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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0019h, le JT avec Adrien Fontenot, Marc Menand, on se calme.
00:06On sait que c'est un jour où vous êtes en pleine forme, mais parce que c'est bientôt la fin de la semaine.
00:11Joyeux anniversaire !
00:13Déjà trois siècles !
00:17Mais il ne faut pas qu'on lui souhaite son anniversaire !
00:20Vous avez ce soir en direct la séparation de deux personnes qui se croyaient plus ou moins amies.
00:25Je vous ignorerais de Rénaud Rommenseigneur.
00:28Oh, Mathieu Boncôté, ce n'est pas sympa. Il ne voulait pas qu'on le dise à l'antenne.
00:31On ne l'excuse, il ne faut pas joyeux anniversaire !
00:34Il est 19h pile, le JT, Adrien Fontenot.
00:39Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:40La décision dans le procès en appel de Marine Le Pen et du Rassemblement National sera rendue le 7 juillet prochain, ce mercredi dernière journée d'audience.
00:48Ses avocats appellent toujours la relax ou une sanction plus mesurée.
00:51Après quatre semaines de débat, l'enjeu principal de cette décision, Marine Le Pen pourra-t-elle se présenter à l'élection présidentielle de 2027 ?
00:59La semaine dernière, le parquet général avait requis quatre ans d'emprisonnement, dont trois avec sursis et surtout cinq ans d'inéligibilité à son encontre.
01:06Un homme armé d'un couteau a menacé un chauffeur de bus et ses usagers.
01:09Dans le 13e arrondissement de Paris, il a été neutralisé par la police, venu le maîtriser, atteint à quatre reprises.
01:15Il a été transporté en urgence absolue à la Pitié-Salpêtrière.
01:19Aucune personne n'a été blessée par cet homme, selon nos premières informations.
01:22Et puis la tempête Nils continue de déferler sur la façade ouest du pays.
01:26Vigilance renforcée dans plusieurs départements.
01:29La Chiron de Lelotte et Garonne sont en rouge pour Crus.
01:31C'est un tronçon de la Garonne qui est notamment concerné.
01:34À partir de minuit, l'eau de basculait aussi en rouge, mais pour vent violent.
01:37Près d'une trentaine d'autres départements sont également en orange pour ces deux mêmes motifs.
01:40On rappelle aussi que la Haute-Savoie, l'Isère, la Savoie et les Hautes-Alpes sont toujours en vigilance orange pour Avalanche.
01:46Merci beaucoup Adrien Fontenot.
01:48A tout à l'heure à 20h.
01:49Et au sommaire ce soir, le livre « On n'est pas sortis de l'auberge » de Cécile Dubuisson est publié aujourd'hui chez Fayard.
01:55Nous recevons l'auteur en exclusivité ce soir.
01:58À l'heure où la mort rôde dans les couloirs de l'Assemblée nationale, sur la fin de vie.
02:03À l'heure où on se retrouve dans une société qui oublie de valoriser la vie.
02:07On s'arrêtera sur ce témoignage intime, poignant.
02:10Cette mère de famille qui voit sa vie bouleversée par le diagnostic d'autisme de son fils Enzo.
02:16Elle affronte les batailles administratives, les rendez-vous médicaux, les doutes.
02:21Témoignages d'une vie comme beaucoup d'autres dans Face à l'Info ce soir.
02:25Dans l'affaire Epstein, le gouvernement français encourage les femmes victimes à se tourner vers la justice.
02:30Le quai d'Orsay en France est éclaboussé.
02:32Le diplomate français Fabrice Hédan voit son nom cité à plusieurs reprises dans les millions de documents mis en ligne par la justice américaine.
02:41Il conteste ses accusations.
02:43La petite ville de Asparen, dans le sud-ouest de la France, est connue pour ses traditions basques, dont le carnaval traditionnel de Zanpanzara.
02:55Un mannequin représentant Jordan Bardella a été brûlé.
02:59Relançons le débat sur la frontière entre saintien carnavalesque et violences symboliques.
03:05Surtout quand l'événement est co-organisé par une mairie et implique des enfants.
03:10En quoi est-ce une dérive partisane visant toujours les mêmes cibles ?
03:13La fête populaire peut-elle encore rassembler quand elle humilie une partie des citoyens qu'elle prétend unir ?
03:20L'analyse de Gabriel Cluzel.
03:22Un jeunesse dans le rhône septuagénaire tue un cambrioleur présumé entre chez lui.
03:27Une pétition, elle soutient.
03:30Même le maire de la commune soutient le septuagénaire.
03:33Pour beaucoup, c'est de la légitime défense, pas un crime.
03:36Alors que la justice ne permet pas de se faire justice soi-même.
03:39Mais comment réagir alors que beaucoup de Français évoquent un certain laxisme de la justice ?
03:45Le regard de Marc Menon.
03:47Dix ans après la mort d'Adama Traoré, la cour de cassation confirme le non-lieu définitif pour les gendarmes.
03:54Aujourd'hui, la famille annonce saisir la Cour européenne des droits de l'homme.
03:58Juridiquement, l'affaire est close en France, mais politiquement et moralement, elle reste vive.
04:03Comment analyser ces décisions de justice légales, mais contestées ?
04:07Comment une démocratie restaure-t-elle la confiance sans fragilité l'état de droit ?
04:12Le décryptage de Charlotte Dornelas.
04:13Et puis après avoir diffusé un montage du documentaire Le collège d'à côté,
04:20Éric Zemmour est condamné pour contrefaçon et détournement de sens.
04:24Au-delà du cas juridique, la question posée n'est pas celle de la liberté,
04:28n'est-elle pas peut-être celle de la liberté d'interprétation des images dans le débat public ?
04:34L'interprétation d'une œuvre devrait-elle être juridiquement encadrée ?
04:38L'édito de Mathieu Beaucoté.
04:40Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire ou presque, sans tabou surtout.
04:44Ça va Marc Menon ?
04:59La parole aux traîtres.
05:01Il vient de dire un peu plus vieux maintenant qu'au début de l'émission.
05:04Vous aussi.
05:05On se serait créé un peu plus gros.
05:08Alors on voudrait cesser de parler de l'affaire Epstein.
05:11Tout le monde n'en parle pas.
05:12On voudrait cesser d'en parler, mais chaque jour, elle se rappelle à nous avec de nouvelles informations.
05:18On apprenait ainsi qu'un diplomate français, exfiltré des États-Unis,
05:23suite à une alerte pédopéronographique, était rentré en France sans souci.
05:27Posons-nous cette question.
05:28Pourquoi nos sociétés sont-elles ébranlées à ce point par l'affaire Epstein alors qu'on ne connaît pas tout encore ?
05:34Et si vous avez absolument raison de le dire ici,
05:37on commence à peine à comprendre l'ampleur des informations présentes dans les dossiers Epstein,
05:44et j'ajoute que tout n'a pas été révélé et que plusieurs noms sont caviardés.
05:50Donc ce qu'on voit remonter à la surface, on en voit, pour les gens, on voit l'écume.
05:54Mais ce qu'on comprend, c'est que c'est tout un continent qui se dévoile à nous.
05:58Alors vous l'avez dit, c'est l'histoire de ce diplomate qui, premièrement,
06:02donc il y a deux dimensions au dossier.
06:03Le premier élément, on comprend qu'il, à tout le moins, c'est ce qu'on lui reproche,
06:07il conteste les faits, mais à tout le moins, on lui a suffisamment reproché
06:10pour qu'on ouvre aujourd'hui une enquête.
06:12Premier élément, il fournissait des informations à Epstein.
06:17J'aime bien parce que c'est la première enquête,
06:18parce que jusqu'à maintenant, on ne s'occupait que du côté un peu financier.
06:21Ah bien bien sûr, on voit, il fournissait des informations
06:24comme si finalement Epstein était quelque chose comme la tête d'une centrale
06:29de renseignements privés, d'une agence obscure fonctionnant
06:33pour prendre des informations et les revendre à qui, on ne sait pas.
06:37Des informations utiles pour qui, on ne sait pas,
06:39mais on comprend donc qu'il était ce pauvre homme, disons ainsi,
06:43pris dans ses filets.
06:45Deuxième élément, consultation de cette pédopornographique.
06:49Le FBI s'en était rendu compte.
06:50Il est exfiltré en France.
06:53On pourrait s'attendre avec une telle inquiétude,
06:55une telle reproche, qu'il y aurait des suites juridiques.
06:57Aucune.
06:58Il poursuit sa carrière, il poursuit son travail en France
07:01sans le moindre souci, jusqu'à la découverte de ses dossiers
07:05qu'on vient tout juste d'évoquer.
07:07Alors, je ne veux pas revenir dans le détail,
07:09parce que les détails commencent à venir,
07:11mais la question qu'on doit se poser aujourd'hui,
07:13c'est jusqu'où, en fait, cette affaire Epstein
07:15va fragiliser l'ensemble de nos sociétés.
07:18Si, comme on le croit, pour l'instant,
07:20on le sait, le petit minimum de tout ce qu'on trouvera là-dedans,
07:24quelles seront les conséquences.
07:25On voit que ça touche en ce moment toutes les sociétés.
07:27Aucune n'est épargnée.
07:28La France, l'Assemblée, la Grande-Bretagne, les États-Unis.
07:32Donc, on peut s'attendre à une forme de...
07:34Comment dire ça?
07:35Une forme de tremblement de terre
07:36qui fragilise l'ensemble des élites mondialisées
07:39qui sont en place depuis une quarantaine d'années,
07:42à travers aussi la remontée à la surface
07:45de phénomènes que l'on croyait marginaux.
07:47Je reviendrai en fin d'édito,
07:49mais la question de la pédophilie à grande échelle.
07:52Le commun des mortels était en droit de se dire
07:54c'est une pathologie atroce,
07:55c'est une perversion horrible, atroce,
07:57mais c'est marginal.
07:59On constate que c'était manifestement l'idée de réseau
08:02qui structurait la pédocriminalité à grande échelle
08:06pour satisfaire les caprices et les désirs les plus atroces
08:10de certains puissants, pas tous évidemment,
08:13mais suffisamment pour que ça soit organisé.
08:15On constate qu'il y avait beaucoup plus de vrais
08:17qu'on ne le pensait là-dedans.
08:18Alors, la question que je me pose aussi,
08:20c'est à quoi comparer finalement ces fameux fichiers Epstein
08:23qui remontent à la surface?
08:25Est-ce qu'on peut se dire qu'il s'agit simplement
08:26des poubelles de la mondialisation,
08:29des espèces de poubelles où on retrouve de tout,
08:31mais absolument tout?
08:32Des informations sans intérêt, par exemple,
08:33le nom de certaines personnes
08:34qui étaient en lien purement formel avec lui
08:36sans connaître le détail de sa vie et ainsi de suite.
08:38Donc, des gens, le fait d'avoir son nom dans ces dossiers
08:40ne veut pas dire qu'on est coupable, évidemment.
08:42Mais le fait est qu'il y a beaucoup de gens, manifestement,
08:44qui aujourd'hui ont une peur bleue,
08:46une peur atroce de voir quelle serait
08:47la prochaine étape des révélations.
08:50Donc, est-ce qu'on est devant les poubelles
08:51de la mondialisation?
08:52Est-ce qu'on est plutôt devant les archives
08:54de la mondialisation et des mécanismes
08:56qui commandent la vie des puissants et des élites?
08:59Ça se peut, ça aussi.
09:00C'est-à-dire, on a l'impression, en ce moment,
09:02de voir le cœur d'un système
09:04qui avait pour vocation d'être voilé.
09:06Et vous savez, aux États-Unis, les Trumpistes
09:08avaient une formule, je sais, Trump égale méchant,
09:10Trump égale méchant, mais de temps en temps,
09:12se pourrait-il qu'ils aient des intuitions fondées?
09:14Il y avait une formule chez les Trumpistes,
09:16c'était « drain the swamp ».
09:18Traduction, il faut nettoyer le marécage.
09:20Il faut assécher le marécage.
09:23Tout ça, les élites mondialisées,
09:25sont des élites qui, globalement,
09:26évoluent dans un environnement décomposé,
09:29pervers, corrompu, tout ça.
09:30Il est temps, peut-être, de les balayer,
09:32mais se pourrait-il que c'est ceux qui...
09:34lançaient ce slogan et compris quelque chose
09:36qui nous avait échappé.
09:37Que dit cette histoire sociologiquement
09:40des élites mondialisées?
09:42Et c'est le mot important, sociologiquement,
09:44parce qu'on peut s'intéresser à tous les cas un par un,
09:46mais il faut se demander quelle est la nature
09:47de ce système de pouvoir qui s'est dévoilé devant nous.
09:50Vous connaissez peut-être la formule de Lord Acton,
09:53le philosophe phénomène politique britannique,
09:54surtout philosophe, qui disait « le pouvoir corrompt »
09:57et « le pouvoir absolu corrompt absolument ».
09:59Qu'est-ce qu'on a vu depuis, donc, une quarantaine d'années?
10:03On a vu une caste, en fait, se constituer
10:05dans un sentiment d'impunité,
10:08où le pouvoir voulait dire privilège,
10:11voulait dire jouissance absolue,
10:13mais ne devait pas avec la responsabilité.
10:16La responsabilité devant des gens
10:17devant qui on doit rendre des comptes.
10:19Vous savez, le pouvoir, et ça, je pense,
10:20on doit le redire, dans une version démocratique,
10:23c'est qu'on dit « le pouvoir, c'est la possibilité
10:24d'être au service de son peuple ».
10:26C'est vrai en partie, mais c'est pas que ça.
10:29Le pouvoir, c'est aussi de la domination.
10:31Le pouvoir, c'est de l'emprise sur les gens.
10:33Le pouvoir, pour les esprits pervers,
10:35c'est la possibilité de lever quelqu'un
10:36et de l'anéantir le lendemain.
10:38Le pouvoir, c'est la possibilité d'humilier
10:40ou la possibilité de faire grandir.
10:42C'est la possibilité de mater souvent les plus faibles
10:44et de les transformer quelquefois en esclaves.
10:47À l'échelle de l'histoire,
10:48le pouvoir n'est pas toujours beau et noble.
10:50Or, qu'est-ce qu'on voit avec la présente séquence
10:53? C'est qu'un certain pouvoir a manifestement
10:55corrompu une partie de ces élites mondialisées
10:58corrompues moralement, psychologiquement.
11:00Alors, on s'y entend,
11:02le vice est inscrit dans la nature humaine.
11:04Personne qui n'a foulé cette terre
11:06est étranger au vice, à ses parts d'ombre,
11:08à ses passions coupables.
11:10Tout le monde.
11:10Certains plus que d'autres, encore un.
11:11Vous avez tout à fait raison,
11:13mais je ne connais pas sur cette terre,
11:14depuis le premier homme jusqu'au dernier,
11:17quelqu'un d'absolument transparent et sans reproche.
11:20C'est sûr.
11:20Alors, sachant cela, vous avez raison de dire
11:22que, par ailleurs,
11:23toutes les perversions ne sont pas les mêmes.
11:26Et ce qu'on a vu,
11:27on pourrait dire qu'il y a des monstres naturels.
11:28Il y en a dans toute génération.
11:30Mais il y a aussi, quelquefois,
11:30une société qui produit un certain type de monstres.
11:33C'est-à-dire des sociétés qui, justement,
11:35vous disent que vous aurez droit à tout.
11:36À l'argent, le sexe, la violence.
11:38Vous pourrez torturer.
11:40Vous pourrez profiter de tout.
11:41Vous ne paierez jamais des conséquences.
11:42Mais ça, ça dérègle l'esprit des gens.
11:44Et je pense que, fondamentalement,
11:45ce qu'on voit,
11:46c'est qu'on voit l'échec d'une forme
11:47d'erreur philosophique.
11:48Vous me permettrez les grands mots.
11:49Mais une erreur philosophique
11:50qu'on a crue depuis 40 ans, 50 ans, 60 ans même,
11:53que si on détruisait les barrières culturelles,
11:55morales, symboliques,
11:56l'homme allait se libérer,
11:58délivrer de tout ce carcan
11:59et se révéler dans sa bonté.
12:01Eh bien, c'est pas ce qui s'est passé exactement.
12:02L'homme délivré de tout ce qui le civilisait
12:04s'est révélé dans sa sauvagerie
12:06et souvent dans sa cruauté.
12:08Et c'est la même chose pour les enfants.
12:09Ce que disait Charlotte hier était fondamental.
12:11Rappelez-vous,
12:11un gamin de 14 ans
12:12qui n'a jamais été encadré,
12:13eh bien, laissé à lui-même.
12:14Ce n'était pas un petit ange,
12:16c'était un enfant sauvage.
12:18Les mœurs nous civilisent.
12:19Quand les mœurs se tombent,
12:20quand les mœurs s'effilochent,
12:21ce qu'on voit remonter à la surface,
12:22ce n'est pas la bonté de l'homme,
12:23ce n'est pas le petit ange.
12:25C'est souvent la bête.
12:26Alors, on se pose la question,
12:27peut-être la plus difficile,
12:28quel est le statut de la pédophilie,
12:31ici, de la pédocriminalité,
12:32de l'esclavage sexuel des mineurs ?
12:34Et c'est la question la plus difficile
12:36parce qu'on peine à y croire, en fait.
12:37C'est-à-dire, on veut croire
12:38que c'est un truc assez périphérique.
12:44C'est une forme de système d'esclavage
12:45des mineurs,
12:46comme il y avait sur sa fameuse île au plaisir,
12:48celle de M. Epstein.
12:50Donc, ce n'est pas une perversion
12:51comme les autres, qu'on se comprenne bien.
12:53Malgré ce qu'on a entendu
12:54dans les années 70,
12:55l'idée de s'emparer de mineurs,
12:57ce n'est pas, ah oui,
12:58c'est une passion libertaire comme une autre.
13:00Non, c'est autre chose.
13:01Vous savez, au cœur du désir,
13:02il y a une formule formidable
13:03qui nous vient d'Egel.
13:04Egel dit, qu'est-ce que le désir,
13:05le vrai désir,
13:06c'est le désir du désir de l'autre.
13:08Ça implique la possibilité du consentement.
13:10Ça implique la possibilité
13:11de la séduction mutuelle.
13:13Un enfant, un ado,
13:14ce n'est pas du tout la même chose.
13:15Un enfant, un ado,
13:16dans les circonstances,
13:16qu'est-ce que c'est ?
13:17C'est la volonté de s'emparer
13:18d'un être en formation,
13:20de marquer son âme définitivement,
13:21de marquer son corps définitivement,
13:23de laisser une empreinte définitive
13:25sur ce jeune corps,
13:26sur ce jeune homme en formation
13:27pour être celui
13:28que l'on n'oubliera jamais.
13:31De ce point de vue,
13:32il y a une volonté d'humiliation,
13:34il y a une volonté de domination
13:35et aussi une volonté
13:36de transgression absolue.
13:37Si vous êtes tout-puissant,
13:38si vous êtes tout-puissant,
13:39vous pouvez tout vous permettre,
13:40surtout ce que la société
13:41interdit absolument.
13:43Et de ce point de vue,
13:44c'est la volonté de devenir
13:44le maître absolu sur quelqu'un.
13:46C'est une volonté
13:47quelque peu diabolique,
13:48entre guillemets.
13:49C'est la part du mal
13:50dans l'être humain.
13:50Et le fait de l'avoir
13:51institutionnalisé autour de cette île
13:53nous dit à quel point
13:54nous étions devant
13:54un système de perversion
13:55généralisé
13:56dans le noyau
13:57de l'epsteinisme.
13:59On marque une pause,
14:00on revient
14:01avec le sujet
14:02de Gabriel Cluzet
14:03sur ce mannequin
14:05de Jean-Dane Bardella
14:06qui a été brûlé.
14:07Moi, je ne sais pas,
14:08tout de suite,
14:08ça me rappelle Papacito.
14:09Vous vous rappelez Papacito ?
14:10C'était un mannequin.
14:11Il avait tiré dessus.
14:12C'était ça.
14:14On l'avait beaucoup incriminé
14:15là-dessus.
14:16J'aimerais comprendre
14:16un peu ce qui s'est passé
14:17avec le mannequin
14:18de Jean-Dane Bardella.
14:19On marque une pause,
14:19on revient.
14:23Norme.
14:27Je ne parle pas de vous,
14:28les garçons.
14:30Je parle de notre invité
14:32qu'on aura dans un instant
14:34parce que j'ai discuté
14:34avec elle.
14:36Énorme,
14:36son témoignage.
14:37Alors, soyez gentils.
14:39Ça va être
14:39sa toute première interview.
14:41Elle s'appelle
14:42Cécile Dubisson.
14:43C'est une mère de famille
14:44elle a six enfants
14:45dont un enfant autiste.
14:46Elle va parler
14:47de son quotidien
14:48juste après Gabriel Cluzet.
14:49On va la chouchouter,
14:50la bichonner
14:51pour qu'elle puisse
14:52nous parler librement.
14:54Gabriel Cluzet,
14:54on ne comprend pas
14:55ce qui s'est passé samedi.
14:57La petite ville
14:57de Asparenne
14:58dans les Pyrénées-Atlantiques
15:00célébrait son carnaval
15:01co-organisé
15:02par la mairie
15:03et une école locale.
15:05Sauf qu'au cours de ce défilé
15:07a été brûlé
15:08un mannequin
15:09à l'effigie
15:10de Jordan Bardella.
15:12Comment une mairie
15:12peut-elle mettre en scène
15:13un tel spectacle
15:14avec des enfants
15:15de surcroît ?
15:16J'ai contacté la mairie
15:18et l'école
15:19et je n'ai pas eu de réponse.
15:20J'ai vérifié
15:21il y a cinq minutes.
15:23J'ai posé
15:24la même question que vous.
15:27Rappelons un peu
15:27le contexte.
15:28Costumes,
15:29mises,
15:29musiques,
15:30réjouissances,
15:31confettis.
15:32Normalement,
15:32c'est le rendez-vous
15:34pour les 7600 habitants
15:36de cette commune.
15:38Ils viennent défiler
15:38en famille,
15:39entre amis
15:40et donc assister
15:41au traditionnel jugement
15:42de Saint-Panzar.
15:43C'est Saint-Panzar
15:45en Occitan,
15:47j'imagine.
15:49C'est un personnage
15:51fictif
15:51issu
15:52de la culture basque.
15:54C'est censé être
15:55une fête inclusive
15:56comme ils disent
15:57et selon le site
15:59du ministère
16:00de la Culture,
16:00c'est le site
16:01du ministère
16:01de la Culture,
16:01il est assez gratiné
16:02à la rubrique
16:03fiches d'inventaire
16:04du patrimoine
16:06culturel immatériel.
16:07Il nous explique
16:08au début,
16:08jusque-là,
16:09il n'y a rien gratiné.
16:10C'est une tradition
16:10carnavalesque
16:11qui existe dans
16:12beaucoup d'endroits
16:12et notamment
16:13au Pays Basque.
16:14C'est du gascon
16:15baïonné plus exactement
16:16et donc en principe
16:18ça précède le carême
16:19et ça existe
16:19depuis 1587.
16:22C'est même
16:22évidemment le mardi gras
16:23normalement.
16:24Donc c'est une grande farce
16:25à des acteurs
16:26et des spectateurs.
16:28Il y a beaucoup
16:29d'écoliers
16:30dit-on sur l'affiche
16:31alors c'est censé
16:32je vous explique
16:32je cite
16:33parce que je trouve
16:33ça quand même
16:34assez amusant
16:34favoriser le lien social
16:36l'objectif
16:37est d'en faire
16:38une dynamique
16:39mobilisatrice
16:40et fédératrice.
16:41Alors il faudrait
16:42quand même demander
16:42leur avis
16:43aux 41,51%
16:45d'habitants
16:46d'Asparen
16:46qui ont voté
16:47Marine Le Pen
16:48au deuxième tour
16:48de la présidentielle.
16:49Je ne sais pas
16:50s'ils ont vu
16:50le lien social
16:51et la dynamique
16:53mobilisatrice
16:55et fédératrice.
16:56Se sont-ils respectés
16:57dans leurs convictions ?
16:58Alors qui a lancé
16:59l'alerte ?
16:59C'est Mathieu Vallée
17:00l'ancien policier
17:02aujourd'hui
17:02eurodéputé
17:03RN
17:04sur les réseaux sociaux.
17:05Il a dénoncé
17:06je cite
17:06la transformation
17:07d'un carnaval
17:08en tribunal
17:09de la haine.
17:10L'extrême-gauche
17:11assume la violence
17:12comme mode
17:13d'expression politique
17:14pour s'en prendre
17:15à la figure
17:15du président
17:16du Rassemblement
17:17National.
17:17Pardon, je suis allée
17:20trop vite, non ?
17:20Non, simplement
17:22je voulais préciser
17:22qu'il n'y a pas
17:23d'ambiguïté
17:23sur la marionnette
17:24en papier mâché.
17:26Elle est aux couleurs
17:27du parti de Marine Le Pen
17:28je ne sais pas
17:28si on peut la voir.
17:30Elle a deux brassards
17:31sur l'un il y a marqué
17:31I love Marine
17:32sur l'autre
17:33l'acronyme RN
17:34il est en costume cravate
17:36il a les traits
17:38de Jordan Bardella
17:39et dans une vidéo
17:40on le voit
17:41il est dévoré
17:42par le feu
17:43sous les applaudissements
17:45et les rires.
17:45Mais ces marionnettes
17:46que l'on brûle
17:47pendant le carnaval
17:48n'ont-elles pas
17:48des vertus cathartiques
17:50et est-ce qu'il ne faut pas
17:51peut-être y voir
17:51une tradition ?
17:52Alors tout d'un coup
17:53la gauche aime
17:54les traditions multiséculaires
17:56sauf qu'elle déforme
17:58utilise et dévoie
17:59ces traditions
18:00c'est d'ailleurs
18:01annoncé sans complexe
18:02sur le ministère
18:03de la même fiche
18:04du ministère de la culture
18:05il est écrit
18:06pour les organisateurs
18:07la culture béarnaise
18:09ne doit pas être figée
18:10elle est un creuset culturel
18:12et un espace dynamique
18:13au service
18:14et c'est là
18:15la cerise sur le gâteau
18:17du vivre ensemble
18:17on sait ce que ce mot
18:18veut dire
18:19quand on commence
18:19par le vivre ensemble
18:20c'est qu'on ne vit pas ensemble
18:21donc
18:22ce qui est
18:24je vous disais
18:24pour ce que c'était
18:25donc gratiné
18:26le ministère de la culture
18:27c'est une fiche
18:29qui décrit au hasard
18:30un carnaval
18:31de Zampansar
18:32en 2019
18:33donc un autre carnaval
18:34pour vous montrer
18:35que ce n'est pas un cas isolé
18:36dans une petite ville
18:37nommée
18:38Ustaritz
18:39alors on nous donne
18:39le synopsis
18:40il y a un petit spectacle
18:41une vraie petite pièce de théâtre
18:43et alors
18:44aux surprises
18:44qui est le méchant
18:45dans ce spectacle de 2019
18:48c'est écrit noir sur blanc
18:50c'est
18:50Mitre Hayé
18:52comprenez le jeu de mots
18:53vous vous souvenez de Monseigneur Hayé
18:54évêque de Bayonne
18:56qui n'était pas très aimé de la gauche
18:57il n'est pas très aimé de la gauche
18:59et on le décrit
19:00c'est très simple
19:00c'est le curé
19:01raciste
19:02homophobe
19:02fermez les guillemets
19:03vous voyez
19:04et parmi les gentils
19:05il y a Mohamed
19:07Aïcha
19:07et Mamadou
19:08respectivement
19:09réfugiés de Libye
19:10réfugiés du Sahara
19:12réfugiés de Conakry
19:13qui ont faim
19:13qui ont fui la faim
19:14la soif et la misère
19:15donc vous avez compris
19:16c'est un autre exemple
19:17donné par le ministère de la Culture
19:18de cette formidable tradition
19:20vous voyez
19:20quand on tire le fil
19:21on commence par Jordan Bardella
19:22et on se rend compte
19:23que c'est tout
19:24ce carnaval
19:25qui est gangréné
19:26alors je conduite
19:26continuement
19:27ma petite exploration
19:29du ministère de la Culture
19:30que leur dit
19:32Mitre Aïe
19:33faites attention
19:35aux réfugiés
19:36ils sont noirs
19:36ils sont sales
19:37ils violent les femmes
19:38ils sont voleurs
19:39évidemment
19:39ils ont une grosse
19:40je resterais correct
19:42j'en resterais là
19:43vraiment
19:43c'est vraiment des propos
19:44d'un évêque
19:45on imagine bien
19:46c'est crédible
19:47et pour un spectacle familial
19:48c'est génial
19:49et en 2016
19:51il y avait eu
19:51le même type de spectacle
19:52cette fois
19:53à Saint-Jean-de-Luz
19:54vous savez
19:55qui avait été brûlé
19:56et bien aussi
19:56l'évêque de Bayonne
19:58Saint-Panzar
19:59c'était lui aussi
20:00alors la fille du ministère
20:02de la Culture
20:02elle dit que c'est l'occasion
20:03de se moquer du pouvoir
20:04mais ils ont quel pouvoir
20:06Jordan Bardella
20:07et Monseigneur Aïe
20:09alors en revanche
20:11comme c'est étrange
20:11les brûlés
20:12sont toujours du même côté
20:14ces boucs émissaires
20:15c'est à dire du côté
20:16de ceux que la gauche déteste
20:18mais c'est sûrement
20:19une coïncidence
20:20menace de décapitation
20:23dans les manifestations
20:24effigies d'opposants
20:26brûlés dans les carnavals
20:27est-ce qu'il faut y voir
20:27une montée de violence symbolique
20:29ou bien réellement
20:30les personnes visées
20:31peuvent-elles se considérer
20:33en danger ?
20:34là est la question
20:34exactement
20:35alors vous savez
20:36c'est qu'un peu comme
20:36France Inter
20:37ils vont invoquer l'humour
20:39c'est une farce
20:40sauf que c'est une farce
20:41tragique
20:42souvenez-vous
20:43de ces tags
20:43très violents
20:44c'était pour la manifestation
20:46bloquant tout
20:47dont M. Nunez avait dit
20:49que c'était une formidable réussite
20:50bon
20:50il y avait eu
20:51tuer tous les policiers
20:53Macron décapitation
20:54le cornu à ton tour
20:55il faut ramener la guillotine
20:56je souhaite aux fachos
20:58de vomir et de s'étouffer
20:59Marine Le Pen
21:00lapidation
21:01Louis XVI
21:01on l'a décapité
21:02Macron ou Le Pen
21:03on peut recommencer
21:05vous voyez
21:05tous ces slogans
21:06ils ont un sens
21:08vous savez
21:08ces guillotines aussi
21:09que les militants
21:10promènent dans les manifestations
21:12et évidemment
21:13ils préfigurent
21:14un passage à l'acte
21:16possible
21:16surtout dans un
21:17temps de décivilisation
21:18comme l'appelle
21:20Emmanuel Macron
21:21et puis souvenez-vous
21:22des couronnes de lauriettes
21:23et c'est par Antoine Léomant
21:24aux révolutionnaires
21:25qu'ont-ils fait
21:26les révolutionnaires
21:26ils ont décapité
21:28déterré
21:28empalé les morts
21:30éventré des femmes enceintes
21:31brûlé des vendéens
21:31dans des églises
21:32il pourrait je ne sais pas
21:33mettre un petit bémol
21:34dire qu'il y a des zones d'ombre
21:35non non
21:36visiblement
21:37c'est tout l'héritage
21:38qui est glorifié
21:40on peut en dire autant
21:41du côté de la gauche
21:42du FLN en Algérie
21:43qui porte au pinacle
21:44il pourrait là aussi
21:45mettre un petit bémol
21:47ah non
21:47jamais rien
21:48donc il faut quand même
21:49se souvenir de ce qui s'est passé
21:50avec Charlie Kirk
21:51et il n'y a pas loin
21:52des menaces
21:53au passage à l'acte
21:55il y a quand même
21:55une violence physique
21:56et un goût du sang
21:57inhérent à l'extrême gauche
21:59mais même la gauche socialiste
22:01rappelons que pendant
22:02le spectacle des JO
22:03Marie-Antoinette
22:03a été à nouveau
22:04décapitée
22:06dans un spectacle
22:07sanguinolent
22:08c'était quand même
22:08de très mauvais goût
22:09il y avait un bourbon
22:09c'était le roi d'Espagne
22:10d'ailleurs moi
22:10si j'avais été lui
22:11mais je ne suis pas le roi d'Espagne
22:12et bien j'aurais claqué la porte
22:13voilà
22:14mais bref
22:15les rois aujourd'hui
22:15ne se peuvent rien
22:16ils craignent aussi
22:17pour leur tête peut-être
22:18et on se souvient aussi
22:20de François Mitterrand
22:21vous savez
22:21c'est en lisant le livre
22:22de Marion Maréchal
22:23que je me suis souvenu
22:24de cet épisode
22:24François Mitterrand lui-même
22:26qui avait défilé
22:26à Carpentras
22:27avec l'effigie
22:30de Jean-Marie Le Pen
22:31qui avait été brûlée
22:33donc Marion Maréchal
22:33explique qu'on avait découvert
22:35à la fin
22:35que ce n'était pas
22:36des militants du Front National
22:37et qu'elle durait
22:38si elle s'était présentée
22:39là-bas
22:39pour venger
22:40l'honneur
22:41de sa famille
22:43je voulais simplement
22:44dire quelque chose
22:45parce qu'on en a parlé
22:46sur ce plateau
22:47dire que l'extrême-gauche
22:48a fait tout un cirque
22:49vous vous souvenez
22:50il y a quelques mois
22:51d'ailleurs relayé
22:53par France Inter
22:54autour du label
22:55les plus belles fêtes
22:56de France
22:57au prétexte
22:58que ce label
22:59serait soutenu
22:59par ce terrain
23:00moi je n'ai jamais vu
23:01aucune effigie
23:03de personnalité
23:04d'extrême-gauche
23:05brûlée
23:06dans ces fêtes
23:07labellisées
23:08combien de fêtes
23:09en revanche traditionnelles
23:10ont été
23:11comment dire
23:13infiltrées
23:14gangrénées
23:15dévoyées
23:16fidèles
23:18à ces traditions
23:19trotskistes
23:20d'entrisme
23:20la gauche
23:21a fait
23:21des dégâts
23:23et cela
23:23on ne le dénonce
23:24que fort peu
23:25alors j'ai retrouvé
23:27merci beaucoup
23:27retrouver la petite image
23:29avec Papacito
23:30c'était le 6 juin 2021
23:31souvenez-vous
23:32Papacito avait publié
23:33une vidéo
23:34sur Youtube
23:35dans laquelle on le voit
23:36se mettre en scène
23:37et tiré au fusil
23:38de chasse sur un mannequin
23:39représentant un gauchiste
23:40ce n'était pas quelqu'un
23:41en particulier
23:42ce n'était pas un visage
23:43particulier
23:44et à l'époque
23:45évidemment
23:45ça avait fait couler
23:46beaucoup d'encre
23:47et puis une enquête
23:48avait été ouverte
23:48pour provocation publique
23:50non suivie des faits
23:51à la commission
23:51d'atteinte à la vie privée
23:53Papacito avait invoqué
23:54l'humour
23:55et s'était défendu
23:55de tout appel au meurtre
23:57parce qu'on avait dit
23:57que c'était un appel au meurtre
23:58l'affaire avait été
23:59classée sans suite
24:00merci beaucoup
24:01Gabriel Cluzel
24:02je vous propose
24:02d'accueillir maintenant
24:03notre invité
24:04avant de passer aux autres
24:05chroniques de Marc
24:06et de Charlotte
24:07on va recevoir
24:08Cécile Dubuisson
24:10pour son livre
24:10qui sort aujourd'hui
24:11installez-vous
24:12ma chère Cécile Dubuisson
24:14on ne se connait pas
24:15mais on va apprendre
24:16à se connaître
24:17pendant quelques minutes
24:17le temps pour nous
24:19de vous entendre
24:20puisque je sais
24:21que c'est votre toute
24:21première interview
24:22c'est la première fois
24:24que vous êtes en direct
24:25à la télévision
24:25et c'est un honneur pour nous
24:26de vous recevoir
24:27et de vous donner la parole
24:28parce que pour nous
24:29vous êtes une mère courage
24:31une mère peut-être
24:31comme beaucoup
24:32qui nous regarde ce soir
24:33et qui se pose des questions
24:35au quotidien
24:35Cécile Dubuisson
24:37vous avez sorti
24:37votre livre aujourd'hui
24:38qui sort chez Fayard
24:39on n'est pas sorti
24:41de l'auberge
24:41pourquoi ce titre ?
24:44c'est un double titre
24:44avec mon mari
24:45on était restaurateur
24:46donc l'auberge avait un sens
24:47et avec Enzo
24:49on n'est pas au bout du chemin
24:50donc on n'est pas sorti
24:51de l'auberge
24:51Enzo
24:52votre fils
24:54autiste
24:54comment tout a commencé ?
24:57Enzo
24:58c'est le quatrième
24:59d'une fratrie
25:00de six enfants
25:01quand il est né
25:04j'ai tout de suite compris
25:05qu'il était différent
25:06avant que des mots soient mis
25:08sur sa pathologie
25:10et ?
25:12et il a bousculé votre vie
25:16complètement
25:16bousculé votre quotidien
25:18et dans ces moments-là
25:19comment on réagit ?
25:20comment vous avez réagi ?
25:22comment votre famille
25:23votre époux
25:23les frères et soeurs
25:24comment ont-ils réagi ?
25:26on a tous réagi
25:28de manière différente
25:29on a tous réagi
25:31en fonction du temps
25:33des époques
25:34en fonction de chacun
25:36je pense qu'on a surtout
25:40mis beaucoup de doses d'amour
25:42pour essayer de
25:43surmonter la montagne
25:45pourquoi vous avez fait
25:47ce livre
25:47chère Cécile Dubuisson
25:49qui est très touchant
25:51un témoignage vraiment très touchant
25:52merci
25:53parce qu'à un moment donné
25:54dans le paysage médiatique
25:56on ne parle pas
25:57des enfants comme Enzo
25:58c'est-à-dire qu'on va parler
26:00des Asperger
26:01on va parler
26:01des...
26:03on le voit ici à l'image
26:04vous nous avez permis
26:05de prendre des images
26:06qui sont sur Instagram
26:07les images de vous
26:08votre fils Enzo
26:09et...
26:11enfin j'écrivais depuis longtemps
26:14et je me suis dit
26:15que c'était un moyen
26:16de faire passer un message
26:17et de faire comprendre
26:19que dans les familles
26:20on rencontre tous des...
26:22on a tous des parcours
26:23de vie différents
26:24des parcours de vie difficiles
26:25il y a tout le temps
26:26des obstacles
26:26mais tous ces obstacles
26:29on peut les surmonter
26:30en essayant de tenir
26:32tous ensemble
26:33unis
26:34et en se battant
26:35donc c'est un livre
26:36de combat
26:37un livre de combat
26:38vous parlez du handicap
26:39vous parlez du parcours
26:40administratif
26:42oui
26:42quel message
26:43vous avez envie
26:43de faire passer
26:44à ces femmes
26:45et j'en connais
26:46ces hommes et ces femmes
26:47et parfois des femmes seules
26:48qui se retrouvent seules
26:50parce que l'enfant
26:51est porteur d'un handicap
26:52quel message
26:53vous avez envie
26:54de leur faire passer
26:55par rapport à ce que
26:55vous avez vécu
26:56et ce que vous vivez
26:57jusqu'à aujourd'hui
26:58que ça vaut la peine
26:59de se battre
27:00même si c'est difficile
27:01et même si c'est compliqué
27:02parce que le bout du tunnel
27:05il arrive
27:06c'est des enfants
27:07pour qui ça vaut
27:08vraiment la peine
27:09d'aller au combat
27:11qu'est-ce que ce combat
27:12a changé en vous ?
27:14je pense que je ne suis plus
27:15du tout la Cécile
27:16Dubuisson de 2001
27:18je n'ai rien à voir
27:19qui était Cécile avant
27:20et qui est Cécile aujourd'hui ?
27:22je pense que je suis devenue
27:24beaucoup plus tolérante
27:25et à la fois je suis devenue
27:26aussi beaucoup plus pugnace
27:27je pense que c'est un mélange
27:29en fait
27:30en fonction de
27:33des moments
27:34des moments
27:34quel est le moment
27:36en parlant de moments
27:37qui vous a le plus marqué
27:38ou bien peut-être
27:39le plus ému
27:40avec
27:41Enzo
27:42atteint d'autisme ?
27:44ça peut paraître ridicule
27:49mais peut-être
27:50quand il a réussi
27:51à apprendre
27:51à faire ses lacets
27:52racontez-nous ce moment
27:54c'est
27:5610 ans
27:57d'apprentissage
27:58quotidien
27:59d'un acte
28:00qui pour n'importe
28:01quel enfant
28:02prend en moyenne
28:03un ou deux mois
28:05et quand au bout
28:06de 10 ans
28:06vous y arrivez
28:07vous avez l'impression
28:08que vous avez
28:09surmonté
28:10quelque chose
28:11d'incroyable
28:12et c'est juste un lacet
28:14et toute la vie
28:15est comme ça
28:15avec Enzo
28:16toute la vie
28:17est comme ça
28:18au quotidien
28:18est-ce qu'il y a un jour
28:20on vous a dit
28:21je n'en peux plus
28:22je suis à bout
28:23non je pense pas
28:26il y a plein de jours
28:26où je me dis
28:27que je suis vraiment
28:27fatiguée
28:28mais
28:29un sourire
28:31une petite victoire
28:33et c'est reparti
28:33je pense que ça
28:34c'est l'eau
28:35de toutes les mamans
28:36qui ont des enfants
28:37il y a des mamans
28:38très sincèrement
28:39Cécile Dubisson
28:40qui disent
28:40aujourd'hui
28:41je n'en peux plus
28:42il y a des mamans
28:43Cécile Dubisson
28:44qui à votre place
28:44se disent
28:45qu'est-ce que mon enfant
28:46deviendra demain
28:47lorsque je ne serai plus là
28:48et qui sont dans
28:49l'angoisse permanente
28:51qu'est-ce que vous pouvez
28:52leur dire à ces mamans
28:53vivez le quotidien
28:54n'y pensez pas
28:56et offrez ce que vous
28:57pouvez lui offrir
28:58au quotidien
28:59ça évite
29:00beaucoup d'angoisse
29:02est-ce que vous trouvez
29:03que la société
29:04aujourd'hui française
29:05est prête à accueillir
29:06justement
29:07ce genre d'enfant
29:09Enzo
29:09c'est la société
29:11de la différence
29:12accepter la différence
29:13de l'autre
29:14Je pense qu'en 24 ans
29:15on a fait des progrès
29:16mais qu'on est très
29:17très très très loin du compte
29:19Pourquoi vous dites ça ?
29:20Parce que je pense
29:21que si l'autre
29:22était beaucoup plus tolérant
29:24en face du handicap
29:25pour nous
29:26parents
29:26d'enfants différents
29:27ça serait beaucoup plus facile
29:29un sourire
29:31une main tendue
29:32ça mange pas de pain
29:34Un sourire
29:35une main tendue
29:36vous avez manqué
29:36de sourire
29:37et de main tendue
29:38Exemple ?
29:41Je sais pas
29:41au square
29:42par exemple
29:42Juste au square
29:43Non pas jusqu'au square
29:45dans plein d'autres endroits
29:46mais
29:46comme exemple
29:48quand on vous dit
29:49parce que
29:50bah oui
29:51il est un peu maladroit
29:52il peut bousculer
29:53un autre enfant
29:53et qu'on vous dit
29:54il n'a pas sa place ici
29:55c'est des choses
29:56qu'on ne devrait pas entendre
29:58Quel a été votre rapport
30:00avec le système éducatif ?
30:04Compliqué
30:05Ils ont une place
30:10mais une place minutée
30:12on leur offre
30:12une place minutée
30:13c'est une demi-heure
30:15par-ci à l'école
30:16et nous
30:18on doit être hyper contents
30:19et hyper reconnaissants
30:20sauf que non
30:21on n'est pas contents
30:21et on n'est pas reconnaissants
30:22parce qu'ils ont le droit
30:23d'avoir une place
30:25à part entière
30:26comme les autres
30:26donc on a l'impression
30:28qu'on nous donne
30:28un peu des miettes
30:29Et lui
30:31il a pu
30:31ça l'a aidé
30:32il a pu s'intégrer un peu
30:34il a pu se faire des amis
30:35ou pas du tout ?
30:36Enzo
30:37il est déficient intellectuel
30:38en plus d'être autiste
30:39donc
30:40l'école
30:41elle a eu
30:41du sens en maternelle
30:43parce que
30:44ça prend
30:44le lien social
30:46mais très vite
30:47c'était plus possible
30:49comment vous avez fait
30:50à ce moment là
30:51au quotidien ?
30:53en fait avec une autre
30:54maman
30:54j'ai rejoint une autre
30:56maman qui avait fondé
30:57une école
30:58qui très vite
31:00a été reprise
31:01par l'état
31:02quand
31:03la France
31:05a été condamnée
31:06pour déficience
31:07de prise en charge
31:08des autistes
31:09et du coup
31:11Enzo
31:11il allait dans cette IME
31:12toute la journée
31:13Qu'est-ce que vous pensez
31:15vous de ce débat
31:17où il y a beaucoup
31:17de personnes
31:18qui sont atteintes
31:19porteuses de handicap
31:21ou bien qui sont proches
31:22de personnes porteuses
31:23de handicap
31:24et qui se disent
31:24voilà
31:24le 24 février
31:26à l'Assemblée nationale
31:27on va voter
31:29certainement
31:30cette loi
31:30sur la fin de vie
31:31beaucoup de personnes
31:32porteuses de handicap
31:34sont touchées
31:36effrayées
31:36et savent
31:37que la vie
31:38n'aura plus du tout
31:39dans le même sens
31:40Quel regard
31:40vous portez
31:41sur cette loi ?
31:43Je pense que
31:43c'est quelque chose
31:44de très personnel
31:45la fin de vie
31:46et je pense que
31:47c'est quelque chose
31:49pour lequel
31:49il devrait y avoir
31:51une ouverture
31:52beaucoup plus grande
31:52c'est-à-dire que
31:53c'est pas forcément
31:54à l'état de décider
31:55ni oui
31:56ni non
31:57et que
31:58c'est pas aussi
31:59lisse
32:00que ce qu'on veut bien
32:01le faire croire
32:03en débat
32:04à l'Assemblée
32:05En tout cas
32:07c'était
32:07votre toute première interview
32:09ça s'est bien passé ?
32:11Très bien
32:11merci beaucoup
32:12non mais on est vraiment
32:14en famille
32:15même les téléspectateurs
32:16il n'y a que la famille
32:17qui regarde
32:17juste la famille
32:19face à l'info
32:20mais en tout cas
32:21c'était important
32:21de témoigner
32:22pour ce livre
32:22qui sort aujourd'hui
32:23merci de nous avoir donné
32:24cette excluité
32:25merci de m'avoir donné
32:25cette parole
32:26et lorsque vous parlez
32:27de ses lacets
32:28et que vous prenez
32:2910 ans à lui apprendre
32:30des lacets
32:31peut-être une autre anecdote
32:32comme ça avant de terminer
32:33et bien étendre le linge
32:35par exemple
32:35puisqu'on a quand même
32:36accès toute sa présence
32:37sur l'autonomie
32:38ça nous a pris 3 ans
32:39et maintenant
32:40il va étendre le linge
32:41de toute la famille
32:42avec le sourire
32:42jusqu'aux oreilles
32:43ça c'est une victoire
32:44ça c'est une victoire
32:46bravo pour ce parcours
32:47de victoire
32:48bravo pour ce témoignage
32:49et cette force
32:50que vous donnez
32:51à ces parents
32:52qui ont un enfant
32:53porteur de handicap
32:54et qui sont souvent
32:55invisibilisés
32:56merci infiniment
32:57merci à vous
32:58de les rendre visibles
32:59justement
32:59merci en tout cas
33:00lisez ce livre
33:01qui est plein d'humour
33:02puisque vous abordez
33:03tout cela avec humour
33:04avec beaucoup de tendresse
33:05très important l'humour
33:06très important l'humour
33:07avec beaucoup de tendresse
33:08de passion
33:09et de force
33:12merci pour vos témoignages
33:13vous êtes libre en tout cas
33:14il y a Clara
33:15qui va vous récupérer
33:17encore bravo pour ce livre
33:18on n'est pas sorti
33:20de l'auberge
33:21on n'est pas sorti
33:23de l'auberge
33:23qui sort aujourd'hui
33:25chez Fayard
33:26je sens que vous avez
33:26envie de dire
33:26un petit mot
33:27Marc Menon
33:28non moi j'ai été touché
33:29je sais
33:30voilà il y a le petit
33:32Théodore
33:32qui est le dernier
33:33de ma compagne
33:34et qui a failli
33:36se noyer
33:37elle a écrit un livre
33:39dessus
33:39et l'histoire du lacet
33:41ça a été pareil
33:41moi je l'ai vu
33:43pendant 7-8 ans
33:44et il y a
33:45je crois même
33:46c'est que l'année dernière
33:47à 17 ans
33:49qu'il a réussi
33:50à faire son lacet
33:51alors il a la chance
33:52de ne pas avoir
33:53de déficience mentale
33:54mais ça lui a valu
33:55l'exclusion
33:56les gamins
33:57qui se moquaient de lui
33:58qui lui piquaient son ballon
33:59viens jouer avec nous
34:00Théodore
34:00aussitôt qu'ils avaient
34:01le ballon
34:02casse-toi
34:02tu ne sais pas jouer
34:03merci
34:04en tout cas
34:05c'est vrai que c'est important
34:06pour nous
34:06de se battre aussi
34:07contre cette exclusion
34:09et de se battre
34:10contre cette invisibilisation
34:12des personnes porteuses
34:13du handicap
34:13et de ces mères-courages
34:15qui se battent
34:16qui se battent
34:17pour leurs enfants
34:17c'est vrai
34:18qu'est-ce que vous avez impressionné ?
34:19je suis impressionnée
34:20mais aussi
34:21c'est le cas de
34:23de Laurence
34:24que nous avions reçu
34:25c'est des
34:25des femmes
34:26qui déplacent
34:27les montagnes
34:28qui déplacent
34:28et ça c'est beau
34:29et mais pas ça en valeur
34:30bravo à elle
34:31à jeunesse
34:33dans le Rhône
34:34Marc Menon
34:35un septième ingénieur
34:36tue
34:36un cambrioleur
34:38présumé
34:38entrer chez lui
34:39une pétition
34:40a lieu pour le soutenir
34:42même le maire
34:43soutient
34:44cet homme
34:45et pour beaucoup
34:46c'est de la légitime défense
34:47pas un crime
34:48ça bouleverse
34:49le rapport
34:50que l'on a
34:51finalement
34:51à la légitime défense
34:53non mais c'est
34:54plus que cela
34:55c'est-à-dire
34:55que la société
34:56dans laquelle on est
34:57où
34:59je dirais
35:00que mon âme gauchiste
35:01il y a quelques années
35:02estimait
35:03qu'avoir une arme
35:05chez soi
35:06c'était déjà
35:07potentiellement
35:08s'inscrire dans un
35:09principe de destruction
35:10de l'autre
35:11que c'était intolérable
35:13que l'on devait
35:14sévir
35:15et puis on a tous
35:16ces faits
35:17alors je ne parlerai pas
35:18de Mathieu Bocoté
35:19je ne le citerai même pas
35:20parce que nous sommes
35:21définitivement hors
35:23de la famille
35:23bon vous allez régler
35:26vos comptes d'annuler
35:27non mais
35:29Mathieu nous rappelle
35:30souvent
35:31que l'on classe
35:32fait divers
35:33ce qui deviennent
35:34des faits de société
35:35et là on est véritablement
35:36dans un fait de société
35:37pourquoi ?
35:38et bien parce que nous avons
35:39un homme qui est bijoutier
35:41alors rappelons quand même
35:42les bijoutiers
35:43les personnes
35:44qui s'occupent
35:45de crypto-monnaie
35:46quelques gens
35:48de notoriété
35:49se retrouvent
35:49chez eux
35:50ou dans leur boutique
35:52victimes
35:53d'agressions
35:53avec armes
35:54et là il n'y a plus
35:56la moindre humanité
35:57les gens pour
35:58prendre
35:59ce qui
36:01est à l'autre
36:02sont capables
36:03des pires
36:03abominations
36:05c'est des actions
36:05on est pratiquement
36:06dans l'exécution
36:08in vivo
36:09de ce que tout à l'heure
36:10Gabriel nous parlait
36:11en allégorique
36:13sinistre
36:14et là
36:15la semaine dernière encore
36:17il y avait
36:18une femme
36:18qui s'est retrouvée
36:19enfermée dans un garage
36:21ligotée
36:22avec sa maman
36:23en espérant
36:25que son mari
36:25accepterait
36:26de payer
36:27une rançon
36:28alors quand on a ça
36:29dans la tête
36:30que l'on est bijoutier
36:31ou qu'on est dans
36:32ses professions
36:32là cet homme
36:34il a 70 ans
36:35il vit avec son épouse
36:36et il s'occupe
36:39de vendre
36:41des métaux précieux
36:42alors sans doute
36:44que la rumeur
36:45a fait état
36:46de cette situation
36:48d'autant qu'il est connu
36:49dans la ville
36:49dans la ville
36:50c'est un homme
36:51qui est socialement respecté
36:53ça fait 35 ans
36:54qu'il est là
36:55et il participe
36:56à la vie
36:57des associations
36:58il donne
36:59de lui-même
37:00et
37:01lundi
37:02dans la nuit
37:04à 3h du matin
37:06il entend
37:07quelques bruits
37:07il se lève
37:09et il a
37:10à ce qu'il nous rapporte
37:12une arme
37:13de collection
37:14alors il entend
37:16du bruit
37:16du côté
37:17de la cuisine
37:17il ouvre la porte
37:19en essayant
37:20de ne pas trop
37:21se faire repérer
37:22et il aperçoit
37:23un individu
37:24qui est en train
37:25d'ouvrir la trappe
37:26ça signifie
37:27et apparemment
37:28il y a une ombre
37:29à côté
37:29donc ils sont plusieurs
37:31et il est menacé
37:33par celui
37:34qui est là
37:34dans cette interface
37:37l'endroit
37:39où il s'expose
37:40et il voit
37:41une arme
37:41imaginons
37:43ils ont enlevé
37:43des tuiles
37:44ils sont arrivés
37:45dans le grenier
37:46et là ils veulent entrer
37:47dans la cuisine
37:48et cet homme
37:49eh bien
37:50tire sur l'individu
37:53qui est armé
37:54c'est important
37:54il appelle ensuite
37:57la gendarmerie
37:58qui arrive
37:59en une demi-heure
38:00à peine
38:01et sur place
38:02on voit quoi ?
38:03une voiture
38:04on l'immobilise
38:06et l'individu
38:07qui était dedans
38:08se précipite
38:10prend la fuite
38:11ce qui montre
38:12qu'obligatoirement
38:13c'était un complice
38:14donc
38:15quand il dit
38:16il y avait
38:16plusieurs personnes
38:17c'est une évidence
38:18les gendarmes
38:19se rendent
38:20dans la maison
38:22et
38:22quand ils montent
38:24dans le grenier
38:24ils constatent
38:26qu'il y a un jeune garçon
38:27de 19 ans
38:28qui a pris une balle
38:29dans le thorax
38:30à côté de lui
38:31il y a effectivement
38:32une arme
38:33alors
38:34arrestation
38:36et ce qui est
38:37fou
38:38c'est que
38:39aussitôt
38:40forcément
38:40vous passez
38:42du stade
38:42de victime
38:43à celui
38:44de criminel
38:45potentiel
38:46pourquoi ?
38:47parce qu'il se trouve
38:48que cette arme
38:49de collection
38:49elle est de classe B
38:52alors
38:53si vous avez
38:54une classe A
38:56c'est terrifiant
38:56parce que là
38:57c'est carrément interdit
38:58la classe B
38:59vous avez le droit
39:00de la posséder
39:00cette arme
39:01à une seule condition
39:02c'est d'en avoir fait
39:04la demande
39:04à la préfecture
39:05après la classe C
39:07c'est une déclaration
39:10d'autorisation
39:12de possession
39:12d'une arme
39:13et en plus
39:15lorsque les gendarmes
39:18regardent
39:18dans la pièce
39:19où se trouvait
39:20ce monsieur
39:21ils découvrent
39:23qu'il y a
39:23trois armes de poing
39:25qui sont donc là
39:26et par conséquent
39:27il devient
39:28il passe
39:29du statut
39:30de victime
39:32à celui
39:33de suspect
39:34je vous ai raconté
39:35la scène
39:37telle
39:38qu'elle est
39:38narrée
39:39par cet homme
39:40mais il y a également
39:41ce qui est indubitable
39:43le fait que l'on trouve
39:43une voiture
39:44que l'on trouve
39:45une arme
39:45à côté
39:46du défunt
39:48et dans ce monde
39:50où aujourd'hui
39:51cette insécurité
39:53cette menace
39:54permanente
39:55ça fait quoi ?
39:56on a le sentiment
39:57n'oublions pas
39:58à Genas
39:59c'est à l'est de Lyon
40:00il y a
40:0148,1%
40:04d'attaques
40:05avec armes
40:07en augmentation
40:09sur un an
40:10en 2025
40:11ce sont les propos
40:12du préfet
40:13à la fin du mois
40:14ça montre bien
40:15que cet homme
40:17et bien apparemment
40:18pourra sans doute
40:19faire valoir
40:20la légitime défense
40:22telle que c'est reconnu
40:23par la loi
40:23c'est à dire que
40:24si quelqu'un s'introduit
40:25chez vous
40:25en pleine nuit
40:26vous pouvez éventuellement
40:28et bien mettre fin
40:30à ses jours
40:30sauf qu'après
40:31il faut que
40:32légalement
40:34on estime
40:35que la réplique
40:38était proportionnée
40:40à l'attaque
40:41effectivement
40:41ces sujets
40:42on suivra
40:42très délicat
40:43on ne doit pas
40:44faire justice
40:45se faire justice
40:46non mais
40:46il peut y avoir
40:47la légitime défense
40:48parce que
40:49c'est l'intrusion
40:50en pleine nuit
40:50reste le fait
40:52qu'il avait une arme
40:53qu'il n'aurait pas
40:53dû posséder
40:54mais ne faisons pas
40:55la justice
40:55non non non
40:56mais j'essaie d'expliquer
40:57tout l'objet
40:57tout l'objet
40:58effectivement
40:59du procès
40:59mais ce qui est intéressant
41:00aussi c'est de voir
41:00que le maire soutient
41:01qu'une pétition soutient
41:03cette ordre
41:03plus de 29 000 personnes
41:05incroyable
41:05qui ont signé
41:06dans une petite ville
41:07de 7 000
41:08merci beaucoup
41:09Mathieu
41:10Marc Menon
41:11je voulais vous faire
41:15écouter
41:15peut-être
41:16Léa Ballage
41:17elle
41:18Marie qui
41:19vous savez qui c'est
41:20oui
41:20vous connaissez tout le monde
41:22Gabrielle Cluzel
41:24m'a parlé d'elle ce matin
41:25elle a découvert
41:26Marc Menon
41:27ne sait pas qui c'est
41:28vous allez découvrir
41:29parce qu'elle s'est fait
41:30non mais elle s'est fait remarquer
41:31en jetant
41:33500 amendements
41:34ah oui
41:35voilà
41:35vous voyez qui c'est
41:36on regarde
41:37c'est assez surprenant
41:38quand même
41:38pour une députée
41:39et parce que
41:41l'extrême droite
41:42sait qu'elle n'a
41:42aucune majorité
41:43de coeur
41:43elle est allée chercher
41:45une majorité
41:46de peur
41:46alors ici
41:47nous n'avons pas peur
41:48nous n'avons pas peur
41:50de ces 500 amendements
41:51nous n'aurons pas peur
41:53des propos
41:54xénophobes
41:56nous n'aurons pas peur
41:57de ce qu'ils ont essayé
41:59de faire avec cette niche
42:00d'obstruer
42:01et alors nous allons
42:02continuer le travail
42:03transpartisan
42:04patiemment
42:05et nous n'aurons pas peur
42:06jeudi
42:07nous n'aurons pas peur
42:08vendredi
42:08et nous n'aurons pas peur
42:09les jours qui suivront
42:11quelqu'un veut réagir
42:12quelqu'un veut réagir
42:13si je peux me permettre
42:14c'est aussi
42:15cette dame
42:15soit dit en passant
42:16qui à propos de
42:17Karine Lemarchand
42:18a considéré
42:18qu'elle avait tenu
42:19des propos racistes
42:21et condamnables
42:21elle veut la traîner
42:22devant l'ARCOM
42:23sous quel prétexte
42:26rappelez-vous
42:26Karine Lemarchand
42:27dit un truc
42:28elle se critique
42:28elle-même en disant
42:29j'aurais pas dû le dire
42:30quand j'étais plus jeune
42:30mais elle isole la scène
42:31elle décide de l'amener
42:32si vous voulez
42:33si on a le temps
42:34parce qu'on n'avait pas le temps
42:34hier
42:35vous pouvez dire un petit mot
42:35sur Karine Lemarchand
42:36quand on a le temps
42:40on peut se permettre
42:40comment ?
42:42c'est une drôle de façon
42:43de traiter de la vie
42:43Charlotte Dornelas
42:45aujourd'hui
42:46l'accord de cassation
42:47a confirmé un non-lieu
42:49au bénéfice des gendarmes
42:51dans l'affaire Traoré
42:53que signifie
42:54cette nouvelle décision
42:55qu'on dit définitive ?
42:57oui alors absolument
42:58vous savez
42:59Adama Traoré est mort en 2016
43:02en août 2023
43:04les gendarmes du Val d'Oise
43:06qui donc avaient participé
43:07à son interpellation
43:08et ils étaient trois
43:08ont bénéficié d'un non-lieu
43:12qui a été confirmé
43:13en 2025
43:14par la cour d'appel
43:15et qui est désormais
43:16confirmé par la cour de cassation
43:18donc après 10 ans
43:19de combat judiciaire
43:20en France
43:21en effet
43:21cette décision
43:22de la cour de cassation
43:22est définitive
43:24pourquoi est-ce qu'il y a
43:25une interrogation ?
43:26parce que la famille
43:26a déjà annoncé
43:27qu'elle allait saisir
43:28la CEDH
43:28donc à l'échelle européenne
43:30mais en tout cas
43:31pour ce qui est
43:31de la justice française
43:32les deux degrés
43:33de juridiction
43:34plus la cour de cassation
43:35se sont prononcées
43:37dans le même sens
43:38c'est une décision
43:39qui est assez importante
43:40alors je vais rentrer
43:41un peu dans le détail
43:42mais je vais essayer
43:42d'être claire
43:43la cour de cassation
43:44en France
43:45ne se mêle pas
43:46des actes de l'enquête
43:47elle ne dit pas
43:48si on aurait dû
43:49faire cet acte d'enquête
43:50ou si on aurait dû
43:51ne pas faire celui-ci
43:53elle juge
43:53du respect du droit
43:54et de la procédure
43:56du respect de la procédure
43:57dont on parle souvent
43:58pendant justement
44:00toute l'enquête
44:01et donc
44:01est-ce que la justice
44:02a pu passer correctement
44:03au regard du droit
44:04et du respect
44:06de cette procédure
44:06or la famille
44:08de Adama Traoré
44:09s'était basée
44:10sur l'article 2
44:11de la convention européenne
44:12des droits de l'homme
44:13qui protège le droit
44:14à la vie
44:14et elle avait demandé
44:16à la cour de cassation
44:17de déjuger
44:18la chambre de l'instruction
44:19qui a donc mené l'enquête
44:21notamment
44:22parce qu'elle n'avait pas
44:23fait de reconstitution
44:25des faits
44:26donc en effet
44:26elle évoque
44:27le droit à la vie
44:28qui est un droit évident
44:29et protégé
44:30dans les circonstances
44:32et elle dit
44:33les actes d'enquête
44:34n'ont pas été suffisants
44:35donc la justice
44:36n'a pas pu prouver
44:37que les gendarmes
44:39ont attenté
44:40au droit à la vie
44:41d'Adama Traoré
44:42et en clair
44:44ils voyaient
44:45la cour de cassation
44:46comme une troisième
44:46comment dire
44:48comme un droit
44:49on dirait
44:49un troisième degré
44:50de contestation
44:51vous avez la cour
44:52le premier
44:53enfin la première cour
44:54la cour d'appel
44:55et eux voyaient
44:55la cour de cassation
44:56comme une super cour d'appel
44:57une troisième
44:58une deuxième cour d'appel
44:59ce que la cour de cassation
45:01n'a pas accepté
45:02de devenir
45:03mais c'était une vraie
45:03interrogation évidemment
45:04pour tout le monde judiciaire
45:06parce que si la cour de cassation
45:07acceptait
45:07de se pencher sur ce terrain là
45:09vous imaginez
45:10ce qu'auraient pu devenir
45:10les procès
45:11par la suite
45:12et donc
45:13ce qui veut dire
45:13que la cour de cassation
45:14n'a pas exigé
45:15de reconstitution
45:16parce qu'elle a estimé
45:18que cette reconstitution
45:20que demandait
45:20la famille d'Adama Traoré
45:22n'était pas
45:23comment dire
45:24nécessaire
45:24à la bonne investigation
45:26en gros
45:27elle a pu être jugée
45:28trop tardive
45:29superflue
45:30par le magistrat
45:31instructeur
45:32qui est souverain
45:33et que
45:34cette décision
45:35du juge d'instruction
45:36de la chambre de l'instruction
45:37n'a pas empêché
45:38la vérité judiciaire
45:40d'être approchée
45:40dans le dossier
45:41en clair
45:42une reconstitution
45:43ça peut être nécessaire
45:44et ça peut parfois
45:45être superflu
45:46selon les dossiers
45:46en l'occurrence
45:47la cour de cassation
45:48n'a pas déjugé
45:49la chambre de l'instruction
45:51et pourtant
45:52à la sortie
45:52de la cour d'appel
45:53l'avocat de sa soeur
45:55déclarait
45:56je cite
45:56après 8 ans
45:57de mauvaise foi judiciaire
45:59la justice reconnaît
46:00enfin
46:01que l'interpellation
46:02violente
46:03des gendarmes
46:03a causé
46:04la mort
46:05d'Adama Traoré
46:06alors
46:06comment comprendre
46:07ce non-lieu ?
46:08en effet
46:08ça c'était à la sortie
46:09de la cour d'appel
46:10vous l'avez dit
46:11et l'avocat
46:12opère un glissement
46:14dans les termes
46:15qui lui appartiennent
46:16alors je pense
46:17qu'il est important
46:17de la même manière
46:18que j'explique la décision
46:19parce qu'il y a eu
46:20beaucoup
46:20beaucoup de mensonges
46:22dans cette affaire
46:22notamment médiatiquement
46:24et en l'occurrence
46:26un lien de causalité
46:28n'est pas
46:29comme le laisse penser
46:30maître Bousereau
46:31que vous venez de citer
46:31une preuve de culpabilité
46:33pour la justice
46:34les gendarmes
46:36n'ont pas causé
46:37ni matériellement
46:38ni volontairement
46:39la mort d'Adama Traoré
46:41mais
46:42en effet
46:43selon les expertises
46:44la course-poursuite
46:45entamée par les gendarmes
46:47à l'encontre
46:48d'Adama Traoré
46:49a eu pour effet
46:50de précipiter
46:51la mort d'Adama Traoré
46:53ce sont deux choses différentes
46:54les gendarmes
46:55n'ont pas voulu le tuer
46:57ils n'avaient pas
46:57l'intention de le tuer
46:58en revanche
46:59la course-poursuite
47:00en raison des fragilités
47:01notamment médicales
47:02d'Adama Traoré
47:02a eu
47:03en effet
47:04il y a un lien de causalité
47:06mais pas entre les gendarmes
47:07et la mort
47:07entre la course-poursuite
47:09et la mort
47:09vous voyez le glissement
47:11est clairement malhonnête
47:12les termes exacts
47:13du parquet général
47:14à l'époque
47:15étaient ceci
47:15le lien de causalité
47:17est à la fois établi
47:18et suffisant
47:19pour dire que
47:20l'intervention des forces
47:21de l'ordre
47:21envers M. Traoré
47:23dans le contexte
47:24que les trois militaires
47:25ont décrit
47:25et au regard
47:26de son état de santé
47:27au moment de cette intervention
47:28a concouru
47:30même si c'est de manière
47:31secondaire
47:31à la survenance
47:32de son décès
47:34vous voyez ce que deviennent
47:34ces propos
47:35dans la bouche de l'avocat
47:36qui dit
47:37la justice reconnaît
47:37enfin que l'interpellation
47:38violente des gendarmes
47:39a causé la mort
47:40d'Adama Traoré
47:41ils ne disent pas
47:43exactement
47:43la même chose
47:44et en tout cas
47:44ils ne remettent pas
47:45en cause
47:45enfin ils n'établissent
47:46pas la même culpabilité
47:47selon les termes
47:49et par ailleurs
47:49la famille a relevé
47:51un rapport rédigé
47:52par des experts belges
47:53et qui a été complété
47:54en plus entre 2021
47:56et 2022
47:56et qui explique
47:58que la mort
47:58d'Adama Traoré
47:59est intervenue
47:59un jour de canicule
48:00des 37 degrés
48:01et qu'elle a été causée
48:03par un coup de chaleur
48:04et ils ajoutent
48:05dans le rapport
48:06et je veux être
48:06absolument transparente
48:07parce que ce sont
48:08des éléments
48:08qui reviennent
48:09en permanence
48:09dans l'ébat public
48:10et auxquels personne
48:10ne répond
48:11il explique
48:12ce rapport
48:13que en effet
48:14Adama Traoré
48:16n'aurait probablement
48:17pardon
48:17le coup de chaleur
48:18en question
48:19n'aurait probablement
48:20pas été mortel
48:21sans son interpellation
48:22par les gendarmes
48:23mais donc
48:24on revient
48:24à la même chose
48:24la course poursuite
48:26entraîne en effet
48:27un effort considérable
48:29pour Adama Traoré
48:30qui provoque
48:31un coup de chaleur
48:31qui lui provoque
48:32la mort
48:33pourquoi
48:33et le parquet
48:34l'avait rappelé
48:34parce que
48:35monsieur Adama Traoré
48:36avant son interpellation
48:37souffrait d'une hypoxie sévère
48:39et un processus létal
48:40était déjà enclenché
48:41lié à un coup de chaleur
48:43donc vous avez
48:44tous les éléments
48:45tels qu'ils sont
48:47dans le dossier
48:47et non pas retranscrits
48:48par l'avocat
48:49ou par Assa Traoré
48:50que l'on entend beaucoup
48:51évidemment dans la sphère
48:52médiatique
48:52et publique en général
48:53en clair
48:54c'est un enchaînement
48:55de causes
48:55qui a conduit
48:56au décès d'Adama Traoré
48:57le terme de non-lieu
48:58il est toujours violent
48:59pour tout le monde
49:00parce qu'on a l'impression
49:00que rien n'a eu lieu
49:01non c'est pas ça
49:02évidemment Adama Traoré
49:03est mort
49:04mais simplement
49:05le non-lieu
49:06c'est la justice
49:06qui dit
49:07il n'y a pas
49:08de raison d'inculper
49:09de renvoyer
49:10devant une cour
49:10criminelle
49:11ces gendarmes
49:12parce qu'il n'y a pas
49:13ni d'éléments de matériel
49:14ni intentionnels
49:15de ces gendarmes
49:17engagés dans la mort
49:18d'Adama Traoré
49:19et c'est pas fini
49:19parce qu'elle va ensuite
49:20à la CEDH
49:21exactement
49:22et voilà la différence
49:23que sa soeur
49:26n'a voulu
49:27ou directement causer
49:28la mort de son frère
49:30mais tant d'autres
49:31avec elle
49:31c'est pas simplement
49:32Adama Traoré
49:33ce sont évidemment
49:34des militants
49:34des journalistes
49:35des hommes politiques
49:36on se souvient
49:36de Christophe Castaner
49:37expliquant que les lois
49:38pouvaient être dépassées
49:39par l'émotion
49:39dans le cas
49:40d'Assad Traoré
49:42qui organisait une manifestation
49:43et ils ont surtout
49:45tous accepté
49:46qu'Adama Traoré
49:47et le dossier
49:49d'Adama Traoré
49:50devienne un prétexte
49:51à la dénonciation
49:52du racisme
49:53et de la violence policière
49:54ce que la justice
49:55dément
49:56de décision
49:57en décision
49:58Alors mais c'est
49:59cette causalité établie
50:01Charlotte
50:01c'est bien que
50:02sans cette course
50:03poursuite
50:04Adama Traoré
50:05serait peut-être
50:06encore vivant
50:07C'est exactement
50:08ce que dit
50:09en effet le rapport
50:09sans cette course
50:10poursuite
50:11peut-être qu'en effet
50:12il ne serait pas mort
50:13de cette fragilité
50:14médicale
50:15mais c'est
50:15en réalité
50:16une incompréhension
50:17qui a été très largement
50:18instrumentalisée
50:19personne ne l'a expliqué
50:20comme ça
50:20le non-lieu est prononcé
50:22parce que la justice
50:23considère encore une fois
50:24que les gendarmes
50:25n'ont pas voulu
50:26ni fait ce qu'il fallait
50:28pour tuer
50:28Adama Traoré
50:30donc si on suit
50:31l'exigence de la famille
50:32et si je reprends
50:32votre question
50:33finalement
50:34dans le fond
50:35la famille Traoré
50:36voudrait finalement
50:37que la question
50:37soit retournée
50:38les forces de l'ordre
50:40doivent-elles imaginer
50:41au moment
50:42d'une interpellation
50:43qui est en l'occurrence
50:45jugée légitime
50:46doivent-elles imaginer
50:47toutes les maladies
50:48les réactions
50:49les fragilités possibles
50:50de la personne
50:51qu'elles ont l'intention
50:52d'arrêter
50:53avant d'agir
50:54c'est évidemment
50:55la question
50:55si elle est posée
50:56comme ça
50:56évidemment
50:56elle semble
50:57absolument absurde
50:58tout le monde
50:58la juge absurde
50:59cette question-là
51:00mais c'est exactement
51:01la question
51:02qui est posée
51:02quand on lit
51:03le rapport
51:04comme le lit
51:05l'avocat
51:05de la famille Traoré
51:06donc les gendarmes
51:07auraient dû deviner
51:08quelle allait être
51:09la conséquence
51:10d'une course poursuite
51:11qu'ils se sont
51:12contentés de faire
51:13et si je parle
51:14de manipulation
51:15notamment sur le terrain
51:16du racisme
51:17et des violences policières
51:18c'est parce que
51:19franchement
51:20on peut comprendre
51:21la peine
51:21et le combat
51:22même extrêmement approximatif
51:24de familles
51:25touchées de la sorte
51:26en l'occurrence
51:27c'est une famille
51:27qui avait déjà
51:28beaucoup de problèmes
51:29avec la justice
51:29ce que Assa Traoré
51:31a balayé
51:32en même temps
51:33que l'histoire de son frère
51:33elle a expliqué
51:34que ses frères
51:34étaient en prison
51:35parce qu'ils étaient
51:35les frères
51:36d'Adama Traoré
51:37bon certains avaient
51:38des problèmes
51:38avec la justice
51:39avant la mort
51:39d'Adama Traoré
51:40donc ça je ne sais pas
51:41comment on l'explique
51:42mais Assa Traoré
51:44a été érigée
51:45par ailleurs
51:45au-delà d'elle-même
51:46et de son combat à elle
51:47en militante intouchable
51:48pour deux mauvaises raisons
51:50au détriment
51:50je le précise
51:51de trois gendarmes
51:52qui pendant dix ans
51:53eux aussi
51:53ont vécu un cauchemar judiciaire
51:55et par ailleurs
51:56au détriment
51:56de toute une profession
51:57puisque ça a alimenté
51:58évidemment
51:59des rapports
52:00extrêmement compliqués
52:01entre les forces
52:02de l'ordre
52:02de manière générale
52:03et ceux qui ont cru
52:06sincèrement ou non
52:08ce genre de discours
52:09et ça n'est pas
52:10après un contrôle
52:11au faciès
52:12qu'Adama Traoré
52:13est arrêté
52:14puisque
52:14Assa Traoré
52:17n'a cessé de répéter
52:18que cette course-poursuite
52:19avait eu lieu
52:20après un contrôle
52:21au faciès
52:21parce qu'il était noir
52:22et parce que la police
52:23était violente
52:24alors rappelons
52:25le fait initial
52:26de cette histoire
52:27la course-poursuite
52:28intervient
52:28parce que
52:29Adama Traoré
52:30est avec son frère
52:31Bagui Traoré
52:32qui est recherché
52:34ce jour-là
52:35il est recherché
52:36par les gendarmes
52:37dans une affaire
52:38d'escroquerie
52:38sur personnes vulnérables
52:40ça n'a rien à voir
52:41avec l'affaire
52:42dont nous parlons
52:43aujourd'hui
52:43il est recherché
52:44pour ça
52:44les gendarmes
52:45interviennent
52:45viennent pour l'interpeller
52:46Adama Traoré
52:47est avec son frère
52:48donc les gendarmes
52:49procèdent à un contrôle
52:50d'identité
52:51non pas au faciès
52:52vous comprendrez bien
52:53mais parce qu'il est
52:54avec Bagui Traoré
52:55qu'ils viennent interpeller
52:56et à ce moment-là
52:58Adama Traoré
52:59et sa famille
53:00d'ailleurs le reconnaît
53:00puisqu'elle dit
53:01il n'avait pas ses papiers
53:02sur lui
53:02il a paniqué
53:03donc il s'enfuit
53:04raison pour laquelle
53:05les gendarmes
53:05engagent cette course-poursuite
53:07ça n'est ni parce qu'il est noir
53:08ni parce qu'il y avait
53:09un contrôle au faciès
53:10initialement
53:11et certainement pas
53:12parce que les gendarmes
53:13avaient une volonté
53:15de violence
53:16comme ils ont
53:17systématiquement
53:18comme elle nous explique
53:19et la justice
53:20à trois reprises
53:21juge donc
53:22qu'il y avait certes
53:23une fragilité médicale
53:24que cette course-poursuite
53:25a provoqué
53:26dans une certaine mesure
53:28la mort d'Adama Traoré
53:29mais que les gendarmes
53:30n'y sont évidemment
53:30pour rien
53:31la course-poursuite
53:32a joué son rôle
53:33les gendarmes non
53:34et elle n'a jamais
53:36été décidée
53:37cette course-poursuite
53:38évidemment pour les raisons
53:39qu'évoque sa soeur
53:39et qui ont été repris
53:40par beaucoup de gens
53:41assez scrupuleux
53:42notamment en matière judiciaire
53:44Merci beaucoup
53:46pour cette analyse
53:47Charlotte Dornelas
53:48et la famille
53:50annonce saisie
53:51donc la CEDH
53:52en bref
53:54avant le JT
53:55d'Adrien Fontenot
53:56je voulais vous dire
53:56qu'au procès
53:57de Marine Le Pen
53:57les avocats
53:59ont plaidé la relax
54:00les juges
54:01ont annoncé
54:02que la décision
54:02sera rendue
54:03le 7 juillet
54:04je voulais aussi vous dire
54:05que le parquet de Paris
54:06a indiqué hier
54:07avoir convoqué
54:08la présidente du groupe
54:10France Télévisions
54:11dans le cadre
54:12de l'enquête
54:13au sujet
54:13d'un séjour
54:15de l'état-major
54:15du groupe
54:16dans un hôtel
54:16de luxe à Cannes
54:17en mai 2023
54:18avec des nuits
54:19à environ
54:217700 euros
54:23la nuit
54:23ce qui a choqué
54:24tout le monde
54:25alors on parle beaucoup
54:25de cette commission d'enquête
54:26ça fait partie
54:27déjà
54:28de ses fruits
54:29si vous permettez
54:30l'expression
54:31de cette commission
54:32d'enquête
54:32on fait le JT
54:34ensuite on revient
54:34sur le dernier coup de poing
54:35de Mathieu Bocoté
54:36à propos d'Éric Zemmour
54:37qui a été condamné
54:38et on va voir pourquoi
54:39Adrien Fontenot
54:40le JT de 20h
54:41bonsoir Christine
54:42bonsoir à tous
54:43un homme armé
54:43d'un couteau
54:44a menacé
54:45un chauffeur de bus
54:46et ses usagers
54:46dans le 13ème arrondissement
54:47de Paris
54:48il a été neutralisé
54:49par la police
54:50atteint à 4 reprises
54:51il a été transporté
54:52en urgence absolue
54:53à la Pitié-Salpêtrière
54:54son pronostic vital
54:55est engagé
54:56selon la porte-parole
54:57de la préfecture
54:57de police de Paris
54:58aucune personne
55:00n'a été blessée
55:00par cet homme
55:01une enquête
55:01a été ouverte
55:03l'avocat de la famille
55:03d'Adama Traoré
55:04va saisir la Cour Européenne
55:06des Droits de l'Homme
55:06je cite
55:07pour faire condamner
55:07la France
55:08plus tôt cet après-midi
55:09la Cour de Cassation
55:10avait confirmé
55:11le non-lieu
55:11dans cette affaire
55:12une décision
55:13dont ont bénéficié
55:14les gendarmes
55:14du Val d'Oise
55:15en août 2023
55:16confirmée en mai 2024
55:17en appel
55:18et qui devient donc définitive
55:19après 10 ans
55:20de procédure
55:20les proches d'Adama Traoré
55:22demandaient la reprise
55:23de l'enquête
55:23après la mort du jeune homme
55:24en juillet 2016
55:25et puis l'Iran
55:27célèbre aujourd'hui
55:28l'anniversaire
55:28de la révolution islamique
55:29de 1979
55:30Massoud Pézechian
55:32s'est adressé
55:32à une foule venue
55:33nombreuse
55:33sur la place azadi
55:35de Téhéran
55:35le président iranien
55:36a affirmé
55:37que son pays
55:38ne céderait pas
55:38aux demandes excessives
55:39des Etats-Unis
55:40sur son programme nucléaire
55:42l'Iran
55:42où les protestations
55:43de janvier
55:44ont laissé des traces
55:45près de 7000 personnes
55:46ont été tuées
55:46quelques 52 000 autres
55:48arrêtées
55:48selon une agence humanitaire
55:49Merci beaucoup
55:51Adrien Fontenot
55:52sur les réseaux sociaux
55:53Éric Zemmour
55:54a dû s'excuser
55:56d'avoir cité
55:57quelques images
55:58tirées d'un film documentaire
56:00c'était une exigence
56:01du tribunal judiciaire
56:02de Paris
56:03le commun des mentales
56:04s'interroge
56:05alors depuis quand
56:05doit-on s'excuser
56:07Mathieu
56:07de citer un document
56:08et de l'interpréter librement
56:10Depuis le 16 janvier
56:11Alors
56:12le tribunal judiciaire
56:13de Paris
56:14donc en fait
56:14si vous consultez
56:15les réseaux sociaux
56:15des différents leaders politiques
56:16aujourd'hui
56:17Éric Zemmour
56:18un message très étrange
56:19Qu'est-ce qui fait
56:20à s'excuser
56:20on le voit à l'écran
56:21donc d'avoir présenté
56:23des extraits
56:24d'un documentaire
56:25apparemment
56:26présenter ces extraits
56:26n'était pas conforme
56:28à la vision
56:28qu'avait le réalisateur
56:30du documentaire d'origine
56:31le documentaire
56:32c'est
56:33le collège d'à côté
56:35alors je vous raconte
56:36l'histoire
56:36parce qu'elle est absolument
56:37fascinante en quelques mots
56:38c'est un documentaire
56:39qui est diffusé en 2022
56:41il est consacré
56:42au vivre ensemble
56:44il est consacré
56:45une vision
56:45on pourrait dire
56:46presque
56:46irénique
56:48de la société
56:48diversitaire
56:49Zemmour regarde ça
56:51et dans ce documentaire
56:52il voit autre chose
56:53il voit différentes scènes
56:54qui confirment
56:55selon lui
56:55l'existence
56:56d'un racisme anti-blanc
56:57l'existence
56:58de la submersion
56:59migratoire
57:00que fait-il
57:01dans les circonstances
57:02avec son équipe
57:02ils font des montages
57:03qu'ils diffusent
57:04sur les réseaux sociaux
57:04ça scandalise
57:06le réalisateur
57:07de ce film
57:08en disant
57:08et là je cite
57:09ce qu'a dit
57:10la société civile
57:11des auteurs multimédia
57:12à propos du procès
57:14le scam
57:15je cite
57:16au mépris
57:17du droit d'auteur
57:18et à l'opposé
57:18de l'esprit du film
57:19qui promue
57:20la déconstruction
57:21des préjugés racistes
57:22et la tolérance
57:23Éric Zemmour
57:24a détourné
57:24leurs propos
57:25pour alimenter
57:26auprès de ses abonnés
57:27son discours politique
57:28et stigmatiser
57:29les personnes de couleur
57:30une instrumentalisation
57:31politique illicite
57:32et inacceptable
57:33du réel
57:34alors en un mot
57:35est-ce qu'on comprend
57:36qu'il y a désormais
57:37un encadrement juridique
57:39de la liberté
57:40d'interprétation
57:41vous faites une oeuvre
57:42vous faites une maison
57:43vous faites un roman
57:43je l'interprète
57:44je vois dans votre roman
57:45autre chose
57:46que ce que vous avez présenté
57:48est-ce que j'en ai le droit
57:49oui ou non
57:50mais selon ça
57:51non
57:51le contrôle de la liberté
57:52d'expression
57:53est encore un peu plus resserré
57:54désormais vous n'avez plus
57:55le droit de voir
57:56ce que vous avez cru
57:57ce que vous avez cru voir
57:59pardonnez-moi
57:59merci beaucoup
58:00Mathieu Beaucoté
58:01peut-être un mot
58:02sur cette affaire
58:03de Karine Lemarchand
58:04parce que c'est quand même
58:05ça fait beaucoup parler
58:06et c'est très révélateur
58:08de la société
58:09ces vidéos tronquées
58:11à partir desquelles
58:12on fait exploser
58:13des polémiques
58:14c'est odieux
58:15c'est odieux
58:15alors je vous résume
58:17Karine Lemarchand
58:18parle de son documentaire
58:19elle en parle chez Pro
58:20elle parle pendant plusieurs minutes
58:21on prend un extrait
58:22de 15 secondes
58:23complètement décontextualisé
58:25on le jette
58:25sur les réseaux sociaux
58:26et là tout le monde
58:27se la met à la traiter
58:28de raciste
58:29parce qu'elle dit
58:29globalement
58:30j'arrive à Paris
58:30dans les années 80
58:31j'ai peur
58:32je cite de mémoire
58:33il y a beaucoup trop de gens
58:34issus de communautés diverses
58:35j'ai peur
58:35mais elle dit ensuite
58:36ensuite j'ai appris
58:37que j'avais tort
58:38ensuite j'ai compris
58:39que j'avais tort
58:39d'avoir peur
58:40donc elle critique elle-même
58:41sa réaction de jeune femme
58:42mais on prend le propos
58:44on le décontextualise
58:45on le jette dans l'espace public
58:47tout le monde la traite de raciste
58:48et aujourd'hui
58:49elle doit se justifier
58:50d'avoir raconté sa jeunesse
58:51et son impression de jeunesse
58:52c'est le monde à l'envers
58:53c'est un monde de fou
58:54le monde à l'envers
58:55merci beaucoup Mathieu Bocoté
58:57j'ai les anniversaires
58:58alors il a 45 ans
58:59ne demandez pas son âge
59:0042
59:0142
59:01ah oui 42 pardon
59:02ce n'est qu'une histoire
59:04d'impression
59:05si j'ai bien compris
59:06chacun son sentiment d'anniversaire
59:08j'ai les anniversaires
59:11il ne faut pas que j'étais
59:12sur l'université
59:13il n'y a pas
59:13ma musique quand même
59:15Pascal Paulin
59:17des fraudeurs
59:18on vous aime mon Marc
59:19allez
59:20j'embrasse quand même Mathieu
59:22et vous les filles
59:23je suis d'abord les filles
59:24merci à tous
59:26à demain
59:27haut
59:30hail
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