- il y a 5 minutes
Avec Nadir Kahia (président de l'association Banlieue Plus) et Xavier Melki (maire de Franconville)
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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-03-25##
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00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquilly.
00:05Allez, avec nos invités ce matin, il y a d'abord ces images, nous l'avions évoqué dès hier,
00:13qui tournent depuis dimanche soir, qui provoquent quand même une certaine indignation dans ce pays.
00:17Ces maires, ces élus de droite, de gauche, vaincus aux élections municipales,
00:22chahutés, hués, voire insultés dans plusieurs villes à l'annonce des résultats.
00:27Ça s'est passé à Vaux-en-Velin, dans le Rhône, à Creil, dans l'Oise, à Saint-Denis,
00:32et au Blanc-Ménil, en Seine-Saint-Denis, ou encore à Mont-la-Jolie, dans les Yvelines.
00:36Est-ce que ces images, qui ont beaucoup tourné, qui tournent beaucoup sur Xtiktok et ailleurs,
00:41est-ce qu'elles vous choquent ? Qu'est-ce qu'elles disent du climat politique aujourd'hui dans ce
00:46pays,
00:46et des impasses dans lesquelles nous sommes ?
00:49Est-ce que c'est le début d'une forme de radicalité, y compris dans les mairies ?
00:53Et puis, il y a le sujet, dans le sujet, si je puis dire, l'annonce du maire réélu,
01:00élu, pardonnez-moi, au premier tour, Bali, Bagayoko, le nouveau maire insoumis de Saint-Denis,
01:06aux portes de Paris, qui veut désarmer les policiers municipaux.
01:10C'est le sujet, dans le sujet disais-je.
01:13Pour en parler ce matin, Nadir Kaya, bonjour.
01:17Bonjour.
01:17Bienvenue, vous avez présidé l'association Banlieue Plus, et vous êtes l'une des voix sur Sud Radio, régulièrement.
01:25Et bonjour à vous, Xavier Melqui, maire LR de Franconville.
01:29Bonjour.
01:29Bonjour, vous-même réélu pour le coup, d'où on l'absusse à l'instant, puis je pensais à vous,
01:34au premier tour, avec plus de 75% des voix face à celui que vous affrontiez,
01:40Stéphane Aubouin de Lyon de la Gauche.
01:42Bienvenue à tous les deux.
01:44Je commence par vous, Xavier Melqui, puisque vous êtes un maire en place, toujours.
01:49Quel regard vous portez sur ce qui s'est passé dans certaines mairies ?
01:55Je pense que celui qui est surpris aujourd'hui ne suit pas l'actualité depuis maintenant quelques mois, quelques années.
02:01On sent une radicalisation, une conflictualisation du monde politique qui est effrayante.
02:09Et il faut absolument prendre ça en considération, puisqu'on est à 12 mois de l'élection présidentielle.
02:15Et que si ce qu'on a vécu dans les mairies, dans quelques mairies, demain c'est au niveau national
02:22qu'on peut vivre ça.
02:23Donc moi ça m'inquiète profondément, au-delà du soutien que je porte à mes collègues, quel que soit leur
02:27banc.
02:27Le maire battu, c'est le maire battu, ok, il proclame les résultats, mais on ne le fout pas dehors,
02:32les gens comme ça.
02:33Qui plus est dans les maisons du peuple.
02:34Quelle que soit la couleur politique des élus en question, Nadir Kaya, votre regard sur ce qui s'est produit
02:39?
02:39Alors déjà, bon, rebonjour et merci pour l'invitation.
02:42Comme je vous le dirais, je suis rarement invité, mais à chaque fois que je le suis, je remercie les
02:47médias qui nous invitent.
02:48Parce que quand vous êtes un citoyen libre, que vous n'êtes pas politisé, que vous êtes un vrai banlieusard
02:53assumé,
02:54je vais dire aussi des mots qui dérangent aussi, que vous êtes maghrébin, musulman assumé également, on vous invite rarement.
03:00Et paradoxalement, pourtant, les médias parlent souvent des banlieues, des musulmans et de sujets qui nous concernent,
03:05mais on est rendu invisible et ce n'est pas de notre fait.
03:09Moi, ce qui me désole par rapport au sujet, c'est que j'aurais voulu être invité pour qu'on
03:15parle de cette dynamique citoyenne
03:17qui vient des quartiers populaires et qui démontre que malgré l'absentéisme, vous avez une minorité de françaises et de
03:25français
03:25qui votent et qui sont passionnées par la politique et notamment la politique locale.
03:30Mais là, je suis invité pour parler des huets que je regrette également.
03:33Non, vous exprimez-vous, dites ce que vous avez à dire, il n'y a pas de souci.
03:36Non, il y a beaucoup de choses à dire, mais comme je vous l'ai dit, merci déjà pour l
03:38'invitation.
03:39Donc, j'en profite pour dire ce que je pense et que ce soit en off ou pas, je dis
03:42la même chose.
03:42Vous ne voulez pas dire que ce que nous voyons en boucle invisibilise un vrai engagement d'autres citoyens ?
03:48Oui, on nous invisibilise à tous les niveaux dans les banlieues
03:51et quand on parle des banlieues, c'est toujours sur les aspects péjoratifs,
03:54mais c'est le jeu politique et médiatique depuis des années.
03:55Donc, je le dénoncerai toujours quand je serai invité, même si je vous remercie pour l'invitation.
03:59Parce que ça contribue à des frustrations et peut-être aussi à des comportements
04:02qu'on voit aujourd'hui à travers les huets, certaines postures que moi je dénonce
04:07parce que, comme le disait M. le maire très justement,
04:10quand il y a victoire ou pas, on doit rester digne, on doit donner une certaine image.
04:15Mais moi, je vois simplement les médias parce qu'au-delà d'être un ancien responsable associatif,
04:20je suis un citoyen engagé et je milite pour sensibiliser les médias
04:24sur la visibilité nécessaire et importante des minorités françaises dans les médias.
04:29Parce que lorsqu'on ne nous montre pas, on laisse croire qu'on ne s'intéresse pas à la France
04:33et qu'on est anti-France et on alimente des préjugés.
04:36Vous avez l'impression que les choses, je ne parle pas de Sud Radio, je parle des médias en général,
04:39que les choses n'ont pas changé en ce sens ?
04:42Pas du tout.
04:43Si vous voulez, il faudrait peut-être 24 heures d'antenne pour que je développe tout ça.
04:46Non, mais c'est pour vous dire, je vais vous donner des exemples concrets.
04:49Et puis moi, j'aime bien être dans le factuel, même si ça dérange.
04:51Je suis très critique des banlieues, j'ai beaucoup de choses à dire
04:53qui vont déranger certaines personnes en banlieue,
04:55notamment des gens qui sont politisés à gauche
04:57et qui font croire qu'ils sont très proches des banlieusards.
05:01Et on l'a vu avec la gauche pendant des années,
05:04les désillusions, les manipulations.
05:06La droite l'a fait différemment, mais pas aussi violemment.
05:10Vous regardez certaines chaînes de télévision ou radio,
05:13il n'y a pratiquement aucune diversité.
05:16Pourtant, vous avez des grands médias qui font l'apologie de la diversité.
05:21Et vous avez...
05:22Je trouve que la diversité est en train de...
05:24Non, je vous invite à regarder TF1.
05:25Moi, je connais que Harry Roselma, qui est là depuis 20 ans,
05:28qui est noir.
05:29Il n'y a pas de journalisme maghrébin, à moins que je me trompe.
05:32Vous avez d'autres médias, le groupe M6,
05:34où il y a très peu de diversité.
05:36Pour avoir sensibilisé les médias depuis des années,
05:38et d'une certaine façon, j'ai vu...
05:39Donc vous vous dites que ces produits-là,
05:41pour bien comprendre Nadir Kayah,
05:43et essayer de comprendre votre argumentaire,
05:45c'est que c'est le produit d'une forme d'invisibilisation...
05:50De mise à l'écart, de stigmatisation permanente.
05:52Qu'est-ce que vous répondez, Xavier Melky, à ça ?
05:53Mais je n'ai pas fini, mais bon, je vous laisse intervenir là-dessus.
05:56C'est un dialogue, sinon...
05:58Alors moi, je suis un banlieusard,
06:00je suis un maire d'une banlieue,
06:02j'ai grandi dans la banlieue,
06:04je suis né en banlieue,
06:04j'ai grandi en quartier populaire.
06:07Franchement, moi, je ne me retrouve pas spécialement dans votre discours.
06:10Malgré tout, je respecte profondément,
06:11parce que c'est un ressenti, et les ressentis,
06:13on doit les écouter, on doit les entendre,
06:15et on doit rassurer les gens.
06:17Moi, à Franconville,
06:19je n'ai pas...
06:21Il n'y a pas de clan, il n'y a pas de camp,
06:23il n'y a pas de différence, il n'y a pas de...
06:26Je parlais sur l'aspect médiatique,
06:27la représentativité médiatique.
06:28Vous avez dit, les politiques ne connaissent pas les banlieusards,
06:30je suis un banlieusard, avant de faire de la politique,
06:32et je trouve que tenir ce discours
06:34en mettant les politiques d'un côté, les banlieusards de l'autre...
06:36Je ne suis pas sûr de dire que les politiques ne connaissaient pas les banlieusards.
06:38En mettant les politiques d'un côté,
06:41les banlieusards de l'autre,
06:41je veux dire, quand on est maire,
06:42on s'engage pour la vie de la cité,
06:47on s'engage pour que les gens vivent mieux demain qu'hier.
06:49Je parlais de la représentativité médiatique.
06:51Je vous en prie, je ne vous en prie pas de soucis.
06:53En revanche, sur la représentation médiatique,
06:58très sincèrement,
06:59je ne porte pas attention
07:02à qui vient d'où.
07:05Je regarde la qualité du journaliste,
07:07la qualité de la chaîne, la ligne éditoriale,
07:09c'est ça qui m'importe, et dans nos villes,
07:10c'est pareil, on ne va pas faire pour lui,
07:12on fait pour elle, on fait pour les gens.
07:14Je pense que vous n'êtes pas de soucis.
07:15Nadir Kaya, juste pour bien comprendre,
07:17et pour essayer de poser un peu un cadre sur cet échange,
07:20vous dites,
07:22les minorités ne sont pas assez représentées dans les médias.
07:24Mais est-ce que vous avez la sensation
07:25que les médias font l'alpha et l'oméga
07:27de ce qui se passe dans ce pays ?
07:28Première chose.
07:28Et je vous rappelle que l'information désormais,
07:31elle emprunte le net à jeu égal avec les médias en question,
07:35que les jeunes ne regardent plus les médias du tout,
07:37ne les écoutent plus, ou très peu,
07:39et que la diversité, elle explose,
07:41dans le sens positif,
07:42sur les réseaux sociaux et sur les médias en ligne.
07:45Vous l'avez justement dit,
07:46sur les réseaux sociaux, sur Internet,
07:47mais sur les grands médias classiques,
07:50Il y a régulièrement des rapports
07:52qui démontrent que la diversité
07:54est de moins en moins présente.
07:56Le produit dans les mairies, là,
07:57c'est lié à...
07:58Non, pas du tout, non, non.
07:59Mais on peut expliquer certaines choses par rapport à ça.
08:01C'est une prise de lecture un peu particulière.
08:03Non, non, je n'ai pas fait un lien direct.
08:05Je vous ai expliqué par rapport à un passif
08:08entre les quartiers
08:09et l'image qu'on donne des quartiers
08:11et aussi la représentativité médiatique.
08:13Après, politique, je peux faire aussi...
08:16La question qui est posée ce matin,
08:17c'est...
08:18Un trait d'union par rapport à ça.
08:19Est-ce que dans...
08:19Oui, la question que je pose à tous les deux,
08:21est-ce que dans certaines villes,
08:22la politique locale est en train de devenir plus...
08:25On va dire communautariste qu'universelle.
08:29En tout cas, beaucoup plus nationale
08:30que ce qu'elle ne devrait être.
08:31Xavier Belki ?
08:31Plus nationale que ce qu'elle ne devrait être.
08:34Ces combats que vous avez...
08:35Alors, vos combats, ils sont légitimes.
08:37Par nature, ce sont les vôtres.
08:39En revanche, c'est pas la vie d'une ville, quoi.
08:41Enfin, à un moment donné,
08:42la commune, c'est le périscolaire.
08:45On a vu Paris, le périscolaire,
08:46qui a été complètement étouffé.
08:48Et c'est catastrophique,
08:50ce qui se passe dans le périscolaire à Paris.
08:51Donc, c'est le périscolaire,
08:52c'est les transports du quotidien,
08:53c'est la sécurité,
08:55c'est l'emploi,
08:56c'est le chômage,
08:57c'est la vie associative,
08:58c'est le logement,
08:59c'est le logement,
09:00mais on pourrait en parler.
09:01C'est un sujet qui me passionne,
09:02le logement, on pourrait en parler.
09:03Mais c'est...
09:04Voilà, il y a des sujets qui concernent les villes,
09:06il y a des sujets...
09:07La santé.
09:08La santé est un sujet incroyablement complexe.
09:10Il y a tellement de choses à dire.
09:11Et je trouve que ces élections,
09:14pour une partie de la gauche,
09:15ont été nationalisées.
09:17Et finalement, c'est le...
09:19Les villes, je vais vous dire un truc,
09:20les mères et les filles qui sont arrivées,
09:21ils n'ont rien à faire en leur commune.
09:22Ce qu'ils veulent, c'est faire,
09:23servir de tremplin à Mélenchon pour les prochaines.
09:25Et ça va devenir des petits laboratoires.
09:27Et bien c'est très bien,
09:28on va voir ce qu'ils vont faire.
09:29On va voir à Saint-Denis...
09:30Moi je vais vous dire,
09:31des CV de policiers municipaux,
09:32j'ai la chance d'avoir l'une des villes
09:33les plus sûres d'Île-de-France.
09:35Des CV de policiers municipaux de Saint-Denis,
09:37on va recevoir l'appel.
09:38Et bien en fonction de nos moyens,
09:39on va les accueillir.
09:41Et si dans le même temps,
09:41on pouvait faire le chemin inverse
09:42avec tous nos délinquants,
09:43s'ils pouvaient aller là-bas,
09:44parce que du coup,
09:45ça va devenir très tranquille pour tout le monde,
09:47que tout le monde puisse prospérer
09:48en dehors du champ de la République,
09:49pour moi ce sera beaucoup plus simple.
09:50D'Azir Callia ?
09:51Sur la fin de votre propos,
09:53ce n'est pas très intelligent,
09:55si je peux me permettre,
09:55de déplacer délinquants ailleurs
09:56pour dire, voilà,
09:57traitez-les, vous verrez.
09:58Non.
09:58Je pense qu'il faut régler le problème
10:00de la délinquance
10:00et pour ça,
10:01il faut avoir du courage politique.
10:02Sur l'importation,
10:03l'idée de l'importation
10:04du débat national
10:05auquel nous assistons.
10:06Non, mais je rappellerai
10:07que les municipales
10:08sont les élections
10:08les plus importantes
10:09pour les Français.
10:09D'accord.
10:10Parce que ça régit leur quotidien.
10:12C'est pour ça qu'il y a un engouement
10:13depuis des années
10:14sur les municipales
10:14et ça le sera toujours.
10:15Et encore plus aujourd'hui
10:16quand on voit le niveau
10:17des débats politiques
10:18au niveau national,
10:19quand on les voit
10:20à l'Assemblée nationale.
10:21Mais elles reflètent quoi ?
10:22La réalité de la France aujourd'hui.
10:24La France, elle est morcelée
10:24parce qu'on a laissé faire
10:26certaines choses.
10:30Je ne suis pas LFI.
10:31Même si LFI,
10:32je le dis franchement,
10:33ils ont des échos
10:34dans les banlieues
10:34parce que sur certains sujets,
10:36qu'ils le fassent
10:37par clientélisme ou pas,
10:38ils s'intéressent aux banlieues.
10:39Mais je rappellerai
10:40que tous les politiques
10:40font du clientélisme.
10:42A gauche comme à droite.
10:43Ce qui est reprochable.
10:44Vous avez une façon
10:45d'essentieliser tout.
10:47Les politiques font ceci.
10:49LFI fait cela.
10:50Pardon.
10:50Ah oui, bien sûr,
10:51je suis suffisamment mûr
10:52pour décrypter
10:53le paysage politique
10:54et la façon de faire.
10:55Pour donner votre avis.
10:56Et votre avis,
10:56ce n'est pas une vérité.
10:57En revanche,
11:02je ne connais que
11:03les forces de gauche
11:04et d'extrême gauche
11:05qui essentialisent
11:06les gens qui cantonnent.
11:08Vous avez parlé
11:08de population.
11:09M. Macron,
11:10il est soi-disant
11:11ni de gauche ni de droite.
11:12Il essentialise beaucoup
11:12les débats et les frustrations.
11:13Moi, je suis de droite.
11:14Quand on n'est ni l'un ni l'autre,
11:15on n'est pas forcément quelque part.
11:17En revanche,
11:20ce qui est important,
11:21c'est de pouvoir faire en sorte
11:22que les gens s'élèvent socialement.
11:24Vous parliez du logement.
11:25Cantonner les familles immigrées
11:27dans le logement social,
11:29c'est une folie
11:29qu'on a fait depuis 40 ou 50 ans.
11:31Et aujourd'hui,
11:32il faut permettre
11:32à tous ces gens
11:33de s'épanouir,
11:34de grandir,
11:35d'accéder à la propriété.
11:37Mais à gauche,
11:37comme à droite,
11:38vous ne le faites pas ?
11:38Vous avez un dit à dire qu'il y a
11:40d'accord avec...
11:41Je suis maire de ma commune.
11:43Je ne suis pas législateur.
11:44Il ne vous aura pas échappé
11:45qu'on n'a plus le droit
11:46d'être maire et député
11:47dans ce pays.
11:47Et je peux vous dire
11:48que si jamais...
11:49Ce qui est dommageable.
11:49Exactement.
11:49Et ça ne reviendra jamais,
11:50cela dit.
11:51Mais on ne...
11:52Je ne vais dire jamais
11:53en politique.
11:53Non, c'est très simple.
11:55Les députés,
11:55s'ils revotent ça,
11:57il y a 80% d'entre eux
11:58qui perdent leur place
11:58parce qu'ils vont être
11:59remplacés par des maires.
12:00Donc ils ne le voteront jamais.
12:01C'est fini.
12:02Oui, mais il faut qu'ils soient
12:02cohérents
12:03et puis il faut que les Français
12:04leur mettent aussi
12:05une certaine pression.
12:06En revanche,
12:06il ne faut pas essentialiser
12:07les gens.
12:08Ce n'est pas parce qu'on est
12:09en banlieue
12:09qu'on est délinquant.
12:11Ce n'est pas parce qu'on est
12:11immigré qu'on est
12:12en logement social.
12:13C'est surtout pas moi
12:21que je n'ai pas compris
12:21votre propos.
12:22Très bien.
12:22Allez-y,
12:23le dire Kaya,
12:23puis on marque la pause.
12:24Là, c'est vrai que ce n'est pas
12:25dans cette émission
12:25qu'on va pouvoir débattre
12:26et élargir un peu
12:27notre propos sur la politique
12:28en France.
12:28Non, mais dis-y,
12:29prenez la parole
12:29et défendez les idées.
12:31C'est pour ça que je vous remercie
12:32là-dessus parce que c'est
12:33très compliqué de pouvoir
12:34déjà débattre avec vous
12:35en tant que maire
12:36mais aussi avec les médias.
12:37C'est très compliqué.
12:39Non, moi les cases,
12:40au contraire,
12:40je les dénonce.
12:41Moi, j'ai connu la banlieue
12:42dans les années 70-80
12:43qui n'a rien à voir
12:44avec ce qu'on vit aujourd'hui
12:45et c'est pour ça
12:45que j'en veux aux politiques
12:46de gauche comme à droite
12:47même si j'en veux plus
12:48aux politiques de gauche
12:49parce qu'on a un passif
12:50historiquement
12:51avec les banlieues
12:52et les manipulations.
12:53Donc je suis encore plus critique
12:54vis-à-vis de la gauche
12:54par rapport à un passif
12:56et surtout à une réalité.
12:57Donc c'est pour ça
12:58que je vous dis
12:58et sur l'émancipation
13:00des citoyens,
13:01je suis aussi élu
13:01dans mon entreprise
13:03et je dis aux salariés
13:05si globalement
13:05les choses ne vont pas
13:06et je le dis aux français
13:06de façon générale
13:07et encore plus aux banlieusards,
13:08c'est de votre fait.
13:09Pourquoi ?
13:10Parce que vous n'êtes pas
13:11assez investi politiquement.
13:12Tout passe par la politique.
13:13Pas que,
13:14mais essentiellement
13:15par la politique.
13:16Nous allons poursuivre
13:16cet échange entre vous deux,
13:18Nadir Kaya
13:19et Xavier Melki
13:20après la pause
13:22et nous allons peut-être
13:23évoquer cette question
13:25qui fait beaucoup parler
13:26au niveau national
13:26si vous en êtes d'accord
13:27sur cette proposition
13:29de Bali Bagayoko,
13:31le maire de Saint-Denis
13:32de désarmer à terme
13:34sa police municipale.
13:369h45.
13:37A tout de suite
13:38pour la suite
13:39de la vérité en face.
13:41Le Grand Matin Sud Radio
13:43La vérité en face
13:44Jean-François Aquili
13:46Et je peux vous dire
13:47que la discussion
13:48s'est poursuivie hors micro
13:50parce que le sujet
13:50est assez intense
13:52il faut le dire avec vous
13:53Nadir Kaya
13:54vous avez présidé
13:54l'association Banlieue Plus
13:56et vous Xavier Melki
13:57maire largement réélu
13:59au premier tour
14:00Les Républicains
14:01de Franconville.
14:02Je voudrais qu'on fasse
14:03une petite parenthèse
14:05avec vous deux
14:06sur ce projet
14:07qui a été émis
14:09qui a fait beaucoup de bruit
14:10au niveau national
14:11par le maire insoumis
14:13Bali Bagayoko
14:14qui veut désarmer
14:16il l'a dit
14:17dans des interviews
14:18les policiers municipaux
14:20en commençant
14:21dit-il
14:21par supprimer
14:23les LBD
14:24Xavier Melki
14:25vous êtes maire
14:26de Franconville
14:27est-ce que c'est une bonne
14:28ou une mauvaise idée
14:33il y a au moins
14:36un maire en France
14:37qui va respecter son programme
14:38voilà c'est fait
14:39on le savait
14:40donc non non
14:41c'est une aberration
14:42il est prudent
14:43il commence par
14:44on verra ensuite
14:45pour les armes létales
14:47entre les deux
14:47il rappelle que
14:48les agents municipaux
14:49qui ne soutiendraient pas
14:50sa politique
14:50il les remercie
14:52on rentre dans un schéma
14:55et je pense qu'il faudra
14:56le dire et le redire
14:57on rentre dans un schéma
14:58qui est extrêmement dangereux
15:01désarmer la police
15:02c'est inconcevable
15:05je ne comprends pas
15:06je vais vous dire
15:07la police municipale
15:08la police municipale
15:09c'est elle qui intervient
15:10à Nice
15:10sur la promenade des Anglais
15:12la police municipale
15:13c'est elle qui intervient
15:13dans l'église
15:14quand il y a eu
15:15la personne là
15:16qui est allée poignarder
15:19des fidèles
15:20la police municipale
15:21c'est elle qui est
15:21primo-intervenante
15:22dans l'assassinat
15:23de Samuel Paty
15:24les polices municipales
15:25c'est elle qui ont tenu
15:26les banlieues
15:27pendant les émeutes
15:28moi j'avais
15:32des agents de police
15:33ils ont tenu
15:34ils étaient une vingtaine
15:35ils ont tenu
15:35près de cent émeutiers
15:37en jouent pendant
15:38deux heures
15:39le temps que les renforts
15:40de la police nationale
15:40arrivent
15:41et ils ont tenu
15:41et il n'y a pas eu
15:42de blessés
15:42mais ils n'étaient pas là
15:43la ville était saccagée
15:45les polices municipales
15:46c'est les polices du quotidien
15:48c'est la police
15:48qui connaît les enfants
15:50c'est la police
15:50qui va dans les écoles
15:51c'est désarmer ces gens-là
15:53déjà c'est les mettre en danger
15:55c'est faire fuir
15:56le message qui est envoyé
15:57à la police municipale
15:57de Saint-Denis
15:58c'est je commence à vous désarmer
15:59je ne vais pas assumer
16:00d'aller jusqu'au bout
16:01parce que quand même
16:01le courage politique
16:02a ses limites
16:03en revanche les amis
16:04vous pouvez partir de chez moi
16:05c'est pas vous
16:06que je veux avoir dans ma ville
16:07c'est ça le message
16:08qui est envoyé
16:08Nadir Kaya là-dessus
16:09sur cette proposition
16:10je pense que je vais étonner
16:11beaucoup de personnes
16:12qui pensent que je suis
16:13un banlieusard affilié
16:14à une histoire de gauche
16:16et que je suis passionnément
16:17de gauche
16:17et que je ne verrai rien d'autre
16:19non pas du tout
16:20moi je ne suis pas
16:21pour désarmer la police
16:22bien au contraire
16:22moi je suis pour déjà
16:23la fusion des deux polices
16:24c'est-à-dire la nationale
16:25et la municipale
16:25pourquoi ?
16:26parce que la municipale
16:27elle n'a pas les mêmes formations
16:29que la police nationale
16:30elle n'a pas les mêmes armes
16:31et pourtant elle est confrontée
16:33à la même réalité
16:33elle n'a pas les mêmes missions
16:34non plus
16:37on sait que la police
16:39a besoin d'argent
16:40a besoin de moyens
16:41de formation
16:42de mieux former ses policiers
16:43parce qu'on en voit souvent
16:44là aussi au casse-pipe
16:45ces jeunes policiers
16:46et dans les quartiers
16:47les plus difficiles
16:48ça c'est des réalités
16:49qu'on vit
16:51après je pense que
16:52c'est une erreur
16:53de la part du maire
16:54de Saint-Denis
16:54d'avoir fait
16:55déjà cette première proposition
16:57parce qu'il y a des réalités
16:58dans les quartiers
16:59il y a des quartiers
16:59qui vont très bien
17:00qui n'ont pas de délinquance
17:01ou très peu de délinquance
17:02ça aussi il faut le dire
17:02il faut le rappeler
17:03il y a des quartiers
17:04par contre
17:04où il y a une certaine réalité
17:05une certaine violence
17:07qui est quotidienne
17:07et qui peut aboutir
17:08à des situations
17:09tragiques
17:10et très difficiles
17:10et là par contre
17:11oui il faut une policière
17:12face à eux
17:13il faut une policière
17:14armée
17:14avec des compétences
17:15et capable de résoudre
17:16des solutions
17:17qui peuvent être
17:18extrêmement difficiles
17:19donc moi je suis pour
17:20armer la police
17:21mieux former la police
17:22et une cohésion
17:23ou alors une conjugaison
17:24entre la municipale
17:25et la nationale
17:27et après
17:28au-delà de ça
17:29je rappellerai
17:30qu'on a aussi un passif
17:30dans les quartiers populaires
17:31et là aussi
17:32je vais mettre le doigt
17:32sur des choses qui dérangent
17:33et sur les fameuses
17:34violences policières
17:35et ce qu'on appelle aussi
17:36les bavures policières
17:37c'est une réalité
17:38il faut le dire
17:39ça ne date pas d'hier
17:40ça ne date pas de l'affaire
17:41de Naël
17:42ça date des années 80
17:43on a régulièrement
17:44des policiers
17:45qui font usage
17:46de la force
17:47de façon disproportionnée
17:48de façon inacceptable
17:49et donc ça s'appelle
17:50des traumatismes
17:51dans les quartiers populaires
17:52moi j'ai subi
17:53des violences policières
17:54très jeunes
17:54et pourtant
17:55je ne dirais pas
17:56pro-police
17:57mais je suis pour
17:58qu'on renforce
17:59les moyens
18:00pour la police
18:01et l'institution policière
18:02pour faire leur travail
18:03correctement
18:03surtout dans une situation
18:04ou dans une époque
18:06où la violence
18:07malheureusement
18:07est de plus en plus présente
18:08et de plus en plus jeune
18:10Xavier Melki là-dessus
18:11je voulais revenir
18:12sur la cohésion
18:13police municipale
18:14police nationale
18:14elle existe déjà
18:15il y a des conventions
18:16de coordination
18:16qui sont signées
18:17moi à plusieurs reprises
18:18ma police municipale
18:19a été réquisitionnée
18:20par les services de l'état
18:21pour intervenir
18:21sur d'autres communes
18:23je suis complètement d'accord
18:25là j'entendais ce matin
18:26ils sont confrontés
18:27aux mêmes réalités
18:27j'entendais ce matin
18:28un débat sur les amendes
18:29forfaitaires délictuelles
18:31où d'aucuns
18:31veulent les augmenter
18:32les machins etc
18:33ce qu'il faut savoir
18:34c'est que les polices municipales
18:35pour aller dans votre sens
18:35n'ont pas le droit
18:36de délivrer
18:37ces amendes forfaitaires délictuelles
18:39c'est à dire que la police
18:40qui est de proximité
18:42qui est au contact
18:42de tout le monde
18:44dans la commune
18:44ne peut pas délivrer
18:46ces amendes là
18:46pour le reste
18:47c'est un débat
18:50sûr parce qu'il va falloir
18:51conclure
18:51ça va trop vite
18:52je sais que Nadir Kaya
18:54va râler en disant
18:55que c'est ce recours
18:55je vous ai dit
18:55il faut au minimum
18:5624 heures
18:56de débat non-stop
18:59d'un mot
18:59à tous les deux
19:00je vous laisse
19:01de conclure
19:02mais tiens
19:02vous gardez la main
19:03Xavier Melky
19:04vous disiez tout à l'heure
19:05retour du régalien
19:06en quelque sorte
19:07il faut que l'état
19:08soit extrêmement présent
19:09partout
19:10le triptyque de l'état
19:11c'est éduquer
19:11soigner
19:12protéger
19:12il est défaillant
19:13sur les trois
19:14donc si on veut
19:14qu'à un moment donné
19:15la France soit remise
19:16à l'endroit
19:17il faut éduquer
19:18nos jeunes
19:19éduquer ça veut dire
19:20former
19:20ça veut dire instruire
19:21ça veut dire aussi
19:22rappeler les règles
19:23enseigner les règles
19:23de la vie en société
19:25c'est pas chacun
19:25fait ce qu'il veut
19:26il faut protéger
19:27protéger c'est une police
19:28c'est de la prévention
19:29c'est l'armement de la police
19:31c'est ça protéger
19:32et puis il faut soigner
19:35les médecins
19:35dans nos villes
19:36c'est de pire en pire
19:37donc le triptyque
19:38éduquer soigner protéger
19:39si on veut que ça marche
19:40il faut remettre ça
19:41c'est une très résolution
19:41essentielle pour vous
19:42Nadir Kaya
19:43je suis complètement d'accord
19:44sur ce triptyque
19:45mais il faut aussi
19:46que les politiques
19:47qui sont censées le garantir
19:48soient exemplaires
19:49et c'est pas le cas aujourd'hui en France
19:50là aussi je vais pas faire
19:51des généralités
19:52mais vous avez beaucoup de politiciens
19:53qui ne sont pas à l'image
19:54de cette réalité
19:55et ce besoin
19:56qu'ont les français
19:57après je voudrais rappeler
19:58que ça aussi
20:00c'est un discours
20:00qui est intéressant
20:01et qui paraît aussi logique
20:03et qui fait sens
20:05aux valeurs françaises
20:06mais la réalité
20:07elle est tout autre
20:08notamment dans les quartiers populaires
20:09enseigner
20:09et donner un niveau de scolaire
20:11à tous
20:12c'est pas vrai
20:12on l'a pas de la même façon
20:13je donne un exemple
20:14dans les quartiers
20:15ou dans les banlieues populaires
20:16quand vous avez un prof absent
20:17des fois c'est une semaine, un mois
20:18voire toute l'année
20:20c'est pas que dans les quartiers populaires
20:22ah si si
20:22dans des villes populaires
20:23je veux vous dire la différence
20:24je peux vous donner l'exemple
20:25où je suis
20:26et Genevilliers
20:26à Nières
20:27et dans le 93
20:27où je suis
20:28quand un prof est absent
20:29c'est minimum une semaine
20:30qu'un jour
20:31par contre vous avez du côté
20:32de Boulogne-Neuilly
20:33il est remplacé dans les 24 heures
20:34et ça c'est des disparus
20:35c'est faux
20:35c'est faux
20:36c'est faux
20:38vous dites n'importe quoi
20:39franchement
20:39vous dites n'importe quoi
20:41bonjour
20:41mais c'est horreillant
20:42d'entendre ça
20:43franchement
20:43vous dites n'importe quoi
20:45ça arrive dans plein d'endroits
20:47dans n'importe quel quartier
20:48je veux bien continuer le débat avec vous
20:49parce que vous venez d'arriver
20:50absolument
20:50mon temps est fini
20:52mais je peux l'élargir
20:52ça me pose pas de problème
20:54pour développer mon propos
20:55là dessus
20:55en plus on ne se connait pas
20:56vous ne dites pas bonjour
20:57c'est faux
20:58c'est n'importe quoi
20:59je peux développer
20:59si vous voulez
21:00développer allez-y
21:01si on me laisse encore
21:02non mais développer
21:03dites-moi en quoi
21:04donnez-moi un exemple
21:06dans une école
21:07du centre de Paris
21:08où un prof n'est pas remplacé
21:09pendant un an
21:10alors je vais vous donner déjà
21:11un exemple
21:11là où je connais
21:12là où mes enfants sont scolarisés
21:14vous parlez de ce que vous connaissez
21:15moi je parle de ce que je connais
21:16heureusement
21:17et c'est pas pour autant
21:18que je vais le mettre en doute
21:19votre propos
21:20le non-remplacement des enseignants
21:21est quand même
21:22une donnée universelle
21:23elle ne concerne pas seulement
21:24il est encore plus dans les quartiers
21:26et dans les villes populaires
21:26il y a des statistiques là-dessus
21:28il y a des éléments
21:29merci messieurs
21:30Nadir Kaya
21:31Xavier Melki
21:32d'avoir participé à ce débat
21:33et bonjour à vous
21:34Valérie Expert
21:36bonjour
21:3613 enfants ce matin
21:37c'est arrivé à ma fille
21:39c'est pour ça que je vous dis ça
21:40un prof de maths
21:41pas remplacé pendant un an
21:42dans un quartier de Paris
21:44donc c'est pour ça que vous dites
21:45n'importe quoi
21:47dans le 17ème
21:48voilà
21:49vous savez que le 17ème arrondissement
21:51est en partie
21:52un quartier populaire
21:53il y a des quartiers populaires
21:54dans le 17ème arrondissement
21:55bref on ne va pas refaire le débat
21:57il ne faut pas renoncer ça
21:58pour dire bref
21:59on peut développer
22:00alors qu'est-ce qui n'est pas un quartier
22:02si je vous dis le 7ème
22:03c'est ça ?
22:04alors le 7ème arrondissement
22:05alors là par contre
22:06il n'est pas du tout populaire
22:07mais par contre
22:08le 17ème arrondissement
22:09vous avez une partie
22:10de l'arrondissement
22:11je pense qu'il faut ouvrir
22:12il faut ouvrir un petit peu
22:14ses œillères
22:15et voir qu'il n'y a pas que
22:15les quartiers populaires
22:16qui sont en souffrance
22:17je n'ai pas dit ça
22:18on peut développer
22:19on peut parler aussi des campagnes
22:20alors mettez-vous d'accord
22:22on va essayer de se mettre d'accord
22:23et on va revenir effectivement
22:25sur les différents événements
22:31je vous ai entendu
22:32qui ont eu lieu dans les mairies
22:34et pas que dans les mairies
22:35des quartiers populaires
22:36il y a eu à Poissy
22:38aussi des échanges très violents
22:40donc sur le niveau de violence
22:43qu'il peut y avoir
22:43et puis on parlera
22:44de l'usurpation d'identité
22:45avec Félix Mathieu
22:46à tout de suite
22:47allez bonne émission