00:01RTL, l'œil de Philippe Cavrévière.
00:04Et Philippe Mansour Barami est resté pour vous écouter. Bonjour Philippe.
00:07Bonjour.
00:08Une chemise inchartée, un survet, deux poids, deux palets.
00:12Je sais pas.
00:12C'est Philippe Laville.
00:14Le vrai, pour de vrai ?
00:14Ben oui, c'est la face B de Il tape sur des bambous.
00:18Et personne en France n'a visiblement eu la curiosité de retourner le disque.
00:23Monsieur moi-même, la face B de Jérôme Commander.
00:26On est tous la face B de...
00:27Et bonjour Mansour.
00:30Sachez que pour la première fois en deux ans, Thomas m'a enfin trouvé un invité que j'adore.
00:34Et c'est con, si vous aviez eu Mansour une semaine plus tôt, j'aurais pas demandé à RTL de
00:39vous renvoyer.
00:41Ah, c'est joué à ça !
00:43Ça s'est joué à un millimètre derrière la ligne.
00:46Bon, on le connaît Thomas, il se fait plaisir, c'est un passionné de tennis.
00:49Thomas c'est un peu un barman, c'est un mixologue de la matinale et il fait des cocktails.
00:53C'est quoi l'actu ? L'Iran ?
00:54Oui, mais c'est un peu Roland-Garros aussi.
00:57Mansour Barami on the Rock au shaker, avec le petit parasol qu'on se prend dans l'œil et qui
01:02emmerde tout le monde.
01:03Alors j'ai écouté attentivement l'interview, et c'est vrai que quand on regarde votre parcours qui est émouvant,
01:07vos origines, votre détermination, la première question qu'on a envie de vous poser là comme ça entre nous,
01:12c'est combien d'invites vous pouvez nous avoir pour la semaine prochaine sur le cours central en deuxième semaine
01:17?
01:17Alors la France, vous l'avez dit, elle a des liens forts avec l'Iran.
01:20En France, on a plein de talents venus d'Iran, on aurait pu avoir qui d'autre ?
01:23On aurait pu avoir Jafar Pahani, le réalisateur d'un, entre autres, d'un simple accident qui est formidable.
01:28On aurait pu avoir l'immense Goalshifté Farahani, on aurait pu lui poser plein de questions à Goalshifté.
01:35Je te vois venir.
01:37On aurait pu lui dire, alors Goalshifté, t'as des nouvelles de Manu ?
01:41On a les deux premiers chiffres de son téléphone, c'est 06, toi t'as les 8 ans, t'es
01:45pas raide ?
01:46On a pu.
01:46Bon, Stadis vous connaît Philippe, et je sais que vous êtes sincèrement impressionné.
01:50Bah ouais, mais j'adore, parce que c'est une de mes idoles.
01:52Je suis venu vous voir en match-exhibition avec votre camarade Yannick Noir, j'étais fan de Yannick.
01:57Le tennisman, le chanteur herboriste au moins.
02:01Non, c'est notre bonne Marley-Marc-Repert, mais il y avait une générosité.
02:04Ils sont très proches, ils sont très proches.
02:05Je sais, non mais dans son tennis, il y a une générosité, c'est un tennis champagne, un tennis spectacle.
02:10Moi j'adore le tennis de Yannick, de celui de Gaël Monfils, et je pense qu'un homme ressemble à
02:15son tennis.
02:15Et c'est sur ce genre de phrase qu'il est essentiel d'articuler.
02:19C'est un homme ressemble à son tennis, et non pas, on parlera de Patry Brouëlle plus tard.
02:26C'est bien la première fois que je vais vraiment lire le livre d'un invité.
02:30Il faut juste que je termine celui d'un autre de mes idoles, Henri Lecomte,
02:35qui écrit « Mes plus beaux revers dans les bâches » aux éditions 40.
02:39Vous savez que la Fédération avait pensé à rendre obligatoire le port du casse pendant les matchs d'Henri,
02:44qui nous écoute tous les matins, Henri, je l'embrasse.
02:47En tout cas, Mansour, vous avez 70 ans, vous en faites 15 de moins, on le disait.
02:51Le tennis vous a mieux conservé que Michel Berger.
02:53Oh non !
02:55Oh non, elle est bonne !
02:57Elle était pleine ligne !
03:00Bon, on verra le ralenti, pour voir si elle est bonne ou pas.
03:03Vous pourriez nous faire quand même un petit résumé de la carrière de Mansour Barami.
03:05Oui, alors contrairement à ce que vous avez dit, fiez-le Thomas.
03:08Mansour, il a un palmarès exceptionnel.
03:09Vous avez le même nombre de grands chelèmes que tout le tennis français depuis 43 ans, zéro.
03:15C'est faux, chez les filles, non, c'est faux.
03:17Chez les filles, bravo !
03:19Amélie, Amélie, pour vous intégrer en France, vous êtes allé jusqu'à adopter les habitudes des joueurs français,
03:23puisque vous n'avez gagné qu'une seule fois au premier tour d'un grand chelème.
03:27Alors, ça ne vaut pas la blessure d'avant-tournois.
03:29Seuls les plus grands y arrivent.
03:31Votre vie, elle est folle.
03:32Votre parcours, elle est incroyable.
03:34Gamin, vous jouiez, vous l'avez dit au tennis, avec des ustensiles de cuisine.
03:37Et il faudrait que nos Français fassent pareil.
03:39Ça leur ferait une bonne excuse après la défaite.
03:41Ben oui, j'ai perdu, mais essaie de faire un revers avec un gaufrier, toi.
03:45En tout cas, Mansour, vous avez bien fait de vous accrocher à vos rêves
03:49et de nous donner des émotions avec votre tennis,
03:51parce que pour la chanson, ça va être compliqué.
03:54Là, moi, j'ai un extrait où vous chantez My Way.
03:56C'est bon ?
04:02Alors, je pense que Franck Sinatra joue mieux au tennis que vous aujourd'hui.
04:07Il est meilleur.
04:08Roland Garros, le tournoi qui a donc débuté hier,
04:10sans Arthur Fils, le numéro 1 français, qui a déclaré forfait.
04:13Concernant Arthur Fils, on connaissait la défaite au premier tour.
04:16Arthur, il vient d'inventer la branlée à l'enfilage de chaussettes.
04:19C'est hyper, hyper rare.
04:21Ça, ils nous surprennent toujours, nos tennismans français.
04:23Mansour, vous aviez pronostiqué quart ou demi-finale pour Arthur Fils,
04:27mais vous n'aviez pas dit l'année.
04:28Donc, ce sera l'année prochaine.
04:30En tout cas, si vous vouliez voir jouer les Français,
04:32précipitez-vous aujourd'hui.
04:34Demain, ce sera terminé.
04:35Allez-y ce matin, allez-y ce matin.
04:38J'ai regardé Roland Garros sur France TV,
04:40et c'est vrai qu'on a les meilleurs consultants.
04:42Guy Forger, il est incroyable.
04:43Arnaud Butch, Patrick Moratoglou, formidable.
04:45Nicolas Mahut, il est chirurgical.
04:47Alors, on n'a pas les meilleurs tennismans,
04:48mais qu'est-ce qu'on est forts en commentaire.
04:51C'est toujours...
04:51Oh là là, elle est faute sur le retour.
04:54Il ne prend pas la balle au sommet du rebond pour la fouetter.
04:57Ben, t'as qu'à y aller sur le terrain.
04:59On se rappelle de tes matchs.
05:01T'as gagné Roland Garros ?
05:02Non, je ne crois pas.
05:02Alors, ferme-la.
05:03Bon, pour finir, samedi soir,
05:05un moment vers le feu contre un poste de sécurité
05:06près de la Maison Blanche à Washington.
05:08Oui, alors Donald, c'est une pyramide de canettes au Chamboultou.
05:11Tout le monde veut dégommer Donald.
05:12Alors, le gars qui voulait le dégommer,
05:14il se prenait pour Jésus et Ben Laden.
05:16Ça n'a rien à voir.
05:17Il y en a un qui multipliait les pains,
05:18l'autre qui divisait les tours.
05:19Donc, ce n'est pas pareil.
05:20Mais sachez que si un Français gagne Roland Garros,
05:23je vais à Londres, à Lourdes, à Lourdes.
05:25À Lourdes, parce qu'à Lourdes,
05:26à Lourdes, ça ne partera pas la balle.
05:29Mansour Barami, il faut que ça fasse.
05:30Si vous marchez sur l'eau, c'est possible.
05:32Merci beaucoup à vous, Philippe Cabrillière.
05:34Merci beaucoup, Mansour Barami.
05:36Je rappelle que vous jouez toujours le tournoi des légendes
05:37que vous organisez.
05:38On va terminer avec cette phrase de John McEnroe
05:40qui parle de vous dans le bouquin
05:41comme d'un transgresseur.
05:42L'art prend de nombreuses formes.
05:44Celle de Mansour est de divertir et de créer du lien.
05:46Son talent et sa générosité
05:48ont contribué à maintenir la flamme du tennis vivante
05:50et ont apporté un esprit de bienveillance
05:53à notre communauté.
05:54Le livre s'appelle Face à Face.
05:55Merci à vous.
05:56Très bonne journée.
05:57Merci à vous, Thomas.
05:58Merci beaucoup.
05:59Il est 8h.
05:59Merci beaucoup.
05:59C'est parti.
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