Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 minutes
Avec Elisabeth Lévy et Françoise Degois

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-03-12##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:05Il est 8h38 sur Sud Radio et évidemment nous poursuivons notre débat autour des municipales,
00:12autour évidemment de la guerre au Proche-Orient, avec une question d'ailleurs.
00:18Est-ce qu'il faut que le gouvernement bloque les prix et notamment aussi les marges sur les carburants ?
00:25Alors on a entendu, il y a la proposition de LFI qui dit, Françoise Degoy, il faudrait bloquer effectivement les
00:33prix.
00:33Alors c'est quand même un peu complexe, mais c'est vrai que le gouvernement envisage quand même un blocage
00:38des marges.
00:38Oui, on peut le faire, la gauche le propose, mais je pense que Sébastien Lecornu n'est pas du tout
00:42insensible à la question.
00:45Et puis peut-être qu'il faudrait aller plus loin, mais la vérité c'est qu'on ne pourra pas
00:47parce qu'on est à l'os.
00:48Mais en réalité il existe aussi le moyen du chèque énergie, parce que quand vous voyez les prix qui s
00:53'envolent,
00:53je regardais les prix hier.
00:54Mais il n'y en a plus d'argent, vous avez entendu le patron de la Banque de France, il
00:57dit qu'il n'y a plus d'argent.
00:58Il n'y a plus d'argent, donc la réalité c'est qu'on a le principe de la TIPP
01:01flottante, vous savez tous, elle a déjà été utilisée.
01:04Elle n'existe plus en tant que telle.
01:05Elle n'existe plus en tant que telle, mais ce principe-là qui est de réguler et de mettre la
01:09pression sur les distributeurs,
01:11parce que c'est ce que veut faire le gouvernement essentiellement, c'est de mettre la pression sur les distributeurs.
01:15En tout cas il faudra trouver un moyen de soutenir vraiment.
01:18Quand on est à Paris, on s'en fout, on roule à vélo, en transport public ou dans les grandes
01:22villes, mais 90% de la France...
01:24Attendez, en région parisienne, les gens ne s'en foutent pas. Il n'y a jamais eu autant de bouchons.
01:28C'est ce que je vous dis, mais 90% de la France en fait a besoin de sa bagnole
01:32tout simplement pour aller bosser.
01:3495% je pense.
01:37Je constate qu'à chaque fois qu'il y a une guerre ou une crise pétrolière, on a exactement le
01:44même débat avec les mêmes phases.
01:46On commence par nous dire qu'il n'y aura pas de problème, puis qu'il n'y aura pas
01:49de pénurie, ce qui panique tout le monde,
01:51puis évidemment les prix commencent à... Après il y a les réserves stratégiques, la mobilisation générale,
01:56et ensuite la discussion, est-ce que le gouvernement doit...
02:00Je vous avoue que la seule chose que je pourrais te dire ma chère Françoise, c'est que j'adore
02:06la façon de régler le problème,
02:07il n'y a qu'à faire un chèque énergie.
02:09Ah bah oui, ça c'est une super idée.
02:11Et puis pour régler le problème de la dette, il n'y a qu'à faire un chèque d'aide,
02:15vous voyez.
02:16Mais non mais enfin, Françoise, pardon, il faut quand même à un moment que nos auditeurs,
02:21qui sont des gens responsables et adultes, sachent que quand on fait un chèque,
02:27je veux dire, ce fric vient de leur poche.
02:30Je voulais juste préciser, vous savez par exemple, mardi soir, dans les vrais voix,
02:34qui est une émission qu'on adore, il y avait une infirmière qui témoignait,
02:37elle vit dans le Gers, elle gagne 1800 euros par mois,
02:40la réalité c'est que faire le plein avec ces prix-là,
02:44c'est insupportable maintenant pour ces salaires-là.
02:47Donc moi je veux bien que vous me disiez, le chèque, etc., c'est pas la panacée,
02:51mais il y a un moment donné où c'est vraiment la panacée,
02:54il y a vraiment un moment donné où c'est même ponctuellement...
02:57Laissez-moi vous répondre d'une phrase.
02:58Même ponctuellement, Elisabeth, c'est pas des...
02:59Oui, oui, non mais laissez-moi, d'accord.
03:01Vous avez raison, ponctuellement, parce qu'on ne va pas changer de système économique en un jour,
03:05donc je n'ai pas d'autre solution à vous proposer pour cette infirmière,
03:09mais le scandale, c'est que cette infirmière soit payée 1800 euros
03:14pour le travail de titan qu'elle doit faire et le nombre de kilomètres qu'elle doit faire,
03:20et c'est ça le problème de notre système économique,
03:24c'est qu'on en arrive à ça, à des gens,
03:26parce que même avant la crise du pétrole,
03:28vivre avec 1800 euros, payer sa bagnole, payer l'assurance,
03:32payer l'essence, etc., etc., pardon,
03:34mais il faut s'accrocher.
03:36Et je ne vous parle même pas de Paris.
03:37Vous avez 100% raison, mais je vois aussi dans le coût des carburants,
03:41la réalité, c'est que ça va coûter beaucoup plus cher aux transporteurs,
03:44ça veut dire que toutes les marchandises qui arrivent à Rungis, par exemple,
03:48pour être après redistribuées, je parle de l'île de France,
03:50mais toutes les marchandises, toute la chaîne qui transite,
03:55avec maintenant des camionneurs, des sociétés de transport,
03:57pour qu'ils vont avoir 200 ou 300 balles en plus.
04:01Au moins, plutôt qu'un chèque qui sera encore une usine à gaz,
04:04parce qu'il ne va pas leur créer un service pour calculer des gens,
04:07le plus simple, c'est encore de baisser les taxes ponctuellement, c'est tout.
04:11C'est ça, c'est ça.
04:12Et mettre la pression sur les distributaires.
04:13Non, mais c'est surtout que ça ne crée pas, en plus, une usine à gaz bureaucratique
04:17pour une mesure qui n'est pas supposée durer.
04:19Non, parce que, ce qui me gêne, vous savez,
04:22c'est qu'il ne faut pas qu'on en arrive, si vous voulez, dans l'opinion,
04:25à avoir, à choisir entre le fait de défaire un régime extraordinairement dangereux,
04:31qui est le régime des MOLA, qui menace la sécurité mondiale,
04:34et la pompe à essence.
04:35Vous voyez, ce qu'on voit arriver, c'est ça.
04:37Comment voulez-vous qu'il n'y avait pas de lien ?
04:38Il y a un lien direct, forcément.
04:40Non, non, c'est pas ce que je dis.
04:41Je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas de lien.
04:42J'ai dit qu'il ne faudrait pas que nous arrivions à ce dilemme-là,
04:46et on y est quasiment.
04:47Je pense qu'il faudrait...
04:48Non, mais on ne doit pas y être.
04:50On ne doit pas y être.
04:50Mais oui, mais ce que vous êtes en train de nous dire,
04:52c'est qu'il faudrait subventionner à l'échelle mondiale,
04:54parce que ce n'est pas que la France,
04:56que donc, pour pouvoir désinguer le régime des MOLA,
04:59il va falloir que les gouvernements subventionnent à l'échelle mondiale
05:04les sauces pour que ça ne pénalise pas les consommateurs.
05:08En réalité, il faut leur dire la vérité.
05:10Si cette guerre dure, ils seront pénalisés.
05:13Alors, ce qu'on peut faire, c'est que les plus pauvres le soient moins.
05:16Vous avez dit le mot juste, en tout cas.
05:19Toujours.
05:20Non, mais si cette guerre dure,
05:22en fait, tout l'enjeu est là.
05:25La durée.
05:26La durée est en bouche, Patrick.
05:28Vous en avez très bien parlé, dans le journal de l'Éviteur.
05:30Si, évidemment, cette guerre se termine dans 15 jours, 3 semaines,
05:34se termine, c'est-à-dire qu'essentiellement,
05:36c'est-à-dire moins de frappes, etc., moins de tensions,
05:39tout va redescendre progressivement.
05:41Mais si, en revanche, elle dure au-delà de fin mars,
05:45c'est-à-dire mi-avril,
05:47là, ça va être un petit peu plus compliqué.
05:50Après, je pense qu'aujourd'hui,
05:52on est dans une telle société du zapping
05:54qu'on a l'impression que, voilà,
05:56on tire des missiles sur l'Iran,
05:57et en 24h, 48h, ça doit être réglé.
06:00Ben non, une guerre, c'est quand même forcément un peu plus long.
06:02Je voulais juste dire,
06:04Elisabeth a raison sur si elle dure ou pas,
06:06mais la réalité, c'est que, évidemment,
06:10le régime, maintenant,
06:11joue son dernier atout,
06:13et son dernier atout, c'est Hormuz.
06:14Et c'est bien pour ça, c'est le détroit d'Hormuz.
06:16Et c'est bien pour ça que nous sommes dans cette situation.
06:18Parce que si c'était que la guerre, en soi,
06:20le pétrole n'aurait aucune raison, forcément, de...
06:22Non, mais là où, Patrick...
06:23Ce qui va se passer, il faut être clair,
06:27c'est du point de vue israélien,
06:30je pense que les intérêts nationaux d'Israël
06:32sont clairement engagés dans cette guerre,
06:35et que du point de vue national israélien,
06:38elle est légitime.
06:39Donc, il n'y a pas de discussion pour eux.
06:41En revanche, il est clair que les populations européennes,
06:44qui, en plus, ont tendance à considérer
06:47que, pour certaines, qu'Israël est la source
06:49de tous les maux du monde,
06:51ces populations, à un moment, vont se dire
06:53« Bon, le régime ne tombe pas. »
06:55Et nous, on est dans la bouise
06:57à cause encore de ces histoires qui finissent.
07:00Donc, j'ai peur, moi, d'un retournement.
07:02Déjà, l'opinion...
07:05J'ai peur d'un retournement de l'opinion
07:08qui va, en plus, s'abattre en plus comme dame sur Israël.
07:12Est-ce que, pendant ce temps-là, il y a les municipales ?
07:15Est-ce qu'on en parle suffisamment ou pas, évidemment ?
07:19C'est ce qu'on va voir dans un instant.
07:21Et quels sont les sujets ?
07:22Sandra est avec nous.
07:24Bonjour, Sandra.
07:25Bonjour à tous les trois.
07:27Bonjour, Sandra.
07:28Sandra, je vous donne la parole dans un instant.
07:29Est-ce que vous avez le sentiment
07:30qu'on parle beaucoup de ces municipales ?
07:33Localement, vous, je crois que vous êtes en Vendée.
07:36Et quels sont les sujets abordés ?
07:38Est-ce qu'on va vraiment sur des sujets
07:39qui sont essentiels à la vie locale ?
07:41Je pense, par exemple, notamment au commerce
07:43ou alors, après, les autres problèmes,
07:45c'est-à-dire d'écologie, bien sûr,
07:47ou le narcotrafic, comme je le disais ce matin,
07:49qui, aujourd'hui, est partout sur tout le territoire.
07:51On en parle dans un instant sur Sud Radio.
07:56Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h,
07:59Patrick Roger.
08:00Il est 8h49, nous sommes ensemble jusqu'à 9h,
08:03et ensuite, La Vérité en Face,
08:05avec Jean-François Aquilly sur Sud Radio.
08:08Nous parlions des municipales qui passent au second plan.
08:12Alors, pas localement,
08:12parce que localement, quand on va dans les commerces,
08:17etc., on en parle des municipales.
08:18Sauf s'il n'y a qu'une seule liste,
08:20ce qui est le cas dans les petits villages.
08:22Sandra est avec nous.
08:23Dans la moitié des villes ?
08:24La moitié des villages, effectivement.
08:26La moitié des maires sont dans des communes
08:28de moins de 500 habitants en France.
08:31C'est ça.
08:32Sandra, avec nous.
08:34Sandra, est-ce que vous avez l'impression
08:35qu'on parle des municipales, localement,
08:39et puis des vrais sujets, entre guillemets ?
08:43Alors, écoutez-moi, où j'habite,
08:44oui, on en parle beaucoup.
08:46C'est assez actif.
08:49Et puis, les équipes sont interrogées.
08:51En fait, ce qui est surprenant,
08:52c'est que les équipes sont interrogées aujourd'hui
08:54sur des sujets qui sont des sujets
08:56qui sont de compétence nationale.
08:58Ah oui ?
08:59Quels sujets ?
08:59Oui.
09:00Par exemple, la santé.
09:01Les gens n'ont plus de médecins,
09:02n'ont pas d'accès aux soins.
09:04Sauf que ça vient au plus près.
09:07Forcément, les lus, ils sont au plus près
09:08sur les terrains des communes.
09:10Donc, on les interroge,
09:11mais c'est des sujets nationaux
09:13qui n'ont pas été traités.
09:14Et aujourd'hui, les collectivités
09:16se retrouvent à essayer de trouver
09:17des pansements en ouvrant
09:19des maisons médicales,
09:21ce genre de choses qui coûtent très très cher.
09:23Enfin, ça coûte quand même
09:24de l'argent aux collectivités.
09:26Et ce n'est pas leurs compétences, normalement.
09:28Et aujourd'hui, vous ouvrez
09:30ce genre d'établissement.
09:31Ce n'est pas pour ça que vous avez
09:32des médecins, malheureusement,
09:33parce que la source du problème,
09:35c'est qu'il n'y a pas de médecin
09:36et qu'on habite en Vendée
09:38ou en Touraine ou à Fasbourg.
09:40Le problème, il est le même.
09:41Sauf que la population,
09:42elle, c'est logique.
09:44Elle se dit, mais moi, je m'en fous.
09:45C'est un Strasbourgeois.
09:46Moi, je veux un médecin.
09:48Non, mais c'est vrai.
09:50C'est une vraie préoccupation locale,
09:54bien sûr, à tel point
09:55qu'il y a des municipalités
09:56qui mettent à disposition des locaux,
09:58qui les achètent, qui investissent,
10:00et qui se retrouvent
10:03avec ça sur les bras,
10:04sans médecin.
10:05Sans médecin.
10:06Et ça, j'en connais beaucoup.
10:08Elisabeth Lévy et François Tecran.
10:10C'est un bon exemple
10:11où on voit que très souvent,
10:12les initiatives locales
10:14prennent le relais
10:15parce qu'avec une assemblée sans majorité
10:20qui a mis combien de temps, Françoise ?
10:22Quatre mois.
10:23Quatre mois pour adopter un budget.
10:25C'est la moindre réforme.
10:27Imaginez que vous vouliez
10:28que vous ayez une mesure intelligente,
10:30justement, pour le système de santé.
10:32Combien de temps vous allez mettre ?
10:34Enfin bon,
10:35donc on voit bien qu'aujourd'hui,
10:36il y a une sorte d'impuissance
10:37du pouvoir politique,
10:39en tous les cas,
10:40à l'échelle nationale.
10:41Donc, effectivement,
10:43peut-être que...
10:44Oui, on cherche des solutions locales.
10:48Mais les maires n'ont pas non plus
10:49la main sur la pépette.
10:52Vous avez vu,
10:53il y a aussi autre chose
10:55qui impacte la vie des gens.
10:56C'est le narcotrafic
10:57qui n'est pas simplement
10:58l'apanage de Marseille.
10:59C'est une inquiétude
11:00sur la sécurité.
11:01Le narcotrafic,
11:02j'ai été très frappé.
11:03Je ne sais pas si vous avez vu,
11:04je pense qu'on a changé d'époque.
11:06Vous avez Amine Kessassi
11:07qui est sur la liste
11:08de Benoît Payan
11:09qui fait campagne
11:10avec trois policiers de la BRI
11:12avec mitraillettes
11:14pour qu'ils puissent faire campagne.
11:16Donc, il y a un truc
11:16qui a basculé,
11:17et là, je suis d'accord avec vous,
11:18sur le narcotrafic.
11:20Quelle est la responsabilité
11:21d'un maire de ville moyenne ?
11:23Comment peut-il agir ?
11:24C'est un vrai sujet.
11:25D'autant qu'il y a un rapport du Sénat,
11:26je l'ai dit ce matin,
11:27mais il y a un rapport du Sénat
11:28qui évoque toutes les interférences
11:30possibles sur ce scrutin
11:31entre l'influence,
11:32la pression sur les élus,
11:34l'intimidation,
11:35à tel point qu'il y a des endroits
11:37où, évidemment,
11:37il y a des élus
11:38qui n'ont plus envie de se représenter.
11:39Ça, c'est un rapport du Sénat.
11:41Merci, Sandra.
11:44Oui, rajoutez, rajoutez.
11:45Oui, allez-y.
11:46Parce qu'il ne faut pas oublier
11:47que dans le même temps,
11:48on a eu M. Macron
11:49qui a fait un super cadeau fiscal
11:51avec la taxe d'habitation
11:52dans la poche des collectivités.
11:54Évidemment.
11:54Et qu'aujourd'hui,
11:55on n'a plus de dynamique
11:56à ce niveau-là.
11:57Tout le monde est content
11:58de payer moins d'impôts,
11:59sauf qu'aujourd'hui,
12:00on se retrouve à dire
12:01« Vous payez moins d'impôts ? »
12:03Il faut compenser.
12:04C'était du populisme avant l'heure
12:06chez Emmanuel Macron.
12:07Qu'on se le dise ou pas,
12:08évidemment, avec ça.
12:10Bien sûr.
12:11Merci, Sandra.
12:12William est avec nous aussi
12:13sur ses préoccupations,
12:14justement, locales.
12:15Bonjour, William.
12:17Oui, bonjour.
12:18Bonjour à tous.
12:19Bonjour.
12:19Est-ce que vous avez le sentiment,
12:21justement,
12:21qu'on parle des vrais sujets,
12:23des municipales ?
12:24Je trouve qu'on est surtout
12:25sur de la communication,
12:27comme dans tous les domaines.
12:28On fait ce qui est vendeur.
12:30On noie les électeurs
12:32d'informations tous les jours,
12:34tous les jours,
12:34tous les jours,
12:35en espérant que les sujets
12:37importants passent à l'as.
12:39La santé en est,
12:39vous l'avez évoqué,
12:41de manière très complète.
12:43Le narcotrafic en est,
12:44bien évidemment.
12:45Le narcotrafic aujourd'hui,
12:46moi, ce que je remarque,
12:48je suis d'une génération,
12:49j'ai 41 ans,
12:50donc il y a une vingtaine d'années,
12:51oui, on connaissait tous
12:53les gens qui ont touché
12:55beaucoup, un peu, etc.
12:57Moi, ce qui m'inquiète
12:58dans ce domaine-là,
12:59c'est que l'action
13:00des maires et des politiques,
13:02même notamment en local,
13:03est rendue complexe
13:04parce qu'il y a vingt ans,
13:06une personne qui vendait
13:07ou une personne qui ne fait
13:08ce que fumer,
13:09le faisait en cachette,
13:11c'était presque un sentiment
13:12de honte
13:13de le faire.
13:14On le faisait,
13:15et à l'époque,
13:15on disait,
13:16il fume parce qu'il a des problèmes,
13:18il se drogue parce qu'il a des problèmes.
13:19Aujourd'hui,
13:20c'est presque devenu
13:21une fierté de consommer.
13:23ça touche
13:24toutes les classes sociales
13:25et ça touche
13:26toutes les générations.
13:27Vous pouvez tomber
13:28sur un adolescent
13:29qui va fumer en cachette
13:30derrière le collège
13:31comme vous pouvez tomber
13:32sur un cadre commercial
13:33ou un politique.
13:34Tous les domaines
13:35sont touchés.
13:38Donc, c'est devenu,
13:39on a été pendant des années.
13:41Vous vous souvenez
13:41de cette phrase
13:41dans le film La haine ?
13:43Voilà, le film
13:43qu'on a dit
13:43jusqu'ici, tout va bien.
13:45Jusqu'ici, tout va bien.
13:47Mais oui,
13:47parce que ça ne touchait
13:48qu'une petite partie
13:49et qu'on disait
13:49de toute façon,
13:50ça ne peut pas grandir
13:51parce que c'est la honte.
13:53C'est pertinent
13:54ce que vous dites.
13:57Tout ne relève pas
13:58en réalité,
13:59ce n'est pas simplement
14:00une affaire,
14:01l'affaire du pouvoir.
14:02Ce n'est pas le pouvoir
14:02quel qu'il soit,
14:04local ou national
14:05qui va régler cette question.
14:07Je voulais juste
14:07ajouter au débat
14:08quand même une chose.
14:09On nous dit toujours
14:10le maire,
14:11c'est l'élu préféré
14:12des Français,
14:12tout le monde l'aime,
14:13etc.
14:13c'est de moins en moins vrai.
14:16Je ne dirais plus
14:17que c'est l'élu préféré,
14:18je dirais que c'est
14:19encore l'élu
14:19le moins mal aimé.
14:21Mais ça se dégrade
14:22terriblement.
14:22Mais ça se dégrade
14:23beaucoup.
14:25Tout simplement.
14:27Et par ailleurs,
14:27je m'inscris en faux
14:28contre votre expression
14:29des vrais sujets.
14:31Pardon,
14:31la guerre,
14:31c'est aussi un vrai sujet
14:33même si ce n'est pas
14:33à côté de chez nous.
14:34sur la politique locale
14:36et structurante,
14:37bien sûr.
14:39Mais vous,
14:40vous n'habitez pas
14:40dans une petite ville,
14:41etc.
14:41Donc vous n'êtes pas
14:42concerné par ça.
14:43Parce que vous êtes parisienne
14:44et donc vous ne sentez pas ça.
14:46Mais local,
14:47ce n'est pas du tout
14:48la même chose.
14:50Mais vous êtes concerné
14:51par des choses
14:51que je ne vis pas.
14:52Oui,
14:53mais des choses structurantes,
14:54c'est autre chose.
14:55Vous voyez sur la vie locale.
14:56là je suis à moitié
14:57d'accord avec vous
14:57parce que je pense que
14:58là où vous avez raison,
14:59c'est sur les sujets
14:59qui structurent la vie
15:00des citoyens
15:01dans les petites villes
15:02ou les 5 000,
15:038 000, 10 000 habitants.
15:04Mais même jusqu'à 30 000,
15:0550 000 bien sûr.
15:06Mais par contre,
15:07psychiquement,
15:08et ça c'est la réalité,
15:10les gens,
15:10on peut parler
15:11de la maison de santé,
15:12les gens depuis le début
15:13de la guerre en Iran
15:14maintenant sont véritablement
15:16percutés dans leur psyché
15:17par la guerre en Iran.
15:18Donc ce n'est pas structurant
15:20pour le quotidien
15:21mais en tout cas,
15:22ça joue tout à fait
15:23dans l'esprit des citoyens.
15:24C'est structurant
15:24pour le prix du plat
15:25en tous les cas.
15:26Et en plus maintenant
15:27pour le prix du plat.
15:28C'est tout à fait...
15:30Évidemment,
15:30évidemment,
15:31puisqu'on se déplace
15:32évidemment toujours
15:32avec des voitures
15:33qui consomment,
15:34alors même si elles
15:34consomment moins,
15:35bien sûr.
15:36Puis si on va sur
15:37de l'hybride,
15:38progressivement,
15:38et un peu de l'électrique.
15:39Mon rôle en hybride ?
15:40Oui, oui, oui.
15:41Moi je trouve l'or en hybride.
15:42Benjamin Gleitz,
15:43allez,
15:43en 30 secondes,
15:44hashtag,
15:45on en parle,
15:46Eric Cantona
15:47qui pousse un coup de gueule.
15:49Effectivement.
15:49Un google sur Canal+,
15:52interview dans laquelle
15:53il a parlé du contexte
15:54international de la guerre.
15:56Il a livré,
15:56tenez un discours,
15:57vous allez l'entendre,
15:58anti-Trump,
15:58anti-guerre,
15:59avec une solution,
15:59même miracle,
16:00pour empêcher tout conflit,
16:01tout nouveau conflit
16:02dans le monde.
16:03Hier, je me disais,
16:03putain,
16:04j'ai envie de faire un truc.
16:05Je voudrais créer une loi,
16:07une loi internationale
16:08qui dirait que si un président
16:10décide d'aller faire une guerre,
16:11il soit le premier au front
16:12au lieu d'envoyer des jeunes
16:13de 18 ans.
16:14Et là,
16:15je pense qu'il y aurait
16:15beaucoup moins de guerre.
16:16Parce que des courageux,
16:17il n'y en a pas beaucoup.
16:18La plupart des mecs,
16:19c'est des mecs qui sont dans
16:20des bureaux,
16:20qui envoient les autres.
16:21Donc je pense que
16:22s'il y avait une loi comme ça,
16:23parce que finalement,
16:24moi, par exemple,
16:25il n'y a pas un de mes enfants
16:26qui irait à la guerre.
16:27Zéro.
16:28Pourquoi faire ?
16:28Pour qui ?
16:29Pourquoi ?
16:29Pour qu'un jour,
16:32le soldat inconnu.
16:33Le soldat inconnu,
16:35c'est juste pour encourager
16:36les autres à y aller
16:37au cas où il y a quelque chose.
16:38Je crois que la charité chrétienne
16:41m'interdit de réagir
16:42à ce tissu d'ânerie.
16:44D'ânerie,
16:45vraiment,
16:45comme on en entend peu.
16:47Eric Cantona devrait jouer au football.
16:49Oui, c'est vrai.
16:50Ou vers du théâtre.
16:51Mais le temps où
16:53Bonaparte chargé
16:53avec le drapeau
16:54sur le pont d'Arcole
16:56est révolu.
16:57Ça, c'est vrai,
16:57il n'a pas tout à fait tort,
16:58mais c'est vrai pour tout le monde.
16:59Tous les gouvernements
17:00veulent,
17:01comment dirais-je,
17:02et ça va être un problème en Iran,
17:03veulent absolument
17:05zéro dégâts,
17:05zéro mort
17:06dans la façon de faire la guerre.
17:07Je vais te botter une loi,
17:08moi, internationale.
17:09Pour régler le temps.
17:11S'il vous plaît,
17:11s'il vous plaît.
17:12Un peu de silence.
17:13Françoise de Goua
17:13Elisabeth Lévy.
17:14Dans un instant,
17:15la vérité en face
17:17avec Jean-François Akili.
17:18Un point sur les infos.
17:19À propos des infos,
17:20il y a l'affaire
17:20de la tête de port
17:21devant le domicile
17:22de Christian Estrosi,
17:23vous l'avez vu,
17:24du côté de Nice.
17:26Et il y a un ex-espion
17:27de la DST
17:28aux accointances pro-russes
17:30qui a été placé
17:30en garde à vue.
17:31Le point sur les infos
17:32dans un instant.
17:33Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations