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  • il y a 4 heures
Adaptation au changement climatique, développement de l’économie circulaire, transition énergétique, sécurité… Ce sont des enjeux majeurs auxquels fait face le commerce et qui seront au cœur du PERIFEM DAY le 19 mars. La Fédération technique du commerce et de la distribution organise un événement autour des engagements responsables que prennent les acteurs du secteur. Franck Charton, son président, revient sur l’intérêt, pour eux, d’innover collectivement. Cette interview est en partenariat avec la Fédération.

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00:04Êtes-vous prêts pour l'impact ? C'est la question que nous posons chaque jour à une
00:08personnalité qui compte dans notre économie et nous recevons aujourd'hui Franck Charton,
00:12bonjour, délégué général de Perifem qui est la fédération technique du commerce et de la
00:17distribution. Vous allez nous la présenter dans un instant, mais d'abord votre actualité,
00:22c'est ce jeudi 19 mars le Perifem Day. Bismarck for Change est présente et sera présente sur
00:28cet événement. C'est la 6e édition avec beaucoup de sujets finalement qu'on va aussi balayer puisque
00:33votre thématique c'est la distribution s'engage toujours plus en 2026, vous allez parler d'adaptation
00:38au changement climatique, de décarbonation, de sécurité, d'énergie, d'économie circulaire donc
00:44voyez autant de thèmes qu'on peut aborder pendant les 25 minutes qui viennent. Alors d'abord je le
00:48disais présenter Perifem, on peut dire que vous êtes au coeur du quotidien des français ? Oui nous
00:53sommes la fédération technique du commerce, le commerce c'est la vie. Depuis plus de 40 ans nous
00:58fédérons l'ensemble des distributeurs à la fois intégrés, indépendants, alimentaires,
01:03magasins spécialisés, les centres commerciaux sont aussi nos adhérents et leurs apporteurs de
01:08solutions, leurs fournisseurs, leurs partenaires technologiques et tout cet écosystème se réunit
01:13pour échanger sur les questions d'énergie, d'environnement, de sécurité, d'innovation
01:19technologique et c'est de tout cela dont on parlera lors du Perifem Day. Exactement et
01:24on y reviendra un peu plus en détail au cours de l'émission mais d'abord vous
01:28avez commencé à en parler quelques chiffres, un Perifem, 40 ans d'existence vous l'avez
01:32dit, 80% du top 50 des enseignes de distribution physique représentées, 300
01:37milliards d'euros de chiffre d'affaires cumulés, 35 000 magasins, 400 centres
01:41commerciaux ou encore 70 millions de mètres carrés de surface commerciale. On peut dire
01:46quelque part que finalement vous représentez un panel assez large et votre rôle c'est quoi ?
01:52C'est de décrypter les réglementations, d'accompagner justement les acteurs sur ces
01:56sujets-là ? Oui, notre rôle est de rassembler ces acteurs et de les aider à la fois à décrypter
02:02les réglementations, d'y prendre part d'ailleurs au mieux des intérêts de tous, de l'ensemble
02:09de l'écosystème, de partager les innovations technologiques entre les acteurs, de partager
02:16les retours d'expérience. Et puis le dernier point et qui prend de plus en plus de poids,
02:21c'est de fédérer ensemble des décisions collectives. On aura l'occasion d'y revenir,
02:28on a décidé tous ensemble de fermer les meubles frigorifiques avec des portes. Ça c'était une décision
02:34qu'on avait pris tous ensemble et qui ne peut se prendre qu'ensemble. Donc c'est aussi un moyen
02:39de pouvoir avancer sur des sujets où seul on ne pourrait pas le faire.
02:44Exactement, sur les sujets de transition écologique, de toute façon on ne peut pas faire seul. On va
02:47beaucoup en parler de transition écologique puisque ça va être au cœur aussi du périphème
02:50D. Mais le premier sujet dont on va parler c'est celui de la sécurité parce qu'on sait que
02:54c'est
02:54quand même un enjeu majeur pour les commerçants, les distributeurs. Est-ce que vous pouvez nous
02:59expliquer ce que le vol, on a quelques chiffres quand même, quels il représente justement
03:04en termes d'impact économique ?
03:06Oui, la sécurité effectivement en termes d'impact économique c'est un sujet majeur. On n'a
03:11pas de chiffre précis. On pense que le vol est autour de 2% du chiffre d'affaires et
03:18ça cache de fortes disparités. Pardon, excusez-moi, j'ai pris les chiffres dans l'autre sens.
03:29Le vol c'est entre 1 et 4%. Donc on a l'habitude de dire que la moyenne c'est
03:33autour de 2%, mais
03:34ça cache de fortes disparités. Et le résultat d'un magasin en moyenne en France est 2%. Autrement
03:41dit, la part du vol ça peut être l'équivalent du résultat d'un magasin. Donc c'est majeur
03:47et ça peut même amener certains magasins à se poser la question de leur pérennité.
03:51Est-ce que c'est une part que vous avez vu aussi augmenter ? Malheureusement avec le contexte
03:55complexe de crise économique, peut-être que malheureusement c'est un phénomène qu'on
03:59voit augmenter ?
04:00Alors, c'est un peu difficile à dire. On sent que, en tout cas c'est pas en baisse,
04:08ça c'est certain. Et ça a pris aussi, avec la venue des caisses automatiques, on va
04:16en parler, et l'avis que la CNIL a publié cet été, une augmentation de ce côté-là.
04:24Vous en parliez justement, il y a de l'actualité autour de ces sujets-là. En mai dernier, la
04:29CNIL a publié deux fiches pratiques qui concernent l'usage de caméras augmentées par l'intelligence
04:35artificielle aux caisses automatiques. Quelle est votre position sur ce sujet ?
04:38Alors écoutez, notre position est très positive, c'est ce que nous appelions de nos voeux.
04:43Et pour la première fois, en l'occurrence la CNIL cet été, a reconnu la légitimité
04:48des commerçants à lutter contre les questions de vol, tout en respectant bien évidemment
04:53la liberté des personnes et des consommateurs. Et nous, on estime aujourd'hui que cette décision
04:58de la CNIL est une décision équilibrée qui à la fois permet une efficacité opérationnelle
05:03du côté des commerçants et à la fois permet une protection des consommateurs. C'est une
05:08mesure équilibrée et encore une fois qui permet de lutter contre soit les erreurs au niveau
05:17des caisses automatiques. On parle de vol, mais ce n'est pas toujours du vol, ça peut être aussi
05:20des erreurs involontaires et donc la mise en place de ces systèmes-là vont aider l'ensemble
05:26de l'écosystème en commençant par les clients.
05:29Et il y a décidément beaucoup d'actualité avec cette proposition de loi aussi qui est portée
05:32par le député Paul Midy qui là est sur la surveillance algorithmique dans les commerces
05:37jusqu'à fin 2027 avec quand même j'imagine beaucoup de questions qui se posent sur les questions
05:42de données, de reconnaissance faciale, enfin tout ce qui est lié évidemment à ces sujets d'IA,
05:47il y a quand même un aspect éthique qui est fort.
05:49Oui absolument et c'est tout l'intérêt d'une loi. Et d'ailleurs l'avis de la CNIL cet
05:54été le disait, le sujet mérite, nécessite une loi pour cadrer les choses de manière
05:59solide, c'est ce que nous demandions également et c'est ce que le projet de loi Paul Midy
06:03qui actuellement est au Parlement devrait régler. Donc une première étape s'est passée
06:09à l'Assemblée nationale, on va voir la suite au Sénat. Et effectivement cette mise en
06:14place de l'algorithmique dans la vidéosurveillance de manière plus large que ce que nous avons
06:19vu avec la CNIL sur les caisses automatiques permettra à la fois de lutter encore une fois
06:24contre les questions de vol mais tout en protégeant les personnes. Et des garde-fous
06:28très importants ont été mis dans ce projet de loi Paul Midy, notamment pas de reconnaissance
06:34faciale, des technologies qui doivent être certifiées. On a je pense des garde-fous,
06:41une information du public, des garde-fous qui permettront justement d'apporter cette
06:49liberté pour les consommateurs.
06:50Donc on a vu à quel point cet enjeu de sécurité était majeur pour vous. Passons à la transition
06:55écologique qui comme je disais va être largement abordée au périph' MD avec le sujet, on l'a
07:00déjà évoqué ici dans Smart Impact, des parkings commerciaux qui quelque part deviennent
07:05des infrastructures énergétiques. Quel rôle peuvent jouer les ombrières photovoltaïques
07:11dans cette transformation ?
07:12Alors c'est un rôle important puisque les parkings représentent une réserve foncière
07:16très importante et donc une possibilité de produire de l'énergie pour les magasins.
07:21On pense, enfin la moyenne environ c'est 30, ça peut aller jusqu'à 30% de la consommation
07:26d'un site, la production photovoltaïque. Donc c'est très important et c'est d'autant plus
07:29important que le prix de l'électricité a doublé entre 2021 et 2025. Et donc on voit
07:35que c'est un véritable levier pour s'affranchir de variations de prix de l'énergie. On y est
07:41encore d'ailleurs un peu en ce moment. Voilà donc c'est un sujet majeur.
07:45Et ça ne sera pas terminé de toute façon.
07:47Ça ne sera pas terminé dans les années qui viennent, on peut le penser. La difficulté
07:52c'est que le cadre réglementaire de tout ça n'a pas arrêté de changer. C'est une histoire
07:57assez incroyable. C'est toujours pas terminé d'ailleurs. Il y a encore des textes qui
08:00ne sont pas totalement votés, des décrets qui ne sont pas sortis.
08:03Et puis il y a eu beaucoup d'attentes par exemple sur la programmation pluriannuelle
08:05de l'énergie. Donc il faut remettre tout ça en place.
08:07Voilà, beaucoup d'attentes. Ce qui explique que les acteurs n'ont pas encore tous
08:10franchi le pas. Et on est au début de cette histoire.
08:14Alors justement je voulais vous faire réagir à une phrase que vous avez prononcée sur
08:16ce sujet. Nous sommes favorables à l'installation d'ombrières mais de manière pragmatique
08:21et raisonnée. Vous l'aviez dit à Batirama il y a environ deux ans. Pragmatique
08:25et raisonnée. Pourquoi il ne faut pas trop en mettre non plus ? C'est compliqué
08:28peut-être d'avoir trop de production d'énergie, c'est ça ?
08:31Exactement. C'était effectivement le point que nous défendions. Et on a été
08:37entendus par les parlementaires, donc tant mieux, au travers de la loi de simplification
08:41tout récemment. Donc il y a quelques mois, effectivement on est arrivé à un pragmatisme
08:46sur la mise en place de ces ombrières, à la fois en en mettant dans une quantité
08:51que l'assujetti peut choisir, qui correspondra à son besoin d'autoconsommation et qui
08:59pourra d'ailleurs aussi mixer production photovoltaïque, mise en place de végétalisation.
09:07Oui ça c'est important et on ne va pas mettre des panneaux partout, il faut du végétal.
09:11Alors chacun aura la liberté justement de ses choix, mais effectivement on a déjà
09:16parmi nos adhérents à Périfem, certains qui ont fait le choix de ne mettre que des
09:19arbres, certains que des panneaux photovoltaïques et certains une mixité des deux.
09:24Alors Franck Charton, il y a un autre sujet autour de ces sujets d'énergie, ce sont les
09:27bornes de recharge pour véhicules électriques, là encore elles se développent dans les
09:30parkings commerciaux avec des opportunités, des enjeux. Aussi, j'allais dire, vous êtes
09:35un secteur très réglementé, il y a le projet de loi d'adu qui au niveau européen
09:39va faire évoluer le secteur ?
09:41Oui, alors effectivement nous avons été assujettis à cette mise en place de bornes
09:45de recharge sur nos parkings, ce qui est une bonne chose puisque nous accompagnons nos
09:48clients dans leur nouvelle vie automobile et en l'occurrence électrique, mais là
09:55aussi il faut du pragmatisme, c'est-à-dire mettre 10% en nombre de bornes de recharge
10:00comme la loi d'adu et la directive européenne le demandent. Pourquoi pas, mais au moment
10:06on en aura besoin aujourd'hui, on sait que ce n'est pas le cas et donc on est en
10:10train,
10:11le gouvernement français est en train, au travers de ce projet de loi d'adu, d'avoir
10:14une écriture intelligente et pragmatique du texte avec une montée en puissance, avec
10:19des équivalences et je pense qu'on aboutira à quelque chose de pragmatique et de réaliste.
10:25Oui, parce que la difficulté, c'est aussi, on le dit souvent, il faut avoir les infrastructures
10:28pour donner envie aux Français d'avoir des véhicules électriques et inversement,
10:33réciproquement, donc c'est compliqué la charrue avant les bœufs. Voilà, donc il faut en
10:37mettre, il faut en mettre suffisamment, mais effectivement il n'y a pas besoin d'en
10:40mettre trois fois plus que besoin, en tout cas aujourd'hui. Autre sujet, je vous le dis
10:45décidément, vous êtes un secteur très contraint, on va dire, par la réglementation,
10:49mais qui pousse aussi finalement à agir, même s'il y a des démarches volontaires.
10:51Le décret tertiaire, ça c'est un défi majeur pour les commerces. Est-ce que vous
10:55n'estimez pas quand même que les contraintes sont très très lourdes ? Oui, alors les
10:58contraintes sont très très lourdes. Ce que je peux dire, déjà sur l'aspect réglementaire,
11:01c'est que, vous avez raison de le souligner, notre secteur est assujetti à de multiples
11:06réglementations et notre secteur est historiquement très légaliste, donc c'est un driver fort
11:12de notre activité, y compris à Périphème. Ce qui n'empêche pas d'ailleurs d'avoir
11:16aussi des démarches volontaires, ce qu'on a fait sur le protocole de sobriété énergétique
11:20en 2021 par exemple. Mais sur la partie réglementaire, notre objet c'est aussi d'arriver sur des
11:27démarches pragmatiques. On en parlait sur les bandes de recharge, on en a parlé sur les
11:31panneaux photovoltaïques et sur le décret tertiaire c'est ce que nous souhaiterions. Et là,
11:35aujourd'hui, le texte qui est paru effectivement va nous poser de grandes difficultés avec des
11:41valeurs qui ont été prises de manière un peu unilatérale, malheureusement. On n'est
11:44pas toujours dans l'échange qu'on souhaiterait avoir. Et là, en l'occurrence, il a été assez
11:50unilatérale et les valeurs qui ont été publiées sont pour nous de notre évaluation pour un site sur deux
11:56ne seront pas atteignables. Donc on arriverait dans des situations de non-conformité qu'on n'a jamais
12:03vues. C'est-à-dire qu'on serait par exemple en capacité de construire un nouveau commerce de façon
12:10conforme et on arriverait à l'exploiter de manière non-conforme. Ce qui serait inédit et on espère vraiment
12:18qu'on n'arrivera pas dans ce type d'impasse. Oui, parce que pour rappeler, ça pousse à des
12:23limitations, des réductions de consommation énergétique assez drastiques dans le secteur.
12:28Assez drastique et unilatérale selon le type de commerce et selon à la fois le type de commerce,
12:34le concept commercial qui est différent selon les enseignes et on ne peut pas imaginer qu'on ait
12:39le même éclairage dans tous les types de commerce. Chacun a sa liberté de choix de concept
12:44commercial et on doit pouvoir arriver à trouver ça.
12:46Bon, vous ne désespérez pas sur l'avancée des discussions sur le sujet ?
12:49Non, en tout cas on exprime de manière forte ce qu'on pense puisque c'est assez inédit.
12:54Nous avons lancé un recours contentieux auprès du Conseil d'État avec 19 fédérations.
12:59Donc l'IFM accompagné de 18 autres fédérations pour faire entendre notre voix sur ce point-là.
13:0419 fédérations dans un recours contentieux, ça ne s'est jamais vu. Donc ça montre l'ampleur
13:08de la difficulté pour nous.
13:09Oui, la difficulté. Il y a des enjeux mais ce n'est pas toujours facile aussi à mettre en œuvre.
13:13On a d'un côté l'urgence climatique et puis la réalité économique des entreprises.
13:17Alors justement, on a aussi un autre sujet qu'on va pouvoir ouvrir.
13:19C'est tout le sujet du Scope 3 qui est important aussi pour vous.
13:22Et finalement, comment on peut intégrer les consommateurs aussi dans la démarche.
13:26Et à ce propos, Marc Laffont, le président de WO2, a une question à vous poser en lien
13:31avec ces sujets. Donc on l'écoute.
13:34Bonjour Franck Charton. Je me posais la question de l'empreinte environnementale du commerce
13:39et de son évolution, notamment compte tenu de l'essor du commerce en ligne.
13:43Est-ce qu'il y a un moyen de mesurer les écarts entre le commerce en ligne et le commerce
13:49physique
13:50en matière d'empreintes carbone ? Et une fois qu'il a été mesuré, comment est-ce qu'on fait
13:54pour que le grand public en prenne conscience et aiguille ses modes de consommation
13:58en fonction de l'empreinte environnementale ?
14:00Alors c'est peut-être moi, on va l'écouter avec Marc Laffont, votre domaine, on va dire
14:04le commerce en ligne, mais il a de toute façon parlé des enjeux de commerce, d'impact environnemental,
14:09aussi comment le mesurer, comment appliquer les consommateurs.
14:11Oui, l'impact environnemental, évidemment, c'est clé pour l'e-commerce et pour l'ensemble
14:17du commerce. En réalité, on a l'habitude de dire que pour le commerce, l'impact environnemental
14:23des produits que nous vendons, c'est plus de 95% de l'impact carbone des entreprises.
14:28du commerce. Donc c'est majeur. L'impact carbone provient des produits qu'on vend.
14:32On a même 96% dans l'infographie.
14:3496% !
14:35Voilà, plus de 96% des émissions du commerce sont liées au scope 3. Donc voilà, on voit
14:40bien qu'il y a un impact très très fort.
14:42Voilà, raison pour laquelle nous avons d'ailleurs lancé une plateforme qui s'appelle LES,
14:45dans laquelle nous regroupons l'ensemble des distributeurs et les partenaires industriels
14:51qui nous y rejoignent, plus de 150 aujourd'hui. Plateforme sur laquelle on dépose, les fournisseurs
14:59déposent les valeurs carbone de leurs produits. Et c'est la première étape de la réduction
15:06de l'empreinte carbone. On a l'habitude de dire qu'avant de réduire, il faut mesurer
15:11et donc mieux mesurer pour mieux réduire. On en est sur cette première étape de mesurer.
15:17Elle est en fait assez ambitieuse. Elle paraît simple, mais l'ambition en réalité est
15:24là. Raison pour laquelle nous avons lancé cette plateforme.
15:27Voilà, LES, c'est pour Low Emission Sustainable Sourcing. Comme souvent, on s'exprime évidemment
15:31en anglais sur ces sujets-là. Donc vous l'avez dit, vous avez commencé à le mesurer.
15:36Ça veut dire qu'il y a une prise de conscience dans le secteur, évidemment, des sujets-là.
15:41Mais pour ce qui est de passer à la pratique et au concret, là, c'est encore un peu plus
15:46complexe, la mise en œuvre.
15:47Il y a une prise de conscience globale, c'est-à-dire que les acteurs ne se rejettent
15:51pas la responsabilité. Les distributeurs prennent la leur. Les apporteurs, les fournisseurs
15:56de produits, de biens manufacturés aussi. L'idée est d'échanger, de voir dans quelle
16:00direction on peut aller, quelles sont les priorités qu'on pourra prendre. On ne pourra pas
16:04tout faire en même temps. Et donc, je crois que le mot-clé, c'est le partage de l'information
16:09déjà. Et pour l'instant, on est dans le bon sens de ce côté-là.
16:15Dans le bon sens. Et ce qui veut dire peut-être informer, pour revenir à la question de Marc
16:19Laffont, les consommateurs aussi, pour qu'ils prennent conscience aussi, qu'ils ont un rôle
16:22à jouer dans tout cet ensemble.
16:24Bien sûr. Alors, on n'en est encore pas tout à fait là.
16:27Oui, bien sûr. On a bien compris au début.
16:28Voilà. On essaie de mesurer. Mais bien sûr, l'objectif à terme est d'informer les consommateurs
16:34et d'aider à mieux décarboner notre pays, bien sûr.
16:38Alors, il y a un autre sujet. Et on l'a vu malheureusement récemment avec les inondations
16:42qui se sont produites. Et on a vu des centres commerciaux qui, évidemment, étaient noyés,
16:47inondés. L'adaptation du commerce au changement climatique. Ça aussi, c'est un sujet qui est
16:51en train de monter en puissance parce que vous êtes particulièrement exposé.
16:54Oui, on est particulièrement exposé. On a fait de ce sujet-là, d'ailleurs, le sujet
16:59de notre année 2025. On continue en 2026. On appuie les enseignes. Et effectivement, ce
17:07qui a été révélateur a été ce qui s'est passé à Valence, en Espagne. Un sinistre
17:15terrible. Et en réalité, en France, on est assujetti potentiellement à ce type de sinistre,
17:21soit d'inondations, soit de... On a des zones particulièrement inondables.
17:24Voilà, soit de canicules, à l'inverse, soit de tempêtes. Et on a choisi, on est pour
17:30cela aidé de l'agence de bassin Seine-Normandie en partenariat avec l'ADEM et BPI. On a développé
17:38un guide d'adaptation au changement climatique. En trois parties, on est en train de finaliser
17:43la troisième partie. Mais les deux premières parties ont déjà permis d'avoir un vocabulaire
17:49commun et de donner les clés de l'évaluation des risques. Et ensuite, notre troisième guide
17:56permettra d'aller sur les solutions possibles. Il y en a plusieurs. Il y a différentes catégories.
18:04Et on a vraiment senti une forte préoccupation de toutes les enseignes. Le sujet est apparu
18:13dans les politiques il y a trois, quatre ans. Mais les débuts ont été vraiment très
18:18timides. Mais je crois qu'il y a vraiment une prise de conscience.
18:20Une prise de conscience. C'est ce qui veut dire aussi d'agir à hauteur des territoires.
18:23Donc des dialogues aussi qui s'ouvrent. On est dans une période d'élection municipale.
18:27mais qui s'ouvrent aussi avec les élus sur ces sujets-là.
18:29Oui, absolument. Et c'est ce qu'on appelle de nos voeux. C'est de réussir à obtenir
18:34une gouvernance régionale, départementale. Je ne suis pas certain de la maille. Il faudra
18:40la trouver. Mais effectivement, les solutions qu'on a à mettre en œuvre, notamment en termes
18:43de prévention, on voit bien qu'on ne peut pas les prendre seuls au travers d'un magasin.
18:47Mais au contraire, de manière collective. Mais la force des uns peut s'additionner à
18:52la force des autres. Et donc, voilà vraiment un sujet sur lequel on doit
18:56pouvoir se mettre au travail ensemble. Et aussi pour les intégrer dans les
19:01programmations. Et donc, effectivement, dans le cadre des municipales.
19:06J'ai vu que certaines mairies l'avaient mis en sujet fort. Et elles ont bien raison
19:09parce que c'est un sujet qui peut véritablement impacter la vie de leurs concitoyens.
19:13Exactement. Ça commence à monter en puissance.
19:15Bien nous a des commerces.
19:16Exactement. Ça, c'est un sujet beaucoup plus vaste. On va parler dans un instant
19:19Périfemd. Mais un dernier mot quand même aussi du sujet de la loi AGEC.
19:22Le sujet d'économie circulaire qui aussi seront abordés ce 19 mars. Il y a beaucoup
19:28de choses dont on pourrait parler. La reprise des produits usagers avec une application
19:33Dois-Je-Reprendre.com ?
19:34Oui. Nous avons lancé cette plateforme Périfemd. Dois-Je-Reprendre.com qui permet aux magasins
19:43à la fois de connaître l'ensemble des réglementations auxquelles ils sont assujettis, mais surtout
19:48de les rendre personnalisés à leur propre magasin. La loi AGEC a fortement, alors j'allais
19:56dire, augmenté, peut-être compliqué les obligations de reprise. Elles sont assez difficiles
20:01en réalité à appréhender. Ça dépend de la surface. Ça dépend de la surface de
20:05vente de certains produits. Ça dépend du chiffre d'affaires des autres. Bref, cette plateforme
20:11permet de sortir un diagnostic personnalisé pour chaque magasin. Et donc, voilà une
20:16réponse très opérationnelle qu'on a voulu apporter à nos adhérents et surtout aux
20:20points de vente, concrètement pour les points de vente.
20:22Alors, on a balayé beaucoup, beaucoup de sujets, comme quoi on voit que le commerce,
20:25la distribution a beaucoup d'enjeux en la matière, en particulier de transition écologique.
20:29Tout ça va être abordé à l'occasion du Périfemd ce 19 mars à la scène musicale
20:34qui rassemble environ 800 décideurs. Vous allez commencer à en parler. Qu'est-ce que vous
20:38en attendez concrètement de ce jour-là ? J'ai vu que certains l'appelaient le Davos de la
20:42distribution. C'est vrai ?
20:43Alors, écoutez, en toute humilité, je ne suis peut-être pas le mieux placé pour le dire,
20:48mais je suis ravi que certains le pensent. Le Périfemd, effectivement, c'est la sixième
20:54édition et merci de nous y accompagner. C'est la journée où on regroupe l'ensemble
20:59de nos adhérents, l'ensemble des dirigeants de la distribution, l'ensemble des partenaires
21:04technologiques et également l'ensemble des décideurs des pouvoirs publics. Et on échange,
21:09on fait des retours d'expérience, on analyse l'ensemble des transformations du commerce
21:16et ça durant l'ensemble de la journée du 19 mars.
21:19Et ce qui est intéressant, c'est que vous faites venir justement des acteurs d'autres
21:22univers. Yannick Jacquemart de RTE, Julien Dubourg de Cité au Pro, parce que vous le disiez,
21:27vous l'évoquez, on ne peut pas y aller tout seul sur ces sujets-là.
21:29Non, tout à fait. Le député Paul Midy aussi, pour le projet dont on parlait, sera présent
21:33lors d'une des tables rondes sur le sujet. On a des tables rondes sur l'ensemble des
21:38thématiques qu'on vient de citer. Elles sont nombreuses. On a aussi l'ensemble des patrons
21:44de la distribution qui seront interviewés sur leur vision du magasin de demain et la volonté
21:50de se projeter aussi dans le futur et d'appréhender comment on doit se transformer pour arriver
21:56à ces visions-là. Et ici aussi, dans Smart Impact, on présente des solutions et vous,
22:00vous en mettez certaines en avant à travers les Perifem Awards aussi.
22:05Oui, concours de Awards au travers de tous nos adhérents. On a le jury demain, donc je
22:12ne vous dirai évidemment pas les retenues, mais je ne les connais pas de toute façon.
22:16Voilà, il y a eu vraiment des très beaux dossiers. On a eu plus de 90 dossiers cette année.
22:21très beaux dossiers et effectivement, on voit l'ingéniosité de l'ensemble des
22:27apporteurs de solutions. Et aussi, ce qui est intéressant au travers de Perifem, c'est
22:32que le fait de mettre ensemble les apporteurs de solutions, ils arrivent aussi entre eux
22:38à apporter en commun des solutions entre un, deux, trois apporteurs de solutions. Et
22:43là, on a des dossiers où ils sont trois ou quatre. En réalité, ça multipliera peut-être
22:48le nombre de trophées, mais à candidater.
22:51Travailler ensemble sur des solutions anti-gaspillage, optimisation énergétique, etc.
22:56Alors finalement, quand je vous écoute, on sent bien, et vous avez votre métier d'origine,
23:01évidemment le commerce, la distribution, que vous êtes en pleine mutation et que finalement,
23:05ça vous oblige, les questions de transition écologique, à aller vers d'autres sujets et
23:12vers finalement une transformation du modèle. Comment ça vous impacte ?
23:15Alors, ça nous impacte effectivement de manière écologique, de manière économique, de manière
23:21organisationnelle. Donc, c'est vraiment un triple impact. Et la partie économique est
23:28importante, évidemment. Comment est-ce qu'on peut financer cette transition ? C'est vraiment
23:34une question qui se pose. Les types de commerce sont très différents. On a des commerçants intégrés.
23:40Dans des grands groupes, on a des commerçants indépendants, on a des commerçants franchisés. Et donc,
23:45toutes ces typologies abordent aussi ces problématiques de façon différente. Certains sont en
23:52autofinancement, certains sont en tiers investissement. On a vraiment des modèles économiques très
23:56différents. On le voit d'ailleurs, vous avez posé la question tout à l'heure sur le photovoltaïque, sur les
23:59bandes de recharge. On a là des modèles très différents.
24:02Oui, puis ce ne sont pas des métiers d'origine. Ce ne sont pas des métiers d'origine. Donc, pour
24:06certains, ça reste internalisé pour des raisons stratégiques. Pour d'autres, par exemple, sur
24:12les bandes de recharge, majoritairement, ce sont des solutions qui sont en tiers investissement.
24:18Donc, est-ce que ça veut dire aussi qu'il faut faire continuer à faire beaucoup de pédagogie
24:22autour de ces sujets-là et des acteurs, finalement, que vous accompagnez ?
24:25Bien sûr, beaucoup de pédagogie pour à la fois avoir des démarches communes, mettre, je vais dire,
24:32brûler du gaz là où il faut et ne pas se perdre dans des potentielles mises en conformité qui
24:37n'auraient pas lieu d'être. Donc, faire de la pédagogie, expliquer l'ensemble des possibles.
24:44À Périphème, on est là pour expliquer l'ensemble des choix possibles. Il y a rarement une solution
24:51qui est la meilleure que d'autres. Il y en a plusieurs selon la typologie de chacun et c'est
24:55notre rôle
24:55de les présenter et d'en faire de la pédagogie, effectivement.
24:59Et c'est tout ça qu'on va découvrir, évidemment, ce jeudi 19 mars à l'occasion de Périphème
25:04Day à la scène musicale. Bismarck Forchelle sera présente ce jour-là avec tous ces décideurs,
25:10800 décideurs du commerce qui vont parler de tous ces sujets-là. Et en tout cas, on a bien illustré
25:14avec vous à quel point votre secteur, comme beaucoup d'autres, doit être en mutation et en transformation
25:19par rapport à tous ces enjeux. Merci, Franck Charton. Bon, Périphème Day, mais on peut vous le dire aussi.
25:25Je vous remercie.
25:26Et à bientôt sur Bismarck Forchelle. On retrouve Thomas Huck pour la suite de cette émission
25:30Smart Impact et la rubrique Smart Ideas.
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