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  • il y a 11 heures
Avec Elisabeth Lévy et Eric Revel

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-03-31##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:05Il est 8h35, vous voulez réagir sur l'actualité.
00:09Est-ce qu'il faut baisser ou pas les taxes pour certaines professions avec la hausse du carburant ?
00:15Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
00:17Ou alors est-ce que, comme le dit tout à l'heure l'importeur du budget,
00:21il faut serrer un peu la ceinture, il faut faire des petits gestes à droite à gauche,
00:24mais il faut qu'on serre les dents.
00:25Vous êtes d'accord avec ça ? Ou alors vous estimez que, bah non, l'État devrait se serrer aussi
00:31un peu la ceinture
00:32en prenant un petit peu moins de taxes finalement sur les carburants ?
00:37Nous pouvons en parler, vous pouvez réagir.
00:40Qu'en pensez-vous ?
00:40Elisabeth Lévy, Éric Revelle, avant de prendre...
00:43C'est Samir qui sera avec nous dans un instant.
00:45Je dirais les deux, mon général.
00:46C'est-à-dire qu'il faut réserver les efforts de l'État avec le manque à gagner que ça
00:52occasionnerait.
00:53J'ai bien écouté M. Revelle ici, Maître Revelle.
00:57Sur un arbre perché.
00:58Sur son arbre perché.
01:00Pré perché.
01:00Donc, il faut le réserver aux gens qui sont vraiment, dont la profession nécessite absolument qu'ils en dépensent beaucoup
01:12de gasoil.
01:13Mais il y en a beaucoup de profession quand même.
01:14Non mais, il faut la réserver aux gens pour qui c'est tout à fait indispensable.
01:20Des gens comme vous et moi, je suis désolé.
01:22Ben oui, s'ils payent leur plein plus cher, ils payent leur plein plus cher.
01:26Donc, à mon avis...
01:27Moi, je roule en partie à l'électrique.
01:28Comment ?
01:29Je suis en hybride.
01:30Je vous félicite, très bien.
01:32Alors, vous amènerez une médaille pour M. Patrick Rocher ?
01:35Non mais, je blague.
01:39Mais, voilà, maintenant, si vous voulez, on a...
01:41Mais pour les autres, quand même, qui ont besoin de leur voiture.
01:44Le directeur de la Banque de France, d'ailleurs, je ne sais pas très bien ce que fait le directeur.
01:47Le gouverneur.
01:48Le gouverneur, voilà, merci.
01:48François Villerois de Gallo.
01:50Voilà, qui d'ailleurs...
01:51Bon, enfin bref, eh bien, il a raison, il n'y a plus d'argent.
01:55Il n'y a plus un copec, il n'y a plus d'euros dans la caisse.
01:57Non mais, à un moment, les Français vont devoir passer par une sale période.
02:00Comme les Grecs, comme les Espagnols, comme les... comment ?
02:03Oui !
02:03Ce n'est pas impossible.
02:04Non mais, il n'y a pas le choix.
02:06Soit on décide nous, soit on décide nous, soit un jour, quelqu'un nous l'imposera.
02:11Oui.
02:13Écoutez, l'état des finances publiques françaises est catastrophique.
02:17Mais catastrophique, on ne le dit pas, on se dit, on a un an de la présidentielle, on va tenir
02:21le coup jusque-là.
02:22Oui, mais ensuite, si vous voulez, il faudra qu'il y ait un redressement très musclé des finances françaises.
02:28Parce que sinon, on est dans le mur.
02:29Donc, Elisabeth a raison.
02:30Est-ce que ça sera imposé par une gouvernance extérieure, vous voyez, style Banque Centrale Européenne ?
02:36Parce que comment Emmanuel Macron lance l'idée d'un grand emprunt européen ?
02:42Bon, d'ailleurs, les Allemands lui ont claqué la porte au dos en disant, attends, gogo, Gugu, nous prends pas
02:47pour des imbéciles.
02:48Tu redresses pas tes finances publiques, tu vas pas nous demander à nous des solidaires avec un emprunt européen pour
02:52tes finances.
02:54Mutualisation des dettes à la bonne blague.
02:55Mais derrière, ça veut dire qu'il y a un vrai sujet.
02:59Mais on l'aborde pas, on l'aborde pas.
03:01Mais Eric Crevel, sur le fond, en France, il y a encore quand même, on produit encore beaucoup de richesses.
03:06Il y a le salon Global Industrie qui a lieu en ce moment, où on voit qu'il y a
03:10encore plein de boîtes françaises qui cartonnent.
03:13Non, mais c'est vrai.
03:13Il y en a énormément.
03:15Sauf que, évidemment, on a trop de dépenses à côté.
03:19C'est les dépenses qu'il faudrait réduire, quoi.
03:21Être capable de faire des économies.
03:23C'est ce que disent, en fait, tous les industriels.
03:25Les petits PME qui sont là-bas, qui disent, mais nous, on a du boulot.
03:28Mais si on arrêtait, en fait, de nous embrouiller, et si on avait des règles plus simples, on réussirait.
03:33Vous avez un tiers de nos dépenses publiques, c'est un tiers, vous avez la retraite, un tiers, vous avez
03:39les dépenses sociales.
03:40Si vous ne tapez pas là-dedans, si vous ne modifiez pas ces grandes masses, vous n'arriverez à rien.
03:46Si on ne simplifie pas, aussi, dans l'administration.
03:49Oui, mais enfin, c'est pas ça qui va vous faire...
03:50Eh ben si !
03:51Oui, peut-être, mais enfin, la vérité, c'est que vous dépensez 400 milliards, c'est ça, Eric ?
03:54600 milliards par an, ou 400 milliards, je ne sais plus, pour la retraite.
03:58Vous savez, maintenant, on parle en milliards, comme si...
04:00Eh bien, si vous ne tapez pas là-dedans, si les gens ne...
04:04Enfin, c'est simple, la France ne se redressera pas, parce que les Français ne font pas d'efforts.
04:08C'est quand même pas compliqué à comprendre.
04:09Oui, bien sûr, bien sûr.
04:11Allez, tiens, on va...
04:12La désindustrialisation, Patrick, pardon, mais on nous vend du vent.
04:18En réalité, vous savez, il y a les grands sommets, la Choose France, présidée par le Président de la République.
04:24En réalité, on comptabilise dans les investissements étrangers des fonds chinois ou américains qui rachètent des boîtes françaises.
04:31Mais ça, ce n'est pas un investissement.
04:33C'est ce que l'on a dit tout à l'heure.
04:33Mais ce n'est pas un investissement.
04:34Mais ils ne viennent pas produire, ils rachètent les joyaux de la couronne, évidemment.
04:37Ils rachètent les joyaux de la couronne.
04:38Il n'y a plus un grand hôtel qui appartient à des actionnaires français.
04:41C'est ce que je disais, le Parc des Princes va être vendu au Qatar.
04:45Mais donc, effectivement, vous pouvez dire qu'ils viennent, on peut dire que techniquement, ils investissent en France.
04:53Mais la réalité, c'est que ce sont des biens et des industries et des entreprises qui ont été construites
04:59par des Français qui passent maintenant dans des...
05:03Est-ce que vous seriez prête, vous, Elisabeth Lévy, à mettre un petit peu de votre épargne de côté pour
05:08financer des boîtes françaises ?
05:09Mais moi, ça fait des années que je ne comprends pas.
05:13Mais moi, ça fait des années que je ne comprends pas pourquoi on n'arrive pas à faire un système
05:17pour flécher volontairement.
05:20Il y a des gens qui épargnent en France, ils achètent des actions, ils achètent pour flécher l'épargne française
05:24vers les entreprises françaises.
05:26Je ne sais pas pourquoi on ne le fait pas, mais...
05:28On le fait un peu, mais pas suffisamment.
05:31Mais sur l'essence, continuons quand même, parce qu'on a Serge, qui est chauffeur de taxi,
05:37et qui, lui, se rend compte que le prix, évidemment, des carburants a explosé.
05:42Bonjour Serge !
05:43Bonjour, bonjour, je vous écoute avec attention.
05:45Bonjour ?
05:45Oui.
05:46Bonjour, bonjour, je...
05:47Oui, oui, mais c'est scandaleux, en fait, ce que fait l'État.
05:51Parce qu'on avait déjà eu une crise comme ça.
05:54Je crois qu'ils avaient mis, je ne sais pas, deux semaines, trois semaines, je ne sais plus, pour réfléchir.
05:59Il va dire, on va réfléchir.
06:01Alors, ils se foutent un peu, excusez-moi, du terme, mais c'est vraiment à être énervés.
06:06Ils se foutent de nous, parce que je ne sais pas combien il y a de conseillers à l'Élysée,
06:13mais ils vont réfléchir.
06:15C'est au gouvernement.
06:16Ça va prendre.
06:17Ils vont peut-être réfléchir pendant deux semaines, au cas où...
06:20Alors qu'en fait, on avait déjà dit que quand l'État, il gagne X milliards sur l'essence,
06:25et bien il fait en sorte de gagner toujours son X milliards,
06:28et puis il descend les taxes, de façon à toujours gagner son X milliards.
06:33Et puis le jour où les prix redeviennent des prix un peu classiques,
06:37et bien ils remontent les taxes, etc.
06:39Mais ils vont réfléchir.
06:41Et le pire des deux, c'est qu'ils nous disent qu'ils vont toujours réfléchir.
06:45Et on ne sait pas, on va voir comment on va faire,
06:48mais on a l'impression qu'ils sont gouvernés par...
06:51Je ne sais pas si Emmanuel Macron, il a toujours Yacine Bellatarmes comme conseiller.
06:55Non, mais de toute manière, aujourd'hui, ce n'est plus vraiment lui qui est aux manettes.
07:00En tout cas pour la politique économique de la France,
07:03c'est le Premier ministre et le gouvernement.
07:05Ce n'est pas forcément Emmanuel Macron, Éric Revelle.
07:08Oui, oui, oui.
07:09On peut même dire que Sébastien Lecornu a repris tout ça en main.
07:13Mais sur ce que disait Elisabeth, c'est important.
07:17On a le taux d'épargne en Europe qui est le plus important.
07:22Ça veut dire que les Français sont angoissés.
07:24Quand on épargne, c'est une épargne de précaution, parce qu'on a peur de l'avenir.
07:27C'est depuis toujours, même dans les périodes prospères.
07:30Il y a une idée quand même.
07:32Elle vaut ce qu'elle vaut, je ne sais pas si vous avez vu,
07:34mais c'est que le livret A, mais aussi le livret de développement durable et solidaire,
07:38le LDDS et le livret d'épargne populaire, le LEP, vont être fléchés
07:44pour financer en partie le développement d'énergie nucléaire.
07:48Alors, voilà une idée.
07:51Sauf que, je rappelle que le livret A, il est fait normalement pour financer le logement social.
07:56Donc, même si ce n'est pas l'intégralité des flux du livret A,
07:59voilà un fléchage de l'épargne en direction du secteur nucléaire
08:03que Macron avait complètement culbuté avant le discours de Belfort
08:06en disant que ça ne servait à rien de nucléaire, puisqu'il voulait faire maîtriser ses réacteurs.
08:09Mais comment est-ce qu'on financera le logement social,
08:12alors qu'il manque 2,5 millions de logements sociaux ?
08:13À mon avis, on devrait complètement revoir le logement social,
08:16mais c'est un autre sujet.
08:17Moi, je suis très pour qu'on arrête avec ce système complètement fou
08:20et qu'on essaye plutôt de subventionner des gens pour qu'ils aillent se loger
08:25et qu'on arrête de créer tous ces ghettos et ces situations impossibles.
08:31Mais la question que je me pose, Eric,
08:32il y a beaucoup de start-up en France
08:35qu'il y a eu des histoires, par exemple l'Exanofi
08:38qui refusait d'acheter ou de financer,
08:41de mettre des fonds dans des petites boîtes qui démarraient
08:44et qui les a rachetés 3 ans ou 4 ans plus tard,
08:48un milliard beaucoup plus cher.
08:51Pourquoi ? Parce qu'en France, on ne veut pas prendre de risques.
08:54Donc vous avez énormément de boîtes qui cherchent des fonds,
08:58là pour le coup, pour produire des choses,
09:00faire de l'innovation créée,
09:01et qui n'en trouvent pas en France.
09:03Mais c'est un scandale !
09:05C'est incroyable !
09:06On n'est pas capable de financer l'innovation en France !
09:10Pourtant, il y a quand même des fonds,
09:12il y a des boîtes spécialisées
09:13qui essaient de collecter évidemment tout ça pour tenir.
09:18Bon, mais c'est évidemment un peu plus complexe.
09:21Mais l'aversion risque des entreprises est aussi liée au fait
09:24que dans la constitution française depuis Jacques Chirac,
09:27on a mis le principe de précaution.
09:29L'affreux principe de précaution,
09:31qui est une négation de la vie en fait.
09:34Allez, dans un instant, merci Serge d'avoir appelé 0826.
09:38Et bon courage !
09:39Et bravo !
09:39Oui, bon courage évidemment.
09:41Dans un instant, on va poursuivre sur ce sujet,
09:44peut-être aussi sur la limitation des réseaux sociaux.
09:46Vous avez vu que c'est aujourd'hui que la loi va être débattue au Sénat.
09:53Est-ce que vous croyez, vous, à la possibilité de limiter les réseaux sociaux ?
09:57Est-ce qu'il faut faire le tri d'ailleurs dans les réseaux sociaux ?
10:00C'est ce que voudrait faire la France.
10:01Ce n'est pas forcément la meilleure des solutions.
10:04Jean-François Quilly d'ailleurs en débattra tout à l'heure,
10:06mais j'aimerais aussi vous entendre sur ce sujet bien sûr.
10:090826 300 300.
10:12Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
10:16Il est 8h47 sur Sud Radio.
10:19Est-ce que vous croyez à la limitation des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans ?
10:22C'est une question que nous vous posons ce matin,
10:24alors qu'il va y avoir une loi débattue au Sénat.
10:27Elisabeth Lévy, Éric Revelle, quel est votre sentiment, votre position sur ce sujet ?
10:32Et puis au 0826 300 300, j'aimerais aussi vous entendre bien sûr.
10:37Bon, écoutez, la seule chose que je dirais, c'est que ça me paraît souhaitable,
10:41et ça me paraît très même souhaitable qu'on ait jamais inventé ce truc diabolique
10:44qui est en train de bouffer les cerveaux, même en dehors.
10:48C'est pas seulement ce dont parlait le père que vous avez interrogé tout à l'heure,
10:53les trucs morbides, les scarifiqués, c'est pas seulement ça.
10:57C'est que de toute façon, cette absorption par les écrans amoindrit le désir.
11:03Vous n'avez plus rien à désirer parce que tout vient à vous.
11:08et, à mon avis, amoindrit les capacités cognitives.
11:11Donc, c'est une catastrophe.
11:13Maintenant, je vous avoue que je ne peux pas répondre à votre question.
11:16Je ne sais pas si c'est possible.
11:18Et par ailleurs, je ne vois pas qui va faire le tri, comme vous l'avez annoncé.
11:22Qui va nous dire machin est bien et l'autre pas bien.
11:27Éric Revelle.
11:28Moi, j'ai été touché, percuté par le témoignage du père tout à l'heure.
11:33D'abord, je dirais que c'est une drogue mentale incroyable.
11:37Il y a une addiction absolument incroyable.
11:39Mais ce qu'il a dit à votre micro tout à l'heure m'a frappé.
11:42C'est qu'il dit, après la disparition de sa fille,
11:45j'ai découvert sur sa tablette,
11:49ce qu'elle regardait et ce qu'elle écoutait.
11:51Mais oui, mais ça veut dire qu'en tant que parent,
11:54en tant que parent, vous vous posez la question.
11:56C'est-à-dire qu'il y a l'enfant qui est devant vous,
11:59l'adolescent qui est devant vous,
12:00ce qu'il regarde, comment il est impacté par ce qu'il regarde,
12:03comment il est dépendant de ce qu'il regarde.
12:05Moi, j'avoue que ça m'a fait réfléchir en témoignage.
12:07D'autant que quand on est parent,
12:09on dit toujours à ses enfants,
12:11avec qui tu sors, etc.,
12:13qui tu fréquentes.
12:14On essaie d'être prudent par rapport à ses fréquentations.
12:17Mais on ne pense pas forcément à dire qu'est-ce que tu regardes pendant des heures.
12:19Oui, aujourd'hui, ce n'est plus les fréquentations.
12:21Les fréquentations, elles sont sur les réseaux sociaux.
12:24Qu'on était dans notre piole à nous raconter des bêtises.
12:27De l'Idiado, un jour, vous ne vous souvenez pas.
12:28Mais je le suis resté, c'est ça le problème.
12:31Qu'on était dans notre piole à fumer en cachette,
12:33à se raconter des bêtises,
12:35éventuellement à prendre le téléphone familial.
12:38Les enfants qui écoutent,
12:39je vous le dis, il y avait un téléphone par famille.
12:43Les parents savaient malgré tout ce qu'on faisait.
12:47On pouvait lire des livres un peu.
12:49On pouvait lire des livres qu'ils ne voulaient pas qu'on lise.
12:52J'imagine que certains garçons
12:54regardaient des revues coquines.
12:56Non, c'était la redoute et les trois suisses.
12:59Oui, oui.
13:01Oui, ça c'est bien le mieux.
13:02Mais donc,
13:04maintenant,
13:05Eric Harégo, il a noté un truc,
13:08c'est que vous avez affaire à un père
13:09qui reconnaît qu'en fait,
13:12sa fille vivait dans un univers mental
13:14qui lui était étranger.
13:16Il pensait dorénavant qu'il ne savait pas.
13:18Xavier, oui, c'est vrai.
13:19Xavier est avec nous au 0826-300-300.
13:23Xavier 0826-300-300
13:25du côté de Bordeaux.
13:26Bonjour, mon cher Xavier.
13:28Bonjour Patrick.
13:29Bonjour.
13:30Bonjour.
13:31Bonjour les Sud Radio.
13:32Bonjour l'équipe.
13:33Oui.
13:33Eric, Elisabeth, bonjour.
13:35Bonjour Patrick.
13:36Non, c'est Xavier.
13:37Xavier, pardon.
13:39Non, oui.
13:40Pourquoi tu dis que c'est bon, Manu ?
13:41Voilà.
13:43Pardon.
13:43Alors, Xavier,
13:44sur les réseaux sociaux alors.
13:47Mais écoutez,
13:48moi je suis un peu comme vous,
13:50c'est-à-dire que moi j'ai 39 ans,
13:52j'ai deux enfants de 2 et 4 ans
13:53et je peux vous garantir
13:55que quand ils auront 12, 13 ans,
13:57ils n'auront pas de téléphone,
13:59ils n'auront pas de portable,
14:00ils n'auront pas de smartphone
14:01parce que,
14:02et j'essaierai d'éviter
14:03qu'ils aient les réseaux sociaux
14:05avant 16 ans, 15, 16 ans
14:07parce que, en fait,
14:08vous avez tout dit,
14:10ce sont des réseaux
14:11qui sont toxiques,
14:13c'est-à-dire
14:13qui créent de l'addiction,
14:15qui créent une déconnexion
14:16face au réel,
14:17qui créent des états dépressifs
14:19en réalité.
14:19D'ailleurs,
14:20on le voit aux Etats-Unis,
14:21là il y a des plaintes
14:22qui ont été accueillies
14:22par la justice américaine
14:24contre les réseaux sociaux
14:26parce qu'il y a des jeunes,
14:28effectivement,
14:28ou des personnes fragiles
14:29en général.
14:30Ça ne touche pas que les jeunes,
14:31en fait,
14:31on dit les jeunes,
14:32les jeunes,
14:32ça touche les jeunes
14:33et ça touche tout le monde.
14:34En fait,
14:35dès que quelqu'un
14:35est en situation de fragilité,
14:37donc évidemment les jeunes
14:39parce que les jeunes
14:39sont en construction mentale,
14:41psychologique,
14:41donc ils sont plus fragiles,
14:43plus influençables,
14:44plus malléables
14:45et c'est le cas aussi
14:46pour des personnes âgées
14:47ou des personnes adultes
14:48tout court.
14:49Ça peut être le cas.
14:50Donc globalement,
14:51oui,
14:51il y a un problème
14:52avec ces écrans.
14:54Ça peut générer
14:55des maladies mentales,
14:57du stress,
14:58de la dépression,
14:59des déconnexions,
15:00des comportements toxiques
15:01pour l'individu
15:02et pour la société
15:03et c'est vrai
15:04que l'État,
15:04je pense,
15:05les États
15:05ont raison
15:06de s'emparer du sujet.
15:07On ne peut pas laisser faire
15:09le marché
15:09totalement librement.
15:11C'est vrai.
15:12Oui,
15:12une question,
15:13pour vous,
15:14c'est l'inverse.
15:15C'est-à-dire souvent
15:16ce sont les auditeurs
15:17qui nous posent des questions,
15:18là ce sont les chroniqueurs
15:19et les journalistes
15:20qui vous posent des questions.
15:21J'approuve votre détermination
15:23s'agissant de la future adolescence
15:25de vos enfants,
15:26mais je me demande,
15:29comment ferez-vous
15:30quand vous aurez affaire
15:31à deux ados
15:32qui vont au lycée,
15:33qui vont à l'école,
15:34qui vont au collège
15:35et dont tous les copains
15:38auront les smartphones,
15:40les réseaux,
15:40etc.,
15:41et qui vous diront
15:41en rentrant
15:42mais machin il l'a,
15:43et machin il l'a,
15:44et machin il l'a.
15:46Mais Elisabeth,
15:47je pense que ce que vous
15:48n'envisagez pas,
15:48c'est que les parents
15:50des enfants,
15:51de mes enfants,
15:52auront le même âge que moi,
15:53on sera issus
15:54de la même génération
15:55et on se fera tous
15:56les mêmes réflexions.
15:57Dans 10 ans,
15:58en fait,
15:58on se dira tous
15:59la même chose.
16:00Parce que le problème,
16:01c'est qu'il y a toujours
16:03un temps de retard
16:03entre la régulation
16:04de l'État,
16:05entre le moment
16:06où on s'est aperçu
16:07que les smartphones
16:07étaient dangereux,
16:08les réseaux sociaux
16:08étaient dangereux,
16:09et l'utilisation
16:10qu'on en a fait.
16:11Dans 10 ans,
16:12je pense,
16:13mais peut-être
16:13que je me trompe
16:14et peut-être
16:14que vous avez raison,
16:15mais j'espère que
16:16dans 10 ans,
16:16en tout cas,
16:17les parents seront sensibilisés
16:19grâce aux informations
16:21que vous menez
16:21par la radio,
16:22dans les médias
16:23ou par l'État,
16:24et qu'on fera attention
16:25à ne pas exposer
16:27nos enfants trop longuement
16:28à ces outils-là.
16:30Cette confiance
16:31en la nature humaine
16:32fait plaisir.
16:33Non, mais c'est pas ça.
16:35Non, mais il a raison,
16:37Xavier,
16:37parce que sinon,
16:38on baisse les bras
16:38immédiatement
16:39et puis on ne fait rien.
16:41Mais c'est vrai
16:41que c'est quand même
16:43complexe, quoi.
16:44D'ailleurs,
16:45on vous en dira
16:45un petit peu plus
16:46tout à l'heure
16:46avec Jean-François Akili
16:47à 9h30,
16:48puisqu'il va recevoir
16:49la députée
16:50qui porte le projet.
16:51Mais alors,
16:52elle porte le projet,
16:54c'est un peu ambigu,
16:55c'est-à-dire qu'elle,
16:57plutôt que d'avoir
16:58une interdiction totale
17:00pour les moins de 15 ans,
17:01elle dit
17:01qu'on va choisir
17:03les réseaux.
17:04Sauf que c'est contraire
17:05aux droits européens.
17:07Alors, peut-être
17:07qu'on va réussir
17:08à s'imposer
17:09cette norme
17:10au niveau européen,
17:11mais ce n'est pas si évident.
17:12Je voulais faire une remarque
17:13à Xavier.
17:14En attendant
17:14que votre génération,
17:15Xavier,
17:16prenne en main
17:19cette affaire
17:19de réseau social,
17:20le problème,
17:21pour poursuivre
17:22ce que disait Elisabeth,
17:23c'est que vos enfants
17:23qui ont aujourd'hui
17:242 et 3 ans,
17:25quand ils vont en avoir
17:267 ou 8 ou 10,
17:28s'ils ne sont pas
17:29sur certains réseaux sociaux
17:30qui n'ont pas
17:31ce fameux téléphone
17:32en main,
17:33en fait,
17:34ils seront un peu
17:35mis à l'écart,
17:35vous voyez,
17:36parce que les gamins,
17:38ils commentent aussi,
17:39non pas ce qui s'est passé
17:40à la machine à café,
17:42mais ils commentent
17:42ce qu'ils ont vu
17:43sur les réseaux sociaux.
17:44Donc en attendant
17:45que des gens responsables
17:46de votre génération
17:47soient plus responsables
17:48que la nôtre peut-être,
17:49vos enfants risquent
17:50d'être un peu désocialisés
17:51en fait,
17:52dans l'école,
17:53au collège,
17:54parce qu'ils ne parleront
17:55pas de la même chose
17:56si vraiment vous leur interdisez.
17:57Voyez le piège ?
17:58Non, mais après,
17:59il y a aussi
18:00les réseaux sociaux
18:01eux-mêmes
18:02qui peuvent faire
18:02le ménage,
18:03la police.
18:04Renaud Camus
18:05dit que justement,
18:06éduquer un enfant aujourd'hui,
18:07c'est le désocialiser,
18:08c'est le protéger
18:09de son époque.
18:10Allez,
18:10merci Xavier,
18:12et pour vos enfants,
18:13et pour vous,
18:14mon cher Xavier,
18:15restez bien avec nous
18:16parce qu'à l'approche
18:17de Pâques Sud Radio
18:18vous offre
18:19des balotins
18:21de chocolat
18:22Jeff Debruge.
18:23Et vous allez,
18:23et je vous offre
18:25mon cher Xavier
18:26et tous les auditeurs
18:27qui vont appeler
18:28tout à l'heure,
18:29un balotin
18:30de 500 grammes.
18:31Et ça, c'est réel.
18:32Jeff Debruge.
18:33Et ça, c'est réel.
18:34Ça vous fait plaisir
18:35mon cher Xavier ?
18:37Ah ben merci beaucoup,
18:39ça me fait très très plaisir.
18:40Je pense que là,
18:41je vois les yeux
18:43de mes enfants
18:43qui brillent déjà.
18:44Ah, ça c'est bon.
18:46Ouais, voilà.
18:47Ils ont de la chance
18:48d'avoir des parents
18:49qui font veille
18:50à leur cerveau.
18:51Avec Jeff Debruge.
18:52Jeff Debruge
18:52qui maintenant fait
18:53des chocolats,
18:55des oeufs,
18:56avec votre personnalisé.
18:58Ils font que des chocolats,
18:59ils ne font pas de sucettes.
18:59Non mais ils font des...
19:00Ah ben, ça y est.
19:01Je croyais que vous allez
19:01dire qu'ils faisaient
19:02des oeufs sans chocolat.
19:04Non mais, non, non.
19:04Des oeufs en chocolat
19:07personnalisés.
19:07Attendez, oui, oui.
19:09Des sucettes au goût de chocolat.
19:10Oui, ça y est.
19:10Éric Revelle
19:11qui veut revenir sur la chronique
19:12de...
19:12Il est frustré.
19:13La chronique de Philippe David
19:16d'hier.
19:16Il ne s'en est pas remis.
19:17Bon, pour ceux
19:18qui ne voient pas de quoi
19:20en parlent,
19:20allez voir sur les réseaux sociaux.
19:22Bon, juste un dernier mot
19:23parce que Benjamin Gnez
19:24a remarqué quand même
19:25sur les réseaux sociaux,
19:27il remarque beaucoup de choses
19:28mais dans Hashtag
19:29on en parle,
19:29il a remarqué
19:30que les macronistes
19:32voulaient changer
19:32une nouvelle fois
19:33le nom de leur parti.
19:34Bah oui, encore une fois,
19:35ça devient une habitude
19:37et presque une activité
19:38à ton plein
19:39pour les macronistes.
19:40Après on marche,
19:41après La République en marche,
19:42après Renaissance,
19:42après Ensemble
19:43pour La République
19:43et plus récemment
19:44La Nouvelle République
19:45comme l'avait d'ailleurs
19:46rebaptisé Gabriel Attal.
19:47Ah bon ?
19:48Oui, une nouvelle république.
19:51Une nouvelle république
19:52où tout sera refondé.
19:54Et voilà que désormais
19:55des macronistes
19:55de la première heure
19:56demandent de revenir
19:57au nom originel.
19:59En marche.
19:59Et oui, la boucle est bouclée
20:00pour défendre leur idée.
20:01Ils ont écrit un courrier
20:02à leur patron,
20:03Gabriel Attal.
20:04L'ASP a pu lire ce courrier
20:05et il a été notamment
20:06co-signé par l'ancien ministre
20:07Marc Ferracci,
20:08un très proche
20:09d'Emmanuel Macron.
20:09Dans cette lettre,
20:10la quinzaine de signataires
20:12assure qu'il est devenu,
20:13je cite,
20:13essentiel d'avoir un débat
20:14sur le nom du parti lui-même
20:16et non seulement
20:17sur le principe
20:18d'un changement,
20:19vous aurez compris,
20:20selon où il serait
20:21censé de revenir
20:21au nom originel
20:23du mouvement.
20:23assumons notre histoire
20:25lance-t-il à l'ancien
20:26Premier ministre
20:26en étant lucide,
20:28précise-t-il,
20:29sur ce que nous
20:29n'avons pas réussi
20:30mais aussi en étant fiers
20:32de ce qu'il a été.
20:34Bon, ben voilà.
20:35On peut dire que ces gens-là
20:36font du sur place
20:37ou qu'ils tourneront peut-être ?
20:40Ils font du sur place
20:41en marche.
20:42Comme ils tourneront,
20:43je propose plutôt
20:44à Gabriel Attal,
20:44d'ailleurs j'espère
20:45qu'il va m'envoyer un SMS,
20:46de rebaptiser en marche
20:47en panne.
20:49En panne,
20:50attendez,
20:51c'est ridicule les Français.
20:52En tous les cas,
20:53quand une entreprise,
20:54si une entreprise
20:55devait changer de nom aussi souvent,
20:56tout le monde comprendrait
20:57qu'elle n'est pas
20:58vouée à un grand avenir.
21:00Bien sûr.
21:01Il y a un problème.
21:02Bravo Benjamin.
21:04Dans un instant,
21:05nous continuons évidemment
21:07de vous entendre.
21:080826 300 300.
21:10Participez parce que
21:10vous pouvez gagner
21:11votre ballotin
21:12de Jeff de Bruges
21:12pour Pâques.
21:13Eh oui,
21:14c'est plutôt pas mal ça.
21:15Puis il y aura le gagnant aussi
21:16pour le parc d'attraction
21:18du Futuroscope.
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