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Avec Lucas Rayski, Journaliste pour LCI et Marianne, auteur de "De gauche à droite" éd. du Cerf


Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.

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##ACTU_DU_JOUR-2026-02-17##

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News
Transcription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:07Face-à-face, j'allais dire, échange pertinent entre Lucas Reschi que je reçois et moi-même.
00:15Lucas Reschi, je dis tout simplement qu'il est le fils de Benoît Reschi,
00:19qui fut un très grand journaliste que j'ai côtoyé au matin de Paris,
00:23à l'événement de jeudi sous l'autorité de Jean-François Kahn.
00:25Un libre penseur absolu, d'une insolence terrible, mal pensant autant qu'on en peut,
00:30et politiquement très incorrect, qui n'a jamais hésité au nom de la liberté d'expression,
00:34qui est un peu le thème dont on va débattre aujourd'hui,
00:38à dire ce qu'il croyait, ce qu'il pensait, et à l'assumer.
00:41Lucas Reschi, vous avez publié aux éditions du Cher,
00:46chez ce cher Jean-François Colossimo, qui ne rate jamais une occasion
00:49d'enrichir le débat d'idées français, de gauche à droite.
00:53Voilà, vous analysez ce phénomène, quand on est à gauche et puis on passe à droite.
00:58Alors, est-ce que c'est vraiment être, ne plus être de gauche lorsqu'on passe à droite ?
01:02Est-ce que tous les gens de gauche sont vraiment à gauche ?
01:04Et est-ce que tous les gens dits de droite sont vraiment de droite ?
01:07Et puis je faisais, en vous recevant tout à l'heure,
01:09je faisais allusion à ce grand travail de mon maître Jean-François Kahn,
01:13qui était l'incroyable, l'extraordinaire métamorphose, qui est très rare.
01:18Victor Hugo était passé, lui, de droite à gauche.
01:21Il avait commencé à la droite, vraiment monarchiste,
01:23et puis il avait fini dans cette gauche presque révolutionnaire.
01:26Et Jean-François Kahn disait, ce parcours-là est très rare.
01:29La logique, c'est plutôt qu'avec l'âge, l'expérience, le sens du réel,
01:33on passe de l'idéalisme de gauche au réalisme de droite.
01:36Vous, d'abord, est-ce que vous êtes-vous passé d'un côté à l'autre ?
01:40Est-ce que vous estimez que vous avez fait une évolution idéologique
01:43qui permettrait de dire que vous n'êtes plus ce que vous étiez il y a dix ans,
01:46et ce que vous êtes aujourd'hui ?
01:47C'est plutôt les autres qui pensent que j'ai eu une évolution idéologique.
01:50C'est-à-dire que moi, je n'ai pas le sentiment d'avoir beaucoup changé,
01:53notamment dans mes réflexions les plus essentielles,
01:56les plus fondatrices sur la gauche.
02:00En revanche, c'est vrai qu'on m'accuse beaucoup de ça,
02:02on a beaucoup accusé mon père,
02:03c'est de là d'où vient la réflexion.
02:04Quand il est mort, j'ai voulu savoir de quoi j'héritais,
02:08et de quoi lui avait hérité, dans un sens.
02:10On sent bien que votre livre, c'est une plaidoirie à la mémoire de Benoît Reschi.
02:14Absolument.
02:15Il se défendait très bien, et puis il n'avait aucun scrupule,
02:17il n'avait rien à prouver.
02:18Sa vie prouvait qu'il était insoupçonnable d'une dérive,
02:21j'allais dire, nauséable.
02:22Il n'était pas passé du côté noir de la force,
02:24pour utiliser.
02:25Mais là, vous avez, vous, en tant que fils,
02:27vous avez envie de prolonger ce témoignage,
02:29et de dire, arrêtons peut-être de caricaturer les choses, l'histoire.
02:33Oui, c'est-à-dire que je ne sais pas pour le réhabiliter,
02:35parce que comme vous dites,
02:36il se défendait très bien,
02:37et il n'en avait pas besoin.
02:39C'est plus sur une idée de ce que, justement, lui m'a transmis,
02:43et de ce que je juge qu'il m'a transmis,
02:44par rapport à l'idée de la gauche.
02:46Celle qui est, justement, tant remise en question,
02:48qui, lui, était remise en question.
02:50Moi, je suis remis en question par des gens de ma génération.
02:53Et j'ai voulu, justement, m'intéresser plus au passage de gauche à droite,
02:56parce que lui, justement, ne disait qu'il n'était pas passé de gauche à droite.
02:58C'est à l'accusation.
02:59Tu es passé à droite,
03:01la laïcité, c'est devenu de droite,
03:04tel concept est devenu de droite.
03:05La République, la patrie, la nation,
03:08Même les fondements les plus essentiels de la gauche,
03:10c'est-à-dire que même le social,
03:12pour certains, c'est devenu de droite,
03:14c'est devenu dérisoire, c'est devenu secondaire.
03:16Tout ce qu'on a abandonné au Front National,
03:18et qui, aujourd'hui, fait que ce parti
03:20est en train de ramasser des scores,
03:22parce que les gens s'y retrouvent sur des valeurs
03:24qui étaient autrefois de gauche.
03:25C'est un vrai dilemme, c'est une tragédie, même, politiquement.
03:28C'est une tragédie,
03:29et en plus de ça, c'est surtout que la gauche
03:32a abandonné le social au profit du sociétal.
03:35C'est-à-dire que les jeunes,
03:37parce que, voilà, dans le cadre de mon livre,
03:39j'ai voulu discuter avec ces jeunes
03:40que je connais par cœur,
03:41parce que c'est mes amis, j'ai grandi avec eux.
03:42Alors, je précise, chapitre 7,
03:44et ensuite, il y a les questions et les réponses.
03:46Vous les avez compilées dans un lexique à la fin.
03:49Les réponses des jeunes proches de la France insoumise
03:51sur ce qui est de gauche, pas de gauche,
03:53les définitions qu'ils donnent.
03:54Il y a des réponses auxquelles on pourrait
03:56presque adhérer ou adhérer,
03:57et d'autres qui font froid dans le dos.
03:59Oui, parce que tout...
04:00C'est-à-dire que je pars du principe
04:01que tout n'est pas à jeter.
04:03C'est-à-dire que moi,
04:04quand j'ai commencé à entendre parler
04:06de ce qu'on appelle le wookieisme,
04:07l'ultra-gauche,
04:08ça a différents noms,
04:09mais on sait tous ce que ça signifie.
04:10Moi, je veux dire,
04:11ça remonte il y a très longtemps.
04:12J'étais très jeune,
04:13et au début, non seulement j'avais un contre,
04:14mais je trouvais qu'il y avait
04:15certaines réflexions qui étaient larges
04:17et qui étaient intéressantes.
04:19Au fil du temps,
04:20c'est devenu ce que j'appelle
04:21un effet d'entonnoir.
04:22C'est-à-dire qu'avant,
04:23il y avait une idée d'une lutte large
04:24et universaliste, d'ailleurs.
04:26Et au fil du temps,
04:27ça s'est resserré vers quelque chose
04:32on a dit de la micro-agression.
04:35Et dans cet effet d'entonnoir,
04:36il y a énormément de choses
04:37qui se sont perdues en cours de route.
04:40Et moi, j'analyse cela.
04:42C'est pour ça que, voilà,
04:43d'abord, j'ai voulu interviewer ces jeunes.
04:44Parce que, comme je vous le dis,
04:45je ne suis plus trop en contact avec eux
04:46depuis un moment.
04:48Vous savez quel âge, Lucas Reski ?
04:50Moi, j'ai 29 ans.
04:5129 ans ?
04:51J'ai 29 ans.
04:52Alors, je suis un peu à la fin
04:53de la génération Z.
04:54Vous êtes encore dans la jeunesse.
04:55Vous n'êtes pas encore trentenaire.
04:57Vous le serez l'année prochaine.
04:58Vous êtes vingtenaire,
04:59si je plaisante.
05:01Vous êtes jeune avec déjà
05:02beaucoup d'expérience
05:03et puis des convictions assez fortes.
05:06Oui, pour le coup,
05:07que je pense avoir hérité
05:08de mon père, de ma mère.
05:10Et comme je le répète,
05:12non seulement elles n'ont pas changé,
05:15mais j'ai surtout le sentiment
05:17que c'est pour les autres
05:17qu'elles ont changé.
05:18Parlez-vous de votre maman.
05:19Elle a aussi participé
05:20à votre culture politique,
05:22à votre prise de conscience
05:23sur ces enjeux-là ?
05:24Oui, d'une manière différente
05:25que mon père,
05:26mais elle y a participé.
05:27C'est-à-dire que mon père,
05:28il y avait beaucoup l'héritage
05:28du communisme, quand même.
05:30Bien sûr.
05:31Mon père, il était très attaché
05:33à la couleur communiste,
05:34aux chansons communistes.
05:36Il a été un vrai marxiste
05:38au sens littéral du terme.
05:39Oui, il croyait.
05:40Ensuite, il a évolué.
05:41Il était attaché,
05:42mais quand même détaché
05:43de l'idéologie.
05:44C'est-à-dire que mon père,
05:45il avait quand même fait
05:46sa cure de désintox
05:47du communisme.
05:48Il avait vécu une époque
05:49où on pouvait l'être,
05:50à l'époque où il fallait
05:51l'être d'ailleurs.
05:52Sans ça, on était...
05:53Il y a aussi cette période
05:54où si on n'était pas
05:55au Parti communiste,
05:56on était forcément à droite.
05:57On était un gars au réacte.
05:58Non, mais il a tout connu,
05:59il a tout décrypté,
06:01il ne s'en est jamais caché.
06:02Aujourd'hui, c'est un peu
06:03le contraire.
06:05C'est-à-dire ?
06:06Le contraire aujourd'hui,
06:07c'est quand, lorsqu'on évolue
06:09vers, j'allais dire,
06:10peut-être le sens de la raison,
06:11le sens du réel,
06:12on est tout de suite soupçonné
06:13de déviationnisme.
06:14Alors, pas déviationnisme bourgeois,
06:16mais presque déviationnisme réactionnaire.
06:17Alors, ce qui est pire,
06:18c'est que ce n'est même pas
06:19quand on change d'avis
06:20ou quand on a un avis.
06:21Parce qu'on peut être
06:22en désaccord avec quelqu'un
06:23et ça peut absolument exaspérer
06:25la personne qui juge
06:25qu'on a changé de camp.
06:26Moi, ce que je trouve
06:27plus grave et plus inquiétant
06:28et qui est vraiment très présent
06:31dans ma génération,
06:32c'est que ce n'est même plus
06:33le désaccord qui pose problème,
06:34c'est le fait de poser une question,
06:36le fait de s'interroger,
06:38de douter.
06:39Et ça paraît tout de suite suspect.
06:41C'est-à-dire que le simple fait
06:42de questionner le camp
06:44ou de juste s'en éloigner un peu,
06:47c'est tout de suite vécu
06:47comme une trahison.
06:49Et ça, pour le coup,
06:50mon père, il l'a vite payé.
06:52Parce que lui, justement,
06:53il avait une sorte...
06:54Vous parlez de maturité.
06:55Pour moi, quitter l'enfance politique,
06:57ce n'est pas forcément
06:58renoncer à ses idéaux,
07:00aussi enfantin soit-il.
07:01C'est surtout gagner en lucidité
07:03sur ses idéaux et sur son camp.
07:05Être capable de le critiquer,
07:06être capable de s'interroger.
07:08Je vois qu'avec l'actualité récente,
07:11je vois qu'il n'y a pas du tout
07:12cette capacité à s'interroger.
07:14Bien au contraire.
07:14Qu'est-ce que vous inspire, d'ailleurs,
07:15la tragédie qu'on vient de vivre ?
07:17Alors, des groupes extrêmes,
07:19extrême droite, extrême gauche.
07:21Alors, on dit le mot fascisme ici,
07:23le fascisme tue,
07:23le fascisme ne tue pas,
07:24la police tue.
07:25Total, il y en a un qui est resté
07:26sur le carreau, qui ne s'appelle pas,
07:2723 ans,
07:29qui s'appelle Quentin Durand.
07:31Vous estimez que c'est un débat
07:32gauche-droite, ça,
07:33ou qu'on est très très loin
07:34d'un débat gauche-droite
07:35tel qu'on l'a connu autrefois
07:36sur des vraies confrontations d'idées ?
07:39Alors, c'est intéressant
07:40que vous disiez ça,
07:40parce que pour moi,
07:41peut-être que c'est une nostalgie,
07:43mais pour moi,
07:43le débat gauche-droite,
07:44c'est quand même quelque chose
07:49peut-être que c'est quelque chose
07:50que je fantasme, d'ailleurs.
07:51Il y a eu quelques beaux échanges
07:51dans l'histoire
07:52entre Raymond Aron et Jean-Paul Sartre.
07:54Absolument.
07:55Et Camus et Mauriac,
07:57on était...
07:57Absolument.
07:58Et tout simplement,
07:59ce que je décris,
07:59c'est que voilà,
08:00quand j'étais jeune,
08:01comme vous le dites,
08:02mon père était journaliste,
08:02il recevait beaucoup de gens
08:03à la maison,
08:04plein de gens qui n'étaient pas d'accord.
08:06Il recevait tout le monde.
08:07Il parlait à tout le monde.
08:08J'en témoigne.
08:09Et il parlait gentiment.
08:12Je me souviens des confrontations
08:13avec des gens qui étaient à l'aînés.
08:14Il en parlait gentiment,
08:15presque de façon pédagogique.
08:17Et puis ensuite,
08:17bon,
08:17il n'y a que pour un.
08:18Il avait beaucoup de tendresse.
08:19Parfois,
08:19il avait presque plus de tendresse
08:21pour ses adversaires
08:22que pour ses amis.
08:23Je n'ai jamais entendu,
08:24peut-être qu'en privé,
08:25dire con salaud.
08:26Il était toujours dans l'argument politique.
08:27Non, vraiment jamais.
08:28Je peux vous l'assurer,
08:30ce n'est pas des choses
08:30qu'il pensait.
08:31Mon père,
08:31il était contre la haine.
08:33En 2007,
08:33il a écrit un livre sur Sarkozy.
08:35Il ne supportait pas
08:36que son camp,
08:36que le camp de la gauche,
08:38déverse sa haine comme ça.
08:39Et pourtant,
08:39il n'était pas très fan de Sarkozy.
08:40Il n'aimait pas le lynchage.
08:42Non,
08:42il ne supportait pas ça.
08:43Aujourd'hui,
08:44il serait dingue
08:45de voir ce jeune frapper à terre
08:46avec,
08:48il faut le dire,
08:48un coup de pied
08:49qui lui est porté au visage
08:50qui est vraiment un coup de pied
08:51pour tuer.
08:52Il ne supportait pas cette haine
08:53et je ne la supporte pas.
08:55Mais même les altercations
08:56à l'Assemblée,
08:56s'il les voyait aujourd'hui,
08:57je pense que ça le révolterait.
08:59La violence de ton.
09:00Ça le consternait.
09:01Ça le consternait.
09:02Mais il ne supportait pas ça
09:04et donc moi d'abord,
09:05ce que je vois dans cette séquence,
09:06c'est la haine.
09:07Et ce que je vois de pire,
09:09parce qu'en fait,
09:09le forum de jeunes LFI
09:12que je décris dans mon livre,
09:14j'ai développé une petite addiction,
09:15j'y vais régulièrement
09:16pour voir ce qu'ils disent
09:17sur l'actualité
09:17parce que c'est quand même
09:18des gens cultivés
09:20avec une certaine manière de penser.
09:21Ils vous accueillent,
09:22ils échangent avec vous
09:23quand vous êtes là.
09:24Non.
09:25C'est-à-dire que dans le cadre
09:26de mon livre,
09:26j'ai quand même un petit peu caché
09:28ce que je faisais.
09:28Parce que si je leur avais dit
09:30texto qu'il était l'objet du livre
09:32avec notamment une critique...
09:33Ça aurait bloqué.
09:34Ça aurait bloqué.
09:35Et le questionnaire
09:36qui est en annexe de mon livre
09:38que j'ai publié sur le forum
09:40est très orienté
09:41et je leur ai plus ou moins fait croire
09:42que c'était quelque chose
09:43qui allait dans leur sens.
09:44Si j'avais voulu discuter avec eux,
09:46ça aurait été impossible.
09:46J'ai vu des gens se faire bannir
09:48en direct sur le forum.
09:49Bien sûr.
09:49Ce que je voulais juste dire sur Quentin,
09:51c'est cette indifférence
09:53ou parfois une forme de jubilation.
09:55C'est-à-dire que tout à l'heure,
09:56je voyais un article du Monde
09:57qui rappelait
09:59qui était Quentin,
10:00quelle était son identité
10:01et notamment dans quel camp il était
10:03parce que ça, c'est une vérité.
10:04Et je vois dans les commentaires
10:05des gens qui jubilent presque,
10:07qui disent
10:07« Ah, c'est bon,
10:08il était d'extrême droite. »
10:09Un de moins.
10:10Presque.
10:11Je suis avec Lucas Reski,
10:13auteur de De Gauche à Droite,
10:15un décryptage de ce mouvement
10:16de la pensée,
10:17cette évolution idéologique
10:18qu'on peut avoir publiée
10:20aux éditions du Cerf.
10:21Vous nous appelez
10:22parce que je suis persuadé,
10:24auditeur de Sud Radio,
10:25est-ce que vous avez été de gauche ?
10:26Est-ce que vous êtes passé à droite ?
10:27Est-ce que vous avez été de droite ?
10:28Vous êtes revenu à gauche ?
10:29Qu'est-ce que pour vous,
10:30l'extrême gauche ?
10:31Qu'est-ce que l'extrême droite ?
10:32Est-ce que vous avez rencontré
10:33le fascisme ?
10:34Est-ce que vous avez rencontré
10:35le troxisme ?
10:35Enfin, toutes les questions
10:36qu'on se pose aujourd'hui
10:37et qui prennent aujourd'hui
10:39des proportions politiques,
10:40voire des positions,
10:41situations tragiques.
10:42On attend votre appel
10:43au 0826-300-300.
10:46Emmanuel Galasso
10:46se fera un plaisir
10:48de nous les transmettre
10:48et je sais que Lucas Reski
10:50aura la bonne réponse,
10:52judicieuse et pertinente,
10:52à vous apporter.
10:53A tout de suite.
11:06Je reçois Lucas Reski,
11:09auteur de De Gauche à Droite
11:10aux éditions du Cerf.
11:11C'est un vrai traité politique.
11:12Alors, ça tombe pile-poil
11:13avec actualité.
11:14Non seulement l'actualité tragique
11:16que nous vivons
11:16avec cet assassinat,
11:19cette mort de...
11:20On verra si c'est un assassinat.
11:22Il ne faut pas préjuger
11:23avant que les tribunaux
11:24aient décidé de Quentin Duranck
11:26et puis surtout le débat
11:27qui, on peut le dire,
11:29Lucas Reski,
11:30qui empoisonne
11:31la vie politique française,
11:32ces anathèmes,
11:33ces oppropes que l'on jette,
11:34y compris dans le camp de gauche.
11:36Alors oui, oui,
11:37le Parti Socialiste,
11:38la Social-Démocratie
11:39a beaucoup, beaucoup évolué
11:40par rapport à ce qu'elle pouvait être
11:42sous Léon Blum
11:43ou sous Jean Jaurès
11:45ou même sous Malé France.
11:48Et puis aujourd'hui,
11:49on est dans une confrontation
11:51idéologique
11:51assez violente
11:52entre le camp des convictions
11:54que vous représentez ici
11:56et celui des certitudes
11:57où on n'écoute rien d'autre
11:59que ce en quoi on croit.
12:01Dans votre premier chapitre,
12:03clarification lexicale,
12:05vous parlez de votre génération.
12:07Elle dit quoi,
12:08votre génération,
12:09dans le positionnement de gauche ?
12:10Vous êtes né dans quelle gauche,
12:12votre génération ?
12:13Dans ce qu'on a appelé
12:14la génération Z,
12:16comme j'ai dit tout à l'heure,
12:16mais ce que je...
12:17Ça, vous l'assumez,
12:18il n'y a pas de problème.
12:18Ah oui, il n'y a pas de problème.
12:21Il n'y a aucune honte
12:22à avoir de sa modernité.
12:24Enfin, je veux dire,
12:24il y a un moment
12:25où c'est quand même normal
12:25que les générations
12:27soient différentes
12:27de la précédente.
12:28Moi, ce qui me gêne
12:30particulièrement dans la mienne
12:31et c'est en ça
12:32que je définis
12:34ce que j'appelle du wokisme
12:35parce que je n'avais pas
12:35d'autres mots
12:37pour la définir,
12:38c'est l'annulation
12:42de toute possibilité
12:43de réflexion
12:44au sein du groupe.
12:45En plus, moi,
12:46je suis quelqu'un
12:46d'un peu peureux,
12:47c'est-à-dire que 10 personnes,
12:48pour moi,
12:48c'est déjà une meute.
12:49Donc, je ne me suis pas senti...
12:51On n'est que deux, là.
12:51Ça vous va ?
12:52Entre nous, ça va.
12:53Entre nous, ça va.
12:54Je me sens qu'à l'Israeli
12:55meeting, si vous voulez,
12:57à l'autre cas des ronds,
12:58on verra.
12:58Je serais terrorisé.
12:59C'est-à-dire que 10 personnes
13:00qui sont d'accord,
13:01qui ont le même catéchisme,
13:02pour moi,
13:03c'est déjà une meute.
13:03Donc, c'est-à-dire que
13:04quand, à 16 ans,
13:07moi, je situe ça
13:08au moment,
13:08je ne sais pas si vous vous souvenez
13:09de l'affaire Léonarda
13:10sous François Hollande.
13:11Très, très bien.
13:12Il y a eu des manifs étudiantes,
13:13comme il y en a toujours eu,
13:14et sauf que
13:15ce que j'ai vraiment senti
13:16et qui n'existait pas avant,
13:17c'était l'incapacité
13:18de réflexion.
13:20C'est-à-dire qu'il y avait
13:20une doctrine à suivre
13:21et c'était impossible
13:23de s'en détacher.
13:24Et c'est là que, moi,
13:26j'ai commencé à avoir
13:27une divergence avec ce que j'appelle
13:29ce mouvement de pensée.
13:29parce que, même s'il n'a
13:30aucune incarnation...
13:31C'est quoi, le wokisme ?
13:32On l'entend sous toutes les sauces.
13:33Pour vous,
13:35comment vous le vivez,
13:35le wokisme ?
13:36C'est un résumé ?
13:38C'est un raccourci ?
13:39C'est une facilité ?
13:40Alors, d'abord,
13:41c'est un récit
13:41qui vient des Etats-Unis.
13:42Ensuite, je pense qu'il a été
13:44adapté aux questions françaises,
13:46notamment sur la laïcité,
13:47notamment sur une histoire
13:48qu'on peut avoir
13:49avec certains pays,
13:50l'Algérie, etc.
13:51Donc, c'est vraiment
13:51quelque chose
13:51qui est devenu français.
13:54Et moi, comment je le définis,
13:56notamment dans mon livre ?
13:57Pour moi, c'est des idéaux de gauche
13:58qui ont mal été transmis
14:00par la génération précédente
14:01qui a ces responsabilités
14:02et qui ont ensuite été tordus.
14:05Tordus,
14:06et parfois même retournés
14:08contre les gens
14:08qui avaient tenté
14:09de le transmettre.
14:11Notamment la laïcité
14:12et le féminisme,
14:13je pense que c'est des concepts
14:14qui ont été très mal expliqués,
14:16qui ont été présentés
14:17comme des évidences
14:17à ma génération.
14:19On leur a juste dit
14:20soit féministe,
14:21ne soit pas raciste,
14:22c'est des choses
14:23qui, quand elles sont balancées
14:24comme ça,
14:24sans philosophie,
14:25sans portée historique,
14:27ça ne veut rien dire.
14:28Vous le dites dans votre livre,
14:29je vais vous le faire dire à vous.
14:30Ça sert qui
14:31d'avoir tordu la laïcité,
14:34le féminisme,
14:34de les avoir récupérés
14:35sur d'autres ?
14:36À qui profite
14:37cette déviation ?
14:39Ça sert d'abord
14:40l'extrême gauche,
14:42ça sert d'abord
14:42Jean-Luc Mélenchon
14:43qui a su récupérer ces jeunes,
14:44qui a su devenir leur papa
14:46parce qu'il n'en avait pas.
14:47Vous le regrettez
14:48parce que vous reconnaissez
14:49que c'est quelqu'un
14:49qui a eu un rôle important
14:51dans la nouvelle gauche française.
14:52Non seulement je le regrette
14:53mais j'en veux aux gens
14:54qui se sont laissés dévorer par lui.
14:57Parce que je veux dire,
14:58là on en est arrivé à un point
14:59entre les alliances,
15:01les compromissions
15:01où vraiment,
15:02je le décris comme ça
15:03dans mon livre,
15:04l'ogre Mélenchon
15:05a complètement bouffé la gauche.
15:06Qu'il n'a pas toujours été.
15:08Vous reconnaissez
15:09qu'à un moment donné,
15:09il a porté
15:10une gauche républicaine
15:11moderne,
15:12audible
15:12et tout d'un coup
15:13il bascule.
15:14Alors moi,
15:14quand j'étais jeune,
15:15je n'entendais pas tant parler de luxe.
15:16Je préfère le dire
15:18parce que je vois les gens
15:18le décrire comme une grande figure
15:20de gauche.
15:20Pour moi,
15:21ça n'en a pas spécialement été une.
15:23Et c'est vrai que
15:23quand je vois
15:24ces extraits vidéo
15:25où on découvre
15:26un Jean-Luc Mélenchon
15:27très laïcard et tout,
15:28je dois vous dire
15:28que je suis assez consterné.
15:30Il dit lui-même
15:31qu'il s'est trompé.
15:32On reprend des passages
15:33où il est normalement
15:34à...
15:35On n'est pas couché.
15:36Oui.
15:36où il défend la laïcité
15:37mort en mort
15:38corps et âme
15:39à bec et ongles
15:40en disant que toute personne
15:41qui compresse la laïcité
15:42est plus ou moins
15:44un pro-fasciste.
15:45Et il dit
15:45qu'on a le droit
15:46de se tromper.
15:46C'était une erreur d'analyse.
15:47Là, voilà quelqu'un
15:48qui a vraiment changé
15:49et qui a vraiment renié ses idéaux.
15:51Moi, je n'ai jamais changé
15:52sur sa question.
15:53Lui, apparemment, oui.
15:54On a Claude Lukareski.
15:56On a Claude
15:56qui nous appelle de Perpignan.
15:57Bonjour, Claude.
15:59Bonjour et merci
16:00Perico Légas
16:01et bravo
16:02pour l'invitation
16:03de Lukareski.
16:05Je voulais simplement
16:08ajouter à tout
16:08ce qu'il a dit.
16:09D'abord, je lui dirai son livre.
16:10Je vais l'acheter.
16:11Je lui dirai
16:11parce que moi,
16:12je me souviens du livre
16:13de son père
16:14pour Sarkozy,
16:15l'homme que vous aimez haïr.
16:17Voilà.
16:18Et ce que je voudrais dire,
16:19c'est qu'en fait,
16:20non pas son cheminement,
16:22mais l'explication
16:23de l'état
16:24de sa pensée,
16:25pour moi,
16:26c'est une illustration,
16:27mais par le haut,
16:29de la phrase
16:29qui dit toujours
16:30si à 18 ans,
16:32t'es pas de gauche,
16:32c'est que t'as pas de cœur
16:33et s'il y a 50 ans,
16:34tu l'es toujours,
16:35c'est que t'as pas de cerveau.
16:36Ben, je veux dire,
16:36lui, il a un cerveau
16:37et son père en avait un
16:38et je l'ai pénitif.
16:40Claude Lukareski
16:41me citait la phrase
16:42avant de prendre l'antenne.
16:43C'est incroyable
16:44comment les grands esprits
16:44se rencontrent.
16:46Alors, vous,
16:47vous vivez la situation
16:48actuelle comment ?
16:49Dites-nous,
16:50vous avez plutôt été de gauche,
16:51je pense,
16:51ou pas forcément ?
16:52Non, oui,
16:53moi, mes parents
16:54étaient communistes,
16:54donc je suis né
16:56dans un berceau de gauche,
16:57mais j'ai fait des études
16:58d'ingénieurs
16:59très matérielles
17:00et très physiques,
17:01très scientifiques,
17:02très autres,
17:03et donc assez vite,
17:04quand même,
17:04je me suis aperçu
17:07que derrière tout ça,
17:08dès que les premières contestations
17:10sont sorties
17:10de l'Union soviétique,
17:12pour moi,
17:13la gauche m'a quitté,
17:14et effectivement,
17:15je me suis engagé,
17:16moi, j'ai fait les campagnes
17:17de Sarkozy, etc.,
17:18donc si on appelle ça
17:19une de droite,
17:20oui, je suis de droite,
17:21mais j'en ai pas honte
17:22et ça me va bien.
17:24Mais vous auriez pu
17:25être un bon électeur
17:26et un bon militant de gauche
17:27si c'était resté
17:28plus conforme à vos valeurs,
17:29si je crois comprendre.
17:30C'est-à-dire que,
17:32oui,
17:32mais si vous voulez,
17:33moi, j'ai été quand même
17:35dans le culte de l'effort
17:37parce que
17:38mes congénères,
17:39en fait,
17:39c'est ceux qui ont bâti
17:41le viaduc de Milieu,
17:42c'est des gens comme ça,
17:43c'est des parages,
17:44des travailleurs,
17:44des travailleurs,
17:45et donc,
17:46moi, si vous voulez,
17:47il n'y a pas d'égalité
17:48dans la nature,
17:49et moi,
17:50ce qui me gêne
17:52sur la gauche,
17:53dans la gauche,
17:54c'est la prééminence
17:55qu'on donne à l'égalité.
17:56Moi, je suis pour l'égalité
17:57des chances,
17:58mais pas l'égalité
17:59des résultats.
18:00Il y a une obligation
18:01de moyens,
18:01mais il n'y a pas
18:02d'obligation de résultats
18:03pour l'égalité.
18:04Les choses sont claires.
18:04C'est bien dit,
18:05Claude,
18:06Lucas Reski.
18:07Est-ce que cette vision
18:08du monde
18:10explique aujourd'hui
18:11qu'il y a des gens
18:11de gauche
18:12qui ne se sentent plus
18:13à gauche
18:13et qui sont malheureux ?
18:15Absolument,
18:15parce que ce que dit monsieur,
18:16c'est que
18:18s'il a quitté,
18:19il ne dit pas
18:20qu'il ne l'a quitté à gauche,
18:20il dit que c'est la gauche
18:21qui m'a quitté.
18:22Il est né à gauche
18:23et c'est la gauche
18:23qui m'a quitté.
18:24C'est ça.
18:25Je pense que
18:26c'est encore une fois
18:27une question de repères,
18:29de repères,
18:31de valeurs,
18:32parfois même
18:32de figures de la gauche
18:33qui ne se transmettent pas
18:35et à chaque fois
18:36sont diluées dans le temps
18:37et se perdent complètement.
18:40Vu les valeurs
18:41que vous prenez,
18:42monsieur,
18:42ça ne m'étonne pas
18:43que vous ne les retrouviez
18:44plus dans la gauche
18:44et que du coup
18:45vous ne vous retrouviez plus.
18:47Et justement,
18:48ce passage,
18:48parce que c'est comme ça
18:49dont il est question,
18:50ce passage d'une gauche
18:51dite classique,
18:52dite traditionnelle
18:53à une droite
18:54un peu plus républicaine,
18:55c'est quelque chose
18:56qu'on observe
18:56de plus en plus.
18:57Moi,
18:57je connais beaucoup
18:58d'électeurs de gauche
18:59qui sont très intéressés
19:00par Rotaillot.
19:01Pas parce que c'est forcément
19:02leur tasse de thé
19:04de base,
19:04mais surtout parce qu'ils
19:05ne se retrouvent plus à gauche
19:07et qu'ils se sentent orphelins
19:08de ça
19:08et que les principes républicains
19:10auxquels ils sont attachés,
19:11ils ne les retrouvent plus
19:12que dans le camp inverse.
19:13Alors,
19:14il y a un tournant
19:15dans l'histoire
19:15de la gauche social-démocrate
19:16française,
19:17c'est cette analyse
19:18de Terranova,
19:19vous en parlez d'ailleurs
19:20et tout d'un coup,
19:21Terranova,
19:22je vais résumer brutalement,
19:24vous allez me rectifier,
19:25Lucas Reski,
19:27Terranova dit
19:28le peuple commence
19:29à mal voter,
19:30c'était les premiers résultats
19:31de ces masses prolétariennes
19:33qui allaient vers
19:34Jean-Marie Le Pen
19:35puisque leur souffrance,
19:36leur détresse
19:36était plus entendue
19:37à leur idée
19:38par le Front National
19:40que par les partis de gauche
19:41et donc comme
19:42on va remplacer le peuple
19:43par un autre peuple
19:44et donc il faut aller
19:45sur d'autres paramètres,
19:46peut-être l'immigration,
19:48le féminisme
19:49avec une variante incroyable
19:51qui est presque l'animalisme,
19:52c'est-à-dire que
19:52le nouveau prolétariat
19:53c'est la cause animale,
19:54le peuple français
19:55vote mal,
19:56il est fascicisé quelque part,
19:57il est dans l'égarement total
19:58et les valeurs de gauche
20:00doivent être défendues
20:01définitivement
20:01sur des bases sociétales.
20:03Ça c'est un accident
20:04de l'histoire
20:05qui est prégnant
20:06pour vous ou non ?
20:06C'est plus qu'un accident,
20:07c'est vraiment,
20:08pour le coup je pense
20:09que ce genre
20:11de discours
20:11c'est vraiment quelque chose
20:13qui vise,
20:14je ne sais pas quel est
20:14le but de Jean-Luc Mélenchon
20:15mais qui en tout cas
20:15abîme la gauche
20:16de manière du...
20:19Oui, Jean-Luc Mélenchon
20:21Il va même jusqu'au voile
20:22Le voile est un signe
20:23de prolétariat
20:24qu'il faut défendre
20:25en fait d'une classe imprimée
20:27et que le combat de gauche
20:29aujourd'hui
20:29ça serait de défendre
20:30les gens qui portent le voile.
20:31C'est ça
20:31et surtout qu'avant
20:32d'avoir trouvé
20:33des nouveaux damnés
20:34et des nouveaux opprimés
20:34Jean-Luc Mélenchon
20:35il y a surtout énormément
20:36de mépris
20:37pour des gens
20:37qu'il aurait dû défendre
20:38je le cite dans mon livre
20:39c'est ce que François Ruffin-Rapport
20:41Oui, tout à fait
20:42Jean-Luc Mélenchon
20:43il dit que les habitants
20:44d'Enambeaumont
20:46sont obèses
20:47et sont des alcooliques
20:48et qu'il faut s'en foutre
20:49donc déjà
20:49il y a un énorme mépris
20:51pour des gens
20:52qui étaient normalement
20:53qui attendaient
20:54des choses de la gauche
20:55qui ont pu attendre
20:56des choses de la France insoumise
20:57parce qu'encore une fois
20:58Jean-Luc Mélenchon
20:58S'il a vraiment dit ça
20:59et visuellement il l'a dit
21:01c'est terrifiant
21:03Écoutez
21:03ça fait un moment
21:04que c'est sorti
21:05il n'a jamais nié
21:07avoir dit ça
21:07et je pense
21:09qu'on peut faire confiance
21:10à François Ruffin
21:10sur la question
21:11François Ruffin
21:12il l'a dit lui-même
21:12quand il était encore
21:13plus ou moins allié
21:15à Jean-Luc Mélenchon
21:16quand il allait faire campagne
21:18il ne montrait pas
21:19la photo de Jean-Luc Mélenchon
21:20parce que c'est devenu
21:20un repoussoir
21:21et que ces gens-là
21:22savent que Mélenchon
21:22les déteste et les méprise
21:24et donc moi je trouve
21:25que d'abord
21:26il y a cette phrase terrible
21:26qui abîme la gauche
21:27et ensuite effectivement
21:29on peut se soucier
21:30de certains combats
21:31on peut se soucier
21:32des gens en banlieue
21:33mais en faire absolument
21:35les nouveaux opprimés
21:36et surtout au-dessus de tout
21:37parce que c'est aussi ça
21:38que je dis
21:39c'est qu'on a beaucoup parlé
21:40d'intersectionnalité
21:41Jean-Luc Mélenchon
21:42ne prononce pas ce mot
21:43mais voilà
21:44les jeunes parlent beaucoup
21:44d'intersectionnalité
21:45c'était censé être
21:47une espèce de nouveau
21:47universalisme
21:48de convergence des luttes
21:49ça s'avérait être
21:50une hiérarchie des luttes
21:52avec effectivement
21:53en premier
21:54en haut de la pyramide
21:55cette idée que
21:57le vote musulman
21:59le vote en banlieue
21:59sont les nouveaux
22:00damnés de la terre
22:01et qu'il faut les défendre
22:02à tout prix
22:02vous êtes de gauche
22:04vous êtes de droite
22:05vous avez peur
22:06d'extrême droite
22:07vous avez peur
22:07d'extrême gauche
22:08il faut dénoncer
22:09aujourd'hui
22:09cette fracture sociale
22:11idéologique
22:12qui divise le pays
22:13où sont les ennemis
22:14de la république
22:15de la liberté
22:16de la laïcité
22:16est-ce qu'ils sont
22:17à l'extrême gauche
22:18à l'extrême droite
22:19est-ce qu'ils sont
22:20à droite ou à gauche
22:20vous voyez je vous faut
22:21toutes les options
22:21auditeurs et auditrices
22:23de Sud Radio
22:24appelez-nous
22:24parce que je suis persuadé
22:25que vous avez non seulement
22:26des questions à poser
22:26mais une analyse pertinente
22:28à nous soumettre
22:28Emmanuel Galasso
22:29attend votre appel
22:30au 0 826 300 300
22:33à tout de suite
22:33Sud Réta
22:35Perico Légas
22:36je reçois
22:37Benoît Reski
22:38auteur de
22:39De Gauche à Droite
22:40je suis le fils
22:41de Benoît
22:41j'étais sûr
22:42j'allais la faire
22:44excuse-moi Lucas
22:45j'étais sûr
22:46j'allais la faire
22:46parce que
22:47j'ai quand même
22:47tellement votre papa
22:48en tête
22:49donc Lucas Reski
22:50De Gauche à Droite
22:51un décryptage passionnant
22:52précis et pointu
22:54de l'évolution idéologique
22:55d'un être humain
22:56qui passe de gauche à droite
22:58et est-il vraiment
22:59passé de gauche à droite
22:59et j'allais vous poser
23:01la question Lucas
23:02le terme socio-traître
23:04existe depuis les années 20
23:05depuis les années 30
23:06les socialistes
23:06sont toujours accusés
23:07de collaborer
23:09avec le capitalisme
23:10alors qu'il n'y avait
23:10que les marxistes communistes
23:11qui tenaient la doxa
23:12les socio-traîtres
23:13ils n'ont jamais été
23:14aussi nombreux qu'aujourd'hui
23:15alors dans la tête
23:16de la France insoumise
23:16il n'y a plus que ça
23:17le terme de trahison
23:19aujourd'hui
23:20comme en dessous
23:20à gauche
23:21à partir de quand
23:23on trahit les idéaux de gauche
23:24quand on se dit
23:24soi-même de gauche
23:25c'est une bonne question
23:26parce que comme vous avez dit
23:27d'abord c'était une espèce
23:28de mantra
23:29de tactique politique
23:30on cherche toujours
23:31des traîtres
23:31même à droite
23:32d'une certaine manière
23:34aujourd'hui
23:35non seulement
23:35il revêt
23:36un sens beaucoup plus simpliste
23:38mais en plus
23:38c'est à dire
23:39que ça s'est inséminé
23:40dans les relations
23:41des gens de gauche
23:42entre eux
23:42c'est plus seulement
23:43quelque chose de militant
23:44c'est même
23:44c'est quelque chose
23:45on dit à son ami
23:47on dit à son amoureux
23:48que c'est un traître
23:49et aujourd'hui
23:50ça revêt plus
23:51quelque chose de moral
23:52que tactique
23:53à l'époque
23:53c'est à dire
23:54qu'on a un traître
23:56on a un traître
23:57parce qu'on a un avis
23:58divergent
23:58on a un traître
23:59parce qu'on se pose
24:00des questions
24:00sur le 7 octobre
24:02on a un traître
24:03parce que
24:05il y a 10 000 raisons
24:06d'être un traître
24:07et vous parlez
24:08du parti socialiste
24:09c'est vrai que
24:10le parti socialiste
24:10c'est devenu
24:12l'allégorie de ça
24:13pour eux
24:14parfois il y a des raisons
24:15c'est à dire que
24:15par exemple sur
24:16leurs alliances avec Macron
24:17c'est des choses qui peuvent s'expliquer
24:20est-ce qu'on a droit au pragmatisme
24:21pour l'intérêt collectif
24:23voilà
24:23est-ce que pour le bien général
24:25d'un pays
24:27comme la république française
24:27on a le droit de temps en temps
24:29de faire une entorse
24:29ou une concession
24:30à ces valeurs
24:32pour qu'il y ait une cohésion
24:33qui fasse du bien au pays
24:34est-ce que ce discours
24:35est audible
24:35non pas du tout
24:36parce que douter
24:37c'est déjà une défaite
24:38pour eux
24:39alors ça c'est
24:40c'est
24:41c'est Lucas Reschi
24:41qui parle
24:42ou c'est
24:43l'intégriste de gauche
24:44qui pourrait être
24:45vous voyez c'est ça
24:46quand je vous dis ça
24:47vous vous êtes d'accord
24:48avec cette idée
24:48qu'on peut à un moment donné
24:49par pragmatisme politique
24:51faire une concession
24:51dans un consensus
24:53sans trahir
24:54et vous me dites
24:55pour les gens de gauche
24:56non
24:56dès qu'on commence
24:57à envisager cette idée
24:59la trahison a déjà commencé
25:00moi je pense qu'il faut
25:01cette lucidité
25:02avant de pouvoir discuter
25:04éventuellement critiquer
25:05les autres camps
25:05il faut d'abord la lucidité
25:06sur soi-même
25:07sans perdre son âme pour autant
25:08parce qu'on peut aller très loin
25:09aussi dans cette évolution
25:10et François Hollande
25:11il est quand même allé
25:12très très très loin
25:13il ne reste plus beaucoup de gauche
25:15oui mais je trouve pas
25:18que ça justifie
25:19le terme de traître
25:20vous savez
25:21c'est quand même un mot fort
25:22c'est les promesses brisées
25:24etc
25:25je trouve ça très fort
25:27mais d'ailleurs
25:28si les jeunes
25:29dont je parle
25:29avaient des propos
25:30plus mesurés sur Hollande
25:31j'y trouverais aucun problème
25:33dire que c'est un traître
25:34et que Hollande
25:35est d'extrême droite
25:36ça me paraît
25:37largement exagéré
25:39et ça montre encore
25:39qu'il n'y a aucun repère
25:40moi puisque vous
25:42vous citez le parti socialiste
25:44ça m'a quand même marqué
25:45l'été dernier
25:45aux universités d'été
25:47de LFI
25:47les âmes-fils
25:48lors d'un débat
25:49entre Manuel Bompard
25:50et Charles Consigny
25:52il y a un moment
25:53le PS qui est mentionné
25:54et toute l'assemblée
25:55les jeunes crient en chœur
25:56tout le monde déteste le PS
25:58avec la même force
25:59et la même musique
25:59qu'on chantait
26:00tout le monde déteste
26:01la jeunesse
26:01emmerde le Front National
26:02fut un temps
26:03donc le parti socialiste
26:05a vraiment cristallisé
26:06cette idée du socio-traître
26:08pourquoi ?
26:09d'abord parce qu'en 2017
26:10c'était un peu la première fois
26:12que des gens de ma génération
26:13pouvaient voter
26:13il y avait une grande excitation
26:15et je sais que ça revient
26:17beaucoup dans le livre
26:18les gens en veulent
26:19à la génération
26:20qui avait déjà élue Hollande
26:21d'avoir en plus
26:22élu Emmanuel Macron
26:24c'est-à-dire que pour eux
26:24il y a une continuité
26:27et cette continuité
26:28elle représente
26:30la gauche
26:30qui dise bourgeoise
26:31la gauche qui s'est trompée
26:33la gauche ringarde
26:34et effectivement
26:35la gauche qui a trahi
26:37la gauche qui a trahi
26:38en s'alliant avec le pouvoir
26:39la gauche qui a trahi
26:41sur les questions
26:42de féminisme
26:42la gauche qui a trahi
26:43selon eux
26:44en étant soutien d'Israël
26:46etc
26:47ça c'est le discours
26:48que vous mettez
26:49enfin
26:49qui est celui de la gauche
26:50que vous ne partagez pas
26:51les valeurs
26:52non non absolument pas
26:53sauf que Lucas
26:55qu'est-ce qui s'est passé
26:57vous êtes un homme de gauche
26:58votre sensibilité
26:59elle serait plutôt sur
27:00un petit peu anarcho
27:02libertaire
27:02non
27:03j'allais dire une vraie gauche
27:04à la Michel Onfray
27:06je ne vous compare pas
27:07Michel Onfray
27:08mais je dis que vous
27:08ne vous reconnaissez pas
27:09aujourd'hui je dis
27:10que je me reconnais dans mon père
27:11c'est vraiment ce que
27:12je me suis rendu compte
27:13en tout cas pas dans la
27:13social-démocratie
27:14de ce qu'elle est devenue
27:15ni dans le parti communiste
27:17légitime
27:17et Fabien Roussel
27:18et François Ruffin
27:20sont des gens
27:20parfaitement respectables
27:21dans lesquels beaucoup
27:22de joueurs de gauche
27:22finalement aujourd'hui
27:23se reconnaissent
27:23non je vous demande
27:24qu'est-ce qui s'est passé
27:25entre 1981
27:27la victoire de Jospin
27:29en 1997
27:30la victoire de Hollande
27:31et les 1,72%
27:33d'Anne Hidalgo
27:34à l'élection présidentielle
27:35où est-ce qu'il est passé
27:36ce peuple ?
27:37où est-ce qu'il est passé ?
27:38alors d'abord
27:39il faut le dire
27:40parce que même
27:40si j'ai tendance
27:41dans mon livre
27:42à un peu défendre
27:43le parti socialiste
27:43c'est certain de ses édités
27:44mais vous le faites très bien
27:45vous le faites très bien
27:45parce qu'il mérite
27:46d'être défendu
27:46mais il est arrivé
27:48je le fais un peu
27:50à contre-cœur
27:50je parle de la valeur
27:51c'est le socialiste français
27:52oui mais alors
27:53le fait de vraiment
27:54de devoir défendre
27:55le parti socialiste
27:55comme je le fais
27:56parce que notamment
27:57sur le forum
27:57on lit des horreurs
27:58et des inepties là-dessus
27:59je le fais un peu
28:00avec amertume
28:01et à contre-cœur
28:02parce qu'il faut dire
28:03et ça mon père
28:04l'avait vite identifié
28:06que c'est quand même
28:06un parti qui a produit
28:07du vide
28:08depuis plus de 20
28:10enfin en tout cas
28:10moi depuis que je suis né
28:11depuis que je suis enfant
28:12c'est un parti
28:12qui n'a produit que du vide
28:13je veux dire
28:14vous avez cité Hidalgo
28:16les derniers candidats
28:18c'est un extrême Hidalgo
28:19c'est très loin dans le vide
28:21on est au-dessous
28:22du niveau du vide
28:24alors qu'on est
28:25des grands leaders
28:25ça a été la candidate
28:26du parti socialiste
28:27et le précédent
28:28c'était Benoît Hamon
28:29et d'ailleurs
28:30il n'y a eu qu'à voir
28:30le résultat
28:31c'est que tous les électeurs
28:32de gauche du parti socialiste
28:33ils n'ont pas voté
28:34pour Benoît Hamon
28:35au premier temps
28:35ils ont voté pour Macron
28:36Macron il s'est fait élire
28:37par la gauche socialiste
28:39et ça d'ailleurs
28:41ça en reproche
28:41il a même dit
28:42qu'il leur était redevable
28:43vous vous souvenez ?
28:44il ne leur a pas donné
28:45grand chose
28:46il ne leur a pas donné
28:47il va le payer
28:48il le paye
28:49voilà
28:49il le paye
28:50et lui
28:51s'en est bien sorti
28:53mais ce qui s'est passé
28:54je veux dire
28:55je n'ai pas toutes les clés
28:56mais ce que moi
28:57au moins je vois
28:57et que je sens
28:58depuis vraiment
28:59que je suis gamin
29:00c'est un vide de la gauche
29:01et donc
29:02ce n'est pas pour rien
29:04que Mélenchon a réussi
29:04à combler ce vide
29:05c'est bien parce qu'il y en avait un
29:06et vous le dites
29:07parfois dans mon annexe
29:09dans les jeunes
29:10ce qu'ils disent
29:10les critiques qu'ils font
29:11sur la gauche
29:11mais ils ont raison aussi parfois
29:13c'est vrai que c'est
29:14c'est une gauche
29:15qui a produit du vide
29:16qui n'a pas abandonné
29:18le social
29:18dans son discours
29:19mais qui politiquement
29:21l'a abandonné aussi
29:22je veux dire
29:22les gens qui ont envoyé
29:23les ouvriers
29:24vers le RN
29:26c'est aussi le parti socialiste
29:27ça vous dites
29:28que c'est un constat
29:29précis
29:30on a jeté
29:31dans les bras
29:31du rassemblement national
29:32du lepénisme
29:33une partie de la gauche
29:34prolétarienne
29:35qui ne se reconnaissait plus
29:36dans le discours de la gauche
29:37et qui se semblait
29:38être entendu
29:39par le discours de Le Pen
29:41le soir du premier tour
29:43de 2002
29:44quand il dit
29:45vous les petits
29:45les sans-grade
29:46les exclu
29:47le peuple de gauche
29:48se reconnaît dans ce discours là
29:49et pas dans celui de Jospin
29:50c'est ça
29:51le programme n'est pas socialiste
29:53l'État ne peut pas tout
29:54oui mais ça c'était en plus
29:55typiquement
29:56mon père
29:57c'est ce qu'il disait
29:57il le disait sans mépris
29:58il disait avec beaucoup de tendresse
29:59il a eu le souci
30:00jusqu'au dernier instant de sa vie
30:01de ce qu'il appelait
30:02les petites gens
30:03les gens de peu
30:05et ça lui
30:06ne le retrouvait plus à gauche
30:08depuis bien longtemps
30:09depuis plus de 20 ans
30:10et pourtant Mélenchon
30:11les insulte
30:12et les lecteurs de Nain Beaumont
30:14obèses, alcooliques
30:15on couvrait presque
30:16le slogan
30:16vous savez dans le match
30:17où on avait marqué
30:17Jean Dunor
30:18pédophile, alcoolique, consanguin
30:19c'est presque sur cette dialectique là
30:21or il parle du peuple français
30:23et quelque part de son peuple à lui
30:26c'est-à-dire qu'il a théorisé
30:27vous parlez du rapport Terra Nova
30:28moi il y a quelque chose
30:29qui m'a encore plus marqué
30:30que le rapport Terra Nova
30:31il me semble
30:32que c'est aux élections de 2017
30:33il manque 300 000 voix
30:35à Jean-Luc Mélenchon
30:36pour aller au second tour
30:37et il y a Éric Coquerel
30:39qui fasse caméra
30:40et aujourd'hui
30:40je veux dire
30:41personne ne nie cette phrase
30:42il y a Éric Coquerel
30:43qui dit
30:43il nous manque 300 000 voix
30:45c'est le vote musulman
30:46en banlieue
30:48pourquoi pas
30:48de théoriser ça
30:50mais
30:50comme je l'ai dit tout à l'heure
30:51ça a été
30:52au détriment justement
30:54de ces gens
30:54d'énormément
30:55parce que
30:56pour justement
30:57plaire
30:58parce qu'il y a beaucoup de fantasmes
30:59sur ce vote musulman
31:00en banlieue
31:00pour soi-disant plaire
31:02à ce vote musulman
31:03ils ont décidé
31:04qu'il fallait humilier les autres
31:05vous iriez
31:06Lucas Resky
31:06jusqu'à dire
31:07qu'il prône
31:08un remplacement idéologique
31:09on va remplacer
31:10la partie du peuple
31:10qui vote mal
31:11par une partie du peuple
31:12qui voterait bien
31:13on incite à ce remplacement
31:16pas un remplacement
31:17mais à une
31:19superposition
31:20en tout cas
31:21il y a la volonté
31:21de les exclure
31:23et d'en faire des moins que rien
31:24comme vous dites
31:25quand on dit
31:26ils votent mal
31:26qu'est-ce que ça veut dire ?
31:27ils votent mal
31:28parce qu'ils ne votent pas Mélenchon
31:29il y a une volonté
31:30d'en faire des moins que rien
31:32ils ont peur du voile
31:33c'est un des éléments
31:34ils ont peur du voile
31:35de ce que ça peut représenter
31:36on leur dit ils sont assis
31:36c'est arrêt de la continuité
31:38c'est arrêt de la continuité
31:39la France insoumise
31:40qui est aujourd'hui
31:41la grande force de gauche
31:42dit
31:43le voile
31:44est tout à fait légitime
31:45et la laïcité
31:47est une réflexion
31:48islamophobe
31:49vous partagez cette idée ?
31:51alors carrément
31:52le mot qui est revenu
31:53dans mon enquête
31:54sur ces jeunes
31:55c'est que la laïcité
31:57est une domination
31:57est une domination
31:59et dans les cas
32:00les plus extrêmes
32:01on va vous dire
32:01que c'est un produit
32:02d'une réflexion blanche
32:03et qui est destiné
32:05à notamment
32:07descendre
32:07et exclure
32:08de la société
32:09en particulier
32:10les populations musulmanes
32:11l'islam n'est pas une soumission
32:12mais la laïcité
32:13est une domination
32:14absolument
32:15c'est ce que je vous dis
32:16c'est à dire que
32:17les repères
32:19républicains
32:19et les repères de la gauche
32:20sont totalement retournés
32:21et tordus
32:23Lucas Reski
32:24aujourd'hui
32:25vous êtes en souffrance
32:26quand même ou non
32:26parce que vous avez
32:28des valeurs de gauche
32:28vous aimeriez quand même
32:29qu'il y ait une gauche française
32:30j'allais dire rationnelle
32:33courageuse
32:33lucide
32:34qui répond aux attentes
32:35du pays
32:36et elle est très fracturée
32:37on a la France insoumise
32:39qui elle-même
32:40est une coalition
32:40de sensibilité différente
32:42parce qu'entre Mathilde Panneau
32:43et François Ruffin
32:44il y a un écart
32:44et puis ensuite
32:45on a le parti communiste
32:47avec Fabien Roussel
32:47qui essaie d'exister
32:48les écologistes
32:49qui pèsent lourd
32:49Madame Tandelier
32:50vous en parlez
32:51Marine Tandelier
32:52et puis ce pauvre
32:53parti socialiste
32:54autour de Lévi-Effort
32:57elle est tristonnette
32:58la gauche à laquelle
32:58vous rêvez
32:59elle est tristonnette
33:01et plus que de se sentir
33:02orphelin
33:03sur le point de vue
33:04électoral
33:05et de figure
33:06moi là où je
33:07alors souffrance
33:07je ne sais pas
33:08mais là où j'ai une vraie blessure
33:09et un vrai regret
33:10c'est qu'effectivement
33:11depuis le début
33:13de ce mouvement
33:14de ce courant de pensée
33:15qui encore une fois
33:15n'a aucune incarnation
33:17j'ai effectivement perdu
33:18je dis dans mon livre
33:19que j'ai perdu
33:20la parole
33:21parce qu'en fait
33:21je n'ai plus aucun espace
33:23de débat
33:23du moins avec
33:25les gens de mon âge
33:25je vais vous la redonner
33:27dans quelques instants
33:27on prendra Bernard
33:28qui nous appelle
33:29de fonds-rumeux
33:30et puis on répondra
33:32on répondra à cette question
33:33est-ce qu'il faut rester triste
33:35à gauche
33:35ou est-ce qu'on peut avoir
33:36des raisons d'espérer
33:37une gauche souriante
33:39brillonnante
33:39qui apporte
33:40des vraies questions
33:41des vraies réponses de gauche
33:43à des questions de gauche
33:44à tout de suite
33:45vous restez avec nous
33:46et vous nous avez
33:46si vous avez encore
33:47envie d'intervenir
33:47vous nous appelez au 0 826 300 300
33:50Sud Radio
33:51Sud Radio
33:52Parlons Vrai
33:53Parlons Vrai
33:53Sud Radio
33:54Parlons Vrai
33:56Midi 14h
33:57Sud Radio
33:58La France dans tous ses états
34:00Péricault Légas
34:01Je reçois Lucas Reski
34:03fils de Benoît Reski
34:05pour ceux qui ont connu
34:06cette gauche
34:07j'allais dire
34:08qui était pertinente
34:09et courageuse
34:10je ne dis pas qu'elle ne l'est plus
34:11mais elle a bien changé
34:11qui a écrit de gauche à droite
34:13cette mutation
34:14l'extraordinaire métamorphose
34:16et ce que ça devient
34:17et comment on désigne
34:19les gens
34:19qui passent de gauche à droite
34:21la question
34:21sont-ils vraiment passés
34:23à droite
34:23c'est aux éditions du CERF
34:24et nous avons Bernard
34:26qui nous appelle
34:27de Fond-Romeu
34:28bonjour Bernard
34:29Oui bonjour Péricault
34:31bonjour Sud Radio
34:32bonjour à votre invité
34:33ainsi qu'aux auditeurs
34:35voilà moi je m'appelle Bernard
34:38et j'ai 75 ans
34:40et c'est sûr que
34:42j'ai vécu dans un milieu
34:44un environnement communiste
34:47et voilà
34:48petit à petit
34:49la vie m'a fait changer de bord
34:52voilà maintenant
34:53si vous voulez que j'aussi
34:54entre reconquête
34:55l'ERN
34:57voilà je le dis franchement
34:58Ah vous avez fait une grande évolution
35:01oui
35:02c'est la vie
35:03qui m'a indiqué tout ça
35:05vous savez
35:05on a toujours entendu dire
35:07que
35:08la droite
35:10produit
35:10et la gauche
35:11le psaume
35:13et voilà
35:14c'est un dicton
35:14je l'ai vu
35:15vous savez
35:16j'ai pas mal
35:17j'ai été directeur
35:17des attentes de ski
35:18j'ai participé à des grèves
35:20à l'époque
35:21en Savoie
35:22vous voyez
35:23on avait
35:24on défendait
35:25le personnel
35:25moi le premier
35:27et je me suis aperçu
35:28que ça suivait pas derrière
35:29j'ai vécu des milices
35:31pour mettre de l'ordre
35:32pendant les piquets de grève
35:33voilà
35:34donc tout ça
35:35ça m'a un peu
35:36orienté
35:37vous voyez
35:37Bernard
35:37il n'y a qu'une seule
35:40écoutez
35:40il n'y a qu'une seule question
35:41qui compte
35:42est-ce que vous avez
35:43la sensation
35:44d'avoir perdu
35:44ou renoncé à vos valeurs
35:47et non
35:48moi ma valeur
35:49c'est
35:49voilà
35:49on vient d'un groupe
35:51on s'intègre
35:52qui que ce soit
35:53on se lève le matin
35:55on a des projets
35:56d'amitié
35:57de travailler
35:58de produire
35:59et de s'inscrire
36:00dans la société
36:01en respectant les uns
36:02les autres
36:02à partir de ce moment là
36:04de ce diktat
36:05et bien
36:05ça fonctionne
36:06partout
36:07vous voyez
36:07et ça
36:08ça n'a plus
36:09et puis surtout
36:10de la conscience
36:11du respect des autres
36:12justement
36:12par sa place
36:14qu'on prend
36:14et ce qu'on rayonne
36:16autour de soi
36:16et ce que je vois maintenant
36:17je reviens à Jean-Luc Mélenchon
36:19pourquoi
36:20Jean-Luc Mélenchon
36:21se radicalise
36:22et devient de plus en plus
36:23un tribun
36:24je veux dire
36:25voire négatif
36:26pourquoi
36:27parce qu'il ratisse large
36:28il a envie d'avoir le pouvoir
36:30personne ne comprend
36:31qu'il veut le pouvoir
36:32donc il ratisse large
36:33et c'est pour ça
36:33qu'il tombe
36:34dans toutes ces déconvenues
36:36graves
36:37il a des jeunes
36:38qui le suivent
36:38parce que bon
36:39il y a des jeunes
36:39qui
36:40de toute façon
36:41de là au milieu
36:42il y a beaucoup de gens
36:42si vous voulez
36:44qui ne connaissent pas la vie
36:46qui ne travaillent pas
36:47il y a beaucoup
36:48vous savez
36:48j'ai vécu
36:49les gilets jaunes
36:50et je les ai abandonnés
36:51au bout d'un an
36:52pourquoi
36:52parce que j'ai vu
36:53qu'il y avait des traînes
36:54savent au milieu
36:55des gens qui profitent
36:56il n'y a pas d'ordre
36:57dans ce pays
36:57il faut de l'ordre
36:58voilà
36:59et l'ordre
37:00il sera
37:00que quand
37:01je veux dire
37:02il y aura une personne
37:02qui va donner
37:03c'est malheureux
37:04mais d'abord
37:05il y a trop de partis
37:06il y a trop
37:06j'ai vraiment
37:08la colère
37:09contre ce qui s'est passé
37:10contre ce jeune
37:11cantin
37:11voyez
37:12pourquoi
37:12parce que depuis le temps
37:14que je dis
37:14qu'il y a trop de politiques
37:15dans les universités
37:16les directeurs
37:17ils ont la prouille
37:18pourquoi
37:18parce qu'ils ont des pressions
37:19voilà
37:20c'est tout
37:21il y a beaucoup de gens
37:22dans ce pays
37:22qui sont payés
37:23pour ce qu'ils ne font pas
37:24on a compris votre message
37:25Bernard
37:26il est bien celui
37:27que soulève
37:28Lucas dans son livre
37:29voilà
37:29vous êtes vous aussi
37:30dans une réflexion
37:31dans une souffrance
37:33on le sent bien
37:34et pourtant
37:35vos valeurs
37:35j'allais dire
37:36de ce que vous êtes
37:37un travailleur français
37:38reste intact
37:39Lucas Resky
37:40la souffrance de Bernard
37:41sa détresse
37:42vous l'avez rencontré
37:43vous la comprenez
37:44alors oui
37:44je la comprends totalement
37:46ce que j'ai tendance à dire
37:47en fait
37:47c'est que je comprends
37:48la colère des gens
37:49même si parfois
37:50je comprends un peu moins
37:51la rage
37:51je me permets de dire la rage
37:52parce que
37:54je comprends que monsieur
37:55ait voulu changer de bord
37:56parce qu'il n'a plus retrouvé
37:57ses idéaux
37:57au sein de son propre camp
38:00moi par contre
38:01à titre personnel
38:02ce que je défends
38:02et que je défendais aussi
38:03pour mon père
38:04c'est l'idée
38:05de ne pas passer par rage
38:07à l'ennemi
38:09avec des grands guillemets
38:10en fait
38:10c'est le dicton
38:12l'ennemi de mes ennemis
38:13sont mes amis
38:14de ne pas tomber dans le piège
38:15de ne pas tomber dans le piège
38:16en tout cas moi
38:16je refuse que
38:17parce qu'on me dit
38:18que je suis un droitard
38:19je refuse de tomber dans le piège
38:21en plus je ne veux pas
38:21leur laisser ça
38:22c'est un peu puéril
38:23c'est un peu immature
38:23je ne veux pas leur laisser ça
38:24mais ce que vous dites
38:25m'interpelle monsieur
38:27parce que
38:28pour le coup
38:28je comprends vraiment
38:29la souffrance
38:30et ça me fait penser
38:31c'est un livre
38:32qui m'a beaucoup accompagné
38:34au cours de mon écriture
38:35ça me fait penser
38:36au démon de Dostoevsky
38:37parce que dedans
38:37il y a une phrase
38:38qui dit tout
38:39de comment on peut se sentir
38:41quand on est rejeté
38:42de ce carcan social
38:44que peut être la gauche
38:45vous voulez nous la lire
38:46allez-y Lucas
38:47lisez nous cette citation
38:48de Dostoevsky
38:48à l'antenne
38:49ça va faire formidable
38:51vous ne pouvez pas savoir
38:52quelle tristesse
38:53et quelle colère
38:54s'empare de votre âme
38:55quand une idée
38:55que vous-même
38:56saintement
38:57vous vénérez depuis longtemps
38:58et reprise par des incapables
39:00qui viennent l'exhiber
39:01à d'autres imbéciles comme eux
39:02l'exhiber dans la rue
39:03et que vous la retrouvez
39:05soudain dans un marché opus
39:07méconnaissable
39:07souillé
39:08présenté sous un jour absurde
39:10de biais
39:11sans proportion
39:12sans harmonie
39:13aux chais d'enfants stupides
39:14ah et on y est
39:16on y est
39:16on y est
39:17alors dites nous
39:18en quoi cette phrase
39:18parce que c'est la tristesse
39:20et la colère
39:20c'est la tristesse
39:21et la colère
39:22de voir que
39:23ce qui nous a d'abord
39:24amené dans un camp
39:25et un héritage
39:26c'est ces raisons même
39:28qui fait qu'on doit le quitter
39:29c'est-à-dire qu'on
39:30on a des idéaux forts
39:31je suis sûr que monsieur
39:33a des idéaux forts
39:34pour avoir rejoint
39:35le camp communiste
39:36et sur les ouvriers
39:37et les travailleurs
39:37c'est ce que j'ai entendu
39:38dans son discours
39:39et vient un moment
39:40où notre camp
39:41change totalement
39:43avec beaucoup
39:44beaucoup de colère
39:44beaucoup de mélancolie
39:45on est parfois obligé
39:47de le quitter
39:47ou alors
39:48d'en être exclu
39:49Lucas Resky
39:50la citation de Dostoevsky
39:52a suscité l'appel
39:53alors
39:54d'auditeur
39:55il y a Nicolas
39:56qui nous appelle
39:56de bois la pierre
39:57en Occitanie
39:58bonjour Nicolas
39:59bonjour Péricault
40:00bonjour
40:01à tous les deux
40:02non moi je disais
40:03que simplement
40:05j'ai pas l'impression
40:06que c'est moi
40:06qui ai changé
40:08moi je suis resté
40:09géostationnaire
40:10sur un échiquier politique
40:12qui lui
40:12a glissé
40:13vous voyez ce que je veux dire
40:15oui
40:16alors moi
40:16j'avais des valeurs
40:17mes valeurs
40:18elles sont restées
40:18à peu près les mêmes
40:19c'est des valeurs
40:20qui feront que j'étais
40:21j'aurais été un électeur
40:23PS
40:23quelqu'un de
40:24social délémocrate
40:25sauf que
40:26si vous voulez
40:27tout ce qui est justice sociale
40:29tout ce qui est
40:32ça m'a fait me décaler
40:34vers quelque chose
40:35qui est plus à droite
40:36je me sens un peu plus
40:37centriste
40:38avec la notion aussi
40:39que je ne pourrais pas
40:40revoter
40:41pour un parti
40:43qui pactise
40:44avec le diable
40:45à savoir LFI
40:46qui à mon avis
40:46n'est pas moins redoutable
40:47que le rassemblement national
40:49si ce n'est plus
40:50mais ça c'est encore
40:51un autre débat
40:52mais en tout cas
40:53aujourd'hui
40:54quand je vois
40:55que
40:55aux législatives
40:57quelqu'un comme
40:58Buxman
40:58qui est profondément
41:01raisonnable
41:02qui inspire confiance
41:03s'allie au deuxième tour
41:05avec LFI
41:06dont on connait
41:07le projet de haine
41:09parce qu'à LFI
41:10on a beaucoup de haine
41:10en fait
41:11on sort sur la haine
41:12et le chaos
41:13et c'est ça
41:14qui rassemble
41:15plus encore
41:16que les origines
41:17c'est la haine
41:18les...
41:18voilà
41:18et donc moi
41:19je ne peux absolument pas
41:20me reconnaître
41:21dans cette partie-là
41:23de l'échiquier
41:24quoi
41:24D'accord
41:25Lucas Reski
41:26est-ce que vous trouvez
41:27que la haine
41:28a gagné
41:29aujourd'hui
41:29le discours de gauche
41:30de façon nocive
41:35en tout cas
41:35on le voit
41:35avec les actualités
41:36ce qui est sûr
41:37c'est que là
41:37avec l'actualité chaude
41:39comme on dit
41:39l'actualité d'aujourd'hui
41:40la mort de Quentin de Ranck
41:42là on la voit totalement
41:43moi ce que je dis
41:44c'est que ce manque
41:45de repas
41:46parce que encore une fois
41:46vraiment j'invite
41:47les gens de gauche
41:48tous les gens de gauche
41:49à se questionner
41:51pourquoi depuis
41:52plus d'un siècle
41:52il y a ces questions
41:53de traîtres
41:54il y a ces questions
41:55de gens qui ne se retrouvent
41:56plus dans la gauche
41:56parce que voilà
41:57moi quand j'ai interviewé
41:57des gens de votre génération
41:59monsieur
41:59qui ne sont pas de la mienne
42:00les gens me disaient
42:01ah mais moi je connais ça
42:02c'est que c'est déjà comme ça
42:03dans les années 60
42:04il faut se demander
42:05pourquoi c'était déjà comme ça
42:06on est dans la détestation
42:07dans la dénétiation
42:08dans l'excommunication
42:09dans l'excommunication
42:10le déligrement de l'autre
42:11voilà
42:12et pourquoi
42:13c'est ce que je vous disais
42:14Péricolégas
42:15pendant la pause
42:16pourquoi quand on regarde
42:17des débats
42:17des années 68
42:19des années 80
42:20avec Bernard Tapie
42:21avec Pascal Bruckner
42:22avec Alain Finkielkraut
42:23monsieur l'apostrophe
42:24très célèbre bien sûr
42:25pourquoi ce sont
42:26les mêmes mots
42:26pourquoi ce sont
42:27les mêmes débats
42:28qui reviennent
42:28voilà
42:29vous regardez les débats
42:30sur le communisme
42:31à cette époque
42:31sur les gens
42:32qui ne voulaient pas
42:33écouter Saul Juvénistine
42:34c'est les mêmes personnes
42:35qui aujourd'hui
42:35ne veulent pas reconnaître
42:36que le Hamas
42:37est un mouvement terroriste
42:38c'est un aveuglement
42:39et donc d'abord
42:39il faut se demander
42:40pourquoi c'est comme ça
42:42depuis toujours
42:43donc le 7 octobre
42:44une véritable tragédie
42:45une fracture de plus
42:46dans le débat à gauche
42:47bah oui
42:49celle-là
42:49c'est ce que j'allais dire
42:50en fait
42:50c'est que
42:51ce genre de crise
42:53qui concerne tout le monde
42:54mais qui là
42:54concerne un peu plus
42:55particulièrement la gauche
42:56c'est dans ce genre de crise
42:57qu'on voit que
42:58la jeunesse de gauche
42:59les enfants de gauche
43:00ont été
43:00entre guillemets
43:01mal éduqués
43:02c'est-à-dire que
43:03leurs parents
43:04au sens large
43:04n'ont pas su
43:05leur transmettre
43:06leurs idéaux
43:07leurs valeurs
43:08et le résultat
43:09c'est que
43:09dans des crises
43:10aussi terribles
43:10que celles du 7 octobre
43:12ou que là
43:13la mort de Quentin de Ranque
43:14on se rend compte
43:16que ces repères
43:16ont totalement sauté
43:17et que même
43:18ils peuvent être retournés
43:19contre son propre camp
43:22donc on peut être
43:22comme Benoît Reschi
43:23comme Lucas Reschi
43:24juif de gauche
43:25avec des valeurs de gauche
43:26et on se fait traiter
43:27de complice de génocide
43:28parce qu'on estime
43:29que le 7 octobre
43:30il s'est passé quelque chose
43:31d'épouvantable
43:31même s'il ne sortit rien
43:32au fait que
43:33Gaza aussi
43:33a une tragédie
43:34absolument
43:35de complice de génocide
43:36pour le 7 octobre
43:37là en l'occurrence
43:38bon j'ai débattu avec personne
43:39du sujet
43:40mais je sais très bien
43:40ce qu'on me dirait
43:41sur ce malheureux Quentin
43:43que le soutenir
43:46lui faire hommage
43:47c'est suspect
43:48et que bon
43:49de toute façon
43:49c'était un fasciste
43:51d'extrême droite
43:51et qu'il n'y a pas
43:52et qu'il n'y a pas
43:52à le pleurer
43:53et vraiment
43:54j'insiste sur le sujet
43:55ces crises là
43:56qui concernent la gauche
43:57c'est là qu'on voit
43:58qu'il n'y a plus
43:59de dialogue possible
44:00de dialogue
44:00parce que
44:01voilà
44:01j'entendais hier
44:02même Sandrine Rousseau
44:03et tout
44:04c'est des gens
44:04je veux dire
44:05je suis sûr
44:06qu'ils sont intelligents
44:06qu'ils ont des valeurs
44:07et ils continuent
44:08de vouloir s'allier
44:11avec Mélenchon
44:11ils continuent
44:12de vouloir le défendre
44:13même dans les pires crises
44:13alors qu'on voit
44:14justement dans ces pires crises
44:15que oui
44:16il y a des gauches
44:17qui ne s'entendent plus
44:17et que notamment
44:19il y a une génération
44:19qui n'arrive plus
44:20à parler à ses parents
44:21qui veut les manger
44:22et qui veut absolument
44:23comme on a voulu
44:24déboulonner les statuts
44:25déboulonner tous les principes
44:26qui étaient chers à la gauche
44:27on insiste
44:28une forme de goulag
44:29de gauche
44:30Lucas Ressky
44:31vous reviendrez en parler
44:32parce que je suis sûr
44:33qu'il y aura un tome 2
44:34parce que l'histoire
44:34n'est pas finie
44:35merci d'avoir été sur Sud Radio
44:37notre débat a été passionné
44:39et les auditeurs ont réagi
44:40parce qu'ils se sont tous
44:41sentis à un moment donné
44:42concernés
44:42je vous donne rendez-vous
44:43à demain
44:43et là je vous laisse
44:45en compagnie de Brigitte Laé
44:47pour des sujets
44:47plus attendrissants
44:48certainement que le débat
44:49de la gauche et de la droite
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