00:00Justement les taux, notamment le bout d'allemand, on va aussi en parler au cœur de la data room.
00:12Chaque soir, votre bar à data, oui, le happy hour, juste avant la clôture,
00:16Olivier Sedvastien, êtes-vous prêt à nous offrir un happy hour de data ?
00:22Absolument, oui.
00:23Oui, bon, on y va.
00:25Je vous sens hésitant.
00:25On va démarrer avec vous, tiens, Olivier, c'est votre première data room.
00:28Votre chiffre ce soir, on parlait du bout d'allemand, 3%.
00:31Oui, je trouve que c'est symbolique, effectivement.
00:34Ça pose un problème pour le refinancement, et puis c'est quand même le pays le plus safe d'Europe.
00:40Donc là aussi, c'est ce pourquoi les grands investisseurs continuent d'acheter du bout.
00:45Mais ça pose un sujet, effectivement, de projection pour les pays dits périphériques,
00:52la France, l'Italie, l'Espagne, qui sont beaucoup plus endettés,
00:55et dans une autre situation économique que l'Allemagne.
00:57C'est grave pour l'Allemagne, 3% ?
00:59Ou finalement, non, c'est pas grave ?
01:00Non.
01:00Ça ne les empêchera pas de financer leur plan de défense et l'infrastructure ?
01:03À mon sens, ça n'a pas d'impact à ce jour.
01:06Mais c'est un signal pour tout le monde, et on le disait, donc, le disant français est à 3
01:10,75 ce soir.
01:10Tiens, pour illustrer, les cours de l'énergie qui montent, ça fait mal à l'économie allemande.
01:14Eh bien, on a un décrochage du sentiment économique en Allemagne.
01:16Lundi, Zou passe de 58 en février, de 58 en février à zéro, là, au mois de mars.
01:22Voilà.
01:22Ils ont un peu mal, quand même, les Allemands, avec ces cours de l'énergie.
01:24Les Allemands, ça leur fait pas mal, 3%.
01:25Le problème, c'est que ça sert de benchmark pour tous les autres taux.
01:28Oui, oui.
01:29Oui, oui.
01:30Effectivement.
01:30Ben voilà, on est embarqué là-dedans.
01:32À vous, Sébastien, de délivrer une data forte, significative.
01:35Et attention, votre défi, c'est que cette data, elle soit tellement énorme
01:37que tous ceux qui nous suivent veuillent la partager, là, en week-end, en soirée, etc.,
01:41pour briller auprès de leurs amis.
01:42Vous êtes prêts ?
01:42J'ai l'impression.
01:43Vous relevez le défi.
01:44Votre chiffre, 159.
01:46159.
01:46Alors, on pourrait penser que je vais vous parler du baril de pétrole,
01:48puisqu'on met 159 litres dans un baril de pétrole.
01:51Ben, pas du tout.
01:52Je vais dézoomer, parce qu'un train peut en cacher un autre, comme je le disais.
01:56Et le danger dans ce type de marché, c'est d'être focussé que sur une seule data,
01:59le cours du pétrole.
02:00Et moi, je vais vous donner, à travers 159, la parité yen-dollar.
02:06Et pourquoi c'est important ?
02:07Parce que le Japon est un grand importateur de pétrole.
02:11Il n'en a pas.
02:12Il a moins d'énergie nucléaire depuis Fukushima.
02:16Et donc, il subit naturellement la hausse des cours du pétrole.
02:20Et il le subit doublement, dans le sens où le yen n'arrête pas de baisser.
02:25Donc, vous avez un effet d'inflation importé qui est très fort pour, effectivement, le Japon.
02:33Et de ce fait, vous avez un consommateur qui va subir une pension.
02:38Alors, on pourrait dire, c'est pareil pour nous, par exemple, avec l'euro, etc.
02:41Le problème, c'est que ce n'est pas du tout dans le sens de ce que voulait faire la
02:45nouvelle première ministre japonaise.
02:48Et elle a commencé à mettre la pression et à prévenir les marchés qu'elle n'allait pas se laisser
02:52faire
02:53et sûrement prendre des options.
02:55C'est le ministre des Finances japonais qui l'a dit.
02:59La Boge, on sait qu'à 160, je vous ai dit, c'est 159.
03:02À 160, elle interviendra.
03:04Et les Sud-Coréens ont le même problème.
03:06Ils ont fait une déclaration dans le même sens.
03:09Alors, attention pour ceux qui trouvent que le Nikkei est intéressant.
03:12Si tout d'un coup, le yen se retourne, il sera beaucoup moins intéressant.
03:16Et puis, il y a des gens à l'autre bout de la planète qui ont le problème inverse.
03:18C'est la Suisse et qui seraient aussi tentés de faire des choses sur leur monnaie.
03:22Effectivement.
03:23On comprend l'attentisme de plein d'investisseurs dans la période actuelle de marché.
03:27Merci à tous les deux de nous avoir éclairés, accompagnés dans ce dernier club.
03:31Olivier Lévy, président de Lévy Capital Partners.
03:33Bonsoir Olivier, bon retour.
03:34Ça passe vite, un club.
03:35Et Sébastien Corchia, le directeur de la gestion de Cogefit.
Commentaires