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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:01Bonsoir à tous, le JT Adrien Fontenot.
00:03Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:04Un projet de loi d'urgence sur la politique de l'eau, la prédation du loup et les moyens de production.
00:10Voilà les promesses de Sébastien Lecornu aux agriculteurs.
00:12Le texte doit être présenté en mars et examiné par le Parlement avant l'été selon le Premier ministre.
00:17Des mesures, quelques jours après celle de vendredi,
00:20elle annonce d'une enveloppe de 300 millions d'euros pour le secteur,
00:23des aides conditionnées à un vote du budget.
00:25Cette nouvelle affaire de viol à Marseille la nuit dernière dans les quartiers nord,
00:28une femme de nationalité comorienne a été abusée, menacée d'un couteau.
00:32La victime dit ne pas connaître son agresseur qui a fui en laissant sa veste et son arme.
00:36La brigade anticriminalité a pu l'interpeller.
00:38Quelques heures plus tard, il s'agit d'un malgache inconnu des services de police.
00:42L'homme a été placé en garde à vue.
00:44L'ancienne figure française de l'État islamique, Émilie Koenig,
00:47sera jugée du 26 au 30 novembre prochain à Paris.
00:50Cette djihadiste de 40 ans originaire de Lorient avait été capturée en Syrie en 2017,
00:54puis rapatriée en France en juillet 2022 avant sa mise en examen
00:58pour association de malfaiteurs terroristes criminels.
01:01Le PNAT lui reproche d'avoir agi en Syrie comme recruteuse, entremetteuse et propagandiste.
01:06Le procès pour apologie du terrorisme de Madhier Esfanddiari s'est ouvert cet après-midi
01:10au tribunal correctionnel de Paris pour une durée de 4 jours.
01:14L'iranienne a obtenu fin octobre après 8 mois de détention provisoire,
01:18sa libération sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire français.
01:22Français, Madhier Esfanddiari, possible monnaie d'échange avec l'Iran
01:26contre les Français, Cécile Collère et Jacques Paris,
01:28toujours débloqués à l'ambassade de France de Téhéran.
01:31Au moins 734 morts confirmées justement et 10 000 arrestations en Iran
01:36après la répression violente des manifestations.
01:39Un bilan qui pourrait être bien plus lourd selon plusieurs ONG
01:42qui redoutent probablement des milliers de morts.
01:44De son côté, l'ancienne impératrice d'Iran, Farah Palavi,
01:47veuve du char renversé par la révolution islamique de 1979,
01:50a adressé son soutien au peuple.
01:51Soyez forts et croyez que bientôt vous célébrerez ensemble la liberté en Iran
01:55et que la lumière triomphera des ténèbres.
01:58Et si nous devons choisir entre les Etats-Unis et le Danemark,
02:01là maintenant nous choisissons le Danemark.
02:02La phrase est signée Jens-Frédéric Nielsen, le Premier ministre du Groenland.
02:06Les ministres danois et groenlandais des Affaires étrangères
02:08seront d'ailleurs reçus demain à la Maison Blanche.
02:11Les représentants inquiets après les annonces de Donald Trump,
02:14déterminés à s'emparer d'une manière ou d'une autre, selon ses mots,
02:16du territoire autonome danois.
02:19Au moins 4 personnes sont mortes près de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine,
02:23après une nouvelle nuit de bombardements russes massifs.
02:26Les régions de Kiev, Zaporizhia et Dnipropetrovsk ont été visées en tout 25 missiles.
02:31Et 293 drones ont été dénombrés par l'armée de l'air ukrainienne,
02:34des attaques qui ont provoqué de nouvelles coupures de courant,
02:37alors que les températures atteignent moins de 15 degrés dans le pays.
02:40Et puis ces images impressionnantes fournies par la Station Spatiale Internationale.
02:44Pour finir, des aurores boréales magnifiques vues depuis l'espace.
02:48On peut remercier l'astronaute japonais Kimiya Ui,
02:50qui nous a fourni ces vidéos rares ce week-end.
02:52Ça paraît venu d'un autre monde et ça nous en met plein les yeux.
02:55Merci beaucoup mon cher Adrien Fontenot.
02:58Et au sommaire ce soir, en Iran, selon les premières informations qui arrivent,
03:02après 4 jours de répression et de blackout, c'est un carnage qui a eu lieu.
03:08La France a convoqué l'ambassadeur iranien, Donald Trump appelle les manifestants
03:12à prendre le contrôle des institutions.
03:15En exclusivité ce soir, dans Face à l'Info,
03:17Davoud Palavi, membre de la famille impériale iranienne,
03:21issu de la dynastie Palavi renversée en 1979,
03:25neveu du dernier Shah d'Iran.
03:27Il vit en exil et s'exprime régulièrement sur la situation de son pays
03:31et nous donnera son regard ce soir sur cette répression historique
03:34à l'heure où le peuple iranien appelle à une transition politique.
03:39À là-bas, Marine Le Pen affirme n'avoir aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit.
03:45Aujourd'hui s'est ouvert un procès dont l'enjeu dépasse largement le sort d'un parti ou d'une candidate.
03:51Ce procès, présenté comme ordinaire, pose en réalité une question que tout le monde se pose.
03:56Jusqu'où un régime peut-il aller pour neutraliser une opposition devenue trop puissante ?
04:01Derrière le droit, c'est la démocratie elle-même qui vacille,
04:04qui trouble vraiment l'ordre démocratique, les électeurs ou ceux qui prétendent parler en leur nom,
04:10l'éditio de Mathieu Bogkoté.
04:12Cette fois c'est officiel, des chiffres validés par l'INSEE, des chiffres sans appel.
04:18En France, il y a désormais plus de décès que de naissances.
04:21En 15 ans, la fécondité a chuté de près de 23%.
04:24L'âge des parents recule, l'exception française a disparu.
04:28Ce n'est pas qu'un sujet économique, c'est une crise de la transmission, de la famille,
04:33crise du sens aux conséquences majeures sur les retraites, le lien social, la solitude.
04:39La génération du baby-boom soutient encore le système, mais pour combien de temps ?
04:43L'analyse de Gabriel Cluzel.
04:45CNews soutient les agriculteurs.
04:47Révélation ce soir en exclusivité dans Face à l'info d'un clip de soutien aux agriculteurs.
04:53Vous le verrez dans un instant, la colère des agriculteurs reste vive.
04:58Des centaines de tracteurs ont convergé vers Paris aujourd'hui et la mobilisation se poursuit en région.
05:04Le gouvernement, par la voix de Sébastien Lecornu, annonce ce soir une loi d'urgence agricole pour Mars
05:09et 300 millions d'euros d'investissement, mais sans calendrier précis ni réponse sur les accords du libre-échange.
05:16Est-ce qu'il s'agit d'un énième pansement sur une crise structurelle ?
05:21Le regard de Marc Menon.
05:24Une jeune fille de 15 ans a été violée à Melun par un Algérien de 22 ans sous OQTF,
05:31connu pour vol et stupéfiant.
05:33Voilà qui illustre l'inefficacité des expulsions,
05:38avec des statistiques alarmantes sur les Algériens réguliers en 2024 notamment.
05:42L'Algérie annonce par son président une régularisation conditionnelle,
05:48excluant un criminel, mais qui priorise ses intérêts nationaux.
05:53Comment cette initiative algérienne pourrait-elle remodeler la souveraineté française en matière de sécurité et d'immigration ?
06:00On se posera la question avec le décryptage de Charlotte Dornelas.
06:03Et puis la commission d'enquête sur l'audiovisuel public reprend la semaine prochaine
06:07et convoque de nouvelles personnalités,
06:09les Asala Meherachida Dati et les Lusé.
06:11Selon le Parisien, un climat de terreur règne à France Télévisions,
06:16après l'affaire Le Grand-Croen.
06:18Entre paranoïa et complotisme,
06:20certains s'imaginent être suivis par des espions,
06:23je cite, d'extrême droite.
06:25Et si le vrai complot était surtout d'éviter toute remise en question du journalisme militant ?
06:30L'édito de Mathieu Bocoté.
06:32Une heure pour tout se dire et sans tabou.
06:34C'est aujourd'hui qu'a commencé le procès des assistants parlementaires du Rassemblement national.
06:54Alors pour les uns, c'est un procès comme il y en a tant.
06:57Et pour d'autres, c'est un procès politique.
06:59Dans quelle séquence entre nous aujourd'hui, mon cher Mathieu Bocoté ?
07:03Alors, je ne chercherai pas à démontrer qu'il s'agit d'un procès politique.
07:08Je tiens pour acquis qu'il s'agit d'un procès politique.
07:12Parce que si on cherche en fait à dévoiler que derrière le calcul des uns, des autres,
07:17il y aurait un procès politique, mais que ça n'irait pas de soi,
07:21c'est accepter d'entrer dans la comédie juridique qui nous est proposée,
07:25alors qu'il s'agit, à l'échelle de l'histoire, sans le moindre doute,
07:28d'une volonté de décapiter non seulement le leader de l'opposition,
07:32mais plus encore l'ensemble de la classe politique associée à l'opposition nationale aujourd'hui.
07:38C'est le procès, pour cela, le plus important de l'histoire de la Ve République.
07:42Parce qu'au moment où une famille politique qui a commencée dans les marges,
07:46qui était à son tout début presque groupusculaire,
07:48qui a trouvé le moyen de croître en connaissant de nombreuses mutations,
07:51en devenant aujourd'hui le premier parti de France,
07:55eh bien le régime qui voit en ce parti non pas un parti comme les autres,
07:58mais un parti ennemi, décrète une forme d'état d'exception démocratique
08:03pour en finir avec ce parti, ou à tout le moins pour liquider sa candidate principale.
08:08J'y reviens parce que ça me semble fondamental.
08:10Pourquoi basculons-nous aujourd'hui?
08:12Pendant longtemps, l'ERN ou la droite nationale était à ce point soit condamnée à la défaite,
08:18je ne parle même pas de l'époque de la marginalité,
08:19mais à ce point qu'on allait à la défaite, ça allait de soi qu'ils allaient perdre.
08:22Ils pouvaient se rendre au deuxième tour, mais ça allait de soi qu'ils perdaient.
08:25Donc on pouvait laisser le théâtre démocratique fonctionner de manière classique.
08:29Ça allait. Ils se présentent, ils perdent, ils pleurent, c'est réglé.
08:33Mais là, désormais, ils se présentent et ils peuvent gagner,
08:36et surtout, surtout le régime.
08:37Je dis, s'ils arrivent, ce n'est pas seulement des idées nouvelles qui arrivent au pouvoir,
08:41c'est une classe politique nouvelle qui nous remplace,
08:43une forme de grand emplacement politique
08:45qui redoutait plus que tous les grands remplacements de la part de l'extrême centre.
08:50Et dès lors, on se donne tous les moyens.
08:52Au cœur de ce procès politique, il y a, on le sait, la question des assistants parlementaires,
08:57qui est l'autre nom, en fait, des techniques de domestication juridique et financière
09:02des partis politiques nationaux, et pas seulement nationalistes, en guillemets,
09:07par l'Union européenne.
09:08Alors qu'est-ce qu'on voit avec ça?
09:09On nous dit que l'ERN n'a pas utilisé de correcte manière
09:13les fonds assignés aux assistants parlementaires,
09:15comme si, en politique, un assistant parlementaire n'était qu'un fonctionnaire
09:19de plus du Parlement européen.
09:22Quiconque a fait de la politique une fois dans sa vie comprend très bien
09:25qu'on n'est pas assistant parlementaire, je ne sais pas, de 15h à 16h,
09:28ensuite on redevient militant, ensuite on redevient un peu assistant parlementaire.
09:31La vie politique est un engagement complet.
09:34Et ceux qui ont voulu utiliser les systèmes de financement des partis politiques à Bruxelles
09:40pour être capables de domestiquer les partis, de les encadrer, de limiter leurs actions
09:45et d'avoir désormais, à leur endroit, une forme d'arme nucléaire juridique
09:49qui consiste à dire que vous avez mal utilisé les fonds qui vous sont loués,
09:52c'était finalement un dispositif.
09:54Je ne dis pas qu'il a été mis en place pour ça, mais une fois qu'il a été mis en place,
09:57ce dispositif avait pour fonction et efficacité de pouvoir faire en sorte
10:01que tout parti qui s'éloigne un peu de la ligne, on peut dire
10:04« vous avez mal utilisé les fonds qui vous sont alloués ».
10:06Donc derrière l'apparence du fameux détournement de fonds,
10:10il y a tout simplement la contestation de la légitimité de la politique en elle-même.
10:14J'ajoute, ce n'est pas un détail, ce n'est pas que la candidate qui est visée.
10:18C'est aussi l'ensemble du parti.
10:19Faites la liste de tous les gens qui sont retrouvés devant les tribunaux ici,
10:22il y en aura encore une fois, ce sera le cas.
10:24Donc c'est cette idée qu'il faut, et on veut aussi assécher financièrement le parti.
10:29On veut le condamner à la ruine, on veut le condamner presque à la faillite
10:32à la veille d'une élection présidentielle majeure.
10:35Donc jusqu'ici, on pourrait dire qu'on était à peu près conscients.
10:38Certains étaient conscients de ça.
10:40Mais là, pourquoi ce procès est aussi important?
10:43Parce que puisqu'il s'agit d'un régime, il ne s'agit pas simplement d'une pure rationalité juridique,
10:47certains se demandent « mais est-ce qu'on a fait un mauvais coup en dégommant Marine Le Pen? »
10:52parce qu'on se débarrasse de la leader, va apparaître le petit jeune,
10:56le petit jeune va se faire liquider assez rapidement, il n'y a pas le coffre, il n'y a pas la hauteur,
11:00on peut facilement rire de lui, on l'évite à quelle époque, on lui fait un dîner de con.
11:03Et qu'est-ce qui se trouve?
11:04Le petit jeune réussit à se maintenir dans des sondages
11:06et semble être un candidat encore plus dangereux pour le régime.
11:11Là, ça ne marche pas.
11:12On pensait s'être débarrassé du problème et on fait naître un encore plus gros problème.
11:17Alors là, qu'est-ce qu'on voit?
11:18Certains se demandent, et on nous dira, c'est complotisme de comptoir.
11:23Certains se demandent « mais est-ce que finalement les juges vont finalement restaurer Marine Le Pen dans ses droits
11:27pour éviter l'hypothèse Bardella? »
11:29Là, vous me direz, c'est du conspirationnisme de bas étage.
11:32Je dirais que dès que les micros sont fermés et qu'on parle aux gens dans la vie politique,
11:35tout le monde se pose de telles questions.
11:36Donc, on peut faire semblant dans les médias de dire « oui, oui, nous respectons la rationalité intégrale des tribunaux
11:41qui n'ont aucune dimension politique et idéologique ».
11:43Dans la réalité, tout le monde parle de ça.
11:45Dès que c'est fermé, tout le monde se demande quel sera le calcul politique des différents...
11:49Donc, il faut juste savoir de temps en temps qu'on s'indigne publiquement de conversations qu'on a en privé.
11:55Autre élément, on se demande aujourd'hui quelle sera la stratégie de Marine Le Pen.
11:59Et certains disent qu'elle devrait désormais faire pénitence,
12:02elle devrait s'excuser, elle devrait dire « je m'excuse d'avoir ainsi fraudé,
12:06mais pas autant que vous l'avez pensé, dans l'espoir d'être d'une certaine manière pardonné par le système ».
12:12On se dit, on n'a peut-être pas au premier moment utilisé, au premier procès,
12:15utilisé la bonne stratégie juridique.
12:18Mais le fait est que, je dirais, la condamnation était déjà dans l'existence du procès.
12:23La stratégie juridique, en fait, de mon point de vue, la seule qui tienne,
12:27ça consiste à nommer, je l'ai dit, la dimension politique de ce procès.
12:31Si cette dimension n'est pas nommée, si on fait semblant de pouvoir jouer au jeu du bon avocat juridique,
12:36au bon argument juridique, en dernière instance, on légitime la condamnation qui viendra.
12:40Et dernier élément, ça, dans cette première partie, rappelez-vous, l'exécution provisoire.
12:45Donc le fait qu'on a décidé de condamner Marine Le Pen ainsi,
12:48que la peine soit appliquée avant que ce soit allé tout en appel,
12:51eh bien, on nous a dit que c'était pour éviter le trouble à l'ordre public
12:54qu'aurait été sa candidature en 2027.
12:58Très honnêtement, d'où vient le trouble à l'ordre public?
13:00D'une candidature validée par la population à plusieurs reprises
13:03ou d'une juge qui se permet d'exécuter ainsi le chef de l'opposition nationale en ce pays?
13:09D'où vient le trouble à l'ordre démocratique?
13:11Le Figaro, ce matin, a biblé une tribune passionnante
13:14qui remet en question le principe d'inéligibilité lui-même.
13:17Que nous disent les auteurs de cette tribune?
13:19Ah, franchement, c'est un beau texte.
13:21C'est une pleine page.
13:22Il y avait Jean-Éric Chotel, qui est un ancien du Conseil constitutionnel,
13:25secrétaire général du Conseil constitutionnel,
13:27et Alexandre Stobinski, qui est magistrat.
13:31Et les deux disent...
13:32Bon, ils racontent les événements, et il faut le rappeler.
13:33Et pourquoi y a-t-il la possibilité de l'inéligibilité de cette manière aujourd'hui?
13:38Parce que les parlementaires, globalement, se sont laissés détroussés.
13:41En fait, ils ont œuvré pendant des années à l'autodestruction de la politique,
13:45au nom d'une forme d'encadrement éthique, d'un rigorisme éthique,
13:49d'une volonté de toujours épurer, par exemple, les finances des partis et tout ça.
13:52Au final, le politique s'est menotté.
13:54Il a offert le pouvoir à l'administration et aux juges.
13:57Mais pas que.
13:58C'est-à-dire qu'à un moment donné, les juges se sont aussi permis, à partir de là, de faire du zèle.
14:03Donc, les politiques ont sacrifié le pouvoir, et les juges s'en sont emparés.
14:06Il faut garder ces deux choses à l'esprit.
14:08Les deux auteurs nous disent une chose fondamentale.
14:11Il y a une contradiction entre, d'un côté, le principe démocratique,
14:14qui dit la possibilité de choisir soi-même ses candidats,
14:17c'est validé par l'histoire récente de la Ve République,
14:20et de l'autre côté, Marine Le Pen, candidat déjà à plusieurs reprises,
14:23et de l'autre côté, cette idée qu'il doit y avoir un filtre juridique
14:27qui se permet d'éliminer les candidats, je l'ai dit,
14:29à partir de calculs et de dispositifs quelque peu inquiétants.
14:33Mais il nous rappelle une chose importante, je crois,
14:36c'est l'aspect, on pourrait dire, la dérive,
14:39ou l'aspect toxique de ce qu'on a appelé la moralisation à tout prix de la vie politique.
14:43Est-ce qu'on se préfère vraiment à la politique aujourd'hui,
14:45qui officiellement est d'une transparence absolue, vous me permettrez d'en douter,
14:49mais qui est condamnée à l'impuissance totale, sur le régalien, sur à peu près tout,
14:53ou la politique d'hier, avec sa part, on pourrait dire, d'imperfection bien humaine,
14:57mais où on avait des politiques qui étaient capables de trancher,
14:59qui, lorsqu'on leur confiait une décision, étaient capables de gouverner,
15:03où ils étaient capables d'assumer clairement leur rôle dans la cité.
15:06Est-ce qu'en programmant l'impuissance du politique depuis une quarantaine d'années,
15:10est-ce qu'on n'a pas programmé l'impuissance de la démocratie?
15:13Je note que les deux auteurs n'ont qu'à plusieurs autres pays tout à fait démocratiques en Occident,
15:17la peine d'inéligibilité n'existe pas.
15:19À court terme, que peut-on attendre de ce procès?
15:24La vie politique française est suspendue à ce procès, son résultat,
15:27donc ça dure, je pense, cinq semaines, résultat en juin, si je ne me trompe pas.
15:30Deux possibilités. Soit Marine Le Pen obtient une relaxe,
15:34ou alors la réduction de la peine d'inéligibilité à deux ans,
15:38pour qu'elle puisse se présenter à la présidentielle de 2027.
15:42Mais sachons que dès maintenant, en fait, la frappe a fonctionné,
15:45parce qu'à l'intérieur même du RN, il y a quand même, quoi qu'on en dise encore une fois,
15:48il y a deux clans, il y a ceux qui se disent, bon, au moins on est débarrassé d'hypothèses Marine Le Pen,
15:52vive Bardella. Il y a ceux qui disent, il ne faut pas que Marine soit sacrifiée,
15:55que Bardella ne se lance pas tout de suite en campagne.
15:57On voit déjà dans les faits l'opposition nationale qui est divisée autour de cela,
16:01ce qui est plutôt normal. La politique est aussi le domaine des ambitions.
16:05Mais ce qui est certain, c'est que ce procès aura, dès maintenant et aujourd'hui,
16:09programmé en partie l'implosion de la présidentielle de 2027,
16:13de la confisquer en quelque sorte.
16:14Ce ne sera pas la première présidentielle confisquée dans l'histoire récente de ce pays.
16:19Merci beaucoup Mathieu Bocoté.
16:22Les chiffres de l'INSEE viennent de tomber, ils sont officiels.
16:26L'an dernier, il y a eu plus de décès que de naissances.
16:29Cette dénatalité a des conséquences graves.
16:32On marque une pause et on revient avec Gabriel Cluzel sur la question.
16:35Retour sur le plateau de face à l'info.
16:42Les chiffres de l'INSEE viennent de tomber.
16:44L'an dernier, il y a eu plus de décès que de naissances.
16:47C'est officiel.
16:48Cette dénatalité aux conséquences graves est-elle inexorable ?
16:52Gabriel Cluzel.
16:53Oui, alors les chiffres viennent de tomber.
16:56Certains parlent de catastrophes, de chutes libres.
16:58On parlait d'hiver démographique, c'est une ère glaciaire.
17:01Les échos disent qu'on retiendra l'année 2025 comme l'année du grand basculement démographique.
17:08Ce n'est pas parce qu'il faut voir que ça chute depuis des années,
17:11mais ce n'est pas proportionnel, si j'ose dire.
17:13Là, on est au bout du toboggan, ça va très vite.
17:16Il y a un indice de fécondité de 1,56 enfants par femme qui est inédit depuis 1918.
17:23Je vais faire un petit propos liminaire.
17:26L'idée n'est pas de forcer tout le monde à avoir 7 enfants,
17:29ni à pointer du doigt ceux qui n'en ont pas, que ce soit choisi ou non,
17:33mais simplement de tirer la sonnette d'alarme et sensibiliser ceux qui aiment ce pays.
17:37La question est effectivement d'importance.
17:39On ne peut pas avoir d'enfants, mais savoir que c'est important que d'autres en aient.
17:43Si l'on compare à 2010, date que l'INSEE qualifie de dernier point haut des naissances,
17:50il y avait 2,02 enfants par femme.
17:53Le taux de fécondité, vous l'avez dit, je crois, est en recul de près de 23%.
17:57C'est vraiment énorme.
17:59Nous sommes devenus ordinaires.
18:01Nous avons rejoint le lot commun des pays européens.
18:04Avant, il y avait une exception française.
18:07Malgré ce solde négatif, la population a légèrement augmenté en raison de l'immigration.
18:13Il faut noter aussi que l'âge moyen de la naissance de leur enfant et de l'enfant des Français est en constante augmentation.
18:21C'est 31,2 ans pour les femmes en 2025, contre 30,4.
18:2610 ans plus tôt, celui des pères augmente à peu près dans les mêmes proportions.
18:29Ce n'est pas neutre dans cette notion de fécondité,
18:32puisque le renouvellement des générations ne se fait pas tout à fait de la même façon.
18:36Il a lieu tous les 25 ans ou tous les 40 ans.
18:38Alors, nous nous rapprochons du Japon et de la Chine,
18:43puisque actuellement, les ventes de couches pour les personnes âgées dépassent celles des bébés.
18:49Vous voyez ?
18:51Donc, c'est un indice couche.
18:53C'est un peu comme l'indice...
18:55Vous savez, l'indice pizza au Pentagone, on en a beaucoup parlé ces derniers temps.
18:59Vous savez qu'on se prépare un truc au Pentagone ?
19:00On a perdu Marc Menand.
19:01Non, mais c'est pas grave.
19:02Et par exemple, ce sont les réalités de la vie.
19:06Maintenant, on sait comment il vit.
19:09Donc, au Pentagone, quand il y a une opération qui se prépare,
19:13on sait que le pizzaïolo, il a des commandes en hausse.
19:17Il faut s'activer.
19:18C'est une sonnette d'alarme.
19:20Et bien là, c'est un autre indice de consommation.
19:23Il faut vraiment s'activer.
19:25D'autant que nous n'en sommes qu'à l'apéritif,
19:26s'agissant de natalité, puisque la génération du baby-boom,
19:31qui est un peu devenue la génération du papy-boom,
19:34est encore bon pied, bon oeil, au moins pour partie d'entre elles.
19:37Elle s'occupe des associations, des petits-enfants,
19:39et parfois même pour la queue de la cohorte, de ses propres parents.
19:43Mais un jour, hélas, cette génération aura complètement disparu.
19:46Qu'est-ce qui va arriver, du coup ?
19:48On peut se poser la question.
19:50Alors, vous aurez noté que la réforme des retraites sera passée
19:52sans qu'on ait évoqué cette question-là.
19:54C'est venu bien plus tard.
19:55Emmanuel Macron s'est mis à parler de réarmement démocratique plus tard,
20:00mais on voit bien que c'est toujours le désarmement démographique qui prévaut.
20:04Alors, je lisais sur X la boutade d'un internaute.
20:06J'aurais voulu lui rendre à César ce qui est à César.
20:08Je n'ai pas retrouvé son nom, là, quand j'ai écrit.
20:10Mais je trouvais ça assez drôle.
20:11Il disait « Les Égyptiens ont inventé la pyramide de Khéops.
20:14Les Macroniens ont inventé la pyramide de Ponzi. »
20:17Et c'est exactement ça.
20:18C'est vrai pour les retraites,
20:19mais c'est vrai aussi pour tout le social redistributif,
20:22qu'il soit matériel ou même affectif.
20:24Vous savez, nous sommes le bâton de veillesse des générations au-dessus,
20:29mais qui sera le nôtre ?
20:30La famille, c'est du personnel bénévole d'appoint dans les EHPAD.
20:34Vous savez, il n'y a rien de plus beau qu'un enfant dans un EHPAD.
20:38Il saute sur le lit, sur le fauteuil roulant.
20:40Il confond la télécommande avec l'appel de l'infirmière d'urgence.
20:44Ça met les pas de cul par-dessus tête, mais ça, c'est la vie.
20:46Je rappelle d'ailleurs, parce qu'on voit beaucoup de jeunes,
20:50et c'est très beau, qui font de l'humanitaire, très très loin,
20:53mais c'est aussi de l'humanitaire de proximité,
20:55d'aller voir ses grands-parents dans les maisons de retraite,
20:58à Biric-Ontre-Aubert ou ailleurs.
21:00Alors, vous savez qu'au Japon, la mort solitaire est un phénomène bien connu
21:03que l'on appelle le « kodokushi ».
21:05Il y a même un business qui s'est créé de nettoyage des appartements
21:09des gens qui meurent seuls.
21:11Et en septembre dernier, les petits frères des pauvres évaluaient
21:13à 700 000 les personnes en France, là, je parle de la France,
21:16en situation de mort sociale, c'est-à-dire qui ne voient...
21:18750 000.
21:19750 000, ben oui, voilà, il faut que je mette des lunettes.
21:21750 000 qui ne voient personne.
21:25Alors, Emmanuel Macron n'est pas le seul responsable,
21:28pour être tout à fait honnête.
21:30C'est vrai qu'il y a eu une rupture, même s'il ne veut pas qu'on le dise.
21:32J'ai remarqué qu'il le contestait souvent.
21:34Au moment où François Hollande a procédé à ce qu'il a appelé joliment
21:38la modulation des allocations familiales, il a mis les allocations familiales
21:42sous condition de ressources.
21:43Il avait fait un ministère défamiste, en fait, un ministère défamiste,
21:47et qu'un des privatifs, il a défamilialisé la France.
21:52Mais c'est vrai qu'on a oublié depuis bien longtemps
21:54ce qu'était une véritable politique familiale.
21:57Moi, ce qui me rend triste, et ça m'a spécialement rendu triste
21:59pendant la crise des agriculteurs, c'est qu'on voit des maires,
22:03il y a de nombreux témoignages, qui ont une retraite de misère,
22:06alors qu'elles ont élevé des enfants, bien élevés d'ailleurs, souvent,
22:11qui sont devenus des cotisants pour les autres,
22:15qui servent les retraites des autres, ce qui est tout à fait naturel,
22:18mais il serait bon qu'elles aussi aient le droit à une retraite digne,
22:22parce qu'on nous rebas pas mal les oreilles avec les différences de salaire
22:25hommes-femmes, en fait, c'est des différences de salaire,
22:28hommes-mères, donc femmes sans enfants-mères,
22:31et d'ailleurs, il y a des moments dans la maternité
22:34qui font qu'une mère est absente, donc c'est assez normal,
22:37c'est pas de la misogynie du reste, mais quand on n'est pas là,
22:39forcément, on ne progresse pas, et on peut le regarder très près,
22:42poste, métier, temps de travail égaux,
22:45et bien sûr, c'est des questions qui n'ont pas du tout été abordées,
22:49alors il y a des annuités supplémentaires, par enfant,
22:51on réfléchit un peu à changer le congé parental, à l'améliorer,
22:55mais on voit bien qu'il n'y a pas de politique de fond.
22:57Alors je peux vous donner un tout petit exemple,
22:59j'ai vu une exploitante agricole, l'éleveuse laitière,
23:04qui a témoigné sur le vouloir Voltaire,
23:06elle a 30 ans de travail, de vie professionnelle derrière elle,
23:09elle a 4 enfants, elle a eu 4 enfants,
23:11elle était conjoint-collaborateur, elle ne gagnait rien,
23:13mais cotisait pour sa retraite, et elle évalue sa retraite
23:16à un peu plus de 800 euros, ce qui n'est quand même pas beaucoup,
23:19convenons-en.
23:22Est-ce que les incitations financières sont la clé de tout
23:26dans ce sujet de la dénatalité ?
23:29Non, je crois que c'est nécessaire, mais pas suffisant.
23:32D'ailleurs, on voit que les pays comme la Hongrie ou l'Italie
23:34qui ont mis en place vraiment des politiques très offensives,
23:38avec plus d'impôts sur le revenu quand vous avez eu un certain nombre d'enfants,
23:43avec des politiques aussi d'aide aux prêts à taux zéro
23:46pour accéder à la propriété,
23:49il y a des résultats, mais ils sont lents,
23:51parce qu'en réalité, il faut un travail sur les mentalités,
23:55et c'est vrai que du reste,
23:56ces allocations sont autant matérielles que culturelles,
24:00c'est-à-dire qu'on dit finalement à ces gens qui ont des enfants,
24:03ce que vous faites est utile pour la société,
24:07donc c'est une forme de reconnaissance.
24:09Mais il y a d'autres raisons, bien entrées dans les mentalités,
24:13qui sont nombreuses, moi j'en ai fait un petit florilège,
24:16il y a une détestation de la fécondité,
24:18qui est quand même, je trouve, instillée assez vite chez les filles,
24:21vous savez, Simone de Beauvoir, qui est quand même le pilier du féminisme français,
24:28et bien s'est reconnue, s'est documentée,
24:29elle détestait viscéralement les enfants,
24:31j'ai retenu ce mot de viscéralement,
24:33et donc elle a installé l'idée, avec d'autres féministes,
24:37parce que finalement, utérus et cerveau étaient nécessairement inversement proportionnels,
24:41donc c'est vrai que ce n'est pas très attirant,
24:43et qu'il faut se débarrasser de sa fécondité comme un fardeau embarrassant.
24:49Du reste, on l'apprend à traiter comme une affection chronique
24:52pendant toutes les années de jeunesse,
24:57comme c'était une maladie.
24:59On dit aussi qu'un enfant est mauvais pour le portefeuille,
25:02pour la planète et pour la silhouette,
25:04alors j'aime à donner un exemple qui vaut ce qu'il vaut,
25:06mais je prends deux femmes allemandes qui ont marqué la vie politique,
25:13il y a par exemple Ursula von der Leyen qui a eu sept enfants,
25:16Angela Merkel qui n'en a pas eu,
25:17est-ce qu'une est vraiment plus belle que l'autre,
25:19avec plus sylphide, je ne sais pas.
25:23On déteste l'âge adulte aussi,
25:25vous savez, on ne veut pas devenir un adulte,
25:26parce que quand on grandit,
25:30eh bien on passe un cap.
25:32Donc il y a tout cela qui,
25:34plus la transmission, vous l'avez évoqué,
25:36la transmission, l'autorité.
25:37On n'aime pas la subir, l'autorité,
25:39mais on n'aime pas non plus l'instaurer.
25:40Ce n'est pas très agréable d'être autoritaire.
25:42Vous savez, c'est toutes ces petites démissions successives
25:45qui font qu'aujourd'hui, on n'a plus d'enfants
25:48et puis pour terminer, pour procréer,
25:50je crois qu'il faut s'aimer, se juger digne d'être dupliqué.
25:53Et peut-être que notre époque très culpabilisée,
25:56très culpabilisante en Occident,
25:58eh bien, ne s'aime plus.
26:00Alors il faut à nouveau s'aimer
26:02et à nouveau avoir des enfants.
26:03Voilà.
26:05Merci beaucoup, Gabrielle Cusel.
26:06Un sujet capital, effectivement,
26:08qui a bien plus de conséquences
26:10qu'on ne peut l'imaginer.
26:12Dans un instant, en cours de l'émission,
26:13on vous fera découvrir un clip de Cénieuse
26:16qui soutient les agriculteurs en exclusivité.
26:19Et ce soir, vous le verrez,
26:20même le logo de Cénieuse soutiendra les agriculteurs.
26:23Vous le verrez.
26:24D'abord, la colère agricole avec vous,
26:26Marc Menand, qui reste vive.
26:28Des centaines de tracteurs ont convergé vers Paris.
26:31Aujourd'hui, la mobilisation se poursuit également en région.
26:34Le gouvernement, par la voix de Sébastien Lecornu,
26:36annonce ce soir une loi d'urgence agricole
26:38pour Mars et 300 millions d'euros d'investissement.
26:41Est-ce que c'est un énième pansement
26:42ou bien est-ce que c'est une solution, selon vous ?
26:45Alors, on sent quand même la tactique,
26:48le cornu derrière tout ça.
26:51C'est l'homme qui est dans la patience,
26:54l'homme qui est habile,
26:56l'homme qui tend son...
26:58Bien évidemment, c'est la logique même de cette stratégie,
27:02qui tend son petit piège
27:04et de telle manière qu'on ne le voit pas.
27:07Ce sera la fin de la chronique
27:09« Si je ne me perds pas dans mes idées ».
27:11Alors déjà, vive l'agriculture, vive la culture,
27:15mais on n'est pas toujours d'accord
27:17avec ce qui est réclamé par les paysans.
27:20Il peut y avoir quelques nuances.
27:22Ce soir, le Premier ministre dit
27:25« Voilà, il y aura une loi spéciale,
27:29les décisions sont imminentes
27:31et cette loi spéciale permettra de voir des plans
27:35dans ce que l'on a comme mesure dans la prédation du loup
27:39et permettre qu'on abatte un peu plus de loups.
27:41Il y aura également le sujet de l'eau.
27:44Vous savez qu'il y a des contestations,
27:46les fameuses bassines,
27:48on a également des points d'hydraulique,
27:51c'est-à-dire de gestion de l'eau pour l'irrigation.
27:55Et il dit « Si c'est de taille humaine,
27:58il nous faut envisager la dérogation ».
28:01Mais dans tout ça, on est dans les hypothèses.
28:03Dans ces mesures-là, je pense
28:05qu'il y a une compréhension à avoir,
28:07très significative vis-à-vis de nos agriculteurs.
28:11Après, il y a une mesure, moi qui me chagrine,
28:13un tout petit peu plus,
28:15c'est les moyens de production.
28:17Et en l'occurrence, aujourd'hui,
28:18on recevait la FNSEA.
28:22Je remarque au passage,
28:23il n'y a rien de perfide dans mon propos,
28:25mais la semaine dernière,
28:26c'était la coordination rurale.
28:29La coordination rurale,
28:30elle n'a pas été reçue.
28:31Mais aujourd'hui, la FNSEA,
28:33elle est reçue.
28:34Comme quoi, apparemment,
28:36selon le syndicat auquel on appartient,
28:39on a des entrées où on n'en a pas.
28:40Je trouve ça fort déplaisant.
28:42Pour par exemple,
28:43notre ami Anthony Koupchou,
28:45qui était là la semaine dernière,
28:46qui était avec les bonnets jaunes,
28:49tout en n'étant pas syndiqué.
28:51Mais donc, il y a des agriculteurs qu'on écoute
28:53et les autres qu'on n'écoute pas.
28:55Et alors, quand on dit,
28:57il nous faut envisager
28:58d'appliquer la loi du plomb.
29:01La loi du plomb,
29:03c'est réintroduire l'acétanipide,
29:07qui est donc un produit extrêmement contesté,
29:11nocif pour les agriculteurs eux-mêmes
29:14et en particulier aussi pour les apiculteurs.
29:18Or, on ne peut pas aujourd'hui
29:19parler du monde rural
29:21sans faire attention aux apiculteurs.
29:24Or, eux, quand ils disent aujourd'hui
29:25ce produit-là ravage tout notre travail,
29:28on ne peut pas, ils ne sont pas venus
29:30avec leur tracteur, on les oublie.
29:33Ne pas oublier non plus qu'il y a eu
29:342 millions de personnes qui ont voté
29:36contre cette mesure-là.
29:38Alors, je comprends les agriculteurs
29:40quand ils disent oui,
29:41mais on est victime de ce que les autres utilisent.
29:45Alors, c'est là que l'on attendrait des politiques
29:47qu'ils soient exemplaires,
29:50qu'ils disent, eh bien nous,
29:51on a compris qu'il y avait, par exemple,
29:53chez les agriculteurs,
29:55beaucoup plus de cas de cancer de la prostate,
29:57beaucoup plus de cas de cancer de la peau,
30:01beaucoup plus de cas de cancer de la vessie.
30:03Et il semblerait, selon, comme l'ont dit aujourd'hui,
30:07les scientifiques,
30:08que ce soit lié à l'utilisation de certains produits.
30:11Qu'on les interdise,
30:12mais c'est tant mieux pour ces pauvres gens.
30:14On ne va pas leur demander de produire,
30:15de produire et de crever pour nous.
30:18Mais donc, à partir de là,
30:19on dit on a pris des mesures,
30:21depuis 2018,
30:22eh bien on exige que les autres les appliquent.
30:24On ne va pas revenir à ce qui a été et ce qui reste toléré ailleurs.
30:30Mais pour autant, on est dans le préjudice
30:32si on n'est pas capable de camper sur nos mesures.
30:35Et aujourd'hui, on a ces décisions-là,
30:38mais le Mercosur,
30:39ce sont les hormones,
30:40ce sont toutes les saloperies inimaginables
30:42pour élever les bêtes,
30:44pour faire dans le productivisme.
30:46Et il y aura quoi pour aller contre cela ?
30:48Alors, pour terminer la chronique,
30:50il y a le plan fiscal et budgétaire du gouvernement
30:54qui est déposé dès ce soir par voie d'amendement.
30:58Et tous les partis politiques devront le signer.
31:02Alors déjà, c'est un peu perfide.
31:03Ça signifie que s'il y en a un qui n'est pas tout à fait d'accord,
31:06quid de ce qu'il en advient de ce projet ?
31:09Et il ne pourra entrer en vigueur
31:11qu'avec l'adoption du budget.
31:15C'est pas monstrueux, ça ?
31:18C'est-à-dire, écoutez, voilà,
31:19aujourd'hui, personne ne veut dire le budget.
31:22Mais alors, je vous mets au défi,
31:24si vous ne voulez pas soutenir les paysans,
31:26vous voyez comment...
31:28C'est machiavélique.
31:30Il y a là quelque chose de très malsain.
31:32Et le dernier point, ne pas oublier,
31:33les jeunes agriculteurs qui, aujourd'hui, sont là
31:36peinent pour obtenir des prêts
31:38afin de racheter les terres,
31:40soit de leurs parents,
31:42soit de s'investir.
31:43Or, il y a des terres qui n'ont plus d'agriculteurs,
31:47simplement parce qu'on ne leur donne pas
31:48les moyens d'entrer dans le métier.
31:51Roland L'Escueur a dit aux députés
31:53que le budget est à portée de main.
31:54À suivre.
31:55Merci beaucoup, mon cher Marc Menor.
31:58Dans un instant, je vais vous montrer en exclusivité
32:00le clip de soutien aux agriculteurs
32:03de la part de CNews.
32:05On en parle dans un instant
32:06après la chronique de Charlotte Dornela.
32:08C'est juste avant de recevoir notre invité
32:10que nous aurons par Visio,
32:13qui est le neveu du dernier chien d'Iran,
32:15Davoud Palavi,
32:17alors que ça s'accélère.
32:19On voit l'Union européenne
32:21qui a convoqué l'ambassadeur d'Iran à Bruxelles,
32:23la France qui a convoqué l'ambassadeur d'Iran en France.
32:26On en parle dans un instant.
32:27D'abord, ce dimanche,
32:29Charlotte Dornelas, une toute jeune fille de 15 ans,
32:31a été violée à Melun.
32:32Son agresseur présumé interne algérien,
32:35lui aussi, était sous OQTF.
32:38Que sait-on de cette histoire ?
32:39Alors, en effet, le suspect, il s'agit d'un Algérien
32:41qui a 22 ans,
32:42qui est déjà connu de la police pour vol
32:44et usage de stupéfiants,
32:46et qui est visé par une OQTF,
32:48une obligation de quitter le territoire français,
32:50avec interdiction de retour.
32:52Mais pour ça, il faudrait qu'il soit parti.
32:54Et il était par ailleurs inscrit
32:55au fichier des personnes recherchées.
32:57Donc, vous voyez, c'est un pédigré
32:58qu'on a l'habitude, malheureusement,
33:00de rencontrer.
33:01Il a violé cette jeune femme,
33:03puis il l'a recontactée le soir.
33:04Une jeune fille.
33:05Comment ?
33:06Une jeune fille, pardon.
33:07Cette jeune fille, oui, vous avez raison.
33:08Puis il l'a recontactée le soir même
33:10via les réseaux sociaux,
33:11ce qui lui a permis à cette jeune fille
33:13de localiser, de le géolocaliser.
33:17Il se trouve qu'il était logé
33:19dans un gymnase pour sans-abri, à Melun.
33:22Il a donc été placé en garde à vue
33:23et déféré en vue de sa mise en examen.
33:26Et si c'est malheureusement le mot encore
33:28qui nous vient premièrement à l'esprit,
33:31c'est parce que ces histoires se répètent.
33:33Les gens qui nous écoutent le savent,
33:34mais tous les Français ne le savent pas,
33:36puisque certains ne le disent pas.
33:38La semaine dernière, par exemple,
33:39c'était un Algérien de 32 ans,
33:41cette fois-ci, lui aussi visé par une OQTF,
33:44qui avait été placé en détention provisoire
33:45après le viol d'une femme de 72 ans.
33:48Alors, pourquoi insistons-nous ?
33:50Eh bien, encore une fois,
33:50parce que l'impuissance de la parole,
33:52qu'elle soit judiciaire, politique ou administrative,
33:54puisque certains sont interdits judiciairement du territoire,
33:58d'autres reçoivent une obligation
33:59de quitter territoire française qui est administrative,
34:02et les déclarations des hommes politiques
34:03qui exigent que ces obligations soient respectées,
34:07eh bien, l'impuissance de toutes ces paroles
34:08dans la gestion de la population présente en France
34:11a des conséquences qui sont parfois dramatiques.
34:14Et je note que certains drames
34:16qui sont moins répétitifs,
34:18soit dans le drame lui-même,
34:20soit dans le profil des agresseurs,
34:21sont nettement plus médiatisées.
34:24Alors, pourquoi serait-il impossible
34:25de poser cette question
34:27et de la reposer au nom de ces femmes,
34:29réelles victimes d'actes objectivement barbares ?
34:33Mais que répondre à ceux qui, sincères,
34:36ne voient pas trop ce que la nationalité
34:39vient faire dans l'horreur du drame ?
34:42Il est vrai que certains continuent
34:43à ne pas voir l'intérêt soit d'en parler,
34:45soit même de chercher à le corriger,
34:48dans l'horreur et le traumatisme du viol,
34:51en l'occurrence, ça ne change évidemment rien
34:52la nationalité de l'agresseur.
34:54En revanche, dans la protection qui est mise en place,
34:57ça change tout, puisque ces hommes,
34:59en l'occurrence, par décision, encore une fois,
35:01pas par mon jugement, ni celui de Marc,
35:03par décision administrative ou judiciaire,
35:06n'auraient pas dû croiser les victimes
35:08dont ces mêmes autorités politiques
35:10ont premièrement la charge.
35:11Parce que j'entendais Sandrine Rousseau,
35:13alors c'était sur une autre affaire,
35:15je crois que c'était au sujet de Philippines,
35:16qui disait, mais si on le renvoie dans son pays,
35:18il fera peut-être des victimes là-bas.
35:19Oui, mais il se trouve que nous avons tous des limites,
35:22nous sommes humains,
35:23nous avons des limites jusque dans la protection,
35:25et les autorités politiques en France
35:27qui demandent à ces personnes
35:28de quitter le territoire français
35:29ont premièrement la charge
35:31des personnes, de leurs victimes,
35:34en l'occurrence.
35:35Donc répondons sincèrement
35:37à ceux qui sont tentés de n'y voir
35:38qu'une instrumentalisation
35:39de faits terribles contre un pays étranger,
35:42en l'occurrence l'Algérie,
35:43avec quelques chiffres du ministère de l'Intérieur
35:46qui concernent l'année 2024.
35:48Vous savez, 2025, c'est encore un peu tôt
35:50pour avoir évidemment l'ensemble de ces chiffres.
35:53Prenons donc ceux de 2024
35:54qui permettent d'inscrire ces profils
35:56que nous venons d'évoquer
35:57dans un contexte beaucoup plus large.
36:00En 2024, donc,
36:0133 754 Algériens
36:04sont interpellés en situation irrégulière.
36:05C'est la nationalité la plus représentée
36:08dans ce type d'arrestation.
36:10Nous avions en 2024 toujours
36:125 159 Algériens
36:15qui ont été placés
36:16en centre de rétention administrative.
36:18C'était 31,9% sur toute l'année
36:21des étrangers placés
36:23en centre de rétention administrative.
36:25C'est la nationalité la plus représentée.
36:27En avril dernier,
36:28et c'est à l'époque Bruno Retailleau
36:30qui était ministre de l'Intérieur,
36:31qui signifiait qu'en avril dernier,
36:33donc à un instant T,
36:34les Algériens détenus en CRA
36:35étaient 43%.
36:37Alors pourquoi ce chiffre est plus élevé ?
36:39Parce qu'il y a d'autres nationalités
36:40qui sortent plus vite
36:40des centres de rétention administrative,
36:42notamment quand on allait
36:43laisser passer consulaires.
36:44Vous savez, l'année que nous venons
36:45de passer diplomatiquement
36:46avec l'Algérie,
36:47ces laissés passés consulaires
36:48ne sont pas arrivés.
36:49Donc les Algériens sont restés
36:50plus longtemps dans les centres
36:51de rétention administrative,
36:52ce qui empêche de mettre
36:53d'autres personnes
36:54qui devraient être éloignées
36:55dans les prisons.
36:56Le nombre d'Algériens en 2024
36:57toujours est de 4 229 personnes,
37:01c'est-à-dire quasiment 20%
37:02de la population écrouée en France
37:04et pour les Algériens en particulier.
37:07Vous avez 21 726,
37:11très exactement,
37:12décisions de retour,
37:13la plupart étant des OQTF
37:14qui ont été prononcées
37:15et 2 999 expulsions effectives.
37:20Ces chiffres sur le début de l'année,
37:21évidemment,
37:22puisque vous savez
37:22qu'il n'y en a pas eu
37:23à la fin de l'année
37:23en raison de nos relations
37:24diplomatiques exécrables.
37:26Ces chiffres renforcent donc
37:27l'idée d'un sujet à traiter
37:29et non d'une anecdote
37:30qui se réveillerait ici et là
37:32dans ce que certains
37:32continuent à appeler
37:34des faits divers.
37:35Or, nous demeurons impuissants
37:36et l'année qui vient de passer
37:37a été la pire, évidemment.
37:39Aucune collaboration
37:40de l'Algérie
37:41sur beaucoup de sujets,
37:43mais notamment sur celui
37:43de la reprise
37:44de ses ressortissants.
37:46Justement,
37:46l'Algérie,
37:47n'a-t-elle pas annoncé
37:48la régularisation
37:49de ses ressortissants
37:50clandestins ?
37:51Ce qui pourrait être
37:52une bonne nouvelle peut-être
37:52pour la France.
37:53En effet,
37:54il y a une surprise,
37:55une annonce qui a surpris
37:57des deux côtés d'ailleurs.
37:58Dimanche,
37:59le président algérien
38:00a effectivement annoncé
38:02une régularisation
38:03des jeunes Algériens,
38:04je cite,
38:04en situation précaire
38:05et irrégulière
38:06à l'étranger.
38:07Donc,
38:08des Algériens
38:08qui sont en situation irrégulière
38:10dans d'autres pays
38:11que l'Algérie.
38:12Et le pouvoir algérien
38:13de décrire une réalité
38:14qui est même ici
38:15parfois contestée.
38:16Je cite,
38:16« Ces jeunes souffrent
38:17de pauvreté extrême
38:19et de misère
38:19et sont réduits
38:20à exécuter
38:21des tâches humiliantes
38:22tandis que certains
38:23sont instrumentalisés
38:24contre leur pays.
38:25Ces jeunes peuvent être
38:26instrumentalisés
38:27par des milieux criminels
38:28mafieux,
38:29ce qui risque de sceller
38:30leur réputation
38:30que ce soit dans le pays
38:31où ils se trouvent
38:32ou dans celui
38:33qu'ils ont quitté. »
38:34C'est une réalité
38:35qui n'est encore une fois
38:36pas commentée
38:38à la mesure de ce qu'elle est.
38:40Ce sont notamment
38:41les plus jeunes
38:42qui sont pris en charge
38:43par les passeurs
38:44à qui ils doivent
38:44de l'argent
38:45et qui sont directement
38:46engagés dans des réseaux
38:47criminels
38:48et ou mafieux
38:49sur le territoire français.
38:51Mais attention,
38:52l'Algérie se préoccupe
38:53moins toutefois
38:54de ses ressortissants
38:55que de ses intérêts
38:56notamment sécuritaires.
38:58Parce qu'on conteste
38:58à la France
38:59le droit de se poser
38:59la question
39:00de l'expulsion
39:01de ces personnes
39:02sur le terrain sécuritaire.
39:03L'Algérie,
39:04pour reconnaître
39:05ses propres ressortissants,
39:06se pose très clairement
39:07la question
39:08de ses intérêts sécuritaires.
39:09Cette régularisation
39:10est encadrée
39:11par deux conditions.
39:12Un,
39:13ils ne devront pas récidiver
39:14et croyez-moi bien
39:16que l'exigence algérienne
39:17risque d'être prise
39:18un peu plus au sérieux
39:18que celle de la France.
39:20Et deuxièmement,
39:21il y a des exclus
39:22au dispositif
39:22de la reconnaissance.
39:24Les auteurs,
39:25je cite,
39:25de crimes de sang,
39:26de trafic de drogue
39:27ou de trafic d'armes,
39:28ils sont ressortissants
39:29algériens,
39:29mais l'Algérie
39:30ne les régularisera pas,
39:31comme elle le dit,
39:32ainsi que les personnes,
39:33je cite,
39:34ayant collaboré
39:34avec des services
39:35de sécurité étrangers
39:36dans le but
39:37de porter atteintre
39:38à leur patrie
39:39l'Algérie.
39:40Alors,
39:40on n'a pas plus
39:41de précisions là-dessus,
39:42mais ça ouvre
39:42une autre question
39:43pour la France.
39:44Il y a le domaine
39:45sécuritaire,
39:45je vous le disais,
39:47l'Algérie nous explique
39:48qu'elle reprendra
39:48certaines personnes,
39:49mais pas ceux
39:50qui sont condamnés
39:51dans certaines situations,
39:52mais la question
39:53de ceux qui pourraient
39:54porter atteinte
39:54aux intérêts
39:55de l'Algérie,
39:56on voit comme l'Algérie
39:56est sensible
39:57sur la défense
39:58de ses intérêts.
39:59Il y a également
39:59un projet de déchéance
40:00de nationalité
40:01qui est examiné
40:02en Algérie
40:03et qui viserait également,
40:04je cite,
40:05tout citoyen
40:05qui commet à l'étranger
40:10à l'unité nationale
40:11ou qui fait preuve
40:12de loyauté
40:13envers un autre pays
40:14tout en persistant
40:15à renoncer
40:15à sa loyauté
40:16envers l'État algérien.
40:18L'autre question
40:18qui se pose à la France
40:19est ce qu'elle adresse
40:21comme message
40:21à une diaspora
40:22que l'Algérie reconnaît
40:23comme la sienne,
40:24alors que la plupart
40:24d'entre eux,
40:25on le sait,
40:26sont franco-algériens.
40:28Quel est le discours
40:28de la France
40:29sur ce qui est
40:30une partie
40:31de la population française ?
40:33Je note que la réponse
40:33apparemment d'Emmanuel Macron
40:35c'est de créer
40:35un haut commissariat
40:37ou une haute autorité
40:38précisément
40:39au diaspora
40:39de pays étrangers.
40:41On ne s'étonne pas
40:41du manque d'harmonie
40:42et c'est peu
40:43de le dire comme ça
40:44au sein de la population française.
40:46Merci beaucoup
40:47Charlotte Dornelas
40:49avant de recevoir
40:51notre invité
40:51d'Avoud Palavi.
40:54Vous avez vu
40:55peut-être à l'antenne
40:56il y a à peine
40:57moins d'une minute
40:58qu'il y a un chapeau jaune
41:00sur le logo
41:01de CNews.
41:02CNews soutient les agriculteurs.
41:04Nous allons vous montrer
41:05en exclusivité
41:06pour la première fois
41:07un clip
41:08un clip de soutien
41:09de la part de CNews
41:10vis-à-vis des agriculteurs.
41:12Regardez.
41:18La détresse des agriculteurs
41:20est vécue
41:20comme un symbole
41:21parce qu'ils incarnent
41:23une certaine idée
41:24de la France.
41:25L'agriculture c'est un intérêt vital.
41:28On en a mort
41:28parce qu'on a plein de problèmes.
41:29C'est vraiment difficile.
41:35Ils se lèvent très tôt
41:35ils se lèvent la nuit
41:36pour nourrir tout un pays
41:37et bien ils se mobilisent
41:38contre le Mercosur
41:39et ils vont terminer
41:40en garde à vue
41:41et c'est terrible.
41:41On ne peut pas accepter
41:42un tel désarroi
41:43une telle détresse
41:44dans notre pays
41:44de ceux qui nous nourrissent.
41:46Aujourd'hui
41:46je me verse
41:48de 300 euros par mois
41:49pour pouvoir
41:49subvenir mes besoins.
41:51On se renferme
41:52sur nous-mêmes.
41:57C'est normal
41:58que les agriculteurs
41:59se battent.
41:59On a des droits
42:00il faut pouvoir
42:01les exprimer.
42:02C'est une profession
42:03qui est en train de mourir.
42:04Il faut continuer de se battre.
42:05Merci de nourrir les Français.
42:07On est avec vous
42:08soutien à nos agriculteurs.
42:09Toute la France
42:10est derrière eux.
42:11Je ne sais pas si ça m'irait.
42:12Je peux rejoindre
42:13les agriculteurs ?
42:14Oui !
42:14Ça me va bien ?
42:15On vous invite ce soir.
42:15Voilà un clip
42:22que vous verrez régulièrement
42:23sur CNews dorénavant.
42:25Et le petit chapeau jaune
42:26vous voyez sur le logo
42:27de CNews
42:27en haut à gauche
42:28de votre écran
42:28qui va réapparaître
42:30de temps en temps
42:31pour soutenir
42:32les agriculteurs.
42:34Maintenant nous allons
42:34accueillir notre invité
42:36qui est en visio
42:37puisque en Iran
42:39selon les premières informations
42:40qui arrivent
42:40après quatre jours
42:41de répression
42:41et de black bloc
42:42c'est un carnage
42:43disent les témoins.
42:44La France a convoqué
42:45l'ambassadeur iranien.
42:46L'Union européenne
42:47a convoqué
42:48l'ambassadeur d'Iran
42:50à Bruxelles.
42:52Donald Trump
42:52appelle les manifestants
42:53à prendre le contrôle
42:54des institutions
42:55et il dit
42:56que l'aide arrive.
42:58C'est le message
42:58de Donald Trump
42:59aux Iraniens
43:01sur place.
43:02En exclusivité
43:03ce soir
43:03Davoud Palavi
43:04membre de la famille
43:06impériale iranienne
43:08issue de la dynastie
43:09Palavi
43:10renversée en 1979.
43:12Bonsoir.
43:13Vous êtes le neveu
43:14du dernier chat d'Iran.
43:15Vous vivez en exil
43:16et vous exprimez régulièrement
43:18sur la situation
43:19de votre pays.
43:19On est ravi
43:20d'entendre
43:21votre témoignage
43:23ce soir.
43:24À l'heure
43:24où une répression
43:25historique
43:26en Iran
43:26on a envie
43:28d'entendre
43:28effectivement
43:29votre regard.
43:31Merci à Gabriel Cluzel
43:32de nous avoir mis
43:33en relation.
43:34Première question
43:35d'Avoud Palavi.
43:36Comment est-ce que
43:37vous analysez
43:37l'ampleur
43:38de la répression
43:39actuelle en Iran ?
43:40Bonsoir.
43:43D'abord,
43:43bonsoir à tout le plateau.
43:46La répression,
43:47c'est 80 millions
43:48d'Iraniens
43:49dans la rue.
43:51Le peuple occupe
43:53les villes,
43:53les villages
43:54et tout le pays.
43:56et en ce moment
43:58nous avons droit
44:00à une répression
44:01sans précédente.
44:04Et je fais un appel
44:06à l'Union
44:06parce que
44:08à chaque fois
44:08qu'il y a
44:08un membre
44:10du peuple iranien
44:11qui tombe
44:12sous les balles
44:12de la république islamique,
44:14à chaque fois
44:15c'est la démocratie
44:16qu'on assassine.
44:18À chaque fois
44:19la démocratie
44:20qu'on assassine.
44:21Merci encore
44:21à vraiment
44:22de nous accorder
44:23vos témoignages exclusifs
44:24parce que je sais
44:25que vous ne vous exprimez
44:26pas dans les médias.
44:28Pourquoi le régime
44:28réagit-il
44:29avec une violence
44:31aussi extrême
44:31contre les manifestants
44:32selon vous ?
44:33Les chiffres,
44:34on n'a pas
44:34les chiffres officiels
44:35des morts
44:36à l'heure qu'il est.
44:37On parle de 600,
44:38700, 800,
44:39certains avancent
44:405000 morts.
44:42Oui,
44:43exactement.
44:44Il y a beaucoup,
44:45malheureusement,
44:46il y a beaucoup
44:46de morts,
44:49il y a beaucoup
44:49de blessés
44:50et ça c'est
44:52les chiffres
44:52on ne connaît
44:54pas exactement.
44:55Moi je pense
44:55qu'il y a
44:56beaucoup plus
44:56la République islamique
44:59cache souvent,
45:01ce n'est pas la première fois
45:01qu'ils cachent
45:02les vrais chiffres.
45:05C'est pour ça
45:06que je fais un appel
45:07non seulement
45:08à tous nos compatriotes
45:09en exil
45:10mais à tous ceux
45:11qui aiment la liberté
45:12et la démocratie
45:13d'être unis
45:16parce que
45:17ça peut arriver
45:19dans n'importe quel pays
45:21à n'importe quel moment.
45:22donc
45:23il faut être
45:25solidaire
45:26je pense.
45:27Davoud Panerville,
45:28lorsque vous dites
45:28un appel à l'union,
45:29lorsque vous dites
45:30un appel
45:30aux compatriotes,
45:32à ceux qui sont
45:32en exil,
45:33qu'est-ce que vous
45:33attendez d'eux
45:33précisément ?
45:34Écoutez,
45:38ce n'est pas le moment,
45:41il faut mettre
45:41les idéologies
45:42de côté
45:42et être unis.
45:46Il faut être unis
45:46comme notre peuple l'est.
45:49Donc,
45:50il faut mettre
45:50les idéologies
45:51de côté.
45:52Là,
45:52on est dans un moment
45:53très très grave
45:54et il faut être
45:56derrière le peuple iranien.
45:57Est-ce que vous pensez
45:59qu'on est proche
46:00d'un basculement
46:01ou d'un durcissement durable ?
46:05Moi,
46:06je pense que
46:06c'est la fin
46:07de ce régime,
46:08ils ont été
46:08beaucoup trop loin.
46:10Je ne vois pas
46:11comment
46:11ils peuvent durer
46:14avec
46:15cette répression
46:17vraiment très grave
46:20qui se passe actuellement.
46:23Et
46:24franchement,
46:24je pense que
46:25le peuple a gagné.
46:26Le peuple a gagné
46:27et il se sent
46:29de plus en plus
46:29nombreux dans les rues
46:31malgré cette répression
46:33justement.
46:34Et
46:34je pense que
46:36sur le long terme,
46:37c'est le peuple
46:37qui va gagner.
46:38Et quel courage
46:39dans ce contexte
46:40d'Avoud Palavi.
46:42Comment est-ce que
46:43vous voyez la montée
46:44en puissance
46:44de Reza Palavi
46:45dans l'opposition
46:46iranienne ?
46:48Est-ce qu'il est
46:49aujourd'hui
46:49un symbole populaire
46:50à l'intérieur du pays
46:51ou bien
46:51surtout une figure
46:52de l'exil ?
46:53Est-ce que
46:53vous le voyez
46:54vraiment
46:54comme celui
46:55qui pourra sauver ?
46:57le peuple iranien
46:58aujourd'hui ?
47:00Alors,
47:00je pense que
47:02mon cher cousin
47:03Reza Palavi
47:04met tout le monde
47:05d'accord
47:05et
47:07il donne
47:08un souffle
47:09d'espoir
47:10à tout
47:12le peuple iranien.
47:15Partout
47:15en Iran,
47:16on entend
47:17Javid Shaw
47:18et
47:20tout le monde
47:20le réclame.
47:22Donc,
47:23évidemment,
47:24c'est
47:24c'est une personnalité
47:26qui met tout le monde
47:28d'accord
47:29et qui rassemble.
47:31C'est une personnalité
47:32qui rassemble
47:32mais vous pensez
47:33qu'il peut réellement
47:33diriger une transition
47:34politique
47:35si le régime tombe
47:36là,
47:37dans les gens
47:37qui viennent ?
47:40Oui,
47:41dans son programme
47:43il a proposé
47:44un gouvernement
47:47de transition
47:47pour remettre
47:49le pays
47:50sur pied
47:51et puis
47:52organiser
47:53des élections
47:54démocratiques.
47:57Organiser
47:57des élections
47:58démocratiques,
47:59vous dites que
47:59le peuple a gagné,
48:00vous lancez un appel
48:01à l'Union,
48:02vous lancez un appel
48:02aux compatriotes
48:03en exil.
48:04Est-ce que vous pensez
48:05que l'appel
48:06de Reza
48:07Pallavi aux forces
48:08de sécurité iranienne,
48:10je dis bien
48:10l'appel aux forces
48:11de sécurité iranienne
48:12peut accélérer
48:13la crise
48:14ou bien au contraire
48:14l'apaiser ?
48:17Non,
48:18je pense que
48:20ça encourage
48:21les gens
48:23dans notre pays.
48:26Ils ont une situation
48:28économique
48:28catastrophique,
48:31un gouvernement
48:34qui les martyrise
48:36depuis 47 ans.
48:42Je crois
48:43que le peuple
48:44iranien
48:44a envie
48:45de passer
48:45à autre chose.
48:46Le peuple iranien
48:47a envie
48:48de passer
48:48à autre chose,
48:49mais est-ce que
48:49selon vous
48:49il souhaite
48:50un retour
48:51de la dynastie
48:52Pallavi
48:52ou bien
48:53simplement
48:53la fin
48:53du régime
48:54en place ?
48:56Pour l'instant,
48:59ils veulent
49:00la fin
49:01du régime
49:02en place
49:03et la monarchie,
49:06évidemment,
49:07moi-même
49:08je suis monarchiste
49:09et je soutiens
49:09mon cousin,
49:11mais nous,
49:12nous bataillons
49:14pour la démocratie,
49:15donc à la fin
49:16ça doit être
49:17le peuple
49:17qui doit choisir.
49:20C'est pour ça
49:21que vous parlez
49:22d'élection.
49:22Peut-être
49:23une dernière question
49:26ensuite,
49:27peut-être Mathieu,
49:27une question.
49:28Vous,
49:28vous êtes en exil.
49:30Comment vous vivez
49:31votre exil ?
49:34Comment je vis
49:35mon exil ?
49:37Oui.
49:38Très mal.
49:40Très mal.
49:41Évidemment,
49:42j'ai grandi
49:43en France
49:43et en Suisse,
49:45mais évidemment,
49:47mon pays
49:47me manque beaucoup.
49:49Je crois
49:49que c'est ce qu'il y a
49:50de pire
49:50qui peut arriver
49:51à quelqu'un
49:52d'être en exil
49:52et de ne pas pouvoir
49:54voir son pays
49:56et de voir
49:56les gens
49:59de son pays.
50:00Donc,
50:00c'est quelque chose
50:03qui tranche le cœur.
50:05C'est quelque chose
50:06qui est très blessant
50:10intérieurement.
50:11Vous êtes en exil
50:12depuis combien de temps
50:13d'avouer pas la vie ?
50:14Depuis 82.
50:17Mathieu Bocoté.
50:19Alors,
50:19très clairement,
50:20est-ce que vous souhaitez
50:21une intervention
50:21militaire américaine
50:23pour accélérer
50:24la chute du régime ?
50:27Alors,
50:27ça,
50:28c'est une bonne question.
50:29Moi,
50:29je pense que
50:30dans la situation
50:31du peuple iranien,
50:35il faudrait
50:36une intervention
50:37internationale,
50:38en fait.
50:40Ce ne sont pas
50:41de la Norvège,
50:41ce ne sont pas
50:42de la Suisse.
50:43Ceux qui peuvent
50:44intervenir,
50:44ceux qui peuvent
50:45faire tomber le régime,
50:45c'est les Américains.
50:46Ce ne sont pas
50:47les Suédois,
50:47ce ne sont pas
50:48les Lituaniens.
50:48qui agissent
50:57et je regrette
50:59que l'Europe
51:00n'agisse pas,
51:01en tout cas
51:02pour l'instant.
51:04Et il suffit
51:06de pas grand-chose.
51:09Ça peut être
51:10une intervention militaire,
51:11mais aussi ça peut être
51:12une aide logistique.
51:13Le régime est vraiment
51:17aux abois
51:17et il suffit
51:19de pas grand-chose,
51:20en fait.
51:21Merci beaucoup.
51:22Il suffit
51:22de pas grand-chose.
51:23Donald Trump
51:24dit que l'aide arrive.
51:25En tout cas,
51:26merci infiniment
51:27de nous avoir accordé
51:28cet entretien
51:29en exclusivité.
51:30Je sais que vous
51:30n'aimez pas
51:31vous exprimer
51:32dans les médias.
51:33Merci d'avoir...
51:33Oui, bien sûr.
51:35Je peux vous dire
51:36deux mots ?
51:37Bien sûr,
51:37au contraire.
51:39D'accord,
51:39mais je fais un appel
51:40à l'unité
51:41non seulement
51:42de tous nos compatriotes
51:44iraniens en exil,
51:46mais à tout le monde,
51:47en fait.
51:48Le peuple iranien
51:49a besoin vraiment
51:50de soutien
51:51et je fais vraiment
51:53un appel de soutien
51:54parce que c'est
51:55vraiment la vie des gens
51:56et l'avenir
51:57d'un pays
51:58qui est en jeu.
51:59Merci beaucoup,
52:01Prince Davoud,
52:02de Pallavi.
52:02cet appel à l'union,
52:04cet appel
52:04aux compatriotes
52:06en exil,
52:07cette souffrance
52:07de cet exil
52:09que vous vivez-vous
52:10personnellement.
52:11Vous dites que nous
52:11bataillons pour la démocratie,
52:13vous dites aussi
52:13que le peuple
52:14a gagné
52:15et vous appelez
52:16effectivement
52:17à l'aide
52:17dans tous les sens
52:19et notamment
52:20des Américains
52:20puisque ce sont eux
52:21qui sont les premiers
52:22à pouvoir vous aider.
52:23Merci infiniment
52:24de nous avoir accordé
52:25cet entretien
52:26excusé d'Avous de Pallavi.
52:27On espère vous avoir
52:28lorsqu'on suivra
52:29effectivement
52:29l'évolution
52:30de la situation.
52:31Excellente soirée.
52:32Merci beaucoup
52:32à Davoud Pallavi,
52:33Mathieu Bocoté.
52:34Merci à vous,
52:35merci à toute l'équipe.
52:36Merci infiniment
52:37et je sais
52:38que vous nous suivez régulièrement.
52:39Continuez de nous suivre
52:40mon cher Davoud Pallavi
52:41sur Face à l'Info.
52:43Merci encore
52:44pour votre confiance.
52:46Mathieu Bocoté,
52:47dernière page.
52:48France Télévisions
52:49serait-elle devenue
52:49conspirationniste ?
52:51Une question
52:51qu'on peut se poser
52:52après l'article
52:53du Parisien
52:54qui incite
52:56en fin d'émission
52:58à poser cette question.
53:00Qui vous incite
53:00à poser cette question ?
53:01Ah oui,
53:01parce que c'est un article
53:02passionnant paru
53:03dans Le Parisien
53:04sur l'état d'esprit
53:05à France Télévisions
53:06aujourd'hui
53:07dans les suites
53:08de l'affaire Cohen-Legrand.
53:09On le sait
53:10qu'il avait été enregistré
53:11dans un café.
53:12La vidéo,
53:13on les voyait conspirer
53:14selon certains
53:15avec des leaders
53:16du Parti socialiste.
53:17La vidéo a provoqué
53:18une telle explosion
53:18qu'on a à la commission
53:19d'enquête aujourd'hui
53:20sur l'audiovisuel public
53:22dont on parle souvent ici.
53:24Et qui reprends
53:25la semaine prochaine.
53:26Exactement.
53:26De quoi parlons-nous
53:27dans cet article ?
53:28D'un service public
53:30devenu parano.
53:31On nous présente
53:31que désormais les gens
53:32se confient les uns
53:33les autres aux journalistes.
53:34Ils sont par exemple
53:35de plus en plus nombreux
53:37à redouter
53:38à avoir des téléphones
53:39piratés apparemment.
53:40Donc nous sommes devant
53:41des journalistes
53:42qui s'imaginent être piratés
53:43par je ne sais quelle
53:44officine de barbouserie
53:45de renseignement privé
53:47probablement
53:47parce qu'on devine
53:48que ce n'est pas piraté
53:48justement par Washington
53:49ou par Moscou
53:50ou par Téhéran.
53:52C'est piraté
53:53à ce qu'on comprend
53:53par une officine privée
53:55qui chercheraient
53:55à tout savoir
53:56de leur comportement.
53:58De la même manière,
53:59on nous explique
54:00qu'ils arrivent au restaurant
54:01désormais,
54:02ils se mettent en retrait
54:03pour s'assurer
54:03de ne pas être piégés
54:05par je ne sais quel
54:05espion de l'incorrect
54:07qui serait là
54:08pour les écouter.
54:09Un peu plus,
54:10certains d'entre eux
54:10lorsqu'ils seront chez eux
54:11vont même ranger
54:12les téléphones portables
54:13dans le micro-ondes
54:14pour être certains
54:15de ne pas se faire attraper
54:16dans leur conversation privée.
54:17Je ne sais pas cette technique.
54:18Ça c'est moi qui l'ajoute,
54:19c'était pas dans le papier
54:19mais je pense qu'ils en sont rendus là.
54:21Mais le meilleur moment
54:22j'y arrive.
54:22Je cite le Parisien.
54:24On parle même,
54:25je cite,
54:25d'une folle rumeur
54:27digne de Matahari
54:28prétendant qu'une jeune femme
54:29du camp d'en face
54:30aurait sciemment séduit
54:31un visage de France Télévisions
54:33pour mieux glaner
54:34des renseignements
54:35sur ses collègues.
54:36Donc en un mot,
54:37on imagine désormais
54:38je ne sais quelle espionne russe
54:39ou je ne sais quelle espionne
54:40d'extrême droite
54:41échanger ses charmes
54:43en échange d'informations.
54:45Matahari infiltrerait
54:47France Télévisions aujourd'hui.
54:48C'est assez drôle quand même.
54:49Adrien Fontenopologite,
54:51et bonsoir à tous.
54:52Bonsoir Christine,
54:52bonsoir à tous.
54:53Un projet de loi d'urgence
54:54sur la politique de l'eau,
54:55la prédation du loup
54:57et les moyens de production.
54:58Voilà les promesses
54:59de Sébastien Lecornu
55:01aux agriculteurs.
55:02Le texte doit être présenté
55:03en mars,
55:03examiné par le Parlement
55:05avant l'été,
55:06selon le Premier ministre.
55:06Des mesures,
55:07quelques jours après celle
55:08de vendredi,
55:09et l'annonce d'une enveloppe
55:09de 300 millions d'euros
55:11pour le secteur,
55:11des aides conditionnées
55:12à un vote du budget.
55:14La grève des médecins
55:15se traduit concrètement
55:16après une semaine.
55:17Les télétransmissions
55:18de feuilles de soins
55:19à l'assurance maladie
55:20ont baissé de 13,5%
55:22en moyenne.
55:23Les médecins libéraux
55:23protestent depuis le 5 janvier
55:25et jusqu'au 15
55:26contre, je cite,
55:27des choix politiques
55:28qui les piétinent.
55:29La semaine dernière,
55:30les syndicats ont affirmé
55:31que 80% des praticiens
55:32participaient à cette grève.
55:34Les suites du refus
55:35d'obtempérer hier
55:36à Carcassonne.
55:37Le conducteur de 15 ans
55:38a refusé à 4 reprises
55:39de s'arrêter face aux policiers.
55:41Feu rouge grillé,
55:41slalom entre les voitures
55:42avant de foncer sur des agents.
55:44L'un d'eux a ouvert le feu
55:45touchant le passager
55:46avant de 16 ans
55:47toujours hospitalisé.
55:48Le conducteur a finalement
55:50pu être interpellé.
55:51Il est poursuivi
55:51pour tentative d'homicide
55:52sur personne dépositaire
55:54de l'autorité publique.
55:55L'IGPN a été saisi
55:56pour le tir du policier.
55:57Le fonctionnaire
55:58a été entendu
55:59avant d'être relâché.
56:01La haute commissaire
56:01à l'enfance,
56:02Sarah Elhéry,
56:03alerte face aux jeux vidéo
56:04en ligne Roblox.
56:05Elle dénonce, je cite,
56:06un véritable repère
56:07de pédocriminels.
56:08Roblox, près de 150 millions
56:10de joueurs chaque jour,
56:11notamment des enfants
56:12et adolescents
56:13qui peuvent être ciblés
56:14par les prédacteurs sexuels.
56:16Les représentants du jeu vidéo
56:17ont annoncé fin novembre
56:18un nouveau système
56:19de vérification d'âge.
56:20Selon Roblox Corporation,
56:22les moins de 13 ans
56:22représentaient près de 40%
56:24de ses utilisateurs
56:25en 2024.
56:27Les très attendues élections municipales,
56:28c'est dans un peu plus
56:29de deux mois.
56:30Ce mardi,
56:30Rachida Dati,
56:31candidate à la mairie de Paris,
56:32a appelé à un vote utile
56:34à droite pour sa liste
56:34dès le premier tour du scrutin.
56:36Un émiettement des voix
56:37serait un chèque en blanc
56:38à la gauche
56:39et à l'extrême gauche.
56:40Fin de citation.
56:41L'actuel ministre de la Culture
56:42estimé sur ces news
56:43et européen
56:43avoir une chance historique
56:45de gagner Paris.
56:46Et puis Donald Trump
56:47apporte son soutien
56:48aux manifestants en Iran
56:49et les appelle
56:49à poursuivre leur mouvement.
56:51Reprenez le contrôle
56:52de vos institutions.
56:53Donald Trump
56:54qui précise avoir annulé
56:55toutes ses rencontres
56:56avec les responsables iraniens
56:57jusqu'à ce que les massacres
56:58insensés de manifestants
57:00cessent.
57:00Une aide américaine
57:01est également en route
57:02sans j'ajouter plus de précision.
57:03Les manifestations en Iran
57:04ont fait au moins 734 morts
57:06depuis le début des répressions.
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