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  • il y a 4 minutes
C'est une reconversion incroyable. L'animateur télé, l'homme de "Vidéo Gag", qui revendique son manque de culture, est devenu un peintre coté. La peinture l'a même sauvé. Il revient de loin, très loin. Alexandre Delpérier est l'invité de Marc-Olivier Fogiel ce lundi 6 avril à 8h15 sur RTL.
Regardez Face à Fogiel du 06 avril 2026.

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Transcription
00:01RTL Matin, Thomas Soto
00:05Il est 8h18 face à Fogiel, l'interview de Marc-Olivier Fogiel.
00:08Il a travaillé pendant des années à la télé, entre autres, et puis il a changé de vie, radicalement,
00:12pour prendre les pinceaux et redessiner une vie qui ne l'a pas épargnée.
00:16Votre invité Marc-Olivier, c'est Alexandre Delperrier.
00:19Et bonjour Alexandre Delperrier.
00:20Bonjour Marc-Olivier Fogiel.
00:22Vous, l'enfant de la télé, vous êtes devenu un peintre coté aujourd'hui.
00:25On se souvient de vous notamment dans Vidéogag, mais pas que.
00:29Vous avez été dirigeant de Yahoo.fr pendant des années.
00:31Et si vous êtes là aujourd'hui Alexandre, c'est vous qui revendiquez une inculture totale au niveau de la
00:36peinture.
00:37Et bien aujourd'hui vous êtes peintre. Comment ça vous est tombé dessus ?
00:40La vie, les sous-brosseaux de la vie.
00:43Quand un jour vous avez eu à prendre dans vos bras le corps de votre petite fille, décédée à la
00:51naissance.
00:51Quand vous avez vu le corps de votre père qui a choisi de se jeter sous un train,
00:56lorsque vous avez vu des IRM de votre cerveau à l'hôpital,
01:01et que votre neurologue vous dit que vous êtes un survivant,
01:03en constatant qu'il y a des caillots de sang partout dans le cerveau,
01:06vous avez deux options.
01:08Ou subir, ou vivre, ou survivre.
01:11On va raconter tout ça parce que vous commencez fort Alexandre Delperrier.
01:15Oui, parce que vous me posez cette question.
01:17Et moi je n'ai pas choisi tout ça.
01:18Alors évidemment je n'ai pas choisi ces blessures de la vie,
01:21mais je n'ai pas choisi de peindre non plus.
01:22Ça s'est imposé à moi.
01:23Ça s'est imposé.
01:24Vous voulez dire que toutes les souffrances que vous venez de nous décrire,
01:26on va les prendre les unes derrière les autres,
01:28il y a une façon de vous soulager dans la peinture ?
01:32Je ne sais pas.
01:33Mais moi qui étais un homme de mots,
01:36alors où ?
01:37Devant un micro, devant une caméra, sur l'écrit chez Yahoo.
01:41Plutôt que d'utiliser les mots M-O-T-S,
01:43j'ai choisi avec mes spatules de créer, de poser de la matière,
01:48de créer des contrastes, des volumes, d'inventer des couleurs, des formes.
01:52En tout cas la seule chose que je peux vous dire,
01:54c'est que je suis heureux, profondément heureux lorsque je peins.
01:58Je pleure beaucoup.
01:59Ce n'est pas des larmes de tristesse,
02:01parce que moi je suis quelqu'un d'extrêmement positif,
02:03mais ça me fait du bien.
02:04Mais ça vous est tombé dessus totalement par hasard,
02:07parce que tout ce que vous avez décrit,
02:09une petite fille qui est morte à la naissance,
02:11un père qui se suicide.
02:13Votre maladie, c'était antérieur au moment où vous avez décidé
02:17de prendre un pinceau et une toile.
02:19En septembre 2020,
02:21un an après le suicide de votre père,
02:23ça vous tombe dessus, comme ça ?
02:25Ça me tombe dessus parce que pour Yahoo,
02:27je vais faire un reportage
02:28avec Manu Katché, avec qui j'avais choisi de travailler,
02:32chez un immense peintre franco-vietnamien
02:35qui s'appelle Omen Guyen.
02:37Et lorsque j'ai mis un pied,
02:39le premier pied dans son atelier,
02:41c'est que j'ai vu des œuvres partout,
02:43par terre, accrochées, emballées.
02:45Il s'est passé quelque chose en moi.
02:47Alors c'était totalement indescriptible,
02:50totalement inattendu,
02:51parce que moi je ne connais pas l'art,
02:52je ne suis jamais allé dans les musées,
02:53je n'ai jamais acheté une œuvre d'art.
02:54C'est pour ça que je parlais d'un culture tout à l'heure.
02:55Vous la revendiquez ?
02:56Très assumé.
02:57Vous ne connaissez rien à tout ça ?
02:58Rien.
02:58Et il se passe quoi dans cet atelier ?
02:59Quand vous sortez, vous tombez sur le trottoir ?
03:01Déjà, je dis à Manu Katché,
03:03on va retourner chez Omen Guyenne
03:04pour faire cette interview,
03:05parce que je sens que j'ai besoin d'y retourner.
03:07Et c'est à l'issue de cette interview,
03:09quelques jours après,
03:10que je ressors,
03:11et cette journée de tournage,
03:13je suis en lévitation.
03:14Il se passe quelque chose
03:15que je ne comprends pas,
03:17que je ne contrôle pas.
03:18Et effectivement, lorsque je sors,
03:19je m'écroule sur le trottoir
03:20et je pleure pendant de longues minutes.
03:22Ça se passe réellement comme ça ?
03:23Ça, ce n'est pas la légende aujourd'hui
03:24que vous nous racontez,
03:25vous l'homme de médias,
03:25pour nous dire que vous êtes devenu peindre ?
03:27Ça se passe comme ça ?
03:28Ça ne se passe pas parce qu'on a la radio,
03:33c'est la réalité ?
03:35Ah oui, c'est la réalité.
03:36Vous tombez ?
03:36Je m'assois, je pleure,
03:38j'ai les jambes qui tremblent.
03:40Et là, vous faites quoi ?
03:41Vous allez acheter un pinceau d'étoile ?
03:43Je vais faire quelque chose
03:44que je n'avais jamais fait jusque-là.
03:46Je m'arrête chez,
03:47pardon pour citer une marque,
03:48mais chez Cultura,
03:49dans un grand magasin de culture.
03:51Alors, il est tard,
03:52parce qu'on a tourné toute la journée,
03:53et la dame me dit
03:54« Si, on va bientôt fermer »,
03:55je dis « Amenez-moi un rayon peinture,
03:56s'il vous plaît »,
03:57où je n'avais jamais mis les pieds, évidemment.
03:59Je dis à cette dame
04:00« Montrez-moi tout ce qui existe ».
04:01Elle me dit
04:02« Ben voilà, ça c'est des châssis,
04:03ça c'est des toiles,
04:04ça c'est des spatules,
04:04ça c'est des pinceaux,
04:05ça c'est de la peinture,
04:06ça c'est de l'encre. »
04:07Et je lui dis
04:07« Je vais prendre un peu de tout ».
04:09Et elle me dit
04:09« Mais vous voulez peindre ? »
04:10Et je lui dis
04:11« Non, je ne crois pas. »
04:12Parce qu'effectivement,
04:12et encore à ce jour,
04:14donc cinq ans après,
04:15jamais je n'ai voulu peindre.
04:16Ce que j'ai compris,
04:17c'est que j'ai voulu...
04:18J'étais si bien
04:18chez Omen Guyane
04:19dans son atelier
04:20et ça m'a tellement bouleversé
04:21que j'ai voulu
04:21créer un petit atelier
04:23chez moi.
04:24Et c'est resté six mois
04:24comme ça.
04:25Vous n'avez rien fait ?
04:26Vous avez créé l'atelier ?
04:27Rien fait ?
04:27Et au bout de six mois,
04:28vous êtes allé dans cet atelier
04:30et vous avez peint ?
04:31Alors déjà,
04:31pendant les six mois,
04:32tous les soirs,
04:33l'un de mes fils,
04:34le plus jeune,
04:34me disait
04:34« Papa, quand est-ce qu'on voit tes croûtes ? »
04:36Mais c'était devenu une blague.
04:37Et moi,
04:38à aucun moment,
04:38non seulement je m'étais dit
04:39« Je vais peindre »,
04:40mais encore moins
04:41si jamais je peins,
04:42« Qu'est-ce que je vais peindre ? »
04:44Et au bout de six mois,
04:45effectivement,
04:45j'ai demandé à ma famille
04:46de partir,
04:46de me laisser seul
04:47et je me suis retrouvé
04:48face à un immense châssis
04:49de deux mètres sur deux
04:50qui est encore dans mon atelier
04:51aujourd'hui,
04:53blanc, vierge
04:54et là,
04:54je me suis dit
04:55« Pour qui tu te prends ?
04:56Qu'est-ce que tu fais ? »
04:57C'était la première fois
04:58que je me retrouvais face
04:59à cette réalité
04:59parce que non seulement
05:01je ne m'étais pas dit
05:01« Je vais peindre »,
05:02mais encore moins
05:03si je peins,
05:04qu'est-ce que je vais peindre ? »
05:05Et ça jaillit.
05:06Vous faisiez référence tout à l'heure
05:08à ce moment-là
05:08où je suis sorti
05:09de Cheome Nguyen
05:10où je me suis écroulé
05:11et je me suis dit
05:11« Fais appel à ta mémoire sensorielle. »
05:13J'ai fermé les yeux
05:14et j'ai ressenti
05:15à peu près la même chose
05:16que j'ai senti
05:18quand je suis sorti de Cheome.
05:20Des larmes ont coulé
05:21et puis c'est parti.
05:22Et depuis,
05:23ça n'est que ça
05:24et je ne peux pas vous dire
05:25ce que je fais.
05:26Je ne peux pas vous dire
05:27où je vais.
05:28Je ne peux pas vous dire
05:28ce que je ferai
05:29dans six mois,
05:30un an, cinq ans.
05:31Je peux juste vous dire
05:32qu'aujourd'hui,
05:32je suis un homme heureux
05:33et équilibré.
05:34Et ces toiles se vendent
05:35dans le monde entier.
05:36Aujourd'hui,
05:36vous vivez de ça.
05:36C'est votre vie aujourd'hui.
05:37Les médias,
05:38c'est derrière.
05:38Vous vivez très confortablement
05:40de ça aujourd'hui.
05:41Et comment c'est parti ?
05:43Comment on est venu
05:44acheter la première toile ?
05:45Alors,
05:46j'ai commencé à peindre
05:47comme ça pour moi,
05:48tout seul.
05:49Et puis,
05:49au bout de un mois,
05:50j'avais une vingtaine
05:51d'oeuvres chez moi.
05:52Je ne les montrais pas.
05:54Ma maison était devenue
05:55Fort Knox.
05:56Je n'invitais plus mes amis.
05:57Et j'ai appelé
05:58Omane Guyenne.
05:59Et je lui ai dit
05:59« Tiens,
06:00il faut que je te raconte
06:01un truc,
06:01ça va te faire rire.
06:02Voilà ce qui s'est passé. »
06:03Il m'a dit « Je viens ».
06:03Et il est venu.
06:04Et il a eu des mots
06:05très touchants
06:06et très forts.
06:07Il m'a dit
06:08« Il se passe quelque chose
06:09et je vois que tu n'as
06:10pas de culture,
06:12pas de technique,
06:13pas de référence,
06:14mais que tu donnes beaucoup.
06:15Et du coup,
06:15tu produis un art
06:16qui est différent.
06:18Et aujourd'hui,
06:18je veux cultiver
06:19cette différence.
06:20C'est pour ça que je vais
06:20très peu voir des expositions.
06:22C'est pour ça que
06:23aujourd'hui,
06:24mes amis m'offrent
06:25des livres d'art.
06:26Je ne les ouvre pas.
06:27On me dit
06:28que je suis différent
06:28et que c'est ce qui fait
06:30peut-être ma force,
06:31entre guillemets.
06:31Et moi,
06:31je l'adore ça.
06:32Parce que vous voyez,
06:33hier,
06:33j'étais encore dans mon atelier
06:35et j'ai vu des choses
06:35apparaître
06:36qui m'ont tellement touché.
06:38Et ensuite,
06:39quand vous allez les montrer
06:40dans des expositions,
06:41des galeries,
06:42les gens vous disent
06:42« Ah ouais,
06:43on n'a jamais vu ce truc-là. »
06:44Désolé d'être bassement matériel,
06:46mais c'est quoi la cote
06:47de Delperrier
06:47sur le marché de l'art ?
06:48Ça se vend combien
06:48une toile d'Alexandre Delperrier ?
06:50Alors,
06:50la seule chose
06:51que je peux vous dire,
06:52c'est que j'ai participé
06:53pour la première fois
06:53à une très grande foire d'art
06:55à Lille
06:56il y a quelques semaines
06:56qui s'appelle Lille Art Hub,
06:57qui est une des plus grandes foires
06:58d'Europe
06:59grâce à une galerie.
07:01Et la galerie
07:01vend mes oeuvres,
07:03les grands châssis
07:03d'un mètre 50
07:04sur un mètre 50,
07:0515 000 euros.
07:06Ah ouais ?
07:06Et les 100 sur 100
07:08les vendent.
07:08Je vous dis ça
07:09parce que c'est public.
07:10C'est sur leur site.
07:11Ils les vendent
07:128 000, 9 000 euros.
07:13Donc aujourd'hui,
07:14c'est parti pour vous.
07:15Vous avez produit
07:16combien d'oeuvres ?
07:18300.
07:18Ah ouais ?
07:19Donc en plus,
07:19vous êtes prolixe.
07:21Je suis un travailleur,
07:22Marc-Olivier.
07:22J'aime la vie.
07:23Et aujourd'hui,
07:24ma vie, c'est ça.
07:24J'aime passer 12 heures par jour
07:26dans mon atelier.
07:27Hier soir à minuit,
07:28j'étais couché,
07:29je suis redescendu dans mon atelier
07:30parce que quelque chose,
07:31une émotion
07:32m'a traversé l'esprit.
07:33Mais tout ça,
07:33vous me parlez d'argent,
07:34mais moi j'insiste bien.
07:36Un, je ne me plains pas
07:37de ma vie passée.
07:38Et deux,
07:39je fais tout ça
07:39juste pour l'émotion.
07:40Le partage d'émotion
07:42face aux gens
07:42qui viennent voir
07:44vos expositions
07:44et qui sont émus
07:46face à votre travail.
07:46C'est la plus belle chose
07:47que je connaisse.
07:48Dès le début,
07:48vous me disiez
07:49les émotions
07:49qui vous ont traversées.
07:50Ce bébé mort à la naissance,
07:51la perte de votre père.
07:52Vous disiez aussi
07:54votre maladie
07:55parce que le garçon souriant
07:56qu'on a l'habitude
07:57de voir à la télé,
07:58qui était dans les magazines,
07:59a été fauché par la vie en fait.
08:01Comme plein de gens.
08:02Mais vous ne le disiez pas.
08:03Vous avez été atteint de quoi ?
08:04Oui, oui.
08:05J'ai fait des AVC,
08:06plusieurs,
08:06dont deux gros.
08:07J'ai eu la chance
08:08d'avoir eu des petits auparavant
08:10et donc de sentir
08:11quand ça arrivait
08:13et de me précipiter
08:15à l'hôpital,
08:15à la Pitié-Salle-Pétrière
08:16où on me faisait
08:17des IRM en urgence
08:18et où on m'exfiltrait
08:19pour me donner
08:20des anticoagulants
08:20et il se trouve
08:21qu'on a découvert
08:22que j'avais une maladie auto-immune
08:23qui s'appelle
08:23le syndrome des antiphospholipides.
08:25Que vous dissimuliez
08:26quand vous étiez chez Yahoo ?
08:28Oui, bien sûr.
08:28Vous ne vouliez pas
08:28vous montrer vulnérable ?
08:30Je crée tout seul
08:31des caillots.
08:32Quand on ne sait pas,
08:33on n'a pas de recul
08:33sur cette maladie-là,
08:35mais ça veut dire
08:35que je peux faire
08:36des AVC à tout moment.
08:37Et donc oui,
08:37j'ai vécu caché
08:39pendant 13 ans.
08:40J'ai pris sur moi,
08:42mais au même titre
08:43que j'ai vécu caché
08:44derrière ma peinture.
08:45Mais pourquoi cette démarche
08:47aujourd'hui
08:47de venir vous parler ?
08:48C'est parce qu'aujourd'hui
08:48j'ai envie d'assumer
08:49ce que je suis.
08:50Sauf que vous ne le faites pas
08:51avec votre nom
08:51parce que peut-être
08:52quand vous aurez regardé
08:53de travers,
08:53votre nom d'artiste c'est ?
08:54Arnaud Dumas avec un T.
08:56Arnaud c'est mon deuxième prénom.
08:58Dumas avec un T,
08:58c'était mon grand-père
08:59qui était mon idole
09:00qui s'appelait Louis Dumas.
09:01D'ailleurs mon fils s'appelle Louis.
09:02Enfin l'un de mes fils.
09:03Ce que j'ai voulu
09:04c'est conserver mes initiales.
09:05Mais la prochaine étape
09:06ce n'est pas de signer
09:07avec le nom Alexandre Delperrier
09:09finalement
09:09et là la boucle sera bouclée ?
09:11Pas du tout
09:12parce que d'abord j'aime
09:13et je suis très fier
09:13de porter ce nom.
09:15Puis ça me permet de vraiment
09:16si certains n'arrivent pas
09:18à comprendre
09:19que c'est autre chose,
09:20c'est un autre aspect de ma vie
09:22que ça l'est vraiment.
09:23Et d'ailleurs
09:24pendant les cinq premières années
09:25où beaucoup d'oeuvres
09:27ont été acquises
09:27par des collectionneurs
09:29personne ne savait que c'est moi.
09:30Il y a des gens
09:30qui sont extrêmement connus
09:31ou d'autres extrêmement puissants
09:33qui ont acquis certaines de mes oeuvres.
09:34Il ne savait pas
09:35que c'était Alexandre Delperrier
09:35qui les avait.
09:36Il ne nous savait pas
09:36et à la sortie de Paris Match
09:38il y a trois semaines
09:39ils m'ont appelé en me disant
09:39mais Alexandre
09:40il me dit
09:41tu sais que j'ai une de tes oeuvres ?
09:42Je dis oui
09:42mais pourquoi tu ne m'as rien dit ?
09:43Je dis parce que je trouve ça magique
09:45que nous partagions cette émotion
09:46sans le savoir.
09:48C'était le coming out culturel
09:50d'Alexandre Delperrier
09:51ce matin sur RTL.
09:52Merci de nous avoir raconté cette histoire.
09:54Merci à vous deux.
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