- il y a 6 semaines
Avec Elisabeth Lévy et Eric Revel
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NewsTranscription
00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:06Il est 8h35, nous sommes avec Elisabeth Lévy, Eric Revelle et puis vous aussi au 0826 300 300.
00:14Notamment aussi sur cette petite phrase qui a été prononcée tout à l'heure par Raquel Garrido,
00:20qui était donc à LFI, qui a été écartée, qui est partie avec d'autres.
00:26— Purger ! — Purger ! — On dit purger !
00:31— Qui a été exclu, quoi, en quelque sorte.
00:34Et qui, là, dit à Jean-Luc Mélenchon, s'adresse à Jean-Luc Mélenchon en disant
00:39« Il faut faire le ménage, grosso modo. Il faut arrêter, en fait, comme ça,
00:43d'être complaisant avec certains, et notamment des violents.
00:47Même si elle dit toujours « Attention, il faut lutter contre le fascisme, etc. »
00:52— Elle tape même plus fort, pardonnez-moi. La dernière question de Jean-François qui dit,
00:56elle dit « Jean-Luc Mélenchon fait n'importe quoi. »
00:59Et elle dit, ça, je pense que ça va frapper les esprits.
01:02Alors, on peut considérer comme elle est épurgée, évidemment, elle est gris,
01:06elle n'est plus en tête d'affiche, elle est vie.
01:07Mais elle dit, il n'y a pas que le problème de la jeune garde,
01:10il y a le problème de la vieille garde.
01:11C'est-à-dire les gens qui entourent Mélenchon lui-même.
01:14— Ouais, ce qu'elle dit.
01:14— Et en gros, elle dit « Ne sera pas président ».
01:17En gros, elle dit « S'il veut faire du bien à gauche, il faut qu'il passe la main.
01:20»
01:20— Oui, mais en même temps...
01:21— C'est ça qu'elle dit.
01:22— C'est ça qu'elle dit, Isabel.
01:23— Mais, mais, je dois dire, je trouve que Raquel Garrido,
01:27qui est une femme courageuse, a été...
01:31— Pour qu'on soit d'accord ou pas d'accord avec elle, politiquement.
01:33— Parce qu'elle a fait ce matin très courageuse.
01:35— Voilà. Maintenant, on montre aussi l'aporie de la gauche,
01:40qui est qu'elle ne va pas jusqu'au bout,
01:43parce qu'elle continue...
01:45En fait, elle fait comme si...
01:46Elle externalise un peu le problème.
01:48Il y a Mélenchon et la jeune garde,
01:51mais comme si tout le reste était...
01:55Tout allait très bien.
01:56Or, en réalité, il y a ce dont j'ai parlé dans ma chronique,
02:00un affect robespierriste,
02:02mais qui est revendiqué,
02:04qui est assumé chez beaucoup de militants LFI,
02:09qui est de dire « L'autre n'est pas un adversaire,
02:12c'est un fasciste, c'est un ennemi de l'humanité ».
02:15Et tant que vous ne sortez pas
02:18de cette lecture binaire du monde,
02:21vous ne réduirez pas la violence,
02:24parce que contre les ennemis de l'humanité,
02:26on peut être violent.
02:27Mais je voulais poser une question à mon cher camarade,
02:29parce que moi, Eric,
02:31la question qu'on se pose...
02:33Compagnon !
02:34Bon, parlez-y !
02:34Camarade !
02:35Ah oui, compagnon, c'est vrai !
02:37Non !
02:38Enfin, vous posez une question à tous,
02:40d'ailleurs, c'est que ma question,
02:41c'est que vont faire les électeurs LFI ?
02:44Ah bah oui, c'est la question qu'on se posait tout à l'heure.
02:46Est-ce que, voilà, c'est...
02:47Non, mais c'est un impact électoraux
02:49pour la France Insoumise au municipal, par exemple.
02:52Alors, en tous les cas...
02:53Néritif ou positif ?
02:54Pas sur les alliances, en tous les cas.
02:55C'est vrai.
02:56Bon, vous avez des nouvelles, Olivier Faure ?
02:59Vous faites quelqu'un à son téléphone ?
03:00Parce qu'on ne l'entend plus du tout, là, sur les alliances qu'elle est dit.
03:02Non, on entendra demain Raphaël Glucksmann,
03:04qui sera là, justement, à cette heure-ci.
03:07Oui, oui, juste avant ça, tout à l'heure...
03:10Attendez, Eric, Elisabeth, calmez-vous un peu.
03:13Dans un instant, donc on va aborder la question, en fait, aussi,
03:16des politiques dans les universités,
03:17mais on reste, en fait, sur les liens entre LFI et la jeune garde.
03:21Tiens, bah c'est Frédéric de Carcassonne,
03:23qui est avec nous, justement,
03:24qui se pose la question.
03:25Bonjour, Frédéric !
03:27Bonjour, Frédéric !
03:27Bonjour, Patrick !
03:28Oui ?
03:29Bonjour à vos excellents contradicteurs, là,
03:32que j'adore.
03:33Oh, merci !
03:34Ça y est, c'est...
03:35Mais vous adorez plus ce qu'il va...
03:38Ils vont me demander des augmentations,
03:41c'est pas l'heure des augmentations, là,
03:42des économies.
03:44Bon, Frédéric, alors, allez-y.
03:46Alors, déjà, qu'est-ce que Raphaël Arnaud fait comme...
03:51a été...
03:52Comment Raphaël Arnaud a été choisi pour être candidat à LFI ?
03:56On peut se poser des questions.
03:57Parce que, quand même, il est FICS.
04:00Peut-être qu'il faudrait ouvrir une enquête,
04:02savoir les liens exacts entre les LFI et la jeune garde.
04:07Parce que LFI...
04:09Alors, attaquer Mélenchon, c'est même pas la peine,
04:12on trouvera jamais rien sur lui.
04:13Quand on voit comment l'enquête parlementaire
04:16sur l'audiovisuel public, il a été reçu,
04:19et par qui, personne ne l'a vraiment embêté.
04:21Donc, ça sert à rien.
04:23Mais il faut attaquer LFI.
04:24C'est pas possible.
04:26Cette jeune garde-là,
04:28qui, depuis le début,
04:30est quand même des personnes très violentes.
04:34Qu'est-ce qu'on fait avec Rima Hassan ?
04:36Il faut quand même se poser les bonnes questions.
04:38C'est vrai.
04:39Et Frédéric, je vais ajouter,
04:42normalement, il y avait une dissolution
04:43qui avait été demandée,
04:45même s'il y a des recours,
04:47de la jeune garde.
04:48Alors, à LFI, on dit,
04:50non, non, mais on n'a pas de lien direct.
04:52Enfin, certains disent,
04:53non, non, on n'a pas de lien.
04:54Manuel Bompard le disait, en fait,
04:56encore hier matin,
04:56sur une chaîne concurrente
04:57sur le service public.
04:58Or, or,
05:00sur les réseaux sociaux,
05:02vous l'avez déniché,
05:03Benjamin Gleize,
05:04le député LFI,
05:06Raphaël Arnaud,
05:07il criait,
05:08vive la jeune garde,
05:09il n'y a pas longtemps,
05:10à l'Assemblée nationale.
05:11Effectivement, alors,
05:11je l'ai déniché,
05:13effectivement,
05:13c'est un peu partout
05:14sur les réseaux sociaux,
05:15cette séquence.
05:16Raphaël Arnaud,
05:18ancien cofondateur
05:19et ancien porte-parole
05:20de la jeune garde,
05:22son assistant parlementaire,
05:24on le rappelle,
05:24a été placé en garde à vue,
05:26hier,
05:26dans cette affaire
05:27de meurtre
05:29vis-à-vis de ce jeune Quentin,
05:30à Lyon.
05:31À ce stade,
05:32le procureur n'a pas formellement
05:33mis en cause la jeune garde,
05:34c'est important de le préciser,
05:35même si,
05:36même si certains
05:37font un lien.
05:38C'était le cas
05:38de Gérald Darmanin,
05:40hier,
05:40la jeune garde tue,
05:41en tout cas,
05:42en tout cas,
05:42très récemment,
05:43effectivement,
05:44pas plus tard que le 22 janvier dernier,
05:46c'était il y a moins d'un mois,
05:47à l'Assemblée.
05:48Le député Assoumi
05:49avait dit ceci,
05:50Raphaël Arnaud.
05:51Sur ces bancs,
05:52siège des pires racistes
05:53de notre histoire,
05:54donc oui,
05:55nous serons toujours là,
05:56debout,
05:57notre jeunesse est prête
05:58à vous affronter,
05:59notre jeunesse est prête
06:00à rentrer en résistance
06:01face au fascisme de Trump
06:02que vous incarnez.
06:03Vive la résistance,
06:05vive la jeune garde,
06:06vive l'antifascisme.
06:08Vive la jeune garde,
06:10c'était le 22 janvier dernier,
06:11la jeune garde
06:12qui était alors dissoute
06:13depuis sept mois.
06:14Oui,
06:15et il faut rappeler
06:16qu'il a fondé lui-même
06:17à Lyon,
06:18en 2018,
06:19Raphaël Arnaud,
06:20et il était en fait à la base.
06:24Pour répondre à notre auditeur,
06:26Raphaël Arnaud a été
06:28en quelque sorte récompensé
06:29de bons et loyaux services
06:31parce que,
06:32comme militant antifasciste,
06:35il a assuré la protection
06:37pendant des campagnes,
06:39etc.,
06:39d'élus LFI
06:43ou de candidats LFI.
06:45Mais l'autre chose,
06:46vous dites,
06:46on ne peut rien
06:47contre Mélenchon.
06:48En fait,
06:48on n'a pas besoin
06:50contre Mélenchon.
06:51Il suffit de l'écouter.
06:53Il suffit de sortir ses...
06:55Vous sortez ses discours.
06:56Vous n'avez pas du tout besoin...
06:58Moi, je ne parle pas
06:59de liens secrets.
07:00Je dis,
07:01Mélenchon,
07:02hier soir encore,
07:03Eric,
07:04tu m'as accueilli avec ça
07:05en me disant
07:06qu'il a soutenu à fond
07:08la Jeune Garde.
07:09Il n'avait pas d'autre choix,
07:11à mon avis.
07:11Mais ce qu'on découvre
07:14quand même,
07:14c'est qu'il y a des camps
07:15d'été d'entraînement
07:16de la Jeune Garde.
07:17Je ne sais pas
07:17si vous vous rendez compte.
07:19Mais c'est une milice.
07:20C'est une milice.
07:21C'est-à-dire qu'ils s'entraînent
07:21physiquement l'été.
07:22Moi, j'ignorais tout ça.
07:24Ça veut dire qu'en fait,
07:25ils sont constitués
07:25comme des groupes
07:27à part de militaires
07:28contre le fascisme
07:30rampant dans notre société.
07:32C'est ce qu'ils disent.
07:33Mais vous savez,
07:33c'est physiquement...
07:34C'est vrai aussi
07:36que s'il a créé ça à Lyon,
07:37c'est qu'il y avait
07:37des groupuscules aussi
07:38d'extrême droite.
07:39Il faut tout dire.
07:41Il faut être contre
07:41toutes les violences politiques.
07:43Mais les groupuscules
07:44d'extrême droite
07:45n'ont pas de relais
07:46à l'Assemblée nationale.
07:48Il n'y a pas dans l'Iran.
07:49Il n'y a pas dans l'Iran.
07:50Dans l'Iran du RN peut-être ?
07:52Non, un peu, pour certains.
07:53Franchement,
07:54dans tous les cas,
07:54je ne crois pas
07:55qu'il y ait des liens organiques.
07:56Il n'y a pas un député du RN
07:57qui est...
07:58Enfin, le GUD avait des liens
07:59avec le FN à l'époque,
08:00et je parle d'aujourd'hui,
08:02je suis d'accord.
08:02Aujourd'hui, je pense
08:03que c'est recoupé,
08:03mais ça a existé.
08:04Et d'ailleurs,
08:04ces groupuscules sont plutôt...
08:06C'est même pas...
08:08Peut-être que le GUD
08:08en fait partie,
08:09mais vous avez des trucs
08:10dont vous n'avez jamais
08:11entendu parler.
08:12C'est des petites cellules.
08:13Ça ne veut pas dire
08:14qu'elles ne sont pas dangereuses.
08:15Mais ce ne sont pas du tout
08:18des gens revendiqués.
08:20Et par ailleurs,
08:21la question de la légitimité
08:23de la violence,
08:24c'est-à-dire à gauche,
08:26et maintenant dans une partie
08:28aussi pas que de la gauche,
08:29mais à gauche,
08:30on pense structurellement
08:31qu'il y a une forme
08:32de violence légitime.
08:34C'est dans la Constitution 1793,
08:37contre l'oppression,
08:38tous les moyens sont permis.
08:40Si vous rejouez tous les jours
08:41la lutte contre le nazisme
08:43sans en plus prendre
08:45le moindre risque,
08:46eh bien, effectivement,
08:47tous les moyens sont permis.
08:48Faire sauter des trains,
08:50tout ce que vous voulez.
08:50Frédéric, vous voulez ajouter
08:52quelque chose
08:52avant de prendre Hakim
08:54qui sera avec nous
08:54dans un instant.
08:55Frédéric Carcassonne.
08:57Simplement,
08:58toutes ces personnes
08:58qui parlent
08:59depuis ce drame,
09:01ces personnes de LFI,
09:02je parle,
09:03sont à vomir.
09:05C'est un déni complet.
09:08C'est incroyable.
09:10Rien que de les écouter,
09:12j'écoute la télé.
09:14Toutes ne parlent pas.
09:15À mon avis,
09:16il y a justement
09:16un petit problème
09:17quand même à l'intérieur.
09:18D'ailleurs,
09:19qui a été exprimé
09:20par Garido
09:20et Raquel Garido
09:22qui s'est exprimée
09:22ce matin
09:23avec beaucoup de franchises.
09:24Franchement,
09:25elle n'est plus
09:26au sein de LFI
09:27même si elle a toujours
09:28un délire.
09:29Elle les connaît très bien.
09:31C'était sous-entendu
09:32qu'à mon avis,
09:33pour certains,
09:34il y a quand même
09:34des questions qui se posent.
09:35Mais elle s'allie.
09:36Mais elle ne veut pas
09:37rompre la lire.
09:38C'est incroyable.
09:40Bon, merci Frédéric.
09:42Vous continuez de réagir
09:42comme Frédéric
09:43du côté de Carcassonne.
09:44Il pleut à Carcassonne
09:45ce matin ?
09:47Non, non.
09:48Il y a du soleil
09:48ce matin.
09:49Ah, ça va faire du bien.
09:50Il faut que ça sèche.
09:51Mais il pleut de l'autre côté.
09:52Il y a la tempête qui arrive.
09:53Allez, nous poursuivons
09:54dans un instant.
09:55Vous continuez de réagir.
09:57Vous appelez Manu
09:57au standard
09:59justement sur les liens
10:00entre LFI
10:01et la jeune garde.
10:03Est-ce qu'il faut faire
10:03le ménage ?
10:04Comment ?
10:05Jusqu'où ?
10:05J'aimerais vous entendre.
10:06Et puis dans un instant,
10:08politique.
10:09Est-ce qu'ils ont le droit
10:10d'aller dans les enceintes
10:12de l'université
10:13pour tenir des discours ?
10:14Rima Hassan y était.
10:15Qu'en pensez-vous ?
10:16Elisabeth Lévy
10:17est en train de gamberger là.
10:19Éric Revelle aussi.
10:20Et vous au 0826-300-300.
10:22Gamberge, gamberge.
10:23Pas trop.
10:25Le Grand Matin Sud Radio.
10:287h10h.
10:29Patrick Roger.
10:30Il est 9h-10h.
10:31Enfin, 8h48h.
10:32Vous avez encore du temps.
10:33Ne vous inquiétez pas.
10:34Pour aller prendre le bus
10:35ou partir au travail
10:36où certains sont déjà
10:37sur la route.
10:38Attention, il y a de la pluie
10:39par endroits.
10:40Quand même, ça tombe encore
10:41et la tempête arrive.
10:43Alors, il y a la tempête politique
10:44aussi, évidemment,
10:46après ce qui ressemble
10:47à un meurtre,
10:49bien sûr,
10:50de Quentin.
10:51Ça ne ressemble pas.
10:52C'est à la visite volontaire.
10:54C'est parce qu'il y a toujours
10:55l'enquête qui est en cours.
10:56Il y a 9 personnes
10:57interpellées, etc.
10:59Éric Revelle
11:00et Elisabeth Lévy.
11:01Et vous aussi
11:02au 0826-300-300.
11:04Il y a une question derrière.
11:06Puisqu'il y a eu
11:08le meeting,
11:09la conférence publique
11:10de Rima Hassan
11:11à l'université de Paris
11:13de Lyon 2,
11:14c'est en marge
11:16qu'il y a eu
11:17évidemment ce drame
11:18et puis quelques affrontements.
11:20La question, c'est
11:21est-ce qu'il faut limiter,
11:23interdire,
11:24interdire carrément
11:25les politiques
11:25à l'université ?
11:27En faire un lieu neutre.
11:29Le gouvernement a dit hier,
11:30c'est pas mouillé d'ailleurs,
11:31on veut limiter,
11:32encadrer, etc.
11:33Enfin, même pas encadrer,
11:34on veut limiter,
11:35mais ils disent pas
11:36on interdit carrément
11:37parce qu'après,
11:38c'est au président
11:39d'université,
11:39au directeur d'université
11:40de décider.
11:41Hakim est avec nous
11:42de Villeneuve sur l'autre.
11:43Qu'en pensez-vous ?
11:44Bonjour mon cher Hakim.
11:45Bonjour cher Patrick.
11:47Bonjour.
11:48Et Eric.
11:49Qu'en pensez-vous ?
11:50Est-ce qu'il faut interdire
11:51ou pas ?
11:53Non.
11:54Moi, je suis contre l'interdiction.
11:55Je suis contre.
11:56Alors d'abord,
11:57déjà quand j'étais étudiant,
11:58il y avait,
11:59il y avait déjà
11:59des grands débats,
12:01des jeunes étudiants
12:03qui organisaient des débats
12:04sur Cuba,
12:05déjà la Palestine,
12:06déjà.
12:08il y avait les sans-papiers,
12:09etc.
12:10En tant qu'étudiant,
12:11vous n'êtes pas obligé
12:11d'y aller.
12:12Il n'y a personne
12:12qui va vous obliger
12:14à venir assister
12:16à un débat
12:17comme celui-là.
12:18Ça, c'est la première
12:19des choses.
12:20Vous savez,
12:22il y a eu
12:23des grands événements
12:24qui sont nés
12:24dans des campus universitaires.
12:26Alors mai 68,
12:26je crois que c'était
12:27d'abord,
12:27il me semble,
12:28un truc ouvrier.
12:29C'était plutôt,
12:30je crois que c'est parti
12:31des usines,
12:32me semble-t-il.
12:33Mais on a vu,
12:33voilà,
12:34mais on a vu
12:34les universités embrayer.
12:36Quand il y a eu
12:37les manifestations
12:38dans le monde arabe,
12:39contre les régimes arabes,
12:40c'est parti des facs.
12:42Vous voyez,
12:42la fac,
12:43ça a toujours été comme ça.
12:44Il y a eu un drame,
12:45il y a eu un drame hier.
12:47D'après ce que j'ai lu
12:48dans le Canard Enchaîné,
12:49d'après ce que j'ai pu comprendre,
12:50il y avait quand même
12:50deux clans
12:52qui voulaient s'affronter,
12:53qui voulaient en découte,
12:54deux clans violents,
12:55il ne faut pas,
12:56vous avez dit tout à l'heure
12:57ce qu'il se passe
12:57pendant les camps d'été des Indes.
13:00Le camp d'en face,
13:01à mon avis,
13:01ce n'est pas des tendres non plus.
13:03Le drame,
13:04c'est qu'il y a eu un mort.
13:05On est habitué,
13:06il y a 15 ans,
13:06c'était Clément Merig,
13:07l'extrême gauche,
13:08qui est mort.
13:09Oui, mais attention,
13:10n'oubliez pas
13:11que c'est lui qui est mort,
13:14mais c'est eux
13:15qui avaient d'abord manifesté.
13:17Et donc,
13:18c'est parce qu'il y a eu une répétition.
13:19Bon, on va faire l'histoire.
13:21Moi, ce que je comprends,
13:22déjà,
13:23ce que je comprends,
13:24c'est que ça aurait été bien,
13:26puisque Némécy se proteste
13:28manifestement à chaque fois,
13:29pourquoi ils n'ont pas demandé
13:30un débat avec Mme Rimas ?
13:33Bon, Rima Hassan,
13:34c'est sa cause.
13:35La Palestine,
13:35elle veut en parler.
13:37Moi, je ne suis pas contre.
13:38Vous savez,
13:39les facs,
13:39souvent,
13:40souvent,
13:41souvent,
13:42elles épousent
13:43les causes un peu désespérées,
13:45que ce soit la Palestine,
13:46que ce soit,
13:47c'est dit progressiste,
13:48vous voyez.
13:49C'est vrai que c'est plus difficile
13:51pour un homme politique,
13:52pour une femme politique,
13:53d'avoir des,
13:54comment dire,
13:55des positions conservatrices.
13:57Non, mais c'est vrai,
13:58dans les facs.
13:59Mais je vais donner la parole
14:01à Elisabeth Lévy
14:02pour dialoguer avec vous
14:03et Éric Revelle.
14:04Je voudrais juste préciser,
14:05c'est qu'à Lyon 2,
14:08vous ne pouvez pas,
14:09c'est-à-dire que
14:09si vous n'êtes pas
14:11partisan, en fait,
14:11de ce camp,
14:12vous avez évoqué
14:13Rima Hassan,
14:14vous êtes ciblé.
14:16Je ne sais pas
14:16si vous avez entendu
14:17Fabrice Ballanche,
14:18le prof qui était avec moi
14:19tout à l'heure,
14:19vous êtes ciblé.
14:20C'est-à-dire qu'on tague
14:22vos noms,
14:22les étudiants comme les profs,
14:24dans les couloirs.
14:25Il y a une véritable chasse
14:27qui est organisée.
14:28C'est ça qui est assez,
14:29en fait, terrible.
14:30Vous êtes stigmatisés.
14:32Et vous dites,
14:33et vous dites,
14:33je précise, en fait,
14:34Hakim,
14:35vous dites,
14:35non, mais chacun est libre.
14:37Ben non.
14:37Aujourd'hui,
14:37dans des écoles,
14:39dans des écoles,
14:40lors des manifestations
14:42pro-palestiniennes,
14:43on défend la Palestine,
14:45ce que je comprends très bien,
14:46eh bien,
14:47il y avait un tour des classes
14:48et vous étiez,
14:50on vous disait,
14:51d'aller, en fait,
14:51dans la rue défiler.
14:52Si vous n'y alliez pas,
14:54vous étiez considéré
14:55comme le diable
14:56et mis, en fait,
14:57de côté.
14:57Ça, on a eu des témoignages,
14:59c'est quand même assez terrible,
15:00quoi.
15:00Et ça, c'est récent,
15:01en fait, quoi.
15:03Non, mais...
15:03Oui, mais j'ajoute
15:04quelque chose à cela,
15:06c'est que,
15:06pour le dire un peu plus clairement,
15:08si vous voulez,
15:09derrière la mobilisation
15:11prétendument
15:13pro-palestinienne,
15:14il y a très souvent,
15:15si vous voulez,
15:16un harcèlement
15:17pour le dire poliment,
15:19des étudiants juifs.
15:20D'accord ?
15:21Et quand Rima Hassan
15:22dit
15:22« Vous êtes pour nous,
15:24vous, les sionistes,
15:26ceux que les nazis
15:27ont été pour vous »,
15:28je répète
15:29qu'il n'y avait pas de sionisme
15:30au temps du nazisme
15:32et que les nazis...
15:33Voilà.
15:33Donc,
15:34il y a...
15:34Non, mais...
15:35Parce que,
15:35si vous voulez,
15:36il y a même une question...
15:37Oui, mais ça fait partie
15:38du débat, Patrick.
15:39Rima Hassan
15:40a tenu ce genre de propos.
15:42Maintenant,
15:43et deuxièmement,
15:44juste pour répondre à Kim,
15:45je crois quand même
15:46que pour l'instant,
15:47moi, je veux bien
15:47que vous m'expliquiez
15:48qu'il y a eu des bagarres
15:49de bandes,
15:50mais ça n'est pas
15:51ce qu'a dit le procureur.
15:52Non, mais il y en a.
15:53Non, mais il y en a.
15:54Pas là, mais oui, oui.
15:55Patrick.
15:56Oui, oui, d'accord.
15:56Je dis que dans cette affaire
15:58de Clément,
15:59d'accord,
16:00certes,
16:00il y a un papier du canard enchaîné,
16:02pour l'instant,
16:02le procureur
16:04n'a pas parlé de rixes
16:05ou de bagarres de bandes
16:06et ce qu'on a vu,
16:08en tous les cas,
16:08à la fin
16:09de ces incidents
16:10ou de ce qui s'est passé avant,
16:11c'est un lynchage.
16:13Voilà.
16:14Alors, sur les politiques.
16:15Moi, je suis,
16:16sur la conclusion,
16:17d'accord avec Hakim,
16:18et je pense que Raquel Garrido
16:21a très bien défendu
16:22ce point de vue.
16:23Quand on est à l'université,
16:25on est un adulte,
16:26d'accord ?
16:28Maintenant,
16:29la question est plutôt
16:30le climat qui règne autour.
16:32Le problème n'est pas
16:33que des gens,
16:33même que,
16:34je me fiche que Mélenchon
16:36ou qui que ce soit,
16:36ils font le même
16:37que Rima Hassan,
16:38à faire des conférences.
16:39Le problème,
16:40c'est comme l'a dit Eric hier,
16:42et je laisserai développer,
16:44c'est qu'il n'y ait pas de débat.
16:45Et le deuxième,
16:46c'est le climat d'intimidation
16:47qui règne,
16:48non pas juste
16:49avec cette conférence,
16:51mais autour de ce genre de choses.
16:52Et enfin,
16:53les gens qui invitent Rima Hassan
16:54sont les mêmes
16:56que ceux
16:56qui vont piétiner,
16:58hurler
16:59et faire de la pression physique
17:01pour empêcher
17:01François Hollande,
17:03Sylviane Agazansky,
17:04c'est-à-dire,
17:05eux,
17:05par contre,
17:06quand on veut inviter
17:07quelqu'un qui ne leur plaît pas,
17:08l'extrême droite
17:09pas dans le fag,
17:10etc.
17:10Eric Revelle.
17:12Bon,
17:12moi je parle,
17:13je suis assez d'accord
17:13avec ce qu'il dit Akim au début,
17:15moi je ne suis pas du tout
17:16pour interdire
17:18dans les universités
17:19des débats politiques.
17:21On peut dire
17:21que c'est une façon
17:23de sensibiliser les gens
17:24à la démocratie,
17:25mais il faut que ce soit
17:25des débats contradictoires.
17:27Ah ben oui,
17:29il faut que ce soit
17:29des débats contradictoires.
17:30Ce ne sera plus des conférences.
17:31Non, non, non, non,
17:32des débats contradictoires.
17:34Si c'est pour assister
17:35à un meeting
17:35de Mme Rima Hassan
17:37à l'université de Lyon,
17:39ça me pose un problème.
17:40Non mais, Eric,
17:41c'est impossible à tenir.
17:43Ah ben,
17:43dans ces cas-là,
17:44je ne sais pas
17:45ce que vous en pensez,
17:46mais est-ce que vous imaginez
17:48déjà l'Assemblée nationale,
17:49vous avez vu...
17:50Mme Rima Hassan,
17:51on devrait le décompter
17:53dans les frais de campagne
17:54de la France Insoumise,
17:55dans ces cas-là,
17:55parce que c'était un meeting
17:56qu'elle a tenu,
17:56ce n'était pas une conférence.
17:58Donc, ne pas interdire,
18:00moi je suis tout à fait d'accord,
18:01il faut que ce soit
18:02des débats contradictoires.
18:03Le problème, quand même,
18:05il faut le dire,
18:06malheureusement,
18:06c'est que la plupart
18:08des facs françaises
18:09sont investies
18:14par des gens,
18:16par des groupes,
18:16ce n'est pas la majorité
18:18des gens qui empêchent
18:19les autres.
18:19On l'a vu à un moment donné
18:20à Sciences Po Paris.
18:22Donc, en fait,
18:23si ces gens refusent le débat,
18:24c'est un vrai problème.
18:26Voilà.
18:26Et vous avez des poignées
18:27de militants
18:28à l'intérieur des facs
18:30qui souvent refusent
18:31que des gens
18:31qui ne sont pas d'accord
18:32avec eux
18:33viennent débattre.
18:34Eh bien, ça,
18:34ce n'est pas possible.
18:35Mais vous ne vous rendez pas compte
18:36qu'il y a quelque chose
18:37qui nourrit cela,
18:39c'est la bonne conscience.
18:41Vous avez des étudiants
18:43qui sont tellement persuadés,
18:45si vous voulez,
18:46que la bête immonde
18:47est à leur porte.
18:48Alors là,
18:49interdire ça,
18:49ils n'ont aucun problème
18:50pour ça.
18:51C'est comme l'a dit Eric,
18:53il y a une ambiance monocolore
18:54en tous les cas
18:55dans beaucoup de facs de lettres.
18:56Souvent, oui.
18:57Dans beaucoup de facs de lettres.
18:59Akin, d'un mot,
19:00est-ce que vous êtes d'accord
19:01avec l'idée émise
19:02par Eric Revelle ?
19:04Oui, toujours à des politiques,
19:06mais avec des débats contradictoires.
19:09Est-ce que c'est réaliste, déjà ?
19:11Oui, oui, oui.
19:12Non, mais c'est vrai
19:13que ça manque.
19:14Pourquoi deux femmes,
19:14Rima Hassan et...
19:16Je ne connais plus
19:16le nom de la présidente
19:17de Nemesis.
19:19Alice Cordier.
19:20Alice Cordier, oui.
19:21Pourquoi elles n'ont pas demandé ?
19:22Ce sont des femmes, quand même.
19:24Elles sont moins, on va dire,
19:25brutales que les hommes.
19:26Mais surtout, moi,
19:27ce qui m'inquiète,
19:28c'est que si demain,
19:30si demain, on interdit,
19:31où est-ce que ces lieux
19:32vont se tenir ?
19:33Dans des endroits
19:34clandestins,
19:35à 50 mètres de la fac ?
19:37Et comme vous avez dit
19:37tout à l'heure,
19:38tu vas être fiché
19:38si jamais on ne t'a pas vu
19:39à la Réunion.
19:40Non, mais c'est vrai.
19:41C'est terrible, ça.
19:43Moi, je trouve que c'est...
19:44Non, Akim,
19:45moi, je trouve ça...
19:47Je lui laisse la responsabilité
19:49de son idée
19:52que les femmes
19:53seraient plus civilisées.
19:56C'était Elisabeth Lévy.
19:58Bon,
19:59allez,
19:59on va parvenir
20:00sur l'histoire.
20:02Évidemment,
20:02parfois,
20:03il y a eu des dérives,
20:04mais en même temps,
20:05je ne sais pas,
20:06peut-être que les femmes
20:07peuvent mener différemment
20:08les choses.
20:09c'est vrai,
20:11vous avez raison,
20:11on a beaucoup d'exemples
20:12dans l'histoire
20:13de femmes
20:13qui étaient vraiment
20:15d'une grande douceur.
20:17Et quant à moi,
20:18je ne suis pas sûre.
20:19Allez, merci.
20:21En tout cas,
20:21on continue dans un instant.
20:22Merci Akim,
20:23du côté de Villeneuve.
20:24Il doit peu voir
20:25à Villeneuve.
20:26Peut-être pas ce matin,
20:27mais je sais qu'il a plu
20:29ces derniers jours aussi.
20:30On va faire un point,
20:31tiens,
20:31sur les inondations
20:32dans un instant
20:32avec Laurie Leclerc.
20:33Et puis,
20:33vous continuez,
20:34évidemment,
20:35de réagir.
20:35Beaucoup,
20:36beaucoup d'appels.
20:360826 300 300
20:38La Vérité en France.
20:39Jean-François Akili.
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