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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:00Il est 19h. Gabrielle, installez-vous tranquillement. Charlotte, installez-vous. On est comme ça, tout va bien.
00:00:09Ce soir, on a l'honneur d'avoir le JT, présenté par la charmante Valérie Akhnin. Quelles sont les infos
00:00:17du soir ?
00:00:18Bonsoir Christine et bonsoir à tous. Le nouveau guide suprême iranien, l'Ayatollah Mojtabah Khamenei, a délivré un message lu
00:00:25par la télévision d'État iranienne.
00:00:27Et pour la première fois depuis sa nomination, il annonce « Nous nous vengerons des tueries perpétrées par les États
00:00:33-Unis et Israël.
00:00:34Toutes les bases américaines devraient fermer dans la région car nous allons les frapper. »
00:00:38Il ajoute « Nous voulons l'amitié avec nos pays voisins. »
00:00:42Et dans ce contexte, l'Iran affirme ne pas poser de mines dans le détroit d'Hormuz, suite aux accusations
00:00:47de Washington.
00:00:48Le président américain Donald Trump faisait état de frappe contre 28 navires poseurs de mines iraniens.
00:00:54Les États-Unis ajoutent avoir frappé près de 6000 cibles.
00:00:57Dans le reste de l'actualité, un tireur a été signalé dans une synagogue de West Bloomfield, dans le Michigan,
00:01:03aux États-Unis.
00:01:05Selon le FBI et la gouverneure de l'État, une vaste opération de police est en cours.
00:01:09La synagogue Temple Israël abrite également une école.
00:01:13Les forces de police ont demandé aux habitants de rester à l'écart du secteur afin de faciliter leur intervention.
00:01:20Merci beaucoup à ma chère Valérie.
00:01:22Prochain point sur l'actualité à 19h30 sur CNews.
00:01:25Au sommaire ce soir, la guerre contre l'Iran pourrait provoquer un choc énergétique majeur, on le sait.
00:01:30Et avec l'une crise économique mondiale.
00:01:32Mais au-delà du prix de l'énergie, nos sociétés fragilisées par la dette, les tensions sociales, la perte de
00:01:39cohésion,
00:01:39sauraient-elles encaisser un tel choc ?
00:01:42Le risque n'est pas seulement géopolitique, il est aussi celui d'un désordre interne.
00:01:47Si la crise venait à s'aggraver, l'édito de Mathieu Bocoté ce soir.
00:01:52Une étude d'économiste d'HEC relayée par Le Monde décrit le salarié votant RN comme isolé, méfiant et frustré
00:02:03au travail.
00:02:04Mais ce portrait dit peut-être surtout autre chose.
00:02:07Le désarroi d'une partie de la gauche face à la progression du Rassemblement national.
00:02:12Après avoir longtemps caricaturé ses électeurs comme ignorants ou marginaux, une nouvelle explication apparaît.
00:02:18À force de psychologiser ce vote, on évite peut-être de débattre des questions politiques qui l'alimentent.
00:02:24L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:02:26En Iran, le nouveau guide suprême Mojtabah Ramenei s'est exprimé pour la première fois par communiqué sans apparaître publiquement.
00:02:35Dans un contexte de guerre et après la mort de son père, Ali Ramenei, il promet de venger les victimes
00:02:42du conflit et d'intensifier la riposte iranienne.
00:02:45Une déclaration qui marque une nouvelle étape dans la crise au Moyen-Orient.
00:02:48Une déclaration qui ne dit rien de l'état de santé réel du guide suprême.
00:02:53Le regard de Moukmenan.
00:02:55Malgré deux semaines de bombardement, le pouvoir iranien reste largement intact selon les renseignements américains.
00:03:03L'effondrement du régime, un temps évoqué, paraît aujourd'hui improbable.
00:03:09Certains évoquent même un possible durcissement.
00:03:12Pendant ce temps, Washington parle déjà de fin de guerre.
00:03:16Mais de quelle victoire parle-t-on ?
00:03:18Et surtout, comment éviter l'enlisement, le décryptage de Charlotte Dornelas ?
00:03:23Dernier soir pour nos dossiers sur les municipales.
00:03:27Aujourd'hui, quelle est la stratégie de LFI ?
00:03:29Avancer ville par ville en s'appuyant sur les territoires où la démographie et la sociologie électorale lui sont favorables.
00:03:35Dans certaines villes transformées comme Roubaix, le parti LFI espère percer et tester un véritable laboratoire politique.
00:03:45Mais la clé restera l'après-premier tour.
00:03:49Alliance à gauche et front antifasciste détermineront le vrai rapport de force.
00:03:54L'édito de Mathieu Bocoté.
00:03:56Et puis ce soir, nous invitons à Manon Sirasek et Thierry Froment, auteurs du livre « L'Empire invisible »
00:04:01aux éditions hors cadre.
00:04:03Ils explorent les mécanismes souvent discrets de l'islamisme radical.
00:04:07À travers des enquêtes, témoignages, analyses, ils décrivent comment certaines stratégies d'influence s'installent progressivement dans les sociétés occidentales
00:04:15et interrogent les réponses politiques et sociales face à ce phénomène.
00:04:18On en parle dans Face à l'Info.
00:04:20Ce soir, nous recevons-lui dans un instant Alice Cordier, porte-parole d'une collectif némésis.
00:04:25Son mouvement est la cible de pression et de critiques après plusieurs polémiques, menaces de dissolution.
00:04:31Alice Cordier a mandaté son avocat pour porter 120 plaintes visant notamment des responsables de LFI.
00:04:37Que se passe-t-il réellement autour de némésis et comment répond-elle aux controverses ?
00:04:42Alice Cordier est également l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:04:45Une heure pour tout se dire avec nos mosquetaires et surtout sans tabou.
00:04:49C'est parti.
00:05:02La crise de l'énergie qui s'annonce, Mathieu Bocanté, porte en elle la possibilité d'une crise économique mondiale
00:05:08à tout le moins.
00:05:09C'est l'avis de nombreux spécialistes, mais cette inquiétude est partout palpable.
00:05:13Est-ce qu'elle est d'abord fondée selon vous ?
00:05:15Elle est assurément fondée comme cette crainte d'une crise économique mondiale,
00:05:19mais plus encore, et c'est ce que je proposerais de faire aujourd'hui d'abord,
00:05:22elle peut radicaliser, si cette crise advient, toute une série de tensions sociales, de fractures sociales déjà très vives, très
00:05:31présentes dans notre société.
00:05:32D'une certaine manière, cette crise, si elle advient, pourrait être un accélérateur des catastrophes possibles que portent en elle
00:05:39nos sociétés.
00:05:41Donc ce que je chercherais à explorer en quelque sorte, je serais pessimiste, c'est le scénario du pire.
00:05:46C'est-à-dire, si on se retrouve avec une crise économique généralisée par la crise énergétique, que va-t
00:05:51-il se passer dans nos sociétés ?
00:05:53Le point de départ, ne l'oublions pas, c'est que les besoins énergétiques n'ont jamais été aussi élevés
00:05:57dans les sociétés.
00:05:58Enfin, je vais dire en Occident, mais partout dans le monde, mais en Occident en particulier pour notre civilisation.
00:06:03La dépendance aux énergies fossiles demeure tout à fait réelle.
00:06:07Et les énergies fossiles, quoi qu'on en dise, c'est essentiellement le Proche-Orient.
00:06:11Par ailleurs, certains pays sont autonomes. Les Américains, on le sait, le Canada a de véritables ressources.
00:06:15Il y a le Venezuela. Mais l'Europe, c'est beaucoup plus compliqué.
00:06:19Donc l'Europe dépend véritablement de la circulation de ces énergies, du libre accès à ces énergies.
00:06:24Si la crise se radicalise, l'Europe sera à certains égards première frappée.
00:06:29Les énergies non fossiles, les énergies hautes, le nucléaire par exemple en France,
00:06:32il y a eu une forme d'interruption pendant quelques années du développement du nucléaire.
00:06:37Et plus largement, je dirais, les sources d'énergie les plus efficaces ont été laissées de côté
00:06:41en bonne partie à cause de l'écologisme régressif qui disait
00:06:46exploiter cela, c'est pousser à une croissance qui nous rendrait fous.
00:06:49Donc on paie le prix aujourd'hui du refus d'avoir une stratégie énergétique cohérente.
00:06:54Et, on le sait, si le prix de l'énergie augmente, si l'économie est paralysée,
00:06:58si plus encore nos sociétés basculent une forme de confinement énergétique involontaire,
00:07:03c'est-à-dire qu'on ne peut plus se déplacer, il faut rationner l'essence,
00:07:07il faut limiter le déplacement les uns et les autres au nom du rationnement de l'essence,
00:07:10mais c'est le confinement énergétique.
00:07:12Le mot confinement, j'espère que ça nous dit quelque chose.
00:07:14Dans quel état sont nos sociétés?
00:07:16Imaginons que le choc arrive.
00:07:17Ce que je décris me semble, sans être probable et rapidement, ça me semble possible.
00:07:21Si le choc arrive, quel est l'état de nos sociétés?
00:07:24D'abord, les finances publiques sont plombées.
00:07:26Il faut le comprendre, aucune société occidentale aujourd'hui n'en ait moyen,
00:07:29par ses finances publiques, de soutenir une crise nouvelle.
00:07:31On a encaissé le COVID il y a quelques années,
00:07:34on paie encore les dépensées insensées de cette période,
00:07:36il ne faut pas oublier que les finances publiques étaient déjà désastreuses avant le COVID.
00:07:41Deuxième élément, le capital social de nos sociétés,
00:07:43la capacité d'entraide, autrement dit, des uns et des autres,
00:07:45s'est effondrée depuis des années.
00:07:47Aujourd'hui, l'individu est plus seul que jamais.
00:07:50Tout ce sur qu'on peut compter pour avoir de l'aide,
00:07:53ce n'est plus la famille, ce n'est plus parce qu'elle essaie de décomposer,
00:07:55ce n'est plus le village, ce n'est plus la communauté, c'est l'État.
00:07:57Mais l'État lui-même s'est affaibli sur le plan financier,
00:08:01il ne peut plus soutenir la prochaine crise, ça me semble à peu près évident.
00:08:05Nos sociétés sont beaucoup plus conflictuelles, je le disais,
00:08:07c'est-à-dire manque de cohésion sociale, elles sont conflictuelles,
00:08:10le niveau de violence est plus élevé que jamais.
00:08:14Il y a, par ailleurs, il y a des tensions entre communautés,
00:08:17les tensions culturelles et identitaires,
00:08:18il ne faut pas croire qu'elles disparaissent dans le contexte présent,
00:08:21il n'est pas inimaginable qu'elles se radicalisent
00:08:23dans un contexte où nos sociétés seraient poussées vers la crise.
00:08:27Nous avons une partie de nos sociétés qui sont armées, ne l'oublions pas.
00:08:30En ce moment, on fait semblant de ne pas le savoir,
00:08:32mais d'autres parties, on n'a pas le droit de pratiquer l'autodéfense.
00:08:35Mais on est dans des sociétés où il y a quand même des segments armés,
00:08:38il y a des bandes armées, il y a des gangs armés,
00:08:41et dans un contexte de crise et de pénurie des ressources,
00:08:43ça peut vouloir dire quelque chose.
00:08:45On peut s'attendre si la situation se dégrade durablement.
00:08:48Ça se compte en semaines, ça se compte en mois, c'est le cas.
00:08:51Les scènes de pillage, les scènes de violence.
00:08:53On peut s'attendre, autrement dit, à une crise sociale qui s'accélère,
00:08:57et dès lors qu'une telle crise s'accélère, il est très difficile de la rattraper.
00:09:00Il n'est pas interdit de croire que les conditions sont réunies
00:09:03pour que ça aille encore plus mal.
00:09:05Cette crise est le fruit immédiat de la guerre
00:09:08menée par les États-Unis contre l'Iran,
00:09:10et certains, dont la presse, parlent de la malédiction iranienne de Donald Trump.
00:09:16De quoi parlons-nous complètement?
00:09:17J'emprunte la formule du Figaro pour un très bon papier
00:09:20qui est paru sur le fait que Trump, fondamentalement, on le sait,
00:09:22il faut le redire, il espérait éviter d'aller au Proche-Orient.
00:09:26Bien qu'il ait toujours été favorable à une opération contre l'Iran,
00:09:28il y a une forme de paradoxe, mais globalement,
00:09:29il espérait délivrer les États-Unis des guerres impériales.
00:09:33Or, qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui?
00:09:34Ce qu'il redoutait, ce dont il ne voulait pas,
00:09:36il y est ramené.
00:09:37Malgré lui, ou j'en sais rien,
00:09:39mais ce qui est certain, c'est qu'il y est ramené.
00:09:41Et ce qu'on voit à partir de ce moment-là,
00:09:43c'est ce que j'appelle, je cite souvent Roger Caillois,
00:09:44pour qui j'ai beaucoup d'estime,
00:09:46Roger Caillois, le sociologue, le philosophe,
00:09:48disait, de temps en temps, nos sociétés sont prises par le vertige.
00:09:51Qu'est-ce que c'est le vertige?
00:09:52C'est quand on sent que la catastrophe est possible
00:09:53et on y est attiré, on y est aspiré.
00:09:55C'est plus fort que tout.
00:09:57Plutôt que d'avoir un réflexe de prudence,
00:09:58on se calme, on se calme, tout va trop vite.
00:10:01On se calme, tout, il y a une forme d'engrenage
00:10:03qui nous emporte, comme en 1914,
00:10:05comme en d'autres moments dans l'histoire.
00:10:06Mais c'est le moment où tous décident de s'y jeter
00:10:08plutôt que d'avoir le sain réflexe de prudence.
00:10:11Et là, qu'est-ce qu'on voit?
00:10:12C'est ce que disait Le Drian, je crois,
00:10:13l'ancien ministre des Affaires étrangères,
00:10:14ce matin, sur France Inter, il dit,
00:10:17on a changé de monde, on vient de basculer
00:10:19dans quelque chose de tout à fait nouveau,
00:10:20une guerre de cette ampleur au Proche-Orient,
00:10:22et on ne contrôle pas tous les paramètres
00:10:23du monde qui s'installe devant nous.
00:10:25On ne les contrôle pas, on ne sait pas exactement
00:10:26quelle force nous avons libérée.
00:10:28Et le génie de la politique, souvent la vraie politique,
00:10:31la grande politique, ça ne consiste pas
00:10:32à faire le bien sur Terre.
00:10:34Les faiseurs de miracles sont exaspérants politiques.
00:10:36Le génie politique, le vrai,
00:10:38c'est la capacité à contenir le plus grand mal.
00:10:40C'est à éviter de succomber
00:10:42à la tentation de la violence.
00:10:43Ça consiste à éviter de succomber
00:10:45à la tentation, quelquefois religieuse,
00:10:47dans le mauvais sens du terme,
00:10:48de la guerre apocalyptique,
00:10:49en cette idée que c'est plus fort que nous.
00:10:50Il ne faut jamais oublier que les politiques,
00:10:52la psychologie d'un homme politique,
00:10:53ce n'est pas la psychologie d'un homme ordinaire.
00:10:55Un homme ordinaire, ce qu'il veut dans la vie,
00:10:56c'est qu'on lui fiche la paix,
00:10:58qu'il puisse élever ses enfants,
00:10:59avoir sa famille, aller travailler,
00:11:01avoir une vie confortable, correcte et sécuritaire.
00:11:04Les grands politiques rêvent de passer à l'histoire.
00:11:07Les grands politiques rêvent
00:11:08de laisser leur marque dans l'histoire,
00:11:09de laisser leur empreinte dans l'histoire.
00:11:11Quand il y a une guerre, ils sont tous excités
00:11:12comme des petits-enfants, quelquefois,
00:11:14et on ne doit jamais sous-estimer
00:11:15à quel point la guerre est une forme d'excitant,
00:11:17toxique et morbide
00:11:18pour une partie importante de la classe politique.
00:11:21Quand, par ailleurs, j'entends des gens présenter
00:11:22la guerre actuelle comme une guerre civilisationnelle
00:11:25que nous devrions mener sous le signe de la croisade,
00:11:27je les trouve dangereux.
00:11:28Je comprends que ça puisse être une guerre nécessaire.
00:11:30Je le comprends.
00:11:31Il y a plein d'arguments rationnels
00:11:32qui peuvent justifier les présentes opérations.
00:11:34Mais quand j'entends un langage religieux,
00:11:37apocalyptique, civilisationnel,
00:11:38comme on dit, pour justifier une guerre,
00:11:39qui pourrait en pousser le monde vers le chaos,
00:11:42je trouve qu'il manque singulièrement de prudence.
00:11:45Et la plus grande prudence, je l'ai dit,
00:11:46c'est d'éviter l'engrenage.
00:11:47On a réussi au moment de l'Ukraine,
00:11:49quoi qu'on en dise.
00:11:50Est-ce qu'on va réussir à éviter l'engrenage maintenant?
00:11:52C'est une question que je me pose sincèrement.
00:11:54À vous entendre, Mathieu Bocoté.
00:11:55Donc, le chaos global entraînera un chaos interne
00:11:59dans nos sociétés.
00:11:59Est-ce que vous voyez un scénario
00:12:01où le pire n'adviendrait pas quand même?
00:12:02Le pire n'est jamais certain.
00:12:05Vous savez, c'est ma manière d'être optimiste.
00:12:07Le pire n'est jamais certain.
00:12:08Ce qui ne veut pas dire qu'il n'est pas probable.
00:12:11Nos sociétés, surtout je parle de l'Europe ici,
00:12:13mais ça pourrait être le reste de l'Amérique du Nord,
00:12:14le Canada, le Québec.
00:12:15Nos sociétés s'étaient habituées
00:12:17à la protection militaire américaine,
00:12:18à la protection sociale de l'État-providence,
00:12:20à la protection sécuritaire
00:12:22qui venait avec une société civilisée,
00:12:23aux mœurs raffinées et intégrées.
00:12:25Nous ne pensions plus revivre ce monde
00:12:27ou qu'il redevient darwinien en quelque sorte.
00:12:30Or, finalement, est-ce qu'on risque d'entrer,
00:12:31si le pire advient, dans le monde de Mad Max?
00:12:33Vous connaissez ce film américain, 1979,
00:12:36qui cherche à penser un monde apocalyptique
00:12:38après la crise pétrolière.
00:12:39Il nous dit que c'est un monde de pillage,
00:12:42c'est un monde de violence,
00:12:43c'est un monde de combat pour des ressources rares.
00:12:45Dans les circonstances, je ne dis pas que c'est le pire.
00:12:47Je dis que l'homme politique brillant
00:12:49sera celui qui évitera d'avoir de l'enthousiasme
00:12:52pour la possibilité du pire
00:12:53et, par ailleurs, qui évitera la passion du chaos.
00:12:56Et j'ajouterais peut-être un élément
00:12:57qui me semble important.
00:12:58De temps en temps, les réponses importantes
00:13:00sont des réponses individuelles.
00:13:01C'est très étrange, mais je crois aux politiques,
00:13:03je crois aux collectifs,
00:13:04mais de temps en temps, dans ces moments-là,
00:13:06la responsabilité première d'un homme, d'une femme,
00:13:08c'est d'assurer tout simplement la sécurité de sa famille,
00:13:10la mettre à l'abri des catastrophes collectives
00:13:11si jamais elles adviennent.
00:13:13Vous me direz que j'ai peu d'ambition
00:13:15dans la situation présente.
00:13:16Je pense que défendre les siens
00:13:17quand on a l'impression que tout s'écroule
00:13:19demeure aussi une réponse à portée de chacun.
00:13:21Ce n'est pas très optimiste,
00:13:22mais ça me semble à tout le moins atteignable.
00:13:25Ça fait réfléchir.
00:13:27Merci Mathieu.
00:13:28Dans un instant avec vous,
00:13:29on verra le dossier municipal.
00:13:30Ce soir, on parlera de LFI.
00:13:32Nous allons accueillir nos premiers invités ce soir.
00:13:35Manon Sirazek, avocate au Barreau de Paris,
00:13:38et Thierry Froment.
00:13:39Venez, installez-vous, ancien juge d'instruction.
00:13:41Installez-vous pour votre livre
00:13:43« L'Empire invisible » au cœur des mécanismes
00:13:45de l'islamisme radical aux éditions hors cadre.
00:13:48On est comme ça, on est transparent,
00:13:49on s'installe devant les caméras.
00:13:52Bonsoir à vous deux.
00:13:53Vous sortez ce livre « L'Empire invisible ».
00:13:56C'est un sujet qu'on aborde assez régulièrement,
00:14:00mais on aimerait avoir du concret ce soir
00:14:02à travers ce livre,
00:14:03qui est un livre d'enquête.
00:14:05Manon Sirazek, je commence peut-être par vous.
00:14:07Vous êtes avocate au Barreau de Paris.
00:14:08Comment se manifeste à travers ce livre
00:14:12l'emprise islamiste dans le sport,
00:14:15l'éducation, la culture,
00:14:16puisque c'est ce que vous racontez à travers ce livre ?
00:14:20Bonsoir.
00:14:20Donc, l'emprise islamiste,
00:14:22c'est d'abord une stratégie légaliste
00:14:24par la création d'associations,
00:14:26le syndicat des femmes musulmanes,
00:14:28par exemple,
00:14:28qui vont prôner l'émancipation des femmes,
00:14:32qui vont recueillir des fonds,
00:14:34qui vont essayer d'entrer dans les villes,
00:14:38par exemple à Lyon, à Grenoble, à Rennes.
00:14:41Vous vous rappelez peut-être qu'en 2018,
00:14:42le Burkini a été adopté,
00:14:44le Burkini plein.
00:14:47Ensuite, c'est une stratégie de guerre informationnelle.
00:14:49C'est-à-dire qu'on va mettre,
00:14:51et j'emploie vraiment volontairement le terme de guerre,
00:14:53c'est-à-dire qu'on va mettre pour les jeunes
00:14:56en place des médias, des TikTok, Instagram,
00:15:00où il va y avoir des influenceurs
00:15:02qui vont passer des messages de radicalisation
00:15:06ou bien des messages tendants à dire
00:15:10« Ah oui, l'Occident, c'est pas bien »
00:15:12ou alors à passer des messages
00:15:16d'anti-oxydinalisation ou d'islamophobie
00:15:20pour faire venir les gens
00:15:21qui pratiquent peu ou pas bien
00:15:23à revenir à la religion.
00:15:25Et donc, ils vont comme ça entrer
00:15:28par l'école, par le sport,
00:15:30parce que les clubs de sport constituent
00:15:33un antrisme incroyable.
00:15:36Pour preuve, même dans les crêpes,
00:15:37on fait vraiment des prières.
00:15:39La crêpe de Nancy, c'est...
00:15:41Il y a un bon chipour qui me l'a raconté,
00:15:43qui m'a dit qu'il y avait eu des prières
00:15:48faites par même des éducateurs
00:15:50ou des arbitres dans le crêpe de Nancy.
00:15:53Ce qui est quand même incroyable
00:15:54parce que c'est un établissement public
00:15:56et tout est permis.
00:15:57Dans les CCAS, par exemple,
00:15:58où le port du voile est porté,
00:16:00c'est-à-dire que dans le sport,
00:16:02c'est vraiment la voie d'entrée,
00:16:04les clubs de sport,
00:16:05c'est l'entrée des islam.
00:16:08Donc, c'est ce que vous racontez
00:16:09dans le livre.
00:16:10Par exemple, il y a le témoignage d'Audrey
00:16:11pour l'école, page 80.
00:16:14Racontez-nous un petit peu, peut-être, Audrey.
00:16:15Alors, Audrey, l'école,
00:16:17on l'a eue, on a eue ensemble.
00:16:19Thierry, je te laisse peut-être la parole
00:16:20parce qu'Audrey, tu l'as vue.
00:16:22Alors, Audrey, oui, je l'ai vue,
00:16:24je l'ai entendue et beaucoup écoutée.
00:16:27Une chose, par exemple, simple,
00:16:29elle est enseignante en EPS.
00:16:31Donc, la relation au corps
00:16:33est un sujet très important
00:16:35pour les religieux.
00:16:36Et vous imaginez bien
00:16:37qu'il y a toute une organisation
00:16:39pour que des enfants, jeunes filles
00:16:40qui arrivent au passage de la puberté,
00:16:43c'est l'âge où on apprend à nager.
00:16:45C'est la sixième, la cinquième.
00:16:47Tout à coup, disparaissent des cours d'EPS
00:16:49parce qu'elles ne veulent pas
00:16:50se mettre en maillot,
00:16:53qu'elles ne veulent pas
00:16:54qu'on voit leur corps
00:16:54et qu'à l'aide de certificats médicaux,
00:16:58souvent qui proviennent
00:16:59pour un établissement du même médecin,
00:17:02elles échappent à ces questions.
00:17:04Et c'est tout un art
00:17:05pour les enseignants
00:17:06et les chefs d'établissement
00:17:07de récupérer ces jeunes filles,
00:17:09de leur apprendre à nager
00:17:12et de trouver un compromis
00:17:14avec les familles
00:17:14pour pouvoir avancer.
00:17:17Alors, je rappelle
00:17:17que vous êtes donc avocate
00:17:19au barreau de Paris
00:17:20et Thierry Jormont,
00:17:21vous êtes donc ancien magistrat.
00:17:22Quel recours, par exemple,
00:17:23vous avez fait devant
00:17:24le tribunal administratif
00:17:25contre la Fédération de lutte
00:17:27et d'haltérophilie ?
00:17:28Alors, le recours est porté
00:17:30par Manon, qui est l'avocate.
00:17:32Devant le tribunal administratif
00:17:33parce qu'on s'est aperçu finalement
00:17:35que les fédérations
00:17:35laissaient faire l'haltérophilie,
00:17:38la fédération de grappling,
00:17:39la fédération de rugby,
00:17:41qui finalement,
00:17:42autorise les clubs de sport
00:17:44à jouer en hijab
00:17:45en compétition sportive.
00:17:47Alors, à l'entraînement,
00:17:48elles ont le droit.
00:17:48Puis alors, dans les compétitions
00:17:50même nationales ou régionales,
00:17:52elles portent l'hijab
00:17:53et elles communiquent
00:17:54sur le TikTok
00:17:56ou l'Instagram de la fédération
00:17:59des images de compétition
00:18:00védues en hijab.
00:18:01Alors là, du coup,
00:18:02je les ai enjoint à demander
00:18:04au club d'arrêter
00:18:05leur publication.
00:18:06Que dit la loi là-dessus ?
00:18:08La loi, elle dit que
00:18:09normalement, les fédérations
00:18:10doivent interdire,
00:18:11enfin, peuvent interdire
00:18:12les signes ostensibles
00:18:14religieux.
00:18:16Le Conseil de la Nouvelle
00:18:41sport ou les failles institutionnelles.
00:18:45Est-ce que vous pourriez nous parler
00:18:46peut-être de la méthode
00:18:47de recrutement des islamistes ?
00:18:51Oui, nous avons,
00:18:53parmi les témoins
00:18:54que nous avons tendus,
00:18:55ce qu'on pourrait appeler
00:18:56un repenti.
00:18:57C'est quelqu'un qui a été
00:19:00longtemps recruté,
00:19:01puis actif
00:19:03dans des réseaux islamistes,
00:19:04dans la région parisienne.
00:19:05et le recrutement
00:19:07se fait de manière
00:19:07très simple,
00:19:08essentiellement dans des quartiers
00:19:10vis-à-vis de jeunes
00:19:11qui n'ont pas de travail,
00:19:13qui n'ont pas à qui on va
00:19:13donner un peu d'argent,
00:19:15à qui on va permettre
00:19:18de participer
00:19:18à éventuellement
00:19:19des trafics,
00:19:22des activités
00:19:24quasi mafieuses.
00:19:25Et c'est là d'ailleurs
00:19:26qu'on retrouve ces liens
00:19:29financiers
00:19:29entre parfois
00:19:30des groupes
00:19:32de l'islamisme radical
00:19:34et des groupes
00:19:35mafieux,
00:19:36du narcotrafic,
00:19:37etc.
00:19:37On peut aussi évoquer
00:19:38des exemples survenus
00:19:39peut-être dans les foyers
00:19:40de mineurs,
00:19:41protection.
00:19:42Oui, c'est un souci
00:19:43parce que ce sont
00:19:44des enfants qui sont placés,
00:19:46donc qui sont sous
00:19:46la protection de l'État.
00:19:47Et comment ça se passe ?
00:19:48Qu'est-ce qui se passe concrètement ?
00:19:49Tout simplement,
00:19:50c'est l'exploitation
00:19:51d'une faille du système
00:19:53ou alors d'un abandon
00:19:54du système.
00:19:55À partir de leurs 17 ans,
00:19:57on les prépare
00:19:58à l'autonomie,
00:19:59ces enfants
00:19:59qui sont placés
00:20:00et donc on les envoie
00:20:01dans des hôtels,
00:20:03dans des appartements
00:20:05et on les laisse
00:20:06un petit peu
00:20:07à l'abandon
00:20:07avec 20 euros par semaine
00:20:08pour subvenir
00:20:09à leurs besoins
00:20:11d'argent de poche.
00:20:13Et forcément,
00:20:14ce sont des proies faciles.
00:20:15Les filles sont souvent...
00:20:17Qui les aborde ?
00:20:18Comment on les aborde,
00:20:19par exemple ?
00:20:20Simplement par l'argent,
00:20:22par la vie facile,
00:20:23par son...
00:20:24Dans la rue ?
00:20:25Comment ça se passe ?
00:20:26Dans les foyers ?
00:20:27Jusque dans les foyers.
00:20:28Oui.
00:20:28Ils arrivent dans les foyers ?
00:20:30Oui,
00:20:30ils rentrent dans les foyers
00:20:31pour recruter.
00:20:33Il y a des salles de prière
00:20:34qui sont mises de côté
00:20:35dans les foyers.
00:20:36et la PJJ est absolument
00:20:38au courant de toutes ces pratiques.
00:20:41Marc Monnet a une dernière question.
00:20:43Mais c'est la lâcheté globale
00:20:44du système.
00:20:46C'est-à-dire que dans les clubs
00:20:46de sport,
00:20:48oui,
00:20:48faites valoir
00:20:49votre religion.
00:20:50C'est-à-dire qu'on a abandonné
00:20:52complètement
00:20:52cette fonction
00:20:54de la laïcité
00:20:56qui était une fonction
00:20:57d'assimilation
00:20:57et on est dans une lâcheté
00:20:59des politiques
00:21:00et des institutions.
00:21:01Ce sont justement
00:21:02ces abandons progressifs
00:21:04parfois minimes
00:21:04mais qui sont ensuite
00:21:06des coins enfoncés
00:21:07dans le système
00:21:08de la laïcité
00:21:09et qui permettent ensuite
00:21:10de développer
00:21:11des choses
00:21:11qui deviennent évidentes.
00:21:13Aujourd'hui presque,
00:21:14on a par exemple
00:21:15cette fameuse
00:21:16modest fashion
00:21:17qui est la mode
00:21:18lancée sur
00:21:19l'idée
00:21:20de vêtements
00:21:22de voile aérien,
00:21:24de vêtements
00:21:24pastels extra
00:21:25très doux.
00:21:26Ce n'est pas seulement
00:21:27qu'un business,
00:21:27c'est un moyen
00:21:28d'afficher
00:21:28et on a derrière
00:21:30des personnes
00:21:30comme Malika Hamidi
00:21:32qui est une théologienne
00:21:34très proche
00:21:35et assumée
00:21:35des frères musulmans
00:21:36qui vient vous expliquer
00:21:37que non,
00:21:38c'est une affirmation
00:21:39politique,
00:21:40théologique,
00:21:41c'est un moyen
00:21:42d'avancer ses pions
00:21:43et c'est ce qu'on appelle
00:21:45le soft power
00:21:46d'aller de plus en plus
00:21:48vers...
00:21:49Et les fées
00:21:50sont derrière.
00:21:51Pardon ?
00:21:51Et les filles
00:21:52sont derrière.
00:21:52Tout à l'heure
00:21:53on va parler de Roubaix,
00:21:54pourquoi ça réussit
00:21:55à Roubaix entre autres ?
00:21:56En tout cas,
00:21:57lisez ce livre,
00:21:58page 20,
00:21:58les clubs
00:21:59ainsi que les associations
00:22:00deviennent parfois
00:22:01les vecteurs
00:22:02d'un entrisme religieux
00:22:03feutré.
00:22:04Page 24,
00:22:05le voile islamique
00:22:06fissure depuis plusieurs décennies
00:22:08les pays de la République française
00:22:09ou bien encore
00:22:11l'histoire de l'islamisme radical
00:22:12en France
00:22:13et celle d'une guerre
00:22:14d'usure.
00:22:15Page 13,
00:22:16merci infiniment.
00:22:17C'était important pour nous
00:22:18de vous recevoir ce soir
00:22:19sur ce livre
00:22:20L'emprise,
00:22:21l'empire invisible
00:22:23au cœur des mécanismes
00:22:25de l'islamisme radical
00:22:26en quête
00:22:27d'une avocate
00:22:29et d'un ancien magistrat.
00:22:30Merci infiniment
00:22:31d'avoir été avec nous
00:22:32sur le plateau
00:22:33de ces news.
00:22:33Je vous laisse repartir
00:22:34librement.
00:22:35En fait,
00:22:36on est chez nous,
00:22:38on ne cache rien.
00:22:39Vous pouvez passer devant
00:22:39les caméras,
00:22:40on ne vous en voudra pas.
00:22:40Vous avez le droit
00:22:42de voiler la caméra.
00:22:46Merci infiniment.
00:22:47Marc Menon,
00:22:47puisque vous avez la parole
00:22:48et je vois que vous avez
00:22:49envie de parler,
00:22:50on va revenir dans la guerre
00:22:51en Iran,
00:22:53Marc,
00:22:53puisque l'actualité
00:22:54aujourd'hui,
00:22:55c'est quand même
00:22:56le nouveau guide suprême
00:22:57Mojtaba Khamenei
00:22:58qui s'est exprimé
00:22:59pour la première fois
00:23:00sans apparaître publiquement.
00:23:02Donc,
00:23:02il s'est exprimé.
00:23:04On a reçu un message
00:23:06avec la télévision,
00:23:08une personne
00:23:10lisant le fait
00:23:12que la lutte continuait,
00:23:14qu'on était là
00:23:15pour venger
00:23:16le sang
00:23:17de nos martyrs
00:23:18et donnant
00:23:19toutes les stratégies.
00:23:20Remerciant le Yémen,
00:23:22courageux et croyant
00:23:24qui n'a pas de cesser
00:23:25de défendre
00:23:26le peuple opprimé
00:23:27de Gaza,
00:23:28le Hezbollah,
00:23:29dévoué
00:23:30et venu
00:23:31au secours
00:23:32de la République islamique
00:23:34malgré tous les obstacles.
00:23:36La résistance,
00:23:37la résistance irakienne
00:23:39à elle aussi,
00:23:40suivi cette voie,
00:23:41ce sont les valeurs
00:23:43de la révolution
00:23:44islamique.
00:23:45Écoutons quelques extraits.
00:23:47Évidemment,
00:23:47ce n'est pas lui qui parle
00:23:48mais c'est important
00:23:49d'écouter un peu
00:23:49ce qui a été diffusé.
00:23:51Oui.
00:23:54J'assure chacun
00:23:55que nous ne renoncerons pas
00:23:56à venger le sang
00:23:57de vos martyrs.
00:23:59La vengeance
00:24:00que nous avons en tête
00:24:01ne se limite pas
00:24:01au martyr du guide
00:24:02suprême de la révolution.
00:24:05Chaque membre
00:24:05de la nation
00:24:06tombé en martyr
00:24:07aux mains de l'ennemi
00:24:07constitue un motif
00:24:08de représailles indépendants.
00:24:12Bien sûr,
00:24:13cette vengeance
00:24:14n'a jusqu'à présent
00:24:15pris qu'une forme limitée
00:24:16mais tant qu'elle ne sera
00:24:17pas pleinement réalisée,
00:24:18cette affaire
00:24:19restera parmi nos priorités.
00:24:21Et nous serons
00:24:22particulièrement sensibles
00:24:23au sang de nos nourrissons
00:24:24et de nos enfants.
00:24:26Alors ce qui est intéressant,
00:24:28c'est qu'il était présent
00:24:31sur le lieu
00:24:33où son père
00:24:34a été emporté,
00:24:36sa femme emportée,
00:24:37des membres
00:24:38de sa famille.
00:24:39Et quand on voit
00:24:40les images,
00:24:41il ne reste rien,
00:24:42tout a été arrasé.
00:24:43Alors n'y a-t-il pas
00:24:45une question légitime
00:24:46à se poser ?
00:24:47J'ai déjà évoqué
00:24:48une ou deux fois.
00:24:49À savoir,
00:24:50est-il encore véritablement
00:24:51debout en charpie ?
00:24:53Et pourquoi
00:24:54ne serait-il pas
00:24:56même
00:24:57décédé ?
00:24:58Et on exploiterait quoi ?
00:25:00L'image.
00:25:00Et pourquoi son image à lui ?
00:25:02Parce que c'est pour montrer
00:25:03que le système
00:25:05a su tenir.
00:25:06On a cherché
00:25:07à l'éradiquer.
00:25:08Mais non, regardez,
00:25:09le fils du guide
00:25:11est là
00:25:11et il nous entraîne.
00:25:13Ce qui montre
00:25:14que nous avons,
00:25:15nous,
00:25:17la légitimité
00:25:17et croyez en nous.
00:25:19N'oubliez pas aussi
00:25:20qu'il était très proche,
00:25:22et je dirais,
00:25:22l'un des membres actifs
00:25:23des gardiens de la Révolution
00:25:25et ses gardiens de la Révolution.
00:25:26Ils ont intérêt
00:25:27à le manipuler
00:25:29de cette façon.
00:25:30On peut quand même
00:25:31parler de manipulation.
00:25:33Alors ce qui est intéressant
00:25:34dans l'ensemble,
00:25:36c'est qu'on est,
00:25:36dans ce qu'on a évoqué hier,
00:25:37c'est guerre.
00:25:39Cette partie de bluff
00:25:41incroyable.
00:25:41Guerre de la communication.
00:25:42Dernière de l'image.
00:25:44Mais là,
00:25:44j'ai le sentiment
00:25:45qu'ils sont en train
00:25:46de marquer des points.
00:25:47Parce qu'au départ,
00:25:49on a dit
00:25:49c'est une guerre fulgurante,
00:25:51en trois jours,
00:25:52on aura tout balayé.
00:25:54Et hier encore,
00:25:55Donald Trump a dit
00:25:56mais il ne reste plus rien.
00:25:58Ça y est,
00:25:59il était là,
00:26:00tout glorieux.
00:26:01On a même eu
00:26:03le fait
00:26:04que la marine américaine
00:26:06était en train
00:26:07d'accompagner
00:26:08les navires
00:26:09pour sortir
00:26:10du détroit
00:26:11d'Orbousse.
00:26:12Or,
00:26:13aujourd'hui,
00:26:13il y a trois bateaux
00:26:14qui sont encore coulés.
00:26:16Et dans cette bataille
00:26:17du bluff,
00:26:18ils disent
00:26:19mais nous,
00:26:19on n'a rien à voir
00:26:20avec ça.
00:26:20Mais quand même,
00:26:21il pourrait y avoir
00:26:22des mines.
00:26:23Et donc,
00:26:23vous créez simplement
00:26:25par les mots
00:26:26une telle torpeur
00:26:27tant et si bien
00:26:29que les américains,
00:26:30encore aujourd'hui,
00:26:31reprennent
00:26:31cette information
00:26:32sur le fait
00:26:33d'accompagner
00:26:34les bâtiments civils,
00:26:36les bâtiments commerciaux
00:26:38pour qu'ils reprennent
00:26:39leur flottaison,
00:26:42eh bien,
00:26:43on dit
00:26:43oui,
00:26:44enfin,
00:26:45ce n'est pas vraiment
00:26:46aujourd'hui
00:26:47mais d'ici
00:26:48à la fin du mois.
00:26:49C'est-à-dire
00:26:50quand nous sommes
00:26:52en train
00:26:52de les escorter,
00:26:54maintenant,
00:26:55il reste plus de
00:26:56presque 20 jours
00:26:57avant qu'éventuellement
00:26:59on puisse entrer
00:27:01dans cette nécessité
00:27:03de redonner,
00:27:04je dirais,
00:27:05un souffle
00:27:06à l'espoir économique.
00:27:07Il y a quelque chose
00:27:08de complètement fou
00:27:09et eux,
00:27:10ils sont
00:27:11dans cette logique
00:27:13d'entretenir
00:27:14la terreur
00:27:14avec une stratégie
00:27:16d'apothicaire.
00:27:17C'est-à-dire que là,
00:27:18on a la multiplication
00:27:19des bombes,
00:27:20des missiles,
00:27:21top,
00:27:22de temps en temps,
00:27:23vous avez une sorte
00:27:24de petite pichenette
00:27:25ici et là
00:27:25et ça provoque
00:27:27eh bien,
00:27:28cette peur
00:27:29tant et si bien
00:27:29qu'on a vu
00:27:30en Arabie saoudite
00:27:31au Koweït
00:27:32et autres,
00:27:32les banques américaines
00:27:34prendre les valises
00:27:36et quitter les lieux
00:27:37où ils se trouvaient.
00:27:39Donc,
00:27:39j'ai le sentiment,
00:27:41je ne suis pas en train
00:27:42de m'en réjouir,
00:27:42attention,
00:27:43je suis aujourd'hui
00:27:46circonspect
00:27:46de la glorification
00:27:49de ceux
00:27:49qui disent
00:27:50nous tenons
00:27:51la situation
00:27:52alors que
00:27:53dans l'ombre
00:27:54avec ce fantôme
00:27:56sont en train
00:27:57de jouer
00:27:58le temps.
00:28:00Et l'histoire
00:28:01nous montre
00:28:01que ce soit
00:28:03la guerre
00:28:06d'Avernessan
00:28:07par exemple.
00:28:08Oui,
00:28:08oui,
00:28:08mais même
00:28:09en Espagne
00:28:10avec Napoléon,
00:28:12la guérilla
00:28:13qui l'emporte,
00:28:14en Haïti
00:28:15face à Napoléon
00:28:16encore,
00:28:16que disait
00:28:17Toussaint L'Ouverture
00:28:18à l'époque ?
00:28:19Il disait
00:28:19il faut tenir,
00:28:21il faut tenir
00:28:22et nous gagnerons.
00:28:23Alors,
00:28:23je ne dis pas
00:28:24qu'ils gagneront
00:28:25mais ils risquent
00:28:26quand même
00:28:26de se maintenir
00:28:27au pouvoir
00:28:28et sous la pression
00:28:29de son public,
00:28:33de l'Amérique entière,
00:28:35peut-être que Trump
00:28:36sera obligé
00:28:37de finir
00:28:38par négocier
00:28:39avec eux.
00:28:40Sera-t-il
00:28:41le grand guide
00:28:42ou simplement
00:28:43ceux qui tirent
00:28:44les ficelles derrière
00:28:45les marionnettistes ?
00:28:46On verra
00:28:47à ce moment-là.
00:28:48On en parlera
00:28:48justement
00:28:49de cette résistance
00:28:50iranienne
00:28:51avec Charlotte Dornelas
00:28:53dans un instant.
00:28:54D'abord,
00:28:54Audrey Berthaud.
00:28:55Quelles sont
00:28:56les dernières informations
00:28:57ce soir
00:28:57sur le fond de la guerre ?
00:28:58Bonjour à tous.
00:29:00L'armée israélienne
00:29:01a annoncé
00:29:02avoir bombardé
00:29:03depuis maintenant
00:29:0424 heures
00:29:04des postes
00:29:05de contrôle
00:29:06de la milice paramilitaire
00:29:08iranienne,
00:29:09des postes
00:29:09affiliés
00:29:10aux gardiens
00:29:11de la révolution
00:29:12et situés à Téhéran.
00:29:13Des barrages routiers
00:29:14ont également
00:29:15été visés
00:29:16selon Tsaal.
00:29:17Conséquence
00:29:18du conflit
00:29:18au Moyen-Orient,
00:29:19le géant français
00:29:20Total Energy
00:29:21a annoncé
00:29:21suspendre
00:29:22l'équivalent
00:29:23de 15%
00:29:23de sa production
00:29:24mondiale
00:29:24de pétrole
00:29:25et de gaz.
00:29:26Cela concerne
00:29:27le Qatar,
00:29:28l'Irak
00:29:28et les plateformes
00:29:29pétrolières en mer
00:29:30aux Émirats
00:29:31arabes unis.
00:29:32Et enfin,
00:29:33aux États-Unis,
00:29:33dans le Michigan,
00:29:34une fusillade
00:29:35a eu lieu
00:29:35dans une synagogue
00:29:36de West Bloomfield.
00:29:37Un échange
00:29:38de tir a eu lieu
00:29:39entre un individu
00:29:40et des agents
00:29:40de la sécurité.
00:29:41L'homme
00:29:42est désormais mort
00:29:43selon des médias
00:29:44américains.
00:29:45Une vaste opération
00:29:46de police
00:29:46est en cours.
00:29:47Je rappelle
00:29:47que les incidents
00:29:48et attaques
00:29:49antisémites
00:29:49se sont multipliées
00:29:50ces dernières années
00:29:51aux États-Unis.
00:29:53Merci beaucoup
00:29:54ma chère Audrey Berthaud.
00:29:55On vous retrouve
00:29:56à 20h
00:29:57pour les prochaines
00:29:57informations.
00:29:59Charles-Ordon
00:29:59et là,
00:30:00je me tourne vers vous
00:30:00pour continuer
00:30:01dans le prolongement
00:30:02de la chronique
00:30:02de Marc Menand.
00:30:04Il faut continuer
00:30:05justement à affirmer
00:30:06le nouveau guide
00:30:07suprême iranien
00:30:07dans ce premier message
00:30:08dont Marc vient
00:30:10de nous parler.
00:30:10Les gardiens
00:30:11de la révolution
00:30:11ont,
00:30:12quant à eux,
00:30:12promis
00:30:13de garder
00:30:14le détroit
00:30:15d'Hormuz
00:30:15fermé.
00:30:16La résistance
00:30:18iranienne
00:30:18n'est-elle pas étonnante ?
00:30:20C'est vrai que depuis
00:30:21deux jours,
00:30:21tout le monde s'étonne
00:30:22de la résistance iranienne,
00:30:23du régime iranien
00:30:25en l'occurrence.
00:30:26Mais il y a quelque chose
00:30:27d'assez contradictoire.
00:30:28On explique
00:30:29qu'Israël
00:30:29mène la guerre
00:30:30qu'ils savent
00:30:31qu'ils vont mener
00:30:32depuis des années
00:30:33en raison
00:30:33de la proximité directe.
00:30:35On explique
00:30:35que les États-Unis
00:30:36eux-mêmes
00:30:36mènent une guerre
00:30:37que tous les prédécesseurs
00:30:38de Trump
00:30:39et Trump lui-même
00:30:40ont à la fois voulu mener
00:30:41tout en résistant
00:30:42de la mener
00:30:42pour les raisons
00:30:43que nous voyons aujourd'hui.
00:30:45Et on oublie
00:30:46que l'Iran
00:30:46s'est également préparé
00:30:47à cette guerre
00:30:47depuis des années
00:30:48et des années
00:30:49pour les mêmes raisons
00:30:50évidemment
00:30:50de l'autre côté
00:30:51on va dire
00:30:52de la barrière.
00:30:53Donc il y a
00:30:54en effet
00:30:55une résistance
00:30:55du régime iranien
00:30:56ces derniers jours
00:30:57et c'est elle,
00:30:59c'est cette capacité
00:31:00de résistance
00:31:00qui avait précisément
00:31:01retenu le bras
00:31:02des prédécesseurs
00:31:03de Donald Trump
00:31:04et de Donald Trump
00:31:05lui-même
00:31:06pendant son premier mandat,
00:31:07au début
00:31:08de son second mandat
00:31:09quand il a commencé
00:31:10à négocier
00:31:10ce qu'avait fait
00:31:11tenter de faire
00:31:12Biden avant lui
00:31:13et il y a deux étapes
00:31:15on va dire
00:31:15qui précèdent
00:31:16cette entrée en guerre
00:31:17c'est d'abord
00:31:18l'élimination
00:31:20d'un des responsables
00:31:22on va dire
00:31:23en Iran directement
00:31:25qui s'était fait
00:31:25sans heurts
00:31:26si je puis me permettre
00:31:27il y a maintenant
00:31:29quelques mois
00:31:29et la fameuse guerre
00:31:30des douze jours
00:31:31avec une riposte
00:31:32très faible
00:31:33de l'Iran
00:31:34à l'époque
00:31:35et ça précède
00:31:37cette entrée en guerre
00:31:37de Donald Trump
00:31:38mais ce qui avait retenu
00:31:39précédemment
00:31:40les Etats-Unis
00:31:40qui ont toujours
00:31:41voulu mener cette guerre
00:31:42l'Iran a pesé
00:31:44sur la politique américaine
00:31:45comme aucun pays au monde
00:31:46depuis évidemment
00:31:48la révolution islamique
00:31:49c'est notamment
00:31:50la capacité de l'Iran
00:31:51à perturber gravement
00:31:53l'économie mondiale
00:31:54en entravant
00:31:55notamment
00:31:55les exportations pétrolières
00:31:56c'était évidemment
00:31:58un enjeu
00:31:58qui était connu
00:31:59et on a l'impression
00:32:00parfois dans les réactions
00:32:01ces derniers jours
00:32:01jusqu'à l'évacuation
00:32:02des ressortissants américains
00:32:04que ça n'était pas vraiment
00:32:05prévu dans le plan
00:32:06moi ça ne cesse de me sidérer
00:32:09je ne peux pas vous dire
00:32:09autre chose
00:32:10depuis quelques jours
00:32:11et en effet
00:32:14Donald Trump lui-même
00:32:16dans la déclaration
00:32:17de l'entrée en guerre
00:32:18Mathieu nous en parlait
00:32:19l'autre jour
00:32:20évoque la prise
00:32:21de l'ambassade de Téhéran
00:32:22donc il y a 47 ans
00:32:23qui a un traumatisme
00:32:24en raison de l'humiliation
00:32:26que c'était pour les Etats-Unis
00:32:27et depuis ce jour-là
00:32:29le jeu atroce
00:32:31entre les Etats-Unis
00:32:32et l'Iran
00:32:32a toujours pesé plus lourd
00:32:34sur les présidents américains
00:32:38que sur l'Iran
00:32:39lui-même
00:32:40et dès les premiers jours
00:32:41de la guerre
00:32:42d'ailleurs
00:32:43plusieurs hauts responsables
00:32:44américains
00:32:45qui relayaient
00:32:46les services de renseignement
00:32:47à l'époque
00:32:47confiaient leur scepticisme
00:32:49sur la chute rapide
00:32:51du régime
00:32:51l'élimination
00:32:53de Ramenei
00:32:53le premier jour
00:32:54a en effet
00:32:55impressionné
00:32:56au sens de
00:32:58le monde entier
00:32:59simplement dans un régime
00:33:01qui se met en place
00:33:02et qui s'étend
00:33:03comme ça
00:33:04dans un pays
00:33:04pendant 47 ans
00:33:05c'est pas une tyrannie
00:33:06il n'y a pas juste un tyran
00:33:08c'est un système
00:33:09qui a un fusé
00:33:09dans toute la société
00:33:10ça ne s'élimine pas
00:33:11de la même manière
00:33:12et pas aussi rapidement
00:33:14et les personnes
00:33:15qui mettaient en garde
00:33:16notamment aux Etats-Unis
00:33:17et là je reprends
00:33:18ce que disait Mathieu
00:33:19tout à l'heure
00:33:20c'est pas que les gens
00:33:21souhaitaient moralement
00:33:22autre chose
00:33:23que l'élimination du régime
00:33:25c'est simplement
00:33:26quand vous pensez
00:33:27moralement une guerre
00:33:28vous faites entrer
00:33:29dans votre analyse
00:33:29de la guerre
00:33:30les conséquences
00:33:31elles aussi
00:33:31potentiellement morales
00:33:32de la même guerre
00:33:33que vous menez
00:33:34et évidemment
00:33:35les conséquences
00:33:36sont aujourd'hui
00:33:36sous nos yeux
00:33:37et elles s'imposent
00:33:38parfois à certains
00:33:39commentateurs
00:33:39et évidemment
00:33:40dans cette analyse-là
00:33:41il y a la préparation
00:33:43de la guerre
00:33:43raison pour laquelle
00:33:44certains sont étonnés
00:33:45de la résistance iranienne
00:33:46je pense qu'il y a
00:33:47encore plus de gens
00:33:47étonnés
00:33:48de l'apparente
00:33:49impréparation américaine
00:33:51sur une guerre
00:33:51qui était voulue
00:33:53depuis des années
00:33:53et ces derniers jours
00:33:55il y a en effet
00:33:56une inflexion
00:33:57dans la lecture
00:33:58du conflit
00:34:00pourquoi ?
00:34:00parce qu'au lieu
00:34:01de parler simplement
00:34:02de l'effondrement
00:34:03du régime iranien
00:34:03certains se mettent
00:34:04à redouter
00:34:05son durcissement
00:34:06quels sont les signes
00:34:07de ça ?
00:34:08d'abord
00:34:08la nomination
00:34:09de ce nouveau guide
00:34:10en effet
00:34:11quel est l'état
00:34:12ou pas du guide
00:34:13est-ce que c'est lui
00:34:13qui a rédigé le message
00:34:14ou pas tout à l'heure
00:34:15est moins important
00:34:16que le fait
00:34:16que sa seule nomination
00:34:17et son nom
00:34:18prouve la détermination
00:34:20et la continuité
00:34:21des gardiens
00:34:21de la révolution
00:34:22au-delà de lui-même
00:34:22qui n'était pas
00:34:24spécialement salué
00:34:25pour ses compétences
00:34:25pour succéder
00:34:26à son père initialement
00:34:27donc c'est la continuité
00:34:28de la mainmise
00:34:29des gardiens
00:34:29de la révolution
00:34:31ensuite il y a
00:34:31l'extension
00:34:32des cibles
00:34:32déclarées par le régime
00:34:33avant même
00:34:34cette prise
00:34:34de parole
00:34:36c'est-à-dire
00:34:37l'extension
00:34:38aux infrastructures
00:34:39notamment civiles
00:34:40bancaires
00:34:41dans les pays
00:34:41du Golfe
00:34:42ensuite
00:34:42l'aveu de faiblesse
00:34:43des autorités
00:34:44civiles iraniennes
00:34:45qui au fil des années
00:34:46n'ont pas une place
00:34:46immense
00:34:47mais on a vu
00:34:47les déclarations
00:34:48du prisonnier iranien
00:34:49qui expliquaient
00:34:49qu'il était un peu
00:34:50impuissant
00:34:50au moment de la répression
00:34:51des manifestations
00:34:53à la fin de l'année
00:34:54et qui explique
00:34:55ces derniers jours
00:34:56qu'il est vraiment
00:34:56désolé
00:34:57pour les pays
00:34:58du Golfe
00:34:59on comprend que
00:35:00il y a une
00:35:01comment dire
00:35:01une faiblesse
00:35:03assez réelle
00:35:04et l'élargissement
00:35:05du conflit
00:35:05et le mutisme
00:35:06de l'opposition
00:35:08cette fois-ci
00:35:08de la rue iranienne
00:35:09évidemment fracassé
00:35:11un par la répression
00:35:12et par la guerre
00:35:13elle-même
00:35:13quand on entend
00:35:14notamment
00:35:15Donald Trump
00:35:15expliquer que
00:35:16ce serait bien
00:35:17que les Iraniens
00:35:17s'occupent
00:35:18de leur gouvernement
00:35:19sous les bombes
00:35:20c'est compliqué
00:35:21quand même
00:35:21sous les bombes
00:35:22et avec une capacité
00:35:23de répression
00:35:23qu'ils ont éprouvée
00:35:24c'est difficile
00:35:25alors la question
00:35:26c'est est-ce que
00:35:27le gouvernement
00:35:27peut tomber
00:35:28et en combien de temps
00:35:29surtout
00:35:29parce qu'il y a deux semaines
00:35:30on imaginait
00:35:31que ça pouvait être
00:35:31en 24 heures
00:35:32évidemment la question
00:35:33n'est plus la même
00:35:34et alors
00:35:35quelle serait l'issue
00:35:36de cette guerre
00:35:37il faut pour Donald Trump
00:35:39et c'est pour ça
00:35:40certains parlaient
00:35:40d'une guerre totale
00:35:41Donald Trump
00:35:41ne peut pas se permettre
00:35:42de perdre la guerre
00:35:43il faut donc
00:35:44qu'il redessine
00:35:45les objectifs
00:35:45de cette guerre
00:35:46depuis quelques jours
00:35:47on le voit bien
00:35:48il en change
00:35:48assez régulièrement
00:35:50lui son but
00:35:51c'est éviter
00:35:51la guerre d'usure
00:35:52qui est aujourd'hui
00:35:53promise
00:35:53par le régime iranien
00:35:55à quelles informations
00:35:56se fier Charlotte
00:35:57concrètement
00:35:58pour savoir
00:35:58où en est le pouvoir iranien
00:36:00ce que pense
00:36:01la rue iranienne
00:36:02est-ce que c'est possible
00:36:04c'est extrêmement difficile
00:36:05évidemment
00:36:06on a vu
00:36:06et Marc nous en parlait
00:36:07hier ou en entier
00:36:08je ne sais plus
00:36:09il y a des vidéos
00:36:10de propagande
00:36:10du régime iranien
00:36:11où on voit
00:36:12en effet
00:36:12des milliers
00:36:13ou des millions
00:36:13ou j'en sais rien
00:36:14des dizaines de milliers
00:36:15de personnes dans la rue
00:36:16on voit également
00:36:18ces vidéos clandestines
00:36:20émerger
00:36:20comme elles ont émergé
00:36:21pendant les manifestations
00:36:23ces derniers temps
00:36:23on nous explique
00:36:24qu'il y avait 6 millions
00:36:24de gens dans la rue
00:36:25on nous dit aussi
00:36:26que le régime aujourd'hui
00:36:27peut compter sur 15%
00:36:28de la population
00:36:29c'est énormément de gens
00:36:30quand vous avez
00:36:3090 millions d'habitants
00:36:31donc il est difficile
00:36:33de savoir
00:36:34et en tout cas
00:36:35il y a une chose
00:36:35qui est sûre
00:36:36c'est que la population iranienne
00:36:37ne peut pas réagir
00:36:38comme un bloc
00:36:38encore moins
00:36:39sous les bombardements
00:36:41j'insiste là-dessus
00:36:42vivre la guerre
00:36:43c'est compliqué
00:36:44c'est atroce évidemment
00:36:45mais c'est compliqué
00:36:46même dans ses intentions
00:36:47les plus nobles
00:36:49ensuite il faut avoir
00:36:50les moyens de résister
00:36:51à la guerre
00:36:52au bombardement
00:36:52et à la pieuvre totalitaire
00:36:54encore une fois
00:36:55ça n'est pas une tyrannie
00:36:56c'est un totalitarisme
00:36:57qui s'est immiscé
00:36:58dans la société
00:37:00c'est beaucoup plus compliqué
00:37:02a fortiori évidemment
00:37:03sous les bombes
00:37:05il existe sans doute
00:37:06des informations
00:37:06plus tangibles
00:37:07et même si l'effondrement
00:37:09d'un système
00:37:09peut surprendre
00:37:10elle peut surprendre
00:37:11par sa rapidité
00:37:11par sa soudaineté apparente
00:37:13elle peut ne pas arriver
00:37:14pendant des années
00:37:15et puis soudainement
00:37:16arriver
00:37:17donc ça peut surprendre
00:37:18mais à nouveau
00:37:19c'est l'agence de presse
00:37:20Reuters
00:37:20qui a rapporté hier
00:37:22une réalité
00:37:22qu'il est nécessaire
00:37:23dans l'analyse du conflit
00:37:24de prendre en compte
00:37:25le pouvoir en Iran
00:37:27serait
00:37:27et je cite les services
00:37:29de renseignement américains
00:37:30largement intact
00:37:31et pas menacé
00:37:32d'un effondrement
00:37:33à court terme
00:37:33malgré les deux semaines
00:37:35de bombardement
00:37:35israélien et américain
00:37:37évidemment que la situation
00:37:39demeure mouvante
00:37:40sur un terrain
00:37:40aussi miné
00:37:41par la guerre
00:37:42et par les acteurs
00:37:42en présence
00:37:44mais force est de constater
00:37:45que les objectifs
00:37:46de guerre
00:37:47varient désormais
00:37:48même dans le discours
00:37:49entre Israël
00:37:50qui n'a pas varié
00:37:51on l'a dit suffisamment
00:37:52et qui est par ailleurs
00:37:53directement
00:37:54sous la menace
00:37:56des missiles iraniens
00:37:58et les Etats-Unis
00:38:00au début de l'opération
00:38:02où Donald Trump
00:38:02lui-même avait appelé
00:38:03les Iraniens
00:38:04je disais
00:38:04à reprendre le contrôle
00:38:05de leur gouvernement
00:38:06le renversement
00:38:07de la direction iranienne
00:38:08est depuis nié
00:38:10parmi les objectifs de guerre
00:38:11même autour de Donald Trump
00:38:12Donald Trump
00:38:13il nous a quand même
00:38:13expliqué qu'il pouvait
00:38:14pourquoi pas négocier
00:38:15avec l'Arjani
00:38:15mais l'Arjani
00:38:16c'est Khamenei
00:38:17fois 10
00:38:18je veux dire
00:38:18quand on écoute
00:38:20notamment les oppositions
00:38:21iraniennes
00:38:22c'est étonnant
00:38:23d'entendre ça
00:38:23dans la bouche
00:38:24de Donald Trump
00:38:25et c'est désormais
00:38:26par Donald Trump
00:38:27lui-même
00:38:27la fin de la guerre
00:38:28qui est évoquée
00:38:28encore une fois
00:38:29avec une question
00:38:30avec quelle victoire
00:38:32exactement
00:38:33notamment pour le peuple
00:38:34iranien
00:38:34au nom duquel
00:38:35tout le monde
00:38:36prétendait se battre
00:38:37il y a encore
00:38:37quelques jours
00:38:39comment comprendre
00:38:40dès lors que Donald Trump
00:38:41annonce la fin de la guerre
00:38:43et ne peuvent-ils pas
00:38:45s'appuyer sur des troupes
00:38:46au sol
00:38:47aujourd'hui
00:38:48Donald Trump
00:38:49a déclaré
00:38:49que stopper l'Iran
00:38:51était plus important
00:38:52que le pétrole
00:38:52il s'adresse évidemment
00:38:53à sa base
00:38:54qui en plus
00:38:55des réticences
00:38:56qu'on a évoquées
00:38:56déjà ces derniers jours
00:38:57commence à trouver
00:38:59que l'augmentation
00:38:59du prix du pétrole
00:39:00c'est un peu la goutte d'eau
00:39:01par rapport à cette guerre
00:39:03dont il ne voit pas
00:39:04forcément le bout
00:39:05pourquoi ?
00:39:06parce qu'il n'en voit pas
00:39:06d'abord le but
00:39:07et ça évidemment
00:39:08il faut comprendre
00:39:09que les changements
00:39:11d'ailleurs en Israël
00:39:12le soutien à la guerre
00:39:13ne varie pas
00:39:14ce qui n'est pas le cas
00:39:16évidemment
00:39:16aux Etats-Unis
00:39:17il ne peut pas
00:39:18Donald Trump
00:39:19vu la guerre
00:39:19dans laquelle il s'est engagé
00:39:20ne pas justifier
00:39:21la fin de la guerre
00:39:22et on sent ces derniers jours
00:39:24qu'il cherche
00:39:24la justification
00:39:25de la fin de la guerre
00:39:26parce qu'il n'a pas envie
00:39:27du bourbier
00:39:28dont nous a souvent parlé
00:39:29Mathieu
00:39:30ces derniers jours
00:39:31et les Américains
00:39:32défendent
00:39:33pardon
00:39:33non pas que
00:39:35par rapport à Israël
00:39:36pardon
00:39:36Trump lui
00:39:37est pressé
00:39:37il est pressé
00:39:38d'avoir des explications
00:39:39il est pressé
00:39:40d'analyser
00:39:41ce qui est fait
00:39:41il est pressé
00:39:42de dire
00:39:42ce qui a déjà été fait
00:39:43pressé de dire
00:39:44que ce sera bientôt terminé
00:39:45non pas parce que
00:39:46sa base
00:39:47ou les Américains
00:39:48de manière générale
00:39:48défendent
00:39:49le régime iranien
00:39:50aujourd'hui
00:39:50mais parce qu'ils craignent
00:39:52encore une fois
00:39:52les conséquences de la guerre
00:39:53pour les Iraniens
00:39:54peut-être
00:39:55pour les Etats-Unis
00:39:56sûrement
00:39:56et pour la région
00:39:57tout entière
00:39:57voire le monde
00:39:58Mathieu nous en parlait
00:39:59également
00:39:59donc
00:40:00l'opinion américaine
00:40:02qui est désormais sensible
00:40:03à ça
00:40:03avec les élections
00:40:04je ne vais pas revenir
00:40:05sur tout
00:40:05ce qui pèse
00:40:06aujourd'hui
00:40:07sur Donald Trump
00:40:08lui-même
00:40:08et quant aux troupeaux
00:40:09sols
00:40:10il y a un inconnu
00:40:10Donald Trump
00:40:11nous avait dit
00:40:11peut-être qu'il y aura
00:40:12des troupeaux sols
00:40:13américaines
00:40:13on n'en entend plus
00:40:14parler ces derniers jours
00:40:15ensuite est ressorti
00:40:17l'idée
00:40:17des nouveaux pions
00:40:18américains
00:40:19dans la région
00:40:19que sont les Kurdes
00:40:20assez régulièrement
00:40:21mais là encore une fois
00:40:22le renseignement américain
00:40:24explique
00:40:24que les Kurdes
00:40:25demandent de l'aide
00:40:26aux Etats-Unis
00:40:27parce qu'il manque
00:40:27de personnel
00:40:28et il manque de moyens
00:40:29et Donald Trump
00:40:30après avoir évoqué
00:40:31lui-même la question
00:40:32des Kurdes
00:40:32a expliqué le week-end
00:40:34dernier qu'il n'y pensait
00:40:34pas du tout
00:40:35et qu'il n'enverrait pas
00:40:35les Kurdes iraniens
00:40:37qui sont aujourd'hui
00:40:37en Irak
00:40:38alors certains ont émis
00:40:40l'hypothèse
00:40:40que d'un côté
00:40:41et de l'autre
00:40:41la montée dans les extrêmes
00:40:42en disant
00:40:43on va vouloir la capitulation
00:40:45et de l'autre côté
00:40:45le régime iranien
00:40:46on va poursuivre
00:40:47était une manière
00:40:48d'obtenir le plus possible
00:40:49avant d'éventuelles négociations
00:40:52il est permis
00:40:52d'avoir un doute
00:40:53quand même
00:40:53ces derniers jours
00:40:54et en tout cas
00:40:55d'évoquer le risque
00:40:56d'engrenage
00:40:57et de vertige
00:40:57en effet
00:40:58dont nous parlait Mathieu
00:40:59encore une fois
00:41:00Merci beaucoup
00:41:01Charlotte Dornelas
00:41:04Cet après-midi
00:41:05avant
00:41:05juste votre chronique
00:41:06Gabriel
00:41:07cet après-midi
00:41:07Emmanuel Macron
00:41:08était en déplacement
00:41:09à Painly
00:41:10en Seine-Maritime
00:41:11et lors d'une visite
00:41:12du chantier
00:41:13de furture
00:41:15réacteur
00:41:15prévu sur ce site
00:41:17le chef de l'État
00:41:18a rappelé
00:41:18l'importance du nucléaire
00:41:20écoutez-le
00:41:21Là où en Europe
00:41:22il y a encore 2-3 ans
00:41:24on nous disait
00:41:24le nucléaire
00:41:24attention c'est pas bon
00:41:25on a bâti un consensus
00:41:27et l'Europe suit
00:41:29et y croit
00:41:29et on est à la tête
00:41:30de cette alliance
00:41:31pour le nucléaire
00:41:31et on avance
00:41:33et on a réussi
00:41:34à avoir cet objectif
00:41:35de triplement
00:41:35des capacités
00:41:36parce qu'on sait
00:41:37qu'on n'arrivera pas
00:41:38à gagner la bataille
00:41:40du climat
00:41:41de la compétitivité
00:41:42et de la souveraineté
00:41:43sans le nucléaire
00:41:45Il y en a un
00:41:46qui critique régulièrement
00:41:47Emmanuel Macron
00:41:48pourtant ils étaient proches
00:41:49chez Gabriel Attal
00:41:50on entame
00:41:51notre petite page politique
00:41:52ce soir
00:41:52écoutez Gabriel Attal
00:41:54et la question
00:41:55sur le point 11
00:41:56de son programme
00:41:59Une question
00:41:59sur votre programme
00:42:00sur le point 11
00:42:01tu casses
00:42:01tu répares
00:42:02c'était pas
00:42:03un grand succès
00:42:04au niveau national
00:42:04comment ça peut le devenir
00:42:05au niveau local ?
00:42:07Quand j'étais
00:42:08Premier ministre
00:42:09j'ai affirmé
00:42:09cette phrase
00:42:11qui me semble
00:42:11pour moi d'ailleurs
00:42:12être une forme
00:42:12de bon sens
00:42:14tu casses
00:42:15tu répares
00:42:15tu salis
00:42:16tu nettoies
00:42:16tu défies l'autorité
00:42:17on t'apprend à la respecter
00:42:18et cette phrase
00:42:19c'était pas juste
00:42:20un slogan
00:42:20elle s'accompagnait
00:42:22d'une réforme
00:42:22d'un texte de loi
00:42:23de lutte contre la délinquance
00:42:25des mineurs
00:42:25que j'avais présenté
00:42:27que je souhaitais
00:42:27faire adopter
00:42:28malheureusement
00:42:29la décision du président
00:42:30de la République
00:42:30de dissoudre
00:42:31l'Assemblée nationale
00:42:32a empêché
00:42:33l'adoption de ce texte
00:42:34mais évidemment
00:42:34que ça reste une priorité
00:42:35pour moi
00:42:35et que j'espère
00:42:36qu'à l'avenir
00:42:37on pourra faire enfin
00:42:38adopter cette réforme
00:42:38qui me semble essentielle
00:42:39créer une comparution
00:42:40immédiate pour les mineurs
00:42:42atténuer l'excuse
00:42:43de minorité
00:42:43dans un certain nombre
00:42:44de cas
00:42:44on peut pas garder
00:42:45les mêmes règles
00:42:46s'agissant de la délinquance
00:42:47des mineurs
00:42:48qu'en 1945
00:42:49parce que la violence
00:42:50elle a changé de visage
00:42:50il y a une banalisation
00:42:51de la violence
00:42:52chez les jeunes
00:42:52parfois de plus en plus violente
00:42:54donc il faut s'adapter
00:42:56Dans un instant
00:42:56on parlera
00:42:58avec cette dernière page
00:42:59des municipales
00:43:00avec LFI
00:43:01et la stratégie de LFI
00:43:02pour ces municipales
00:43:03Mathieu Bocoté
00:43:04continuons quand même
00:43:05en politique
00:43:06puisque c'est une étude
00:43:07que viennent de sortir
00:43:08trois économistes d'HEC
00:43:10dont le monde
00:43:11s'est fait le relais
00:43:12elle fait beaucoup parler
00:43:12cette étude
00:43:13elle s'intéresse
00:43:14à la politique au travail
00:43:16je cite
00:43:17et la conclusion
00:43:18est très claire
00:43:19écoutez bien
00:43:21le salarié RN
00:43:22est seul
00:43:24méfiant
00:43:24avec ses collègues
00:43:26et frustré
00:43:28pourquoi
00:43:28cette étude
00:43:30Gabrielle Cluzet
00:43:31et le traitement
00:43:32qui en est fait
00:43:33sont-ils très instructifs ?
00:43:36Oui alors
00:43:36on peut en rire
00:43:37mais c'est très révélateur
00:43:38en fait
00:43:38c'est vrai qu'on peut en rire
00:43:39parce que c'est un peu baroque
00:43:40voire ridicule
00:43:41mais cela en dit long
00:43:43sur le désarroi de la gauche
00:43:45face à la montée
00:43:46du RN
00:43:47donc faute de contrer
00:43:48les idées
00:43:49on dénigre
00:43:50l'électeur
00:43:51pour dissuader
00:43:52quiconque
00:43:53d'appartenir à ce groupe
00:43:54vous allez voir
00:43:54que personne n'a envie
00:43:55d'appartenir à ce groupe
00:43:56alors pendant longtemps
00:43:57on l'a traité
00:43:58de nazi
00:43:59et de fachos
00:44:00bon c'est résiduel
00:44:01c'est pas terminé
00:44:02mais la ficelle
00:44:03est devenue un peu grosse
00:44:03et c'est vrai que ça fonctionne
00:44:04nettement moins bien
00:44:06puis on a répété
00:44:07qu'il avait le front bas
00:44:08vous voyez
00:44:09qu'il était un peu idiot
00:44:10c'était le white trash
00:44:11comme on disait
00:44:12aux Etats-Unis
00:44:12le petit blanc raciste
00:44:14un peu alcoolique
00:44:14sur les bords
00:44:15vous voyez
00:44:15comme les parents
00:44:16de le père
00:44:17d'Edouard Louis
00:44:18dans le livre
00:44:19pour en finir
00:44:20avec Eddy Belgueul
00:44:21vous voyez un peu
00:44:21le profil
00:44:22dans le nord
00:44:23voilà
00:44:23on s'appuyait sur le fait
00:44:25qu'il apparaissait
00:44:26comme peu diplômé
00:44:27dans les sondages
00:44:28alors l'ouvrier
00:44:29vous voyez
00:44:29adulé
00:44:30porté au pinacle
00:44:31par la gauche
00:44:32était devenu un crétin
00:44:33sitôt qu'il avait rejoint
00:44:34le rassemblement national
00:44:37était devenu méprisable
00:44:38et cette grille d'analyse
00:44:39était d'ailleurs la même
00:44:40dans toute l'Europe
00:44:41je vous renvoie à ce livre
00:44:42que je cite souvent
00:44:42parce que je l'aime beaucoup
00:44:43le livre de Chantal Delsol
00:44:45le titre est éclairant
00:44:47les populistes
00:44:48c'est demeuré de l'histoire
00:44:49ceux qui votent
00:44:50très à droite
00:44:51sont réputés
00:44:52un peu idiots
00:44:53ils n'ont rien compris
00:44:54et comme ils sont
00:44:56les laissés
00:44:57pour compte
00:44:57de la mondialisation
00:44:59et bien
00:45:01ils en veulent
00:45:01à la terre entière
00:45:02et l'immigré
00:45:03et leur bouc émissaire
00:45:04vous voyez
00:45:05ce sont les gens
00:45:06trop cons
00:45:07je cite
00:45:07ce n'est pas de moi
00:45:08pour
00:45:09qui vote
00:45:10RN
00:45:10dont parlait
00:45:10Alain Souchon
00:45:12mais cette grille d'analyse
00:45:13est-ce qu'elle est toujours
00:45:14pertinente
00:45:15Gabrielle ?
00:45:16alors c'est le sujet
00:45:17parce que cette grille d'analyse
00:45:18assez commode
00:45:19ne fonctionne plus
00:45:20et d'ailleurs
00:45:20le monde l'écrit
00:45:22explicitement
00:45:22donc il explique
00:45:23qu'à la veille
00:45:24des élections municipales
00:45:25trois économistes
00:45:26d'HEC
00:45:26se sont penchés
00:45:29sur le vote
00:45:30des salariés
00:45:30du privé
00:45:31pour le rassemblement
00:45:32national
00:45:33ils expliquent
00:45:33que ce parti
00:45:34d'extrême droite
00:45:35est devenu
00:45:36la première force
00:45:37politique
00:45:37chez les salariés
00:45:3925,5%
00:45:41et c'est là
00:45:41que ça coince
00:45:42avec la théorie d'avant
00:45:43c'est que
00:45:45on compte aussi
00:45:46beaucoup de cadres
00:45:47y compris
00:45:47parmi les cadres
00:45:48ceux qui contredit
00:45:49et là je cite la phrase
00:45:50l'image
00:45:51d'un parti
00:45:52réservé
00:45:53aux seuls
00:45:54perdants
00:45:55de la mondialisation
00:45:56parce que
00:45:57s'ils sont cadres
00:45:57c'est qu'ils ne sont pas
00:45:58forcément sous-diplômés
00:45:59et qu'ils n'ont pas
00:46:00nécessairement
00:46:01perdu leur boulot
00:46:02à cause par exemple
00:46:03d'une délocalisation
00:46:05on voit d'ailleurs
00:46:06tout de suite
00:46:06que la grille d'analyse
00:46:07est biaisée
00:46:08moi je suis très frappée
00:46:09de voir que
00:46:10le seul prisme économique
00:46:12que l'on soit
00:46:12du centre
00:46:13de gauche
00:46:14capitaliste
00:46:14marxiste
00:46:16on considère
00:46:17l'homo economicus
00:46:18comme si on ne pouvait
00:46:19pas être cadre
00:46:19et être un perdant
00:46:21de la mondialisation
00:46:23alors bien sûr
00:46:24qu'un cadre
00:46:25ou un cadre supérieur
00:46:26s'en sort mieux
00:46:27qu'un ouvrier
00:46:28dont on vient
00:46:28de délocaliser l'usine
00:46:30mais le cadre
00:46:32il a aussi perdu
00:46:32sa sécurité
00:46:33son pays
00:46:34ses racines
00:46:34ses mœurs
00:46:35et j'en passe
00:46:36mais bref
00:46:37comme le prisme
00:46:37n'est qu'économique
00:46:38et bien on va chercher
00:46:40des explications
00:46:41dans le travail
00:46:42alors l'étude
00:46:43vous savez
00:46:44pour faire sérieux
00:46:44elle s'appelle
00:46:45je vous le dis
00:46:45la politique au travail
00:46:47vécue en entreprise
00:46:49et fracture politique
00:46:50des salariés en France
00:46:51c'est un titre
00:46:51un peu indigeste
00:46:52dans la novlangue
00:46:53des techs notables
00:46:54vous savez ce que disait
00:46:55Bovmery
00:46:55on ne sait pas
00:46:56on dit que c'est
00:46:57que je ne sais pas
00:46:58trop s'il l'a dit
00:46:59voilà bref
00:47:00mais en tout cas
00:47:01on lui prête
00:47:02il disait
00:47:03faites chiant
00:47:04je ne sais pas
00:47:05j'ai lu récemment
00:47:06que ce sera apocryphe
00:47:07on dit non
00:47:08finalement il ne l'aurait pas dit
00:47:09mais il aurait dit
00:47:09c'est ce qu'on dit
00:47:11le fondateur Bovmery
00:47:12il aurait dit du monde
00:47:12faites chiant
00:47:13ça fera sérieux
00:47:14voilà
00:47:14j'ai encore vérifié
00:47:15c'est vrai
00:47:16c'est une situation
00:47:17c'est pas moi
00:47:18qui l'ai inventé
00:47:18ils devaient refiner
00:47:19à eux-mêmes
00:47:20sauf que là
00:47:21ils sont chiants
00:47:21et ce n'est pas sérieux
00:47:24donc l'étude
00:47:25elle a porté
00:47:26sur 3909 salariés
00:47:29du privé
00:47:29c'est précis
00:47:30interrogés
00:47:31entre 2024
00:47:32et 2025
00:47:34et selon ces économistes
00:47:36le vote RN
00:47:36s'explique
00:47:37par
00:47:38comme tout vote
00:47:39anti-système
00:47:40disent-ils
00:47:41par des facteurs
00:47:42subjectifs
00:47:42alors vous voyez
00:47:42ce que veut dire
00:47:43le mot subjectif
00:47:44ça veut dire
00:47:44que ce sont des sentiments
00:47:45c'est comme le sentiment
00:47:46d'insécurité
00:47:47il n'y a rien
00:47:47d'objectif
00:47:49et c'est
00:47:50donc c'est de l'affect
00:47:51et ça se construit
00:47:52en grande partie
00:47:54au travail
00:47:54et donc
00:47:55en toute décontraction
00:47:57on nous explique
00:47:59que la frustration
00:48:00et la défiance
00:48:01dans l'environnement
00:48:03de travail
00:48:03nourrissent
00:48:04le vote
00:48:04d'extrême droite
00:48:05alors il n'y a pas
00:48:06que le monde
00:48:06qui a relayé
00:48:07cette étude
00:48:07alors je vais me permettre
00:48:08de vous citer
00:48:09un autre média
00:48:09c'est BFM Business
00:48:11qui le résume
00:48:12par un chapeau
00:48:13dans son article
00:48:13que je trouve
00:48:14assez remarquable
00:48:16vous êtes isolé
00:48:17au travail
00:48:18et votre job
00:48:19ne vous apporte pas
00:48:20le statut social
00:48:21souhaité
00:48:21vous votez probablement
00:48:23pour le Rassemblement
00:48:24National
00:48:24selon cette étude
00:48:26qui suggère
00:48:27un lien entre le vote
00:48:28et le manque
00:48:29de confiance
00:48:30dans ses collègues
00:48:31alors bon
00:48:32l'étude
00:48:32elle fait le lien
00:48:33elle fait le distinguo
00:48:34entre le salarié
00:48:35renne heureux
00:48:36et malheureux
00:48:36mais le résultat
00:48:38est là
00:48:38l'électeur renne
00:48:39c'est la teigne
00:48:41au boulot
00:48:41celui qui prend
00:48:42la dernière dosette
00:48:43de café
00:48:43j'imagine
00:48:45ne remet jamais
00:48:45de papier
00:48:46dans la photocopieuse
00:48:47et s'il s'entend
00:48:48se préciser
00:48:48avec quelqu'un
00:48:49au boulot
00:48:50c'est son patron
00:48:51c'est son supérieur
00:48:51hiérarchique
00:48:52donc vous voyez
00:48:53on voit déjà
00:48:53qu'il y a derrière
00:48:54il y a un peu
00:48:55le délateur
00:48:56et le flagorneur
00:48:57c'est Philippe Juniot
00:48:58dans Papy
00:48:59fait de la résistance
00:48:59qui nous ramène
00:49:00peu ou prou
00:49:01de façon subliminale
00:49:02au champ sémantique
00:49:04suivant
00:49:05précédent plutôt
00:49:06c'est un collabo
00:49:08cette étude
00:49:10Gabrielle
00:49:10évoque-t-elle aussi
00:49:11les salariés
00:49:12qui ne votent pas
00:49:13RN ?
00:49:13alors oui
00:49:14elle les évoque aussi
00:49:15mais ils sont
00:49:15beaucoup plus sympas
00:49:16plus intelligents
00:49:18plus
00:49:18ah oui
00:49:19alors par exemple
00:49:19et là aussi je cite
00:49:20c'est pas moi
00:49:21qui l'ai inventé
00:49:21ou qui l'ai extrapolé
00:49:22le salarié LFI
00:49:24est très confiant
00:49:25envers ses collègues
00:49:26il se sent bien
00:49:27dans son équipe
00:49:28mais il est en revanche
00:49:30défiant
00:49:30vis-à-vis de sa hiérarchie
00:49:32et même de l'entreprise
00:49:33mais son inquiétude
00:49:34et sa frustration
00:49:35sont liées
00:49:36au sens du travail
00:49:37il ne veut pas trouver
00:49:38une place dans le système
00:49:40il veut le changer
00:49:41vous voyez c'est beau
00:49:42c'est un bon camarade
00:49:43qui n'est pas ambitieux
00:49:45pour lui-même
00:49:45mais qui veut
00:49:46un monde meilleur
00:49:47et puis elle est centriste
00:49:48vous êtes intéressés
00:49:49aux centristes
00:49:49alors les sympathisants
00:49:50du centre
00:49:51Renaissance et Modem
00:49:52eux sont épanouis
00:49:53au travail
00:49:54ils ont confiance
00:49:55dans les équipes
00:49:56dans l'entreprise
00:49:57dans la direction
00:49:58je cite
00:49:58c'est pas de moi
00:49:59c'est pas mon
00:50:00alors donc là
00:50:02pour le coup
00:50:02je résume
00:50:03ils aiment tout le monde
00:50:04ils sont mignons
00:50:05et gentils tout plein
00:50:06donc si je résume
00:50:07le salarié LFI
00:50:08est aimable
00:50:09et idéaliste
00:50:10vous voyez
00:50:11le salarié centriste
00:50:12il est bienveillant
00:50:13et épanoui
00:50:14et le salarié RN
00:50:15il est méchant
00:50:16et mal dans sa peau
00:50:17franchement
00:50:18qui a envie
00:50:19de faire partie
00:50:19de ce dernier groupe
00:50:21alors Marine Le Pen
00:50:23a réagi ironiquement
00:50:24je ne sais pas si on peut
00:50:25voir son tweet
00:50:26son posturix
00:50:29donc elle réagit
00:50:32elle évoque
00:50:33les succès
00:50:33électoraux
00:50:34du Rassemblement National
00:50:35comme une véritable souffrance
00:50:36pour Mathieu Pigasse
00:50:38qui utiliserait le monde
00:50:40pour relayer
00:50:40une pseudo-étude
00:50:41et elle révèle
00:50:42que les auteurs
00:50:43enfin en tout cas
00:50:43c'est ce qu'elle dit
00:50:44sont des proches
00:50:45de Hollande
00:50:46et de Macron
00:50:46elle suggère même
00:50:47que Mathieu Pigasse
00:50:48pourrait avoir besoin
00:50:49du soutien
00:50:49d'une célèbre psychologique
00:50:50après les élections
00:50:51alors du coup
00:50:52il a réagi aussi
00:50:53vous voyez
00:50:53c'est sans fin
00:50:54mais sans être
00:50:55Marine Le Pen
00:50:56on peut quand même
00:50:57s'interroger
00:50:57sur ses méthodes
00:50:58après l'électeur
00:51:00du RN au travail
00:51:01au roi de ton droit
00:51:02l'électeur
00:51:03du RN en famille
00:51:05celui qui ne vide pas
00:51:06les poubelles
00:51:07qui laisse traîner
00:51:07ses chaussettes
00:51:08qui n'aide pas
00:51:08ses enfants
00:51:09à faire les exercices
00:51:10de maths
00:51:10et en fait
00:51:11à pas ragacer
00:51:12les électeurs du RN
00:51:13qui se sent offensés
00:51:13nécessairement
00:51:14et les conforter
00:51:15dans le projet
00:51:16de voter RN
00:51:17à quoi cela sert-il
00:51:18qu'en parlera-t-on
00:51:20des vrais sujets
00:51:20immigration
00:51:21insécurité
00:51:22souveraineté
00:51:24Merci Gabrielle Cluzel
00:51:25pour cette étude
00:51:26dans un instant
00:51:27on parlera
00:51:27de la stratégie
00:51:28LFI
00:51:28pour les municipales
00:51:29à trois jours
00:51:30du premier tour
00:51:31des municipales
00:51:32nous ne voulons pas
00:51:34de némésis
00:51:35soit la police
00:51:36les interdit
00:51:37ou bien
00:51:38on va s'en occuper
00:51:39ce sont
00:51:40les propos
00:51:41de Jean-Luc Mélenchon
00:51:44Alice Cordier
00:51:45a répondu
00:51:47cela fait un mois
00:51:48que nous sommes harcelés
00:51:49par l'extrême gauche
00:51:50alors qu'ils ont tué Quentin
00:51:51ne les laissez pas
00:51:52nous étouffer
00:51:53avec leur diffamation
00:51:54aidez-nous à riposter
00:51:55on avait envie de l'entendre
00:51:57et elle est avec nous ce soir
00:51:58Alice Cordier
00:51:59merci d'être avec nous
00:52:01installez-vous
00:52:01à côté de Charlotte Dornelas
00:52:04que se passe-t-il
00:52:06concrètement
00:52:06Alice Cordier
00:52:07j'ai vu que vous portez plainte
00:52:09plusieurs plaintes
00:52:10de nombreuses plaintes
00:52:11que se passe-t-il concrètement
00:52:12et pourquoi vous portez plainte ?
00:52:13donc nous ça fait un mois
00:52:15que Quentin est mort
00:52:15dans deux jours
00:52:16ça fera pile un mois
00:52:17et ça fait un mois
00:52:19qu'il a eu l'agression
00:52:20dans le cadre d'une de nos actions
00:52:22qui a mené
00:52:23à ce que le savent d'ordre
00:52:24de la jeune garde
00:52:25tue
00:52:25après un lynchage
00:52:26un jeune homme
00:52:27qui était venu nous protéger
00:52:28et depuis un mois
00:52:29on a la France insoumise
00:52:30qui est en train de déployer
00:52:31une méthode stalinienne
00:52:32qui est une méthode
00:52:33de la meilleure défense
00:52:34c'est l'attaque
00:52:35ils savent aujourd'hui
00:52:36qu'ils sont face à une crise
00:52:37sans précédent
00:52:37puisqu'il y a eu un mort
00:52:40et les personnes pour eux
00:52:41qui sont responsables
00:52:42de tout cela
00:52:43et du fait qu'aujourd'hui
00:52:44à un mois des élections municipales
00:52:46à un an des élections présidentielles
00:52:48ils ont un mort sur les bras
00:52:50et bien c'est nous
00:52:51donc on est devenu
00:52:52leur souffre-douleur
00:52:53on est devenu
00:52:53les martyrs
00:52:54de la France insoumise
00:52:55et ça passe par quoi ?
00:52:56par des attaques
00:52:57toutes les semaines
00:52:58voire tous les jours
00:52:59de la part de députés
00:53:00de la France insoumise
00:53:00Jean-Luc Mélenchon
00:53:02en première ligne
00:53:02qui nous accuse
00:53:03d'avoir tué Quentin
00:53:04alors en effet
00:53:05on a porté plainte
00:53:06pour diffamation
00:53:07injure publique
00:53:08et incitation
00:53:09à la violence
00:53:11il y a 120 plaintes
00:53:13que nous avons déposées
00:53:14depuis maintenant un mois
00:53:15que nous avons récoltées
00:53:16et honnêtement c'est totalement
00:53:18sous-évalué
00:53:19par rapport à la violence
00:53:20et aux diffamations
00:53:22que nous récoltons absolument
00:53:24tous les jours
00:53:24de plus
00:53:26on se rend compte
00:53:27qu'ils essayent
00:53:28de nous faire passer
00:53:29pour des nazis
00:53:30alors ça c'est la nouvelle chose
00:53:31de la France insoumise
00:53:32je rappelle quand même
00:53:34que quel est le parti
00:53:35qui a refusé
00:53:35de se rendre à la marche
00:53:36contre le antisémitisme
00:53:37c'était eux
00:53:38quel est le parti
00:53:39qui a fait une caricature
00:53:40de Cyril Hanouna
00:53:41il me semble que c'était eux
00:53:42quel est le parti
00:53:43qui aujourd'hui
00:53:44flirte avec notamment
00:53:45des amis
00:53:46des dirigeants du Hamas
00:53:47il me semble pas
00:53:47que ce soit Némésis
00:53:48il me semble que c'est
00:53:49plutôt des gens
00:53:49de la France insoumise
00:53:50qui a considéré
00:53:52que le 7 octobre
00:53:53était un acte de résistance
00:53:54il me semble que c'était
00:53:55plutôt dans les rangs
00:53:55de la France insoumise
00:53:56qui considère que le Hamas
00:53:57est d'ailleurs
00:53:58un mouvement de résistance
00:53:59il me semble que c'est
00:54:00plutôt du côté
00:54:01de la France insoumise
00:54:02et les exemples
00:54:02en fait ils sont nombreux
00:54:03mais aujourd'hui
00:54:04ce qu'ils essayent de dévier
00:54:05c'est qu'ils font du court terme
00:54:06donc ils savent que
00:54:07nous en plein temps
00:54:09en faisant une plainte
00:54:09pour diffamation
00:54:10de toute façon
00:54:11ne sera pas traité
00:54:11avant 6 mois
00:54:121 an
00:54:13et d'ici là
00:54:14ils peuvent en fait
00:54:15expliquer
00:54:16qu'en fait
00:54:16c'est nous les responsables
00:54:17que c'est nous les violentes
00:54:18qu'il faut nous dissoudre
00:54:19que c'est de notre faute
00:54:20et qu'eux finalement
00:54:21sont blancs comme neige
00:54:22dans cette histoire
00:54:23vous avez proposé
00:54:24donc je lis votre tweet
00:54:2633 plaintes
00:54:27pour un géant public
00:54:2850 pour diffamation
00:54:2937 pour incitation
00:54:30à la violence
00:54:31plainte pour nazis
00:54:32je fais une petite parenthèse
00:54:33Marc Menon
00:54:33vous avez porté plainte pour
00:54:34parce qu'on a été accusé
00:54:36d'être des nazis
00:54:38vous avez porté plainte
00:54:38contre Marine Tondelier
00:54:39je fais juste une petite parenthèse
00:54:40parce que ça fait rebondir
00:54:41porté plainte
00:54:42lorsqu'on vous accuse
00:54:43d'être nazi
00:54:43finalement la plainte
00:54:44n'est pas retenue
00:54:45oui mais c'est parce que
00:54:47dans la procédure
00:54:48telle qu'elle a été présentée
00:54:49on a associé
00:54:51la rediffusion
00:54:52au message en direct
00:54:53c'était recevable
00:54:54pour le message en direct
00:54:55mais pas pour la diffusion
00:54:56donc on a dit
00:54:57à partir de là
00:54:58la plainte elle est nulle
00:54:59et on vous met tout
00:55:00sur le dos
00:55:00alors que c'est moi
00:55:01au départ
00:55:02et vous gentiment
00:55:03vous êtes accolé à moi
00:55:04oui vous vouliez
00:55:05porter plainte contre
00:55:06Marine Tondelier
00:55:07parce qu'elle nous a
00:55:08traité de nazi
00:55:09science et news
00:55:09je vous ai accompagné
00:55:10elle m'accuse
00:55:11c'est pas grave
00:55:11l'avocat c'est
00:55:12Gilles William
00:55:13Goldnadel
00:55:14et on espère
00:55:15qu'il va vous aider
00:55:16quand même
00:55:17à vous dire
00:55:17bien sûr
00:55:17mais c'est pas perdu
00:55:18pourquoi je dis ça
00:55:19c'est parce que
00:55:20beaucoup effectivement
00:55:22Alice Cordier
00:55:23ne porte plus plainte
00:55:24parce qu'ils sont accusés
00:55:25de nazis
00:55:26ils ne portent plus plainte
00:55:27est-ce que vous avez
00:55:28confiance justement
00:55:30que ces plaintes
00:55:30aboutissent
00:55:31première question
00:55:32deuxième question
00:55:33on vous accuse aussi
00:55:34d'avoir fait un geste
00:55:36nazi
00:55:36d'avoir mimé
00:55:37que répondez-vous
00:55:38à ces accusations
00:55:39on voit ces photos
00:55:40sur les réseaux sociaux
00:55:41en ce moment
00:55:42il y a une totale manipulation
00:55:43qu'on voit
00:55:44qui est en train
00:55:44de se dérouler
00:55:45par des médias
00:55:46qui sont le relais
00:55:47indirectement
00:55:47de la France insoumise
00:55:48qui essayent de nous nazifier
00:55:49de déshumaniser
00:55:50l'opposant
00:55:51pour justifier
00:55:52qu'on puisse lui faire
00:55:52tout et n'importe quoi
00:55:53ce qui est d'ailleurs
00:55:54arrivé à Quentin
00:55:55n'est-ce pas
00:55:55il s'agit d'une photo
00:55:56que j'ai faite
00:55:57il y a quelques années
00:55:57dans un bar
00:55:58à côté d'un inconnu
00:55:59je ne sais pas
00:56:00si lui
00:56:00il avait de mauvaises intentions
00:56:01mais en tout cas
00:56:02ce geste-là
00:56:02est un geste
00:56:03qui est repris
00:56:03par énormément de personnes
00:56:05notamment du monde du sport
00:56:06du monde de la musique
00:56:07ça n'avait aucun lieu d'être
00:56:08mais quand c'est des personnes
00:56:09du monde de la musique
00:56:10des rappeurs
00:56:11ou des personnes sportives
00:56:12ça on les accuse pas de nazisme
00:56:13et quand c'est némésis
00:56:14par contre
00:56:15ils sont bien contents
00:56:16de pouvoir nous accuser de ça
00:56:17et c'est dangereux
00:56:18parce que comme je le disais
00:56:20quand on nazifie
00:56:21l'opposant
00:56:22on sait ce qu'il se passe
00:56:23et Jean-Luc Malenchon
00:56:23a eu des propos hier
00:56:24qui me semblent
00:56:26extrêmement dangereux
00:56:27où il explique
00:56:28que si la police
00:56:28ne s'occupe pas de nous
00:56:30et bien eux s'en occuperont
00:56:31sauf que eux
00:56:32quand ils s'en occupent
00:56:33visiblement ça donne des cantins
00:56:34donc je me questionne
00:56:34et d'ailleurs
00:56:35on reçoit énormément
00:56:36de menaces de violences
00:56:38de menaces de meurtre
00:56:39mais des menaces de viol
00:56:40aussi depuis un mois
00:56:41qui ont donné eux
00:56:43là aussi vous portez plainte ou pas
00:56:44on se rappelle aussi
00:56:45de la plainte de Raphaël Arnaud
00:56:47qui a dit
00:56:48en ce qui vous concerne
00:56:50une base dans la tête
00:56:51pour Alice Cordier
00:56:52là aussi vous avez porté plainte
00:56:53qu'est-ce que ça donne
00:56:54cette plainte
00:56:55parce que là moi j'aime bien
00:56:56toutes vos plaintes
00:56:57que vous posez
00:56:59mais qu'est-ce que ça a donné
00:57:00la plainte contre Raphaël Arnaud
00:57:01une balle dans la tête
00:57:02Alice Cordier
00:57:02on attend toujours
00:57:03une réponse de la justice
00:57:05et nous c'est quelque chose
00:57:06qui nous désole aujourd'hui
00:57:07c'est qu'on a beau porter plainte
00:57:08on a beau avoir les preuves
00:57:09mais pour l'instant
00:57:09il n'y a pas véritablement
00:57:11de réponse judiciaire
00:57:12comme si le fait
00:57:12que ce soit
00:57:13les filles du collectif Némésis
00:57:15ce soit peut-être
00:57:16un petit peu moins grave
00:57:17est-ce que vous pensez
00:57:18que le collectif Némésis
00:57:20sera dissous
00:57:21parce qu'on a vu
00:57:22effectivement la mort de Quentin
00:57:23on n'a pas de nouvelles
00:57:24de l'enquête
00:57:26bon elle avance
00:57:27tranquillement
00:57:27mais c'est vous
00:57:28qui êtes dans le collimateur
00:57:30c'est vous
00:57:31qu'on veut dissoudre
00:57:32pensez-vous
00:57:33que Némésis
00:57:33sera dissous
00:57:35alors on est dans un état
00:57:36de droit
00:57:36je vous espérais encore
00:57:37et pas dans un endroit
00:57:38où c'est la France insoumise
00:57:39et ses médias
00:57:40qui décident
00:57:41de qui est dissous
00:57:41ou pas
00:57:42nous il s'avère
00:57:42que notre association
00:57:43malgré tout ce que
00:57:44elle est salie aujourd'hui
00:57:46et est traînée dans la boue
00:57:47par des médias
00:57:48d'extrême gauche
00:57:49il s'avère que nous n'avons
00:57:50jamais été condamnés
00:57:51ni pour incitation
00:57:52à la violence
00:57:52ni pour je sais pas
00:57:53promotion du 3ème Reich
00:57:55ni pour violence physique
00:57:56ni pour guet-tapant
00:57:57ni pour quoi que ce soit
00:57:58donc j'ose espérer
00:57:59que la justice
00:58:00saura faire la part des choses
00:58:01à ce niveau-là
00:58:02dernière question
00:58:03Gabrielle
00:58:03je voulais vous demander
00:58:04comment vous supportez
00:58:05cette pression
00:58:06parce qu'honnêtement
00:58:06moi je regarde
00:58:07toutes ces jeunes filles
00:58:08qui pèsent 40 kilos
00:58:09tout mouillées
00:58:11supporter cela
00:58:12je me dis
00:58:13mais ça doit être
00:58:14quand même très très lourd
00:58:15je vois notamment
00:58:16beaucoup de femmes
00:58:16qui à gauche
00:58:18qui rajoutent
00:58:20leur titre pelleté
00:58:21je pense à Marie Messmer
00:58:22je voyais
00:58:23une autre
00:58:24qui m'a spécialement choquée
00:58:26comment faites-vous
00:58:27ça se passe comment
00:58:28intérieurement
00:58:28moi je le dis franchement
00:58:29je trouve que c'est
00:58:30très très fort
00:58:31Némésis Pulapis
00:58:33Marie Messmer
00:58:34elle s'est affichée
00:58:36pardonnez-moi
00:58:37l'expression
00:58:38mais elle s'est affichée
00:58:38cette députée LFI
00:58:40oui comment vous réagissez ?
00:58:42alors en fait nous
00:58:42on a énormément de personnes
00:58:44qui sont très violents
00:58:46avec nous
00:58:46mais on a énormément de personnes
00:58:47qui nous soutiennent
00:58:48beaucoup
00:58:49je pense à Philippe De Villiers
00:58:50je pense à vous tous
00:58:51autour de ce plateau
00:58:52qui pour certains
00:58:53m'ont envoyé des messages
00:58:54extrêmement chaleureux
00:58:55qui m'ont porté aussi
00:58:56dans leurs prières
00:58:57et je pense aussi
00:58:58à des médias
00:58:59qui acceptent
00:59:01qu'on puisse avoir
00:59:01un vrai droit de réponse
00:59:02avec une vraie audience
00:59:03à la hauteur
00:59:04en tout cas
00:59:04pour l'instant
00:59:05les plaintes
00:59:07n'aboutissent pas
00:59:08à suivre
00:59:08on va marquer une pause
00:59:10avec l'information
00:59:11avec ma chère Audrey
00:59:13quelles sont les dernières
00:59:13informations du front
00:59:14avant de parler de LFI
00:59:16et de la stratégie de LFI
00:59:17pour les municipales
00:59:18avec Mathieu Bocoté
00:59:19et Audrey
00:59:19L'Iran affirme
00:59:21ne pas poser de mines
00:59:22dans le détroit d'Hormuz
00:59:24suite aux accusations
00:59:25de Washington
00:59:25le président américain
00:59:27Donald Trump
00:59:28faisait état de frappe
00:59:29contre 28 navires
00:59:30poseurs de mines
00:59:30iraniens
00:59:32les Etats-Unis
00:59:32ajoutent avoir frappé
00:59:34près de 6000 cibles
00:59:35une frappe de drone
00:59:37israélien
00:59:38aurait tué
00:59:38deux enseignants
00:59:39sur un campus
00:59:40de l'université publique
00:59:41libanaise
00:59:41tout près de la banlieue
00:59:42sud de Beyrouth
00:59:43plus tôt dans la journée
00:59:44Tsaal avait appelé
00:59:45les habitants
00:59:46à évacuer
00:59:47des immeubles
00:59:47du centre-ville
00:59:48les activités
00:59:49des terroristes
00:59:50du Hezbollah
00:59:51contraignent
00:59:52l'armée israélienne
00:59:53à agir fermement
00:59:54selon un colonel
00:59:55de l'armée israélienne
00:59:56et enfin
00:59:57le livret A
00:59:58financera à hauteur
00:59:59de 60%
01:00:00le programme nucléaire
01:00:01EPR2
01:00:02annonce de l'Elysée
01:00:03à l'issue d'un conseil
01:00:04de politique nucléaire
01:00:05tenu en présence
01:00:06vous le voyez
01:00:07d'Emmanuel Macron
01:00:0760% du montant total
01:00:09du programme
01:00:10sera donc financé
01:00:11par le fonds d'épargne
01:00:12de la caisse des dépôts
01:00:13Merci beaucoup
01:00:15ma chère Audrey
01:00:16Alice Cordier
01:00:17qui est avec nous
01:00:18en exclusivité
01:00:19pour sa réaction
01:00:21depuis le dépôt
01:00:23de toutes ses plaintes
01:00:24je vous donnerai
01:00:24le mot de la fin
01:00:25de l'émission
01:00:25dans un instant
01:00:26d'abord
01:00:27Mathieu Bocoté
01:00:28LFI
01:00:28peut-elle percer
01:00:29au municipal ?
01:00:31on a abordé
01:00:32plusieurs dossiers
01:00:33pendant cette semaine
01:00:34jusqu'au municipal
01:00:35lundi
01:00:36on a parlé de la gauche
01:00:37mardi
01:00:38on a parlé de
01:00:39on peut avoir
01:00:39l'affiche
01:00:40quand même
01:00:40le petit tableau
01:00:41et puis ce soir
01:00:42on parle de
01:00:43voilà
01:00:43de LFI
01:00:44LFI peut-elle
01:00:45percer au municipal ?
01:00:46C'est avec cette question
01:00:47que nous terminons
01:00:48notre premier tour de table
01:00:49alors il faut savoir
01:00:50ce qui s'est passé
01:00:51quand même
01:00:51dans le cadre
01:00:51de ces municipales
01:00:52pour LFI
01:00:53d'abord il y a eu
01:00:53un tournant stratégique
01:00:54LFI est passé
01:00:55vous me direz
01:00:56que c'est cohérent
01:00:56mais il y avait
01:00:57quand même une inflexion
01:00:58est passé
01:00:58de l'islamo-gauchisme
01:01:00à une stratégie
01:01:00explicitement racialiste
01:01:02donc cette idée
01:01:03qu'il faut désormais
01:01:04mobiliser l'électorat
01:01:05consciemment
01:01:06sur le critère
01:01:07communautariste
01:01:08donc une forme
01:01:09de mobilisation
01:01:10de vote ethnique
01:01:10en guillemets
01:01:11mais conscient
01:01:12conscient au nom
01:01:13de la représentation
01:01:14de la diversité
01:01:15deuxième élément
01:01:16on constate
01:01:16que plus une ville
01:01:17est transformée
01:01:18démographiquement
01:01:19formule pudique
01:01:20et bien plus
01:01:21LFI a une capacité
01:01:22de percer
01:01:23ce qui veut dire
01:01:24concrètement
01:01:24que dans les grandes villes
01:01:25LFI fait un score
01:01:26qui est significatif
01:01:27sans être dominant
01:01:28donc le score
01:01:29de Mme Chiquiou
01:01:30à Paris par exemple
01:01:30ne sera pas nul
01:01:31elle va faire 8, 9
01:01:32tout ça
01:01:32mais c'est beaucoup
01:01:33quand même
01:01:33il y a quelques années
01:01:34on ne l'aurait pas imaginé
01:01:35pense à Marseille
01:01:36et ainsi de suite
01:01:36mais dans les villes
01:01:37transformées démographiquement
01:01:39où le changement
01:01:40de population a eu lieu
01:01:41là LFI a de grandes chances
01:01:43c'est ça qui est important
01:01:44et il y a un laboratoire
01:01:45qui s'appelle Roubaix
01:01:46avec M. Guiraud
01:01:47et il est tout à fait possible
01:01:48qu'à cause du changement
01:01:49démographique
01:01:50de l'islamisation
01:01:50de la ville
01:01:51il est tout à fait possible
01:01:52que Roubaix tombe
01:01:54sous l'autorité de LFI
01:01:55et ça deviendrait alors
01:01:56un laboratoire
01:01:57je terminerai néanmoins
01:01:58avec une chose toute simple
01:02:00la question des alliances
01:02:01se posera aussi
01:02:01apparemment il y a
01:02:02un cordon sanitaire
01:02:03autour de LFI en ce moment
01:02:04on verra ensuite
01:02:05dans le soir
01:02:06et dans les jours
01:02:07qui suivront
01:02:08est-ce qu'il y a néanmoins
01:02:08les alliances
01:02:09qui auraient lieu
01:02:09avec la gauche et LFI
01:02:10le PS et LFI
01:02:11les autres tendances
01:02:12de la gauche et LFI
01:02:13autrement dit
01:02:13malgré la diabolisation
01:02:14circonstancielle de Mélenchon
01:02:16est-ce que finalement
01:02:16la gauche trouvera
01:02:17le moyen de s'unir
01:02:18avec LFI
01:02:18laissant de côté
01:02:19les vagues critiques d'hier
01:02:20comme antisémitisme
01:02:21et ainsi de suite
01:02:21qui seraient désormais
01:02:22un point de détail
01:02:23on se retrouve lundi soir
01:02:25pour commenter
01:02:25le premier tour
01:02:26des municipales
01:02:27et dans un instant
01:02:28Pascal Promet
01:02:29le dernier mot
01:02:30à l'escordier
01:02:30de cette émission
01:02:31merci d'avoir été
01:02:32notre invitée
01:02:32vous avez répondu
01:02:33en exclusivité
01:02:34face à ces 120 plaintes
01:02:36que vous déposez
01:02:36notamment contre LFI
01:02:38tout à fait
01:02:38vous me demandiez tout à l'heure
01:02:39comment on faisait pour tenir
01:02:40d'abord il y a le soutien
01:02:41de personnes
01:02:41qui sont importantes pour nous
01:02:43et puis la deuxième chose
01:02:43c'est que nous on vit dans l'espoir
01:02:45aujourd'hui il y avait le procès
01:02:46notamment d'un homme
01:02:48qui a violé
01:02:48avec acte de barbarie
01:02:49Mégane
01:02:50moi c'est quelque chose
01:02:50qui m'intéressait beaucoup plus
01:02:51que de savoir
01:02:52les liens entre LFI
01:02:54et d'autres groupuscules
01:02:55donc je pense qu'il faut
01:02:56rester concentré
01:02:57sur pourquoi nous
01:02:57on s'est engagé
01:02:58et il y a tellement de victimes
01:03:00tellement de victimes
01:03:01encore à aider
01:03:01pour défendre les femmes
01:03:02tout à fait
01:03:03merci à tous
01:03:04l'heure des pros de Pascal
01:03:05pour merci à tous
01:03:06merci à tous
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