- il y a 38 minutes
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 21 mars, dans le cours n° 361, Benjamin Sarda, partner au BCG, et Frédéric Mazzella, fondateur et président de BlaBlaCar et de Dift, se sont penchés sur la prise de risque dans l'émission BFM Stratégie présentée par Frédéric Simottel sur BFM Business. Cette émission a été réalisée en partenariat avec Boston Consulting Group.
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00:03BFM Stratégie avec Frédéric Simotel sur BFM Business.
00:11Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle émission BFM Stratégie avec notre partenaire le Boston
00:15Consulting Group. Depuis que j'ai pris en main ce sujet, j'ai toujours une petite musique. Alors
00:21pour les plus anciens c'est l'amour du risque, voilà c'était c'était un épisode, c'est une
00:26série américaine là des années 80 et justement parce qu'on va parler de l'amour du risque, de la
00:31prise de
00:31risque en entreprise avec nos deux invités. Benjamin Sarda, bonjour. Benjamin, partenaire au BCG et
00:36Frédéric Mazzella, bonjour Frédéric. Merci d'être avec nous, fondateur et président de Blablacar et de
00:42DIFT et justement on va voir si ensemble est-ce qu'on ne serait pas devenu trop prudent et comment
00:48réapprendre à oser dans un monde où l'incertitude on l'a encore plus, que ce soit géopolitique,
00:54politique, économique, il y a pas mal de choses à voir. Benjamin, on a beaucoup de dirigeants qui
01:00disent être en rentrant dans une ère du super, non du hyper risque. De quoi on parle exactement ?
01:07En fait je pense qu'il y a deux raisons pour lesquelles il parle d'hyper risque. La première,
01:11c'est une raison qu'on connaît tous, un peu macroéconomique. Pendant des années, on a eu une
01:15croissance très forte avec une inflation plutôt maîtrisée au niveau global et depuis quelques
01:21années, à peu près depuis le Covid, on a une croissance mondiale qui est beaucoup plus faible et
01:25on a des épisodes d'inflation qui sont très importants. Et s'ajoutent à ça, depuis quelques
01:29années, des risques qu'on avait un peu oubliés, le risque de conflit armé, des nouveaux risques
01:35comme celui du cyber-risque, etc. qui créent pour les dirigeants le sentiment que les risques
01:39s'accumulent. Et dans une étude qu'on a faite en fin d'année dernière, 90% d'entre eux
01:43nous disent
01:45« j'ai l'impression que je fais face à beaucoup plus de risques qu'avant ». C'est certain
01:48qu'on voyait
01:49les États-Unis comme des amis et puis finalement on se rend compte qu'au niveau technologique, ça n'est
01:53pas forcément le cas. On pensait plus récemment des places comme Dubaï, je suis sûr, et puis on voit
01:58que pas forcément. L'Ukraine c'est à deux heures d'avion. Et en fait ça, cette explosion des risques,
02:05ça bouscule un peu le leader et le manager parce que ça remet en cause sa façon de gérer les
02:09risques.
02:10Pendant 40 ans, on a géré des risques dans un univers qui était plutôt stable, dans lequel on connaissait
02:14nos risques. Et là, on est rentré dans un autre univers dans lequel il faut réapprendre à gérer
02:19des risques. C'est compliqué parce que pour 75% des dirigeants qu'on a interrogés, il faut garder
02:25une perspective long terme. Mais ils sont 80% à nous dire « je ne pilote qu'avec des indicateurs
02:29court terme, le cours de l'action, l'impact que je vais avoir sur mon PNL ». Et donc ça
02:34veut dire qu'il faut
02:34réapprendre cette gestion du risque. Peut-être un mot là-dessus parce qu'on pourrait se dire
02:39que cette ère de l'hyper-risque, c'est un sujet mondial. En réalité, il a une petite
02:43particularité française. Il y a chez les répondants à notre enquête, on est un petit
02:48peu plus inquiets. Déjà, on a un syndrome du bon élève, c'est-à-dire qu'il vaut mieux
02:53ne rien faire que de se tromper. Il y a des gens qui nous ont dit « je suis très
02:56fier d'avoir
02:56traversé ma carrière sans jamais avoir fait de bêtises ». On en a dix fois moins qui nous ont
03:00dit « je suis très fier d'avoir pris des risques ». Et c'est un comportement qui va même
03:04jusque
03:04dans nos habitudes d'investissement. Quand on regarde la composition du CAC 40, entre
03:092015 et 2025, il y a deux titres qui ont changé dans la composition du CAC 40. Si on regarde
03:15un indicateur équivalent aux États-Unis, les 40 valeurs les plus liquides du S&P 500,
03:19il y a 40% de changement.
03:21Si on regarde les plus grandes valorisations, on se retrouve avec des entreprises qui, il
03:26y a 40-50 ans, n'existaient pas. Fréic-Mazzella, quand on l'entend, 20% des dirigeants pensent
03:33que la prise de risque est encouragée. Ça vous surprend ?
03:38Non, pas vraiment. C'est-à-dire que je connais cet état d'esprit dans lequel on est nés
03:43aussi, qui est qu'on a envie de faire bien ou de ne pas faire. Et quand on innove justement
03:51ou quand on prend des risques, on prend le risque de se planter, on prend le risque de
03:55faire de travers. Et c'est comme ça qu'on va apprendre. Ça fait partie du processus
04:01pour faire mieux. Mais parfois, on a tendance à l'interpréter comme... On parle d'échec.
04:07Après, je parle souvent du fait que les Américains ont un mot plus léger que l'échec. Pour
04:10parler d'échec, ils parlent de fail. Et un fail, c'est un essai raté. C'est OK. C'est
04:14-à-dire
04:14qu'on a essayé. Ça n'a pas marché. C'est pas grave. On continue. On a appris. Et on
04:18va pouvoir faire mieux la fois d'après. C'est vrai que dans les états d'esprit français,
04:21assez souvent, quand on s'est trompé, ça veut dire qu'on avait tout faux. Et donc, on ne nous
04:26laisse pas forcément de seconde chance pour réessayer. En tout cas, c'est aussi ce qu'on
04:30s'imagine. Mais c'est de ça qu'il faut sortir. Parce que la pression, on se la met tout
04:33seul,
04:33en fait. Elle n'est pas tellement, comment dire, orchestrée, architecturée ou vraiment poussée
04:42ou articulée. Elle est aussi dans nos têtes à nous. Donc, il faut en sortir. Mais pourquoi ?
04:47En gros, se dire que le risque, c'est de prendre des risques.
04:49Oui, mais le vrai risque, c'est de ne pas en prendre, justement. Parce que, justement,
04:53quand on est dans une situation où tous les autres bougent, c'est un peu ce qui se passe. Beaucoup
04:56d'acteurs, alors les zones géographiques très puissantes qui commencent à bouger de
05:00certaines manières, ils bougent sans nous. Donc, si nous, on continue à ne pas bouger,
05:04justement, au contraire, on est extrêmement prévisibles et on est extrêmement naïfs
05:10aussi. Et à ce moment-là, on se fait baloter. Donc, c'est le moment où, justement, il faut
05:14prendre des risques pour sortir du prévisible. Parce que sinon, le prévisible que tous
05:18les autres prévoient pour nous, c'est qu'on ne compte pas beaucoup sur l'échiquier.
05:21Et est-ce qu'on réfléchit à le fait de peut-être s'isoler un peu ? Se dire, voilà,
05:25quand vous avez eu l'idée de blabla car, les bus existent, les trains existent, les
05:29taxis existent et puis tout d'un coup, on a ce... ou l'autostop existe.
05:33Oui, alors il y a s'isoler, s'isoler aussi au niveau personnel. C'est-à-dire que prendre
05:37un risque, c'est aussi prendre le risque de s'isoler, y compris possiblement socialement,
05:42enfin en tout cas au niveau du travail, si on s'est trompé, on va pouvoir être regardé
05:46de travers. Donc, ce qu'il faut faire, c'est quand on prend un risque,
05:48non seulement... Bon, il faut quand même prendre un risque de calculer, il faut aller
05:51vérifier. Évidemment, on ne fait pas n'importe quoi, on ne saute pas sans parachute.
05:56Et en même temps, il faut s'arranger pour que ce soit une décision de tout le monde
06:00parce qu'à ce moment-là, si jamais ça échoue, c'est tout le monde ensemble qui va essayer
06:03de trouver une solution. Et les personnes qui ont été dans le projet ne sont pas dans
06:06une situation d'isolement par rapport à l'entourage. Ça, c'est très important parce
06:11que c'est une double peur qu'on a quand on prend un risque. Non seulement on a peur de
06:14se tromper,
06:15mais on a peur d'être isolé par la suite. Et alors l'homme est quand même
06:18un être un peu grégaire. On aime bien quand même avoir des gens autour de nous, vivre
06:22en communauté, et s'isoler, c'est un mauvais signe. Donc, il faut l'éviter.
06:25Aspect important aussi, Benjamin Sarda, c'est le cadre réglementaire qui est souvent
06:28lu comme quelque chose de lourd. On a beaucoup d'incertitudes, on le voit aujourd'hui,
06:33fiscal, réglementaire et tout ça. Et ça, ça ne pousse pas vers la prise de risque.
06:37Si je prends des risques, juste après, tout change.
06:40En tout cas, c'est ce que les entrepreneurs et les leaders ressentent. 40% des gens qui ont répondu
06:44à l'enquête nous ont dit qu'il y a un véritable risque réglementaire. En fait, quand on regarde,
06:48par exemple, les indices de stabilité réglementaire de la France par rapport à nos voisins européens,
06:52c'est vrai qu'en France, on a un peu moins de stabilité réglementaire qu'on a dans d'autres
06:55pays proches de nous. Maintenant, je pense qu'il y a peut-être trois idées pour nuancer un petit
06:59peu cette statistique. La première, c'est qu'il y a sur le risque réglementaire presque
07:06une incompréhension fondamentale sur le rôle de l'entreprise. Beaucoup d'administracteurs à qui on a parlé
07:10nous ont dit que le rôle d'une entreprise, c'est de faire de la croissance et de créer
07:13des emplois. Ce n'est pas exactement le contenu de la loi Pacte. Je pense qu'on a un dispositif
07:18réglementaire qui attend de l'entreprise un petit peu plus que ça. Et donc, ce problème
07:22d'alignement entre ce qu'on pense être la mission de l'entreprise et ce que la réglementation
07:26lui demande de faire, ça, probablement, ça crée une petite tension.
07:28Il ne faut pas se cacher derrière la réglementation.
07:30Et le deuxième point, c'est qu'il ne faut pas se cacher derrière la réglementation.
07:33Parce que, comme le disait Fred, il y a une grande partie de ces verrous qui sont des verrous
07:37internes. Et donc, quand on lit, quand on voit que seulement 20% des chefs d'entreprise
07:43considèrent qu'on a les bonnes conditions pour la prise de risque, c'est en particulier
07:47parce qu'à l'intérieur des entreprises, on n'a pas créé les bonnes conditions.
07:51Et très bien, vous voyez deux formes de régulation ?
07:57Oui, c'est-à-dire que quand on dit, c'est le troisième point que je voulais aborder,
08:00quand on dit réglementation, en réalité, on parle de choses qui sont des objets très
08:04différents quand on parle de la réglementation d'un marché très mature et de la réglementation
08:08d'un marché émergent.
08:10Typiquement, la loi Pacte, ça part beaucoup de choses dont on a l'habitude, des entreprises
08:14installées.
08:15C'est un petit peu différent de parler de la réglementation de l'innovation.
08:18Et là, je pense que d'ailleurs, Frédéric pourrait en dire deux ou trois mots puisqu'il
08:21a été confronté directement au problème.
08:24Oui, parce que c'était quelque chose de nouveau qui arrivait avec Blablacar.
08:27Par définition, oui.
08:27Quand on crée quelque chose de nouveau, ce n'était pas prévu.
08:30Non.
08:31Ce n'était pas prévu par personne.
08:32Et encore moins par la réglementation.
08:34Exactement.
08:34Mais la réglementation, il faut se mettre à leur place.
08:36C'est déjà très compliqué d'aller réussir à réglementer ce qui existe.
08:40Donc, c'est quand même très, très rare qu'on aille réglementer ce qui n'existe
08:42pas, ce qui n'existe pas encore ou ce qui n'a pas été essayé.
08:45Donc, très souvent, quand on innove, on se retrouve dans la situation de frotter quelque
08:49part un peu la ligne jaune parce que ce qu'on fait ne rentre pas dans une case.
08:54Et donc, à ce moment-là, il faut se poser la question sur la même.
08:57Ça demande évidemment de prendre du recul de la manière avec laquelle ce qu'on est en train
09:02d'imaginer va être accueilli et se dire, bon, alors, effectivement, on n'est pas dans
09:07les clous, mais bon, ce qu'on fait, c'est quand même bien.
09:10Donc, je ne vois pas pourquoi on irait nous empêcher de le faire plus tard.
09:13Et à ce moment-là, on a des discussions constructives.
09:15C'est vrai qu'on l'a vu, nous, alors, sur le covoiturage, notamment, quand on a grandi
09:20en France, on a réussi un petit peu en même temps à avoir une définition du covoiturage
09:24qui a fini par arriver et qui a fait que, bon, le covoiturage s'est inspiré naturellement
09:28dans tout le paysage des transports.
09:30Dans d'autres pays, quand on est arrivé et en se développant de manière un petit
09:32peu plus rapide aussi, c'est arrivé qu'on soit assez incompris parce qu'il n'y avait
09:37pas de définition de ce qu'était le covoiturage.
09:38Donc, c'était confondu avec du taxi, confondu avec du transport.
09:41Est-ce que je ne vais pas mettre du désordre dans tout ça, finalement ?
09:44Oui, c'est-à-dire que, de toute manière, on apporte une solution alternative, on apporte
09:48quelque chose de nouveau.
09:49Et donc, par rapport aux acteurs qui sont en place, ils se disent, mais il est dans
09:51quelle case est celui-là ? Et donc, à un moment, on se frotte justement au fait qu'on
09:56n'a pas de case.
09:57Et donc, il faut réussir à obtenir une définition parce que sinon, effectivement, ça frotte
10:00un petit peu partout.
10:01Et alors, comment on retrouve cet amour du risque, Benjamin ?
10:03Je pense qu'il y a pas mal d'éléments qu'on vient d'aborder.
10:06Le premier, c'est pour les leaders et les managers de se redonner une perspective
10:10long terme.
10:11En Europe, on a quand même des industries qui ont beau jour devant eux.
10:14On a un savoir-faire qui est unique.
10:16Je pense à la défense, à l'énergie.
10:19Là, il nous appartient de raconter l'histoire qu'on a racontée.
10:21Et de se redonner de la vision et de la perspective, de se redonner le droit de prendre des risques
10:25là-dessus.
10:26Le deuxième levier, c'est d'avoir le bon type de management.
10:29On évoquait la nécessité d'avoir une forme de solidarité dans la prise de risque.
10:33Ça, ça suppose d'avoir des leaders qui ont une forme d'humilité, qui savent s'entourer
10:37des bonnes personnes et qui savent partager la responsabilité de la prise de décision.
10:40Et le troisième point, c'est de, comme je le disais tout à l'heure, de recréer
10:43les conditions de la prise de risque.
10:45On a, pendant cette étude, fait une mesure intéressante.
10:47On a demandé aux gens comment était sanctionné l'échec et comment était récompensé
10:51la prise de risque, en leur demandant de nous dire si c'était formel ou informel,
10:56et financier ou non financier.
10:58Ce qui est rigolo, c'est que l'écrasante majorité des gens nous ont dit, quand il
11:01y a un échec, on est sanctionné de façon formelle et financière.
11:05Donc, on touche à mon portefeuille.
11:07Quand il y a une prise de risque, on est récompensé de façon informelle et non financière.
11:12Sous-entendu, j'ai eu une tape dans le dos.
11:14Ça, c'est quand même une disposition qui n'est pas de nature à encourager à la
11:18prise de risque.
11:19En conclusion, il faudrait que, je reviens sur ce qu'on s'est dit toujours, le plus
11:22grand risque, c'est justement de ne pas en prendre.
11:24Exactement.
11:25Surtout, quand tout bouge autour de soi, il faut bien s'imaginer que quand beaucoup
11:30d'acteurs avancent dans différentes directions, ils n'ont pas prévu que ça soit une bonne
11:37situation pour nous.
11:38Généralement, ils ont prévu que ce soit une bonne situation pour eux.
11:42Et donc, si nous-mêmes, on n'est pas capables de remettre en cause nos manières de faire,
11:47si on n'est pas capables d'innover, de sortir de ce qu'on a l'habitude de faire, le
11:51chemin
11:52est tout tracé et il n'est pas positif pour nous-mêmes.
11:55Donc, en fait, c'est là le vrai risque, c'est qu'on se fait entraîner dans une situation
11:58qu'on ne contrôle pas, alors qu'en innovant, justement, on est capable d'inventer soi-même
12:02son propre futur et donc d'inventer quelque chose de positif pour soi-même.
12:06Quand je dis soi-même, c'est soit au niveau, évidemment, entreprise, soit au niveau individuel,
12:09mais bon, c'est quelque chose d'important dans la philosophie avec laquelle on aborde
12:13le futur.
12:13Et moi, j'aimais bien, dans la préparation de l'émission, on disait, bon, avoir une vision
12:16saine, etc., mais il faut rendre ça praticable, les petites métriques et tout ça, c'est ça ?
12:20Oui, c'est aussi parce que quand on parle d'une idée, par exemple, faire quelque chose
12:24et créer, avoir une idée, que ce soit l'idée pour le covoiturage ou pour DIFT, le nouveau
12:30projet que j'ai lancé, on parle de l'idée, mais on se rend par compte qu'il y a
12:33deux facettes
12:34sur l'idée. Il y a la facette, la vision, la mission, ce qu'on a envie de faire, et
12:37puis il y a la facette de la praticabilité, le pragmatisme qu'il faut avoir pour que cette
12:43idée ait des jambes, quelque part, qu'elle puisse exister dans le monde qui nous entoure
12:46et qu'elle soit compatible. Ça veut dire aller chercher un modèle économique, ça veut
12:49dire comprendre exactement qui va utiliser ce service ou ce produit-là initialement,
12:53ça veut dire évidemment savoir expliquer en quelques mots ce que ça fait pour que ce
12:57soit extrêmement clair. Donc tout ça, c'est le côté pratique de l'idée. Et c'est vrai
13:01qu'on adore parler de la mission, de la vision, mais il ne faut pas oublier le côté
13:05pratique, sinon l'idée, elle reste une idée sans jambes et elle n'existe pas dans notre
13:08société.
13:08C'est vrai tout ça. Merci à tous les deux, Benjamin Serda, partenaire au BCG, Frédéric
13:12Mazella, fondateur et président de Blablacar et de DIFT. Retrouvez l'amour du risque, on
13:17espère dans ce petit quart d'heure qu'on a réussi à vous en donner quelques pistes.
13:21À très bientôt pour une nouvelle émission BFM Stratégie.
13:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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