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  • il y a 8 heures
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 28 mars, Louise Roussel, cofondatrice et Trésorière de Solly, Loys Moulin, directeur Projects et Marketing chez CB, et Manuel Pereira, responsable pôle Acceéssibilité chez l'Association Velentin Haüy, se sont penchés sur la finance à l’épreuve de l’inclusion, dans l'émission Hors-Série Les Dossiers BFM Business présentée par Frédéric Simottel. Hors-Série Les Dossiers BFM Business est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business.

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00:01Hors série, les dossiers BFM Business. Payé pour tous, la finance à l'épreuve de l'inclusion. Frédéric Simotel.
00:10Bonjour, bienvenue dans ce hors série émission BFM Business. Vous le savez, payer aujourd'hui, c'est simple.
00:16Un geste, une carte, un téléphone, un terminal de paiement. Et c'est réglé simple, sauf quand on n'a
00:21pas de revenus, sauf quand on ne voit pas forcément bien.
00:24Car derrière la modernité des services financiers aujourd'hui, une réalité demeure. Tout le monde n'est pas à égalité
00:29face au paiement.
00:30Alors comment rendre la finance vraiment accessible et si payer devenait enfin un droit universel ? On va en parler
00:36avec nos invités.
00:37Je vous les présente tout de suite. Louise Roussel, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes cofondatrice de
00:41l'association Soli, S-O-2-L-Y.
00:44Je le dis, voilà, pour ceux qui s'intéresseraient et qui nous écoutent en radio. Donc une carte de paiement
00:48solidaire pour des sans-abri.
00:49On va revenir dessus dans un instant. Avec nous également Manuel Pereira. Bonjour Manuel. Bonjour.
00:54Vous êtes responsable du pôle accessibilité de l'association Valentin A8.
01:00Cette association s'occupe de tout un tas de l'accompagnement des déficients visuels.
01:04Et notamment, on va s'intéresser plus particulièrement au numérique aujourd'hui, sur l'accessibilité aux terminaux de paiement pour
01:09les déficients visuels.
01:11Et puis avec nous, Loïs Moulin. Bonjour Loïs. Bonjour.
01:13Qui est à l'initiative de ce projet, de nous réunir tous ensemble, directeur projet marketing de CB.
01:20Alors, on parle beaucoup d'inclusion. Je vais démarrer avec vous, Louise.
01:23Mais concrètement, est-ce qu'on sent que notre société n'est pas forcément encore pensée pour tous ?
01:31On a l'impression que parfois, on a créé un monde qui est exclu sans même s'en rendre compte.
01:36Oui, tout à fait. Je pense qu'on vit de plus en plus dans un monde qui est exclu sans
01:38s'en rendre compte.
01:39Et la période qui, je trouve, démontre assez bien cela, c'est la période du Covid,
01:43qui était quand même une période de confinement, donc par définition de rester chez soi.
01:47Et c'est une période où on n'a souvent pas assez pensé aux personnes sans abri.
01:49Oui, qui n'avaient pas de chez soi.
01:51Par définition, qui ne pouvaient pas avoir accès au pass sanitaire qui était sur le téléphone, par exemple.
01:55Et cette période Covid, nous, c'est ce qui nous a lancé dans ce lit ensuite.
01:59C'était une période qui a engendré une grande dématérialisation des moyens de paiement.
02:02Vous en parliez, la carte bancaire sur le téléphone, les cartes tickets restaurant et non plus les tickets restaurant
02:09qu'on peut plus facilement céder.
02:11Et donc tout ça, ça a été une évidemment grande avancée technologique pour nous tous.
02:15Mais les grands perdants restent les personnes sans abri, par exemple.
02:18Et donc, charge à nous de repenser ce modèle pour non plus exclure et non plus adapter,
02:23mais créer des services qui soient par définition inclusifs dès le départ.
02:26Voilà, et on va revenir sur ces services dans un instant.
02:29Emmanuel Perreira, oui, alors, sous toute forme de handicap aujourd'hui,
02:32on a encore une société qui exclut encore, et parfois sans s'en rendre compte.
02:36Vous êtes d'accord avec ça ?
02:37Absolument. Je pense qu'on exclut souvent aussi par méconnaissance.
02:41Et c'est ce qu'on constate aussi, c'est que dans le domaine du numérique,
02:46aujourd'hui, il y a beaucoup d'exclusions parce que les gens qui travaillent dans le secteur du numérique
02:52n'ont pas connaissance des bonnes pratiques pour justement favoriser l'inclusion de tous,
02:59y compris des personnes qui sont en situation de handicap.
03:03Et c'est vrai qu'on s'en rend compte uniquement quand il y a des gens dans son entourage,
03:06finalement, on n'y pense pas.
03:07Alors qu'on va penser traduire un site, on va penser mettre des photos pour le rendre plus beau,
03:12enfin, sur des sites, des applications, mais dès qu'on passe,
03:15si on n'a personne autour de soi, on n'y pense pas forcément.
03:18– Exactement. Loïs, justement, côté CB, cette même question.
03:23– L'optimiste de service, je pense qu'on est quand même,
03:29c'est une préoccupation plus importante au XXIe siècle qu'au XXe.
03:33Alors voilà, la notion de société inclusive, c'est relativement récent,
03:38c'est des années 2000.
03:39On avait déjà une loi sur l'égalité des chances en 2005,
03:44qui parlait déjà un petit peu d'accessibilité électronique.
03:48et puis comme nos usages se numérisent, on a une nouvelle loi, celle de 2025.
03:54Mais quelque part, je pense qu'aujourd'hui, c'est plus une préoccupation,
03:57on n'en fait jamais assez, aujourd'hui que ça ne l'était il y a simplement dix ans.
04:03– Ah oui, donc il faut pousser un peu vers l'obligation,
04:05mais il faut faire réfléchir forcément tout le monde à ce côté vivre ensemble,
04:09tout simplement.
04:10Emmanuel Pereira, justement, le paiement, c'est devenu un geste universel,
04:14mais justement, et c'est ce dont on va parler aujourd'hui,
04:17pour vous, il n'est pas vraiment accessible à tous.
04:20– Disons que les nouvelles technologies ont fait que c'est plus difficile
04:25pour les personnes qui sont handicapées,
04:28et surtout pour les personnes qui ont un handicap visuel, de payer.
04:31Pourquoi ?
04:31Parce qu'il y a 10, 15, 20 ans, on payait beaucoup en espèces.
04:35Aujourd'hui, on est de plus en plus sur du paiement dématérialisé,
04:40et donc on va utiliser pour ce faire des outils qui, du coup,
04:45posent des problèmes d'accessibilité aux personnes aveugles,
04:47les terminaux tactiles, par exemple, les paiements en ligne,
04:51qui parfois ne sont pas accessibles,
04:53et tout ça fait que, du coup, les personnes qui veulent payer un achat,
05:00par exemple, se retrouvent très rapidement dans une situation
05:03où elles dépendent de tiers, où elles vont dépendre de tiers,
05:06pour pouvoir faire un acte simple, qui est l'acte de paiement.
05:10– Et là, on comprend bien, parce qu'on est tous aujourd'hui
05:12à acheter un peu n'importe quoi, parfois, mais en tout cas n'importe quand
05:16et n'importe comment, on imagine bien que c'est une liberté
05:20que n'ont pas, en tout cas, certaines personnes.
05:22C'est ça, Manuel Perrin ?
05:23– Absolument, aujourd'hui, c'est un acte courant,
05:27qui est rapide, et qui, du coup, se veut simple.
05:33Sauf que la simplicité, elle n'est pas forcément toujours au rendez-vous
05:36pour les personnes déficientes visuelles,
05:40au regard des outils qu'on demande et qu'on doit utiliser.
05:44– Alors, aujourd'hui, Loïs, justement, c'est important pour CB
05:46de s'impliquer sur cette question de l'accessibilité.
05:49Et pourquoi vous considérez que ça doit vraiment figurer parmi vos enjeux ?
05:53On comprend l'importance, mais pourquoi vous dites,
05:55il faut en faire plus, ou au moins se mettre déjà à un certain niveau ?
05:59– CB, c'est devenu le moyen de paiement du quotidien,
06:03c'est le premier moyen de paiement en France,
06:04deux tiers des dépenses de consommation des ménages,
06:07c'est aussi le premier moyen d'accès aux espèces,
06:09et donc c'est finalement un moyen de paiement d'intérêt général.
06:13C'est un moyen de paiement qui se veut universel,
06:17et donc, en tant qu'acteur citoyen,
06:19c'est quelque chose dont on ne peut pas s'abstraire,
06:21donc il faut s'investir sur le sujet de l'accessibilité des moyens de paiement,
06:25avec notre périmètre de responsabilité dans l'écosystème,
06:28on est à la fois prescripteur, orchestrateur, promoteur,
06:32et c'est pour ça qu'on y travaille.
06:34– On participe aussi à tout ce qui est les normes ?
06:36– On travaille sur les normes,
06:38on travaille en partenariat avec les associations et les industriels,
06:42notamment sur tous les aspects de prescription technique
06:45pour les terminaux de paiement.
06:47– Louise, sur le terrain,
06:49quels sont aujourd'hui les principaux frais à l'accès aux services financiers,
06:53justement pour les plus précaires ?
06:54– Nous, ce qu'on a observé sur le terrain,
06:56c'est que les principaux frais, c'est surtout les prérequis administratifs.
06:59Concrètement, aujourd'hui, pour ouvrir un compte bancaire,
07:01il faut une carte d'identité,
07:02il faut une attestation d'hébergement,
07:04il faut avoir accès à une boîte postale de manière régulière,
07:06et ça, c'est des choses auxquelles les personnes sans-abri n'ont pas accès.
07:09Il y a un deuxième frais qui vient s'ajouter à ça,
07:11qui est en général la complexité administrative qui va avec,
07:14le langage de l'administration,
07:16le fait que ce soit numérique,
07:17souvent une perte de confiance aussi,
07:19et donc ça, c'est les deux frais que nous,
07:21on observe au quotidien sur le terrain.
07:22– Oui, parce qu'on voit des gens qui sont dans une situation plus normale,
07:26quelle que soit leur génération,
07:27parfois sont déjà pas forcément à l'aise avec toutes ces démarches,
07:30et on imagine, voilà, quand on est sans-abri,
07:33en tout cas dans une situation de précarité,
07:36ça devient encore plus difficile.
07:38Aujourd'hui, Manuel Perra, quand on est déficient visuel,
07:42ça se passe comment, concrètement ?
07:44Quels sont, voilà, pour nous expliquer,
07:45rentrer vraiment dans, nous qui voyons,
07:49quels sont les obstacles les plus invisibles, justement ?
07:53– Aujourd'hui, je vais vous prendre un exemple très concret,
07:55vous prenez un taxi, vous faites votre course,
07:57vous arrivez au bout de votre course de taxi,
08:00et le taxi vous dit, vous devez payer tant.
08:03Ok, il vous tend un appareil,
08:06et vous vous apercevez que l'appareil,
08:09il est tout plat,
08:10et que du coup, vous êtes dans la capacité de payer,
08:14ou soit vous avez deux solutions,
08:16soit vous avez de l'espèce et vous payez en espèce,
08:19soit vous allez donner votre code au chauffeur de taxi,
08:25avec tous les risques que ça peut supposer.
08:28Il y a une troisième possibilité,
08:30mais qui s'adresse à des gens qui sont plus technophiles,
08:32qui est le paiement via smartphone,
08:34avec des systèmes du type Apple, par exemple.
08:38Donc, aujourd'hui, concrètement, c'est ça la réalité,
08:42et du coup, l'idée, c'est de trouver,
08:45ça a été, de trouver des solutions
08:47pour régler ces difficultés,
08:50et l'Europe, de ce fait, nous a aidés,
08:54et nous a permis, grâce à une directive,
08:57du coup, de pouvoir trouver des solutions,
09:00avec le CB, notamment, et les industriels,
09:03pour régler ces problèmes-là.
09:04– Alors, justement, ça va consister en quoi ?
09:06Qu'est-ce qui va changer,
09:07ou qu'est-ce qui change déjà sur les terminaux de paiement, Manuel ?
09:11– Aujourd'hui, plusieurs choses.
09:13La première chose, c'est que, jusqu'à présent,
09:15quand vous aviez une somme à payer sur un terminal de paiement,
09:17et quand vous étiez déficient visuel,
09:20soit le commerçant vous annonçait la somme,
09:22et si vous l'annoncez, tant mieux,
09:24si vous ne l'annoncez pas, vous vous retrouviez dans des situations
09:27où vous n'aviez pas accès à la somme que vous deviez payer,
09:30maintenant, vous l'aurez vocalement,
09:33puisque l'appareil vous donnera la somme que vous devez payer vocalement.
09:36Ça, c'est quand même un élément important,
09:37c'est de base, mais c'est un élément basique,
09:39mais important.
09:41Ensuite, il y a la composition du code qui pose problème,
09:45et grâce à une gestuelle qu'on a travaillée,
09:49avec un certain nombre de tests qu'on a menés,
09:51et des spécifications techniques qu'on a mises en place
09:54avec carte bancaire et avec les industriels,
09:59on va pouvoir payer en composant son code
10:03sans avoir à demander l'aide d'un tiers pour le faire.
10:06Ça va être quoi, très concrètement,
10:08vous parlez de gestes, de choses-là ?
10:11Ça va se traduire comment ?
10:12En fait, il va falloir faire glisser son doigt sur l'écran,
10:17et quand on fera glisser son doigt sur l'écran,
10:19on va avoir un clavier virtuel qui va être présent sur l'écran,
10:25on fera glisser son doigt,
10:26et quand on va arriver sur les chiffres,
10:27on va entendre des signaux sonores quand on va passer sur le 1, 2, 3, 4,
10:32et voilà.
10:33Vous allez avoir des signaux sonores,
10:35et une fois que vous allez être sur le chiffre
10:38qui correspond au code que vous devez composer,
10:40vous allez double taper n'importe où sur l'écran
10:42pour valider le chiffre, chiffre par chiffre.
10:45Donc c'est un apprentissage qu'il faut faire.
10:47On va former les gens à ces nouvelles technologies,
10:52parce qu'il faut former les personnes à ces nouvelles technologies,
10:55mais l'idéal pour nous, c'est que dans 3-4 ans,
11:01n'importe qui qui ait un handicap visuel
11:03soit capable de composer son code PIN sans l'aide d'un tiers.
11:09Là, aujourd'hui, concrètement, il y a des phases d'expérimentation ?
11:14Ou on n'est qu'en phase d'expérimentation ?
11:17Aujourd'hui, il y a des terminaux de paiement
11:19qui commencent à arriver sur le marché,
11:21il y a des industrielles qui commencent à mettre sur le marché des terminaux,
11:26et il y a même des terminaux qui commencent à être agréés par CB
11:31et qui embarquent donc ce nouveau système d'accessibilité,
11:36ces nouvelles options d'accessibilité
11:37qui vont permettre aux personnes aveugles,
11:39mais aussi aux personnes malvoyantes,
11:40puisqu'il y aura la possibilité sur ces terminaux
11:43de pouvoir activer une fonctionnalité
11:46qui va permettre de jouer sur les contrastes
11:50et sur la taille des polices
11:51pour pouvoir grossir l'écran
11:53et composer plus facilement ce code.
11:55Ce que l'on voit aujourd'hui sur certains mobiles
11:56ou sur certains ordinateurs.
11:58Du coup, là, c'est le travail de CB d'accompagner un peu ces idées.
12:01Oui, tout à fait. En fait, entre 2023 et 2024,
12:05on a travaillé avec Manuel et ses équipes et les industriels
12:08pour définir un petit peu ce cahier des charges,
12:12dont les industriels ont commencé à s'emparer,
12:15et on attend notre sommet, le CB, le 31 mars,
12:21et on devrait avoir le premier ou les premiers terminaux agréés
12:23qui vont être en démonstration dans notre sommet.
12:27On aura changé tout le parc de terminaux.
12:29Oui, oui. Et c'est ça les enjeux qu'il y a devant nous.
12:32C'est qu'il faut déjà que tous les industriels
12:35proposent ces terminaux, ces automates de paiement.
12:38Donc, les premiers arrivent.
12:40Il faut ensuite que...
12:43Et ils vont rester... Enfin, ça va ressembler aux terminaux
12:44qu'on a aujourd'hui, ça.
12:45Oui, alors, ça va ressembler, mais il y a effectivement
12:48des éléments matériels supplémentaires.
12:50Il faut ensuite que dans les appels d'offres
12:52que font les banques, le commerce, l'administration,
12:54les mainteneurs, en gros, ces exigences soient intégrées
12:57dans les appels d'offres pour que les prochaines commandes
13:00de nouveaux matériels par ces acteurs soient compatibles
13:03avec ces exigences.
13:05Et puis après, il y a le déploiement sur le terrain
13:08qui va s'écouler sur, effectivement, plusieurs années.
13:10Et donc, le terminal d'aujourd'hui ou de demain accessible,
13:15c'est un terminal qui présente trois modes.
13:17Le mode standard pour les non-déficients visuels,
13:20le mode malvoyant pour ceux qui sont malvoyants
13:24mais qui ne sont pas aveugles,
13:25et le mode aveugle pour bénéficier
13:27de l'ensemble des fonctionnalités
13:28dont je décrivais manuellement.
13:30En fait, pour les commerces qui ont plusieurs terminaux,
13:32il suffit d'en avoir un, déjà,
13:34il n'y aura pas besoin d'avoir un deuxième terminal.
13:38C'est le terminal aura ces trois modes
13:40et c'est l'utilisateur qui pourra faire basculer
13:44le terminal du mode standard
13:46vers le mode malvoyant.
13:48Ça, c'est une technologie, on aime bien parler
13:50de souveraineté avec vous, Loïs et CB,
13:52mais c'est une technologie française, européenne.
13:55Est-ce qu'il y a des choses qui existent déjà à l'étranger ?
13:57Alors, ce qui implémente ces dispositifs,
14:00c'est les industriels,
14:01donc les industriels européens,
14:02tous les industriels qui fournissent le marché français.
14:05Nous, on a fait simplement le cahier des charges techniques
14:08et après les mécanismes de retour,
14:10les vibrations de retour haptique,
14:13c'est les industriels qui vont l'implémenter.
14:14Mais aujourd'hui, dans le monde,
14:16ce genre de terminal existe déjà dans certains pays ?
14:19Alors, ce que nous dit l'association
14:22et ce que nous dit aussi la déléguée interministérielle
14:24à l'accessibilité,
14:25c'est que la France est un petit peu exemplaire
14:27dans la démarche de transposition de la directive.
14:32Il y a déjà beaucoup de normes,
14:33surtout ce qui est site internet, etc.
14:35Mais sur des normes techniques précises
14:37sur les termes de paiement,
14:39a priori, nous serions en avance.
14:41Mais dès lors que nos industriels,
14:42qui sont des industriels internationaux,
14:44fournissent au marché français,
14:45ils vont pouvoir former.
14:47Alors, dans un tout autre domaine,
14:48avec l'association Soli,
14:52Louise Roussel,
14:53c'est une solution de paiement
14:55que vous apportez aux sans-abri ?
14:56En fait, c'est l'offreur disposé,
14:58une carte bancaire, c'est ça l'idée ?
15:00Alors, c'est une carte de paiement.
15:01Donc, Soli, c'est la première carte de paiement solidaire
15:03qui permet de dématérialiser le don aux sans-abri.
15:06Concrètement, on a créé cette carte de paiement
15:08qu'on distribue gratuitement aux personnes sans-abri.
15:10Ce sont des cartes qui sont équipées
15:11d'une puce NFC et d'un QR code.
15:13Et donc, moi, en tant que citoyen,
15:14quand je rencontre un sans-abri dans la rue,
15:16il me suffit d'approcher mon téléphone portable de la carte,
15:19un formulaire de don personnalisé
15:21à destination du bénéficiaire s'ouvre
15:22et en deux clics grâce à mon smartphone,
15:24je peux faire un don allant de 2 à 100 euros
15:27sur la carte du bénéficiaire.
15:28Alors, la première chose,
15:30ces cartes-là, elles sont distribuées comment au sans-abri ?
15:32On a des associations partenaires sur tout le territoire
15:35qui font des maraudes
15:35et qui distribuent ces cartes directement aux personnes sans-abri.
15:38D'accord.
15:38Et ensuite, à eux de les alimenter par le fonctionnement.
15:43Moi, c'est quelque chose que j'avais déjà vu en Chine.
15:46En Chine, j'avais vu, je vois,
15:48il y avait des gens sans-abri,
15:50ou en tout cas qui mendiaient
15:51et qui le faisaient avec un terminal.
15:54Et puis, ça se faisait de paiement en paiement
15:55avec l'application WeChat.
15:56Mais ça veut dire que derrière,
15:58je crois qu'il y a aussi,
15:58dans le principe de l'association,
16:00c'est d'ailleurs, attention,
16:01carte de paiement,
16:02mais pas pour n'importe quoi.
16:04Parce que c'est souvent un frein.
16:06Les gens ne veulent pas donner d'argent
16:07parce qu'ils se disent,
16:08voilà, qu'est-ce qu'ils vont en faire de cet argent ?
16:10Tout à fait.
16:11Les dons sont utilisables
16:12pour des produits de première nécessité.
16:13Donc, elles vont être bloquées
16:14dans certains commerces
16:15ou pour certains produits.
16:16Mais ils vont pouvoir acheter
16:17tout ce qui est habillement,
16:19logement, soins, par exemple,
16:21et alimentation, bien évidemment.
16:22Et qu'est-ce qu'il faudrait rajouter d'autre ?
16:24Au-delà de cette innovation,
16:25qu'est-ce qu'il faudrait changer en priorité,
16:26justement,
16:27pour que ces personnes sans revenus
16:28ou en grande difficulté
16:31puissent justement
16:34avoir géré leur argent
16:35de façon plus...
16:37Pas comme nous tous,
16:38mais de façon un peu plus dignement,
16:41on va dire.
16:42Nous, ce qu'on observe sur le terrain
16:43avec les remontées locales qu'on a
16:45et notamment des associations,
16:46c'est que le vrai gage d'autonomie,
16:48c'est évidemment la carte,
16:49mais c'est aussi le smartphone.
16:50Et on a eu la chance
16:51d'avoir un mécène belge
16:53qui nous offre un budget
16:54qui va nous permettre,
16:55chez Soli,
16:56d'offrir des téléphones portables
16:57à des associations sur le territoire
16:59qui vont ensuite les distribuer
17:01à des personnes sans-abri
17:01au même titre qu'une carte Soli
17:02pour essayer de faire un test
17:04dans les prochains mois
17:05de redigitalisation
17:06des personnes les plus précaires
17:07et pour combiner
17:08un smartphone
17:09avec une carte Soli.
17:10Alors, on vous avait croisé
17:11à l'occasion des grands prix
17:12de la FEVAD,
17:13vous aviez reçu
17:14le prix spécial.
17:17Aujourd'hui,
17:17ça veut dire que ces cartes existent,
17:19vous en avez distribué
17:20combien aujourd'hui ?
17:21Alors, on a lancé effectivement
17:22en novembre 2025,
17:23aujourd'hui on est présent
17:24dans 22 villes,
17:25on a 550 bénéficiaires
17:27et on est à quasiment 9000 dons
17:29aujourd'hui
17:29avec un don moyen
17:30de 6 euros par carte environ.
17:31D'accord,
17:32et donc ensuite à eux
17:33d'enclencher un peu
17:34tout le process.
17:35Loïs, le rôle de CB
17:37jusqu'au moment
17:37dans l'accompagnement
17:38du projet de Soli ?
17:39En fait, Soli,
17:41c'est une autre dimension
17:42de l'accessibilité,
17:43c'est pour les acteurs
17:45qu'ils soient bénéficiaires
17:46ou donateurs
17:47de ce que j'appelle
17:48la générosité du quotidien,
17:50quel moyen de paiement,
17:51quelle solution de paiement
17:52on peut donner
17:52du fait de la pression
17:53des espèces
17:54dans nos portefeuilles
17:55que l'on a tous.
17:57Donc, l'initiative de Soli,
17:59elle nous a paru pertinente,
18:00elle nous a séduit
18:01et donc on est supporters.
18:03Et être supporters,
18:05ça veut dire accompagner,
18:06aider à faire connaître,
18:08accompagner dans la promotion.
18:09Soli était lauréat
18:11des trophées d'innovation CB
18:12en 2025.
18:14Parce qu'après,
18:15ça ressemble à une carte,
18:16il y a la PCLFC,
18:17ça vous le savez faire.
18:19Après, c'est la partie logicielle
18:20qui doit justement limiter,
18:22jouer avec la partie don,
18:23limiter pour les paiements.
18:24Les logiciels et la carte,
18:26c'est un partenaire,
18:28un partenaire bancaire de Soli
18:30qui en est responsable.
18:32D'ailleurs, il y a des flux financiers.
18:33Être supporter,
18:34c'est la promotion.
18:35C'est aussi aider
18:36au passage à l'échelle.
18:37Aider au passage à l'échelle,
18:39c'est là,
18:39on parle d'une expérimentation,
18:41il y a la vocation
18:42à se déployer.
18:43Il y a des questions,
18:44potentiellement,
18:45qu'il faudra adresser
18:46de comment on améliore
18:47la fluidité
18:48du geste du donateur
18:49pour que ça soit toujours
18:51en deux clics
18:51et pas en trois ou en quatre,
18:55que le bénéfice des dons
18:58soit toujours bien fléché.
18:59Donc voilà,
18:59supporter,
19:00c'est la promotion,
19:01l'accompagnement
19:03au déploiement opérationnel.
19:04On n'a pas de rôle technique
19:06à nous dans la solution.
19:07On est un facilitateur,
19:08un promoteur,
19:09on peut en parler
19:10à notre écosystème
19:11et on l'a déjà fait.
19:13Par rapport à cette partie inclusion,
19:14Louise Roussel,
19:16l'inclusion aujourd'hui,
19:18ça doit rester une bonne volonté
19:19des industriels
19:20ou pour vous,
19:21il faudrait qu'il y ait
19:21un peu plus de contraintes réglementaires,
19:25notamment pour cette partie paiement,
19:26j'entends ?
19:27Non,
19:27je vais être optimiste.
19:28Moi,
19:28je pense que la bonne volonté,
19:29c'est nécessaire,
19:30mais on le voit,
19:31elle est inégale.
19:32Elle dépend des gens,
19:33des sensibilités,
19:33des territoires.
19:35Si un agent réussit
19:36à sensibiliser un industriel,
19:37c'est là où ça s'enclenche.
19:39Voilà.
19:40Je pense qu'un cadre réglementaire
19:41serait quand même utile.
19:43Une fois que ça devient
19:44un cadre réglementaire,
19:45il y a une norme,
19:45c'est une obligation,
19:46ça devient une réalité
19:47pour les personnes qui sont exclues
19:48et on le voit dans notre secteur,
19:50on pourrait tout à fait imposer
19:51un droit,
19:52un moyen de paiement
19:52qui soit accessible à tous,
19:54que les acteurs financiers
19:55doivent proposer
19:56une solution alternative
19:57pour que n'importe qui
19:58puisse exister économiquement
19:59et nous,
20:00c'est ce qu'on essaie de faire
20:01chez Soli.
20:01Certains seraient déjà
20:02un premier pas
20:02pour ceux qui le veulent,
20:04un retour vers
20:05une situation
20:06au moins
20:06un peu à minima normale.
20:09Manuel,
20:09je l'ai dit,
20:10l'association Valentin et lui,
20:12vous travaillez
20:12sur énormément de sujets
20:13pour les déficients visuels,
20:15la partie évidemment
20:16accessibilité numérique
20:17est un pan important
20:19de votre association.
20:20C'est quoi les autres innovations
20:22sur lesquelles
20:23vous travaillez,
20:25enfin vous travaillez,
20:26vous réfléchissez
20:26pour que justement
20:27rendent ce paiement
20:28réellement autonome ?
20:30On essaye de travailler
20:31sur tous les aspects
20:32du paiement,
20:32c'est-à-dire que là,
20:33on a parlé des terminaux
20:34de paiement,
20:35le paiement en ligne
20:36en soi,
20:37c'est aussi un élément
20:38très important aujourd'hui,
20:39sur tous les sites
20:39de e-commerce,
20:40les sites de tourisme,
20:41de réservation de billets,
20:43etc.,
20:43on a tout le temps
20:44un module de paiement
20:46qui finalise l'achat,
20:48donc on travaille aussi
20:50avec les acteurs
20:54industriels
20:54qui gèrent ces aspects-là,
20:56qui gèrent le paiement en ligne,
20:57pour faire en sorte
20:58que ces modules de paiement,
21:00là aussi,
21:01soient accessibles
21:02aux personnes déficientes visuelles,
21:04donc là,
21:04on est plutôt
21:05sur des résultats
21:06qui vont arriver
21:08dans les mois à venir
21:09et qui sont assez intéressants,
21:12et puis,
21:12il y a tous les aspects
21:14liés aux automates,
21:15donc distributeurs de billets,
21:17guichets automatiques de banque,
21:19donc tout ça,
21:20c'est pareil,
21:20c'est des choses
21:21sur lesquelles on travaille
21:22avec l'ensemble
21:24du secteur bancaire.
21:26– Parce qu'aujourd'hui,
21:27les claviers,
21:27ils ont un côté,
21:29il y a du braille dessus,
21:30des choses comme ça,
21:30non ?
21:31– Oui,
21:31mais vous avez,
21:32alors les claviers
21:33ont un repère tactile
21:35pour le 5,
21:36par exemple,
21:36mais vous avez
21:38toute la cinématique
21:40qui concerne
21:41notamment
21:41les dépôts de chèques,
21:44– Ou alors,
21:44si on vous dit
21:44est-ce que vous voulez
21:45un billet ou pas de billet,
21:46un ticket ou pas de billet ?
21:46tout ça,
21:47ça doit être testé
21:48et peut-être
21:50parfois amélioré,
21:51donc c'est ce qu'on est
21:51en train de faire
21:52avec les acteurs,
21:53et puis,
21:53il y a un aspect
21:54qui n'est pas encore géré,
21:55c'est les malvoyants,
21:57je rappelle quand même
21:57qu'aujourd'hui,
21:58il y a 1 700 000 personnes
22:00malvoyantes en France
22:02et qu'il est essentiel
22:04de travailler
22:04sur ces aspects
22:05de contraste,
22:06de police
22:07pour ce public-là,
22:08et c'est ce qu'on fait
22:09avec les acteurs
22:11du secteur
22:12pour justement
22:13intégrer
22:13dans leurs interfaces
22:15des options
22:16pour ce public-là.
22:18– Avec une forte
22:20concernante aussi
22:20de formation,
22:21parce qu'il y a ça aussi,
22:22parce que des gens
22:23qui sont habitués
22:24à former sur des choses.
22:25– Tout ça passe par la formation,
22:25tout ça passe par la formation
22:27et c'est ce qu'on va mettre
22:27en place puisqu'à partir
22:29de 2027,
22:30on va mettre en place
22:32des formations
22:34pour former
22:34sur le terrain
22:37les personnes
22:37à l'utilisation
22:38de ces nouvelles technologies
22:39pour qu'elles puissent
22:40être autonomes
22:42dans ces actes
22:43de paiement.
22:44– Loïs,
22:46aujourd'hui,
22:47de Groupe CV,
22:48l'inclusion,
22:49c'est un vrai moteur
22:49d'innovation
22:50chez vous
22:50ou c'est encore
22:52un sujet,
22:53alors pas forcément
22:54que chez vous,
22:54mais dans l'industrie
22:55bancaire qui reste
22:56un peu en marche,
22:56il y a quelques obligations,
22:59on s'y met,
23:01mais le côté
23:02chercher toutes
23:03ces innovations,
23:04parce qu'on a toujours
23:04l'impression,
23:05on envoie des gens
23:05sur la Lune
23:06et voire même
23:07plus loin un jour
23:08et puis on se dit
23:09mais il y a des choses
23:10très concrètes
23:10dont on n'a pas encore résolues.
23:12– Alors,
23:13en fait,
23:13ça ne peut plus être
23:13un sujet à la marche
23:14pour deux raisons,
23:15d'abord parce qu'il y a
23:16une directive et une loi
23:17et puis c'est également,
23:18il y a une stratégie nationale
23:19des moyens de paiement
23:20qui est définie
23:20par l'écosystème
23:21et qui est portée
23:22par la Banque de France
23:23et les pouvoirs publics
23:25et l'amélioration
23:27de l'accessibilité,
23:29c'est un des objectifs
23:31de cette loi.
23:32Donc,
23:32ça n'est pas la marche,
23:34on va parler
23:35d'innovation,
23:36les industriels
23:37de la carte
23:37proposent par exemple
23:38aussi des cartes
23:39où on a du braille
23:40dessus,
23:41on a pu parler
23:44également
23:45d'une carte
23:46qui est développée
23:47par Thalès
23:48et Hansom
23:49qui est une carte
23:50qui permet de vocaliser
23:51les opérations
23:52que fait le...
23:53Donc,
23:53il y a vraiment,
23:54chaque fois qu'on a fait
23:55des trophées d'innovation
23:56autour de l'inclusion
23:58ou l'accessibilité,
23:59on a eu
24:00du répondant
24:01et le sujet après,
24:02c'est comment on passe
24:03de l'innovation
24:04de niche
24:04à quelque chose
24:05qui est massifié
24:06et d'où
24:07la nécessité
24:08de travailler
24:08avec les associations,
24:10les industriels,
24:10les banques
24:11pour en gros
24:11déployer tout ça
24:12rapidement sur le terrain.
24:13C'est-à-dire,
24:14Louise Ocel,
24:15dans votre cas,
24:16comme dans celui de Manuel,
24:17ce qu'il faut,
24:17c'est penser ça
24:18dès le départ
24:18et pas se dire
24:19tout d'un coup,
24:20quand ça existe,
24:20de dire
24:20tiens,
24:21au fait,
24:21on n'a pas pensé
24:22aux plus précaires,
24:23on n'a pas pensé
24:24aux personnes atteintes
24:26d'un certain handicap.
24:27Exactement.
24:27Et c'est ce qu'on a essayé
24:28de faire chez Soli.
24:29Ça fait deux ans
24:29que l'idée est née
24:30et qu'en fait,
24:30on part des réalités
24:31du terrain,
24:32des expériences de vie,
24:33y compris des gens
24:34les plus précaires
24:34pour construire un produit
24:35qui soit inclusif
24:36dès le départ.
24:37Une entreprise
24:38aujourd'hui qui nous écoute,
24:39elle peut accompagner
24:39l'association Soli ?
24:40Tout à fait.
24:41On a lancé,
24:42début mars,
24:43notre label
24:44Entreprises Solidaires
24:45qui permet à n'importe
24:45quelle entreprise
24:46de faire un don à Soli.
24:4891% du don
24:49est reversé
24:49à des personnes
24:50sans-abri
24:50du territoire
24:51choisi par l'entreprise,
24:52ce qui permet
24:52d'avoir une action locale
24:53et le reste
24:54nous permet à nous
24:55de consolider
24:55notre modèle financier.
24:56Je parlais
24:57des innovations,
24:59enfin du futur,
25:00on y est déjà,
25:00mais aujourd'hui
25:01on parle beaucoup
25:02d'IA,
25:02de quantique,
25:03de neurosciences
25:04et tout ça.
25:04Ça,
25:04c'est des technologies
25:05sur lesquelles
25:06vous travaillez déjà,
25:08Cébé,
25:08justement,
25:09dans d'autres domaines,
25:11mais particulièrement
25:12dans le domaine
25:12de l'inclusion,
25:13de l'accessibilité.
25:14Déjà,
25:15le sujet du quantique,
25:17c'est plus un sujet
25:17de sécurité.
25:19Évidemment,
25:19on y travaille déjà
25:20parce qu'on a
25:21l'ADN de Cébé,
25:23c'est entre autres
25:24la sécurité
25:24et on parle aussi
25:26de commerce agentique
25:27et là typiquement,
25:28tout à l'heure
25:29on parlait
25:29qu'il faut réfléchir
25:31à l'inclusion
25:32ou à l'accessibilité
25:33dès le début
25:34de la conception
25:34des solutions.
25:35Effectivement,
25:35il faut prendre en compte
25:36ce type de choses
25:37dès la conception.
25:38Mais effectivement,
25:39c'est des sujets
25:39qui sont au cœur
25:41de nos préoccupations
25:42et l'inclusion
25:44d'une manière générale
25:45sera une des thématiques
25:46de notre prochain sommet
25:48avec l'intervention
25:50de la déléguée,
25:51le 31 mars prochain
25:53de la déléguée
25:55interministérielle
25:56à l'accessibilité
25:57qui est Isabelle Sorin.
25:58Merci à tous les trois.
25:59Loïs Moulin,
26:00directeur projet marketing CB,
26:01Louise Roussel,
26:02cofondatrice
26:03de l'association Soli,
26:04donc carte de paiement
26:05solidaire
26:05pour les sans-abri
26:06et Manuel Pereira,
26:07responsable du pôle
26:08accessibilité
26:09de l'association
26:09Valentin A8
26:10justement pour changer,
26:12transformer
26:13les terminaux de paiement
26:14qui soient plus accessibles
26:15notamment aux déficients
26:17visuels.
26:17Merci à tous les trois
26:18et puis nous on se retrouve
26:19très bientôt
26:20pour une nouvelle émission
26:20BFM Business.
26:21A très bientôt.
26:25Hors série,
26:26les dossiers BFM Business.
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