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Ces dernières semaines, l’optimisme semble avoir gagné le gouvernement. Pour le Premier ministre Jean Castex, “la France est sur le bon chemin d’un retour à la vie normale”. Récit.
Dans cette vidéo : Confinement, re-confinement, couvre-feu et gestes barrières, nous sommes nombreux et nombreuses à espérer que ces mesures ne soient plus qu'un lointain souvenir. Depuis la rentrée les chiffres de l'épidémie de Covid 19 sont encourageants. Plus de 50 millions de français ont déjà reçu au moins une dose de vaccin et la quatrième vague causée cet été par le variant delta s'est avérée moins grave que prévue. Certains scientifiques pensent même que le pire de la crise est derrière nous...
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Sarah Hamny, Timothée Croisan, Thibault Lambert et Raphaël Pueyo - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian.
Archives : France TV.
#covid #vienormale #épidémie
Dans cette vidéo : Confinement, re-confinement, couvre-feu et gestes barrières, nous sommes nombreux et nombreuses à espérer que ces mesures ne soient plus qu'un lointain souvenir. Depuis la rentrée les chiffres de l'épidémie de Covid 19 sont encourageants. Plus de 50 millions de français ont déjà reçu au moins une dose de vaccin et la quatrième vague causée cet été par le variant delta s'est avérée moins grave que prévue. Certains scientifiques pensent même que le pire de la crise est derrière nous...
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Sarah Hamny, Timothée Croisan, Thibault Lambert et Raphaël Pueyo - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian.
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00:02Bonjour, c'est Thibault Lambert pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:13Confinement, reconfinement, couvre-feu et gestes barrières,
00:16nous sommes nombreux et nombreuses à espérer que ces mesures ne soient plus qu'un lointain souvenir.
00:22Depuis la rentrée, les chiffres de l'épidémie de Covid-19 sont encourageants.
00:26Plus de 50 millions de Français ont déjà reçu au moins une dose de vaccin.
00:30Et la quatrième vague causée cet été par le variant Delta s'est avérée moins grave que prévu.
00:37Certains scientifiques pensent même que le pire de la crise est derrière nous.
00:40On fait le point aujourd'hui dans Codesources avec deux journalistes du Parisien chargés de suivre l'épidémie, Elsa Marie
00:47et Nicolas Béraud.
01:00Elsa Marie, le jeudi 12 juillet à 20h, Emmanuel Macron prend la parole dans une allocution télévisée pour annoncer un
01:07certain nombre de mesures.
01:08Ce jour-là, il fait des annonces très importantes qui vont marquer un tournant dans la gestion de la crise
01:13sanitaire.
01:13La première, c'est l'élargissement du pass sanitaire.
01:15Dès le 21 juillet, le pass sanitaire sera étendu au lieu de loisirs et de culture.
01:21Concrètement, il faudra pour accéder à un spectacle, un parc d'attractions, un concert ou un festival, avoir été vacciné
01:28ou présenter un test négatif récent.
01:31Et puis un petit peu partout à partir du mois d'août, dans les cafés, les restaurants, les hôpitaux, certains
01:36grands centres commerciaux, mais aussi dans les avions et les trains.
01:41Il y a une autre annonce phare, c'est l'obligation vaccinale pour les soignants ou de façon plus large,
01:46les personnels qui sont au contact des plus fragiles dès le 15 septembre.
01:49Quel est le but recherché avec ce pass sanitaire ?
01:52L'objectif est clair, c'est d'inciter le plus possible à la vaccination, vacciner le plus possible pour laisser
01:59le moins d'espace au virus.
02:01À ce moment-là, la situation est plutôt maîtrisée en France, mais on voit que les chiffres commencent à remonter.
02:06Neuf départements sont déjà au-dessus du seuil d'alerte, c'est-à-dire que dans ces zones, il y
02:11a 50 cas pour 100 000 habitants.
02:14Il faut agir dès maintenant si on ne veut pas avoir d'afflux de malades dans les hôpitaux dès le
02:18mois d'août.
02:22Pendant cette allocution, le chef de l'État annonce aussi une campagne de rappel à partir de septembre.
02:27Une troisième injection pour les personnes les plus fragiles vaccinées au début de l'année.
02:32Quelques heures plus tôt, ce 12 juillet, Nicolas Béraud, vous racontiez au micro de Côte-Source la progression très rapide
02:38du variant Delta en France.
02:40Rappelez-nous, qu'est-ce qu'on sait des caractéristiques de ce variant à ce moment-là ?
02:44Ce variant Delta, qu'on appelait auparavant variant indien, parce qu'il est apparu en premier en Inde, il est
02:49arrivé en Europe à partir du début du printemps, en commençant par le Royaume-Uni, puis ensuite en France et
02:55dans de nombreux pays européens.
02:57Ce qu'on sait, c'est qu'il est extrêmement contagieux.
03:00C'est sa principale caractéristique.
03:01Il est, pour donner un ordre de grandeur, entre 50 et 60% plus contagieux que le précédent variant britannique,
03:09qui était lui-même entre 50 et 60% plus contagieux que la souche d'origine.
03:13Donc, c'est un variant qui parvient à se propager très rapidement entre les individus.
03:17Et il commence à y avoir des données préliminaires, des études qui suggèrent que ce variant entraînerait aussi un risque
03:24accru d'hospitalisation.
03:26Voilà un petit peu ce qu'on sait à ce moment-là de ce variant Delta.
03:29Et donc, il est très présent en France à la mi-juillet ?
03:31Il est vraiment hégémonique. Il représente plus de 90% des cas positifs quotidiens.
03:36Dans les heures et les jours qui suivent les annonces du chef de l'État, beaucoup de Français décident d
03:41'aller se faire vacciner.
03:42Il y a un effet qui est assez impressionnant.
03:45Rien que le 12 juillet, au moment où Emmanuel Macron s'exprime, il y aura plus d'un million de
03:50Français qui prendront rendez-vous sur la plateforme Doctolib.
03:54Il y aura près d'un million et demi le lendemain, le 13 juillet, tout compris en quelques jours.
03:59Il y a 5 millions à peu près de Français qui auront pris rendez-vous sur les différentes plateformes pour
04:04aller se faire vacciner.
04:05Il faut quand même souligner que tous ces gens-là ne le font pas forcément de gaieté de cœur.
04:10Ils résonnent avant tout de façon pragmatique.
04:12Le pass sanitaire va entrer en vigueur.
04:14S'ils sont vaccinés, ils pourront librement aller au restaurant, au cinéma.
04:17Donc, c'est aussi un argument qui est très fort.
04:19Le 21 juillet, le pass sanitaire devient obligatoire dans un grand nombre de lieux culturels et de loisirs.
04:25Elsa-Marie, ça veut dire que dans ces endroits, on peut laisser de côté le masque et les mesures barrières
04:29?
04:30Oui, il y a un décret qui est publié au journal officiel et qui dit que dans les établissements soumis
04:34au pass sanitaire, on peut lever le masque.
04:36Dans la réalité, ça ne sera jamais le cas, puisque si on prend l'exemple du cinéma, la majorité des
04:41exploitants de salles sont contre cette mesure
04:43puisqu'ils ont peur que les spectateurs ne viennent pas, de peur d'attraper le virus.
04:47Il y a aussi les experts qui jugent cette mesure imprudente.
04:51Pourquoi ? Parce qu'on sait très bien qu'on peut être double vacciné et pourtant avoir le virus et
04:56le transmettre, même si le risque est plus faible.
04:58Puis on peut être aussi négatif la veille et être positif le lendemain.
05:02Le 9 août, les restrictions liées au pass sanitaire sont élargies.
05:06Ça veut dire qu'on ne peut plus rentrer dans un bar, un restaurant, un train ou même un grand
05:10centre commercial sans en présenter un.
05:12A cette période, Nicolas Béraud, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 est chaque jour très élevé.
05:17On a franchi début août le seuil des 20 000 cas par jour en moyenne.
05:22Donc c'est évidemment très élevé.
05:24On n'avait pas atteint un tel niveau depuis le mois d'avril-mai.
05:27Et puis surtout, ça a grimpé à une vitesse très importante.
05:30Par contre, il faut quand même dire que d'une part, cette quatrième vague s'essouffle un petit peu début
05:35août.
05:35Ça augmente de moins en moins vite.
05:37Et puis surtout, on est quand même très loin des 50 000 cas, par exemple, qu'avait prophétisé le président
05:43du conseil scientifique, Jean-François Delphrécy, début juillet.
05:46Donc oui, c'est quand même une vague épidémique qui est importante, mais pas forcément autant que ce que certaines
05:51projections pouvaient laisser craindre.
05:52Ça veut dire qu'on atteint un pic à ce moment-là.
05:55Est-ce qu'il est aussi important que lors des vagues précédentes ?
05:58Non, il n'est pas aussi important.
05:59Si on commence par regarder les cas positifs, donc on va atteindre 23 000 à 24 000 à peu près
06:04cas positifs par jour en moyenne.
06:06On en avait eu jusqu'à 35 000, même un petit peu plus, au printemps dernier.
06:10Donc c'est moins important.
06:11Pour ce qui est de l'hôpital, le pic va être atteint quelques jours plus tard en août.
06:15On va avoir à ce moment-là 1 000 admissions quotidiennes à l'hôpital par jour de patients Covid et
06:21200 admissions à soins critiques.
06:23C'est plus de deux fois moins que ce qu'on a atteint lors du printemps dernier.
06:26Donc c'est comme une vague qui est beaucoup moins forte.
06:32Elsa-Marie, à cette période, vous partez en reportage dans le service de réanimation de l'hôpital de la Timone
06:38à Marseille.
06:38Qu'est-ce que vous voyez là-bas ?
06:40Ce qui me frappe, c'est à quel point les patients ont l'air jeunes.
06:45Plusieurs ont 30 ans, parfois sans aucune comorbidité.
06:49Ça s'explique assez facilement.
06:51Il y a une flambée des contaminations dans cette tranche d'âge qui est la moins vaccinée.
06:55On croise par exemple Loïc, il est policier.
06:58C'est quelqu'un d'assez solide, qui se bagarre depuis 13 jours dans son lit d'hôpital contre la
07:03maladie.
07:04On croise aussi un profil complètement inédit.
07:06C'est Sabah, elle a 27 ans et est enceinte.
07:09Les malades ne sont pas vaccinés.
07:11Aucun, parmi ceux qu'on rencontre, n'a eu même une dose de vaccin.
07:15Vous échangez avec des médecins sur place.
07:17Qu'est-ce qu'ils vous disent sur ces malades qui arrivent à l'hôpital ?
07:20Ils sont à la fois agacés et découragés.
07:23Ça met un petit peu en colère le professeur que l'on rencontre parce qu'il nous dit
07:27franchement, on voit qu'il y a une explosion des hospitalisations,
07:30sauf que contrairement aux autres vagues, celle-ci, on aurait pu l'éviter.
07:34D'ailleurs, quand on discute avec les malades,
07:37certains nous disent, c'est vrai que je voulais un petit peu attendre,
07:40j'avais peur du manque de recul.
07:42Ils ont un peu toujours les mêmes arguments et c'est assez triste
07:44parce que quand on discute avec eux, ils nous disent,
07:46si j'avais su, évidemment, je serais allé me faire vacciner.
07:49Après la mi-août, la situation épidémique s'améliore en France.
07:53Le nombre de nouveaux cas quotidiens et de patients en soins critiques diminue.
07:58Nicolas Béraud, c'est grâce au vaccin tout ça ?
08:01Incontestablement, la vaccination a joué un rôle.
08:03Pour s'en convaincre, on peut regarder par exemple les données des personnes hospitalisées
08:07selon leur statut vaccinal.
08:08Et on voit que si on prend un groupe de 100 000 personnes vaccinées
08:12et un groupe de 100 000 personnes non vaccinées,
08:15il y aura 5, 6, 7, voire 8 fois plus de patients admis à l'hôpital,
08:20admis en soins critiques ou décédés dans le groupe des non vaccinés.
08:23Après, c'est toujours compliqué de dire précisément
08:26qu'est-ce qui fait qu'une épidémie va reculer
08:28parce qu'il y a la vaccination,
08:29mais il y a aussi eu l'entrée en vigueur du pass sanitaire.
08:31Il y a peut-être aussi l'effet de la saisonnalité.
08:34Le virus serait moins virulent l'été, les gens seraient davantage dehors,
08:38moins souvent en lieu clos.
08:39Il y a très certainement un ensemble de raisons, comme à chaque fois,
08:42mais incontestablement, la vaccination a joué une part importante.
08:46D'un mot, à ce moment-là, certains territoires sont quand même
08:48durement touchés par le variant Delta.
08:50Ça illustre aussi l'efficacité des vaccins,
08:52parce que par exemple aux Antilles, Guadeloupe et Martinique,
08:55où les indicateurs, notamment le taux d'incidence
08:58et les admissions à l'hôpital vont atteindre des niveaux inédits
09:00pour ces territoires, ce sont aussi des territoires qui sont très peu vaccinés.
09:05La couverture vaccinale est liée à peu près
09:07deux, voire trois fois moins importante qu'en métropole.
09:10Et c'est vrai qu'eux ont été extrêmement touchés par cette vague épidémique.
09:13Par exemple, pour les décès quotidiens à l'hôpital,
09:161 sur 4 était recensé en Martinique ou en Guadeloupe certains jours.
09:20Il y a donc la vaccination, mais en parallèle, Elsa-Marie,
09:24d'autres traitements contre le Covid-19 sont à l'étude
09:27et commencent à voir le jour.
09:28Oui, il y a plusieurs molécules qui sont à l'essai.
09:31On peut parler d'abord des antiviraux qui sont à prendre sous forme de comprimés
09:36dès qu'on est testé positif au Covid.
09:38Et ils permettent de faire baisser la charge virale.
09:41Il y a d'autres traitements qu'on appelle les anticorps monoclonaux,
09:45dans le jargon, et qui évitent que le virus ne rentre dans le corps.
09:49Ces traitements sont déjà utilisés, par exemple, chez les personnes immunodéprimées.
09:53C'est-à-dire que ce sont des personnes qui ont un système immunitaire plus faible que le nôtre.
09:57Elles ont beau avoir deux doses, trois doses de vaccins,
10:00elles ne sont pas complètement protégées par la vaccination.
10:03Et en France, depuis quelques temps,
10:06ces traitements sont autorisés de manière temporaire.
10:08Donc c'est un espoir, mais ce n'est pas pour tout de suite ?
10:10On attend encore des études.
10:12Il faut dire que dans cette crise, on a eu beaucoup d'espoir et beaucoup de déception.
10:17De façon plus générale, on peut dire que vraiment,
10:19c'est un cocktail d'anticorps monoclonaux qui semble le plus avancé.
10:23D'ailleurs, il pourrait y avoir des prochaines autorisations de mise sur le marché au niveau européen.
10:28Mais le problème, c'est que ces traitements coûtent cher.
10:31Ils se prennent aussi sous forme d'injections.
10:33Donc restons prudents, on est encore loin d'avoir trouvé le traitement miracle.
10:39Le 25 août, le président du conseil scientifique est l'invité de Télématin sur France 2.
10:44Jean-François Delfraissy évoque la campagne de rappel de vaccins qui doit débuter en septembre.
10:50On l'a dit, cette troisième dose pour les plus âgés et les personnes fragiles.
10:54Et qu'il faudra peut-être, selon lui, administrer à beaucoup plus de monde.
10:58Si vous voulez mon impression personnelle, je pense qu'on ira à une troisième dose pour une grande partie de
11:06la population vaccinée.
11:08À cette époque-là, une telle position, elle fait débat.
11:11Parce que les doses de rappel pour les personnes âgées n'ont pas encore débuté en France.
11:15Les experts disent qu'on manque de données cliniques pour savoir s'il faudra aller plus loin.
11:19Certains craignent qu'on revaccine les populations des pays riches,
11:22alors que dans les pays pauvres, très peu de monde est parfois vacciné.
11:26Donc voilà, il met les pieds dans le plat, il pose le débat sur la table,
11:30mais c'est trop tôt pour dire si véritablement tous les adultes, par exemple, devront recevoir une dose de rappel.
11:35Ça veut dire que le vaccin anti-Covid, il est moins efficace avec le temps ?
11:39En tout cas, il y a de nombreuses études dans différents pays du monde qui convergent
11:43pour montrer que le vaccin perd en efficacité au fil du temps.
11:46Par exemple, d'après une grande étude américaine,
11:49le vaccin Pfizer serait efficace au début à hauteur de plus de 90% contre les formes graves.
11:54Et ensuite, minimum 4 mois plus tard, cette efficacité baissera à 77%.
11:59Ce qui reste quand même un bon taux, mais moins que ce qu'on pourrait espérer au début.
12:03Et c'est pour cette raison qu'on va inciter les personnes âgées et fragiles
12:07à recevoir une dose de rappel pour, quelque part, booster leur immunité.
12:11Elsa Maris qui inquiète le conseil scientifique en cette fin août,
12:14c'est aussi le retour des vacances d'été et la rentrée scolaire.
12:18Pour quelles raisons ?
12:19Il y a un risque d'emballement épidémique chez les enfants qui ne sont pas vaccinés.
12:25Je rappelle que le vaccin n'est pas autorisé chez les moins de 12 ans.
12:28À ce moment-là, le conseil scientifique craint que les enfants ne contaminent les personnes les plus vulnérables
12:34et que l'épidémie reparte.
12:35Donc, les scientifiques lancent un appel au gouvernement pour généraliser les campagnes de dépistage
12:41et éviter aussi des fermetures en cascade dans les écoles.
12:43Le 1er septembre, l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, classe un nouveau variant du Covid-19.
12:49Dans la liste des virus à surveiller, il est baptisé MU.
12:53De quoi s'agit-il exactement ?
12:55MU, comme la 12e lettre de l'alphabet grec, il est déjà connu sous le nom scientifique B.1.621.
13:02Et ce variant, en fait, il est apparu en janvier en Colombie avant de se répandre en Amérique du Sud.
13:07Et ce qui inquiète, c'est qu'il porte des mutations qui laissent craindre un risque d'échappement immunitaire.
13:13Concrètement, ça veut dire qu'il pourrait être plus résistant aux vaccins et aux anticorps.
13:17Ça veut dire qu'il est potentiellement inquiétant ?
13:19Potentiellement, mais dans la réalité, on voit qu'il ne représente en France que 0,1% des cas.
13:24D'ailleurs, il y a d'autres études aussi qui se veulent rassurantes
13:27et qui montrent que, finalement, le vaccin serait efficace contre le variant MU à 77%,
13:32un peu comme le variant bêta, dit Sud-Africain.
13:35Et finalement, c'est quand même une protection qui est relativement bonne.
13:39Donc, ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que finalement, il y a beaucoup de variants qui inquiètent
13:43et puis qui tombent aux oubliettes.
13:44On peut parler du variant breton ou du variant Epsilon en Californie.
13:48Aujourd'hui, on n'entend plus parler d'eux, ce qui est surtout quand même inquiétant
13:52et ce qui écrase tout, ça reste le variant Delta.
13:54Début septembre, l'épidémie poursuit sa décrue.
13:57Nicolas Béraud, à ce moment-là, est-ce qu'on en sait plus sur la manière de lutter efficacement contre
14:01le variant Delta ?
14:02En tout cas, il y a quelque chose qui commence à faire consensus,
14:05c'est que la vaccination, à elle seule, à priori, ne permettra pas de contenir une épidémie due au variant
14:11Delta,
14:12tout simplement parce que le vaccin est moins efficace contre l'infection et la transmission avec ce variant.
14:17C'est pour cette raison que l'Institut Pasteur et globalement les scientifiques disent
14:21qu'il faudra continuer à respecter les gestes barrières, même si on est vacciné.
14:25C'est important pour compléter l'effet que peut toujours avoir le vaccin.
14:29Le 16 septembre, Emmanuel Macron prend la parole en marge d'un déplacement et il se montre optimiste.
14:35Il reconnaît, mais c'est incontestable que l'épidémie est en net recul en France
14:39et notamment, il y a une trentaine de départements où le taux d'incidence,
14:42donc le nombre de cas pour 100 000 habitants sur une semaine,
14:46il est repassé sous le fameux seuil d'alerte de 50.
14:49Et ce que dit le chef de l'État, avec beaucoup de prudence,
14:51c'est qu'éventuellement, on pourrait alléger les restrictions, peut-être le pass sanitaire, dans ces territoires.
14:57Dès que les conditions sanitaires le permettront, et à mon avis, quand je vois les chiffres,
15:00ça ne va pas venir si tard, permettre, sur les territoires où le virus circule moins vite,
15:05de lever certaines contraintes et donc de lever le pass dans les endroits où on le met,
15:11là où le virus ne circule quasiment plus.
15:13Alors, tout de suite, son entourage minimise en disant qu'ils ont toujours raisonné comme ça au cas par cas,
15:20mais c'est quand même la première fois qu'au plus haut sommet de l'État,
15:23on en trouve la possibilité d'alléger des restrictions.
15:30Le lendemain, la barre des 50 millions de Français ayant reçu au moins une dose de vaccin est franchie.
15:36Elsa Marie, le ministre de la Santé, Olivier Véran, vous accorde une interview
15:40avec votre collègue Olivier Beaumont du service politique.
15:43Et lui aussi, il est optimiste.
15:45Oui, on rencontre le ministre dans son bureau, au ministère de la Santé.
15:49Et puis, face à face, il nous dit qu'effectivement, il y a des raisons vraiment d'être optimiste.
15:54Ça va beaucoup mieux aussi dans les hôpitaux.
15:56Donc, ce jour-là, même s'il reste quand même prudent, il nous dit que ce qu'il veut, c
16:00'est que les Français puissent souffler le plus tôt possible.
16:03Ça veut dire qu'il n'y a pas eu l'effet rentrée scolaire que redoutaient les scientifiques ?
16:07Eh bien non. On est à peu près à 20 jours de la rentrée des classes.
16:11Il faut une semaine pour se contaminer, deux voire trois pour être admis à l'hôpital.
16:15Et pour l'instant, on voit que l'épidémie, elle continue de décroître.
16:21Finalement, le mercredi 22 septembre, après un nouveau conseil de défense,
16:25le gouvernement décide de maintenir le pass sanitaire dans tout le pays.
16:30Autre annonce, la levée du port du masque obligatoire dans les écoles primaires à partir du 4 octobre,
16:35dans les départements où le virus circule le moins.
16:39Elsa Marie, malgré les nouveaux variants qui peuvent encore émerger,
16:43est-ce qu'on peut dire que la France a traversé le plus dur de l'épidémie ?
16:48Oui, on peut le penser.
16:49On s'imagine mal repartir dans des confinements stricts
16:53ou des couvre-feux qui vont durer des mois.
16:55C'est vrai qu'on n'a pas vu de variants plus contagieux
16:59et plus résistants aux vaccins émerger au cœur de l'été.
17:02Bientôt, neuf Français éligibles sur dix seront bientôt vaccinés.
17:07L'horizon est enfin en train de se dégager.
17:09Il faut malgré tout rester prudent.
17:11On n'est pas à l'abri qu'un nouveau variant.
17:14Émerge et puis nous met en difficulté à nouveau.
17:17Mais le Covid-19 ne pourra jamais totalement disparaître.
17:20Il faudra apprendre à vivre avec, c'est ça ?
17:22C'est la grande question de l'après-crise.
17:23Et là-dessus, les spécialistes ne sont pas forcément d'accord.
17:26Certains pensent, comme Jean-François Delphrécy,
17:28que la capacité du virus à muter n'est pas éternelle
17:31et qu'à un moment, le coronavirus deviendra un coronavirus beaucoup plus banal.
17:36D'autres pensent au contraire que vivre avec le virus,
17:38c'est vivre encore avec des gestes barrières
17:40et que ça finira par rentrer dans les mœurs.
17:42Ce qui est sûr, c'est qu'on n'en a pas fini avec ce virus et avec cette épidémie.
17:54Merci à Elsa Marie et Nicolas Béraud.
17:57Code Source est le podcast d'actualité du Parisien,
17:59disponible tous les soirs, du lundi au vendredi.
18:02Pour ne rater aucun épisode, abonnez-vous sur n'importe quelle application audio
18:06et vous pouvez aussi nous retrouver sur leparisien.fr.
18:09Cet épisode a été produit par Sarah Amny, Timothée Croisan et Raphaël Pueillot.
18:14Réalisation, Julien Moncouquiole.
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18:17Dans ce cas, dites-le nous en laissant un commentaire sur votre application préférée.
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