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Pour limiter le nombre de cas, notamment chez les nouveau-nés, le gouvernement a mis en place une campagne d’immunisation. Mais face à une demande exponentielle, l’accès au médicament a été restreint fin septembre, entraînant la colère des soignants et des parents.
Pour Code source, Elsa Mari et Nicolas Berrod, journalistes au service futurs du Parisien, en charge notamment de la santé, font le point sur l’épidémie et les mesures prises par le gouvernement. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo, Pierre-Loeiz Thomas et Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network
Archives : France TV, BFMTV, Europe 1
#bronchiolite #maladie #beyfortus
Pour Code source, Elsa Mari et Nicolas Berrod, journalistes au service futurs du Parisien, en charge notamment de la santé, font le point sur l’épidémie et les mesures prises par le gouvernement. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo, Pierre-Loeiz Thomas et Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network
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00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11C'est une maladie dont on parle régulièrement dans l'actualité, la bronchiolite.
00:15Cette infection des petites bronches touche chaque année près d'un tiers des enfants de moins de deux ans.
00:21Elle concerne de très nombreuses familles.
00:23Elle est surveillée d'encore plus près depuis l'hiver dernier, où l'épidémie de bronchiolite a été virulente.
00:28Et cette année, le gouvernement français a misé sur un médicament, un traitement préventif, pour essayer de contenir la maladie.
00:36Codesources fait le point aujourd'hui sur la bronchiolite, avec deux journalistes du service futur du Parisien,
00:41en charge notamment des questions de santé, Elsa Marie et Nicolas Béraud.
00:51Elsa Marie, c'est quoi la bronchiolite ?
00:53C'est une infection respiratoire des petites bronches, les bronchioles,
00:57qui est causée par plusieurs virus très contagieux et qui circulent au moment de l'hiver.
01:02Ça donne des symptômes de rhume.
01:03Normalement, c'est une maladie bénigne, mais dans certains cas, elle peut dégénérer.
01:07À quoi ressemblent les formes graves de la bronchiolite chez les enfants ?
01:09Alors, ce sont des enfants qui se mettent à tousser, à avoir le nez qui coule,
01:13et qui, tout d'un coup, au fil des jours, vont avoir une respiration sifflante,
01:17et avoir de plus en plus de mal à respirer, et même à dormir et à manger.
01:22Et donc, leur état va se dégrader et nécessiter une hospitalisation.
01:26Hospitalisation, ça veut dire que ça peut être parfois très grave ?
01:28Oui, elle peut être très grave, et parfois, certains enfants sont même admis en réanimation
01:32où on leur apporte de l'oxygène.
01:37Dans l'immense majorité des cas, la maladie n'engendre aucune séquelle,
01:41et les cas de décès sont particulièrement rares.
01:44Nicolas Béraud, est-ce que les adultes, eux aussi, peuvent être touchés par la bronchiolite ?
01:49Ils peuvent aussi attraper des bronchiolites, mais ce sont généralement des formes bénines.
01:53En revanche, les adultes, et notamment les personnes âgées,
01:56lorsqu'elles sont infectées par les virus qui donnent la bronchiolite chez les bébés,
02:00comme le VRS, peuvent faire des infections pulmonaires graves, des pneumonies par exemple.
02:04Donc, les virus de la bronchiolite chez les bébés peuvent aussi causer des infections respiratoires
02:09avec des formes graves chez les personnes âgées et fragiles.
02:11Elsa-Marie, pour les bébés nés avant le terme, les prématurés,
02:15il existe depuis longtemps un médicament préventif.
02:18Oui, c'est un traitement qui est administré depuis 1999 aux bébés prématurés.
02:24C'est une injection que l'on fait pour justement leur éviter d'avoir une forme grave
02:29le jour où ils attraperaient le virus.
02:31Seulement, c'est un petit peu contraignant puisqu'il faut faire une injection
02:34tous les mois au moment de l'hiver lorsque le virus circule.
02:37Comme chaque année, effectivement, la bronchiolite est de retour.
02:41On va parler de bronchiolite, c'est de saison.
02:43La bronchiolite, une infection qui, on le rappelle, est à l'origine de nombreuses hospitalisations de nourrissons chaque hiver.
02:50On parle chaque hiver en effet dans l'actualité de la bronchiolite parce que ça touche les enfants.
02:54C'est un sujet qui concerne beaucoup de monde.
02:57Oui, il faut imaginer que tous les parents qui ont des enfants en bas âge se sentent concernés par la
03:01bronchiolite.
03:02Chaque année en France, plus de 700 000 enfants naissent.
03:0530% des enfants de moins de 2 ans attrapent la bronchiolite.
03:09C'est donc plus de 480 000 cas chaque hiver.
03:13Pendant l'épidémie de Covid, notamment pendant l'hiver 2020-2021,
03:17le nombre de cas de bronchiolite est en baisse, Nicolas Béraud.
03:21Oui, on s'aperçoit que les courbes épidémiques de la bronchiolite grimpent à peine lors de l'hiver 2020,
03:26beaucoup moins que les années précédentes.
03:28Et ça peut notamment s'expliquer par le fait qu'avec les gestes barrières, les confinements,
03:32le port du masque et les mesures prises contre le Covid,
03:34les autres virus, dont le VRS qui peut donner des bronchiolites, ont très peu circulé.
03:39Pendant l'hiver 2022-2023, au contraire, l'épidémie de bronchiolite est très forte.
03:44Concrètement, Elsa Marie, ça se traduit comment dans le pays ?
03:47Oui, c'est la pire épidémie des dix dernières années.
03:50Donc, il faut imaginer qu'il y a des milliers et des milliers d'enfants qui affluent vers les services
03:54d'urgence.
03:54Très vite, les hôpitaux sont débordés et il n'y a plus de place en réanimation pédiatrique.
04:00Et donc, les médecins sont très inquiets.
04:02Ils passent leur temps à essayer de décrocher une place un peu partout en France
04:06pour accueillir ces enfants dans un état critique.
04:08Une quarantaine d'enfants d'Île-de-France doivent même être hospitalisés, loin de leur famille.
04:12Oui, il y a près de 40 enfants qui sont envoyés parfois à des centaines de kilomètres de chez eux.
04:17On annonce à des parents qui habitent à Paris que leur petit bébé va être emmené, par exemple, à Rouen.
04:22C'est une situation vraiment chaotique.
04:24Près de 35 000 enfants sont hospitalisés et les soignants gardent un souvenir chaotique.
04:33À ce moment-là, pour expliquer la virulence de l'épidémie, certains médecins parlent d'une dette immunitaire.
04:39De quoi on parle ?
04:40Alors, c'est un concept qui a été inventé notamment par des pédiatres français et qui voudrait dire que notre
04:45système immunitaire a été moins stimulé
04:48parce qu'il a moins été confronté à tout un tas de virus, dont le VRS, pendant le Covid.
04:52Et donc, il aurait été moins entraîné et il serait moins efficace pour réagir en cas d'infection par la
04:57suite.
04:57Est-ce que c'est avéré ?
04:58Alors non, ce n'est pas avéré.
05:00Scientifiquement, il n'y a pas vraiment de données qui permettent de l'établir.
05:03C'est un concept qui est même jugé dangereux par certains épidémiologistes parce qu'en gros, ça voudrait dire qu
05:08'il vaut mieux attraper un virus maintenant
05:10parce que sinon, on risque de l'attraper de façon beaucoup plus forte par la suite.
05:14Donc, c'est un concept qui pourrait même avoir des conséquences graves selon certains chercheurs.
05:18Et aujourd'hui, on parle plutôt d'une dette d'exposition plutôt que de dette immunitaire.
05:23Dette d'exposition, c'est quoi ?
05:24Une dette d'exposition, c'est un terme un peu différent et qui peut vouloir dire simplement qu'énormément de
05:29monde n'a pas été exposé à tous ces virus pendant le Covid.
05:33Et donc, une fois que ces virus ou même ces bactéries recirculent par la suite, ça fait davantage de monde
05:37qui ne l'a pas eu et qui est susceptible de l'avoir.
05:40Mais si davantage de monde est susceptible d'être à nouveau exposé à tous ces virus, il peut y avoir
05:45davantage d'infections et notamment davantage de formes graves.
05:47Ça ne veut pas dire que le système immunitaire ne réagira pas en cas d'infection.
05:51Cette idée de dette d'exposition, c'est plus communément admis aujourd'hui ?
05:54Oui, en tout cas, ça fait beaucoup moins polémique que cette expression de dette immunitaire.
05:58Pendant l'été 2023, le mardi 1er août, la Haute Autorité de Santé donne son accord à la commercialisation en
06:04France d'un médicament préventif de la bronchiolite, médicament qui s'appelle le Befortus.
06:09De quoi s'agit-il ?
06:10Il s'agit d'un anticorps qui est développé par Sanofi.
06:14Donc, ce n'est pas un vaccin.
06:15C'est une injection que l'on réalise dans la cuisse des bébés.
06:18Il est maintenant possible de protéger tous les enfants grâce à un médicament qui s'appelle le Befortus.
06:24En prévention d'une bronchiolite et donc d'une forme grave.
06:27Ce traitement, il faut imaginer que c'est un véritable événement.
06:30Il est très attendu des parents et des soignants puisque jusqu'alors, à part pour les grands prématurés, nous n
06:35'avons pas de traitement en France.
06:37Pourquoi est-ce qu'on ne parle pas de vaccin ?
06:38Un vaccin, je rappelle le principe, on vous injecte un virus qui est inoffensif pour que votre corps produise des
06:45anticorps contre lui.
06:47Ainsi, quand vous aurez vraiment le virus, les soldats de notre corps, les anticorps seront prêts à se défendre et
06:53à le combattre.
06:53Le Befortus, c'est un traitement, une injection dans la cuisse des bébés et on leur amène l'anticorps pour
06:59qu'ils puissent se défendre eux-mêmes.
07:03Le 29 août, le Parisien explique que le nouveau ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, qui a pris ses fonctions
07:08le 20 juillet, mise beaucoup sur le Befortus.
07:12Oui, il est ministre de la Santé et de la Prévention. C'est d'ailleurs une casquette qu'il met
07:16souvent en avant et c'est dans cette logique de la prévention qu'il mise beaucoup sur ce traitement
07:21parce qu'il considère que ça peut permettre de prévenir une très grosse épidémie de bronchiolite et notamment aussi grosse
07:26que l'an dernier.
07:26La France est le premier pays à utiliser ce médicament préventif à grande échelle ?
07:30Alors la France n'est pas le premier pays à avoir autorisé le Befortus, il y a aussi les Etats
07:34-Unis notamment.
07:35En revanche, la France est le premier pays en Europe et dans le monde à organiser une campagne d'immunisation
07:40des bébés aussi large dès cette rentrée 2023.
07:43Et d'ailleurs, la France était très vite mise en position de commander et d'avoir à disposition un grand
07:48nombre de doses.
07:49200 000 doses ont été prévues, ont été commandées pour cette année.
07:52Le médicament arrive dans les pharmacies le vendredi 15 septembre.
07:55Le 18 septembre, Elsa Marie, vous interviewez pour le Parisien une pédiatre, Christelle Gras-le-Gaine, chargée par le gouvernement
08:02d'expliquer au grand public cette première campagne de prévention avec le Befortus.
08:07Et elle vante les mérites du médicament.
08:09Oui, on l'appelle Madame Bronchiolite et elle est très élogieuse sur ce traitement.
08:14Elle nous explique que d'abord, il est très bien toléré, qu'il y a très peu d'effets secondaires
08:19et qu'il est même très efficace à plus de 83%.
08:22Selon elle, il y a même rarement eu un tel niveau de preuve.
08:25Et ce qu'elle dit dans nos colonnes, c'est que ce traitement, c'est une vraie chance pour les
08:29enfants.
08:29Très vite, le Befortus est un succès commercial.
08:32Une dizaine de jours après son arrivée en France, les pharmaciens nous disent qu'ils ont du mal à s
08:38'approvisionner,
08:39c'est-à-dire qu'ils ont passé commande pour les parents et les livraisons peinent à arriver dans les
08:43officines.
08:44On se demande à ce moment-là si on va avoir les réserves nécessaires pour faire face à un tel
08:48succès.
08:54Dès la fin du mois de septembre, Nicolas Béraud, confirmation, on constate qu'il n'y aura pas assez de
08:58Befortus pour tout le monde.
08:59Oui, très clairement, la demande, l'envie des parents de faire immuniser leur bébé dépasse largement l'offre et donc
09:05le nombre de doses disponibles.
09:07Il y a des parents qui nous racontent qu'ils arrivent en pharmacie avec une ordonnance, ils veulent du Befortus,
09:11mais le pharmacien leur répond qu'ils n'en ont pas, qu'ils n'en ont plus.
09:14Et donc, il y a une grosse déception.
09:15Comment est-ce qu'on explique ce succès ?
09:17Sûrement le fait que ce ne soit pas un vaccin, mais un traitement préventif a pu jouer.
09:22Peut-être que les réfractaires au vaccin l'ont moins été avec ce traitement préventif.
09:27Ce qu'il faut bien imaginer, c'est que tout le monde a en tête cet hiver noir chaotique de
09:32l'an dernier
09:33et que personne n'a envie que son bébé soit hospitalisé.
09:37Le mardi 26 septembre, le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, est obligé de restreindre l'accès aux médicaments.
09:44Oui, alors il faut savoir qu'il y a deux versions du Befortus.
09:46Il y a celle pour les tout-petits, vraiment les bébés parfois qui viennent de net,
09:50et celle pour les bébés plus gros à partir de 5 kg.
09:53Ce qui va être décidé, c'est que la version pour les bébés les plus petits va être réservée aux
09:57maternités
09:58parce qu'on considère que les bébés les plus petits, parfois ceux qui viennent à peine de net,
10:02sont les plus à risque des formes graves.
10:04Donc c'est eux qu'il faut protéger en priorité.
10:06Et c'est pour ça que le gouvernement, les pédiatres vont assumer,
10:09mais ils n'auront pas le choix de prioriser les bébés en fonction de leur âge et de leur fragilité.
10:13Le lundi 2 octobre, Nicolas Béraud, un syndicat de pédiatres, dénonce, je cite, « un gâchis ».
10:19Oui, un gâchis au sens de déception.
10:21Alors, ils ne disent pas forcément un échec parce qu'en termes de santé publique,
10:24voir qu'autant de parents veuillent immuniser leur bébé, ce n'est pas un échec.
10:28Mais par contre, c'est un gâchis parce qu'on aurait pu immuniser beaucoup plus de bébés
10:31qu'on devait le faire en réalité.
10:33Les autorités de santé avaient estimé qu'environ 20%, 15%, 20% des parents
10:37voudraient faire immuniser leur bébé.
10:39Mais on se rend compte que dans les maternités, parfois, il y a 50%, 60% des parents
10:42qui sont demandeurs d'une dose de B4Tus pour leur bébé,
10:46sauf qu'on se rend compte qu'il n'y en a pas assez pour tout le monde.
10:51Le 7 octobre, Nicolas Béraud, vous expliquez dans Le Parisien
10:54que les trois études réalisées sur le B4Tus ne permettent pas d'avoir une vision
10:59très précise de l'efficacité du traitement.
11:02En fait, comme pour tout médicament ou pour tout traitement ou pour tout vaccin,
11:05il y a plusieurs essais cliniques, donc plusieurs grosses études
11:08qui ont été réalisées depuis quelques années.
11:10En gros, on suit un groupe de bébés à qui on donne le traitement,
11:13un autre groupe de bébés à qui on ne le donne pas,
11:15et on regarde dans chaque groupe combien il y a d'infections,
11:17combien il y a de formes graves.
11:18Ce qu'on se rend compte dans les différents essais cliniques
11:20qui ont été réalisés pour le B4Tus, c'est qu'il y a une efficacité
11:24qui est avérée, qui est claire contre les infections,
11:26il y en a aussi une qui semble avérée et claire contre les hospitalisations,
11:30sauf que certains scientifiques pointent des petites questions
11:33en termes de statistiques.
11:34Par exemple, sur une étude, il y a deux groupes de bébés
11:37qui ont été suivis à deux périodes différentes et qui ont été mélangés,
11:40donc il faut peut-être prendre avec prudence les résultats à la fin.
11:43Ce qu'on peut dire en résumé, c'est qu'il y a un très gros faisceau
11:46de présomption d'une efficacité du B4Tus contre les infections
11:50et contre les hospitalisations, mais il faudra attendre des données en vie réelle
11:54pour savoir dans quelle mesure exactement ce traitement est efficace.
11:57D'un mot, Nicolas Béraud, ce traitement, il ne concerne pas tous les cas de bronchiolite.
12:00Non, parce que les bronchiolites peuvent être causés par différents virus,
12:03dont majoritairement le VRS et le B4Tus, lui, il agit contre les infections à VRS,
12:09donc par exemple, il n'a pas d'efficacité sur les bronchiolites
12:12qui sont dus au SARS-CoV-2, par exemple.
12:14Et une autre maladie en gorge en ce moment, nos hôpitaux, la bronchiolite.
12:17Oui, l'épidémie s'étend à tout le territoire.
12:19Au mois de novembre, l'épidémie de bronchiolite, qui avait débuté dès septembre,
12:23commence à gagner du terrain en France.
12:25Et le jeudi 23 novembre, Elsa Marie, vous écrivez qu'en Ile-de-France,
12:29les hôpitaux commencent à saturer.
12:31Juste après les vacances scolaires, l'épidémie repart de plus belle.
12:35Et à ce moment-là, toutes les régions de France sont au stade épidémique,
12:39à part la Corse.
12:40Donc la France vire au rouge, les hôpitaux commencent à être débordés,
12:44les réanimations pédiatriques en Ile-de-France aussi.
12:46Et le 20 novembre, un premier nourrisson qui est arrivé aux urgences de Pontoise,
12:52dans le Val d'Oise, est téléporté en direction d'Amiens.
12:55Dans la somme, là où il y a une place en réanimation.
12:58Le pic de bronchiolite semble avoir été atteint pendant la semaine du lundi 4 décembre.
13:02Elsa Marie, cette épidémie semble moins forte que celle de l'an dernier ?
13:06Oui, elle est beaucoup moins forte.
13:07C'est ce que nous disent d'emblée les médecins.
13:09Même s'il y a eu ce premier nourrisson qui a été transféré à Amiens,
13:13et puis quelques-uns depuis,
13:14c'est sans commune mesure avec la quarantaine d'enfants qui a été transféré l'hiver dernier.
13:18Malgré tout, les spécialistes, les médecins avec qui vous parlez,
13:21ils veulent toujours rester prudents, j'imagine ?
13:23Évidemment, parce que l'hiver n'est pas terminé,
13:25et que l'épidémie va encore durer quelques mois.
13:29Nicolas Béraud, est-ce qu'aujourd'hui, 4 mois après l'arrivée du béfortus,
13:33on peut dire si oui ou non ce médicament a eu un effet positif pour contenir l'épidémie ?
13:37Plusieurs éléments permettent de penser que le béfortus a permis de limiter le nombre de bonchiolites dues à un VRS,
13:44parce qu'effectivement, l'épidémie de bonchiolites à VRS est moins forte que l'an dernier,
13:48sauf que ça, ça peut s'expliquer par ce traitement,
13:50mais ça peut aussi s'expliquer, par exemple, si la souche virale du VRS est différente,
13:54ou par des conditions météo.
13:56Donc, il est encore impossible de dire dans quelles mesures précises le béfortus a eu un impact.
14:01Pour ça, il faudra encore attendre quelques semaines pour avoir des données plus précises.
14:13Merci à Elsa Marie et Nicolas Béraud.
14:15Codesources est le podcast quotidien d'actualité du Parisien.
14:19Cet épisode a été produit par Barbara Gouy et Raphaël Pueillot.
14:23Réalisation, Pierre Chaffanjon.
14:25Si vous aimez Codesources, parlez-en autour de vous,
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14:31Vous pouvez nous écrire à cette adresse, codesource.leparisien.fr.
14:37Codesources est un nouveau sujet d'actualité chaque soir du lundi au vendredi.
14:41Et le samedi, ne ratez pas Crime Story, le podcast de faits divers du Parisien.
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