C'est-à-dire, je pense que la grande conquête,
12:57une des grandes conquêtes de la civilisation,
13:00c'est la vie privée, le camp à soi,
13:01le fait qu'on ne vit pas sous l'œil de ses contemporains,
13:04le secret.
13:05Et instaurer ça,
13:08pourquoi ?
13:08En jouant sur une chose,
13:09sur cette fascination pour la célébrité.
13:11Mais moi, j'aimerais bien être célèbre
13:13pour avoir inventé un vaccin,
13:14ou écrire des grands livres,
13:16ou faire d'excellentes chroniques sur une radio.
13:18Mais là, c'est elle célèbre pour rien, si vous voulez.
13:20Et ça a entretenu chez des tas de gamins
13:22ce fantasme de la célébrité intransitive
13:25qu'on retrouve aujourd'hui sur les réseaux sociaux.
13:27Et je dis juste à tous les gens,
13:30tous les jeunes notamment,
13:31qui s'exposent,
13:32qui exposent toute leur vie sur les réseaux,
13:34ne faites pas ça.
13:36Vous avez la chance de pouvoir avoir une vie privée,
13:39gardez-la.
13:40Je suis d'accord avec Elisabeth,
13:42avec cette bascule effectivement,
13:43parce que moi, je suis pour la transparence
13:45des comptes publics, etc.,
13:46pour les hommes et les femmes politiques.
13:47Mais le dernier espace de liberté qu'on a dans la vie,
13:50c'est véritablement sa vie intime,
13:52sa vie sexuelle, sa vie sensuelle,
13:54sa vie émotionnelle.
13:55C'est la dernière chose sur laquelle nous avons
13:57le libre arbitre.
13:59Le Loft a fait péter tout ça.
14:00Juste un mot sur Loana,
14:02parce que je pense que Loana,
14:04elle a traversé d'ailleurs toutes les générations,
14:06parce que moi, c'est ma génération,
14:08celle de Patrick et celle d'Elisabeth,
14:09mais je pense que les mômes qui avaient 10 ans
14:11parlaient de Loana dans la cour de récré,
14:13Félix Mathieu nous le disait par exemple tout à l'heure,
14:15il avait 10 ans à l'époque du Loft,
14:17il nous disait,
14:18nous dans la cour de récré,
14:19tout le monde parlait de Loana.
14:20Et juste un mot sur vraiment
14:22ces enfants de la télé complètement dévorés.
14:25Je suis tellement triste pour elle,
14:27je l'ai tellement vue remonter,
14:29redescendre,
14:30revenir,
14:31faire des interviews.
14:32Vraiment, ça m'émeut vachement,
14:33cette jeune femme qui avait déjà une vie
14:35totalement massacrée dès le départ,
14:37avec un père alcoolique, etc.
14:39Et dire, ça y est,
14:40j'ai réussi à vaincre mes démons,
14:41et hop, retomber.
14:43J'ai tellement de peine pour elle.
14:45Et les jeunes d'aujourd'hui,
14:47parce qu'évidemment,
14:48ça a revécu à travers des documentaires,
14:50des films,
14:51des interviews,
14:51les jeunes qui ont 15, 20 ans aujourd'hui,
14:53la connaissent aussi,
14:54alors que c'était de 2001.
14:56C'est incroyable.
14:56C'est étonnant.
14:57Karine est avec nous au 0826 300 300 pour réagir.
15:01Bonjour Karine.
15:03Bonjour.
15:04Bonjour Karine.
15:05Bonjour.
15:05Bonjour.
15:06Comment vous avez réagi,
15:08vous, à la disparition de Loana ?
15:10Moi, je trouve ça très triste, en fait.
15:12C'est un destin qui est gâché, je trouve.
15:15Déjà, elle avait mal commencé dans la vie.
15:17Comme le disait Françoise,
15:18elle avait beaucoup de difficultés.
15:20Et je ne vais pas jusqu'à dire
15:22que la télé-réalité est responsable
15:25de quoi que ce soit,
15:26parce qu'on ne sait pas comment elle s'en serait sortie
15:28si elle n'était pas passée par là.
15:29Mais je trouve qu'avant de mettre quelqu'un en avant,
15:33en avant à la télé,
15:34il faut s'assurer que la personne,
15:37elle est bien droite dans sa vie.
15:39Et puis tout ça,
15:39parce qu'en fait, je pense qu'on l'a mis au firmament
15:43et elle n'a jamais réussi à venir en arrière.
15:47Et c'est très compliqué.
15:48Et puis en fait, c'est le drame de la solitude aussi, sa vie.
15:50C'est le chou de narcissique dont on a un demand à revenir.
15:53Mais quel firmament, en fait ?
15:53C'est ça qui est intéressant.
15:55C'est que c'est un firmament pour rien.
15:56Et vous savez, en hébreu, il y a un mot qui dit
15:59célèbre pour rien.
16:00Oui, c'est vrai.
16:01Et c'est ça le problème,
16:03c'est qu'on honore des gens pour leur oeuvre,
16:07pour ce qu'ils font,
16:08pour ce qu'ils apportent à la société.
16:10Très bien.
16:11Mais là, c'est ça qui est terrible.
16:14C'est qu'en fait, on dit à ces gens,
16:15vous n'avez qu'à être ce que vous êtes,
16:16c'est-à-dire votre petite vie, etc.
16:18Il suffit de le faire devant tout le monde.
16:20Oui, mais ça, c'est le problème du choc narcissique aussi.
16:25Vous savez, le chou de narcissique,
16:27il y a énormément d'hommes et de femmes politiques
16:29qui n'en reviennent jamais du chou de narcissique
16:32quand vous êtes super exposés pendant une présidentielle.
16:34Vous savez qu'il y a eu un chou de narcissique
16:36également des médecins.
16:37Vous savez que pendant le Covid,
16:39les médecins faisaient régner 24 heures.
16:42Non, mais je vous assure,
16:42j'en ai parlé avec un ami professeur à moi
16:44qui m'a dit,
16:45j'ai connu comme une redescente, en fait,
16:47d'une redescente de chou.
16:49C'est vrai, c'est vrai.
16:50C'est vrai, c'est ce qu'elle a amélioré.
16:53Non, mais merci, Karine, de votre témoignage.
16:56Et si vous voulez continuer de témoigner autour de Loana,
16:59autour justement de cette télé-réalité
17:02et de ce succès très éphémère, bien sûr, évidemment,
17:08et qui est aujourd'hui,
17:09c'est le cas aussi avec les réseaux sociaux.
17:11Alors, ça dure pour certains, en fait, un petit peu plus
17:13parce qu'ils ont un peu plus leur destin
17:15au bout de leurs doigts, si je puis dire,
17:16à travers les réseaux sociaux.
17:18Mais c'est un peu différent.
17:19Vous pouvez continuer de réagir.
17:20De même qu'on va continuer de réagir
17:21sur Mazarine Pajot
17:23qui a refusé de se rendre dans une ville
17:25Rennes, là, du coup, pour une dédicace.
17:27Tiens, ça nous amène justement sur le terrain.
17:30Le terrain, avec vous, Benjamin Glaze,
17:33le terrain qui nous emmène dans la Creuse.
17:36C'est ce que vous avez repéré sur les réseaux sociaux.
17:39Expliquez-nous.
17:40Oui, ce sont des tags qui ont été retrouvés
17:42sur les murs de l'église,
17:43un petit village de la Creuse,
17:44le village de Saint-Valéry-de-Feltin,
17:46une commune de 1500 habitants.
17:49Des tags, en l'occurrence Palestine,
17:51et niquent la religion qui ont été retrouvés
17:52sur cette église.
17:53Ce sont nos confrères de France Bleu
17:54qui ont dévoilé l'information.
17:55Ils ont pu échanger avec
17:56la première adjointe au maire,
17:58Marie-Hélène Fournet.
17:59Celle-ci dénonce des horreurs.
18:00Ce n'est pas normal, dit-elle,
18:01qu'un si bel édifice soit dégradé.
18:03Cette église est un véritable joyau,
18:05ajoute-t-elle un monument classé du XIIe siècle.
18:07On a un autre politique,
18:09le député UDR de la Creuse
18:11qui s'est rendu sur place,
18:12Bartholomé Lenoir,
18:13qui parle, lui, d'un scandale.
18:15On a des gros tags.
18:17Nick, la religion
18:20et Palestine.
18:21C'est un pur scandale.
18:23Le maire de Feltin
18:24a porté plainte.
18:25Je vais le contacter
18:26pour qu'on, malheureusement,
18:28on en arrive là,
18:29mais qu'on envisage de surveiller
18:31les édifices religieux ici.
18:33Mais ces attaques-là,
18:34moi, je ne vais pas me laisser faire.
18:35On ne va pas se laisser faire.
18:36Donc, je vais évidemment saisir
18:37le ministère de l'Intérieur
18:38et la commission d'enquête parlementaire
18:40en cours
18:41de ma commission sur le patrimoine
18:43pour qu'on puisse interroger
18:44et avoir les informations exactes
18:46sur ce genre d'agissement
18:47qui dégrade notre patrimoine.
18:50Vous l'avez entendu,
18:50le maire de Feltin
18:51a porté plainte
18:52à les gendarmes
18:53qui ont été saisis de l'enquête.
18:54Bon, si vous voulez réagir,
18:560, 826, 300, 300.
18:58Effectivement,
18:58quand il y a des choses comme ça,
18:59est-ce que c'est de la manipulation,
19:01de la provocation ?
19:02Bien sûr,
19:03mais en tout cas,
19:03ça conduit probablement aussi
19:05au vote protestataire
19:07que l'on connaît
19:07dans les campagnes également,
19:09dans la ruralité,
19:10bien sûr,
19:11comme à La Flèche,
19:13justement,
19:13dans la Sarthe
19:14où Mazarine Pinjot
19:16a refusé de se rendre.
19:18Il est 8h59.
19:19Merci Elisabeth Lévy,
19:20François Tebois.
19:21Merci à vous.
19:21Ça continue dans un instant
19:22La Vérité en Face.
19:23Jean-François Aquili.
19:24Sous-titrage Société Radio-Canada
19:24Sous-titrage Société Radio-Canada
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