00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
00:05Il est 9h10, on débriefe avec Elisabeth Lévy, Françoise Degoy sur Sud Radio jusqu'à 9h.
00:12Et vous, si vous voulez réagir, si vous voulez réagir d'ailleurs à Robert Ménard, vous l'avez entendu en
00:17fait tout à l'heure,
00:18sur la commission de l'audiovisuel public, il espère que ce rapport sera publié sur la commission de l'audiovisuel
00:27public.
00:28Charles Aloncle, qui rédige le rapport, critiqué par certains, adulé par d'autres,
00:34évidemment devenue une star un peu des réseaux sociaux, bien sûr.
00:39Il sera l'invité de Valérie Expert, tout à l'heure, de 10h à 11h, vous pourrez lui poser aussi
00:45des questions, bien sûr,
00:46puisqu'il est en train de rédiger ce rapport.
00:48Il a fini hier ?
00:49Il a fini, normalement, normalement.
00:52Il peut peut-être un peu rajouter deux, trois petites choses.
00:54Est-ce qu'il doit être publié d'ailleurs ce rapport ?
00:57Qu'il soit publié, écoutez, je ne suis pas pour qu'on fasse bosser des commissions pour rien, en réalité.
01:01Que ce rapport soit publié, moi ça me va très bien, je ne sais pas s'il est voté, etc.
01:05Je pense que cette commission...
01:06C'est un rapport, Antoine.
01:07Cette commission d'enquête a été de toute façon tellement rocambolesque, chaotique, pénible, dans tous les sens d'ailleurs.
01:15Tout le monde est venu faire son numéro d'un côté ou de l'autre, Charles Aloncle en a fait
01:18un tremplin pour une notoriété,
01:20mais je lui conseille vivement...
01:23Non, non, mais je finis, je sais que vous adorez Charles Aloncle, ce n'est pas mon cas.
01:26Je pense qu'il a été véritablement...
01:31Arrêtez de dire ça, vous n'en savez rien.
01:33Excusez-moi, Elisabeth défend toujours Charles Aloncle, moi je ne défends pas Charles Aloncle.
01:37C'est marrant, c'est la première fois qu'on en parle.
01:39Excusez-moi, vous ne connaissez absolument pas ma position sur le sujet, donc parlez pour vous et après je parlerai
01:44pour moi.
01:44Je pense que je termine, arrêtez, je vous dis juste que je ne pense pas autour de cette table que
01:48mon opinion soit majoritaire,
01:51je dis juste que la façon dont il a mené les débats était à la limite de l'insulte, parfois
01:57c'était à la limite de Torquemada.
01:58Je pense aussi que les réponses en face n'ont pas été extraordinaires, je trouve qu'il a mené cette
02:03commission d'enquête avec des biais détestables.
02:06Je pense également que le président de la commission d'enquête a été minable dans sa façon de gérer.
02:12Mais minable, c'est-à-dire qu'à un moment donné, c'est devenu la forte d'Antoine, c'était
02:17minable.
02:17Et vous, qu'en pensez-vous ?
02:18Alors d'abord, j'ai rencontré Charles Aloncle pour la première fois il y a dix jours,
02:24et je ne dis pas ni que c'est un saint ni que c'est un diable, il a fait
02:28un sacré boulot,
02:30avec très peu de moyens parce qu'on a peu de moyens dans ces choses-là,
02:34et je ne sache pas que tous les gens qui se sont indignés contre Charles Aloncle parce que c'est
02:39devenu le diable,
02:40avait tellement, c'était tellement énervé quand les gens de CNews ont été interrogés par la commission TNT
02:48comme s'ils étaient dans un commissariat.
02:51Je n'ai pas fini François, je vous ai écouté, alors soyez gentils, souffrez que j'en vous réponds.
02:56Bien sûr, je me suis indigné aussi.
02:58Deuxièmement, je pense, avec ces défauts, cette commission a fait un sacré boulot,
03:02parce que moi, personnellement, je m'intéresse plus en réalité aux affaires éditoriales qu'aux questions d'argent,
03:10mais les questions d'argent comptent, qu'il y a un véritable problème de l'audiovisuel public,
03:15Robert Ménard en a parlé, et que l'argent public devrait leur donner quand même,
03:22une obligation quand même de traiter tout le monde à égalité,
03:25or la moitié du temps, ils sont en croisade contre l'extrême droite,
03:27il y a deux jours, un documentaire sur la naissance d'Israël à Poland,
03:31et juste pour terminer sur le rapport,
03:34je crois que comme c'est voté à main levée,
03:38il est assez probable que les députés ne vont pas prendre le risque,
03:42alors que cette commission a passionné beaucoup de gens,
03:44les Français l'ont beaucoup suivi,
03:47de l'enterrer, parce que si c'est enterré,
03:49je finis juste en vous donnant un impôt,
03:51tout disparaît,
03:52si le rapport n'est pas voté,
03:54comme ça a été le cas, Françoise,
03:56vous avez fait votre devoir une fois,
03:58pour les syndicats,
04:00et la réalité d'une commission d'enquête,
04:02effectivement, c'est que ça part dans du sable,
04:03par contre, si elle est votée,
04:05c'est inscrit dans le marbre,
04:06parce que c'est véritablement le travail du peuple,
04:09puisque l'Assemblée,
04:10non mais c'est très puissant,
04:12en tout cas, si vous voulez réagir à ce sujet,
04:15bien sûr,
04:15et dialoguer, poser toutes les questions,
04:19critique par critique,
04:20à Charles Alonc,
04:21tout à l'heure,
04:22entre 10h et 11h,
04:24c'est avec Valérie Expert,
04:25sur Sud Radio,
04:26évidemment,
04:28voilà,
04:28c'est bien qu'elle est,
04:28bravo à Valérie,
04:30parce qu'à mon avis,
04:30il y a eu des nuits courtes,
04:32oui, oui, absolument,
04:34une autre question,
04:35il nous reste un petit peu de temps,
04:36est-ce qu'on peut relancer la France,
04:38la France des projets industriels,
04:40vous avez vu,
04:41Manu Macron a mis son casque de chantier,
04:43son petit gilet orange,
04:46vous parlez du président de la République,
04:47vous avez fait Manu,
04:48vous,
04:48vous avez une proximité,
04:50c'est un peu étonnant,
04:52bien sûr,
04:52j'ai le droit encore de dire comme ça,
04:54je pense,
04:56ça dépend,
04:57parce qu'aujourd'hui,
04:58on ne peut plus dire grand chose,
04:59sauf si l'Arcone nous tombe dessus,
05:01pour dire,
05:02n'exagérons rien,
05:03non,
05:03c'est vrai,
05:04mais quand même,
05:05je me pose des questions parfois,
05:08alors,
05:08est-ce que la France peut relancer,
05:09est-ce qu'on peut relancer des projets en France,
05:12c'est ce qu'il dit à la vitesse de Notre-Dame ?
05:15Écoutez,
05:16moi je ne veux pas en tirer tout de suite un truc,
05:18c'est très bien,
05:18lever des contraintes,
05:19c'est très bien,
05:20pourquoi les lever juste maintenant,
05:22un an avant la fin de son deuxième mandat,
05:25peut-être le second,
05:26peut-être le deuxième,
05:27parce qu'il y en aura peut-être un troisième un jour,
05:29franchement,
05:30et surtout,
05:31Emmanuel Macron n'est pas responsable de cela,
05:34si vous voulez,
05:34nous avons un rapport néprotique,
05:36avec la norme,
05:37la règle,
05:38le contrôle,
05:39l'administration,
05:39nous sommes,
05:41si vous voulez,
05:41le seul pays soviétique au monde,
05:43mais en fait,
05:43Françoise avait commencé la matinée,
05:45avec une chronique optimiste,
05:46alors je voudrais...
05:47Sur le sport,
05:48c'est un peu lié,
05:50parce qu'elle parlait de la France,
05:52quand même,
05:53mais on peut relancer la France,
05:55honnêtement,
05:55pour répondre clairement,
05:57je pense qu'on ne le pourra pas,
05:58avant l'élection d'un nouveau président,
06:00qui aura une nouvelle légitimité,
06:02et une majorité.
06:03Je suis d'accord,
06:04il faut faire reset,
06:05là maintenant,
06:05il faut attendre que ça passe,
06:06vous savez,
06:07j'ai peut-être un peu le sentiment d'être un peu fataliste,
06:10je pense vraiment qu'il faut attendre que ça passe,
06:11il faut attendre...
06:12Attendez,
06:13attendez,
06:13sauf que,
06:15Françoise,
06:15il faut attendre que ça passe,
06:16mais quand vous êtes petit patron,
06:18quand vous avez des grands projets aussi industriels,
06:20vous ne pouvez pas attendre que ça passe...
06:22Je vais attendre,
06:22je vais aller jusqu'au bout,
06:24si vous êtes sympas de ma phrase,
06:26je rappelle quand même,
06:27que dans le déclinisme général,
06:29depuis 2018,
06:30la France est quand même,
06:32le pays le plus attractif,
06:33c'est celui qui accueille,
06:34le plus d'investisseurs étrangers,
06:35le dernier chiffre de Choose France,
06:37c'est 40 milliards d'investissements sur la France,
06:40donc,
06:40la France,
06:41à part le sport,
06:42ne va pas si mal,
06:43mais là où je rejoins Elisabeth,
06:45c'est une espèce de réveil,
06:47si vous voulez,
06:48il y a un an de l'échéance,
06:50je trouve ça ridicule,
06:51j'en ai marre de toute façon,
06:53Emmanuel Macron,
06:53Emmanuel Macron,
06:55je le préfère,
06:56quand il donne son aide à l'Ukraine,
06:58quand il se bat sur le brun de l'ordre,
07:00je pense que,
07:01dès qu'il touche à des affaires intérieures,
07:03en réalité,
07:04il n'est plus crédible.
07:05C'est embêtant,
07:06parce qu'il est quand même président de la France,
07:07je peux vous dire un mot sur Choose France,
07:09je trouve ce truc assez trompeur,
07:11parce que ça n'est pas des gens
07:12qui viennent investir dans nos usines,
07:14etc.,
07:15on vend les bijoux de famille,
07:16si vous achetez le grand hôtel de machin,
07:18ceci, cela,
07:19le palace de ceci,
07:20et le truc de cela,
07:23vous achetez des grandes marques françaises,
07:25vous investissez en France,
07:26mais ce que je veux dire,
07:27ce n'est pas tout,
07:28mais dans les investissements,
07:30dans les investissements étrangers,
07:32il y a une grande partie,
07:33que ce n'est pas des gens
07:34qui viennent produire chez nous.
07:35Sur l'IA,
07:36en tout cas,
07:37cette année,
07:37sur l'IA,
07:39c'est des milliards d'investissements,
07:41donc,
07:41il y a quand même une attractivité.
07:43attendez,
07:44il faut tout dire,
07:45sur l'IA,
07:46c'est vrai,
07:46pas vrai,
07:47parce qu'on a Mistral,
07:49qui est une société française,
07:50aujourd'hui,
07:51les principaux capitaux sont où ?
07:54Aux Etats-Unis,
07:55ou en Chine,
07:56dans le cas des étrangers.
07:57C'est les Pays-Bas,
07:58c'est un fonds des Pays-Bas,
07:59évidemment,
08:00à un moment donné,
08:01il faut dire les choses,
08:02c'est un fonds des Pays-Bas
08:04qui a racheté,
08:04parce qu'on n'a pas été capable
08:05de mettre de l'argent sur place.
08:07D'accord,
08:08ok,
08:09moi je précise les choses.
08:11vous pouvez préciser tout ce que vous voulez,
08:12la réalité,
08:13c'est que la France,
08:14il y a une réalité également,
08:16qui est que la France
08:16n'est pas ce pays en déclin.
08:18Je lisais l'édito,
08:20je vais parler de Nicolas Baverez,
08:22que j'aime bien,
08:22au demeurant,
08:23malgré sa ligne politique,
08:25cet édito qu'il publie dans Le Point,
08:27avec Emmanuel Macron,
08:27par exemple,
08:28nous sortons de l'histoire.
08:29Il faut arrêter maintenant
08:30ces délires,
08:31à droite comme à gauche.
08:32Il faut arrêter
08:33d'être dans le chrysanthème
08:34toute la journée
08:35en disant
08:36tout va mal,
08:36tout ne va pas si mal.
08:38Il y a des choses
08:39qui ont été complètement foirées,
08:40mais non,
08:41dans l'investissement,
08:42nous vendons des rafales à l'Inde,
08:44nous sommes le deuxième exportateur,
08:46vendeur d'armes.
08:47Il faut quand même,
08:48moi je ne suis pas en train
08:49de défendre Emmanuel Macron,
08:50je le combat,
08:50je pense que sa politique sociale,
08:52c'est un désastre.
08:53Mais la réalité,
08:54nous ne sommes pas
08:55une petite chose fragile,
08:56la France.
08:57On est devenus plus fragiles.
08:58Je peux dire un mot ?
08:59Vas-y, vas-y.
08:59Moi je pense que ce qui manque aussi,
09:01c'est un peu de sens,
09:03du sacrifice aux Français.
09:05Et rappelez-vous
09:06les réactions au discours
09:07du chef d'état-major des armées,
09:09quand il a dit que
09:10peut-être pour être indépendant,
09:12il fallait accepter
09:12que des jeunes soient sacrifiés.
09:14Alors je voudrais quand même
09:15qu'on finisse peut-être
09:16cette matinée
09:17en rendant hommage
09:18justement
09:18aux deux soldats
09:21qui sont morts
09:21pour la France
09:22et dont les parents
09:24acceptent effectivement
09:25le sacrifice.
09:25Et je crois que le sens
09:26du sacrifice
09:27nous fait défaut.
09:28C'est très fort.
09:40évidemment, énormément,
09:41c'est ce que dénoncent
09:42ses patrons
09:42avec Maxime Liedot
09:44dans un instant
09:44dans la vérité en face
09:45et puis tous les autres sujets
09:46bien sûr d'actualité.
09:47pour la France
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