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BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 21 février, dans le cours n°359, Johanna Benesty, directrice associée senior au BCG et Elsy Boglioli, fondatrice et directrice générale de Bio-Up, se sont penchés sur les enjeux sanitaires, économiques et sociaux liés à la santé des femmes, dans l'émission BFM Stratégie présentée par Frédéric Simottel sur BFM Business. Cette émission a été réalisée en partenariat avec Boston Consulting Group.
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00:02BFM Stratégie, avec Frédéric Simotel, sur BFM Business.
00:09Bonjour, bienvenue dans cette nouvelle session de BFM Stratégie.
00:13On parle souvent de sujets santé ici même, sur BFM Business et dans cette session BFM Stratégie,
00:19mais rarement de la santé des femmes.
00:21Et pourtant, les femmes c'est 50% de la population mondiale.
00:24Et bien figurez-vous, et on va revenir sur ce chiffre, leur santé ne capte que 6% des investissements
00:29privés en santé.
00:31Donc oui, les femmes vivent plus longtemps, mais en plus mauvaise santé.
00:36Alors il y a des sous-investissements chroniques, des maladies mal comprises, des retards de diagnostic.
00:40La santé des femmes pose à la fois un enjeu sanitaire, économique et social.
00:43On va parler de tout ça, on va notamment s'intéresser au marché européen et français avec nos deux expertes
00:48qui sont avec nous.
00:49Johanna Benesti, bonjour.
00:50Bonjour.
00:50Vous êtes directrice associée senior OBCG, experte sur les questions de santé.
00:53Et Elzy Boglioli, bonjour.
00:55Bonjour.
00:55Merci d'être avec nous, fondatrice et directrice générale de Biohub, experte des biotechnologies et de l'innovation en santé.
01:02Johanna, je démarre avec vous avec ce chiffre.
01:04Je vous disais, j'étais surpris qu'en préparant cette émission, donc 50% de la population mondiale, là, oui,
01:09voilà, c'est le chiffre sur lequel on est tous à peu près d'accord.
01:12Et la santé des femmes ne capte que 6% des investissements privés.
01:16Comment ça se fait ?
01:16Il y a un phénomène connu qu'on appelle l'invisibilisation et qui est un phénomène historique, en fait.
01:22La recherche en santé a été conçue autour des hommes, c'est-à-dire que dans les essais cliniques, on
01:26a majoritairement inclus des hommes, avec l'argument qu'on entend encore aujourd'hui, que les femmes et leurs hormones
01:32sont compliquées à comprendre, à gérer, et que ça va finalement atteindre la fiabilité de nos...
01:37C'est une image, parce que quand on parle des maladies des femmes, on pense qu'on sert du sein,
01:41on se dit, mais non, mais il y a beaucoup de recherche qui est faite dans ce domaine-là.
01:44Il y a beaucoup de recherche dans ce domaine-là, alors c'est assez intéressant.
01:47Quand on dit 50% et 6%, on ne s'attend pas forcément à ce que, de toute façon, ces
01:506% arrivent à 50%.
01:51Il est normal que les femmes bénéficient de la recherche générale.
01:55Mais donc déjà, inclure les femmes dans les données cliniques, dans les essais cliniques, c'est quelque chose qui a
01:59dû attendre une loi en 93 aux Etats-Unis pour que ce soit fait de manière systématique.
02:02Donc ça prend énormément de temps.
02:04Ensuite, les femmes sont affectées de manière disproportionnée par certaines maladies, par certaines pathologies, et elles réagissent de manière différente.
02:10Donc on a besoin d'études spécifiques qui prennent en compte leur biologie,
02:13parce qu'on va avoir des réactions différentes au traitement ou des présentations sur des diagnostics qui seront différentes.
02:20C'est ce qui mène à des errances thérapeutiques absolument importantes.
02:23On avait beaucoup parlé, je me souviens une fois, sur la partie cardiovasculaire, justement.
02:26Sur la partie cardiovasculaire, par exemple, on a beaucoup plus de risques pour les femmes.
02:29Alzheimer multiplié par 2, l'ostéoporose beaucoup plus importante aussi.
02:33Et on a un deuxième phénomène qui est la minimisation des pathologies féminines qui va mener à des tabous.
02:39Donc par exemple, l'endométriose, ça reste 1 femme sur 10, ce qui est colossal.
02:43Pourtant, le diagnostic prend jusqu'à 7 ans.
02:45La ménopause, on n'en parle pas, ce qui est quand même un sujet.
02:49Toutes les femmes vieillissent, enfin, ils y arriveront à un moment.
02:51Donc c'est quand même un tiers de leur vie.
02:52C'est toutes les femmes et un tiers de leur vie.
02:54Le syndrome des ovaires polyclistiques, par exemple, c'est 10% des femmes.
02:57Donc ça, c'est quand même colossal.
02:58Après, au niveau investissement, puisqu'on en parle, il y a un biais à la rentabilité un peu à court
03:03terme,
03:04qui est assez, enfin, qu'on comprend, qui est historique.
03:07Et du coup, les investisseurs vont se pencher sur des marchés qu'ils perçoivent comme plus universels.
03:11Donc, par exemple, des choses assez identifiées.
03:1390% des investissements dont on parlait vont vers les cancers féminins,
03:17la santé reproductive ou la santé maternelle.
03:20Et laissent, du coup, des pans entiers de côté.
03:23Pourtant, l'opportunité économique est réelle.
03:25On a chiffré que si on arrivait à subvenir aux besoins,
03:29donc couvrir les besoins sur seulement 4 pathologies,
03:31donc la ménopause, l'ostéoporose, le cardiovasculaire et Alzheimer,
03:34on pouvait faire quadrupler le marché aux États-Unis
03:37et arriver à 100 milliards de dollars à horizon 2030.
03:39Oui, parce que je pense que si on fait un calcul,
03:41enfin, statistique un peu, mais il faut bien les faire dans un domaine,
03:44c'est que le nombre de femmes affectées est assez important.
03:48Sur certaines pathologies, enfin, sur la ménopause, c'est toutes les femmes,
03:50sur l'endométriose, c'est 10%.
03:52Et ensuite, sur les maladies cardiovasculaires,
03:54les risques sont plus élevés pour toute la population féminine.
03:56Et vous disiez, pour parler chiffres, on a compté ça,
04:01ça se compte en dizaines de milliards ?
04:03Alors, on est simplement sur ces 4 pathologies-là,
04:05on vient de faire un rapport au BCG,
04:07qui chiffre à 100 milliards de dollars l'opportunité à 2030.
04:11Et alors, avec vous, voyez, le marché, est-ce qu'il est prêt à suivre,
04:14alors, tout ça, parce que là, on parle de centaines de milliards
04:17sur ces 4 pathologies.
04:19Est-ce qu'il est en train de mûrir,
04:21ou est-ce qu'il va falloir faire sacrément bouger les choses
04:25pour qu'en fait, enfin, on perçoive ce marché
04:28vraiment comme un marché porteur ?
04:30C'est la bonne question.
04:30C'est triste de parler de marché, mais voilà, c'est le cas aujourd'hui.
04:33Mais il le faut, c'est la bonne question,
04:35et la réponse, c'est les deux.
04:37Alors, est-ce que le marché est mûr ?
04:39Est-ce qu'il existe ?
04:42Une première partie de la réponse, c'est que le marché,
04:43pendant longtemps, en tout cas dans la dernière décennie,
04:46par manque d'investissement,
04:48l'innovation s'est focalisée sur des solutions de technologie,
04:51des solutions digitales, des solutions d'accompagnement
04:54qui étaient dirigées directement vers les patientes,
04:56pas vraiment vers les médecins,
04:57et donc ce n'est pas de la vraie innovation thérapeutique,
05:01entre guillemets, telle qu'on peut en avoir en oncologie.
05:03C'est quoi, c'est du bien-être, des choses comme ça ?
05:04C'est beaucoup des solutions de bien-être, exactement.
05:06C'est nécessaire, mais ça ne peut pas soigner des pathologies
05:10de la même façon qu'on ne soigne pas le cancer du sein aujourd'hui
05:12sans penser à radiothérapie, chimiothérapie.
05:14Donc, on a un marché qui, effectivement,
05:16a pu manquer un peu de maturité,
05:17mais c'est en train de changer,
05:19puisqu'il y a beaucoup de femmes maintenant
05:20qui rentrent dans ce domaine de l'innovation médicale
05:22et qui souhaitent changer les choses.
05:24Et ce que l'on sait, et c'est plutôt une bonne nouvelle,
05:26c'est que le marché, par ailleurs,
05:27a des fondamentaux très solides.
05:29Pourquoi et comment on le sait ?
05:31C'est assez simple, il y a des fonds d'investissement
05:32très spécialisés et qui sont bons
05:35dans le fait d'identifier des domaines très rentables,
05:36comme les fonds de private equity,
05:38qui sont très présents dans la santé de la femme.
05:40On a de bons exemples en France,
05:42donc un grand fonds comme Astorg,
05:44qui a fait le succès d'HRA Pharma,
05:46qui est le grand succès français en santé de la femme,
05:48qui a été revendu plus de 2 milliards à Perigo,
05:50donc un très grand succès,
05:51qui aujourd'hui, Astorg, a recréé une nouvelle société
05:54qui s'appelle Nextprime dans la santé de la femme,
05:55donc de nouveau un fonds qui est actif en santé de la femme.
05:58On a des grands fonds comme PAI,
06:00comme Carlyle, qui ont investi dans Teramex,
06:01aussi Société Française en Santé de la Femme.
06:04Donc, les fonds d'investissement sont là.
06:06Les fonds plutôt des phases amonts sont là aussi.
06:09C'est quoi le problème ?
06:10Alors, c'est quoi le problème ?
06:11Le problème, c'est entre les deux.
06:12C'est ça la question.
06:14Le problème, il se situe en fait
06:15dans ce qu'on peut appeler un peu
06:17cette vallée de la mort du financement,
06:19qui est entre les phases amonts de développement
06:21et les phases de mise sur le marché de commercialisation.
06:24Et ce sont des phases critiques,
06:26puisque c'est dans ces phases, en pharma,
06:27que l'on vient tester l'efficacité d'un médicament,
06:30identifier la dose,
06:31et donc en fait être capable de mettre un médicament sur le marché.
06:34Et c'est là où, pour l'instant, se situe l'écart.
06:36Avec Biop, vous connaissez bien ce marché justement.
06:39Vous les voyez où, un peu, les opportunités dans ce secteur ?
06:42En fait, les opportunités sont nombreuses.
06:45Elles sont souvent méconnues, justement,
06:46parce que ce sont des sociétés
06:47qui sont encore à un stade relativement précoce.
06:49Je vais vous donner un exemple.
06:51J'accompagne, depuis son lancement,
06:53une société qui s'appelle Womed,
06:54qui est une très belle start-up française
06:56dans le domaine de la santé utérine.
06:57Alors, la santé utérine, c'est pareil,
06:59c'est encore moins connu que la santé des femmes.
07:01Ce sont toutes les pathologies qui touchent l'utérus,
07:04dont Johanna nous parlait tout à l'heure,
07:06notamment les fibromes, l'endométriose, etc.
07:09Et que l'on peut venir traiter grâce à la technologie de Womed,
07:12localement, via l'utérus,
07:14et pas avec des prises de médicaments
07:15à des doses plus importantes,
07:17en systémique,
07:18ce qui s'appelle en systémique par voie orale.
07:20Womed, aujourd'hui, coche tout un tas de cases
07:23qui, normalement, plaisent beaucoup aux investisseurs.
07:25Premièrement, joli portefeuille de produits.
07:27Un premier produit qui est en fait un pansement
07:29qui vient aider à une bonne cicatrisation de l'utérus
07:31en cas d'intervention chirurgicale.
07:33C'est très important si on veut éviter les problèmes de fertilité.
07:35Ce produit est approuvé, lancé en Europe,
07:37approuvé par l'AFDA en cours de lancement aux Etats-Unis.
07:40Et il y a d'autres produits qui suivent,
07:41notamment dans le domaine des fibromes.
07:43Donc, les produits, on les a.
07:45Deuxièmement, les investisseurs.
07:46C'est une société qui, dès son stade précoce,
07:49a été repérée par André Hulman,
07:51le fondateur d'HRA,
07:52donc un grand monsieur de la santé de la femme en France,
07:55qui a fait partie des investisseurs.
07:57Et avec André sont arrivés un certain nombre d'investisseurs,
07:59notamment des fonds que je citais tout à l'heure,
08:01Astor, PAI, Carlyle.
08:03Donc, on coche aussi la case d'un certain nombre d'investisseurs,
08:06y compris un investisseur institutionnel, IRDI,
08:09autour de la table.
08:10La troisième question, c'est est-ce que, cette fois-ci,
08:12le financement et le marché vont suivre ?
08:14Écoutez, on est en pleine levée de fonds.
08:16Donc, suspense.
08:17J'espère qu'on se reverra dans quelques mois
08:19avec un grand succès à notre actif,
08:21parce que c'est ce genre de sociétés
08:22qui sont un peu des tests grandeur nature
08:23de ce que va pouvoir devenir le marché.
08:25On a parlé de plusieurs pathologies, là, aujourd'hui.
08:28Quels sont lesquels où il y a des grands angles morts
08:31dans le domaine de la santé des femmes ?
08:32Alors, il y a un certain nombre de, justement,
08:35pathologies autour de l'utérus
08:36qui sont vraiment les angles morts.
08:37Les fibromes.
08:38Vous ne m'avez pas demandé ce que c'est.
08:40Je ne sais pas si tous les gens qui nous écoutent savent
08:42ce que sont les fibromes.
08:42Ce sont des tumeurs bénines
08:44qui peuvent arriver autour, notamment, des tissus utérins,
08:47qui créent des douleurs, qui créent des saignements.
08:49Beaucoup de femmes, là aussi,
08:52en fait, doivent subir une errance diagnostique
08:54avant d'être diagnostiquées correctement.
08:56Et c'est pourtant une pathologie relativement fréquente.
08:59L'endométriose, évidemment.
09:00Alors, l'endométriose...
09:01Qui est un peu plus médiatisée à un moment, oui.
09:03Mais c'est à double tranchant,
09:05puisqu'on a presque l'impression d'avoir déjà fait le travail.
09:08Ça y est, maintenant, on en parle.
09:09Mais il ne suffit pas d'en parler.
09:11Le risque, c'est de banaliser ça et de dire, voilà,
09:12on s'en occupe.
09:13On s'en occupe.
09:14En fait, on ne s'en occupe pas encore assez.
09:16Vous avez tout à fait raison.
09:16On dit qu'on s'en occupe.
09:18On en parle, mais on ne la traite pas bien du tout
09:20parce que c'est une pathologie qui n'est pas bien comprise.
09:22Et évidemment, Johanna en parlait tout à l'heure,
09:24la ménopause, le grand absent.
09:26Et ces trois pathologies, en fait,
09:28représentent aujourd'hui moins de 2%
09:30des investissements en santé de la femme.
09:31Donc, même au sein de la santé de la femme,
09:33c'est des pathologies qui sont absolument sous-adressées.
09:36Et là, je vois bien le sujet pour la ménopause.
09:38On le banalise parce qu'on se dit,
09:39de toute façon, toutes les femmes qui vieillissent normalement
09:42y arrivent, quoi qu'il arrive.
09:43Et donc, oui, la santé, tout le monde doit s'en occuper.
09:46La ménopause, c'est absolument fascinant
09:48parce que c'est quand même toutes les femmes,
09:49un tiers de leur vie.
09:50Chaque année en France, c'est 500 000 nouvelles femmes
09:54chaque année.
09:55Donc, c'est un marché colossal.
09:5790% des femmes en âge reportent qu'elles ont des symptômes.
10:00Seulement 60% consultent
10:01et seulement 25% sont traitées.
10:04En Angleterre, on a une étude qui montre
10:05que plus d'une femme sur quatre
10:07a envisagé de quitter son travail
10:09du fait des conséquences de la ménopause.
10:10Parce qu'en plus, il y a une sorte de tabou,
10:12on n'est pas à l'aise, on ne veut pas en parler.
10:13Donc, il y a un vrai enjeu économique.
10:15Un vrai enjeu économique.
10:16Et en termes de santé,
10:17au moment de la ménopause,
10:18les risques cardiovasculaires triplent.
10:20Les femmes perdent jusqu'à 20% de leur densité osseuse
10:22et les risques d'Alzheimer doublent.
10:24Donc là encore, on est sur quelque chose de colossal.
10:26Aux États-Unis, pour finir sur le volet économique,
10:28c'est 150 milliards de dollars
10:30qui sont liés aux conséquences de la ménopause,
10:32et de frais de santé liés aux conséquences de la ménopause.
10:34Et là, un peu comme le disait Elsie,
10:36on a des solutions qui commencent à poindre.
10:38On a beaucoup de célébrités qui ont commencé à en parler.
10:40Al Berry, Naomi Watts,
10:42qui ont pris parole, Elle Macpherson,
10:44qui ont commencé à dire
10:45« Moi, je suis ménopausée et ça ne me plaît pas.
10:47Et voilà ce qu'on peut faire et on peut faire des choses. »
10:49On a en France le débat politique qui s'est un peu ouvert.
10:52On a eu un rapport de Stéphanie Ries l'année dernière
10:54qui commence à documenter exactement là où on en est.
10:56Donc, il y a vraiment des choses.
10:57Il y a beaucoup d'innovations qui commencent à poindre.
10:59En santé, grande conso, évidemment,
11:01avec tout ce qui est complément nutritionnel, etc.
11:03Des applications de services avec du coaching,
11:05mais aussi des choses de suivi de l'activité hormonale,
11:08donc beaucoup plus poussées.
11:09Des traitements, des traitements hormonaux,
11:11des traitements pour envisager le retard du vieillissement ovarien,
11:15puisque le fait de rester productif,
11:17ça permet de protéger, en fait.
11:19Donc, il faudrait investir dans le retard,
11:20genre tout ce qui est prévention, c'est un peu ça ?
11:22Dans la prévention.
11:23Alors, il y a le traitement des symptômes
11:24et il y a un peu la prévention ou le retard.
11:26Ce sont des pistes explorées par la santé.
11:28Sur les symptômes, il y a beaucoup de choses.
11:30Et ce qui est assez intéressant,
11:32c'est de voir aussi le développement de cliniques spécialisées.
11:34La raison pour laquelle la santé de la femme
11:36est un angle mort comme ça,
11:37c'est aussi parce qu'elle ne répond pas à la logique par organe.
11:41Donc, la clinique spécialisée sur la santé de la femme,
11:43c'est un peu ce qu'a fait Midi Health aux Etats-Unis,
11:44qui vient de passer la valorisation à plus d'un milliard de dollars,
11:47qui vient de lever plus de 250 millions de dollars,
11:50donc quand même un succès colossal,
11:53avec un angle très tech, avec un angle virtuel, data.
11:55En France, on a aussi des cliniques qui se créent.
11:58On a Menocair qui est en train de se créer par Mathilde Desmanes.
12:00Donc, pas mal d'innovations là-dessus
12:02pour justement changer l'approche du parcours de soins,
12:04parce que ce parcours fragmenté ne permet pas de l'adresser correctement.
12:08Eh bien, merci d'être venue nous parler de tout ça.
12:09Donc, beaucoup de changements.
12:10Il faut que l'investissement mondial soit un peu plus...
12:14reflète un peu plus les besoins spécifiques des femmes
12:16et puis donc passer à l'échelle pour beaucoup de traitements.
12:20Merci à toutes les deux.
12:22Joana Benesti, directrice associée senior au BCG,
12:24experte sur les questions de santé,
12:26et Elzy Boglioli, fondatrice et directrice générale de B.E.Up,
12:29experte des biotechnologies et de l'innovation en santé.
12:32Merci à toutes les deux.
12:33À très bientôt pour une nouvelle session BFM Stratégie.
12:41BFM Stratégie sur BFM Business.
12:44BFM Stratégie sur BFM Business.
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