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  • il y a 20 minutes
Regardez Face à Fogiel du 16 mars 2026.

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Transcription
00:00Édition Santé, RTL Matin, Thomas Soto
00:05Il est 8h18, l'interview de Marc-Olivier Fogiel, vous recevez donc le maire de Meaux, réélu au premier tour
00:10à plus de 63%, Jean-François Copé, c'est un LR catégorie 100% étanche par rapport au RN.
00:16Bonjour Jean-François Copé, merci d'être là, donc réélu hier, après pourtant une campagne compliquée, des sondages difficiles que
00:23vous avez donc fait mentir hier, cette victoire c'est presque une surprise pour vous Jean-François Copé ?
00:28Écoutez, en tout cas c'est la preuve qu'il n'y a pas de fatalité à la montée systématique
00:33des partis extrémistes ou populistes.
00:36Je rappelle qu'à Meaux, c'est une ville intéressante, elle représente assez bien finalement la France des villes moyennes
00:41aujourd'hui.
00:42Vous voulez dire que c'est un labo de la présidentielle ?
00:44Écoutez, en tout cas je pense qu'il faut les regarder, les villes moyennes ou moyennes grandes, entre 30 et
00:49100 000 habitants.
00:50Alors regardons ce qui s'est passé à Meaux hier.
00:51Et nous avions en 2024, au moment de la dissolution, une candidate LFI qui au premier tour faisait 42%
00:57et une candidate RN qui faisait 28%.
01:00La candidate LFI hier, elle a fait 17% et la candidate RN, elle a fait 9%.
01:06Et pourtant il y a des quartiers chez vous qui sont difficiles, cette victoire vous l'expliquez comment ?
01:12Tout simplement parce que, en fait, lorsque vous avez à l'égard de vos concitoyens un discours qui est clair
01:18sur le rétablissement de l'ordre, ça touche tous les Français.
01:22Et moi j'ai mené depuis toujours une politique assumée de sécurité, avec une police municipale armée, avec des caméras,
01:28avec des résultats.
01:29Et les premiers qui en ont été les bénéficiaires, c'est ceux qui sont victimes, dans un certain nombre de
01:35quartiers abandonnés, de l'insécurité.
01:38Pourtant ça ne parle pas forcément aux électeurs LFI qui étaient là derrière et qui vous talonnaient.
01:43Donc la candidate LFI, a priori ce discours-là, c'est un discours a priori qui ne parle pas à
01:48ces électeurs-là.
01:49Il faut croire que si, puisque même dans ces quartiers, je suis très très largement majoritaire dès le premier tour.
01:56Et ça, je voudrais vraiment le dire, ça veut dire qu'il y a eu en réalité deux leçons à
02:00tirer.
02:01Le premier, c'est qu'on a vraiment assumé, parce que les Français le demandent, tout quartier confondu et toutes,
02:08j'ai envie de dire, toutes origines confondues,
02:10ils ont demandé de l'ordre.
02:12Et la deuxième raison, c'est qu'ils ont demandé de la considération.
02:15Et moi je plaide pour qu'on assume d'avoir avec tous les Français, quelle que soit leur confession, un
02:21discours de responsabilité.
02:22Je fais le décryptage, vous parlez des LR qui ne parlent pas forcément avec considération à cette population-là.
02:29C'est ça que vous dites ce matin, en fait.
02:30Mais pas seulement LR, de manière générale, les partis de gouvernement, vous savez.
02:34Oui, mais là, on parle d'LR, puisque, quelle que soit leur confession, j'allais dire,
02:39chez les LR et Bruno Rotaillot, on ne considère pas, pour reprendre vos termes, cette population-là.
02:44Je pense qu'il faut d'autant plus le faire, que nous avons en face de nous des Françaises et
02:48des Français,
02:49qui pour beaucoup d'entre eux sont d'origine immigrée récente, d'Afrique du Nord, d'Afrique subsaharienne,
02:55qui pour beaucoup d'entre eux sont de confession musulmane, partout,
02:58et qu'en réalité, ce que j'essaie d'expliquer depuis des années à travers mon expérience de maire de
03:02mots,
03:02c'est qu'ils n'ont qu'une envie, c'est d'être des citoyens à part entière avec lesquels
03:05on parle,
03:06à qui on confie des responsabilités, dès lors qu'on ne lâche rien sur la laïcité et sur la République.
03:11Et la complaisance de la gauche avec l'extrême-gauche sur ces sujets d'un côté,
03:15et la stigmatisation de l'extrême-droite de l'autre, c'est un cocktail empoisonné.
03:20Vous êtes d'accord que ce message, il s'adresse aussi aux Républicains pour la présidentielle ?
03:25On est d'accord, Jean-François Coppé ?
03:26Bien sûr, il n'y a pas de débat là-dessus.
03:28Il s'adresse évidemment au LR, mais il s'adresse de manière générale à tous les partis de la droite
03:34républicaine.
03:35Parce que c'est pour moi vraiment le coup d'envoi de la présidentielle qu'on est en train de
03:39vivre.
03:40Y a-t-il ou non fatalité à ce que la France bascule l'année prochaine dans le populisme,
03:44que ce soit RN ou LFI, et bien à nous, hommes et femmes de bonne volonté, de tout faire pour
03:48l'empêcher.
03:49Il s'adresse, vous dites, à la droite républicaine.
03:51Cette droite républicaine, peut-être droite sincère, doit-elle accepter la main tendue par l'ERN ?
03:57Vous avez entendu tout à l'heure Sébastien Chenu.
03:58D'abord, la droite sincère, vous vous reconnaissez dans la droite sincère, vous êtes à droite sincère ?
04:02Non, c'est insupportable de savoir qui est sincère ou qui est insincère.
04:04Le vrai sujet, il n'est pas là. Le vrai sujet, il est d'être en cohérence.
04:07Et moi, je note que le PS, en choisissant l'alliance avec LFI,
04:12meurt de sa belle mort toujours un peu plus, parce que cette compromission...
04:15Pas à l'échelle nationale, vous avez vu, c'est en gros à l'échelle nationale, non,
04:18mais à l'échelle locale, faites un peu ce que vous voulez.
04:20C'est parce que le PS, c'est les champions du monde de l'hypocrisie.
04:23C'est-à-dire qu'il vous parle d'alliance technique, c'est-à-dire en gros d'essayer de
04:26sauver leur poste dans certaines communes.
04:27Mais imaginez si nous, on disait ça avec le RN, ce serait un scandale absolument mondial.
04:32Toute la bien-pensance nous expliquerait qu'on est déjà versé dans le fascisme.
04:35Je veux juste rappeler que LFI et RN, c'est exactement la même chose.
04:39Et je dis à ceux des électeurs de droite qui sont tentés pour gagner,
04:43et je les comprends, de voter avec le RN.
04:46Je leur dis juste une chose, regardez l'état du PS aujourd'hui,
04:49qui est obligé d'avaler toutes les couleuvres des horreurs de Mélenchon,
04:53parce qu'un parti populiste, quel qu'il soit, ne fonctionne pas comme un parti de gouvernement.
04:57Un parti populiste, c'est un parti, que ce soit le RN ou LFI,
05:01qui fait croire que tout est facile pour régler les problèmes.
05:03Alors qu'on sait, nous, dans les partis de gouvernement, que c'est compliqué.
05:06Donc c'est deux couloirs parallèles.
05:07Mais par exemple, la droite à Paris, Rachida Dati en très mauvaise posture.
05:11Vous avez entendu à l'instant Sarah Knafo, donc pas RN, mais extrême droite,
05:16en tout cas Zemmour, qui tend la main à Rachida Dati.
05:20Rachida Dati qui a besoin d'alliances pour le second tour,
05:24et encore même avec des alliances, c'est mal barré.
05:26Vous lui conseillez quoi ce matin ?
05:27Mais moi je pense qu'on ne peut pas gagner à n'importe quel prix une élection.
05:33Ça n'est pas responsable.
05:34Madame Knafo siège en tant que députée européen au Parlement européen avec l'AFD allemand.
05:40Qu'est-ce que c'est l'AFD ?
05:41C'est le parti néo-nazi allemand.
05:43Est-ce qu'il y a de la cohérence pour nous à soutenir ou à participer à l'exercice du
05:48pouvoir local
05:49avec des gens avec lesquels nous avons de telles différences ?
05:51C'est incompréhensif pour les électeurs.
05:53D'autant que ce serait contre-productif,
05:55parce que vous avez toute une série d'électeurs qui diront si c'est ça, nous ne voterons pas.
05:58Là vous parlez de Pierre-Yves Bournazel.
06:00Non, je vous parle de Sarah Knafo.
06:01Oui, j'ai bien compris, mais toute une partie d'électeurs qui ne se reconnaîtraient pas,
06:05les électeurs dont elle a besoin également de Pierre-Yves Bournazel,
06:07qui est le candidat d'Édouard Philippe,
06:10est là, donc on regarde Paris, c'est important puisqu'on parle de laboratoire,
06:14il doit se désister au profit de Rachida Dati,
06:16et pour Édouard Philippe qui vise la présidentielle,
06:19si Paris reste à gauche, c'est quand même un caillou dans sa chaussure.
06:25J'espère de tout cœur que les 24 heures qui viennent vont permettre à Rachida Dati,
06:29qui est en tête et qui a fait une très courageuse campagne,
06:32alors qu'elle a été attaquée de toutes parts.
06:33Une fois que vous disiez, vous avez fait un livre, c'est fini la langue de bois,
06:36je ne me rappelle pas, Jean-François Copé.
06:37Là franchement, vous êtes en plein langue de bois.
06:39Ce matin, c'est rapé pour elle, non ?
06:41Non, non, attendez, alors,
06:42c'est vrai que ça fait longtemps que vous n'étiez pas vu dans une interview,
06:44donc je vois que vous êtes resté très jeune,
06:46mais là, de ce point de vue, je vous mets tout de suite très à l'aise.
06:49La vie politique, c'est très compliqué.
06:52Les combats, ça se mène jusqu'au bout.
06:54Il faut, évidemment, que Pierre-Yves Bournazel retrouve Rachida Dati
06:57dans une liste unique dans lesquelles ils se parlent ensemble,
07:00parce que ce qui les rassemble est infiniment supérieur à ce qui les divise.
07:03Voilà, et je dis aux Parisiens,
07:04qui pendant des années, je les ai croisés, me dire
07:07« Quelle horreur, Hidalgo ! »
07:08Il faut qu'on m'explique pourquoi les mêmes vous disent qu'ils ont envie de Grégoire.
07:11Il y a un moment où, dans la vie, il faut quand même atterrir sur la...
07:14Peut-être que vous ne croisez pas tous les Parisiens,
07:15vous croisez un certain type de Parisiens.
07:17Oui, on croise les mêmes, et objectivement, dans tous les quartiers,
07:20vous avez quand même beaucoup de Parisiens, riches, pauvres,
07:23quelles que soient leurs origines ou leurs quartiers,
07:24qui critiquaient Hidalgo et sa politique.
07:26Encore une fois, moi ça ne me gêne pas,
07:28mais je veux juste rappeler une chose,
07:29c'est qu'il y a un moment de vérité, c'est une élection municipale.
07:31Une autre ville, Nice...
07:32Notamment sur les questions de sécurité.
07:33Une autre ville, Nice, vous parliez d'LR
07:36et qui fricotait ou pas avec l'extrême droite.
07:39À Éric Ciotti, ça réussit manifestement à Nice.
07:41Oui, écoutez, voilà, de temps en temps, la vie est un peu injuste,
07:44parce que le parcours d'Éric Ciotti, quand même,
07:45qui nous a trahis pour partir avec Marine Le Pen
07:49dans des conditions qui nous a fait perdre une bonne vingtaine de députés,
07:52vous vous souvenez de tout cela,
07:54cette tragique comédie en 2024 ?
07:55Bon, mais écoutez, il a l'air d'être en bonne posture,
07:57mais je vois que Christian Estrosi est combatif,
07:59on verra ce que ça donnera,
08:00et s'il est niçoise et les niçois...
08:01Mais est-ce que ce n'est pas aussi ça,
08:02puisque là, on se projette sur 2027, finalement,
08:05est-ce que cette voie-là pour 2027,
08:07pour une partie de la droite,
08:08ce n'est pas un chemin, manifestement, ça a marché à Nice ?
08:11Vous avez raison, c'est tout l'enjeu,
08:13et c'est la raison pour laquelle le rendez-vous de 2027,
08:15il commence aujourd'hui,
08:17et il va falloir que des hommes et des femmes de bonne volonté,
08:19qui ont bien compris que les partis populistes,
08:21regardez ce qui se passe aux Etats-Unis,
08:23regardez ce qui se passe dans un certain nombre de pays du monde,
08:25qui ont versé dans ces situations d'extrême,
08:29et bien, est-ce que les hommes et femmes de bonne volonté,
08:32cette majorité silencieuse,
08:33refusera d'être radicalisée,
08:34et acceptera de dire,
08:36allez, oui, les problèmes sont difficiles,
08:38essayons de faire émerger un leader,
08:39parce qu'aujourd'hui, on n'en a pas,
08:41et qu'on se mette tous derrière,
08:42pour les rétablissements de l'ordre,
08:44d'un côté, et de l'autre, du progrès,
08:46parce qu'on n'a rien à voir avec toute une série de réactionnaires,
08:49qui soient à l'extrême droite ou à l'extrême gauche,
08:51je vois les appels communautaristes de LFI,
08:54c'est insupportable,
08:56alors que chaque Français est important pour ce qu'il est,
08:59et non pas pour ses origines ou sa confession,
09:01je vois de l'autre côté, côté RN,
09:03la stigmatisation systématique,
09:05ce n'est pas ça la France.
09:06Mais hier, malgré tout, indépendamment de ce qui s'est passé pour vous,
09:09on a entendu Sébastien Chenu,
09:10c'est une percée de LFI,
09:12c'est le RN qui fonctionne,
09:14est-ce que c'est ça l'affiche de 2027,
09:16malgré votre livre qui va sortir le 9 avril,
09:18quand les populistes trahissent le peuple,
09:21c'est à eux que vous visez,
09:22mais c'est quand même la leçon qu'on tire d'hier.
09:24Mais vous avez raison,
09:25c'est la raison pour laquelle je vous dis,
09:26nous avons un an, un peu plus d'un an,
09:28pour enrayer cette fatalité,
09:31et ce sera le rôle des hommes et femmes de bonne volonté,
09:33d'empêcher cela.
09:34C'est tout l'enjeu de cette élection présidentielle.
09:37Et aujourd'hui, qui incarneraient le mieux dans votre famille politique ?
09:39Eh bien, je suis bien incapable de vous le dire,
09:40mais je vais travailler du mieux que je peux.
09:42Vous êtes incapable de le dire,
09:43il n'y a pas aujourd'hui quelqu'un,
09:44vous pouvez dire, je ne sais pas,
09:44Edouard Philippe, c'est lui qui incarne le mieux,
09:46c'est ce que vous décrivez ?
09:48Vous voyez bien aujourd'hui,
09:49qu'il y a une querelle de personnes,
09:51qu'il va falloir trancher.
09:52Mais vous, comment vous trancher très vite ?
09:54Écoutez, il y a une première option,
09:55qui est celle d'une primaire,
09:56il y en a une deuxième,
09:57qui consiste à voir les chefs de parti
09:58essayer de se parler,
09:59mais moi, je participerai en tout cas avec d'autres
10:01à tout faire pour empêcher
10:03cette situation inadmissible
10:05à un moment où les extrémistes
10:06sont aux portes de la France.
10:07L'histoire de France,
10:08ce n'est pas une page blanche
10:09et notre responsabilité est historique dans ce domaine.
10:11Merci Jean-François Copé
10:12d'être venu ce matin sur RTL.
10:14Merci à vous.
10:14Merci à vous.
10:15Merci à vous, merci Marc.
10:15Merci à vous.
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