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  • il y a 2 jours
Avec Elisabeth Lévy et Françoise Degois

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-03-19##

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News
Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:05Il est 8h37, on va revenir sur les échanges que vous avez entendus avec Arthur Delaporte,
00:12porte-parole du Parti Socialiste, qui ne s'en cache pas finalement.
00:16Il est derrière Picmal, pour lui il n'y a pas trop de problèmes, finalement il le connaît chez quelqu
00:20'un de bien.
00:21C'est ce qu'il a dit tout à l'heure, mais il y a d'autres endroits où il
00:24n'est pas d'accord évidemment avec les gens de LFI,
00:27comme quoi c'est à géométrie variable. Je ne sais pas ce que vous en pensez.
00:31On va en parler aussi de France Libre, le nouveau porte-avions.
00:39Mais avant ça, je voudrais commencer, parce que ça fait réagir aussi les auditeurs,
00:43par cette histoire quand même de chalon sur Saône.
00:46Vous avez vu, il y a une élue, nouvellement élue, LFI, qui veut se présenter au conseil municipal avec un
00:54foulard islamique.
00:55Elle dit, c'est parce que ce sont mes convictions religieuses.
00:58Les règlements des conseils municipaux jusqu'à présent étaient assez flous.
01:02Le maire de Chalon l'a fait changer pour interdire tous signes ostentatoires,
01:08comme dans d'autres enceintes, notamment à l'Assemblée Nationale.
01:11Il y avait hier une décision, c'était en référé, il a gagné.
01:16Maintenant, est-ce qu'elle viendra ou pas avec son voile ?
01:19Qu'en pensez-vous ? Est-ce que le voile doit être admis dans des enceintes telles que...
01:24Parce que ça se fait aujourd'hui.
01:26Dans beaucoup de conseils municipaux, il y a des femmes qui viennent et qui sont élues avec le...
01:31Enfin, beaucoup. Il y en a un peu.
01:33Déjà, moi, je suis fasciné que l'on veuille venir avec son voile,
01:38avec ses convictions religieuses, à une délibération du conseil municipal.
01:43On est en France, il y a une espèce d'éthique, de politesse de la laïcité
01:48qui consiste à ne pas jeter sa religion à la tête des autres.
01:51Donc, sauf si vous venez comme religieux, comme imam, rabbin ou curé,
01:56eh bien, vos histoires religieuses, vous les gardez chez vous.
01:59Ça, c'est la France. C'est l'esprit de la laïcité.
02:02Mais deuxièmement, on voit bien que ça y est, la Nouvelle-France nous teste.
02:07Je dis la Nouvelle-France puisqu'il s'appelle comme ça.
02:09Alors, la Nouvelle-France, et en termes juridiques, elle peut tout à fait...
02:14Effectivement, elle dit, nous sommes la Nouvelle-France,
02:16nous avons le droit d'imposer nos mœurs.
02:19Donc, l'islamisation en fait partie.
02:22Et troisièmement, et je vais très vite parce que...
02:24François, c'est plus les auditeurs.
02:26Et troisièmement, ce qui m'inquiète encore plus,
02:29c'est que ça rejoint une espèce de libéralisme mal compris
02:33d'une partie de la jeunesse étudiante un peu travaillée par LFI, etc.
02:39Ouais, on va quand même pas empêcher les gens de s'habiller comme ils veulent.
02:42François, j'ai été trop long.
02:44Non, non, vous n'êtes pas trop long, mais moi, je ne suis pas tout à fait d'accord avec
02:46vous.
02:47Je pense qu'il n'y a rien qui me secoue et qui m'effraie, si vous voulez,
02:51parce qu'une élue vient dans un conseil municipal.
02:54Moi, je suis pour la loi de 2004, ni voile, ni croix, ni quipa, dans l'espace public.
02:59Je ne suis pas d'accord dans les services publics.
03:01C'est hors de question de laisser passer quoi que ce soit, à l'hôpital, à l'école.
03:07J'ai même envie de dire dans le bus, si vous êtes chauffeur de bus, etc.
03:10La réalité, après, c'est comme à l'université,
03:13que des élèves viennent avec le voile à l'université sur les cours
03:17ou qu'une conseillère municipale siège avec son voile.
03:20Je ne suis pas dans cette obsession-là.
03:22J'entends ce que vous dites sur la conquête politique qu'il y a derrière cela.
03:27Il n'y a pas que de la conquête politique.
03:29Ça ne me gêne pas.
03:30Je pense que je n'ai pas de trait à tort, en fait, de régler ça devant les tribunaux.
03:35Mais il fait ce qu'il veut.
03:37Attendez, non, n'inversez pas les rôles.
03:39Ce n'est pas lui, évidemment.
03:41C'est lui, comme il avait écrit ce règlement.
03:45C'est elle qui a attaqué.
03:46C'est elle qui a attaqué.
03:48Et il y a eu un référé.
03:49Et c'est lui...
03:50Ah non, j'ai convié, vous avez raison.
03:52C'est le même règlement qu'il a remis.
03:54Il a fait un copier-coller du règlement de l'Assemblée nationale
03:57qui a déjà été validé par la justice administrative.
04:01Mais pardon, vraiment, là, je n'ai pas compris quelque chose.
04:04Tu me dis, à l'école, à l'hôpital,
04:07l'hôpital, c'est quand même un peu moins solennel
04:09et un peu moins étatique qu'un conseil municipal.
04:13C'est la démocratie.
04:14Un peu moins politique.
04:16Et je t'assure, Françoise,
04:17si c'était que des brats de filles
04:19qui veulent juste montrer quelque chose,
04:22je dirais, tromper avec leur dieu,
04:24mais on sait bien que ce n'est pas ça.
04:25Est-ce que je peux répondre à ça ?
04:26Je vais répondre à ça.
04:27Vous savez, tu sais, vous savez parfaitement,
04:30l'Assemblée nationale, les conseils municipaux,
04:33c'est l'expression de la démocratie.
04:35Moi, je suis cohérente avec moi-même.
04:37La démocratie, il n'y a rien qui interdit
04:40à une femme voilée, aujourd'hui,
04:42de se présenter à une élection.
04:44Il n'y a rien qui interdit aux partis d'exister.
04:46Vous comprenez ce que je veux dire ?
04:49Donc, je considère que nous sommes
04:51dans une Assemblée élue démocratiquement.
04:54Je ne vois pas de problème
04:55à ce que quelqu'un porte un voile,
04:59un foulard islamique, etc.
05:01C'est ce que je dis.
05:02Il faut être cohérent.
05:03Vous aimez les règles.
05:05Et alors ?
05:05Plus le principe de neutralité.
05:07Excusez-moi.
05:08Plus le principe de neutralité.
05:10Patrick, je veux être cohérente jusqu'au bout.
05:12Est-ce que vous allez empêcher,
05:14comment dirais-je,
05:14une candidate de faire campagne
05:17avec un voile ?
05:18Non, parce que le voile est libre
05:20dans l'espace public.
05:21C'est l'expression de la démocratie.
05:22Donc, dans les assemblées
05:24issues de la démocratie,
05:25on va jusqu'au bout de la démocratie.
05:27Mais pardon, mais justement,
05:28on n'y va pas.
05:29Pardon, mais...
05:30Pardon, mais...
05:30Pardon, mais...
05:31Dans les faits, on n'y va pas
05:32puisque le règlement intérieur
05:34de l'Assemblée, je vous le répète,
05:35qui proscrit non seulement
05:37les signes religieux,
05:38mais vous ne pouvez pas non plus
05:39arriver avec un petit jeu
05:40chez Guevara.
05:41Le Colmao, déjà que là,
05:43on ne l'a pas pu...
05:43Alors, pour vous mettre d'accord,
05:44Olivier, Olivier de Melun
05:46est avec nous au 0826 300 300.
05:48Et j'aimerais entendre
05:49d'autres auditeurs,
05:50évidemment, sur ce sujet.
05:52Est-ce qu'on peut porter
05:53un voile,
05:54un foulard islamique,
05:56en étant élu
05:59conseillère municipale
05:59pendant une séance ?
06:01Olivier de Melun
06:02au 0826 300 300.
06:04Qu'est-ce que vous en pensez ?
06:04Bonjour, Olivier.
06:05Bonjour, Olivier.
06:06Bonjour à tous.
06:07Je vais avoir du mal
06:11à vous
06:11à donner
06:12un autre avis,
06:13puisque tout a été dit.
06:15En tant qu'auditeur,
06:16ça faisait un peu foutraque,
06:17mais j'ai l'impression
06:18que ces informations
06:18sont passées.
06:20Alors, peut-être
06:20une petite...
06:21Allez-y, allez-y.
06:23Un petit plus.
06:24La réciprocité.
06:25Qu'est-ce qu'on entendrait
06:26si c'était
06:27un monsieur juif
06:28qui venait
06:28avec une kippa ?
06:30La difficulté,
06:31c'est toujours
06:32de se dire
06:32à quel moment
06:33je suis dans la liberté
06:34dont Mme de Gois
06:36et le droit,
06:36et à quel moment
06:37je suis l'idiot-utile,
06:38c'est plutôt
06:39la version de...
06:40Elisabeth.
06:41Elisabeth.
06:42Parce qu'il y a
06:44de deux choses l'une.
06:45Ou bien vous avez
06:47un port non-instantatoire
06:49de quelque chose
06:50qui n'est pas une idéologie
06:51que je veux transmettre
06:52et que je veux faire avancer
06:53dans la société,
06:54mais plutôt
06:55mon sentiment personnel
06:56que je garde pour moi.
06:57Ou bien est-ce que
06:58je vais étaler devant tout le monde
06:59pour faire du prosélytisme
07:01avec derrière,
07:02et c'est une suspicion légitime,
07:04un État islamiste
07:06et non pas musulman,
07:07c'est-à-dire
07:07les frères musulmans.
07:08Moi, je me souviens
07:09très bien de mes cours
07:10sur l'inquisition catholique.
07:13Et la difficulté
07:14sur les mouvements
07:16religieux musulmans
07:17qu'on a en Europe,
07:18c'est que
07:19quand vous écoutez
07:20des gens comme
07:20Gilles Kepel,
07:21ils vous disent
07:22ne soyez pas
07:22l'idiot-utile.
07:23Derrière,
07:24les frères musulmans
07:26sont là
07:27et ils veulent imposer
07:28un islamisme
07:29dont personne ne voudrait
07:30parce qu'il est
07:31à l'antipode,
07:32notamment sur la position
07:33de la flamme dans la société,
07:34de ce qu'on a réussi
07:36à faire nous
07:36après avoir mis 800 ans
07:38à éliminer le curé
07:39de l'équation.
07:40C'est vrai,
07:41vous avez raison.
07:42Non mais...
07:43Sur la question du juif,
07:44par exemple,
07:45moi, je vais jusqu'au bout.
07:46Qu'un candidat,
07:47comment dirais-je,
07:48qui soit très croyant
07:49et qui considère,
07:50évidemment,
07:51qu'il faut porter une kippa
07:52parce qu'on se couvre
07:53devant Dieu,
07:54eh bien,
07:55la réalité,
07:55c'est que je ne serais pas
07:56heurté
07:57qu'un conseiller municipal
08:00vienne,
08:00comment dirais-je,
08:01vienne avec sa kippa,
08:02pas plus que je ne serais heurté.
08:04Il m'est arrivé
08:05dans certaines rédactions
08:06d'avoir des journalistes juifs
08:08qui ne pouvaient pas travailler
08:09pour le jour de Shabbat
08:10et qu'on leur accordait.
08:12Comment vous dire ?
08:13Ça ne me gêne pas.
08:15La kippa ne me gêne pas.
08:16François,
08:16vous mélangez tout
08:17dans une rédaction,
08:18c'est absolument...
08:19Vous ne pouvez pas mélanger...
08:20Pardonnez-moi.
08:21Pardon.
08:21Vous ne pouvez pas mélanger
08:22une entreprise privée,
08:24l'Assemblée nationale,
08:25l'école.
08:26Excusez-moi là,
08:27un moment faux.
08:27Non, non, non,
08:28c'est une erreur de ma part.
08:29Mais la kippa au Conseil municipal...
08:31Doucement,
08:32parce que comme le dit Olivier
08:33et d'autres auditeurs,
08:35c'est foutraque
08:35si vous parlez ensemble.
08:36D'accord.
08:37Deuxièmement,
08:38la kippa,
08:39je dirais exactement
08:40la même chose,
08:41bien qu'il n'y a jamais
08:43dans la kippa,
08:43je crois,
08:44une espèce de volonté
08:45de dire
08:46je suis contre
08:47les mœurs françaises,
08:49je veux faire sécession
08:50culturellement,
08:51etc.
08:52Alors moi,
08:53je suis très claire,
08:54d'accord,
08:54le voile islamique
08:55n'est pas,
08:57comment dire,
08:58n'est pas conforme
08:59aux mœurs françaises.
09:00D'accord ?
09:01Ce n'est pas dans la loi.
09:02Ce n'est pas ça.
09:03Et je pense que la France,
09:05et je connais
09:07beaucoup d'immigrés,
09:08d'enfants d'immigrés,
09:10musulmans,
09:11arabes,
09:11tout ce que vous voulez,
09:11qui sont horrifiés
09:13par le fait que nous les laissions
09:14prospérer partout,
09:16parce que quand on aura accepté
09:17pour la conseillère municipale,
09:19ce sera la petite fille
09:20de Roubaix,
09:21ce sera,
09:21vous voyez,
09:21allez à Marseille,
09:22venez à Marseille avec moi,
09:24dans certains quartiers,
09:25vous voyez des gamines
09:25de 10 ans voilées.
09:26Alors non,
09:27derrière le voile islamique,
09:29il y a une volonté identitaire,
09:31et je vous rappelle quand même,
09:32c'est l'uniforme de gens...
09:33Vous vous parlez beaucoup là,
09:34Elisabeth,
09:35je n'ai même pas le temps
09:35de vous répondre,
09:36honnêtement.
09:38On va faire une petite pause,
09:39on va reprendre évidemment ça.
09:41Bon, la décision
09:42qui a été rendue hier
09:43par la justice,
09:44c'est une autorité administrative
09:45de la République,
09:49dans cette...
09:49Le conseil municipal,
09:50c'est une autorité administrative
09:52de la République,
09:53et il doit y avoir,
09:55et s'appliquer,
09:55le principe de neutralité
09:57de la puissance publique.
09:59Voilà,
09:59c'est ce qui est dit,
10:00donc pas de...
10:03Très bien.
10:04Imaginez, en fait,
10:05on vient avec une grande croix,
10:07en fait,
10:07mais pourquoi vous faites...
10:10Il n'y a plus de neutralité.
10:11Non, non, non,
10:11mais moi, je...
10:12Non, non, mais je ne vois pas.
10:14Écoutez, vous voyez...
10:15On continue d'en discuter,
10:17en fait,
10:18dans un instant,
10:18évidemment,
10:190826 300 300,
10:21vous pouvez réagir,
10:22tiens, allez-y.
10:23Le Grand Matin Sud Radio,
10:257h-10h,
10:26Patrick Roger.
10:27Bon, il y a un débat,
10:29vous l'avez entendu.
10:30Est-ce que vous vous êtes d'accord
10:32avec le fait
10:33qu'une conseillère municipale
10:35vienne avec un foulard islamique,
10:38un voile en conseil municipal ?
10:40La justice a tranché pour Dijon,
10:43pour Châlons-sur-Saône,
10:45hier ?
10:45Non, pas question,
10:46on verra si ça fait jurisprudence, oui.
10:49Bon, Françoise,
10:50vous vouliez répondre à Elisabeth
10:51qui disait non,
10:52il n'y en a pas question.
10:52Oui, oui,
10:53je voulais juste dire
10:54qu'encore une fois,
10:55je le redis,
10:55moi, je pense effectivement,
10:56Elisabeth a raison de dire
10:58que, par exemple,
10:59sur la loi de 2004,
11:00on ne parle pas de l'hôpital,
11:02etc.
11:02Moi, je pense que
11:03tout ce qui est service public,
11:05je ne peux pas imaginer
11:06qu'un policier,
11:07qu'une policière soit voilée,
11:09comme je ne peux pas imaginer
11:10qu'une magistrate soit voilée.
11:12Un policier,
11:12ce serait marrant.
11:13Non, ça serait marrant.
11:14Un policier.
11:16C'était une blague.
11:18Non, non,
11:18mais donc,
11:19dans le cadre du service public,
11:21c'est hors de question.
11:22Pour le reste,
11:23je le redis.
11:24Oui, mais alors,
11:25pourquoi vous disiez
11:25c'est possible dans un conseil municipal,
11:27c'est public, évidemment ?
11:28Mais non,
11:28ce n'est pas un service public.
11:30Est-ce que
11:31vous n'avez même pas écouté ?
11:32Est-ce que vous n'avez pas écouté
11:34ce que j'ai dit ?
11:34C'est la représentation.
11:35Et je vous ai exactement expliqué
11:37tout à l'heure la chose,
11:38Patrick.
11:38Alors,
11:39vous n'écoutez pas,
11:39j'ai dit,
11:40c'est parce que c'est
11:41la représentation
11:42et l'émanation de la démocratie
11:45aller jusqu'au bout,
11:46considérer donc
11:47que les gens voilés
11:48ne peuvent pas être élus.
11:49Vous comprenez
11:50ce que je veux dire ?
11:51Mais c'est bien sûr que si.
11:52Comment ça,
11:52il n'y en a rien à voir ?
11:53Un conseil municipal...
11:55Attendez,
11:56une mairie,
11:58un conseil municipal,
11:58c'est l'émanation de la démocratie.
12:00Ce n'est pas privé.
12:01C'est l'émanation de la démocratie.
12:03Oui, mais bien sûr.
12:04Et alors ?
12:04Et alors ?
12:05Ce n'est pas un service public.
12:06Mais vous élisez quelqu'un,
12:07mais vous ne l'élisez pas
12:08pour qu'il vous présente
12:09avec un foulard.
12:10Mais pourquoi,
12:10si vous votez pour un...
12:11Est-ce qu'on a le droit ?
12:12Puis-je trancher deux secondes ?
12:13Une phrase.
12:14C'est simple.
12:15Un service public,
12:16c'est une administration.
12:18Donc, dans une mairie,
12:19si vous allez à l'État civil,
12:20c'est un service public.
12:21Le conseil municipal
12:23est une assemblée délibérative.
12:25Et il n'est donc pas
12:27une administration.
12:28Vous avez d'un côté
12:29le pouvoir exécutif
12:30et son bras armé,
12:31l'administration.
12:32De l'autre côté,
12:33un pouvoir législatif.
12:35Néanmoins,
12:37malgré cette distinction subtile,
12:39je suis pour l'interdiction du voile
12:41partout.
12:42Sauf que là,
12:43vous faites une petite erreur
12:44et une confusion,
12:45c'est une autorité administrative
12:46de la République.
12:46Alors ça, ça m'intéresse.
12:48Mais oui,
12:49c'est l'autorité administrative
12:50de la République.
12:50Ce n'est pas qu'une autorité,
12:52c'est l'émanation de la République.
12:54Non, Patrick,
12:55on va jusqu'au bout.
12:56Parce que si vous interdisez
12:58à une élue
12:59de siéger
13:00dans l'hémicycle politique
13:02d'une mairie,
13:05ça veut dire
13:06que pourquoi
13:07vous interdisez pas
13:08à une candidate
13:09de porter le voile
13:10et d'être candidate
13:11à l'élection ?
13:12Ce qui n'est pas interdit.
13:14Mais bien sûr,
13:14c'est illogique,
13:15votre truc.
13:16Mais c'est totalement illogique.
13:18Non, mais non.
13:20Il a raison,
13:21ça n'a rien à voir.
13:22Mais bien sûr
13:23que ça n'a rien à voir.
13:24Bien sûr que ça n'a à voir.
13:25Bien sûr que ça n'a à voir.
13:26Mais non,
13:27mais vous voyez bien
13:27qu'à l'Assemblée nationale,
13:29c'est interdit.
13:29Je ne sache pas
13:30que jusque-là,
13:31vous étiez
13:32vent debout
13:33parce que le voile
13:33est interdit
13:34à l'Assemblée nationale.
13:35Non, mais je ne suis pas
13:35vent debout.
13:35Je réponds juste
13:36à une question
13:37de bon sens.
13:38Patrick vient de nous donner
13:39une objection quand même
13:40que moi...
13:40Excusez-moi,
13:41j'essaye d'entendre les mots.
13:43Donc,
13:44le Conseil municipal,
13:46en fait,
13:47est effectivement
13:48un pouvoir exécutif.
13:49Et donc,
13:50une autorité,
13:51le maire détient
13:52un pouvoir
13:53de police administrative.
13:54Donc,
13:54on peut dire aussi
13:55que c'est une autorité.
13:57Maintenant,
13:57arrêtez...
13:59Arrêtez de me dire arrêtez ?
14:02Franchement...
14:04Arrêtez de penser
14:06simplement au droit là-dessus.
14:08Moi, je pense au droit.
14:08Il faut penser en politique.
14:10Arrêtez !
14:11Il faut penser
14:12en politique.
14:14Il faut mener
14:15le combat politique
14:16contre des gens
14:16qui mènent un combat
14:17contre nous.
14:18Elisabeth,
14:19je pense en termes de droit...
14:20Non, Françoise,
14:20non, allez, Françoise,
14:21stop.
14:22Arrêtez,
14:23on en parle maintenant.
14:24Mais bon,
14:24vous avez interrompu
14:25en permanence.
14:26Ce n'est pas possible.
14:27Ça continuera après,
14:28évidemment,
14:29en 9h aussi
14:29avec Jean-François Aquili.
14:31Qu'est-ce que vous en pensez
14:32en fait de ces décisions
14:330826,
14:34300,
14:34300 ?
14:35Hashtag,
14:36on en parle.
14:36Emmanuel Macron
14:37a dévoilé hier
14:39le nom du futur
14:40porte-avions français,
14:41Benjamin Glaze.
14:42Ça a fait réagir
14:45certains,
14:45notamment,
14:46à propos de France Libre.
14:47Oui,
14:48Elisabeth en parlait
14:49tout à l'heure.
14:49Alors,
14:50le ou la France Libre,
14:51c'est la grande question
14:52qui se pose sur les réseaux sociaux.
14:53Emmanuel Macron a dit...
14:54Arrête d'interrompre,
14:55Elisabeth.
14:55en tout cas,
14:56ça a été un débat important
14:57à tel point
14:57que l'AFP
14:58en a fait une dépêche
14:59titrée.
15:00Doit-on appeler
15:00le futur porte-avions
15:02la France Libre
15:03ou le France Libre ?
15:04Alors,
15:04je vous dis juste
15:05la fin de la dépêche,
15:05les derniers mots,
15:06sollicité mercredi soir
15:07par l'AFP,
15:08l'Académie française
15:09n'était pas immédiatement disponible.
15:11Alors,
15:11là ou le,
15:12en tout cas,
15:13le futur porte-avions
15:14remplacera en 2038
15:15l'actuel,
15:16le Charles de Gaulle.
15:16On reste donc toujours
15:17dans l'hommage,
15:18le souvenir au général
15:19avec qui plus est ici
15:20une référence
15:20plus ciblée
15:21à la résistance française.
15:23Un choix finalement
15:23assez consensuel
15:24mais pas du coup,
15:25pas du goût
15:26de Jean-Luc Mélenchon.
15:27On apprend que
15:28notre deuxième porte-avions
15:30s'appellerait
15:31France Libre.
15:32Moi,
15:32je trouve qu'on peut faire mieux
15:34si on veut faire peur,
15:35on peut l'appeler
15:35France Insoumise.
15:37Parce que bon,
15:38au moins,
15:40l'adversaire saurait
15:41que rien n'en viendra
15:42à bout.
15:43Voilà.
15:45Voilà.
15:45Moi,
15:46j'ai vu France Libre,
15:47je me dis,
15:47bon,
15:47pour le France Insoumise,
15:49ça serait mieux.
15:50Enfin,
15:50c'est une blague,
15:51je le dis tout de suite
15:52pour rassurer les militaires.
15:54Non,
15:54franchement,
15:55si on m'avait demandé à moi
15:56le nom du porte-avions,
15:58je l'aurais appelé Leclerc.
16:00Dans la carrière de Leclerc,
16:01je n'ai qu'un regret,
16:02c'est le temps
16:02où il est passé en Indochine.
16:04Il est passé le temps
16:04de dire que toute cette histoire
16:05est une folie,
16:06il faut arrêter ça tout de suite.
16:07Mais il est passé.
16:09Voilà.
16:09Bon,
16:10donc,
16:10il a fait ce petit dégagement.
16:12Si vous aviez eu
16:14un nom,
16:15vous,
16:15à choisir,
16:16Elisabeth Lévy,
16:17Françoise de Gois.
16:19Moi,
16:19j'aimais bien
16:20Jeanne d'Arc,
16:21mais je trouve que Leclerc
16:22n'est pas une idée infamante,
16:23franchement.
16:24J'ai la même réaction,
16:25c'est-à-dire qu'après,
16:26au-delà de la blague,
16:27Leclerc,
16:28alors,
16:28pour une fois,
16:28on donne raison à Jean-Luc Mélenchon.
16:30Eh ben oui,
16:34c'est la France Libre,
16:34donc Leclerc.
16:36la seule chose qui me gêne,
16:37c'est qu'en fait...
16:37Louis Michel, peut-être ?
16:38Non,
16:38la seule chose qui me gêne,
16:40c'est qu'on a
16:40une seule période de réperro.
16:42Je ne sais pas si vous l'avez remarqué,
16:43mais il y a une phrase
16:44qu'Emmanuel Macron
16:45nous sort maintenant
16:46à tout bout de champ.
16:48Laquelle ?
16:48À tout bout de champ.
16:49Pour rester libre,
16:50il faut être craint.
16:54Pour être craint,
16:55il faut être puissant.
16:57Voilà.
16:58Ça fait un an,
16:59dans tous ses discours
17:00autour de militaires,
17:02il nous sort cette phrase.
17:04Vous avez vu le clip ?
17:05Pour montrer,
17:06en fait,
17:06avant il disait
17:07nous sommes en guerre,
17:08etc.
17:08Là,
17:09il la ressort en permanence.
17:10Je ne sais pas,
17:11alors certains disent
17:11que c'est du machiavélisme,
17:13puisque ça vient aussi un peu,
17:14c'est une déviation
17:15de Machiavel,
17:16en fait.
17:18Vous avez vu son clip,
17:19Francis Wilde,
17:20qui est véritablement
17:21le clip qui accompagne.
17:22Maintenant,
17:23on fait des clips
17:23véritablement
17:24en façon aux Etats-Unis.
17:25Vraiment,
17:26le slogan,
17:26la France est sauvage.
17:28C'est-à-dire,
17:28elle est brutale,
17:29elle a une force brutale.
17:30Je ne sais pas
17:30ce que vous en pensez.
17:31c'est inversement proportionnel
17:33à la force réelle
17:34que nous avons,
17:34peut-être,
17:35Elisabeth.
17:35Nous poursuivons
17:36dans un instant
17:37avec Jean-François Aquilly
17:39et notamment autour du voile.
17:41Je pense que ça va continuer
17:42de vous faire,
17:42évidemment,
17:44réagir.
17:44Le voile dans les mairies,
17:46dans les conseils municipaux
17:47et puis sur les municipales,
17:49vous pouvez également
17:51réagir sur ces tractations
17:52qui sont en cours.
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