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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:01Bonsoir à tous, 19h c'est l'heure, les infos du soir avec Adrien Fontenot. Bonsoir Adrien.
00:00:06Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:00:08Donald Trump annonce un cessez-le-feu de 10 jours entre Israël et le Liban.
00:00:12La trêve doit débuter ce soir à partir de 23h00 française.
00:00:15Le président américain s'est félicité d'excellentes conversations avec le président libanais Joseph Aoun
00:00:20et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
00:00:23Les deux dirigeants vont même être invités à la Maison Blanche, comme l'a révélé Donald Trump sur son réseau
00:00:27social.
00:00:27Le prix de certains produits laitiers risque d'augmenter.
00:00:30Le groupe Lactalis, propriétaire des marques Président Lactel ou encore Galbany,
00:00:34annonce qu'il va devoir répercuter l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur ses prix de vente.
00:00:38Le directeur général des opérations assure qu'il veut minimiser cet impact en fonction des catégories de produits.
00:00:43Lactalis a pourtant enregistré un chiffre d'affaires de 31,2 milliards d'euros en 2025 en hausse de 2
00:00:48,9% sur un an.
00:00:50Ce drame a haneuillé sur scène près de Paris. Un homme a été tué par balle en pleine rue ce
00:00:53matin.
00:00:54La victime d'une cinquantaine d'années était un homme d'affaires défavorablement connu de la police pour esproquerie,
00:00:59mais aussi pour avoir tué en voiture une jeune israélienne à Tel Aviv.
00:01:02C'était en 2011. Il a été visé par 3 à 4 balles par deux hommes casqués qui circulaient à
00:01:06moto.
00:01:07En Italie, 25 personnes ont été prises en otage pendant deux heures dans une banque du centre de Naples.
00:01:11Les trois braqueurs ont fait irruption vers 11h30 dans une agence.
00:01:15L'un d'entre eux était certainement armé. Par chance, aucun blessé n'est à déplorer.
00:01:18Les victimes ont été libérées par les forces de l'ordre. Les ravisseurs sont toujours en fuite.
00:01:22Et puis l'arc de triomphe des Etats-Unis, c'est le nouveau nom du futur monument voulu par Donald
00:01:26Trump.
00:01:26La Maison-Blanche a révélé l'intitulé officiel de ce projet d'arche.
00:01:30La structure devrait mesurer 76 mètres de haut, soit 26 de plus que le monument parisien.
00:01:34Elle sera construite pour le 250e anniversaire de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis, célébrée le 4 juillet prochain.
00:01:41Merci. C'est tout ?
00:01:42C'est tout et on se trouve à 22 ans.
00:01:45Mon cher Adria, au sommaire ce soir, Donald Trump annonce qu'Israël et le Liban sont d'accord pour un
00:01:54cessez-le-feu de 10 jours
00:01:56dès 23h ce soir, heure française, sans mentionner pour autant le Hezbollah.
00:02:03Question, qui va désarmer le Hezbollah ?
00:02:06Israël, par une invasion massive et risquée ?
00:02:09La Syrie islamiste de Joulanie, au risque d'un nouveau chaos sunnite ?
00:02:14L'Iran, qui ne sacrifiera jamais son brin armé ?
00:02:17Ou l'armée libanaise, seule voix légitime mais trop faible aujourd'hui ?
00:02:22L'édito de Michel Fayad.
00:02:24La suppression des ZFE validées par le Sénat après l'Assemblée marque un tournant politique majeur.
00:02:31Au-delà d'une mesure écologique, c'est un symbole social qui bascule.
00:02:35Portées sur Edouard Philippe, elles sont aujourd'hui rejetées au nom de l'injustice envers les classes populaires.
00:02:41Mais rien n'est joué.
00:02:43Le Conseil constitutionnel pourrait encore censurer cette décision,
00:02:46transformant ce dossier en bombe politique.
00:02:49Et peut-être en thème central de la prochaine présidentielle, l'analyse de Gabriel Cluzel.
00:02:54En 2025, la CAF a versé à tort plus d'1,2 milliard d'euros aux allocataires,
00:03:03dont 508 millions de fraudes détectées en hausse de 13%.
00:03:08Grâce à des contrôles plus ciblés et modernisés, l'organisme a régularisé au total 1,68 milliard d'euros,
00:03:16un record qui montre à la fois l'ampleur des erreurs et des abus,
00:03:20et le début de l'efficacité de la traque encore timide, le regard de Marc Menon.
00:03:27La promesse d'interdire les matelas au sol dans les prisons portées par Gérald Darmanin relance un débat explosif,
00:03:35celui de la régulation carcérale.
00:03:37Mais le ministre de la Justice ne reprend pas officiellement le terme régulation carcérale,
00:03:41il préfère le terme plafond carcéral, mais l'idée de libérer certains détenus faute de place
00:03:47semble s'imposer face à une surpopulation record.
00:03:52Entre prison saturée, conditions dégradées, pression législative,
00:03:57l'exécutif avance sur un lien de crête, construire plus ou incarcérer moins,
00:04:02le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:04:05Officiellement, Mojtabach Hamenei est le nouveau guide suprême de l'Iran depuis mars,
00:04:10mais depuis, les frappes qui ont tué son père et les gravement blessés défigurés et n'apparaît plus.
00:04:17En coulisses, ce sont les gardiens de la révolution qui tirent les ficelles.
00:04:20Qui gère l'armée iranienne ? Qui prend les décisions ?
00:04:24Qui dirige vraiment Téhéran aujourd'hui ?
00:04:26Personne ne le sait, l'Iran n'est plus une théocratie,
00:04:30mais une oligarchie militarisée, l'édito de Michel Fayad.
00:04:34Et puis, un témoignage ce soir qui a été très médiatisé ces derniers jours sur le net,
00:04:39une affaire qui refait surface.
00:04:41En juillet 2018 à Lyon, un homme de 27 ans a été victime d'une agression extrêmement violente
00:04:47après avoir rencontré trois jeunes qui l'ont suivi chez lui.
00:04:51Les faits incluent violence physique grave, agression sexuelle, vol,
00:04:57entraînant 45 jours d'ITT, un traumatisme durable,
00:05:00le tout parce qu'il était homosexuel.
00:05:03En 2023, les agresseurs ont été condamnés.
00:05:06Le jeune homme en souffrance regrette qu'une association qui vient en aide aux homosexuels
00:05:11ait reculé devant les profils des agresseurs, tous les trois musulmans.
00:05:17Il nous expliquera pourquoi.
00:05:18On en parle dans Face à l'info ce soir.
00:05:21Une heure pour tous se dire et sans tabou, c'est parti.
00:05:36Vous allez voir d'abord quelques secondes de l'extrait vidéo du témoignage
00:05:41de ce jeune homme, Narcisse, qui est en coulisses en ce moment même.
00:05:46Il tremble, il va nous parler dans un instant, il a peur de s'exprimer,
00:05:50mais on va l'encourager pour qu'il puisse témoigner, c'est important.
00:05:54Regardez l'extrait et on le recevra dans un instant.
00:05:58Violé, séquestré, torturé pendant des heures par trois musulmans,
00:06:01dont deux sous le coup d'une OQTF.
00:06:03Narcisse a vécu l'enfer et aujourd'hui, il brise le silence
00:06:06et témoigne sans filtre de son calvaire auprès du collectif Eros.
00:06:10On monte.
00:06:11Ton appartement ?
00:06:12Dans mon appartement, oui.
00:06:13Il commence par me piquer mon portefeuille, mon téléphone, je m'en rends compte.
00:06:17Le plus jeune des deux Algériens prend tout son élan
00:06:20et avec un sourire au lèvre me tapisse de coup de pied dans la tronche.
00:06:26Je suis le troisième, en fait, va chercher un couteau dans la cuisine,
00:06:28me dit, rends-nous le téléphone et puis ta carte bleue, le code, tout ça, machin.
00:06:32Tu as été retrouvé par ta voisine nue en sang et en hurlant.
00:06:36Ouais.
00:06:38Ce sont des faits qui seront déroulés en 2018.
00:06:41Il en tremble encore.
00:06:42On en parle dans un instant.
00:06:44D'abord, Michel Fayad.
00:06:46Vous remplacez Mathieu Bocoté ou pas ?
00:06:50Mathieu Bocoté s'est envolé pour le Québec, on va dire le Canada pendant qu'il n'est pas là.
00:06:55Ah non, non, non, pas pour le Québec.
00:06:56Il reviendra mardi soir.
00:07:00Mathieu Bocoté, on pense à lui.
00:07:02Michel Fayad, l'actualité du jour.
00:07:04Donald Trump a annoncé qu'Israël et le Liban sont d'accord pour un cessez-le-feu de dix jours
00:07:11qui entrerait en vigueur dès 23h ce soir.
00:07:15Mais la question qu'on va se poser avec vous, c'est qui ?
00:07:18Alors, l'accord ne mentionne pas le Hezbollah.
00:07:21Qui va désarmer le Hezbollah puisque c'est le nœud gordien de cet accord ?
00:07:26Absolument.
00:07:27Juste avant de répondre sur le désarmement du Hezbollah,
00:07:29je voulais juste dire que c'est assez intéressant que Donald Trump mette en avant Joseph Aoun,
00:07:34le président du Liban, parce que depuis 1990,
00:07:37le président de la République libanaise n'a plus de pouvoir.
00:07:39Et donc c'est d'une certaine mesure un moyen de donner à nouveau une certaine aura
00:07:45à un président de la République sans prérogative réelle constitutionnelle libanaise.
00:07:49Et donc c'est les chrétiens qui sont un peu restaurés dans leur essence politique au Liban.
00:07:55Maintenant, par rapport au Hezbollah lui-même,
00:07:58il faut rappeler que c'est une milice libanaise mais qui est commandée par les Iraniens
00:08:02et de plus en plus par les Iraniens, surtout depuis les attaques du Bipper en 2024.
00:08:08Il dépend de ce qu'on appelle le Velaïe Tefakir,
00:08:11c'est-à-dire le commandement du guide suprême de la révolution islamique en Iran.
00:08:19Le Hezbollah a été créé en 1985 par les gardiens de la révolution
00:08:24dans la BK.
00:08:25Et en fait, ces combattants sont aujourd'hui directement dirigés par la force Al-Quds,
00:08:30qui est cette force d'élite qui exerce sur les théâtres extérieurs de l'Iran.
00:08:38Et en fait, il faut vraiment prendre en compte tout cet aspect-là
00:08:42pour toute analyse sur le désarmement du Hezbollah.
00:08:45Ce qui pourrait désarmer le Hezbollah théoriquement, déjà il y a Israël bien sûr,
00:08:50mais il y a plusieurs problèmes qui se posent.
00:08:53Parce que les armes lourdes du Hezbollah se trouvent au nord du Liban,
00:08:57dans une région qu'on appelle le Hermel, donc au nord-est du pays.
00:09:01Et si Israël voulait désarmer le Hezbollah, il faudrait pour Israël envahir tout le Liban,
00:09:08occuper tout le Liban.
00:09:09Et ça, il n'y a aucun gouvernement israélien qui va accepter cela en principe.
00:09:14En 1982, Israël s'était arrêté à Beyrouth.
00:09:17Donc là déjà, on parle du Litani qui est plus au sud,
00:09:21mais pour envahir tout le Liban jusqu'au nord, ça paraît vraiment compliqué, risqué.
00:09:27Mais en réalité, il reste quand même cette question
00:09:30que tout le stock d'armes, de missiles, d'armes lourdes du Hezbollah est dans cette région.
00:09:35Donc comment faire ?
00:09:36La deuxième option, ça serait, comme vous l'aviez évoqué au lancement,
00:09:41la Syrie de Joulani, l'islamiste.
00:09:43Ça, c'est le pire des scénarios pour les Libanais,
00:09:46vu ce qu'il a fait en Syrie quand il a tué les Alawites,
00:09:50quand il a tué les Druzes, quand il a tué les Kurdes,
00:09:52et plus récemment les Chrétiens.
00:09:53S'il venait à rentrer au Liban,
00:09:55alors il ferait la même chose aux Chrétiens, aux Druzes et même aux Chiites.
00:10:01Et lui, il aimerait, en fait, il a déjà fait savoir aux Américains qu'il était en mesure de faire
00:10:07ce travail,
00:10:07de rentrer donc au nord et à l'est du Liban.
00:10:10Il a amassé des troupes, et encore il y a quelques jours, il a amassé des troupes supplémentaires.
00:10:15Il a le soutien logistique des Turcs,
00:10:17mais pour le moment, les Turcs ne veulent pas se brouiller avec les Iraniens.
00:10:20Et il a surtout l'argent des Saoudiens et des Qataris pour notamment faire cette opération-là,
00:10:26qui serait donc le rêve.
00:10:27Vous êtes en train d'expliquer que la Syrie s'est elle-même proposée aux États-Unis.
00:10:31Oui, absolument.
00:10:31Aux Américains pour le faire.
00:10:32Et oui, parce qu'ils ont, en fait, l'ambassadeur des États-Unis en Turquie,
00:10:37qui s'appelle Tom Barak,
00:10:38et est également l'envoyé spécial de Donald Trump en Syrie.
00:10:41Et il est très proche de Joulani.
00:10:45Et ensemble, ils proposent à Donald Trump de régler eux-mêmes le problème.
00:10:49Et c'est vraiment le scénario catastrophe pour le Liban et les Libanais.
00:10:52Le troisième scénario, ça serait l'Iran lui-même.
00:10:56Puisque, officiellement, l'Iran ne veut pas désarmer le Hezbollah, bien sûr.
00:10:59Il compte sur le Hezbollah et ça paraît complètement fou.
00:11:03Maintenant, aujourd'hui même, Mohamed Barer Khalibaf,
00:11:07qui est le président du Parlement iranien,
00:11:09a dit que le Hezbollah fait partie de la République islamique d'Iran.
00:11:12Donc ça, c'est intéressant, parce que ça fait des années qu'on se dit
00:11:14« Est-ce que le Hezbollah est libanais ou iranien ? »
00:11:16Il a répondu lui-même à cette question aujourd'hui,
00:11:18en disant « Le Hezbollah fait partie de la République islamique d'Iran,
00:11:20sous-entendu, il ne fait pas partie du Liban. »
00:11:23Mais les Iraniens, vous savez, vendent ce qu'ils peuvent se débarrasser,
00:11:28surtout quand ça ne les concerne pas directement.
00:11:30Donc si jamais les Américains leur donnent le programme nucléaire,
00:11:34le programme balistique, etc., des choses,
00:11:37et la levée des fonds gelés chez pour eux,
00:11:40peut-être qu'ils lâcheraient la carte du Hezbollah.
00:11:44Mais l'option préférée des Libanais, c'est bien sûr l'armée libanaise.
00:11:48Mais comme vous l'avez dit, le problème de l'armée libanaise,
00:11:50c'est qu'elle a un manque de matériel, d'équipement.
00:11:53Mais cette armée libanaise n'est pas nulle.
00:11:56Il faut quand même comprendre que c'est l'armée libanaise en 2007
00:11:58qui avait vaincu Fatah el-Islam,
00:12:00qui voulait établir un État islamique dans le Levant.
00:12:02Et c'est également l'armée libanaise,
00:12:04la seule armée du monde à avoir vaincu Daesh toute seule.
00:12:07C'était en 2017.
00:12:09Donc c'est une armée libanaise qui a des capacités.
00:12:11Je veux dire, les hommes savent se battre,
00:12:13notamment en guerre urbaine,
00:12:14mais n'a pas vraiment d'aviation.
00:12:17La France a fourni quelques gazelles au Liban,
00:12:19mais avec les gazelles, ils ne vont pas aller très loin.
00:12:22Mais ils n'ont pas de drones.
00:12:24Bref, ils sont sous-équipés par rapport au Hezbollah.
00:12:26Mais s'ils étaient équipés,
00:12:27ils seraient en mesure, effectivement, de désarmer le Hezbollah.
00:12:30Et c'est vraiment l'option préférée des Libanais.
00:12:33Donc vous me dites que l'option préférée
00:12:35serait le désarmement par l'armée libanaise.
00:12:38Mais est-ce qu'elle est vraiment capable de le faire,
00:12:40effectivement, si vous dites qu'elle est sous-équipée ?
00:12:42Concrètement, avec quel argent, quelle arme,
00:12:44quelle volonté politique aussi ?
00:12:45C'est ça.
00:12:46Donc l'armée libanaise, c'est environ 80 000 hommes
00:12:48et qui ne sont pas payés par l'État libanais.
00:12:50Ils sont payés par les États-Unis et le Qatar,
00:12:52en raison de la crise économique et financière.
00:12:56D'ailleurs, hier, on parlait avec Gabriel à l'antenne d'Europe 1,
00:13:00sur le fait que même les soldats libanais sont parfois obligés
00:13:04d'avoir un deuxième métier pour survivre.
00:13:08Par rapport à ça, le Hezbollah, lui, a 25 000 roquettes,
00:13:12plusieurs centaines de missiles avancés,
00:13:14un millier de drones suicides,
00:13:1740 000 combattants,
00:13:18dont 5 000 de la force d'élite du Hezbollah,
00:13:20la force radouane.
00:13:21Et donc, si vous voulez, le Hezbollah, lui, est très puissant.
00:13:28Et face à lui, vous avez donc une armée libanaise
00:13:31qui est dépouillée et qu'il faut renforcer.
00:13:33Premièrement, avec une livraison massive
00:13:36d'armements occidentaux et arabes,
00:13:38avec artillerie, défense antiaérienne, drones,
00:13:40pour rééquilibrer le rapport de force.
00:13:42Deuxièmement, le doublement des salaires des soldats
00:13:45de l'armée libanaise.
00:13:47Parce qu'aujourd'hui, être combattant du Hezbollah,
00:13:49c'est plus rémunérateur que les salaires de soldats.
00:13:53Et troisième chose, c'est ce que vous disiez,
00:13:55c'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait une couverture politique à cela.
00:13:58Parce que depuis 2005,
00:14:00l'État libanais a échoué de donner une couverture
00:14:02à désarmer le Hezbollah,
00:14:04puisque déjà en 2005,
00:14:06après la libération du Liban de l'occupation syrienne,
00:14:09il s'était entendu pour dire que le Hezbollah
00:14:11est une résistance et non pas une milice,
00:14:13et donc avait permis au Hezbollah de rester armé.
00:14:15– Et si la communauté internationale ne fait rien,
00:14:19Michel Fayyad, pour désarmer le Hezbollah,
00:14:21est-ce que la Syrie de Joulani
00:14:23peut entrer au Liban pour faire le boulot,
00:14:27si vous voulez, entre guillemets, à la place des autres,
00:14:30avec le soutien discret des Américains,
00:14:32des Saoudiens, des Qataris ?
00:14:33Est-ce que ce n'est pas finalement
00:14:35une opportunité historique pour la Syrie ?
00:14:37Dangereuse, mais historique.
00:14:38– Bien sûr, c'est le rêve de tout Syrien islamiste
00:14:41de conquérir le Liban et de le soumettre.
00:14:43Vous savez, l'organisation qui a pris le pouvoir en Syrie
00:14:46s'appelle Hayat Harir El-Sham.
00:14:48Je ne sais pas pourquoi,
00:14:49mais en France, on traduit certains noms d'organisations
00:14:53et d'autres, on ne les traduit pas.
00:14:54Or, Hayat Harir El-Sham signifie
00:14:56organisation de la libération du Levant.
00:14:58Donc, ils veulent libérer le Levant de qui ?
00:15:00Si ce n'est des Juifs, des Chrétiens, des Druzes,
00:15:02voire même des Chiites.
00:15:04Et donc, l'ambition, c'est de conquérir le Liban
00:15:06et à terme, de conquérir également Israël.
00:15:09Parce qu'Israël se croit tout-puissant par rapport à Joulani,
00:15:11mais Israël est la cible finale de Joulani.
00:15:16Et le Liban, c'est la plus ancienne démocratie du Moyen-Orient.
00:15:20Et c'est aussi l'idée de casser cette démocratie
00:15:23qui existe dans cet Orient pour un Syrien Joulani
00:15:26qui a d'ores et déjà dit qu'il n'y aura pas d'élection
00:15:28avant cinq ans,
00:15:29qu'il n'y aura pas de nouvelle constitution
00:15:31avant cinq ans,
00:15:32et qu'il est, lui, à la fois président de la République,
00:15:35premier ministre de son pays.
00:15:38Merci beaucoup pour ces précisions.
00:15:39Il y a une question qu'on va se poser avec vous dans un instant,
00:15:42c'est qui dirige l'Iran en ce moment même ?
00:15:46Il y a combien de gardiens de la révolution ?
00:15:48On dit à peu près 200 000,
00:15:49mais on ne sait pas exactement.
00:15:51Quelqu'un m'a dit hier 2 millions.
00:15:53Parce qu'en fait, vous avez en plus des combattants,
00:15:55vous avez le fait qu'ils contrôlent
00:15:57les deux tiers de l'économie du pays,
00:15:58fait que peut-être que vous voulez considérer
00:16:00que les employés de ces entreprises
00:16:02sont des gardiens,
00:16:03ce qui ne serait pas complètement faux.
00:16:04Alors, on marque une pause.
00:16:06On revient avec Charlotte Dornelas,
00:16:08Gabriel Cluzel, Marc Menon.
00:16:11On marque une pause
00:16:11et puis avec votre connexionnaire qui dirige l'Iran.
00:16:14A tout de suite.
00:16:18Retour sur le plateau de Face à l'Info.
00:16:20Dans un instant, un témoignage choc,
00:16:22mais d'abord, en adoptant à son tour hier
00:16:24le projet de loi simplification,
00:16:26le Sénat a enterré la suppression des ZFE.
00:16:30Gabriel Cluzel,
00:16:31l'Assemblée nationale l'avait déjà votée.
00:16:34Pourquoi certains qualifient cette date du 14 avril
00:16:37comme étant historique ?
00:16:39Oui, il faut se rendre compte que les ZFE,
00:16:41c'est plus qu'une mesure,
00:16:43c'est tout un symbole.
00:16:45C'est un acronyme qui signifie
00:16:47zone à faible émission pour les uns
00:16:49et zone à forte exclusion pour les autres.
00:16:51L'enjeu est là.
00:16:53Alors, en réalité,
00:16:54c'est toute une histoire,
00:16:55mais elles avaient déjà été supprimées
00:16:57il y a plusieurs mois.
00:16:58Et à l'initiative du Premier ministre,
00:17:00Sébastien Lecornu,
00:17:01un abonnement avait été réintroduit
00:17:03dans le texte,
00:17:04vous savez,
00:17:04ça fait partie d'un texte de loi
00:17:06qu'on étudie,
00:17:08voilà,
00:17:08dans le texte simplification
00:17:09pour permettre aux communes
00:17:11qui auraient souhaité maintenir ces ZFE,
00:17:14donc de les garder.
00:17:15Et c'est donc cet amendement
00:17:16qui a été rejeté.
00:17:18C'est les ZFE chassés par la porte
00:17:19qui revenaient par la fenêtre,
00:17:21mais elles ont été chassées par la fenêtre aussi.
00:17:23Alors,
00:17:23la droite a été massivement mobilisée
00:17:26afin d'obtenir ce rejet
00:17:27et cela a payé.
00:17:28Alors,
00:17:28on peut dire qu'il y a une forte mobilisation
00:17:30RN,
00:17:31UDR
00:17:32et une majorité de LR.
00:17:34D'ailleurs,
00:17:35le député RN du Gard
00:17:36avait fait savoir,
00:17:37c'est Pierre Brun,
00:17:38il avait fait savoir
00:17:39qu'en cas d'adoption de cet abonnement,
00:17:41il ne voterait pas du tout
00:17:42la loi simplification.
00:17:44Donc,
00:17:44ça la remettait en cause
00:17:45et ça a fait basculer,
00:17:47semble-t-il,
00:17:47enfin,
00:17:47c'est ce qu'on m'a dit,
00:17:49des députés LR
00:17:50hésitants,
00:17:51mais qui tenaient à cette loi.
00:17:52Alors,
00:17:53Alexandre Jardin
00:17:54explique,
00:17:54lui,
00:17:55qu'il y a eu une tentative
00:17:56du gouvernement
00:17:57de retourner un certain nombre
00:17:58de parlementaires LR
00:18:00afin qu'ils votent l'abonnement,
00:18:02qu'ils n'aillent pas
00:18:03contre ces ZFE.
00:18:04Mais Anne Lorblain,
00:18:05députée LR de Maine-et-Loire,
00:18:07a rédigé avec lui une tribune
00:18:08et elle a battu le rappel.
00:18:09Il y a une centaine
00:18:09de parlementaires républicains
00:18:11qui ont accepté
00:18:11de la co-signer,
00:18:12donc ça a mobilisé.
00:18:14La tribune en question
00:18:15est parue dans le Figaro
00:18:17le matin du 14 avril,
00:18:19donc juste avant
00:18:20le vote à l'Assemblée.
00:18:21Et dans cette tribune,
00:18:22ça m'a vraiment frappée
00:18:23et dénoncé,
00:18:24je cite,
00:18:25le déclassement
00:18:26d'une partie de la population
00:18:28à une injustice sociale.
00:18:29Alors,
00:18:29vous voyez,
00:18:30c'est une vraie révolution
00:18:31copernicienne
00:18:31parce qu'aujourd'hui,
00:18:33c'est la droite
00:18:33qui défend la justice sociale
00:18:35et la gauche
00:18:36à travers une écologie punitive
00:18:38qui tape sur la tête
00:18:40des pauvres.
00:18:41Alors,
00:18:41pour être précis et honnête,
00:18:43il y a eu quelques voix
00:18:44de gauche quand même,
00:18:4516 LFI,
00:18:46Front Populaire
00:18:47et 17 écologiques
00:18:48qui sont rajoutées
00:18:49à celles de la droite.
00:18:50Et puis,
00:18:50il y a aussi,
00:18:51plus étonnant,
00:18:52de nombreux députés
00:18:53du Bloc central
00:18:54qui ont aussi rejeté
00:18:55le texte gouvernemental
00:18:56ou se sont abstenus.
00:18:56Donc,
00:18:56il y a eu une forme
00:18:57de dispersion.
00:18:59Alors,
00:19:00pourtant,
00:19:01certains disent
00:19:01que la bataille
00:19:02n'est pas encore gagnée.
00:19:03Loin s'en faut.
00:19:04Pourquoi ?
00:19:05Alors,
00:19:06déjà,
00:19:06on peut préciser
00:19:06que cette suppression
00:19:08des ZDFE
00:19:09bénéficie
00:19:09d'un soutien
00:19:11massif,
00:19:11populaire.
00:19:12Un sondage
00:19:13Odoxal-Figaro
00:19:14de juin 2025
00:19:16montrait que 64%
00:19:17des Français interrogés
00:19:18approuvaient la suppression
00:19:19des ZDFE.
00:19:2170% d'entre eux
00:19:22trouvaient ce système
00:19:23injuste pour les foyers
00:19:25les moins aisés,
00:19:25incités à remplacer
00:19:27leurs voitures
00:19:27trop anciennes.
00:19:29Mais,
00:19:29certains,
00:19:30comment dire,
00:19:31certaines personnalités
00:19:32politiques
00:19:32du Macron-Land,
00:19:35certains macronistes,
00:19:36un peu d'un ton
00:19:37un peu pincé,
00:19:38visiblement,
00:19:39la séquence
00:19:39ne leur a pas trop plu,
00:19:40comme Agnès Pannier-Runacé,
00:19:42où ce matin,
00:19:43sur CNews Europe,
00:19:44Guillaume Casbarian,
00:19:45redisent à ceux
00:19:46qui s'opposent
00:19:46à la ZDFE,
00:19:47ne vous réjouissez pas
00:19:48trop vite,
00:19:49le Conseil constitutionnel
00:19:51va censurer
00:19:52cette suppression
00:19:53des ZDFE.
00:19:54Alors,
00:19:55pourquoi ?
00:19:55J'ai essayé de comprendre.
00:19:57Parce que cette suppression
00:19:58fait partie
00:19:59d'un projet de loi,
00:20:00je vous l'ai dit,
00:20:00qui s'appelle
00:20:00simplification de la vie économique,
00:20:02et elle est ce qu'on appelle
00:20:03un cavalier législatif.
00:20:05Donc,
00:20:05le Conseil constitutionnel
00:20:07pourrait la juger
00:20:08hors sujet.
00:20:09Parce que vous savez
00:20:09qu'en France,
00:20:10nous ne sommes plus
00:20:10en démocratie,
00:20:11mais en sageocratie
00:20:13ou en sage octature,
00:20:14selon le point de vue
00:20:15avec lequel on regarde ça,
00:20:16ce sont les sages
00:20:17qui décident,
00:20:18peu importe en somme
00:20:19qu'une large majorité
00:20:20de Français
00:20:21soient contre
00:20:22si Richard Ferrand
00:20:23est pour.
00:20:24Et pour parler
00:20:25des cavaliers législatifs,
00:20:27pour donner un exemple,
00:20:28la loi immigration
00:20:29en 2024,
00:20:31il y a eu
00:20:3132 à 35 articles
00:20:33qui ont été censurés,
00:20:34et la plupart d'entre eux
00:20:35parce qu'on disait
00:20:36qu'ils étaient
00:20:36des cavaliers législatifs,
00:20:38pourtant sans lien
00:20:38avec le texte initial,
00:20:39moi je trouvais
00:20:39que ça avait un lien,
00:20:40par exemple la restriction
00:20:42du regroupement familial,
00:20:43la réforme du droit du sol,
00:20:45etc.
00:20:46Mais bon,
00:20:46je ne suis pas sage,
00:20:47donc c'est peut-être pour ça.
00:20:49Et Alexandre Jardin,
00:20:51lui aussi,
00:20:51se méfie,
00:20:52il n'écarte pas
00:20:52cette possibilité
00:20:54de censure,
00:20:54mais il est remonté
00:20:56comme un coucou,
00:20:57donc il a dit
00:20:57dans un entretien
00:20:58à Boulevard Voltaire,
00:20:59s'il leur passait
00:20:59par la tête
00:21:00d'utiliser
00:21:01le Conseil constitutionnel
00:21:02dont trois membres
00:21:03anciens parlementaires
00:21:04ont été directement
00:21:05impliqués
00:21:06dans le vote
00:21:07des ZFE
00:21:07et sont donc jugés partis,
00:21:09ils devraient être
00:21:10tous bien conscients
00:21:11qu'ils affronteraient
00:21:12la nation
00:21:13qui se mobilisera
00:21:14avec un outil référendaire.
00:21:16Il a dit
00:21:16qu'ils préparaient
00:21:17une initiative inédite,
00:21:19je n'en sais pas plus.
00:21:20Alors pourquoi
00:21:21cette mesure
00:21:22pourrait-elle être
00:21:23au centre
00:21:24de la prochaine présidentielle
00:21:26et en être
00:21:27même le symbole ?
00:21:28Eh bien écoutez,
00:21:29parce qu'on nous présente
00:21:29Édouard Philippe,
00:21:30vous êtes d'accord,
00:21:31comme le candidat
00:21:32qui pourrait être
00:21:32au deuxième tour
00:21:34face au RN,
00:21:35le candidat du RN
00:21:36n'étant pour le moment
00:21:36pas déterminé.
00:21:38Or,
00:21:38Édouard Philippe,
00:21:39c'est un peu
00:21:39M. ZFE en France.
00:21:40En réalité,
00:21:41c'est une dynamique européenne,
00:21:42ce n'est pas lui
00:21:42qui a inventé
00:21:43les ZFE,
00:21:44mais les ZFE
00:21:45ont été introduites
00:21:47en droit français
00:21:47via la loi
00:21:48d'orientation
00:21:49des mobilités
00:21:50et ça,
00:21:50c'est son fait.
00:21:51Alors même si après,
00:21:52elles ont été
00:21:53renforcées
00:21:53après son départ
00:21:54avec la loi
00:21:55climat et résilience,
00:21:56eh bien,
00:21:57c'est quand même
00:21:58M. ZFE.
00:21:59D'ailleurs,
00:22:00je ne sais pas
00:22:00si on l'a,
00:22:01j'avais envoyé
00:22:02une petite vidéo
00:22:03qui date de 2020
00:22:04qui tourne pas mal,
00:22:06prise lors d'un
00:22:06séminaire gouvernemental
00:22:08qui montre
00:22:08Édouard Philippe,
00:22:09je ne sais pas
00:22:09si on l'a,
00:22:10qui se...
00:22:10On l'a,
00:22:11les épis
00:22:12pour passer
00:22:12deux heures
00:22:13à retrouver
00:22:13cette vidéo,
00:22:15mais on l'a retrouvée,
00:22:16on écoute.
00:22:17En avril,
00:22:19le décret d'application
00:22:20de la loi
00:22:20d'orientation
00:22:21sur les mobilités
00:22:22sera adopté
00:22:23permettant
00:22:24la mise en place
00:22:25dans les mois suivants
00:22:25des zones
00:22:26à faible émission
00:22:28pour répondre
00:22:29aux urgences urbaines
00:22:30de pollution atmosphérique.
00:22:31Là aussi,
00:22:32c'est un élément
00:22:33de la solution
00:22:34que pourront mettre
00:22:35en œuvre
00:22:35les métropoles
00:22:36et les ensembles
00:22:38urbains importants,
00:22:39les grandes villes,
00:22:40de façon à apporter
00:22:41des réponses
00:22:42à la pollution de l'air
00:22:43et nous savons
00:22:43combien ce sujet
00:22:44est extrêmement sensible.
00:22:46Voilà,
00:22:47alors il faut savoir
00:22:47que lors de la même intervention,
00:22:49ils se réjouissaient
00:22:50de la fermeture
00:22:50de Fessenheim.
00:22:51Vous voyez,
00:22:51donc c'est un peu
00:22:52le...
00:22:53C'est un prix de gros,
00:22:55voilà.
00:22:56Donc c'est intéressant
00:22:57de voir ceci,
00:22:59sachant que l'ERN,
00:23:00inversement,
00:23:00a tiré vraiment devant
00:23:02pour cette suppression
00:23:03des ZFE.
00:23:03Donc c'est une pomme
00:23:04de discorde
00:23:05qui pourrait animer
00:23:06la présidentielle.
00:23:08Et c'est vrai
00:23:08que cette lutte
00:23:08contre les ZFE,
00:23:09c'est un peu
00:23:10toute l'allégorie
00:23:11de la France périphérique.
00:23:12C'est les classes moyennes
00:23:13qui sont repoussées
00:23:14par un mouvement centrifuge
00:23:15vers l'extérieur
00:23:17des métropoles.
00:23:17Trop pauvre pour être riche,
00:23:18trop riche pour être pauvre,
00:23:19avec une côte immobilière
00:23:21prohibitive
00:23:22qui est en fait
00:23:22un barbelé virtuel.
00:23:23Vous voyez,
00:23:24ça les maintient à l'écart,
00:23:26ça les exclut.
00:23:26Et elles n'obtiennent pas
00:23:28non plus de logements sociaux
00:23:29dans ces grandes métropoles
00:23:30puisque la préférence nationale
00:23:31étant interdite,
00:23:32les logements sociaux
00:23:33sont mécaniquement réservés
00:23:35aux personnes
00:23:36les plus pauvres,
00:23:37celles qui ont les poches
00:23:37les plus vides.
00:23:38Parmi eux,
00:23:39les populations immigrées
00:23:40occupent évidemment
00:23:41une grande place,
00:23:42ce qui arrange bien
00:23:43nos CSP+,
00:23:44et de gauche,
00:23:45car ces populations
00:23:46les servent deux fois.
00:23:48Non seulement ils servent
00:23:49de supplétifs électoraux,
00:23:50mais ensuite,
00:23:50ils servent de domestiques.
00:23:52rappelons-le,
00:23:53les logements sociaux
00:23:54dans Paris
00:23:55tiennent aujourd'hui
00:23:55lieu des chambres de bonne
00:23:57de jadis.
00:23:58Les nounous et livreurs
00:23:59traversent la rue
00:24:00pour aller à leur poste
00:24:01comme autrefois
00:24:01on empruntait
00:24:02l'escalier de service.
00:24:04Et donc cette France,
00:24:05des classes moyennes
00:24:07quand ils veulent venir
00:24:07en voiture,
00:24:08puisqu'ils sont trop loin
00:24:09pour avoir accès
00:24:10aux transports en commun,
00:24:11on leur dit
00:24:12stricto sensu
00:24:13tu me pompes l'air,
00:24:14casse-toi,
00:24:15tu prends mon oxygène,
00:24:16c'est l'idée,
00:24:17j'ai besoin de respirer.
00:24:18C'est vraiment
00:24:19toute la définition
00:24:20des ZFE.
00:24:22Il y a donc
00:24:23en fait
00:24:23beaucoup de déclinaisons
00:24:25dans plein de registres
00:24:26de ces zones
00:24:26à forte exclusion.
00:24:27Vous voyez,
00:24:28c'est des gens
00:24:29qui par essence
00:24:30se disent
00:24:31ouverts et sans frontières,
00:24:33montent des murs,
00:24:34font des citadelles
00:24:34autour d'eux
00:24:35pour se prémunir
00:24:37d'un danger
00:24:38qu'ils ont théorisé.
00:24:39Et certains
00:24:40comparent
00:24:41les vignettes critères
00:24:42au pass sanitaire,
00:24:43mais on peut aussi
00:24:44le comparer
00:24:45au cordon sanitaire
00:24:46d'imbarrage républicain
00:24:47face à des idées
00:24:49polluantes.
00:24:49Donc on voit
00:24:50que selon les circonstances,
00:24:51une zone de forte exclusion
00:24:52peut être géographique,
00:24:53écologique,
00:24:55politique,
00:24:55idéologique,
00:24:56hygiénique.
00:24:57Mais les promoteurs
00:24:57sont toujours
00:24:59le camp progressiste
00:25:00qui a fait pourtant
00:25:01de la lutte
00:25:01contre la frontière
00:25:02son mantra.
00:25:04Alors c'est quand même
00:25:05assez fort de café.
00:25:06Cette frontière
00:25:07qu'ils ont détruite
00:25:08dans le pays,
00:25:08ils l'ont recoupée
00:25:09en rondelles
00:25:10et ils la reconstruisent
00:25:11autour de grandes citadelles
00:25:14pour exclure
00:25:15ces fameux gueux
00:25:16que théorisés,
00:25:18célébrés,
00:25:20décrits par Alexandre Jardin.
00:25:21Merci Gabriel Cluzel,
00:25:24merci beaucoup.
00:25:24Marc Menand,
00:25:25en 2025,
00:25:27la CAF a versé à tort
00:25:291,2 milliard d'euros
00:25:32aux allocataires,
00:25:34dont 508,8 millions d'euros
00:25:37de fraude détectées
00:25:39en hausse de 13%.
00:25:41Voilà qui choquent.
00:25:43Alors déjà,
00:25:44je n'aime pas trop
00:25:45me mettre dans les chiffres,
00:25:47même si à une époque
00:25:48de ma vie,
00:25:49j'ai enseigné les mathématiques,
00:25:50mais les mathématiques,
00:25:51ce n'est pas l'arithmétique.
00:25:52Il n'en reste pas moins
00:25:53qu'il nous faut avoir
00:25:54un petit éclairage.
00:25:56Alors,
00:25:57508 millions
00:25:58plus 13%
00:25:59d'un côté,
00:26:01on se dit
00:26:01mais alors les scroqueries
00:26:02ne cessent de grandir.
00:26:03Non,
00:26:04ce n'est pas tout à fait ça.
00:26:05C'est une amélioration
00:26:07dans la détection.
00:26:09Alors,
00:26:10ça ne veut pas dire
00:26:11si ça se trouve
00:26:11l'augmentation des tricheurs
00:26:13est encore plus grande.
00:26:14Mais en revanche,
00:26:15on a réussi
00:26:16grâce à une amélioration
00:26:19à faire en sorte
00:26:20qu'il y ait
00:26:21ce petit arrangement
00:26:23et cette distinction.
00:26:24Alors,
00:26:24au départ,
00:26:27le budget distribué,
00:26:29il est de 100 milliards
00:26:30d'euros d'aide.
00:26:33Là-dessus,
00:26:34c'est 13 500 000 personnes
00:26:37qui sont les bénéficiaires.
00:26:39Vous arrivez à me suivre
00:26:40pour le moment ?
00:26:41Parfait.
00:26:41Très bien.
00:26:43Les contrôles.
00:26:44Les contrôles,
00:26:45c'est 29 200 000.
00:26:48Vous allez dire,
00:26:49mais il y a 13 millions
00:26:50de bénéfices.
00:26:50Ben oui,
00:26:51mais ils ne remplissent pas
00:26:52une seule fiche.
00:26:53Donc,
00:26:53il y a du cumul.
00:26:55Alors,
00:26:55on contrôle
00:26:5829 200 000 fiches.
00:27:00Là-dessus,
00:27:01il y en a
00:27:0227 700 000
00:27:05automatiques.
00:27:06ça ne veut pas dire
00:27:07que les gars,
00:27:07ils ont la main
00:27:07dans le cambouis.
00:27:08Ça se fait tout seul.
00:27:10Et en autom...
00:27:12En main dans le cambouis,
00:27:13si je reprends mon expression,
00:27:15c'est 83 000
00:27:18cas traités
00:27:20par 700 contrôleurs.
00:27:21Vous voyez,
00:27:22déjà,
00:27:23ça monte,
00:27:23il y a une machine gigantesque.
00:27:25On est au-delà du mammouth
00:27:28décrié par
00:27:29l'ancien ministre socialiste
00:27:31il y a quelques années
00:27:32de cela.
00:27:33Il y a quelque chose
00:27:34qui est une nasse,
00:27:36qui est une masse
00:27:37dans laquelle
00:27:37on est englué
00:27:38et où de temps en temps,
00:27:40on se félicite presque
00:27:42d'avoir
00:27:42des améliorations.
00:27:44Alors,
00:27:44ces améliorations,
00:27:46elles sont liées
00:27:47à des déclarations
00:27:48à la source
00:27:49du RSA
00:27:50et des primes
00:27:52d'activité.
00:27:53Là,
00:27:53c'est l'employeur
00:27:54qui dit ceci,
00:27:54cela.
00:27:55Mais,
00:27:56il y a des faux employeurs
00:27:58aussi.
00:27:58Donc,
00:27:58vous voyez,
00:27:59il faudrait vérifier
00:27:59si,
00:28:00dans ce que l'on considère
00:28:02comme réglé,
00:28:02c'est véritablement réglé.
00:28:04Et puis,
00:28:05après,
00:28:05il y a les algorithmes.
00:28:06Alors,
00:28:07les algorithmes,
00:28:07eux,
00:28:08ils sont programmés
00:28:09pour repérer
00:28:10les allocataires
00:28:11qui ont déjà été dénoncés
00:28:15par des associations
00:28:16pour des fraudes initiales.
00:28:19Alors,
00:28:19dans tout ça,
00:28:19à la fin,
00:28:20il y a les chiffres
00:28:21que vous avez donnés.
00:28:21Je ne vais pas les reprendre
00:28:23parce que ça deviendrait
00:28:24un peu abscond.
00:28:25Bien sûr.
00:28:25Mais,
00:28:26ça montre quand même
00:28:27qu'on est là
00:28:28dans un système
00:28:29qui n'arrive pas
00:28:31à trouver
00:28:32une amélioration.
00:28:33Notons que vous avez
00:28:363230 points
00:28:37d'accueil
00:28:37pour ces caisses.
00:28:39Et vous avez
00:28:40101 caisses
00:28:41sur tout le territoire
00:28:42qui sont réparties.
00:28:44Vous voyez
00:28:44le nombre
00:28:45de personnes
00:28:46qui sont là
00:28:47au quotidien
00:28:47engluées.
00:28:48Une petite anecdote
00:28:49personnelle
00:28:50pour une autre administration.
00:28:51Je n'avais pas payé
00:28:52les parkings.
00:28:54Alors,
00:28:55on m'a prélevé.
00:28:57C'est quand même intéressant.
00:28:59On m'a fait
00:28:59un prélèvement
00:29:00sur salaire
00:29:01pour rembourser
00:29:02ce que je n'avais pas payé.
00:29:04Mais dans le même temps,
00:29:05j'ai un avis de huissier
00:29:07pour me servir
00:29:07la même somme,
00:29:08ce qui prouve
00:29:09qu'ils ne se sont pas connectés.
00:29:10Alors,
00:29:10j'ai appelé le huissier
00:29:11qui m'a dit
00:29:12mais monsieur Menand,
00:29:13il faut que vous les préveniez
00:29:14que moi j'ai reçu ça.
00:29:15Mais oui,
00:29:16c'est extraordinaire.
00:29:18Donc là,
00:29:18vous tombez
00:29:19dans les mêmes incohérences.
00:29:21Et puis après,
00:29:22vous avez les fraudes
00:29:24à la caisse maladie.
00:29:25Alors là,
00:29:26c'est véritablement
00:29:28institutionnalisé.
00:29:29Vous avez des professionnels
00:29:30de santé,
00:29:31des médecins
00:29:31qui font des fausses ordonnances.
00:29:33Ils sont payés
00:29:34en cash
00:29:35et à partir de là,
00:29:36ensuite,
00:29:37ce cash,
00:29:38comment le recycler,
00:29:39on est pratiquement
00:29:40comme dans les narcotrafiques.
00:29:41Vous avez des gens
00:29:42qui sont perdus
00:29:43à travers le monde
00:29:44qu'on n'arrive pas
00:29:45à repérer
00:29:46et qui permettent
00:29:47le blanchiment
00:29:48de toutes
00:29:49ces fausses déclarations.
00:29:51Ce sont de véritables
00:29:53gangs
00:29:53qui aujourd'hui
00:29:54sont en train
00:29:55de miner
00:29:56notre société
00:29:58avec la complicité
00:29:59de gens
00:30:00que l'on pourrait
00:30:00quand même croire.
00:30:01Ils ont suivi
00:30:02de grandes études
00:30:03qu'ils aient
00:30:04un minimum
00:30:05d'honnêteté.
00:30:06Eh bien non,
00:30:06apparemment,
00:30:07le sens moral
00:30:08dans notre société
00:30:09n'existe plus.
00:30:11C'est acquis.
00:30:12Prendra au maximum
00:30:13ici ou là.
00:30:14Je ne veux pas savoir
00:30:14d'où ça vient.
00:30:15Ce qui compte,
00:30:16c'est qu'à la fin du mois,
00:30:17ça aille un peu mieux.
00:30:18Et le blanchiment,
00:30:19il se fait grâce à qui ?
00:30:21C'est intéressant.
00:30:22Parce que ces gens
00:30:23en général planqués
00:30:25que l'on n'arrive pas
00:30:26à retrouver,
00:30:27ils séjournent
00:30:28à Dubaï
00:30:29et dans les pays
00:30:29du Golfe.
00:30:30Parce que là-bas,
00:30:31personne ne fait
00:30:33attention à eux
00:30:33et par conséquent,
00:30:35ils sont en protection.
00:30:36Vous voyez comment
00:30:38notre société
00:30:39aujourd'hui
00:30:40se laisse
00:30:41en quelque sorte
00:30:42posséder
00:30:43par ces systèmes
00:30:44d'escroquerie
00:30:45et on peut se réjouir
00:30:47d'avoir une petite
00:30:48amélioration.
00:30:49Je crois qu'on est loin
00:30:50d'en être sorti.
00:30:52Écoutons la sénatrice
00:30:53Nathalie Goulet
00:30:54qui a été invitée
00:30:56ce matin
00:30:56sur Europe 1
00:30:58du groupe Centris
00:30:59qui est une spécialiste
00:31:00de la fraude sociale.
00:31:03Quand on cherche,
00:31:04on trouve.
00:31:05Donc évidemment,
00:31:06comme on commence
00:31:07à mieux chercher,
00:31:07on trouve.
00:31:08Mais,
00:31:08comment vous la répétez
00:31:09dix fois ?
00:31:10Ce n'est pas une faute
00:31:11de fauvre.
00:31:12Ce n'est pas une fraude
00:31:12de pauvre.
00:31:13C'est une fraude
00:31:13en réseau organisé.
00:31:14Une cave de la région
00:31:15parisienne de l'Essonne,
00:31:17400 000 euros
00:31:18pour 100 fausses identités.
00:31:20Et quand on dit
00:31:21au gouvernement
00:31:22qu'il faut vérifier
00:31:22la base des bénéficiaires,
00:31:24ils ne le font pas.
00:31:25Donc,
00:31:25si vous voulez,
00:31:26il y a une amélioration.
00:31:28Il y a un texte
00:31:28qui va être voté
00:31:30définitivement
00:31:30le 28 avril
00:31:31sur l'amélioration
00:31:32des outils
00:31:33de lutte contre la fraude.
00:31:35Mais cette fraude
00:31:35est massive
00:31:36et c'est une fraude
00:31:37en réseau organisé.
00:31:39Eh oui,
00:31:39fraude massive
00:31:40en réseau organisé.
00:31:41Nous allons,
00:31:42avant la chronique
00:31:43de Charlotte Dornela,
00:31:44c'est l'autre chronique
00:31:45de Michel Fayad,
00:31:47accueillir à nos invités
00:31:49Narcisse
00:31:50et Johan Power.
00:31:52Johan Power,
00:31:53installez-vous.
00:31:54Narcisse a témoigné.
00:31:56On m'a montré
00:31:56un extrait
00:31:57au début d'émission.
00:31:58Il a été victime
00:32:00d'agression.
00:32:01Merci,
00:32:02installez-vous.
00:32:03Et Johan Power,
00:32:04vous êtes fondateur
00:32:05du collectif Eros.
00:32:06Narcisse,
00:32:07comment ça va ?
00:32:08Ça va bien.
00:32:09Quand je vous vois,
00:32:10je suis content.
00:32:11On est content
00:32:12de vous avoir.
00:32:13Prenez le temps.
00:32:13C'est pour une fois
00:32:13qu'il y a une journaliste
00:32:15douce
00:32:16et des chats
00:32:16qui ne beuglent pas,
00:32:18ça fait plaisir.
00:32:19C'est gentil.
00:32:19On est là pour vous entendre.
00:32:21D'accord ?
00:32:21C'est gentil.
00:32:22D'abord,
00:32:23avant de parler
00:32:23un petit peu
00:32:24de ce qui s'est passé
00:32:25pour vous,
00:32:25je sais que c'est difficile
00:32:26pour vous de témoigner.
00:32:28Johan Power,
00:32:29vous êtes du collectif Eros.
00:32:30C'est vous qui nous avez
00:32:31mis en contact avec lui
00:32:33et votre vidéo
00:32:34sur les réseaux sociaux
00:32:35a fait beaucoup parler.
00:32:37Qu'est-ce que le collectif Eros ?
00:32:39Et présentez-nous,
00:32:40ce qui s'est passé
00:32:40avec Narcisse en 2018 ?
00:32:43Eh bien,
00:32:43le collectif Eros,
00:32:44c'est un collectif
00:32:45qui met en lumière
00:32:45justement ce type d'agression
00:32:47qui est masqué
00:32:48par la gauche.
00:32:50Quand Narcisse m'a contacté,
00:32:51bien évidemment,
00:32:52j'ai été très peiné
00:32:53d'apprendre
00:32:54la terrible histoire
00:32:55qu'il a vécue.
00:32:57Les faits sont passés
00:32:58en 2018.
00:32:58Il a vécu l'horreur
00:33:00et donc je l'ai pris
00:33:01en interview
00:33:01pour justement
00:33:02montrer le réel
00:33:04aux gauchistes
00:33:05qui essaient d'occulter
00:33:06justement la réalité.
00:33:07Et c'est pour ça
00:33:08que ça a bien marché
00:33:09parce que les gens
00:33:11ont pris conscience
00:33:11que oui,
00:33:12effectivement,
00:33:12les homosexuels
00:33:13en France
00:33:14sont menacés
00:33:16par une immigration
00:33:17qui vient en masse
00:33:18pour la plupart
00:33:20pour nos libertés individuelles.
00:33:22Nous,
00:33:22on a peur
00:33:23en tant qu'homosexuels
00:33:24par exemple
00:33:24de sortir dans la rue
00:33:25dans certains endroits
00:33:26et c'est pour ça
00:33:27que c'était intéressant
00:33:28de recevoir un Narcisse
00:33:28pour avoir son point de vue.
00:33:30Alors,
00:33:30Johan,
00:33:30pourquoi vous dites
00:33:31tout de suite
00:33:31gauchistes ?
00:33:32Pourquoi est-ce que
00:33:32vous les identifiez
00:33:33comme ça ?
00:33:34On a un gauchiste
00:33:35là-dessus ?
00:33:36Oui,
00:33:36mais gauchistes
00:33:38parce qu'eux,
00:33:39ils font du tri
00:33:39dans les agressions homophobes.
00:33:41C'est-à-dire que
00:33:41quand ce n'est pas
00:33:42le bon profil,
00:33:43si ce n'est pas
00:33:44un blanc catholique,
00:33:45là,
00:33:46ça ne va pas.
00:33:46Là,
00:33:46en l'occurrence,
00:33:47après Narcisse va développer,
00:33:48mais c'est que
00:33:49c'est des Algériens
00:33:51sous OQTF.
00:33:52Donc,
00:33:53forcément,
00:33:53là,
00:33:54c'est un discours
00:33:54qui est assez...
00:33:55Comment dire ?
00:33:56Ils ne veulent pas jouer
00:33:57le jeu de l'extrême droite,
00:33:58donc on préfère se taire
00:33:59vers la politique
00:34:00de l'autruche.
00:34:00Et ce qui a beaucoup
00:34:02interpellé,
00:34:02c'est qu'il y a
00:34:04une association
00:34:05qui vit en aide
00:34:06aux homosexuels,
00:34:07je vous donne la parole,
00:34:07mon cher Narcisse,
00:34:09mais qui a fait marche arrière,
00:34:11qui a reculé
00:34:11lorsqu'elle a vu
00:34:12le profil des ingresseurs,
00:34:14c'est-à-dire
00:34:14un Albanais
00:34:15sous OQTF,
00:34:16un Algérien
00:34:17sous OQTF
00:34:18et un autre Algérien.
00:34:19En fait,
00:34:20les SOS homophobies
00:34:21ne défont plus
00:34:21les homosexuels.
00:34:23Ils font maintenant,
00:34:24c'est une organisation politique,
00:34:26ils militent
00:34:26pour l'intersectionnalité.
00:34:28C'est ça,
00:34:28aujourd'hui,
00:34:29en fait,
00:34:29le problème.
00:34:29On leur donne la parole
00:34:31si jamais ils veulent venir
00:34:32témoigner sur le plateau,
00:34:33on les invite volontiers
00:34:34pour avoir...
00:34:35Non, mais c'est vrai,
00:34:35vous vous en voyez,
00:34:36mon cher Narcisse.
00:34:37On aimerait bien
00:34:38les écouter aussi.
00:34:39Que s'est-il passé ?
00:34:40Les journalistes de gauche,
00:34:41les médias de gauche
00:34:42ne se précipitent pas
00:34:43pour me faire témoigner.
00:34:46Ça ne veut pas dire
00:34:46qu'on est un média de droite,
00:34:47mais en tout cas,
00:34:48on écoute tout le monde.
00:34:50Non, mais ce qui est important
00:34:52pour nous,
00:34:53c'est de savoir
00:34:53que ça s'est passé en 2018.
00:34:55Ils ont été condamnés
00:34:56en 2023.
00:34:58On est en 2026
00:35:00et vous êtes en pleine souffrance.
00:35:02Oui,
00:35:02je pense que ce sera
00:35:03jusqu'à la fin de mes jours,
00:35:04malheureusement.
00:35:05Parce que c'est là
00:35:06tous les jours,
00:35:06toutes les nuits.
00:35:08Il y a des séquelles.
00:35:09Alors, physique,
00:35:10j'en ai plus maintenant,
00:35:11mais des séquelles psychologiques
00:35:12quand même éprouvantes,
00:35:15parfois même handicapantes.
00:35:16Que s'est-il passé,
00:35:18ce jour,
00:35:18dans la narcisse ?
00:35:20Je venais de rompre
00:35:21avec mon ami.
00:35:22On avait une conversation
00:35:24épouvantable,
00:35:24c'était sur les quais de Saône,
00:35:26donc à Lyon.
00:35:27Et j'ai perdu connaissance
00:35:29tellement la conversation
00:35:29a été violente.
00:35:32Et tout un groupe
00:35:34de jeunes
00:35:35s'est excité
00:35:37pour me porter secours.
00:35:40Et dans ce groupe-là,
00:35:41il y avait trois jeunes
00:35:42qui se sont infiltrés,
00:35:44qui se connaissaient
00:35:45et qui ont mis au point
00:35:47tout un piège
00:35:48pour en fait
00:35:48me raccompagner chez moi,
00:35:50s'arranger pour grimper
00:35:53chez moi
00:35:53et puis me violer
00:35:54et me tabasser.
00:35:56Sous prétexte
00:35:57de vous porter secours,
00:35:58ils vous ont suivi
00:35:59et vous ont agressé.
00:36:01Voilà.
00:36:04Que s'est-il passé ensuite ?
00:36:07Alors, au moment du viol,
00:36:08il y a eu un coup de tonnerre
00:36:09très très fort.
00:36:11Il y a un des agresseurs
00:36:13qui s'est levé,
00:36:14tout excité,
00:36:15qui a dit
00:36:15« Les gars, arrêtez,
00:36:17c'est Allah
00:36:17qui nous prévient
00:36:18qu'on fait n'importe quoi. »
00:36:20Donc là,
00:36:20ça a basculé
00:36:21dans un bain de violence
00:36:24inouï.
00:36:25Donc roué de couille,
00:36:26il y en a un
00:36:26qui m'a jeté par terre
00:36:27qui m'avait tranglé
00:36:28avec son bras
00:36:29et un autre
00:36:30qui prenait tout son élan
00:36:32pour venir me shooter
00:36:33dans le visage
00:36:34avec un sourire aux lèvres.
00:36:35Ça, ça m'avait marqué.
00:36:37Et l'autre
00:36:38qui allait chercher
00:36:38un grand couteau
00:36:39dans la cuisine
00:36:40pour me menacer,
00:36:43me demander
00:36:43mon code de carte bleue.
00:36:45mon argent,
00:36:46mon téléphone,
00:36:47tout ça.
00:36:48Et c'est ma voisine
00:36:49qui a entendu des hurlements
00:36:51et qui s'est manifestée.
00:36:53Donc ça les a fait fuir
00:36:54et moi,
00:36:55à ce moment-là,
00:36:56je suis à nouveau
00:36:56tombée dans les pommes
00:36:58suite au coup.
00:36:59la justice
00:37:02vous a rendu justice.
00:37:04C'était en mai 2023.
00:37:06Jugement de l'accord d'appel de Lyon,
00:37:08jugement définitif,
00:37:095 ans,
00:37:106 ans,
00:37:113 ans,
00:37:11donc 5 ans avec science,
00:37:136 ans ferme,
00:37:143 ans.
00:37:15vous vous êtes sentie soulagée
00:37:19après ?
00:37:21Franchement,
00:37:21non,
00:37:21je ne crois pas,
00:37:22non.
00:37:24Oui,
00:37:24j'aimerais bien dire que si,
00:37:25mais non,
00:37:25pas spécial.
00:37:26Après,
00:37:26je sais que j'ai de la chance
00:37:29déjà qu'ils aient été retrouvés
00:37:31et qu'ils aient été condamnés.
00:37:35mais honnêtement,
00:37:35non,
00:37:36ça n'a pas changé grand-chose
00:37:38dans mon quotidien.
00:37:40Et que s'est-il passé
00:37:41avec l'association
00:37:42qui a reculé
00:37:44lorsqu'elle a vu
00:37:45les profils
00:37:46de ceux qui vous ont agressé ?
00:37:47Comment ça s'est passé ?
00:37:48Moi,
00:37:48je ne connaissais absolument pas
00:37:50le milieu LGBT
00:37:51parce que
00:37:52ce n'est pas du tout mon...
00:37:55Vous n'êtes pas un militant ?
00:37:56Oh là là,
00:37:56non,
00:37:56pas du tout,
00:37:57du tout,
00:37:57du tout.
00:37:58Et c'est mon avocat
00:37:58qui m'a proposé
00:37:59de faire appel
00:38:00à une association,
00:38:02une des plus importantes.
00:38:04Et l'association
00:38:05qui m'a tout de suite contacté
00:38:06en m'envoyant des courriers,
00:38:07des mails,
00:38:08même appelé pour me dire
00:38:09c'est un scandale absolu,
00:38:10on vous soutient,
00:38:11on prend en charge
00:38:12les frais d'avocat,
00:38:13tout ça.
00:38:14Et un jour,
00:38:15il demande à recevoir
00:38:16le dossier de l'instruction.
00:38:18Ils le reçoivent
00:38:19et là,
00:38:19silence radio,
00:38:20pendant quasiment deux ans.
00:38:22Et au bout d'un moment,
00:38:24comme mon avocate
00:38:24ne s'était pas tellement du genre
00:38:25à se laisser abattre,
00:38:28elle a fini par avoir l'explication
00:38:30on ne peut pas aider votre client
00:38:32parce que votre client
00:38:33ne s'est pas fait agresser
00:38:34par un curé en gros.
00:38:36Il ne s'est pas fait agresser
00:38:37par un curé.
00:38:39On vous l'a dit comme ça ?
00:38:40Alors pas comme ça,
00:38:40mais il disait,
00:38:41écoutez,
00:38:41c'est compliqué
00:38:42parce qu'ils étaient sous OQTF
00:38:43et étrangers,
00:38:44donc avec notre ligne politique,
00:38:46ça va être trop compliqué.
00:38:48Et là,
00:38:49donc on a refusé
00:38:50de vous aider
00:38:50pour ça ?
00:38:52Donc double peine,
00:38:53oui.
00:38:56Donc bon,
00:38:56c'est là où j'ai découvert
00:38:58un petit peu ce que c'était
00:38:58que le milieu LGBT
00:39:00et puis la gauche.
00:39:05Et vous,
00:39:06Yohann Power,
00:39:06donc vous l'avez aidé
00:39:08et il crie beaucoup
00:39:09sur le fait que
00:39:12ce n'est pas assez entendu
00:39:13que les musulmans
00:39:14soient victimes,
00:39:15très souvent victimes
00:39:16d'agressions homophobes.
00:39:18Je n'ai pas compris le...
00:39:19Non,
00:39:19c'est ma question.
00:39:21Le sens de la question,
00:39:22en tout cas.
00:39:22Je suis compliquée.
00:39:25Non,
00:39:26j'ai dit que vous êtes venu
00:39:27en aide à Narcisse
00:39:29lorsque SOS Homophobie
00:39:31a la rejetée
00:39:33et vous voulez crier ensemble,
00:39:35d'après ce que j'ai vu
00:39:35sur la vidéo,
00:39:36le fait que les homosexuels
00:39:38soient de plus en plus
00:39:40agressés en France.
00:39:41Bien sûr,
00:39:42et c'est en constante augmentation.
00:39:44On a plein d'homosexuels
00:39:45comme Gary,
00:39:46plus récemment,
00:39:46qui a été lui aussi
00:39:47séquestré chez lui
00:39:48par des agérins
00:39:50sous le QTF.
00:39:51C'est de plus en plus fréquent.
00:39:53Et nous,
00:39:53bien évidemment,
00:39:54on ne dit pas
00:39:54que c'est tous les musulmans
00:39:55qui sont comme ça.
00:39:56Il y en a qui sont très bien.
00:39:58Les trois ingresseurs
00:39:59étaient musulmans ?
00:40:00Oui,
00:40:01les trois étaient musulmans.
00:40:03Et ça,
00:40:03c'est dans le dossier.
00:40:05Ça a été reconnu
00:40:06comme si on constait
00:40:06un gravant ?
00:40:07Oui,
00:40:07et puis eux-mêmes
00:40:08ont bien insisté là-dessus
00:40:09en disant que...
00:40:10L'homophobie.
00:40:11Voilà,
00:40:12que pour eux,
00:40:12pour un musulman,
00:40:13un homosexuel,
00:40:14c'était la liste homosexuel,
00:40:19juif,
00:40:19chrétien,
00:40:20mécréant.
00:40:21Si on fait la liste,
00:40:22on pourrait avoir
00:40:22un évanouissement.
00:40:23Tout ça,
00:40:24pour eux,
00:40:24c'est l'horreur absolue.
00:40:25Et ils l'ont reconnu
00:40:26pendant le procès.
00:40:26Ils ont assisté là-dessus
00:40:27et c'était tout à fait...
00:40:30Enfin,
00:40:30c'est leur culture,
00:40:31de toute façon.
00:40:32Pas tous,
00:40:33pas tous.
00:40:34Pas tous,
00:40:35et fort heureusement.
00:40:36Mais c'est vrai
00:40:36que beaucoup de personnes,
00:40:38quand on va
00:40:39dans des enclaves communautaires,
00:40:41nous,
00:40:41en tant qu'homosexuel,
00:40:42on a un peu peur
00:40:42quand même d'aller
00:40:43dans des villes
00:40:43comme Saint-Denis,
00:40:44par exemple.
00:40:45Je tiens à rappeler
00:40:45qu'hier,
00:40:46il y a quand même
00:40:46un homme qui a été calciné
00:40:47à Saint-Denis.
00:40:49Il était homosexuel ?
00:40:50Non, il n'était pas homosexuel.
00:40:51Mais bon,
00:40:52c'est aussi pour dire
00:40:53que c'est des zones
00:40:53très dangereuses.
00:40:54En soi,
00:40:54on a quand même
00:40:54assez peur
00:40:55de s'y rendre
00:40:56et ce n'est pas normal
00:40:57en France,
00:40:58qui est censé être
00:41:00un pays libre,
00:41:01de pouvoir éviter
00:41:02des zones...
00:41:03Ce n'est pas normal.
00:41:05Merci beaucoup
00:41:06d'avoir témoigné.
00:41:07Restez avec nous.
00:41:07Ça va, Narcisse ?
00:41:08Oui, ça va, merci.
00:41:09Je sais que vous avez
00:41:10été internée,
00:41:11je sais que vous avez
00:41:11eu des chocs,
00:41:12je sais que des chocs
00:41:14cérébraux
00:41:14pour pouvoir
00:41:16faire face...
00:41:16Des électrochocs.
00:41:17Des électrochocs,
00:41:18pour pouvoir faire face
00:41:18à tout ça.
00:41:19Oui.
00:41:19On est avec vous,
00:41:20courage en tout cas.
00:41:21Merci beaucoup.
00:41:22Restez avec nous.
00:41:23On continue
00:41:24notre émission
00:41:25avec Charlotte Dornelas.
00:41:29Avec ce sujet,
00:41:30puisque plusieurs personnes
00:41:32s'inquiètent,
00:41:32imaginez un seul instant,
00:41:33Narcisse,
00:41:34qu'on libère
00:41:35ceux qui vous ont agressé.
00:41:36Ça fait mal,
00:41:37ça, quand même, non ?
00:41:38Alors, il y en a deux
00:41:39qui sont déjà à l'extérieur.
00:41:40Oui.
00:41:42Vous ne les avez pas recroisées ?
00:41:43Non, je ne les ai pas recroisées,
00:41:44mais enfin,
00:41:44j'ai été obligé
00:41:45de déménager quand même
00:41:45à cause d'eux.
00:41:47Ah oui ?
00:41:47Ah oui, oui,
00:41:48parce que c'était à Lyon,
00:41:49donc j'ai quitté Lyon
00:41:50et je suis revenu,
00:41:51c'était là à Paris.
00:41:53Et puis, de toute façon,
00:41:54il y en avait deux
00:41:54qui étaient au QTF,
00:41:55qui avaient des casiers judiciaires,
00:41:57mais longs comme la jambe,
00:41:59et qui étaient tranquilles en France.
00:42:01Voilà, sans problème.
00:42:04Alors, plusieurs personnes s'inquiètent.
00:42:06Charlotte, depuis hier,
00:42:08en raison d'un tweet
00:42:09du ministre de la Justice,
00:42:11Gérald Darmanin,
00:42:11qui annonce qu'il va interdire
00:42:13les matelas au sol
00:42:14dans les prisons,
00:42:16un terme peut peut-être déguisé.
00:42:18Faut-il craindre,
00:42:19comme le redoute
00:42:20l'Institut pour la Justice
00:42:21de Pierre-Marie Sèvres,
00:42:22une régulation carcérale ?
00:42:25Alors, c'est vrai que Pierre-Marie Sèvres
00:42:26a notamment levé la question
00:42:28qui avait déjà été évoquée
00:42:30par Gérald Darmanin
00:42:31en janvier dernier.
00:42:32Alors, on va s'attarder un peu
00:42:33sur d'où viennent ces craintes
00:42:35et sur quoi elles reposent.
00:42:37La notion de régulation carcérale,
00:42:39elle est apparue dans le débat
00:42:40il y a quelques années en France,
00:42:41notamment portée par la voix
00:42:43de l'ancienne présidente
00:42:44du syndicat de la magistrature,
00:42:46qui avait été ensuite contrôleuse
00:42:47des lieux de privation de liberté,
00:42:49donc des prisons,
00:42:50qui s'appelle Adeline Hazan.
00:42:51Et elle, elle prônait
00:42:53la régulation carcérale
00:42:54en l'appelant la régulation carcérale
00:42:55pour lutter contre
00:42:57la surpopulation carcérale.
00:43:00En clair, libérée de prison,
00:43:01non pas quand la peine est achevée,
00:43:03la peine de prison est achevée,
00:43:04mais quand il n'y a plus de place.
00:43:06C'est un peu la suite logique.
00:43:07Vous savez, il y a un débat sémantique
00:43:08sur est-ce qu'on parle
00:43:09de surpopulation carcérale
00:43:10ou de sous-dotation carcérale.
00:43:12Notamment, l'Institut pour la justice
00:43:14plaide pour parler
00:43:15de sous-dotation carcérale,
00:43:16ce qui est ainsi sur le fait
00:43:17qu'il faut construire plus de place,
00:43:19en contradiction avec
00:43:20la surpopulation carcérale,
00:43:22qui laisse penser
00:43:22qu'il y a trop de population
00:43:24dans les prisons
00:43:24et n'ont pas assez de prisons.
00:43:26C'est finalement la suite logique de ça.
00:43:29Gérald Darmanin lui-même
00:43:30n'utilise certainement pas
00:43:30le mot régulation carcérale
00:43:32puisqu'à chaque fois
00:43:33qu'il en a eu l'occasion,
00:43:34il s'est opposé au concept
00:43:35en disant que ça n'était pas
00:43:36une solution et encore
00:43:38en janvier dernier,
00:43:39au moins pour ce qui est
00:43:39des régulations automatiques.
00:43:41Gérald Darmanin avait dit
00:43:42en janvier dernier
00:43:42je ne veux pas avoir recours
00:43:44à la régulation carcérale
00:43:45parce qu'on ne peut plus
00:43:46comprendre les peines
00:43:47qui se réduisent automatiquement
00:43:50ou par principe.
00:43:52Mais c'est pourtant
00:43:53ce qui pointe
00:43:53dans deux obligations
00:43:55qu'il entend mettre en place
00:43:57par la loi.
00:43:58Vous savez,
00:43:59il a scindé
00:44:01le projet de loi
00:44:02qu'il voulait poser
00:44:03pour la justice
00:44:04de manière générale.
00:44:05Il l'a scindé en deux.
00:44:06Il y a d'abord
00:44:07la partie
00:44:08qui s'appelle
00:44:09pour la justice criminelle
00:44:10et le respect des victimes.
00:44:11C'est ce qui a été adopté
00:44:12par le Sénat hier
00:44:13avec beaucoup de mesures
00:44:14pour accélérer
00:44:15notamment la justice criminelle.
00:44:17Et la deuxième partie
00:44:18sur l'exécution des peines.
00:44:19Il a scindé en deux
00:44:20tout simplement
00:44:20parce que le Parlement
00:44:21a trop de textes
00:44:22à étudier
00:44:22et que donc
00:44:23il fallait le scinder.
00:44:25Eh bien,
00:44:25dans la deuxième partie,
00:44:27la partie sur l'exécution
00:44:28des peines,
00:44:28il met en place
00:44:29ou il prône
00:44:30deux obligations
00:44:30qui s'imposeraient à l'État.
00:44:32Premièrement,
00:44:33construire des prisons
00:44:34et deuxièmement,
00:44:36interdire les matelas au sol.
00:44:37Et la crainte
00:44:38de certaines personnes,
00:44:39c'est que
00:44:40l'intitulé
00:44:41interdire des matelas au sol
00:44:42soit une forme
00:44:43de régulation carcérale
00:44:44qui ne dit pas son nom
00:44:44parce que ce n'est pas
00:44:46les matelas qui gênent,
00:44:46c'est évidemment
00:44:47les personnes qui sont dessus.
00:44:48On a tous bien compris.
00:44:50Et donc,
00:44:51l'idée,
00:44:51c'est de dire
00:44:51si vous interdisez
00:44:52les matelas au sol
00:44:53et qu'il n'y a pas
00:44:54assez de places de prison
00:44:55qui sont construites
00:44:55parce que l'État
00:44:56est obligé de le faire,
00:44:57d'accord,
00:44:57mais il y a beaucoup
00:44:58de retard à rattraper,
00:44:58qu'est-ce qui va se passer
00:45:00si les matelas sont interdits ?
00:45:01Voilà la question
00:45:02qui est posée.
00:45:03Et en parallèle,
00:45:04on a un député
00:45:05ensemble pour la République
00:45:06qui s'appelle
00:45:07Florent Boudier
00:45:08qui vient de déposer
00:45:09lui une proposition de loi
00:45:10qui est un véhicule législatif
00:45:11beaucoup plus simple
00:45:12qui va beaucoup plus vite
00:45:14et lui reprend
00:45:16cette idée-là
00:45:17dans sa proposition de loi
00:45:18qu'on peut lire
00:45:19elle est disponible
00:45:19puisqu'elle a été déposée.
00:45:21Alors d'où vient
00:45:22cette idée
00:45:24de lutter
00:45:25contre la surpopulation carcérale
00:45:26ou la sous-dotation ?
00:45:27Chacun prendra le mot
00:45:28qu'il veut.
00:45:28D'un état des lieux
00:45:29de nos prisons
00:45:30sur lequel, pour le coup,
00:45:31tout le monde s'entend.
00:45:32Un état des lieux
00:45:33absolument catastrophique.
00:45:341er mars 2026,
00:45:35ce sont les derniers chiffres,
00:45:3887 126 détenus
00:45:39pour 63 533 places
00:45:42en état, on va dire.
00:45:44Et donc 6 875 détenus
00:45:46qui, de fait,
00:45:47dorment sur des matelas.
00:45:48Des matelas,
00:45:48ça veut dire
00:45:49dans des cellules,
00:45:49les cellules de prison,
00:45:50c'est pas grand,
00:45:50il y a déjà des lits superposés,
00:45:52vous avez un matelas en plus,
00:45:52vous êtes 3 dans 9 mètres carrés,
00:45:54c'est objectivement
00:45:55pas possible
00:45:57parce que ça a
00:45:57des conséquences multiples.
00:45:58Alors, évidemment,
00:45:59la France, vous savez,
00:46:00a été souvent condamnée
00:46:01en raison du respect
00:46:03et du traitement
00:46:03des personnes détenues
00:46:04elles-mêmes,
00:46:05auxquelles s'ajoutent
00:46:06beaucoup d'autres problèmes.
00:46:08Par exemple,
00:46:08les conditions de travail
00:46:09absolument impossibles
00:46:10de l'administration pénitentiaire
00:46:11qui ne cesse de dire
00:46:12que les prisons
00:46:13deviennent des poudrières
00:46:14parce que vous ne pouvez pas
00:46:15surveiller correctement
00:46:16les détenus,
00:46:16parce qu'ils peuvent
00:46:17évidemment reconstituer,
00:46:18je rappelle quand même
00:46:19qu'on a des détenus
00:46:20qui arrivent à,
00:46:21comment dire,
00:46:21à organiser des exécutions
00:46:23à l'extérieur de la prison
00:46:24depuis leur cellule de prison.
00:46:25Donc, de fait,
00:46:26il y a un déficit
00:46:26de surveillance.
00:46:27Évidemment,
00:46:29un agent pénitentiaire,
00:46:31s'il a trois fois
00:46:32le nombre de détenus
00:46:33qu'il est censé surveiller,
00:46:34il ne les surveille pas
00:46:34de la même manière,
00:46:35c'est une évidence.
00:46:36Des conséquences sanitaires,
00:46:38évidemment, graves
00:46:38et des conséquences
00:46:39de violences entre détenus
00:46:40et à l'égard
00:46:41des agents pénitentiaires.
00:46:42Le tout avec, évidemment,
00:46:44une dégradation du sens
00:46:45et de l'efficacité
00:46:46de la peine d'emprisonnement
00:46:47puisque quand vous faites
00:46:48de la garderie,
00:46:49puisque vous en êtes réduit à ça,
00:46:51évidemment,
00:46:51il n'y a aucun accompagnement
00:46:52des détenus,
00:46:53notamment ceux qui le méritent.
00:46:55Donc, c'est un fait.
00:46:56L'administration pénitentiaire
00:46:57est à bout.
00:46:58D'où que vous preniez,
00:46:59les directeurs de prison,
00:47:00les agents,
00:47:00tout le monde est à bout.
00:47:01Ils ont peur aussi
00:47:03de la situation
00:47:03dans les prisons
00:47:04et il fallait réagir.
00:47:05Et en partant de là,
00:47:06il y a évidemment
00:47:07des réponses différentes
00:47:08qui sont proposées,
00:47:10dont une qui inquiète.
00:47:12Mais faut-il pour autant
00:47:13libérer des prisonniers
00:47:15avant la fin de leur peine ?
00:47:16Est-ce que c'est
00:47:17la seule solution ?
00:47:18C'est évidemment ça
00:47:19la question qui se pose.
00:47:20Alors, pour certains,
00:47:21c'est évidemment
00:47:22la seule solution.
00:47:23Et depuis des années,
00:47:23on l'entend beaucoup
00:47:24plutôt du côté gauche
00:47:26de l'échecquier.
00:47:27Et Gérald Darmanin,
00:47:28lui, vous savez,
00:47:28depuis qu'il a été nommé
00:47:29avant Dôme,
00:47:29il avait évoqué,
00:47:30par exemple,
00:47:31premièrement,
00:47:31les accords
00:47:32avec les pays d'origine,
00:47:33vous savez,
00:47:33des détenus étrangers.
00:47:34On a 23% de nos détenus
00:47:36aujourd'hui
00:47:36qui sont étrangers
00:47:37à 100%.
00:47:38Donc, il y a des accords
00:47:39de transferment
00:47:40de ces détenus
00:47:41qui pourraient aller passer,
00:47:42faire leur peine
00:47:43dans les pays d'origine.
00:47:45C'est à peu près
00:47:46aussi compliqué,
00:47:47vous savez,
00:47:50normatifs,
00:47:51de droits, etc.
00:47:52Ensuite, il y a la question
00:47:53de la construction
00:47:53des prisons modulables.
00:47:55Ça y est,
00:47:55Gérald Darmanin était arrivé
00:47:56en disant,
00:47:56pour aller plus vite,
00:47:56on va faire des prix fabriqués.
00:47:58Il avait annoncé 1500 places.
00:48:00Il a annoncé en janvier
00:48:013000 places de plus
00:48:02dans ces prisons modulables.
00:48:04Je vous rappelle
00:48:04qu'on a 23 000 prisonniers
00:48:06en trop.
00:48:06Donc, ça fait encore,
00:48:07évidemment,
00:48:08beaucoup de travail.
00:48:09Et la question,
00:48:11maintenant,
00:48:12c'est de savoir
00:48:12qu'est-ce qu'on fait
00:48:13avec ce qui reste
00:48:14si, dans la loi,
00:48:15on inscrit l'interdiction
00:48:16de cette surpopulation carcérale.
00:48:19parce qu'en janvier,
00:48:21je vous disais,
00:48:21Gérald Darmanin a évoqué
00:48:22l'interdiction des matelas au sol,
00:48:24mais ça n'est pas tout.
00:48:25Il disait,
00:48:26il est question de la fin
00:48:26des matelas au sol
00:48:27sous 18 mois
00:48:28et de l'instauration progressive
00:48:30d'un seuil maximal
00:48:31d'occupation des prisons
00:48:32autour de 150% en 2030
00:48:35puis 130% en 2032.
00:48:38Alors, évidemment,
00:48:38quand on voit ces chiffres,
00:48:39on se dit,
00:48:40il était temps de se réveiller
00:48:41parce que ça,
00:48:42c'est indiscutable.
00:48:43Mais simplement,
00:48:44évidemment,
00:48:45si vous mettez un taux,
00:48:46le fameux plafond
00:48:47dont vous parliez tout à l'heure,
00:48:48un plafond d'occupation
00:48:49dans les prisons
00:48:50qu'il faut respecter
00:48:51par le biais de la loi,
00:48:52si vous n'avez pas construit
00:48:53assez de places
00:48:54ou que vous avez une épidémie
00:48:56délinquante ou criminelle,
00:48:57par exemple,
00:48:58comme on l'a vu
00:48:58ces dernières années,
00:49:00eh bien,
00:49:00vous risquez de devoir,
00:49:01de fait,
00:49:02libérer des personnes.
00:49:03C'est en tout cas un risque
00:49:04d'ouvrir la boîte de Pandore
00:49:05de la régulation
00:49:06et par ailleurs,
00:49:06une fois que c'est écrit
00:49:07dans la loi,
00:49:08demain,
00:49:09la personne qui arrive au pouvoir,
00:49:10elle est libre ou non
00:49:10de continuer à construire
00:49:11des places de prison.
00:49:12Il restera dans la loi
00:49:13que vous ne pouvez pas avoir
00:49:14plus de 130% par exemple
00:49:15d'occupation de votre prison.
00:49:17Il faudra bien donc libérer
00:49:18des personnes
00:49:20et les places de prison
00:49:21évidemment promises
00:49:21par Emmanuel Macron.
00:49:22On en revient toujours
00:49:23un peu là à la fin.
00:49:25Le ministère de la Justice
00:49:26disait à l'été dernier
00:49:28que sur les 15 000 places
00:49:29promises en 2018,
00:49:314 500 avaient été livrées.
00:49:33Donc vous voyez que
00:49:34c'est un peu compliqué.
00:49:35On a une augmentation annuelle
00:49:36de détenus
00:49:36qui est de 6,1%.
00:49:38Une augmentation de détenus
00:49:39donc en nombre absolu
00:49:40de 6,1%.
00:49:42Et celle des places
00:49:43n'a été que de 1,5%
00:49:44ces dernières années.
00:49:45Donc c'est un peu
00:49:45la course contre la montre.
00:49:48Mais que sait-on,
00:49:49Charlotte,
00:49:50dernière question,
00:49:50que sait-on concrètement
00:49:51de ce texte déposé
00:49:52par le député
00:49:53qui reprend donc
00:49:54une partie de l'ancien projet
00:49:56de la loi SURE,
00:49:57c'est-à-dire sanctions
00:49:59utiles, rapides et efficaces,
00:50:01ce projet de loi
00:50:02du garde des Sceaux.
00:50:03Qui concrètement
00:50:04va être libéré du coup ?
00:50:05En effet, la loi SURE,
00:50:06c'est la loi de Gérald Darmanin
00:50:07qui l'a donc scindé en deux,
00:50:08ce que je vous expliquais,
00:50:09la justice criminelle d'un côté,
00:50:11la question de l'exécution
00:50:12des peines de l'autre.
00:50:13Dans la question
00:50:13de l'exécution des peines,
00:50:14il y a plusieurs sujets
00:50:14qui se posent.
00:50:15L'encadrement,
00:50:15le meilleur encadrement
00:50:16du sursis,
00:50:17la suppression de l'aménagement
00:50:18des peines ab initio,
00:50:20c'est-à-dire au tribunal,
00:50:21vous savez,
00:50:21on avait permis,
00:50:22voire obligé
00:50:23ces dernières années,
00:50:24le juge
00:50:25de prononcer une peine
00:50:26et de l'aménager immédiatement.
00:50:27C'est bien pour la crédibilité
00:50:28du juge,
00:50:28c'est vraiment top.
00:50:30Donc ça,
00:50:37aujourd'hui,
00:50:38je peine à avoir la réponse,
00:50:39mais je vous promets
00:50:39que je ne vais pas lâcher
00:50:40et je vous la donnerai
00:50:41dans les jours qui arrivent,
00:50:42c'est est-ce que le texte
00:50:43de ce député
00:50:43entre en concurrence
00:50:44avec ce que veut faire
00:50:45Gérald Darmanin
00:50:46et lui grille la priorité
00:50:47pour passer avant
00:50:47et éventuellement
00:50:49adopter ce texte-là
00:50:50ou alors est-ce qu'ils sont
00:50:51de mèches politiques,
00:50:52en l'occurrence,
00:50:54pour faciliter
00:50:54l'examen de ce texte ?
00:50:55Parce que vous avez bien compris
00:50:56que la première partie du texte
00:50:57va plutôt être celle
00:50:58qui est examinée,
00:50:59qui vient d'être adoptée
00:51:00par le Sénat
00:51:00et plutôt soutenue par la droite.
00:51:02Elle vise à renforcer
00:51:04la justice criminelle
00:51:05et la deuxième partie,
00:51:06notamment avec cette question
00:51:07de régulation carcérale,
00:51:08pourrait s'attirer
00:51:09plutôt les faveurs de la gauche,
00:51:10pas sur tout le texte,
00:51:11mais en tout cas
00:51:11sur ce point très précis.
00:51:13Mais il se trouve
00:51:14que dans le texte du député,
00:51:16qui est un proche
00:51:16de Gérald Darmanin par ailleurs,
00:51:18il y a un,
00:51:19l'idée que quand il y a
00:51:20seulement certains établissements
00:51:22qui sont en surpopulation
00:51:24ou en sous-dotation
00:51:24quand il y a trop de détenus
00:51:26dans certains établissements,
00:51:27il met en place par ce texte
00:51:29une coordination
00:51:30entre l'autorité judiciaire
00:51:31et l'administration pénitentiaire
00:51:33pour éventuellement
00:51:34mettre les détenus
00:51:34dans d'autres prisons
00:51:35dans lesquelles il y a
00:51:36plus de place.
00:51:37Et si tous les établissements
00:51:39du ressort de la même cour d'appel,
00:51:40parce que vous savez,
00:51:41vous ne pouvez pas mettre
00:51:42les détenus où vous voulez en France,
00:51:43il y a des questions
00:51:43de proximité avec les familles,
00:51:44etc.
00:51:45Donc si tous les établissements
00:51:46du ressort de la cour d'appel
00:51:48sont confrontés à une surpopulation,
00:51:49ce qui sera le cas
00:51:50dans beaucoup de situations,
00:51:52eh bien le texte prévoit
00:51:53un dispositif de réduction
00:51:54de peine exceptionnelle.
00:51:56Et c'est évidemment là
00:51:57que la crainte devient légitime,
00:52:00on va dire,
00:52:01sur la régulation carcérale.
00:52:02Dans le texte,
00:52:03c'est détaillé.
00:52:05Ça concerne les détenus condamnés
00:52:06dont le reste de la peine
00:52:08est inférieur à neuf mois
00:52:09et on peut leur remettre la peine
00:52:10avec un maximum de six mois,
00:52:12une seule fois par personne.
00:52:15Parce qu'il y en a qui reviennent.
00:52:16Voilà.
00:52:17Donc une seule fois par personne.
00:52:18Il faut une bonne conduite
00:52:19au sein de la prison.
00:52:20Il y a une possibilité
00:52:21de retour en prison
00:52:22si le juge d'application des peines
00:52:24juge que le détenu,
00:52:25une fois sorti,
00:52:25ne s'est pas correctement comporté
00:52:27et sont exclus du dispositif.
00:52:28Les personnes condamnées
00:52:29pour crime
00:52:30ou pour terrorisme.
00:52:32Donc il y a,
00:52:32on va nous dire,
00:52:34il y a des garde-fous dans la loi,
00:52:35mais le principe serait acté
00:52:36quand même
00:52:36d'une régulation carcérale
00:52:38effective.
00:52:40Merci beaucoup, Charlotte Dornelas
00:52:41pour toutes ces précisions.
00:52:44Narcisse et Johan,
00:52:46je vous donnerai le mot de la fin
00:52:48dans un instant
00:52:49pour pouvoir réagir encore un peu.
00:52:51Parce que moi,
00:52:51il y a une question
00:52:52que j'ai vue sur les réseaux sociaux.
00:52:54Narcisse,
00:52:55les gens vous demandent
00:52:56comment ça se fait
00:52:57que vous ayez été agressée
00:52:58par, vous avez dit,
00:53:00un Albanais et deux Algériens
00:53:01qui sont musulmans.
00:53:03Vous avez dit qu'ils ont revendiqué
00:53:04le fait qu'ils n'aiment pas
00:53:05les homosexuels
00:53:06et en même temps,
00:53:07ils vous violent.
00:53:09Vous voyez ce que je veux dire ?
00:53:10Beaucoup de personnes
00:53:11se posent la question
00:53:11mais comment est-ce qu'on peut
00:53:12à la fois,
00:53:13vous voyez ce que je veux dire,
00:53:14ne pas apprécier
00:53:15comme ils vous disent
00:53:15les homosexuels
00:53:16et en même temps,
00:53:17vous voulez,
00:53:17j'aimerais bien
00:53:18que vous répondiez
00:53:19peut-être à cette question
00:53:20après la dernière chronique
00:53:22de Michel Fayad.
00:53:23Michel Fayad,
00:53:24l'Iran est entré
00:53:25dans une nouvelle ère
00:53:27après la mort d'Ali Kramenei
00:53:28pendant la guerre récente
00:53:30et officiellement,
00:53:31son fils,
00:53:32Mokushaba Kramenei
00:53:33a été désigné
00:53:34nouveau guide
00:53:35sauf que bon,
00:53:36on sait qu'il a été
00:53:37défiguré,
00:53:38on sait qu'il est
00:53:39dans une situation grave
00:53:40et la question
00:53:40que tout le monde se pose,
00:53:41peu de personnes parlent,
00:53:43c'est qui dirige l'Iran
00:53:45aujourd'hui,
00:53:46à l'instant même ?
00:53:47Avec qui on discute ?
00:53:49Qui dirige ?
00:53:49Qui prend les décisions ?
00:53:50L'armée iranienne,
00:53:52les gardiens de la révolution,
00:53:53mais c'est qui ?
00:53:54C'est exactement ça.
00:53:55Il n'a que 56 ans,
00:53:57il a été désigné le 9 mars
00:53:58et effectivement,
00:53:59on ne le voit pas
00:54:00depuis l'attaque
00:54:01qu'il a subie
00:54:01le 28 mars dernier.
00:54:04Et bon,
00:54:06en réalité,
00:54:08le premier qu'on considère
00:54:10comme étant
00:54:11le vrai chef aujourd'hui,
00:54:13c'est son conseiller militaire
00:54:14qui s'appelle
00:54:15Monsen Rezae.
00:54:16Monsen Rezae
00:54:16a été pendant plus de 16 ans
00:54:18chef des gardiens
00:54:19de la révolution.
00:54:20Il est celui
00:54:21qui a commandé
00:54:23toutes les opérations militaires
00:54:24durant la fameuse guerre
00:54:25Iran-Irak
00:54:26qui a duré 8 ans.
00:54:27C'est lui
00:54:28qui a réorganisé militairement
00:54:30le commandement iranien
00:54:31et c'est lui
00:54:32aujourd'hui même
00:54:34qui a dit
00:54:35qu'il s'oppose
00:54:37au cessez-le-feu
00:54:38qui a été conclu
00:54:39avec les Etats-Unis.
00:54:41Donc aujourd'hui,
00:54:42vous avez le décideur
00:54:43même du pays
00:54:43qui est lui
00:54:44le principal
00:54:44qui annonce
00:54:46être contre
00:54:46le cessez-le-feu
00:54:47avec Donald Trump.
00:54:48Donc ce n'est pas rien.
00:54:49Ensuite,
00:54:50vous avez comme autre personne
00:54:51Mohamed Ali Jafari
00:54:53qui a été également
00:54:54chef des gardiens
00:54:55de la révolution
00:54:56pendant 12 ans.
00:54:57C'est lui
00:54:57qui est à l'origine
00:54:58de ce qu'on appelle
00:54:59la défense mosaïque,
00:55:01c'est-à-dire
00:55:01cette stratégie iranienne
00:55:03qui est en place
00:55:03depuis le début
00:55:05de la guerre
00:55:05qui consiste en fait
00:55:07à ce que
00:55:08il y a une défense
00:55:09de la part de l'Iran
00:55:10locale
00:55:11sans forcément
00:55:12prendre des décisions
00:55:13au niveau du pouvoir central.
00:55:15Il y a également
00:55:16Mohamed Barer
00:55:18Zolkader
00:55:18qui est l'homme
00:55:19qui a succédé
00:55:20à Ali Larijani
00:55:21à la tête
00:55:22du Conseil suprême
00:55:23de la sécurité nationale.
00:55:25Lui est à la fois
00:55:26l'ex-numéro 2
00:55:27de Morsen Rezae
00:55:28le conseil militaire
00:55:29du guide
00:55:29dont j'ai parlé
00:55:30et le beau-frère
00:55:31de Mohamed Ali Jafari
00:55:33qui est à l'origine
00:55:34de cette défense
00:55:35mosaïque.
00:55:36Et donc ensemble
00:55:37c'est eux
00:55:38qui tiennent
00:55:38les rênes.
00:55:39À eux,
00:55:39il faut rajouter
00:55:41le frère
00:55:42d'Ali Larijani
00:55:42Sadek Larijani
00:55:43qui est un molla
00:55:44et quelques autres.
00:55:46Merci beaucoup.
00:55:47Peut-être une dernière question
00:55:48dans un instant.
00:55:48On va marquer une pause
00:55:49avec les dernières informations.
00:55:52Donald Trump,
00:55:52on le sait,
00:55:53il est en train
00:55:53de s'exprimer
00:55:54mais il dit
00:55:54que la trêve
00:55:56inclura le Hezbollah.
00:55:58On en parle
00:55:58dans un instant
00:55:59les dernières infos
00:56:00avec Adrien Fontenot.
00:56:02Rebonsoir Christine.
00:56:03Rebonsoir à tous.
00:56:03Emmanuel Macron
00:56:04reçoit 500 maires
00:56:06à l'Elysée.
00:56:07Objectif,
00:56:07les soutenir
00:56:08et les mobiliser
00:56:09un mois après
00:56:09les élections municipales
00:56:11parmi les personnes présentes
00:56:12des élus de tous bords
00:56:13dont le maire socialiste
00:56:14de Paris Emmanuel Grégoire
00:56:15ou encore le maire
00:56:16et les filles de Roubaix
00:56:17David Guiraud.
00:56:18Le statut de l'élu,
00:56:19la simplification
00:56:19mais aussi les atteintes
00:56:20à la démocratie
00:56:21doivent être abordées.
00:56:23L'autorité palestinienne
00:56:24a extradé vers la France
00:56:25Hicham Arb.
00:56:26Il est suspecté
00:56:26d'avoir supervisé
00:56:27l'attentat
00:56:28contre un restaurant juif
00:56:29qui avait fait 6 morts
00:56:30et 22 blessés
00:56:31rue Desrosiers
00:56:31à Paris en 1982.
00:56:33Près de 44 ans
00:56:34après l'effet,
00:56:34la cour de cassation
00:56:35plus haute juridiction
00:56:37judiciaire en France
00:56:38a confirmé en février dernier
00:56:39la tenue d'un futur procès.
00:56:41Et puis cette vente
00:56:42record en France
00:56:43pour deux tableaux
00:56:44de Claude Monet,
00:56:44Vétheuil et Effet du Matin
00:56:46a été vendu aux enchères
00:56:47pour presque 10,2 millions d'euros.
00:56:49Les îles de Port-Villet
00:56:50à lui trouvaient preneur
00:56:50à 6,45 millions d'euros.
00:56:52On est tout de même loin
00:56:53du record
00:56:53pour une œuvre
00:56:54du peintre français.
00:56:55En 2019 à New York,
00:56:56le tableau Meule
00:56:57avait été adjugé
00:56:58à 110,7 millions de dollars.
00:57:01Merci beaucoup
00:57:02Adrien Fontenot.
00:57:03Donc on apprend
00:57:04que la trêve
00:57:06inclura le Hezbollah.
00:57:08Vous pouvez réagir
00:57:09peut-être à ça ?
00:57:10C'est ce que vient
00:57:10de déclarer Donald Trump.
00:57:11Est-ce qu'on s'y attendait ?
00:57:13Oui, mais ce qui est
00:57:14un peu plus étonnant
00:57:15c'est que le Hezbollah
00:57:15dit avoir été prévenu
00:57:17par l'Iran
00:57:17et non pas par le Liban.
00:57:18Donc imaginez-vous.
00:57:19D'accord.
00:57:20Alors on est en train
00:57:21de parler de qui dirige
00:57:22le Liban.
00:57:22Peut-être une dernière question.
00:57:24Qui dirige l'Iran ?
00:57:25Peut-être une dernière question.
00:57:27Qu'est-ce qu'il devient
00:57:28du coup,
00:57:28Mojtabak Ramenei ?
00:57:30Il arbitre,
00:57:31mais en réalité
00:57:31vraiment le pouvoir.
00:57:32Non mais il arbitre,
00:57:32mais il n'est pas
00:57:33en situation d'arbitrer.
00:57:34Non, il arbitre,
00:57:35c'est-à-dire entre
00:57:35ceux qui dirigent vraiment
00:57:37justement,
00:57:37qui sont les gardiens.
00:57:38Ce sont eux
00:57:39qui contrôlent les armes,
00:57:40ce sont eux
00:57:40qui contrôlent les ports,
00:57:41les aéroports,
00:57:42le pétrole,
00:57:43le gaz,
00:57:44l'armée,
00:57:45qui contrôlent l'économie
00:57:46légale et illégale.
00:57:47En réalité,
00:57:48c'est eux qui ont le pouvoir.
00:57:49Lui n'est plus que le visage.
00:57:51Merci beaucoup
00:57:52Michel Fayad.
00:57:54Alors Narcisse
00:57:55et Johan Power,
00:57:56vous êtes encore avec nous.
00:57:57On va terminer avec vous.
00:57:58Et je vous disais Narcisse,
00:57:59donc on rappelle
00:58:00que vous avez été agressé
00:58:02en 2018
00:58:03par un Albanais,
00:58:06deux Algériens,
00:58:07une association
00:58:08qui aide normalement
00:58:10les homosexuels
00:58:11à reculer
00:58:12devant le profil
00:58:14musulman
00:58:15de personnes
00:58:16qui vous ont agressé.
00:58:17Tout cela a été reconnu
00:58:18et jugé au tribunal.
00:58:20Tout ce qu'on dit,
00:58:20ça a été reconnu
00:58:22comme tel.
00:58:22Ils ont été condamnés
00:58:23en 2023.
00:58:25Sur les réseaux sociaux,
00:58:27certains téléspectateurs
00:58:28ont envie de vous demander
00:58:28comment expliquer
00:58:29le fait qu'à la fois
00:58:31vous disiez
00:58:31que les musulmans
00:58:33vous disaient
00:58:34qu'ils vous critiquaient,
00:58:35qu'ils l'ont reconnu
00:58:36au tribunal,
00:58:36qu'ils n'aiment pas
00:58:37les homosexuels
00:58:38et en même temps
00:58:39ils vous violent.
00:58:39Donc c'est un peu
00:58:40assez paradoxal.
00:58:41Comment vous analysez ça
00:58:42en dernier moment ?
00:58:42Alors oui,
00:58:43je comprends que ça
00:58:44étonne tout le monde.
00:58:46Mais moi,
00:58:46ça ne m'a absolument
00:58:47pas surpris
00:58:48et je pense que
00:58:48je ne suis pas le seul
00:58:49malheureusement
00:58:51parce que moi,
00:58:51depuis que je suis adolescent,
00:58:53je me fais embêter
00:58:55pour être poli
00:58:57par des gars
00:58:57de ce profil-là
00:58:59et qui expliquent
00:59:00en plus
00:59:00qu'ils ne peuvent pas
00:59:03avoir de relation
00:59:03avant le mariage
00:59:04avec une femme.
00:59:06Donc quasiment
00:59:06en attendant,
00:59:07ils se défoulent
00:59:09avec des garçons.
00:59:12Et voilà.
00:59:12Donc non,
00:59:13moi,
00:59:13ça ne m'a pas étonné
00:59:13parce que je pense
00:59:14que dans cette culture,
00:59:15ils sont tellement...
00:59:17Peut-être pas tous,
00:59:18Dieu merci.
00:59:18Non, non, pas tous.
00:59:19Ils ont tellement
00:59:20de contraintes
00:59:22et de blocages
00:59:23à ce niveau-là,
00:59:24au niveau de la sexualité,
00:59:26qu'ils défoulent
00:59:28comme ils peuvent
00:59:28mais en secret,
00:59:30cachés,
00:59:31en déstimement.
00:59:32C'est ce que vous avez vécu.
00:59:33Voilà,
00:59:33c'est votre témoignage.
00:59:34On voulait vous entendre,
00:59:36vous encourager.
00:59:37Aujourd'hui,
00:59:37vous êtes prof de yoga.
00:59:38On vous encourage
00:59:39à cette reconstruction.
00:59:41On invite
00:59:41l'association SOS Homophobie
00:59:43peut-être à venir
00:59:44témoigner aussi.
00:59:46Non, mais c'est vrai.
00:59:46Pourquoi pas.
00:59:47Notre plateau leur est ouvert.
00:59:48Merci beaucoup,
00:59:49Johan Parra,
00:59:50pour le travail
00:59:50qu'on fait de reconstruction
00:59:52pour ceux qui sont agressés.
00:59:54Excellente suite
00:59:54de parameleur
00:59:55des points de Pascal Praud.
00:59:56Merci à tous.
00:59:58Merci à tous.
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