00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricot.
00:05Alors, nous avons appris, subrepticement, que M. Villeroy de Gallo, François Villeroy de Gallo,
00:13si devant gouverneur de la Banque de France, haute institution économique et financière de la République,
00:19va donner sa démission en juin prochain parce qu'il veut occuper une autre présidence des apprentis d'Auteuil.
00:25Voilà. Et on se dit, bon, c'est normal. Son mandat finit en novembre 2027. Il avait encore un an.
00:34Il prend un an d'avance et il démissionne pour occuper un autre poste. Jusque-là, rien de très grave.
00:41Et ce matin, sur le service public, l'insigne chroniqueur économique nous signale qu'attention, c'est pas que ça.
00:49Peut-être que s'il démissionne maintenant, c'est pour laisser à l'actuel président de la République, Emmanuel Macron,
00:54la possibilité de nommer un nouveau gouverneur de la Banque de France.
00:59Et, et, on se pose la question, s'il devait y avoir un changement de majorité au sommet de l'exécutif en 2027,
01:08comme le poste du gouverneur de la Banque de France est inamovible, irrévocable,
01:13eh bien, le successeur de M. Villeroy de Gallo, nommé par Emmanuel Macron,
01:19continuerait à diriger la Banque de France, alors qu'une autre majorité, un autre gouvernement,
01:24un autre président pourrait être à la tête de la France.
01:27Suivez mon regard.
01:28Si, alors, il y a une option, il y a Jean-Luc Mélenchon,
01:31puis il y a l'option Marine Le Pen ou Jordan Bardella.
01:34Si devenez président de la République avec un gouvernement, Rassemblement National ou ses alliés,
01:38et bien, et qu'il y ait une façon de repenser l'euro, ou, pas un Frexit,
01:44enfin, une façon de redistribuer les cartes au sein de l'Union Européenne et de l'euro,
01:49eh bien, nous aurions, nous aurions un gouverneur de la Banque de France,
01:53nommé par le précédent président, qui veillerait au grain et qui empêcherait les dérives voulues par le peuple français.
01:59Nous apprenons la nomination de Mme de Montchalin à la tête de la Cour des Comptes.
02:08Là, elle va être nommée, puisque Moscovici est partie au mois de janvier pour la Cour des Comptes Européennes.
02:13Et puis, nous avions, au mois de mars dernier, M. Richard Ferrand,
02:18qui avait été nommé président du Conseil Constitutionnel.
02:21Alors, voilà, est-ce que Richard Ferrand est au droit constitutionnel,
02:25ce que la vache qui rit est un fromage fermier au lait cru ?
02:27Je ne sais pas, je fais une comparaison dans les secteurs que je connais.
02:30Toujours est-il que je constate que le président de la République verrouille trois autres institutions françaises.
02:37Le Conseil Constitutionnel, où il met un copain.
02:40La Cour des Comptes, où il met une copine,
02:42parce que Mme de Montchalin est très proche d'Emmanuel Macron.
02:45Et puis, on verra qui il nommera à la tête de la Banque de France.
02:49Mais je ne pense pas que ce soit Mathilde Panot,
02:52ni M. Bardella, ou quelqu'un d'autre dans notre parti.
02:56Voilà, donc, verrouillage, verrouillage de trois institutions, ça veut dire quoi ?
03:01Ça veut dire que ces gens s'assoient sur la démocratie, s'assoient sur le chiffrage universel.
03:05On s'en fout de ce que votera le peuple français.
03:07Et si le peuple français vote pour une autre politique,
03:10une autre façon de voir l'Europe, une autre façon de voir l'euro,
03:12et bien nous, on aura mis des gens qui verrouilleront,
03:14et on empêchera le peuple français de décider de sa souveraineté,
03:17et de donner à la République française les orientations qu'il aura voulu démocratiquement.
03:22Voilà, on a une grande leçon de démocratie,
03:24on saura en tirer les conséquences.
03:25Bonne journée.
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