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Mercredi 11 mars 2026, retrouvez Alexandre Baradez (Chef analyste, IG), Vincent Lequertier (Gérant Senior, responsable de l'allocation d'actifs, WeSave), Bertrand Rambaud (Président, Groupe Siparex) et Gérald Grant (Associé et Directeur Délégué en charge de l’allocation d’actifs et de la sélection de fonds, Fundesys) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne pour rester à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box.
00:15Vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay sur bismart.fr
00:19ou en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:22Au sommaire de cette édition ce soir, les marchés globaux, bien sûr,
00:25qui vivent au rythme des derniers développements concernant la guerre d'Iran,
00:30de ce qui concerne spécifiquement les opérateurs de marché,
00:33l'AIE et ses 32 membres ont approuvé la décision de libérer jusqu'à 400 millions de barils
00:40issus des réserves stratégiques.
00:43Assez peu de détails pour l'instant sur la manière dont ces barils arriveront sur le marché,
00:48à quel rythme, à quelle vitesse, à partir de quand.
00:50On sait que le Japon a déjà prévu, de son côté, dans le cadre de cet accord,
00:55de libérer 80 millions de barils à partir de lundi prochain.
00:59Cette décision était attendue depuis au moins 24 heures
01:02et les premières informations de presse.
01:03Et force est de constater que si les cours du pétrole se sont détendus hier,
01:08ils ne se détendent pas beaucoup plus aujourd'hui avec un baril de Brent
01:11qui reste sous tension au-delà des 90 dollars.
01:14Pauline Grattel vous apportera plus d'informations sur ces derniers développements
01:18et les réactions de marché que l'on a pu avoir sur le côté matière première.
01:24L'idée d'un pétrole plus élevé pour plus longtemps fait ressurgir chez certaines banques centrales,
01:29la Banque Centrale Européenne notamment, le traumatisme de 2022.
01:34Christine Lagarde qui s'est exprimée hier dans les médias français a été très claire sur le sujet.
01:39Il est hors de question que la Banque Centrale Européenne laisse se développer une inflation
01:43comme celle que nous avons connue en 2022.
01:45D'autres membres de la BCE ont pris la parole alors que la prochaine réunion se tiendra la semaine prochaine.
01:50Selon le Slovaque Peter Casimir, la BCE pourrait être contrainte d'agir beaucoup plus vite qu'anticipée par les marchés.
01:57La réunion de mars semble-t-il sera évidemment un statu quo pour la Banque Centrale Européenne
02:01mais les prochains meetings, ceux d'avril et de juin, pourraient être des meetings ouverts en matière de décisions,
02:07commentaires, discussions de marché à suivre avec nos invités dans un instant et puis dans le dernier quart d'heure
02:12de Smart Bourse.
02:12Comme souvent, nous ferons un petit pas de côté par rapport au marché liquide pour nous intéresser aux actifs privés,
02:18aux private equity spécifiquement avec les enjeux, les perspectives d'un acteur majeur de l'industrie française,
02:25du capital d'investissement, le groupe Siparex et son président Bertrand Rambeau qui sera notre invité dans ce dernier quart
02:31d'heure de Smart Bourse.
02:43Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline
02:47Grattel.
02:47Bonsoir Pauline, ce sont les informations pétrolières évidemment qui sont à la une
02:51après que l'Agence Internationale de l'Énergie a annoncé un déblocage record des réserves stratégiques.
02:57Oui, les 32 pays membres de l'Agence Internationale de l'Énergie ont décidé à unanimité de libérer 400 millions
03:04de barils provenant de leurs réserves d'urgence
03:06afin d'atténuer la flambée des prix du pétrole liés à la guerre.
03:10Cette mesure est exceptionnelle, la dernière décision comparable remonte à 2022 lors de l'invasion de l'Ukraine par la
03:17Russie
03:17lorsque 180 millions de barils avaient été débloqués.
03:20Les investisseurs restent néanmoins prudents, conscients que cette solution ne pourra agir qu'à court terme.
03:25Oui, c'est la question, les cours du pétrole seront-ils higher for longer ?
03:29En tout cas, ils restent très volatiles à l'heure actuelle.
03:31Oui, hier un certain calme était revenu après que le président Trump a déclaré que la guerre touchait presque à
03:37sa fin.
03:37Dans le même temps, le secrétaire à l'énergie américain Chris Wright a brièvement indiqué
03:42que la marine américaine avait escorté un pétrolier dans le détroit d'Hormuz avant de supprimer son message.
03:48Les prix du pétrole ont été très volatiles, d'abord en baisse, ils sont finalement remontés au-delà de 90
03:54dollars pour le Brent malgré la décision de l'AIE.
03:57Du côté des marchés boursiers, le rebond d'hier n'est pas suivi aujourd'hui, les indices ont plutôt tendance
04:03à consolider.
04:03Oui, les indices européens sont dans le rouge ce mercredi avec un stock 600 en léger repli.
04:08En France, le CAC 40 perdait plus de 1% ce matin avant de réduire ses pertes et de repasser
04:14autour de 8000 points.
04:15Aux Etats-Unis, les indices sont ouverts en ordre dispersé.
04:18Le rebond observé au cours de la séance fait suite à des déclarations de Donald Trump
04:23affirmant que la guerre se terminera lorsqu'il le décidera et qu'il ne reste quasiment plus de cibles en
04:28Iran.
04:29La semaine est marquée par la publication de différents chiffres d'inflation pour les Etats-Unis, avec aujourd'hui la
04:34publication du CPI américain.
04:36Oui, l'inflation globale progresse de 2,4% sur un an. Dans sa version cœur, elle est en hausse
04:41de 2,5% sur un an.
04:44Toutes ces nouvelles données sont parfaitement conformes aux attentes.
04:47Et ce rapport sur l'inflation intervient en préambule de la publication de l'indice Core-PCE, privilégié par la
04:52Fed vendredi.
04:53Quels sont les équilibres observés aujourd'hui sur les grands marchés obligataires notamment, Pauline ?
04:57Côté américain, le rendement à 10 ans se tend de plus de 5 points de base autour de 4,20
05:01%
05:02entre les tensions sur les prix du pétrole, la guerre et le rapport sur l'inflation.
05:06En Europe, le rendement allemand de même échéance se tend également autour de 2,90%.
05:11Sur le marché d'échange, le dollar est en légère hausse avec un euro-dollar sous 1,16%.
05:16Et puis même si la guerre d'Iran capte beaucoup d'attention, le marché a pu renouer quand même avec
05:20les enjeux
05:21autour de l'intelligence artificielle hier soir avec la publication des résultats d'Oracle.
05:24Oui, Oracle fait état de résultats salués par les investisseurs avec un titre qui bondit de 13% dans les
05:30premiers échanges.
05:31Le géant des logiciels semble dissiper les craintes sur la rentabilité de ses investissements.
05:37Les revenus sont en hausse de plus de 20% au troisième trimestre.
05:40Le plus sensationnel, ce sont les revenus d'infrastructure IA qui s'envolent de 250%.
05:45Côté cloud, les revenus bondissent de plus de 40%.
05:48Oracle se félicite d'un trimestre exceptionnel.
05:51A l'inverse, les résultats de Rheinmetall en Allemagne sont accueillis avec un peu plus de froideur de la part
05:56des investisseurs.
05:57Oui, le titre chute de 5% après sa publication malgré un carnet de commandes records et des ventes qui
06:02s'envolent.
06:02Les investisseurs sont déçus par les perspectives de 2026 légèrement inférieures aux attentes.
06:07On retiendra également les très bons résultats d'Inditex salués par le marché avec un titre en progression de 3
06:12% aujourd'hui.
06:13Quel sera le programme de demain pour les investisseurs ?
06:15Les investisseurs regarderont demain les résultats de BMW, Adobe, JCDCO ou encore Vivendi et côté macro.
06:21Ils attendent la balance commerciale américaine du mois de janvier.
06:25Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos
06:29clés du jour sur les marchés.
06:41Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:44Gérald Grant est avec nous, associé gérant chez Fundaisis.
06:47Bonsoir Gérald.
06:48Bonsoir Grégoire.
06:48Alexandre Baradez nous accompagne, chef analyste chez IG.
06:51Bonsoir Alexandre.
06:52Bonsoir Grégoire.
06:52Et Vincent Lequartier est également à nos côtés, le responsable de l'allocation d'actifs de WeSaves.
06:56Bonsoir Vincent.
06:57Bonsoir Grégoire.
06:58Messieurs, questions très ouvertes.
06:59Vincent, je vous passe volontiers la parole sur la situation des marchés.
07:03Quels sont les messages que les grands marchés macro notamment nous renvoient au 12ème jour de cette guerre durant
07:11avec le sujet matière première, énergie, pétrole évidemment sur le devant de la scène.
07:16Et dans la gamme des scénarios qui s'offrent à nous, du plus catastrophiste au plus rassurant,
07:24où est-ce que vous vous situez ou en tout cas avec quel type de scénario est-ce que vous
07:28avez envie de naviguer à ce stade ?
07:31Alors, premier message, les obligations d'État, c'est toujours pas quelque chose que les gens recherchent.
07:38Je pense qu'assez clairement, il y a deux hypothèses derrière.
07:41La première, c'est le risque d'inflation.
07:43La deuxième, c'est le coût budgétaire de la défense.
07:47Voilà, défense ou faire des chèques énergie, etc.
07:53Donc, au final, celui-là d'actif, out.
07:59Malheureusement, il entraîne un petit peu dans son aspiration le crédit.
08:03Et on a vu que le crédit s'écartait même pas mal par rapport à la remontée des taux souverains.
08:12Donc, en clair, le marché interprète ça comme ayant un risque d'impact économique.
08:19La montée d'un risque de récession, si on dit les choses, Vincent ?
08:23Sans que ce soit forcément un scénario central.
08:25Ou alors, la contrainte pour les entreprises de prendre sur leur marge pour absorber l'inflation
08:32et donc d'avoir une moindre solvabilité et donc potentiellement un risque de défaut de paiement qui soit un petit
08:39peu relevé.
08:41Donc, ça, c'est pour la partie obligataire.
08:43Sur la partie action, je pense que les investisseurs ont été complètement pris à revers par leur double pari.
08:50Le premier pari, c'était de dire le dollar va s'effondrer.
08:55Donc, il faut impérativement disperser les risques à travers la planète.
08:59Et malheureusement, les deux choix les plus logiques, c'était l'Asie avec de la croissance.
09:04Sauf que l'Asie, forte productrice, se retrouve la plus pénalisée par le conflit actuel.
09:11Forte consommatrice ?
09:12Consommatrice de pétrole, dépendante du Golfe, de l'approvisionnement en provenance du Golfe.
09:18Et le deuxième choix, c'était assez logiquement l'Europe avec les perspectives de dépenses budgétaires, etc.
09:25Sauf que là aussi, mauvaise zone, mauvaise pioche.
09:29Donc, on se retrouve pour ces deux paris avec une situation négative.
09:34Le deuxième pari, c'était de dire, oh là, l'IA, on ne sait jamais, sur un malentendu,
09:38ça pourrait avoir des effets négatifs sur certains secteurs d'activité.
09:43Donc, il y a eu beaucoup de longs shorts qui ont été mis en place,
09:46ou de positions qui ont été allégées par les gérants,
09:51en sortant la partie logicielle pour aller plus vers la partie briquet de mort-retard.
09:56C'était le thème d'avant la guerre, les gagnants et les perdants de l'IA.
09:59On était en plein dedans.
10:00Voilà, sauf qu'évidemment, dans ce genre de circonstances,
10:03c'est exactement l'inverse qu'il faut faire.
10:05Donc, je dirais que sur toutes les classes d'actifs,
10:08que ce soit devise, action et obligation,
10:12puisque sur les obligations, vous étiez plutôt positionné sur la partie courte.
10:16Oui, oui, oui.
10:17La partie courbe de la courbe.
10:18L'idée de la quantification, les courbes se sont aplaties.
10:20Exactement.
10:21On voit les taux longs qui montent un peu,
10:22mais ce qui monte beaucoup, ce sont les taux courts.
10:24Exactement.
10:24Donc, tout le monde est complètement pris à revers.
10:26Contre pied général, quoi.
10:27Contre pied général.
10:28Sauf qu'en réalité, je dirais qu'à part le pétrole,
10:32qui a vraiment eu un comportement spécifique extrêmement volatile,
10:36pour le reste, je dirais que ça reste complètement soutenable.
10:41Comme volatilité, ce n'est pas très très grave.
10:43Et comme tout le monde est pris un peu dans le même bain,
10:45il n'y a pas trop de désespoir de s'être trompé,
10:51parce qu'on se dit que le voisin est à peu près aussi mauvais que soi-même.
10:55Pour la deuxième partie de votre question,
10:57donc le scénario, nous, on reste plutôt dans une hypothèse,
11:01on va dire constructive,
11:02c'est-à-dire de dire que le rapport de force militaire reste complètement déséquilibré,
11:07et qu'à peu près personne n'a envie de prolonger ce conflit,
11:11que Trump a des élections en fin d'année,
11:14donc qu'il a plutôt envie de faire un conflit court,
11:19que les Chinois, qui sont potentiellement les soutiens de l'Iran,
11:23ont impérativement besoin d'avoir un approvisionnement restauré rapidement.
11:28Donc c'est pareil, ils n'ont pas motivation à soutenir activement l'Iran.
11:33L'Iran, pour pouvoir financer son activité courante une fois la guerre terminée,
11:39là aussi il serait bien content d'avoir un détroit d'Hormuz qui refonctionne, qui recircule.
11:46Donc je pense que tous les belligérants sont en réalité un peu dans le même axe.
11:51Sauf un que vous n'avez peut-être pas cité, Vincent, Israël ?
11:55Oui, oui, oui, oui.
11:57Non mais, sans rentrer dans la géopolitique de comptoir,
12:01On est bien d'accord, c'est celui qui pose un peu l'interrogation,
12:05mais je pense qu'il peut être canalisé, on va dire, si c'était nécessaire.
12:11Donc je pense que le consensus, c'est plutôt d'avoir quand même un conflit court.
12:16Donc il faut rester constructif et garder en tête ce que sont les fondamentaux derrière.
12:22Les fondamentaux derrière, c'est des dépenses budgétaires importantes de la part des États,
12:26des politiques monétaires globalement qui doivent essayer d'accompagner les efforts de souveraineté
12:32qui sont faits par les États et qui vont, autrement dit, des dépenses récurrentes sur de très nombreuses années et
12:38très importantes.
12:39C'est une bonne piqueur de rappel quand même pour l'Europe.
12:41Bien sûr.
12:41Alors il y a la question de la défense, mais il y a la question de la dépendance énergétique.
12:44Bien sûr.
12:44Il y a l'IA qui, à moyen terme, va délivrer des gains de productivité,
12:51donc au final de la rentabilité pour les entreprises.
12:55Donc je pense qu'il faut rester constructif.
12:56Quand vous dites conflit court, ça implique quand même une normalisation rapide aussi des cours du pétrole ?
13:00Ou est-ce qu'on peut être dans un conflit qui s'arrêterait, qui s'apaiserait,
13:05et des cours du pétrole qui resteraient quand même nettement plus élevés ?
13:09Je rappelle qu'on était à 60 dollars en début d'année et on est à 90 aujourd'hui.
13:12Alors je pense que la problématique, en fait, c'est une problématique stagflationniste,
13:17mais pas pour les mêmes.
13:18C'est-à-dire que pour l'Asie, qui est sur la partie production des biens,
13:23là c'est la partie récessionniste qui risque d'affecter la zone.
13:28Alors que sur l'Europe et les États-Unis, j'ai l'impression que c'est plutôt le côté inflationniste
13:33qui risque d'apparaître.
13:34En sachant que les États-Unis, étant très gros producteurs énergétiques,
13:39étant très gros producteurs de tout ce qui est défense,
13:46étant producteurs de beaucoup de tout ce qui est fertilisant, etc.
13:52Enfin bref, ils ont en fait une position, je pense, beaucoup plus confortable que l'Europe
13:58si l'inflation devait s'imposer.
14:01Et une banque centrale qui est ayant deux missions sera probablement plus réactive dans le bon sens,
14:07autrement dit vers le côté accommodant,
14:09plutôt que la BCE qui malheureusement est obnumilée par le côté inflationniste.
14:15Oui, mais qui voit effectivement, mais comme vous le dites aussi,
14:17qui voit que le choc pourrait avoir plus d'impact à la hausse sur l'inflation
14:21que d'impact à la baisse sur la croissance, au moins dans un premier temps, pour l'Europe.
14:26Alexandre, niveau de stress du marché, comment vous évaluez ça ?
14:29Est-ce qu'à quoi on a envie de comparer cet épisode ?
14:33Est-ce qu'il y a un « playbook » qui peut être utile dans ces moments-là ?
14:38En termes de correction, pour l'instant, c'est pareil d'une zone à l'autre.
14:43La zone la plus résiliente, c'est la zone US, valeur refuge dollar.
14:46On voit que les indices américains sont perçus aussi comme une zone un peu refuge.
14:49Mais ce qui est intéressant de noter, c'est que le VIX,
14:52donc l'indice de volatilité est monté à 35, ce qui est un niveau de stress prononcé.
14:56Ce n'est pas de la panique, panique, il faut aller au-delà de 40-50,
14:59mais c'est quand même un stress assez prononcé.
15:01Et que du coup, les investisseurs semblent être couverts via le VIX,
15:04ils ont assez peu vendu de positions, à part un peu lundi,
15:06mais ça a été vite racheté derrière, après les propos de Trump.
15:09Donc, ce que disait Vincent, c'est qu'effectivement,
15:11je pense que beaucoup d'investisseurs se disent que c'est un gros orage,
15:13qu'on achète de la couverture, en ne vendant pas trop ses positions sur la partie US,
15:17on va laisser l'épisode se passer.
15:20Moi, je rappelle simplement que la partie dans la guerre en Ukraine,
15:23alors je ne compare pas les deux, je pense que c'est deux enjeux assez différents,
15:25mais la guerre en Ukraine, le VIX n'était pas monté de la de 40, par exemple.
15:29C'est intéressant, ça.
15:30Par exemple, lors de l'épisode de débouclage du Caritrade,
15:33quand la Banque du Japon avait relevé ses taux de manière un peu surprenante il y a deux ans,
15:35le VIX était monté à 60.
15:37Quand Trump annonçait droit de doigt, il était monté là aussi à des zones à plus de 50.
15:40Et toute la guerre en Ukraine, qui était la plus marquante pour les corrections de marché,
15:44c'est une correction qui avait duré quasiment trois trimestres avant de se stabiliser,
15:47le VIX n'avait pas, il n'y avait pas de panique sur le VIX.
15:50C'est-à-dire qu'on s'était couvert quand même, 30 à 40 de volatilité,
15:53mais les indices, progressivement, les investisseurs avaient allégé des positions.
15:57Et ça avait été une vraie correction, en fait.
15:58Celle où on se dit...
15:59Sans dislocation, sans panique généralisée.
16:02La correction où on se dit, tiens, là, les opportunités commencent à apparaître.
16:04C'est-à-dire que c'est là qu'on voyait des valeurs,
16:06notamment en Asie, qui était vraiment à la case de la tech chinoise,
16:09équivalente de la tech US, à moins de dix fois les bénéfices pour certains.
16:11Donc c'était Côte-Banfou, là, il faut y aller, c'est loin d'y aller.
16:15Et je dirais que l'événement qui se produit actuellement a offert quand même,
16:20je me l'ai offert, évidemment, à ceux comme moi qui attendaient un peu de respiration.
16:24Je parle du Nikkei, on en parlait, il avait doublé le Nikkei entre le creux d'avril et les niveaux,
16:28donc doublé en moins d'un an.
16:29On disait, bon oui, effectivement, c'est une super perf.
16:32On avait tellement une partie du temps sur le Nikkei, mais on commençait à trouver ça très cher.
16:35Donc quand ça lâche 10 à 15%, on se dit qu'effectivement, là, il y a des matières à se
16:41repositionner un peu.
16:42Quand un patient a un peu accumulé de cash, 10-15% de baisse sur le Nikkei, ça commence à
16:47devenir intéressant.
16:47C'est le premier palier, comme sur le DAX qui perd 10-12%,
16:50c'est des paliers d'intervention, je dirais, pour des gens qui se repositionnent à moyen terme.
16:53Donc il y a quand même des thématiques intactes, derrière ce qu'on vit et dont on ne maîtrise pas
16:57la durée,
16:58il y a quand même pour vous des thèmes et des tendances intactes.
17:01Les creux, c'est plutôt du « by the deep » en Europe, mais la question de la profondeur du
17:04creux, comme pour tout le monde,
17:05c'est ce qui vaut le plus cher. Jusqu'où vous pouvez aller le creux ?
17:08Et là où je suis un peu plus dubitatif sur le fait qu'on ait vraiment purgé en quelques jours,
17:13simplement, ce qu'il fallait purger pour trouver des niveaux intéressants,
17:16je reviens encore une fois à cette partie américaine,
17:19où les niveaux de valorisation me paraissent qu'une fois, quand vous êtes au-delà de 20 fois les bénéfices,
17:25historiquement, c'est que vous avez un horizon, et les bénéfices anticipés,
17:28on parle bien des choses à 12 mois, voire plus,
17:30c'est que vous avez un horizon quand même plutôt dégagé.
17:32Là, l'horizon, c'est quoi ? C'est la Cour suprême qui a retoqué,
17:35on n'en parle plus trop de ça, mais qui a quand même retoqué les tarifs de Trump,
17:37donc qui les a remis en place derrière, mais qui crée une instabilité.
17:40Vous avez, du coup, la question pétrolière, qui était totalement hors champ en début d'année,
17:44qui se réinvite d'un coup, et effectivement, ça a changé un petit peu,
17:46pas énormément, mais les perspectives sur les banques centrales.
17:49Et puis, je pense aussi, je pense que le marché sous-estime la question du consommateur américain.
17:54Parce que les deux derniers mois qu'on a eus en termes de stats,
17:56c'est décembre et janvier, c'est deux mois consécutifs,
17:59où les ventes de détail n'ont pas progressé.
18:01Alors, on peut dire, en janvier, normal, événement climatique, ok,
18:05décembre, un peu moins explicable, mais vous avez aussi une donnée,
18:07c'est une donnée qu'on ne regarde pas forcément,
18:08mais tout ce qui est consumer credit, c'est une donnée qui est publiée une fois par mois,
18:11sur la dernière publication, c'était largement inférieur aux attentes.
18:14Ça fait deux mois, il y a juste un petit up entre deux,
18:16mais deux mois où le consumer credit, c'est à la demande de crédit.
18:18Moins de crédit à la consommation et moins de consommation à arriver, quoi.
18:21Et on comprend pourquoi, à ce moment-là, Trump dit,
18:22il faut baisser les plafonds de cartes de crédit, etc., enfin les coûts.
18:25Donc, je dirais ça pourquoi ? Parce que,
18:26pour une bonne partie de la population américaine,
18:28qu'on ne perçoit pas, justement, parce que la consommation tient beaucoup
18:31par les 20 ou 30% d'Américains les plus riches,
18:32mais pour des dizaines de portions d'Américains,
18:34les 3% d'inflation ne sont pas soutenables.
18:37Et donc, on a aussi cette question-là de la Fed,
18:39qui ne peut pas trop bouger pour l'instant,
18:41donc le coût du crédit restait le bas aux Etats-Unis,
18:43et maintenant, le coût de l'énergie augmente un petit peu,
18:46et je trouve que ça, ça ne vaut pas les 20 ans fois les bénéfices anticipés
18:49qu'on a sur les P500, ça vaut plutôt 19 fois, peut-être 18 fois les bénéfices,
18:52donc ça implique, pour moi, encore une fois, des corrections de 10-15%
18:56pour trouver des niveaux de prix plus acceptables.
18:58Avec en plus, alors c'est un peu technique,
19:00mais ça peut être important quand même dans le jeu de décision
19:02de la réserve fédérale américaine.
19:03On a eu le CPI publié aujourd'hui,
19:05qui est une mesure d'inflation aux Etats-Unis.
19:07Le core CPI est à 2,5, je crois,
19:10et de manière assez inédite, c'est assez rare,
19:14on sait que vendredi sera publié l'indice PCE,
19:17celui qui est privilégié par la Fed,
19:18et on sait d'ores et déjà que le core PCE
19:20est aujourd'hui plus élevé que le core CPI.
19:23Généralement, c'est l'inverse.
19:24Ce sont deux mesures différentes,
19:25la mesure PCE est plus large que la mesure CPI,
19:29et là, on est quand même dans une forme d'inversion des courbes,
19:31si je puis dire, avec un core PCE suivi par la Fed
19:34qui est plus élevé que le core CPI.
19:37Gérald, je vous relance sur les leçons déjà
19:40de ces 12 jours de crise, de guerre d'Iran,
19:43du point de vue des marchés, bien sûr,
19:45et ça m'intéresse aussi de savoir ce que vous observez
19:48dans tous les fonds que vous analysez chez Fundesys.
19:50Est-ce qu'il y a des mouvements particuliers à noter
19:52et des décisions qui peuvent être prises ici et là par des...
19:55C'est intéressant comme question puisque la semaine dernière,
19:58dans notre lettre qu'on a envoyée à nos partenaires,
20:00on a justement pris parti de regarder comment se comportaient
20:03les 265 fonds qu'on a sous revue
20:05et de voir où sont finalement les surprises positives,
20:09les surprises négatives et les interrogations qu'on peut avoir.
20:13Je ne vais pas être surprenant en disant que si vous avez un fonds global énergie,
20:17il s'est plutôt bien comporté.
20:18Alors, on avait focalisé sur le début de la semaine dernière
20:20qui était les deux premiers jours de baisse post-intervention.
20:23Sans surprise, l'énergie monte.
20:25Sans surprise, ou pas,
20:27il y a certains segments qui ont été attaqués
20:30et il y en a un qu'on avait tout en haut
20:33des tracks record jusqu'à présent
20:35et on n'a pas parlé jusqu'à présent, c'est l'or.
20:37L'or, effectivement, intuitivement,
20:39on peut se dire, crise géopolitique, on y va, on y va, on y va.
20:42Et donc, on a essayé d'expliquer à nos clients
20:43pourquoi, effectivement, l'or n'avait pas réagi
20:46comme on pouvait s'y attendre éventuellement
20:48dans ce type d'événements géopolitiques.
20:51Et on y a décelé trois événements.
20:54Alors, le premier, on en a parlé,
20:55c'est effectivement que les taux ayant remonté un peu,
20:57peut-être qu'il y a un peu de repositionnement, éventuellement.
21:00Il y a aussi le dollar, évidemment.
21:02C'est vrai.
21:02Mais il y a un point,
21:04et qui va être aussi valable
21:06pour les valeurs de la défense européenne,
21:08en particulier, qui ne dépendent pas forcément
21:10des budgets américains, mais surtout des budgets européens,
21:12qui, là aussi, ont un peu déçu,
21:14quand on regarde les ETF défense européens,
21:16ceux qui sont plus exposés,
21:18alors que ceux qui ont des valeurs UK,
21:21moins exposés, parce que plus dépendants des US,
21:23les plus européennes souffrent.
21:24Pourquoi ?
21:25Parce que dans les deux cas, or et défense,
21:27il y a ce qu'on appelle en économie, finalement,
21:29l'acheteur marginal, qui est moins là.
21:32Tout simplement parce que ça a tellement bien marché
21:34sur l'année précédente,
21:35et un peu en début d'année, quand même,
21:38que tout le monde en a déjà.
21:39Et donc, quand aujourd'hui, on vous dit
21:40« Mais combien vous devez avoir d'or dans votre portefeuille ? »
21:42On vous dit « Ah, je ne sais pas, je suis suisse, j'en ai 15,
21:44je suis français, j'en ai 5. »
21:46Mais peu importe, en tout cas,
21:47tout le monde en a un peu plus ou moins.
21:49Et donc, quand ils se produisent...
21:50Tous ceux qui veulent en avoir, en ont aujourd'hui.
21:51Et voilà.
21:52Donc, comment en rajouter ?
21:53C'est plus complexe.
21:53Donc, effectivement, l'or n'a pas super bien réagi
21:56à ce niveau-là, et c'était assez surprenant.
21:58On s'est demandé s'il n'y avait pas aussi,
21:59et ça arrive souvent, au début de la guerre en Ukraine, je crois,
22:01les phénomènes de délégalisation.
22:02On vend le mieux payé depuis 6 mois.
22:04Exactement.
22:05Notamment en Corée, on l'a vu avec les mouvements en Corée,
22:08avec les sommis.
22:08Ça a joué, évidemment, pour les appels de marge.
22:10Et un dernier point, puisqu'on en a parlé
22:12des fameux bailles de dips, donc le rachat,
22:14ça aussi, les rachats dans les creux,
22:16c'est assez intéressant.
22:16Il y a une statistique qui est sortie,
22:18qui est circulée un petit peu sur les réseaux,
22:19où on voit que sur le mois de janvier et de février,
22:23l'investisseur particulier américain
22:26achète 4 fois plus dans des mouvements
22:28de baisse de marché
22:30que lorsque c'est des journées de hausse,
22:32et surtout, beaucoup plus que tous les mois précédents.
22:35Et on doit retrouver, pour revoir ce niveau,
22:37on doit remonter à 2021,
22:39au moment des mêmes stocks,
22:40quand il y avait tous 700 gouvernements.
22:41Et là, on voit que le retail, en tout cas américain,
22:45est là pour acheter les creux.
22:47Donc, effectivement, à la fin,
22:49que nous dit l'histoire,
22:50parce que c'est intéressant aussi de regarder l'histoire,
22:52quand on regarde en arrière
22:54la Deuxième Guerre mondiale, 1939,
22:57crise de marché sur le S&P 500,
22:59une semaine après, en moyenne, moins 1,1.
23:01J'ai regardé avant de venir,
23:03on est à moins 1,2 ou moins 1,30.
23:05On est à peu près dans le...
23:06Ça n'a pas beaucoup bougé.
23:08La vol a monté, certes.
23:09C'est le pétrole qui est effectivement incroyable.
23:11On a parlé d'événements 5 sigma,
23:13donc 5 écartis.
23:14Ça arrive tous les 36 000 ans, soi-disant.
23:16Sauf qu'on n'est pas dans un marché normal.
23:18On est dans un marché où il y a des algorithmes,
23:20où il y a des intervenants
23:23qui, sur ces moments-là,
23:24peuvent faire déjouer tout modèle statistique.
23:27Ça aide à comprendre, mais pas à expliquer.
23:28Qu'est-ce qui fait que le marché actions
23:30résiste aussi bien à ce stade ?
23:31Notamment américain, on l'a expliqué.
23:33Il y a eu des variations plus fortes,
23:34à la baisse quand même en Asie et en Europe.
23:36Mais qu'est-ce qui explique cette résilience des actions ?
23:38Est-ce que c'est l'idée, assez simple,
23:41voire simpliste,
23:41qu'on est seulement à 12 jours de conflit ?
23:44C'est vrai que dans un monde
23:45où tout va tellement vite,
23:46on a l'impression qu'une guerre,
23:47ça doit durer une semaine ou 12 jours.
23:49En l'occurrence, la dernière guerre d'Iran,
23:51c'était 12 jours.
23:52On peut imaginer qu'à l'échelle de l'histoire,
23:5512 jours dans un conflit,
23:56ce n'est pas grand-chose non plus.
23:58Il y a un peu de ça,
23:58mais là aussi, on peut essayer d'être un peu terre à terre.
24:01L'Europe est mécaniquement un peu plus proche du terrain.
24:04Les États-Unis sont un peu plus loin.
24:06Ils sont beaucoup moins dépendants,
24:07malgré toute l'énergie.
24:08Voilà, j'allais dire, oui.
24:09Certes, ils peuvent être impactés,
24:11mais ce n'est pas la même histoire.
24:12Ce que vous avez dit en introduction
24:14sur les propos de Christine Lagarde
24:17vont dans ce sens.
24:18Et puis, il y a quand même,
24:19ça a été dit un peu par Vincent
24:21sur le phénomène logiciel
24:22qui joue un peu le rôle de valeur refuge
24:25dans ces moments-là.
24:26Effectivement, ça a de nouveau attiré des capitaux
24:30sur le segment de la tech
24:31qui a été un des rares secteurs haussiers
24:33la semaine dernière sur le S&P 500,
24:35notamment dans les logiciels
24:36qui, effectivement, ont moins tendance
24:39à être embêtés par ces problématiques
24:41de coûts de matières premières.
24:44Et donc, effectivement,
24:44comme ça avait beaucoup baissé avant,
24:46c'était aussi un peu plus facile de se rire.
24:47En relatif, ça redevient peut-être
24:50une opportunité.
24:51Vincent, quand vous écoutez les messages
24:53envoyés par ceux à la Banque Centrale Européenne
24:55qui se sont exprimés,
24:57effectivement, que vous voyez le pricing de marché
24:59avec, je crois, 60% de probabilité
25:01qu'on ait une hausse de taux
25:02d'ici le mois de juin.
25:04Donc, il y a le meeting de mars, d'avril et de juin.
25:07Le Slovaque nous dit qu'avril et juin
25:09doivent être des meetings ouverts
25:11et que la BCE sera peut-être contrainte
25:12d'agir plus rapidement qu'anticipée
25:14pour monter les taux.
25:16Est-ce que c'est une posture appropriée
25:18ou est-ce qu'on risque à nouveau
25:20une erreur de politique monétaire
25:21pour dire la chose ?
25:22Il est urgent d'élargir l'émission
25:25de la Banque Centrale Européenne
25:27pour faire comme pour la Fed.
25:30Non, je pense que malheureusement,
25:32s'ils montent les taux,
25:33ça serait effectivement absurde.
25:35Ça serait d'avoir une vision court-termiste.
25:38Normalement, la Banque Centrale
25:39devrait avoir une vision de long terme.
25:41et je ne suis pas certain que de remonter les taux
25:44soit la meilleure des idées
25:46quand on a péniblement 1% de croissance
25:48alors même que l'Allemagne
25:49cherche à injecter des capitaux.
25:52Ils répondent aussi à un certain nombre de critiques
25:54qui leur ont été adressées en 2022.
25:57Une d'entre elles étant de dire
25:58qu'ils n'avaient pas monté les taux assez vite,
26:01les obligeant à aller beaucoup plus loin
26:02et beaucoup plus haut peut-être que nécessaire.
26:04Oui, mais le contexte n'était pas du tout le même.
26:06On sortait de la Covid,
26:07on était dans une économie complètement désorganisée,
26:10on avait des systèmes de production
26:11qui étaient à la ramasse,
26:13on était dans un système
26:15où tout ce qui était distribution des produits
26:18était désorganisé.
26:19Enfin bref, on n'était absolument pas
26:21dans la même situation.
26:23Donc je pense que ça n'a strictement rien à voir.
26:27Là, la problématique est localisée
26:31à une zone précise.
26:32Donc c'est compliqué,
26:33mais on peut quand même contourner,
26:35ça ne représente malgré tout
26:36que 20% de l'énergie mondiale.
26:40Donc c'est contraignant,
26:41mais ce n'est pas non plus impossible
26:44de contourner cette chose.
26:46Le fait d'injecter du pétrole,
26:49c'est une très bonne idée.
26:51Je ne suis pas certain que les zones
26:53qui en ont besoin en disposeront rapidement
26:56parce que les bateaux, etc.,
26:58ne sont pas forcément localisés au bon endroit
26:59pour redispatcher le pétrole là où il faut
27:01et à la vitesse qu'on souhaiterait.
27:04Ça n'empêche que sur le papier,
27:07ça représente quand même une vingtaine de jours
27:09de substitution de ce qu'on n'obtient pas
27:13dans le Golfe.
27:16C'est ce qui peut être aussi une estimation
27:19de la durée du conflit par certains.
27:20Bien sûr.
27:22C'est sûr qu'ils ont réfléchi au montant.
27:24Ça fait deux jours qu'ils y travaillent.
27:26Et effectivement, c'est sans doute calibré
27:28par rapport à un scénario que Trump a d'ailleurs
27:31remis un peu sur le devant de la scène
27:33ces dernières heures et ces dernières jours.
27:34J'ai tendance à dire pour la BCE
27:36que la bonne idée serait probablement
27:38d'appuyer sur le frein et l'accélérateur en même temps.
27:40C'est-à-dire d'avoir une politique monétaire
27:43facialement restrictive pour faire plaisir
27:46à la partie allemande,
27:47donc la lutte contre l'inflation.
27:49Autrement dit, on remonte les taux d'intérêt.
27:51Et par contre, de l'autre côté,
27:53s'assurer qu'en termes de liquidité,
27:55on assure les choses correctement
27:57et notamment le financement des États,
27:59le financement des entreprises
28:00au travers d'un quantitative easing
28:02qui serait de nouveau restauré.
28:03Je pense que ça serait ça probablement...
28:04Déjà, arrêter de réduire le bilan.
28:06Ce qui serait déjà une première étape.
28:07Non, parce que contrairement à la Banque d'Angleterre
28:09et à la Fed, surtout,
28:10la BCE, elle n'a pas modifié
28:11pour l'instant son programme de baisse du bilan.
28:13Je pense que la problématique,
28:14c'est quand même de continuer
28:17de soutenir la croissance économique
28:21tout en luttant contre l'inflation.
28:22Et je pense que c'est la bonne réponse.
28:23Alexandre, on espère qu'on échappera
28:25à deux hausses de taux
28:26de la Banque Centrale Européenne cette année.
28:28Ce n'était pas dans les cartes...
28:29Alors, le débat était beaucoup plus ouvert
28:31depuis que Schnabel, notamment,
28:32avait imaginé que le prochain mouvement
28:34puisse être une hausse.
28:35Ce qui est...
28:36J'allais dire, la réalité lui donnera peut-être raison,
28:38mais il n'était pas ouvert
28:40au point que le marché les anticipe.
28:42Non, ça, et puis, il faut bien rappeler
28:43que l'inflation dans le euro,
28:44ça fait deux mois consécutifs
28:45qu'on est sous les 2%.
28:46Le dernier chiffre, je ne le trompe pas,
28:47c'est 1,7%.
28:47Et la France, on est carrément zoubillettes.
28:49Donc, il n'y a pas vraiment de sujet,
28:51même si c'est peut-être parfois
28:52pas ressenti chez les gens qui écoutent,
28:53mais c'est la réalité de l'inflation dans le euro.
28:55Elle est bien plus basse qu'aux Etats-Unis.
28:56Donc, la BCE n'a pas du tout
28:57les mêmes problématiques que la Fed aujourd'hui.
28:59Et effectivement, quand on regarde
29:01un peu dans l'histoire
29:01la transmission du prix de l'énergie
29:04à l'inflation,
29:05j'ai regardé plutôt qu'aux Etats-Unis,
29:07mais quand Baril a 120 dollars,
29:08la dernière fois qu'on était dans ces zones-là,
29:10c'était post-Ukraine,
29:11enfin, post-invasion de l'Ukraine,
29:13mais avec ce que Vincent a bien décrit,
29:14un cycle de rebond du pétrole
29:16qui a duré deux ans auparavant.
29:17C'est-à-dire, depuis le creux du Covid 2020
29:19et le pic du pétrole en 2022,
29:22ça a duré deux ans.
29:23C'est ça l'inflation, c'est l'énergie
29:24qui, mois après mois, trimestre après trimestre,
29:26année après année, monte.
29:27Donc, c'est pas sur un mot ou deux
29:28que ça fait de l'inflation.
29:29Et la fois d'avant, avant l'Ukraine,
29:32c'était juste avant l'éclatement
29:34des suprêmes, en 2008.
29:35Donc, il y a eu tout un rallye sur l'énergie
29:36qui portait grosso modo
29:38de début 2007 jusqu'à mi-2008.
29:41Là aussi, c'est un cycle
29:42qui a duré 15 mois de rebond du pétrole.
29:44Et là, effectivement,
29:45l'inflation était passée à l'époque
29:45de 2,5%.
29:46J'ai regardé le CPI, 2,5%,
29:47un peu plus de 5%.
29:48Donc là, effectivement,
29:49il fallait faire des choses.
29:51Et surtout si la BCE
29:53mettait ses mots en action,
29:54ce serait contraire à tous les messages
29:56qu'on envoie habituellement
29:56qu'on envoie les banquiers centraux
29:57de dire on lit à travers le bruit.
29:59Pour l'instant,
30:00je ne dis pas que c'est un petit bruit,
30:02mais à 10 jours de conflit,
30:05c'est encore pour l'instant
30:06un très gros bruit.
30:06C'est pour ça que je parle du trauma de 2022.
30:08J'ai l'impression que c'est assez central
30:09quand même aussi dans leur manière
30:10de réagir aujourd'hui.
30:11Oui, oui.
30:11Et effectivement,
30:12le contexte n'est pas du tout le même.
30:14Encore une fois,
30:15Vincent le disait bien,
30:15il y a des organisations
30:16des chaînes de supply chain à l'époque,
30:18mais il y avait aussi
30:18une demande phénoménale.
30:19Ce qui avait suivi le Covid,
30:21c'était des bilans de banque centrale
30:22qui étaient passés
30:23de 4 000 milliards à 8 000 milliards
30:25que ce soit en dollars ou en euros.
30:26Donc, il y avait doublé.
30:27La moitié des dollars en circulation
30:29avait été créée post-Covid.
30:30Donc, ça avait tellement stimulé l'économie
30:32que c'est là que les taux
30:33avaient dû remonter fortement
30:34et que le pétrole s'était aussi emballé
30:35parce qu'il y avait une demande,
30:36tout simplement parce que la demande
30:38de la consommation était gigantesque.
30:39C'était le revenge, bien sûr.
30:41Revenge shopping.
30:42Ce n'est pas du tout le momentum
30:44qu'on a actuellement.
30:45Je reprends votre point sur le pétrole, Gérald.
30:48Hyper intéressant de se dire
30:49que l'AIE a pu calibrer le volume
30:52à mettre sur le marché
30:53en regard des estimations
30:55qu'ils peuvent avoir
30:56de la durée du conflit.
30:58De voir, encore une fois,
31:00l'info sort dans la presse hier matin, etc.
31:02Mais de voir les cours du pétrole
31:03qui rebondissent de 5-6%
31:05après la baisse d'hier
31:06alors que la nouvelle est confirmée.
31:09Ça nous dit quoi ?
31:10Que le marché est quand même très prudent
31:12sur ces espèces de marteaux à un coup.
31:15Je pense que ça a été dit
31:17par les intervenants.
31:19C'est que ce n'est pas uniquement
31:20un montant ou une quantité
31:22qu'on débloque qui va faire la chose.
31:24C'est la façon dont elle va être débloquée.
31:27Le flot qu'on va débloquer,
31:29on n'a pas de chiffre précis.
31:31Alors certains commencent à dire
31:32que ça peut être entre 2 et 4 millions
31:34de barils le jour.
31:35Donc en gros,
31:36si c'est 4,
31:37c'est un cinquième de ce qui est...
31:38Compenser ce qui est perdu chaque jour.
31:39Voilà.
31:40Mais effectivement,
31:41c'est ça qui va être important.
31:43Ce n'est pas tant le volume en une fois.
31:46Donc ça,
31:47il faudra voir
31:48si effectivement les approvisionnements
31:50vont pouvoir se faire
31:51de façon sensée et cohérente.
31:54Mais c'est ça qui préoccupe
31:56probablement le marché aujourd'hui.
31:57Donc on ne peut pas voir le baril
31:59retomber tout de suite
32:00sur des niveaux de 70 ou 65
32:02comme on avait avant la crise.
32:03Ça semble assez évident.
32:04Donc il faut que ça se mette en place.
32:06Si on prend les points de comparaison,
32:07tout à l'heure,
32:08Pauline même l'a dit,
32:08on était autour de 180,
32:10il y avait même 240.
32:11Moi, j'avais entendu
32:12millions de barils
32:12au moment de 2022.
32:14Il y a eu deux fois, effectivement.
32:15La crise libyenne,
32:16c'était 60 millions de barils.
32:18Ça enlevait 1,5 million de barils le jour.
32:20La crise libyenne,
32:21on est bien en dessous de ça.
32:23Les trois autres gros chocs
32:24pétroliers de l'histoire,
32:25donc embargo,
32:26OPEP 73,
32:2879,
32:28Iran
32:29et le troisième qui m'échappe,
32:32Gare du Golfe,
32:32bien sûr,
32:32en 90,
32:33c'était en gros
32:34entre 4 et 5 millions de barils le jour.
32:36Donc effectivement,
32:37Hormuz,
32:37c'est que 20%,
32:39mais c'est quand même
32:40en gros
32:404 à 5 fois plus
32:41que les dernières crises.
32:43Donc c'est pour ça aussi
32:44qu'IAE intervient
32:45peut-être effectivement
32:46avec une vision
32:47durée de conflit,
32:49mais aussi par rapport
32:50à malgré tout
32:50la quantité
32:51qui est un peu bloquée
32:52en ce moment.
32:53Et on est passé de,
32:54rappelez-vous,
32:55on avait peut-être parlé
32:56de l'indice pizza
32:57pour regarder
32:57si le Pentagone
32:58allait intervenir bientôt
32:59en fonction des commandes de pizza,
33:01à l'indice Hormuz
33:02où tout le monde maintenant
33:02est sur le maritime 24
33:04pour voir si les bateaux
33:06passent ou pas.
33:06Attends,
33:07je ne me souviens pas
33:07de l'indice pizza.
33:08Si,
33:09c'est un truc
33:10qu'on appelle maintenant
33:11les soft indicators.
33:13Oui,
33:13oui,
33:13oui.
33:14Et du coup,
33:14on regarde
33:15en fonction des commandes
33:16qui sont livrées,
33:17en fonction des distances
33:18du Pentagone,
33:19était signe
33:20qu'il y avait beaucoup
33:20de monde en Pentagone
33:21et qu'une intervention
33:21pouvait arriver.
33:23Donc voilà,
33:23on y croit,
33:24on n'y croit pas.
33:24Et le livre du McDo,
33:25c'est qu'il y a Trump
33:27pour présence.
33:28Et donc là,
33:28c'est ça.
33:29Maintenant,
33:29on regarde
33:29qu'est-ce qui passe
33:30dans le détroit d'Hormuz.
33:31Donc l'IAE
33:32va effectivement
33:33compenser une petite partie
33:34mais la question,
33:35c'est comment ça va se faire.
33:37Un mot aussi peut-être,
33:39Vincent,
33:40alors là aussi,
33:41c'est un sujet de marché,
33:43cette industrie
33:44du crédit privé
33:45aux Etats-Unis,
33:46donc un peu moins
33:46de 2 trillions de dollars
33:47aujourd'hui
33:48pour cette industrie.
33:50Ce n'est pas un marché
33:51encore gigantesque
33:52mais c'est un marché
33:53qui a connu une très forte croissance
33:56ces dernières années.
33:57Donc partant de l'épisode
33:58des cafards
33:59signalé par Jamie Dimon,
34:01les Tricolor Holdings,
34:02etc.
34:03On en arrive quand même
34:05effectivement
34:05avec des gates,
34:06des blocages,
34:07des opérations
34:08de revente,
34:09de liquidation,
34:11etc.
34:11qui jettent un trouble
34:13dans ce marché-là.
34:15Est-ce qu'il y a,
34:15alors,
34:16très américain pour l'instant,
34:18quel est l'état des lieux
34:19que vous dressez
34:20de cette situation ?
34:21Est-ce qu'il y a des effets
34:21de réverbération possibles
34:23dont il faudrait se méfier ?
34:24Historiquement,
34:25c'est toujours
34:25quand vous avez des crises,
34:27quand vous avez les Ponzi,
34:28toutes ces histoires-là
34:29qui sortent,
34:29qui apparaissent.
34:30Donc le problème,
34:32il n'y a que cette espèce de...
34:34Madoff sont les subprimes,
34:35ça pouvait durer
34:36encore longtemps.
34:38Cette concomitance
34:39des événements
34:40est toujours désagréable
34:42et force nécessairement
34:43à réfléchir un peu
34:44sur le fait
34:46qu'on est sur un actif
34:48non liquide
34:50avec un décalage
34:52entre les souscripteurs
34:54et la durée théorique
34:56de portage
34:57de l'actif jusqu'au bout,
34:59sauf que les souscripteurs
35:00ont la possibilité
35:01de sortir
35:02de façon,
35:03généralement,
35:04c'est trimestrielle.
35:05Donc,
35:06il y a déjà
35:07une problématique
35:08de décalage
35:10entre le produit
35:11et ce qui est offert
35:13au client final.
35:16Ensuite,
35:16il y a une problématique
35:17de valorisation
35:19de ces actifs
35:20parce qu'il n'y a pas
35:21de transparence,
35:22il n'y a pas...
35:23On ne sait pas exactement
35:25ce que valent
35:26les actifs en question.
35:27On le découvre
35:28le jour où il faut
35:29vendre en urgence
35:30les actifs en question
35:32à d'autres acteurs.
35:34Ça n'a pas été liquidé
35:35ce qui a été vendu
35:35jusqu'à présent,
35:36notamment le deal
35:37de Blue Wall
35:38avec son assureur,
35:39il faut le dire.
35:40Ce n'est pas fait
35:41sur des décotes
35:41monstrueuses.
35:42Au contraire,
35:42ça s'est fait plutôt
35:43au prix de valorisation
35:47de l'investisseur.
35:48Je pense que ça
35:49arrangeait tout le monde
35:50que les choses
35:51se passent bien.
35:52Si les opérations
35:53de ce type-là
35:54devaient se succéder,
35:56se démultiplier,
35:57je ne suis pas certain
35:57qu'il n'y ait pas
35:58des véritables décotes.
35:59Et comme par hasard,
36:02on reparle un petit peu
36:03de la problématique
36:03du crédit
36:04parce qu'il y a eu
36:05des annonces hier
36:05comme quoi,
36:06sur certains produits,
36:07il y a des décotes
36:08qui sont appliquées
36:09désormais.
36:10JP,
36:11effectivement,
36:12applique des décotes
36:13sur des collatéraux
36:14notamment liés
36:15au monde des logiciels
36:16et donc,
36:17de ce fait-là,
36:17a décidé de moins
36:18prêter aux acteurs
36:20du crédit privé
36:20aux Etats-Unis.
36:21Voilà.
36:21Donc,
36:22on est effectivement
36:23sur des produits
36:24qui peuvent poser problème.
36:26Moi, mon souci,
36:26en fait,
36:27ce n'est pas tellement
36:27celui-là,
36:28c'est surtout le fait
36:29qu'on en parle
36:30dans la presse,
36:31que les particuliers
36:32peuvent entendre
36:34parler de ces problématiques.
36:35tant qu'on est
36:36entre institutionnels,
36:38on sait gérer les choses.
36:39À partir du moment
36:40où les particuliers
36:41entendent parler
36:42de ce genre de problématiques,
36:43ils peuvent paniquer
36:44et reproduire à tort
36:47ce genre de réflexion,
36:49l'appliquer à tort
36:50sur des produits
36:51cotés,
36:51listés,
36:52traditionnels,
36:52donc sur des fonds
36:53qui ne posent
36:54en réalité
36:55pas de problème,
36:56mais provoquer
36:57une forme de bank run,
36:59de panique
36:59un peu généralisée.
37:01vu la taille
37:02des marchés
37:03du crédit
37:05et je dirais
37:06l'ampleur
37:08des écartements
37:10de crédit
37:10qu'on vient d'avoir,
37:11je pense qu'un certain
37:11nombre de professionnels
37:12seraient très contents
37:13d'avoir du papier
37:15de rentrer dans ce marché.
37:16Exactement.
37:17Donc s'il y avait des sorties,
37:18je pense qu'ils seraient contents
37:18de se mettre en face.
37:19J'ai cru voir passer
37:20qu'Apollo voulait
37:21amener une liquidité mensuelle
37:23sur des instruments
37:24de crédit privé
37:25avec l'objectif
37:26d'une liquidité quotidienne.
37:27Je ne sais pas
37:28comment on fait ça,
37:29mais en priant,
37:32un petit mot
37:33sur l'endettement,
37:34le crédit,
37:34on a vu,
37:35on a parlé
37:35en début de session
37:37sur Oracle
37:37avec ses très bons résultats.
37:39Oracle,
37:39là,
37:39ça rebondit 10%.
37:41Il ne faut pas oublier
37:41qu'il y a quelques mois,
37:43on enterrait Oracle
37:43parce qu'il y avait
37:44trop d'endettements.
37:45Aujourd'hui,
37:45tout le monde s'en fiche.
37:46En tout cas,
37:47aujourd'hui,
37:47au moment où on se parle.
37:48Demain,
37:49je ne sais pas.
37:50Aussi parce qu'ils disent
37:51qu'ils vont arrêter
37:51de s'endetter là.
37:53Certes,
37:53mais bon.
37:54Non,
37:54parce que le signal de marché
37:55était aussi...
37:56Ils ont déjà été bien...
37:58parce qu'ils ont entendu
37:59aussi le message.
38:00Il faut préserver.
38:01Gardez la parole,
38:02je reviens à l'histoire
38:04des 200,
38:05combien de fonds
38:05que vous supervisez ?
38:06265.
38:07Vous supervisez,
38:08mais que vous analysez.
38:10Oui,
38:10ça m'intéresse à nouveau.
38:13Qu'est-ce que vous avez vu
38:14des mouvements de gestion ?
38:17Ce que je n'ai pas dit
38:17tout à l'heure...
38:18Déjà,
38:18en termes de mouvements,
38:19des mouvements des gérants
38:20au sein des fonds,
38:22évidemment,
38:23je ne vais pas dire de bêtises,
38:24on n'a pas demandé
38:25aux 265 gérants,
38:26mais de ceux
38:27qu'on a pu avoir,
38:28il n'y a pas eu
38:29de gros mouvements
38:30qui ont été mis en place.
38:31Il n'y a pas de rachat,
38:32ils ne font pas face
38:32à des rachats...
38:33Certains ont été,
38:35notamment les gérants
38:36dits flexibles,
38:37qui ont pas mal baissé
38:38leurs expositions.
38:39J'en pense à un,
38:40sans le citer,
38:41qui est passé de 60%
38:42d'expositions actions
38:43à 36% aujourd'hui.
38:45Je pense à un
38:46qui est un gérant
38:48actions international,
38:49mais qui peut se couvrir,
38:51qui a pris 20 à 25%
38:53de short Eurostock 50.
38:56J'espère que ça ne s'arrache
38:57pas trop à la hausse,
38:58sinon c'est un peu compliqué.
38:59Mais il y a un point
39:00que je n'ai pas mentionné
39:01tout à l'heure
39:01dans ce qu'on avait observé,
39:03c'est le monde
39:03du long short,
39:06où là,
39:06il y a eu un petit peu
39:07des déconvenus.
39:08On parlait des contre-pieds
39:09tout à l'heure.
39:10Voilà,
39:10il y a eu pas mal
39:11de contre-pieds,
39:12effectivement,
39:12Vincent l'a un peu évoqué.
39:14Il y a des très beaux noms
39:15qu'on continue d'apprécier
39:16néanmoins,
39:17qui ont été un peu pris de court
39:18par ces mouvements.
39:20Alors,
39:20certains ont été pris de court
39:21même avant le déclenchement.
39:23On n'en parlera pas,
39:24mais c'est vrai
39:25qu'il y a eu un peu
39:25des déceptions là-dessus
39:26parce qu'on vend,
39:28entre guillemets,
39:29ça à nos clients
39:29en disant que ça permet
39:30effectivement d'absorber
39:32certains chocs de marché
39:33parce qu'il n'y a pas
39:34de directionnalité,
39:34patatis,
39:35et bien là,
39:36ça n'a pas forcément été le cas.
39:38Donc,
39:39effectivement,
39:39là,
39:39il y a eu quelques déceptions aussi.
39:41Donc,
39:42voilà.
39:42Alexandre,
39:43quelle est la bonne attitude
39:44à observer
39:45dans une situation
39:46comme celle
39:47qu'on essaye de décrire ?
39:50La bonne attitude,
39:51encore une fois,
39:52il y a deux types
39:53de profils
39:55face au marché.
39:56Il y a effectivement
39:56les investisseurs,
39:58donc les gens
39:58qui sont,
39:59j'ai dit par exemple,
39:59long-only,
40:00qui attendent,
40:00qui ont déjà
40:01des positions longues
40:02dans le marché,
40:03qui ont du cash
40:04à un investissement récurrent,
40:06donc les trous d'air,
40:07pour moi,
40:07dès que ça dépasse 10%,
40:09ça devient une opportunité.
40:10On se pose au moins
40:11la question, quoi.
40:11Voilà,
40:12ça devient une opportunité.
40:12C'est un moment d'action,
40:13éventuellement.
40:13Voilà.
40:14Mais,
40:15aujourd'hui,
40:16la question se pose
40:16de là,
40:17est-ce que les niveaux,
40:18parce que je prends
40:18des indices européens,
40:20pourtant,
40:20je reste très optimiste
40:21sur la partie européenne,
40:22la résilience européenne,
40:22la résilience des banques autres,
40:23sur le moyen terme,
40:24je n'ai pas de grosse inquiétude
40:25pour ça,
40:25mais à quel moment
40:26l'investisseur se dit
40:27que ça devienne
40:30vraiment une opportunité
40:30de rentrer ?
40:31C'est-à-dire qu'on est,
40:31le CAC 40 était un peu plus
40:3319 fois les bénéfices,
40:34avec la correction,
40:35c'est 17 fois et quelques,
40:36on a connu le CAC
40:37sous des 15 fois les bénéfices,
40:38par exemple,
40:38donc l'idée,
40:39c'est pas de dire
40:39il faut attendre
40:39que ça revienne à 12 fois
40:40pour acheter du CAC,
40:41c'est pas ça le propos,
40:42mais je ramène un peu ça
40:43sur la partie américaine,
40:44c'est est-ce qu'on considère
40:45que la correction actuelle
40:46et les valorisations
40:47actuellement sont adaptées
40:49à la situation
40:49qu'on vit actuellement,
40:50ou est-ce qu'on peut espérer
40:52quelques décotes,
40:53quelques mouvements
40:53un peu sédémentaires ?
40:54Est-ce que ça mérite
40:54des primes supplémentaires ?
40:55Voilà,
40:55et je remarque ce que vous disiez
40:56tout à l'heure,
40:56ça c'est un point
40:57qu'on avait aussi soulevé
40:57et qu'on avait observé
40:58en l'espace de quelques semaines,
41:00l'effet de levier,
41:01notamment aux Etats-Unis,
41:02sur la partie action,
41:03sur la partie action,
41:05c'est nettement accru
41:05dans l'espace d'un gros trimestre
41:07et je pense que ça explique
41:09en partie pourquoi
41:10les marchés américains,
41:11quand ils âgent 2, 3, 4%,
41:13tout de suite,
41:13il y a un mouvement
41:14vraiment brutal,
41:15ça ne se passe pas
41:16en quelques heures,
41:16c'est vraiment du squeeze,
41:18ceux qui vendent
41:18se font sortir
41:19parce que ça rachète derrière
41:20et puis ceux qui rachètent
41:21se disent
41:21j'ai gagné une fois
41:23un bail de dip
41:23en levier 10,
41:24je recommence la fois d'après
41:25et puis je recommence
41:25la fois d'après,
41:26on tente 3, 4 fois l'expérience,
41:28on accroît l'exposition
41:29jusqu'au jour où ?
41:30Et jusqu'au jour où
41:30il y a un trou un peu
41:31supplémentaire de 7, 8
41:32et là c'est l'appel
41:33de marge immédiat
41:34et c'est là que les capitulations
41:35commencent à arriver
41:35et pour moi il n'y a pas eu ça
41:37c'est-à-dire que sur la partie américaine
41:38oui, avant déjà l'Iran
41:40il y avait déjà l'hésitation
41:40à aller plus haut
41:41mais il n'y avait pas
41:42de vraie opportunité
41:43donc plus de vrais trous d'air
41:44et moi c'est ça qui manque
41:45sur la partie américaine
41:46c'est ce côté un peu capitulant
41:48un peu correctif
41:49un peu plus violent
41:49qu'on n'a pas encore eu
41:50qui ne signe pas du coup
41:51la fin de la phase
41:52un peu éditante
41:53qu'on a actuellement
41:53Vincent, quelles sont les décisions
41:54que vous avez pu prendre
41:55pour les mandats
41:56les différents profils
41:57de mandats que vous gérez là ?
41:59Alors, on a fait deux opérations
42:01récemment
42:01la première juste avant le conflit
42:03c'était de rajouter du Japon
42:05aïe
42:06c'était avant
42:09Deuxième chose
42:10avant le conflit également
42:11et c'était dans une ampleur
42:12beaucoup plus forte
42:13que le Japon heureusement
42:14c'était de basculer
42:16du S&P traditionnel
42:17et du Nasdaq
42:18vers le S&P
42:19et couilles pondérées
42:20et deuxième bonne nouvelle
42:22c'était que c'était en dollars
42:24Donc couvert
42:26Exactement
42:27Donc on a atténué
42:28en fait la volatilité
42:29dans cette phase-là
42:30et on a même fait
42:30un peu mieux
42:31que les deux autres indices
42:35Deuxième chose
42:35qu'on vient de faire hier
42:37c'est
42:37on avait du CRB
42:39autrement dit
42:39le panier complet
42:40des matières premières
42:41qui a du pétrole
42:42qui a énormément profité
42:45en relatif
42:45dans les portefeuilles
42:46et on a pris des bénéfices
42:48là-dessus en urgence
42:50pour reporter ça
42:51sur de l'or
42:51en se disant
42:52que la volatilité
42:53sur le pétrole
42:54risquerait d'être
42:55encore significative
42:56alors que sur l'or
42:57le côté
42:58je suis le cochonnet
43:01pour les appels de marge
43:02je pense que c'est derrière nous
43:03cette phase-là
43:03et que ça devrait mieux
43:04se comporter désormais
43:05Merci beaucoup messieurs
43:06Merci d'avoir été
43:07les invités de Planète Marché
43:08ce soir
43:08Vincent Lequartier
43:09WeSave
43:10Gérald Grand
43:11Fundesys
43:12et Alexandre Baradez
43:13IG
43:13Merci d'avoir regardé cette vidéo !
43:13Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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