00:00Merci beaucoup madame la cintresse de poser cette question qui est extrêmement intéressante.
00:04Voyez-vous, j'ai pris mes fonctions il y a cinq mois et j'avoue que là où j'étais
00:08avant et après j'ai fait beaucoup d'outre-mer
00:10et donc vous imaginez bien que à la fois les moyens humains et matériels sont totalement différents
00:16et dans une échelle totalement différente de ce que nous connaissons sur la plaque parisienne et à la préfecture de
00:21police de Paris en particulier.
00:23Force est de constater et j'ai découvert avec plaisir et bonheur qu'il y avait eu depuis les Gilets
00:31jaunes une forte évolution pertinente de la gestion de l'ordre public
00:37et que l'apport par exemple des drones et de la vidéosurveillance a permis d'apporter des solutions.
00:46Alors je précise, il n'est pas question pour la DOPC par exemple de demander de la vidéosurveillance pour essayer
00:55de détecter une personne en particulier
00:57quand on fait la gestion de l'ordre public mais en fait d'anticiper sur les mouvements de foule
01:01qui permet d'anticiper le prépositionnement ou le positionnement en urgence de telle ou telle force
01:07donc soit une compagnie d'intervention soit une unité de force mobile qui permet justement d'éviter les heurts.
01:13Et s'agissant de l'intelligence artificielle et de l'expérimentation dont vous faites état pendant les JO
01:20en fait tout ce dispositif se nourrit de l'expérience au quotidien pour qu'on puisse faire entrer dans l
01:28'intelligence artificielle
01:29le type justement de mouvements anodins que nous souhaitons détecter.
01:34Et c'est en fait, c'est pour ça que le dispositif ne peut pas nativement parfaitement fonctionner
01:39puisque nous devons rentrer des données au fil de l'eau pour que par exemple sur les rodéos
01:44les caméras avec intelligence artificielle associée sachent que quand il y a des véhicules qui roulent
01:53qui démarrent vite, qui vont vite etc. en grappe ou pas
01:56ce sont des mouvements potentiellement de rodéos urbains et que du coup il faut nous alerter.
02:02Et donc c'est pour ça qu'effectivement les JO ont permis de tester.
02:09On a vu qu'en fait il y avait des possibilités énormes mais aujourd'hui ça se construit.
02:15Alors dans le plan stratégique que nous avons mis en place avec l'ensemble de mon équipe
02:20et bien évidemment nous allons faire et nous sommes en train de faire un travail sur ce sujet
02:24mais surtout faire du benchmark avec d'autres pays qui utilisent déjà de l'intelligence artificielle
02:29et donc bien évidemment nous allons nourrir de l'expérience des autres qui sont parfois plus en avance que nous
02:34parce qu'ils ont débuté ces expérimentations bien avant nous
02:36mais je pense très sincèrement que l'intelligence artificielle nous permettra dans les mois et dans les années qui viennent
02:44à améliorer encore la pertinence de traction.
02:47J'en veux pour preuve c'est que nous avons des vidéopatrouilleurs, peut-être que vous êtes venus chez nous
02:53visiter la salle,
02:54des vidéopatrouilleurs qui sont en fait des personnels en chair et en os qui sont derrière des écrans
03:00mais ils n'ont pas 90 000 écrans devant eux qui correspondent au nombre de caméras
03:05mais qui ont la connaissance de l'implantation géographique des caméras
03:09et qui lorsqu'on les sollicite suite à un fait ou qu'ils voient en direct un fait
03:15parviennent rapidement à retrouver celui ou celle qui est l'auteur du fait
03:22parce qu'ils connaissent l'implantation et c'est exactement ce que l'intelligence artificielle est capable de faire
03:26ou sera capable de faire dès lors qu'on l'aura apprivoisé dans le système
03:30et qu'on lui aura dit ce que nous cherchons.
03:33Donc effectivement c'est pas totalement pertinent etc.
03:36mais aujourd'hui ça se construit et j'y crois beaucoup.
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