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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0019h, face à l'info, bonsoir à tous, ravi de vous retrouver en ce début de semaine.
00:04Au sommaire ce soir, les cas contacts d'antavirus à haut risque identifiés en France
00:09ne présentent pas de symptômes, selon Sébastien Lecornu.
00:13La française atteinte est toujours dans un état stable.
00:16Va-t-on vers une nouvelle pandémie ?
00:18La question que tout le monde se pose ce soir, plus mortelle que le Covid,
00:21mais moins contagieux face à l'inquiétude légitime,
00:25revit le même scénario.
00:26Dossidération, peur médiatique, déclaration martiale du gouvernement
00:31et stock de masques brandis.
00:33Après le traumatisme du Covid, faut-il se méfier de la machine à hypnose
00:37et des instrumentalisations politiques ?
00:40Ni délit ni panique, vigilance et lucidité, édito de Mathieu Bocot.
00:45Donald Trump envisage de relancer son initiative de courte durée Project Freedom.
00:51Une de ses phrases est passée inaperçue.
00:54Le président américain accuse Barack Obama d'avoir donné des centaines de milliards à l'Iran
00:59avec des avions pleins de cash.
01:02Vrai ou faux ?
01:04De quoi s'agit-il ?
01:05À quoi a servi cet argent ?
01:07Barack Obama a-t-il acheté du temps auprès d'une grande stabilisation
01:12ou déstabilisation régionale ?
01:14L'analyse de Michel Feuillet.
01:17Bruno Le Maire se vante d'origine algérienne, c'est nouveau.
01:21Emmanuel Macron, de son côté, affirme que le président du français est en Afrique
01:26et que l'arabe est la deuxième langue de France.
01:29À gauche comme à droite, les politiques draguent l'Afrique
01:32et s'inventent des quartiers de diversité
01:34pour se dédouaner de l'histoire française devenue honteuse.
01:37Autrefois, on falsifiait.
01:40Les ancêtres nobles, aujourd'hui, on en fabrique des immigrés.
01:44La France de souche ?
01:45La nouvelle France avance, l'ancienne coule.
01:48La langue française nous appartient-elle encore ?
01:51L'analyse de Gabriel Cluzer.
01:54Mathéo, 9 ans, roue et de coups par 5 joueurs adverses
01:58après la finale d'un tonnoi de foot avant d'un leu vieil.
02:01Balayé, mis au sol, frappé à la tête et au corps pendant de longues secondes
02:06sous les yeux de son père, impuissant.
02:09Hospitalisé, choqué, le déchaînement de violences inacceptables chez des enfants.
02:14Le football doit rester un jeu, pas un champ de bataille.
02:17Indignation et sanctions exigées, le regard de Marc Menon ce soir.
02:21Bali Bagayoko, nouveau maire de Saint-Denis, a annoncé sans embâche
02:24qu'en cas de victoire du ARN en 2027, le peuple se lèvera par insurrection populaire.
02:29Il refuse par avance le résultat des urnes, qualifie tous les députés ARN de racistes
02:35et oppose le « nous » et le « eux ».
02:38Peu de réactions.
02:39Gauche protégée par son image Nouvelle-France, issue de l'immigration.
02:43La vraie fracture est assumée.
02:45La France est coupable.
02:46L'élection ne sera respectée que si elle donne le bon camp.
02:50Le décrépitage de Charlotte Dornelas.
02:53À Avignon, le maire refuse de serrer la main de Raphaël Arnaud, le 8 mai.
02:58Symbole de la victoire du droit sur la violence que représente l'ancien chef de la jeune garde.
03:04Arroseur arrosé, celui qui refusait lui-même de serrer la main d'un député ARN, découvre que la réciproque existe.
03:11« La gauche apprend à ses dépens que la démocratie pose des limites aux extrêmes », l'édito de Mathieu
03:17Bocoté.
03:19Et puis alors qu'Emmanuel Macron tient un sommet africain aujourd'hui et demain au Kenya,
03:24Théophan Zameh-Biyoke, porte-parole de la présidence gabonaise, est l'invité de Face à l'Info ce soir.
03:31Quelle relation entre le Gabon, gros producteur de pétrole, et la France ?
03:36Un pays qui défend une relation stratégique avec la France, un des rares à avoir maintenu une base militaire,
03:42un pays qui respecte une base militaire française sur place, un pays qui respecte le français comme langue première,
03:47un pays avec un président du Gabon élu il y a un an, qui reste catholique, pratiquant, pas converti à
03:53l'islam comme ses prédécesseurs.
03:56Face à Emmanuel Macron qui place l'arabe en deuxième langue de France,
04:01Le Gabon assume-t-il, lui, son héritage francophone ? Jusqu'où ?
04:05Que faut-il pour lutter contre l'émigration du pays ?
04:08On en parle avec le porte-parole du Gabon, qui est l'invité de Face à l'Info ce soir.
04:13Une heure pour tout se dire avec nos mosquetaires et sans tabou, c'est parti.
04:31Mathieu Bocoté, on commence avec vous ce soir.
04:34Faut-il avoir peur ?
04:35Tout le monde, je n'ai pas croisé une personne qui ne m'a pas parlé de l'antavirus aujourd
04:41'hui.
04:42Faut-il avoir peur ?
04:43Je ne suis pas médecin, je n'ai pas la prétention à une médecin un seul instant,
04:46alors je me contenterai d'analyser ce qui est dans mon domaine,
04:48c'est-à-dire la manière dont on nous raconte la mise en place d'une peur nouvelle aujourd'hui.
04:54Alors, je vous avouerai, les premiers jours, quand on parlait de ça, je détournais le regard.
04:59Je disais, on ne va pas encore nous parler d'une pandémie.
05:01Là, je voyais tous les mots revenir en grappe.
05:04Par exemple, masque, cas contact, test, COVID.
05:09Tout ça, pandémie, puis ensuite confinement.
05:12Au début, je lui ai dit non, circuler, je ne veux pas en entendre parler.
05:15Et là, bien évidemment, le réel nous rattrape.
05:18Et, manifestement, on peut traiter, comme je dis, il y a une information réelle,
05:21c'est-à-dire qu'il y a un virus inquiétant.
05:24Si, il y a véritablement des raisons, et ce n'est pas à moi de le dire,
05:27de s'inquiéter et qu'on prenne les mesures nécessaires,
05:30mais voyons la manière dont cela nous est raconté pour l'instant.
05:34Alors, pour l'instant, la première chose que nous savons,
05:36c'est que c'est effectivement un virus beaucoup plus mortel.
05:39C'est le moins qu'on puisse dire que le COVID.
05:41Mais sa transmission est beaucoup plus complexe et beaucoup plus limitée.
05:46Donc, globalement, on s'en souvient, le COVID, ça se diffusait très, très, très rapidement.
05:50Mais en échange, on pouvait l'avoir sans avoir de symptômes,
05:52et pourtant, on était apparemment dangereux.
05:54Là, si on attrape ce truc-là, franchement, on a une mauvaise journée,
05:57et on peut surtout ne pas la terminer.
05:59Ce n'est pas un détail.
06:02Ensuite, moi, ce que je vois beaucoup, et on l'entend dans le discours public,
06:05on nous dit, à la lumière de ce que nous avons vécu ces dernières années,
06:10comment appréhender cette possible pandémie nouvelle?
06:13Et là, on a envie de dire, un instant,
06:15vous nous demandez vraiment de penser ce qui s'en vient
06:18à la lumière de ce que nous avons vécu.
06:21Donc, on nous invite, dans le discours public,
06:24à penser ce qui arrive à la lumière de la séquence COVID.
06:27Je ne suis pas certain que cela soit avisé de la part de nos dirigeants.
06:32Par ailleurs, on a l'impression de revoir des scènes connues il y a quelques années.
06:37Par exemple, les bateaux de croisière, des gens au pluriel de même.
06:41Un bateau de croisière où il y aurait des...
06:43Bon, d'abord, il y a des cas malheureux, il y a des gens qui sont morts.
06:46Ensuite, on fait le décompte des contaminés potentiels,
06:50des cas contacts, en fonction de la nationalité.
06:53Chaque pays prend en charge le retour de ces contaminés
06:56ou ces cas contacts chez lui.
06:58On met en scène la chose.
07:00On est à la recherche aussi du cas premier,
07:04c'est-à-dire qui est le responsable de la chose.
07:06Donc, on nous dit que c'est un...
07:08Pour l'instant, ça me semble assez confirmé.
07:10C'est Léo Chilperourde, j'espère ne pas massacrer son nom,
07:14qui est un ornithologue qui, avec son épouse, a décidé d'aller voir...
07:18Il voulait avoir des oiseaux particuliers dans un endroit en Amérique du Sud.
07:23Et on lui dit ne va pas dans ce coin-là
07:24parce que c'est pas loin d'une forme d'immense décharge.
07:27Ne va pas là, c'est une déchetterie.
07:29C'est très dangereux, n'y va pas, il y a des dangers.
07:32Et pourtant, il décide d'y aller et il en revient avec ce cadeau
07:34qui est la maladie et ne le sentira pas d'ailleurs.
07:37On se demande quel est l'animal coupable peut-être.
07:39Le pangolin, ah non, pangolin, pas c'est de mode.
07:42C'est un autre mot qu'on avait oublié.
07:43C'est maintenant le rat nageur.
07:45J'ai appris son existence.
07:47Donc, il y a une espèce de rat qui se promène, le rat nageur,
07:49qui serait là pour vous...
07:50Majeur ?
07:51Oui, oui.
07:53C'est pas le rat rongeur ?
07:55Peut-être qu'il ronge aussi.
07:57Il est un peu rongé et nageur.
08:00Nageur, pas nageur.
08:01J'ai compris, majeur est vacciné.
08:02Non, non, non.
08:04Nageur, nageur comme dans Michael Phelps.
08:08J'ai bien fait de réérité.
08:10Nageur.
08:10Nageur, avec un N.
08:11Quoi qu'il en soit.
08:12Ensuite, il y a les sentiments.
08:14C'est-à-dire, d'un côté, une forme de perplexité.
08:15C'est-à-dire, est-ce que c'est vraiment ce qui nous arrive ?
08:17Est-ce qu'on n'est pas encore devant le système médiatique de temps en temps,
08:21aime s'exciter, aime s'enthousiasme de la possibilité d'une peur nouvelle ?
08:25C'est fou, Mathieu, pardon, je vous interromps,
08:26mais c'est vrai qu'à la fois, et même nous, on se dit,
08:28est-ce qu'il faut informer au risque de faire peur ?
08:31Est-ce qu'il faut effectivement tomber dans la paranoïa ou pas ?
08:34On ne sait pas où mettre le curseur.
08:36On voit les choses.
08:37Donc là, on se dit, manifestement, il y a une information
08:38et il y a une manière de traiter cette info-là autrement
08:41qu'en appelant une armée d'épidémiologistes et de médecins
08:44qui nous diront inévitablement,
08:45de bons conseils, je n'en doute pas,
08:47mais encore une fois, puisque la manière dont on traite l'information
08:50est une information dans nos sociétés,
08:52il faut, je pense, analyser la chose.
08:54On a donc une forme de sidération.
08:56On se dit, non, pas encore.
08:58Je crois qu'une amie me disait il y a quelques minutes,
09:00si on a vraiment un cas de confinement,
09:01je fiche le camp cette fois-là, on ne me prendra pas enfermé à Paris.
09:05Non, non, pas cette fois-là.
09:07Il y a l'effroi aussi.
09:08Là aussi, c'est une phrase que j'ai entendue plusieurs fois aujourd'hui.
09:10Par exemple, si tout cela est vrai,
09:12bon, c'est un effroi légitime, mais c'est une partie...
09:14Mais c'est fou que tout le monde y pense.
09:15Oui, mais justement, parce qu'on l'a vécu.
09:18C'est-à-dire, on voit l'histoire se mettre en place en temps réel.
09:22Et encore une fois, on dit que la peur est un réflexe sain dans la vie.
09:25C'est-à-dire, moi, je dis toujours,
09:26si vous vous jetez dans l'océan sans avoir peur, vous êtes un idiot.
09:29C'est-à-dire, si vous décidez de vous planquer devant un AK-47
09:31avec quelqu'un qui tire en disant, les balles me traverseront,
09:34mais je ne mourrai pas, vous êtes un idiot.
09:35Là, la peur est un sentiment légitime.
09:37Mais on a vu aussi ces dernières années
09:39que la peur peut être une technique de gouvernement,
09:41une technique de manipulation des masses.
09:42Ce qu'avait écrit, analysé très bien,
09:44Marie-Estelle Dupont dans un livre,
09:46« Être parent en temps de crise »,
09:47toute la première partie était consacrée
09:50à l'utilisation de la peur comme technique de manipulation des masses.
09:53Franchement, c'était passionnant, ça mérite d'être relu.
09:56Par ailleurs, dans le récit qui se met en place,
09:59on a presque le récit gouvernemental.
10:01On nous dit comment le gouvernement
10:03va faire telle ou telle rencontre
10:04pour donner le sentiment à tous
10:06d'une maîtrise des événements.
10:08Donc ça, c'était au cœur de la communication gouvernementale.
10:10Nous maîtrisons les événements
10:12avec des promesses inquiétantes.
10:14Madame Maude Brégeon,
10:16figure importante du gouvernement, nous dit,
10:18je cite,
10:19« Nous prendrons des mesures drastiques,
10:21de manière assumée,
10:22les plus dures de l'Union européenne. »
10:25Ah, les plus dures mesures pour tenir tête aux pandémies.
10:29Ça fait rêver.
10:30Elle nous ajoute,
10:31« Car le seul objectif du premier ministre
10:33est de protéger les Français. »
10:35La ministre de la Santé nous dit,
10:37« La France dispose de stocks nécessaires de masques et de tests. »
10:41Ah, d'accord.
10:42Donc là, tout le vocabulaire y revient.
10:44On pourrait croire qu'elles sont un peu anxiogènes.
10:47Les autorités internationales s'y mettent.
10:48Là, l'OMS nous dit,
10:49« Ce n'est pas une nouvelle COVID. »
10:51Bon, OK, d'accord.
10:51On sait que ce n'est pas une nouvelle COVID.
10:53Quoi qu'il en soit,
10:54il ne s'agit pas en ce moment,
10:55qu'on se comprenne bien,
10:56de voir je ne sais quel complot se déployer
10:58à l'échelle mondiale.
10:59Ce n'est pas de ça dont on parle.
11:00Ce dont on parle,
11:01et c'est plus subtil et plus inquiétant,
11:03les décisions,
11:04les sentiments,
11:05les premiers plis
11:06au moment d'une crise
11:07vont orienter le traitement de cette crise
11:10pendant des jours,
11:11des semaines,
11:11peut-être des mois.
11:12Donc, on fixe des paramètres.
11:14Donc, rapport à la peur,
11:15rapport à l'infection,
11:16qui sont les populations menacées,
11:18et ainsi de suite.
11:18Et à partir de là,
11:19ces principes vont se déployer
11:20et à terme peuvent engendrer
11:22ce que vous avez appelé,
11:23justement,
11:23la possibilité d'une panique.
11:25La possibilité,
11:25mais ce n'est pas certain.
11:27Vous avez parlé d'un traumatisme
11:28de la période COVID.
11:30Pourquoi traumatisme?
11:31Ah bien, je pense qu'on est tous traumatisés
11:32par la période COVID.
11:33On a refoulé.
11:34Moi, franchement,
11:35je pense que la première étape
11:35du refoulement
11:36ou de la peur de la période COVID,
11:38on s'est demandé
11:38mais à quoi nous sommes-nous prêtés
11:41pendant cette période?
11:43Les premières semaines,
11:44les premiers mois,
11:44un comportement légitime.
11:46Comme je vais vous dire,
11:46si c'est vraiment la peste,
11:47on va quand même chacun se cacher.
11:49Mais ensuite,
11:50on a vu à quel point
11:51les populations occidentales
11:53étaient d'une docilité exceptionnelle
11:55devant les exigences de pouvoir.
11:58Moi, c'est de ça
11:58dont je ne me remets pas franchement.
11:59C'est-à-dire,
12:00on nous disait globalement
12:01n'importe quoi
12:02et puis on acceptait
12:03de se soumettre à n'importe quoi.
12:05Je donne encore une fois
12:05un exemple tiré du livre
12:06de Marie-Estelle Dupont.
12:07Elle nous dit à l'époque
12:08que si on nous avait dit
12:09pour nous protéger du virus
12:10de nous mettre un poulpe
12:11sur la tête,
12:12eh bien,
12:12on l'aurait fait persuadé
12:14d'être des citoyens exemplaires.
12:15C'est une période
12:16où on nous incitait
12:17à la délation.
12:18Rappelez-vous cette période?
12:19On nous incitait
12:20à surveiller nos voisins
12:22pour voir s'il n'y avait pas
12:23un vilain fêtard
12:24qui ne respectait pas
12:25les consignes gouvernementales.
12:26On nous invitait
12:27à le dénoncer.
12:28Dans quel pays
12:29incite-t-on à la délation?
12:31Vous me direz,
12:31tous les jours...
12:32C'est le fondement
12:33de l'ARCOM, par exemple.
12:33J'allais justement le dire.
12:35Excusez-moi.
12:36Vous avez scoopé
12:37ma phrase méchante.
12:38C'est le fondement
12:39du traitement
12:39des réseaux sociaux
12:40et de l'ARCOM aujourd'hui.
12:41On pousse à la délation
12:42tout le temps.
12:43Disons qu'à l'époque,
12:43c'était quand même généralisé.
12:44Le travail appartient
12:45de la délation.
12:46Je crois que la délation
12:46est devenue un comportement
12:47démocratique exemplaire,
12:48apparemment.
12:49Ah, la RDA,
12:50notre avenir.
12:52Ensuite,
12:53dans la séquence présente,
12:55on a intégré une idée,
12:56je pense,
12:56quand on parle de traumatisme.
12:57La période COVID,
12:58on l'a vécu après coup
13:00comme une grande répétition.
13:01C'est-à-dire,
13:02grande répétition,
13:02non pas au sens
13:03où ça a été projeté
13:04encore une fois
13:04à la manière
13:05de je ne sais quelle conspiration,
13:06mais le pouvoir
13:07aime s'exercer.
13:09Le pouvoir se surprend
13:10quelquefois
13:11de la docilité
13:12des gens qui s'y soumettent.
13:13Et à la fin,
13:14et à la fin,
13:14le pouvoir s'enthousiasme
13:16à l'idée de se permettre
13:17n'importe quoi
13:18à une population.
13:19Et ça, je crois
13:19qu'on a retenu
13:20de la période COVID cela.
13:22Par ailleurs,
13:22on se souvient aussi
13:23de la séquence
13:24du rapport des médias
13:25au COVID.
13:27Les médias n'aiment rien
13:29tant que s'emparer
13:30d'un sujet
13:30qui hypnotise tout le monde
13:31parce que ça fait en sorte
13:32que tout le monde
13:33les regarde à temps plein.
13:34Et il y a une forme
13:34de pouvoir clérical,
13:36de pouvoir spirituel
13:37qui s'impose
13:37dans ces moments-là
13:38où tout le monde
13:39va vérifier
13:40quelles sont les consignes
13:41du jour
13:41pour ne pas être contaminé.
13:43Et de ce point de vue,
13:44je redoute,
13:45je ne suis pas certain
13:45que la question
13:47du nouveau virus
13:48devienne une forme
13:49de l'iran médiatique
13:50du jour.
13:51C'est-à-dire le récit
13:52qu'on raconte
13:52même quand il n'y a pas
13:53d'événement
13:53parce qu'on ne voudrait
13:54certainement pas
13:55que les gens décrochent
13:56et s'intéressent
13:56à autre chose.
13:57Donc, je redoute
13:58qu'on nous raconte
13:59cela médiatiquement
14:00à la manière
14:01de l'obsession
14:01dont on n'a pas le droit
14:02de se détourner.
14:03Nous verrons.
14:04Encore une fois,
14:04si tout ça est réel,
14:06qu'on s'en inquiète.
14:07Si ce ne l'est pas,
14:08eh bien, on regardera.
14:10Je vais prendre
14:10une réflexion finale,
14:11peut-être,
14:11si vous me permettez.
14:12Allez.
14:13C'est dans quelle mesure
14:15les différents camps politiques
14:17peuvent s'emparer
14:17de cette crise.
14:18Je vois la gauche radicale
14:20nous dire
14:20« Ah, ce sont des maladies politiques,
14:23les maladies du changement climatique,
14:24de la transition climatique,
14:26les maladies du changement
14:27de climat. »
14:28Là, OK, d'accord.
14:28Si on comprend bien
14:29une instrumentalisation
14:30de ce virus
14:31pour justifier la lutte
14:32contre ce qu'ils appellent
14:33les changements climatiques
14:34au sens large
14:34et même une forme
14:35d'anticapitalisme.
14:36Ça, je l'ai entendu
14:36ces derniers jours.
14:37Jusque-là.
14:38Mais c'est l'extrême-centre
14:39qui, encore une fois,
14:39m'intéresse le plus.
14:40Parce que l'extrême-centre
14:41n'aime rien tant
14:42que sembler régalien
14:43tout en ne faisant
14:44absolument rien
14:45sur l'immigration
14:46et l'insécurité.
14:47Donc, comment on peut
14:53régalien
14:54sur les questions sanitaires?
14:55Parce qu'il est beaucoup
14:56plus facile de dire
14:57à tout le monde
14:57« Portez votre masque,
14:58relevez votre masque,
14:58baissez votre masque,
14:59portez votre... »
15:00Tout ça, c'est infiniment
15:01plus facile
15:02que d'avoir de véritables
15:03politiques régaliennes
15:04pour restaurer la sécurité
15:05durablement en ce pays
15:06qui s'explique, par ailleurs,
15:07par d'autres raisons
15:08que ce que nous connaissons
15:09en ce moment.
15:09Donc, dans la séquence présente,
15:11c'est presque un appel
15:12que je lance,
15:12je m'improvise
15:13de lanceur d'appel,
15:14il va quand même falloir
15:15que le Parti des libertés,
15:16ceux qui conservent les libertés,
15:18ceux qui ont le souci
15:18des libertés publiques,
15:19soient très présents
15:21dans le débat public
15:22pour ne pas que ces libertés
15:24soient piétinées.
15:26Je savais que ce sujet-là...
15:28J'espère hardement
15:29de ne plus jamais en parler.
15:32Voilà, c'était l'éditeur
15:34de Mathieu Beaucoté,
15:34notre sociologue adoré.
15:36Dans un instant,
15:37vous allez nous parler
15:37de cette poignée de main,
15:39Raphaël Arnaud,
15:40qui s'est étonné
15:41qu'on ne lui serre pas
15:42la main à Avignon.
15:43On en parle dans un instant.
15:45On marque une pause,
15:45on vient avec
15:46Gabriel Cluzel,
15:47Michel Fayad,
15:48de Charlotte Donnellas.
15:49Marc Badron.
15:52Qu'est-ce qui me...
15:53Retour sur le plateau
15:54de Passat L'Info.
15:55Vous se réveillez.
15:56Oui, comment ça ?
15:56Mon téléphone sonne,
15:57mais il ne sonne jamais.
15:59Qu'est-ce que c'est que ça ?
16:00Enfin, quelqu'un
16:00qui vous appelle.
16:01Madame Jérus,
16:02c'est le ministère de la Santé.
16:08Alors, j'ai envie
16:09de vous montrer
16:09une petite image positive.
16:11Une image positive.
16:13Regardez,
16:13c'est la quatrième édition
16:15avec près de 8500 personnes
16:17qui se sont rassemblées.
16:19C'était avec
16:21Aux Invalides.
16:25170 000 euros
16:26ont été levés
16:27au profit
16:28du Bleu Head France.
16:29Ce sont des courses
16:29qui sont en grande partie
16:30organisées
16:31par une équipe
16:32de bénévoles
16:33qui permet
16:33à la réserve citoyenne
16:35du gouverneur militaire
16:36qui appartiennent
16:37à la réserve citoyenne
16:38du gouverneur militaire
16:39de Paris.
16:40C'était ce dimanche
16:41et puis le gouverneur
16:42militaire de Paris
16:43Loïc Mison
16:45organise
16:45ce genre de course
16:47solidaire.
16:48Je trouve que c'est bien
16:49d'avoir des événements
16:50positifs
16:51de temps en temps.
16:52L'événement
16:53à l'occasion
16:54de rencontrer
16:55des militaires,
16:56des blessés de guerre,
16:57des athlètes
16:58et de lever des fonds
16:59effectivement
16:59170 000 euros
17:01au profit
17:02du Bleu Head de France.
17:03Le positif,
17:04c'est fait.
17:06Michel Fayad,
17:07allons sur le fond
17:08de la guerre.
17:09Et ce qui est intéressant,
17:10on va s'intéresser ce soir
17:11à un angle particulier
17:12puisque Donald Trump
17:13répète régulièrement,
17:14hier encore,
17:15sur une trousse sociale,
17:17il répète que Barack Obama
17:18aurait donné
17:19des centaines
17:20de milliards
17:21de dollars
17:22à l'Iran,
17:24des valises de cash,
17:25je cite,
17:26des avions entiers
17:27de billets.
17:28C'est devenu un classique
17:29du répertoire
17:31de Donald Trump
17:31mais concrètement,
17:33chiffre à l'appui,
17:34qu'est-ce qui est vrai,
17:34qu'est-ce qui est exagéré,
17:35qu'est-ce qui est faux ?
17:37Il y a deux histoires,
17:38il y a le 1,7 milliard
17:39de dollars de cash
17:40et les 100 milliards
17:42dont il parle.
17:43Sur le 1,7 milliard
17:45de cash,
17:46en réalité,
17:47il s'agit
17:47d'une vente d'armes
17:49de la part des Etats-Unis
17:50au Shah d'Iran
17:50en 1979
17:52pour lesquelles
17:53le Shah avait payé
17:53une avance
17:54et ses armes
17:55n'ont jamais été livrées
17:56à l'Iran.
17:57Donc c'est 400 millions
17:58sur lesquels
17:59pendant 35 ans
18:00on a accumulé
18:00des intérêts
18:01et des juristes américains
18:03avaient conseillé
18:04Barack Obama
18:05de payer ce 1,7 milliard
18:07pour repenser tout ça,
18:09sachant que
18:10en fait,
18:11il ne pouvait pas payer
18:13par un transfert bancaire
18:15vers l'Iran
18:16parce qu'il y a
18:16des sanctions financières
18:18qui interdisent
18:19l'utilisation du SWIFT,
18:20c'est-à-dire
18:20pour faire une transaction normale
18:22comme on fait nous-mêmes.
18:23Et donc,
18:24il fallait faire cela
18:25par un vol d'un avion
18:27avec du cash
18:28qui y va
18:29et en plus,
18:29il ne pouvait pas utiliser
18:30le dollar
18:31parce que c'est interdit
18:32sous sanction.
18:33Donc c'est de l'euro,
18:34des couronnes norvégiennes
18:35et autres
18:36qui ont été utilisées.
18:38Donc ça,
18:38c'est une première chose.
18:39La deuxième,
18:41c'est sur les fameuses
18:43centaines de milliards
18:45de dollars.
18:46Les centaines de milliards
18:47de dollars,
18:48bien sûr,
18:48c'est exagéré
18:50et ce n'est pas
18:51de l'argent américain,
18:52c'est de l'argent iranien.
18:53C'est en réalité
18:54des transactions,
18:55des paiements
18:56de pétrole iranien
18:57qui ont été faits
18:59notamment dans des banques
19:00en Asie,
19:01en Corée du Sud,
19:02au Japon,
19:02en Chine.
19:03Et cet argent
19:04a été bloqué
19:05du fait des sanctions
19:06et il a été donc
19:08libéré à ce moment-là.
19:10Il y a aussi une chose,
19:11c'est que le trésor américain
19:13à cette époque
19:14a dit qu'il ne s'agissait pas
19:15de 100 ou 150 milliards
19:17comme prétend
19:19Donald Trump,
19:20mais entre 50 et 60 milliards
19:22de dollars,
19:22probablement 56 milliards
19:24si on veut être exact.
19:26donc ça,
19:28c'est une chose
19:28au niveau des chiffres.
19:29Mais ce qui est aussi
19:30intéressant de parler,
19:31c'est cet accord
19:33sur le nucléaire
19:34qui a engendré
19:35la libération
19:35de cet argent
19:36parce que cet accord,
19:37en réalité,
19:38il concernait
19:40principalement,
19:41exclusivement plutôt
19:42le nucléaire
19:43et il ne couvrait pas
19:44beaucoup de choses
19:45qui sont importantes
19:46et ce pourquoi
19:47Donald Trump
19:47s'est retiré
19:48de cet accord.
19:49Ça ne comprenait pas
19:51le programme balistique,
19:53ça ne comprenait pas
19:54le soutien au proxy,
19:56le Hezbollah au Liban,
19:57les Hachal Sharbi en Irak
19:58et également,
20:00ça ne comprenait pas
20:00la menace
20:03islamiste sunnite
20:04au-delà de Daesh
20:05parce que cet accord
20:06avait été fait
20:06parce que l'Iran
20:08était notre allié
20:08de fait,
20:09de facto,
20:10en Irak et en Syrie
20:11face à Daesh.
20:12et donc l'idée,
20:13c'était aussi
20:13d'aller au-delà
20:14de tout ça.
20:16Ensuite,
20:16le troisième problème
20:17qu'avait cet accord
20:18sur le nucléaire,
20:19c'est que c'était
20:19un accord qui n'était
20:20valide que pendant
20:21une dizaine
20:22voire une quinzaine
20:23d'années.
20:24Mais après ça,
20:25donc à partir
20:26de 2025-2030,
20:27l'Iran avait le droit
20:28de repartir
20:29sur ce qu'il faisait
20:31auparavant.
20:31Une nouvelle base.
20:33Exactement,
20:33ce qu'il faisait
20:34auparavant.
20:34Et donc en fait,
20:35Donald Trump,
20:35en se retirant
20:36de cet accord,
20:38parce que mauvais,
20:39d'après lui,
20:39il a engendré
20:41quelque chose d'autre,
20:42c'est que les Iraniens
20:44ont décidé
20:44d'accélérer
20:45leur programme nucléaire
20:46en augmentant
20:47l'enrichissement
20:48de l'uranium
20:49à plus de 60%.
20:50Donc c'était
20:50un volet qui est
20:52militaire en réalité.
20:55Une chose
20:56que vous n'avez
20:56peut-être pas encore
20:57mentionnée
20:58sur son extension
20:59américaine
20:59sur le terrorisme,
21:01les missiles balistiques,
21:02les droits de l'homme,
21:03elles,
21:04elles n'ont jamais
21:04été levées.
21:05Est-ce que ça change
21:06quelque chose
21:07à l'analyse ?
21:09Oui,
21:10parce qu'en réalité,
21:10effectivement,
21:11cet accord n'était
21:11que sur le nucléaire,
21:13rien sur le terrorisme,
21:14rien sur le balistique,
21:15rien sur les proxys.
21:17Vous savez que
21:17quand les Iraniens
21:19ont récupéré
21:20cet argent,
21:21ça a dégagé
21:21leur budget
21:22pour qu'ils puissent
21:23aider justement
21:23au terrorisme,
21:25aux proxys,
21:26etc.
21:26Donc ça,
21:27c'est une chose.
21:27Ensuite,
21:28il y a également
21:29l'accusation
21:30de Trump
21:31qui dit
21:32qu'Obama
21:33a financé
21:33le Hezbollah.
21:34En fait,
21:34il ne l'a pas financé
21:35directement.
21:36Mais c'est vrai
21:37qu'en permettant
21:38à l'Iran
21:38de récupérer
21:39cet argent,
21:40cet argent
21:41a été utilisé
21:42principalement
21:43pour financer
21:44le Hezbollah
21:44et les Hachal-Sharbi.
21:46Une dernière chose
21:46aussi,
21:47c'est qu'Obama
21:47a considéré
21:48qu'il a utilisé
21:50cette victoire
21:51de cet accord
21:51sur le nucléaire
21:52pour justifier
21:52son prix Nobel.
21:53Vous savez
21:54combien ça compte
21:54pour Donald Trump.
21:56En réalité,
21:57cet héritage politique
21:59qu'a laissé Obama
22:00a provoqué
22:01quand même
22:02une sorte d'instabilité
22:03dans la région,
22:04que ce soit
22:05au Liban,
22:06en Israël
22:06et dans les pays arabes
22:07du Golfe.
22:08Merci pour votre regard,
22:09Michel Fayad.
22:10Sur le front de la guerre,
22:11là, pour l'instant,
22:11il ne se passe pas grand-chose.
22:13Donc, si jamais il se passe
22:13quelque chose,
22:14n'hésitez pas
22:14à nous faire signe
22:15au courant de l'émission.
22:16Dans un instant,
22:17vous allez recevoir
22:18notre invité.
22:18Pas tout de suite,
22:19mais c'est le porte-parole
22:21de la présidence du Gabon
22:23puisqu'aujourd'hui,
22:24le président de la République
22:26français est au Kenya.
22:28Il fait une tournée en Afrique.
22:29Je vous propose
22:30d'écouter aujourd'hui
22:31une petite séquence
22:32qui a indigné
22:35certains Français,
22:36certains interlocuteurs
22:38aussi qui étaient sur place.
22:39Mais c'est Emmanuel Macron
22:39qui lui-même est indigné
22:40parce qu'il n'y a pas
22:41suffisamment de silence
22:42dans la salle.
22:47Déjà ?
22:48Vous n'êtes pas attendu
22:49votre tour.
22:51Je vais faire ordre.
22:53Excusez-moi,
22:54tous.
22:56Hé, hé, hé !
22:59Je suis désolé,
23:00les gars.
23:01Mais c'est impossible
23:03de parler de la culture,
23:05de avoir des gens
23:06comme celle-ci,
23:07super inspirés,
23:08qui viennent ici,
23:09qui font un discours
23:09avec un tel bruit.
23:38Mathieu Bocoté.
23:38Oh, ça me fait simplement
23:39par ça Edouard Balladur
23:40qui disait
23:41je vous demande
23:42de vous arrêter.
23:45C'est vrai qu'il a une manière
23:47de faire qui est un peu originale.
23:48Il n'est pas devant
23:49une classe de CP, quoi.
23:51C'est...
23:51Et c'est intéressant
23:52parce qu'il a été applaudi.
23:54Mifigue, mérise.
23:55On demandera peut-être
23:55à notre invité.
23:56C'est son autoritarisme naturel
23:58qui s'amplifie.
23:59Mais moi,
24:00ce qui m'agace,
24:01c'est que le président
24:02de la France
24:03soit toujours en train
24:05d'utiliser cet idiome
24:08l'anglais
24:09au lieu d'avoir
24:10le fleurissement
24:11de notre langue.
24:13On parlera justement
24:14de la langue française
24:15avec le porte-parole
24:17de la présidence du Gabon
24:18dans un instant.
24:20D'abord,
24:20Marc Menand,
24:21Mathéo,
24:22Neuvent,
24:23roué de coups
24:24par cinq joueurs adverses
24:25à la finale
24:26d'un tournoi de foot
24:27à Vendin-Leviel,
24:29balayé,
24:30mis au sol,
24:31frappé à la tête
24:31et au corps
24:32pendant de longues secondes
24:33sous les yeux
24:34de son père impuissant.
24:35ça a beaucoup choqué
24:37puisque le football
24:38rassemble.
24:39– Le sport en général,
24:41théoriquement,
24:42et surtout chez des gamins,
24:44neuf ans.
24:45Alors lui,
24:46le petit Mathéo,
24:47depuis six ans,
24:48il est au club,
24:49il est là,
24:50il rêve sans doute
24:51de devenir un jour
24:52Zidane
24:53et puis papa
24:54qui le regarde.
24:55Et à la fin de la rencontre,
24:57ils l'ont perdu,
24:57c'est normal
24:58parce que les autres
24:59ont le même âge
25:00mais ils sont
25:00d'une catégorie supérieure.
25:02Vous savez,
25:02il y a les divisions
25:03et donc c'est déjà pas mal
25:05qu'ils atteignent
25:06la finale.
25:07Et il y en a un
25:09qui le bouscule.
25:10Oh ben dis-donc,
25:11je ne vais pas me laisser
25:11faire comme ça.
25:12Hop !
25:12Il lui remet
25:13un petit coup de coude,
25:14la jambe
25:16qui le fauche,
25:18il tombe au sod,
25:19la grande culbute
25:20et les coups de pied
25:22dans la tête
25:23et sur l'ensemble du corps.
25:25Ça dure à peu près
25:2520-30 secondes
25:27mais le papa
25:27a le temps de se dire
25:28mais mon petit,
25:29ils sont en train
25:30de le tuer
25:30et c'est l'entraîneur
25:32de Creil
25:33qui intervient
25:35et qui impose
25:37le silence
25:38et je dirais
25:39un comportement sportif.
25:41En revanche,
25:42quand on lui demande
25:43quel est le nom
25:44de ces enfants
25:46qui se sont comportés
25:48de cette façon
25:49sauvage,
25:50il refuse
25:51de donner
25:52les indications.
25:53Alors on pourrait penser
25:54que sur la place publique,
25:56oui c'est normal,
25:56on ne va pas mettre
25:57sur la place publique
25:58le nom de petit gamin
25:59mais par rapport au père
26:00qui envisage éventuellement
26:02un accès en justice
26:03et puis que l'on puisse
26:04quand même
26:04les responsabiliser,
26:07il dit
26:07ce n'est pas possible
26:08qu'il y ait
26:09cette attitude.
26:11Mais ce qui est encore
26:11plus fou,
26:12c'est que cet entraîneur
26:14dit mais de toute façon,
26:16c'est le gamin
26:17qui avait tort
26:17parce que pourquoi
26:18quand on le bouscule,
26:20il prend aussitôt
26:21une attitude agressive
26:22et que c'est lui
26:23qui à ce moment-là
26:24a le geste
26:26qui déclenche
26:27la bagarre.
26:28Donc,
26:29la victime
26:30devient coupable
26:31et c'est
26:31l'ensemble
26:33de ce
26:34de cet incident
26:35qui tourne
26:37comme ça
26:37à la victimisation.
26:38Parce que derrière,
26:40que se passe-t-il ?
26:41Forcément,
26:41on se dit
26:42qu'il est intolérable
26:44de voir des gamins
26:45qui ont
26:45de telles attitudes.
26:47Où est
26:47l'esprit,
26:49le respect,
26:50le sens
26:51de soin,
26:51ce qu'il fait,
26:52comme vous le dites,
26:53et le sport
26:54et, je dirais,
26:55l'éducation
26:56que tout un chacun
26:57doit avoir en lui
26:59qui s'enracine
27:00au fur et à mesure
27:01et qui fasse,
27:01comme le dirait Mathieu,
27:03que nous ne soyons pas
27:04les sauvages innés
27:06qui nous propulsent
27:07dans l'existence
27:08si on n'a pas
27:09un minimum
27:10de culture.
27:11Mais là,
27:12eh bien,
27:13aussitôt,
27:14c'est,
27:14ça devient raciste.
27:16C'est-à-dire que
27:17ceux qui se plaignent
27:18voient en nous
27:20des personnages,
27:22des enfants
27:22qui,
27:23immanquablement,
27:24ne peuvent être
27:25que comme ça
27:25parce qu'ils sont
27:27d'origine étrangère.
27:28Ben oui,
27:28il faut reconnaître
27:29qu'à Creil,
27:30il y a 32%
27:32de la population
27:34qui est immigrée.
27:36Alors,
27:37c'est pas d'être raciste
27:39que de dire
27:40qu'à un moment donné,
27:41il y a des difficultés
27:43sans doute
27:43et on en est
27:45à l'identification.
27:46c'est ça qui aujourd'hui
27:48est le drame
27:49dans le sport
27:49chez les gamins.
27:50Le gamin
27:51ne va plus faire du sport
27:52pour le sport
27:53mais à la limite,
27:55il se sent
27:56dans le sport
27:57la possibilité
27:58de revendiquer
27:59une identité
28:00et l'autre
28:01n'est plus un adversaire
28:03mais il devient
28:04un ennemi
28:05et tout ce qu'il fait
28:06est intolérable.
28:07C'est pour ça,
28:07je l'ai déjà dit
28:08plusieurs fois ici
28:09sur ce plateau,
28:11dans les rencontres
28:12de judo,
28:13on ne salue pas
28:14son adversaire.
28:15il faut saluer Allah
28:16mais l'adversaire
28:16n'est pas respectable
28:18en tant que tel.
28:19Donc nous retrouvons là
28:21dans ce drame
28:23de notre société
28:24qui est encouragé
28:26par les adultes,
28:27par les politiques
28:28ou à chaque seconde.
28:29On dit à celui
28:30qui se vit
28:31dans l'exclusion
28:32alors qu'il suffit
28:34de regarder
28:35une cour de récréation,
28:37oui,
28:37il y a
28:38des bousculades,
28:40oui,
28:40il y a des insultes.
28:41On dit d'ailleurs
28:42d'après un sondage
28:43fait dans les écoles
28:45que 50%
28:47des enfants
28:48estiment avoir été
28:50victimes
28:51d'un acte violent
28:52une fois
28:53dans l'année
28:54et puis
28:55il y a les mises
28:55à l'écart.
28:56Donc tout ça
28:56est intéressant
28:57mais les enfants
28:59a priori,
29:00surtout quand ils sont
29:01jeunes comme ça,
29:02ce n'est pas la couleur
29:02de peau
29:03qui l'emporte.
29:04Oui,
29:04mais lorsque vous dites
29:04par exemple
29:05qu'ils vont dans le football
29:06pour revendiquer
29:06une identité,
29:08ils vont aussi
29:08dans le football
29:09pour s'intégrer.
29:10Non mais théoriquement,
29:12mais ce n'est pas ça,
29:13ce n'est pas pas tous,
29:14c'est que les propos
29:16qui sont tenus partout
29:18en disant
29:19voilà,
29:20regarde,
29:21tu n'es pas considéré
29:23comme les autres,
29:24ont créé
29:25chez l'enfant
29:25une sorte
29:26d'instinct
29:27qui le propulse
29:29en dehors
29:30de la civilité
29:31et qui empêche
29:33le principe même
29:34de ce que nous avions
29:36de plus cher
29:37grâce à la laïcité,
29:39au principe de laïcité,
29:40cette assimilation,
29:42se sentir français,
29:44eh bien,
29:45le grand drame
29:46aujourd'hui,
29:46c'est cette rupture
29:47et là,
29:48dans les réactions,
29:49c'est cela encore
29:50que l'on note
29:50alors que tout le monde
29:51aurait dû condamner
29:53ce qui s'était passé.
29:54Non, non,
29:55vous êtes 100% français,
29:56100% algérienne
29:57pour remontir
29:58un peu ce que vous dites.
29:59On va écouter
29:59le chef de l'État.
30:00Écoutez,
30:01il était
30:02ce qu'il a...
30:03ses propos
30:04à propos de la diaspora
30:05algérienne en France
30:06depuis le Kenya.
30:09Il y a des millions
30:10et des millions
30:11de jeunes en France
30:12qui sont des diasporas
30:14comme vous.
30:15Et pendant trop d'années,
30:16on leur a dit
30:17excuse-toi
30:18d'être d'une diaspora,
30:20excuse-toi
30:21d'être ceci ou cela,
30:23ou fais oublier un peu.
30:24Non.
30:25vous êtes 100% françaises,
30:28100% algériennes.
30:29Accumulez-les.
30:31Redoublez-les.
30:32On en a besoin.
30:33Parce que c'est un accélérateur
30:34pour nous, Français,
30:35d'avoir des jeunes comme vous
30:37qui sont françaises
30:39et algériennes,
30:40françaises et centrafricaines
30:42et qui ont envie
30:43de dévorer le monde,
30:44de conquérir plein de choses,
30:45mais qui sont avec nous.
30:48Mathieu Bocoté,
30:50vous voulez réagir ?
30:51Non, non,
30:52je note que c'est un peu étonnant.
30:53C'est-à-dire comment on peut être
30:54100% français et 100% algérien
30:56ou kenyan ou italien
30:57ou russe tout à la fois.
30:59C'est vraiment sur le plan
31:00mathématique que ça m'échappe.
31:01En tout cas,
31:02Bruno Le Maire,
31:02c'est algérien.
31:04Il revendique
31:05des origines algériennes.
31:08Emmanuel Macron juge, lui,
31:10que les présentes du français
31:11étant en Afrique
31:12et met en avant l'arabe
31:14en tant que deuxième langue
31:15parlée en français.
31:16Ce sera intéressant
31:16de recevoir notre invité
31:17tout à l'heure
31:18qui est le porte-parole
31:19de la présidence du Gabon.
31:20Gabriel Cluzel,
31:21il ne se passe pas un jour
31:22sans que le monde
31:23politique français
31:24drague lourdement l'Afrique.
31:26Les origines françaises
31:28de la France
31:28et des Français
31:29sont-elles devenues honteuses ?
31:30Oui, ça se demandait.
31:31La Nouvelle-France
31:32se porte très bien.
31:34Merci pour elle.
31:35Tout le monde veut rentrer
31:37dans ce nouveau paquebot France
31:39et donc,
31:40dans le monde politique,
31:41on se cherche des origines,
31:42comme l'on dit.
31:43Parfois,
31:44c'est très tiré par les cheveux.
31:45Ça relève du blackface,
31:46vous savez,
31:47de l'appropriation culturelle.
31:49Autrefois,
31:50les ambitieux
31:50se poussaient du col
31:51en mettant en avant
31:52des quartiers de noblesse,
31:53plus ou moins factices.
31:54La littérature en est truffée.
31:56Maintenant,
31:56ils s'inventent des quartiers
31:57de diversité.
31:58La différence,
31:59c'est que lorsque ces gens,
32:02jadis,
32:02s'inventaient des ancêtres illustres,
32:04c'est parce qu'ils enviaient
32:05ceux qui portaient
32:06des grands noms
32:07de l'histoire de France,
32:08qui avaient participé,
32:10qui avaient se targué
32:10d'avoir une famille
32:11qui avait participé
32:12à l'histoire de la France.
32:13Là, c'est l'inverse.
32:14Le but,
32:14c'est de s'extraire
32:15à toute force
32:16de cette histoire de France.
32:18Alors,
32:18à l'extrême gauche,
32:19c'est absolument nécessaire
32:19pour survivre.
32:21Depuis que Rima Hassan
32:22ou encore Al-Adioura
32:23ont fait comprendre
32:24que le temps du porte-parole
32:26a été révolu.
32:27Alors,
32:27certains sont fébriles.
32:29Sébastien Delogu,
32:30on en revient au 100%,
32:31moi aussi,
32:31je n'ai pas compris,
32:32explique qu'il est 100%
32:34arménien,
32:35italien,
32:35espagnol,
32:36algérien.
32:36Moi,
32:36ça fait 400% pour moi.
32:38Mais à un moment,
32:39vous avez vu français.
32:40Il me reste...
32:42Antoine Léaumont
32:43se présente
32:44comme le descendant
32:45d'arrière-grand-parents
32:47belges et italiens
32:48dont il dit,
32:49mais on a l'impression
32:49que ça pèse sur ses épaules,
32:51entre guillemets,
32:52porter l'histoire.
32:53Alors,
32:53il va falloir qu'il nous explique,
32:54c'est plutôt les Gaulois
32:55qui devraient se plaindre
32:55du sort que leur ont fait
32:57subir les Romains
32:58vers Saint-Gétorix.
32:59Il s'en souvient encore.
33:01Et Antoine Léaumont,
33:03comme il sent bien
33:04que ses arguments
33:04sont un peu faibles,
33:05belges et italiens,
33:07eh bien,
33:07il fait le faillot.
33:08Vous voyez,
33:08c'est Agnan
33:09dans Le petit Nicolas,
33:11les lunettes.
33:12Donc,
33:12dans une conférence
33:13il y a un peu plus d'un an,
33:14il avait demandé,
33:16il avait demandé
33:17à ceux
33:18qui avaient un aïeul étranger
33:19de lever la main.
33:20Donc,
33:21on vous explique
33:21que les statistiques ethniques
33:23sont interdites,
33:23a fortiori à main levée.
33:24Vous imaginez un prof
33:25faire ça,
33:26c'est quand même
33:27un peu délirant.
33:28Mais là,
33:28comme c'est pour la bonne cause,
33:29ça va.
33:30Et il s'exclame,
33:31parce qu'il voit
33:31beaucoup de mains levées,
33:32la France,
33:33c'est ça,
33:34peu importe l'endroit
33:35où je pose la question,
33:36tout le monde lève la main
33:37et il se produit
33:38un truc assez rigolo,
33:39c'est que ceux
33:40qui n'ont pas levé la main
33:41se sentent bizarres.
33:42Donc,
33:42si vous n'avez pas
33:43d'aïeux étrangers,
33:44vous vous sentez bizarres,
33:45de vous vous sentez bizarres
33:46à vous êtes bizarres,
33:47il n'y a qu'un pas.
33:49Donc,
33:49imaginez l'inverse,
33:50un politique de droite
33:51qui fait lever la main
33:52à tous ceux
33:54qui sont français de souche,
33:55qui n'ont pas d'aïeux étrangers
33:57et qui décrètent
33:57les autres bizarres.
33:58Voilà,
33:59je vous laisse imaginer.
34:01On peut d'ailleurs
34:02filer la métaphore
34:03de tout à l'heure,
34:04ce sont toujours
34:05ceux qui ont des gages
34:06à donner qui en font des tonnes.
34:08L'aristocratisme
34:09moquait des bourgeois
34:10qui voulaient les imiter
34:12en surjouant les codes,
34:13en inventant par exemple
34:14tout un tas
34:14de couverts compliqués.
34:15Vous savez,
34:15les ménagères du 19e,
34:17il y a plein de couverts,
34:17on ne sait pas quoi en faire.
34:18Des règles de bienséance
34:20pour avoir l'air bien élevées
34:21et ainsi faire oublier
34:22le foin dans le sabot
34:23de leurs parents,
34:25Antoine Léomans
34:25et le bourgeois gentilhomme.
34:28Alors,
34:28Thomas Porte,
34:29c'est un peu maigre aussi,
34:30on ne va pas se mentir.
34:30Il évoque ses origines espagnoles,
34:32des ancêtres ayant fui
34:33le franquisme.
34:34En fait,
34:34ça reste européen.
34:36Raquel Garrido,
34:37elle avait évoqué
34:37ses racines immigrées.
34:39Je suis d'accord,
34:39elle n'est plus à la fille,
34:40mais c'était du temps
34:40où elle y était encore.
34:42Immigrées chiliennes
34:43qui ont fui Pinochet,
34:45mais même avec les mots-clés
34:46Pinochet et Franco,
34:47ça peine à convaincre.
34:48Ça reste,
34:48donc on l'a dit,
34:49Européen,
34:49Amérique latine,
34:50hispanisant.
34:51Donc,
34:51sur le nutricore
34:52de la diversité,
34:53on est péniblement à D.
34:55D'ailleurs,
34:56Aline Duara
34:56ne l'avait pas envoyé dire
35:00à Madame Garrido.
35:01Mais alors,
35:02la panne de la réponse
35:02la plus baroque,
35:03c'est quand même
35:03Alma Dufour.
35:04Je ne sais pas
35:04si vous l'aviez vue passer.
35:06On lui demande,
35:07une journaliste lui demande
35:07si elle fait partie
35:08de la Nouvelle-France.
35:09Vous savez ce qu'elle répond ?
35:10Elle répond,
35:11je pense que oui,
35:12parce que je suis jeune,
35:14parce que je suis une femme,
35:15parce que j'écoute
35:16de la techno et du rap.
35:19Voilà,
35:19alors il va falloir
35:21se mettre d'accord
35:21en plus avec M. Bali Bagayoko
35:23puisqu'il avait dit
35:25pour lui
35:25que la Nouvelle-France
35:26c'était des descendants
35:27de l'immigration.
35:29Je ne vois pas en quoi
35:29être jeune,
35:30être une femme,
35:30même en écoutant du rap
35:31et de la techno,
35:32ça vous fait descendant
35:34de l'immigration.
35:35Donc là,
35:35on peut mieux faire.
35:37Et puis,
35:38il y a bien sûr
35:39Jean-Luc Mélenchon.
35:40Alors Jean-Luc Mélenchon
35:41qui se prétend maghrébin.
35:42Lui aussi,
35:43il est comme Antoine Léomant,
35:44il en fait des caisses,
35:45il drague vraiment
35:45très lourdement.
35:46Il n'hésite pas
35:47à parler de tout blanc,
35:48tout moche,
35:49légèrement demeuré
35:50puisqu'il nous explique
35:51que sans l'aide des autres,
35:52on n'aurait rien fait.
35:54Donc lui,
35:55c'est un peu l'apothéose.
35:57Mais la droite
35:58n'est pas non plus en reste
35:59et n'est-ce pas ça
36:00le plus étonnant ?
36:01Alors oui,
36:02ça c'est quand même
36:02assez particulier.
36:03Alors on se souvient
36:04de Gérald Darmanin
36:05qui avait la droite
36:06ou la droite,
36:07le centre,
36:08qui lorsqu'il avait quitté
36:09son poste de ministre
36:10de l'Intérieur,
36:11s'était fendu
36:11d'un petit couplet victimaire.
36:13Je m'appelle Gérard Moussa
36:15Jean-Darmanin.
36:15Si je m'étais appelé
36:17Moussa Darmanin,
36:18je n'aurais pas été
36:19élu maire et député
36:20et sans doute
36:21n'aurais-je pas été
36:21ministre de l'Intérieur.
36:23Alors je vais reprendre
36:23une de ces phrases.
36:24Si je puis me permettre,
36:25il y a aussi beaucoup
36:26de Kevin et de Matteo
36:27qui ne s'appelaient
36:28ni Gérard ni Moussa
36:29et qui n'ont pas eu
36:30les opportunités de carrière
36:31de Gérald Darmanin,
36:32de M. Darmanin.
36:34Et puis vendredi,
36:35alors là c'était
36:35le point d'orgue,
36:36Bruno Le Maire
36:37sur le plateau de Quotidien,
36:38il a mis en avant,
36:40dit que cite,
36:40les origines algériennes
36:42de sa famille.
36:43Alors il a dit,
36:43d'ailleurs je ne comprends pas,
36:44personne ne me l'a demandé,
36:45on sentait qu'il était
36:46très triste.
36:46Alors il dit,
36:47alors que c'est dans mon livre,
36:48aucun journaliste
36:48ne m'a posé la question.
36:50Et donc il dit
36:51que son grand-père
36:51est né à Alger.
36:52Il l'avait déjà dit
36:53lors d'un déplacement officiel
36:54à Alger en 2017.
36:56Mais en réalité,
36:57si on va par là,
36:58Bruno Le Maire
36:58et Jean-Luc Mélenchon
36:59sont aussi algériens
37:00qu'Éric Zemmour,
37:01Robert Ménard
37:01et Jean-Pax Méffré.
37:02Vous voyez,
37:03en réalité,
37:03son grand-père est né
37:04en Algérie française
37:06en 1899.
37:08Alors je m'étonne
37:09que Ségolène Royal
37:10n'ait pas revendiqué
37:11être sénégalaise
37:12puisqu'elle est née
37:13à Dakar au hasard
37:14d'une affectation
37:14de son père officier.
37:16Et Villepin doit actuellement
37:17fébrilement chercher
37:18dans son arbre généalogique.
37:20Emmanuel Macron,
37:21lui, n'a jamais joué
37:22à ce jeu-là.
37:23Il n'a jamais prétendu
37:24avoir des origines étrangères.
37:26Alors vous avez raison,
37:27pas ma connaissance en tout cas.
37:29Néanmoins,
37:30si l'on s'en tient
37:30à la phrase d'Albert Camus
37:31« Ma patrie,
37:32c'est la langue française »,
37:33lui aussi,
37:34il efface l'ancienne patrie,
37:35l'ancienne France
37:36pour mettre en avant
37:37une nouvelle France.
37:40Alors il le fait
37:40de deux façons.
37:42Tout d'abord,
37:42il explique que
37:43l'épicentre de la langue française
37:44est sur les bassins
37:45du fleuve Congo.
37:47Non, c'est faux.
37:47Alors certes,
37:48le nombre d'Africains
37:49parlant français
37:50est très important,
37:51mais s'il en suit
37:51la définition d'épicentre,
37:53c'est-à-dire le point central
37:53d'un phénomène,
37:55convenons que c'est la France
37:56qui est le point central historique
37:58et qui ensuite,
37:59ce point central,
38:00a rayonné,
38:01a fait rayonner la langue
38:02vers les autres pays,
38:03via en particulier
38:04la colonisation.
38:05Le français n'est pas parti
38:07des bassins du Congo
38:08pour rayonner vers la France.
38:10Enfin, notez qu'au train
38:11on voit la culture,
38:12la cancel culture
38:12et la réécriture de l'histoire.
38:14C'est peut-être
38:14ce qu'on nous expliquera
38:16dans 50 ans.
38:17Mais d'ailleurs,
38:18on peut se demander
38:18pourquoi cet héritage
38:20de la colonisation
38:21est resté,
38:21alors qu'on nous dit
38:22que la colonisation
38:23c'est très mal,
38:23qu'il y a tout acheté.
38:25En réalité,
38:25c'était bien pratique
38:26parce que cela permettait
38:27d'unifier la compréhension
38:29sur un continent
38:30et dans des pays
38:31aux langues mosaïques
38:31nombreuses.
38:33Et c'est pour cela,
38:33du reste,
38:34que le bulletin de guerre,
38:35vous savez,
38:35c'est comme ça
38:36que l'appelé
38:36l'écrivain algérien
38:38Kattel Yassine
38:38a été conservé en Algérie
38:40au lendemain
38:41de l'indépendance.
38:42Alors c'est vrai
38:42que le gouvernement algérien
38:43qui est un peu
38:44par francophobie primaire
38:46a tenté de défranciser
38:47mais néanmoins
38:48ça reste extrêmement fort
38:50même si c'est un peu interdit
38:51dans les divers programmes.
38:54Mais que dit par là
38:55Emmanuel Macron
38:56au français ?
38:57Eh bien,
38:57il dit
38:57le français ne vous appartient plus.
39:00La même chose
39:00que finalement
39:01Jean-Luc Mélenchon
39:02qui avait dit
39:02il y a une langue commune,
39:03il faut la créoliser.
39:04Si la patrie
39:05c'est la langue française,
39:07votre patrie
39:07ne vous appartient plus.
39:09Et puis on peut rajouter
39:11enfin pour finir
39:12qu'Emmanuel Macron
39:13a parlé de l'arabe
39:14comme la deuxième langue
39:15parlée en France.
39:17Alors on pourrait
39:18en parler longuement,
39:19il s'appuie sur un classement
39:20sans réel statistique
39:21de l'INED
39:23mais en réalité
39:24il s'appuie sur la notion
39:25d'arabe dialectale,
39:26c'est presque une notion
39:27occidentale d'ailleurs
39:28parce qu'en réalité
39:29c'est une constitution
39:30là aussi de langue mosaïque
39:32avec des locuteurs
39:34qui ne se comprennent pas tous.
39:36Vous voyez,
39:36par exemple l'arabe
39:38parler au Moyen-Orient
39:39dans la péninsule arabique
39:42n'est pas compris
39:42par celui du Maroc
39:43par exemple.
39:44Donc sauf à vouloir
39:45reconstruire la tour de Babel
39:46on ne comprend pas très bien
39:47ce qu'Emmanuel Macron
39:48veut faire
39:49et comment peut se réjouir
39:51de la montée
39:52de cette langue arabe
39:54plurielle.
39:55Il faut quand même rappeler
39:56qu'en 2024
39:57lors d'un discours
39:58à l'Académie française
39:59il s'était opposé
40:00aux langues vernaculaires
40:01vous savez
40:02toutes les petites langues
40:03régionales
40:04en disant
40:04que ça divisait
40:05l'unité du pays
40:06et que ça nuisait
40:07l'unité du pays
40:08ce qui n'est pas plus
40:09au Basque qu'au Breton
40:10mais néanmoins
40:10ce n'est pas faux.
40:12Mais en conclusion
40:14on peut noter quand même
40:15qu'il s'inscrit
40:15dans les pas de Jean-Luc Mélenchon
40:16puisqu'après avoir nié
40:18le grand remplacement
40:19l'a validé
40:20parce que si on le valide
40:21par la dimension linguistique
40:23on la valide
40:23pour le reste
40:24si l'arabe
40:24est la deuxième langue
40:25c'est que
40:26nombre de gens
40:27pour la parler
40:29sont là en proportion.
40:31Merci Gabriel Cluzel
40:32dans un instant
40:33on recevra le porte-parole
40:34de la présidence du Gabon
40:35Gabon pays catholique
40:37Gabon pays
40:38où la langue
40:40la première langue
40:41est la langue française
40:42c'est intéressant
40:43et pays
40:44où
40:44qui habite encore
40:46l'un des derniers pays
40:47en Afrique
40:47qui abrite encore
40:48une base militaire française
40:50on demandera
40:51à nos interlocuteurs
40:52pourquoi
40:53d'abord
40:53Charlotte Dornelas
40:54dans un récent
40:55entretien accordé
40:57au site musulmanouma.com
40:59le nouveau maire
41:00de Saint-Denis
41:01et Pierre Fitte
41:02sur scène
41:03évoquent
41:03une possible
41:04insurrection
41:06populaire
41:06je cite
41:07face à une éventuelle
41:09victoire
41:09du RN
41:10en 2027
41:12comment comprendre
41:14le peu de réactions
41:15que cela suscite ?
41:16Alors c'est vrai
41:17que c'est au terme
41:17de son entretien
41:18le journaliste
41:19lui pose la question
41:20de savoir
41:21qu'est-ce que
41:22lui inspire
41:23l'éventualité
41:24d'une victoire du RN
41:25alors il dit d'abord
41:25qu'il n'y croit pas
41:26que peut-être
41:26qui passeront le premier tour
41:27mais que
41:28tout le monde sera
41:29suffisamment intelligent
41:30pour que
41:30le RN
41:31ne gagne pas
41:32mais si
41:33par malheur
41:34il gagnait
41:34en effet
41:35il faudrait
41:36il aurait
41:36l'intime conviction
41:37que le peuple
41:38se lèvera
41:39il s'en félicite
41:40et il revient dessus
41:41on va y revenir
41:42il y a une double raison
41:43à ce que
41:43ces propos
41:45ne suscitent pas
41:46l'indignation
41:46qu'ils provoqueraient
41:47s'ils étaient prononcés
41:48ailleurs dans l'échec
41:49qui est politique
41:50tout simplement
41:50c'est que
41:51la gauche
41:52ne suscite pas
41:53les mêmes réactions
41:54par le biais
41:55des relais médiatiques
41:56c'est ça qui provoque
41:57une réaction
41:57évidemment générale
41:58vous noterez
41:59de manière assez simple
42:00quand une personne
42:01à droite
42:02provoque en effet
42:03une polémique médiatique
42:04on dit qu'il a dérapé
42:05et quand une personne
42:06de gauche
42:06provoque une polémique
42:08on dit que
42:09un tel a des propos
42:11qui suscitent la polémique
42:12à droite
42:12et à l'extrême droite
42:13en général
42:13vous regardez les titres de presse
42:14c'est systématique
42:15il y a des gens qui dérapent
42:16il y en a d'autres
42:17qui suscitent l'indignation
42:18à droite et à l'extrême droite
42:19ce qui montre
42:20un certain déséquilibre
42:22dans le traitement
42:22des indignations
42:23donc ça c'est la première chose
42:25son positionnement
42:25sur l'échiquier politique
42:27l'explique
42:27et ensuite
42:28Bali Bagayoko
42:29surjoue la représentation
42:30depuis qu'il est élu
42:31maire de Saint-Denis
42:32de la Nouvelle-France
42:33qu'il définit lui
42:35comme étant issu
42:36de l'immigration
42:36et cela inhibe
42:38les réactions
42:38de manière évidente
42:40c'est une forme
42:41objective de discrimination
42:42qu'on vit depuis des années
42:44puisque les propos
42:45ne sont pas analysés
42:46en raison de ce qu'ils sont
42:47mais en raison de la personne
42:48qui les prononce
42:49on ne réagit pas
42:50de la même manière
42:51parce que nous sommes inhibés
42:52ou non
42:53selon les accusations
42:54que l'on pourrait nous opposer
42:56quand on réagit
42:57cette discrimination-là
42:59ne gêne pas grand monde
43:01je le note quand même
43:01discriminer
43:02c'est traiter différemment
43:03donc en l'occurrence
43:04quand on traite différemment
43:05on discrimine
43:06bon
43:07alors en effet
43:08dans cet entretien
43:09vous l'avez dit
43:09il a l'intime conviction
43:11que le peuple se lèvera
43:12en cas de victoire
43:13du RN à la présidentielle
43:14et au journaliste
43:15qui le met en garde
43:16qui lui pose la question
43:17en lui disant
43:17mais c'est un appel
43:18à l'insurrection
43:19il dit oui oui
43:20enfin c'est pas un appel
43:21il y aura insurrection
43:22il dit mais attention
43:22on va vous reprocher
43:23d'appeler à l'insurrection
43:25et il dit
43:26toutes les réformes importantes
43:27dans ce pays
43:28se sont faites
43:28par une insurrection populaire
43:30et il cite
43:31la prise de la Bastille
43:32et le mouvement
43:32des gilets jaunes
43:34alors tout en se protégeant
43:35je le précise quand même
43:36de tout appel à l'insurrection
43:37il dit non
43:38le peuple sera suffisamment
43:40comment dire
43:41mature
43:41pour se lever tout seul
43:43et il n'aura besoin
43:44d'aucun appel
43:44bon il prend deux comparaisons
43:46qui valent ce qu'elles valent
43:47la Bastille qui était une émeute
43:48d'abord assez parisienne
43:49donc pour quelqu'un
43:50qui par ailleurs
43:50passe une heure
43:51à expliquer qu'il y a un problème
43:52de déconnexion de l'état
43:54par rapport au quartier populaire
43:55d'un côté à la ruralité
43:56d'autre part
43:57on va y revenir
43:57c'est vraiment une émeute parisienne
43:59qui visait à renverser un régime
44:01à ce que je sache
44:01c'était pas un pouvoir
44:03justement
44:03et légalement
44:04pardon
44:04et tout juste élu
44:05c'est pas exactement ça l'histoire
44:07et la deuxième chose
44:08les gilets jaunes
44:09ils réclamaient de la considération
44:10de la part d'un état
44:11notamment sur le terrain financier
44:12en raison d'une nouvelle taxe
44:13de la part d'un état
44:14qui était jugé hors sol
44:16déconnecté
44:16et trop loin
44:17de leurs problématiques quotidiennes
44:19c'était pas
44:20encore une fois
44:21une révolte
44:21contre quelqu'un
44:22qui venait d'être élu
44:24par les urnes
44:25quoi qu'on pense
44:25de la situation
44:26qu'engendrerait une telle élection
44:27c'est-à-dire le RN
44:28qui gagnerait la présidentielle
44:29et de ce qu'elle pourrait engendrer
44:30par ailleurs dans la population
44:32quoi qu'on pense de tout ça
44:34ce ne serait pas
44:34le peuple
44:35qui réagira à une élection
44:36mais une partie du peuple
44:37contre une autre
44:38puisque si le RN est élu
44:39il y a bien une partie du peuple
44:40qui en sera
44:41responsable
44:42entre guillemets
44:43évidemment
44:43selon les règles
44:44par ailleurs
44:45collectivement admises
44:46puisque là en l'occurrence
44:46on parle d'une victoire
44:47qui serait légitime
44:48au moins dans les urnes
44:49et selon nos règles démocratiques
44:51c'est donc bien
44:52l'appel d'un élu
44:53qui clairement cette fois-ci
44:54appelle le peuple
44:56ou même en se dédouanant
44:57de l'appel lui-même
44:58mais en tout cas
44:58encourage le peuple
44:59à ne pas respecter
45:00un éventuel résultat
45:01des urnes
45:02j'ai connu
45:03un milieu
45:05médiatico-politique
45:06s'inquiéter
45:07de cette éventualité
45:08sans même qu'elle ne soit
45:09prononcée
45:10et là apparemment
45:10il n'y a plus personne
45:11Comment est-ce que
45:12Bali Bagayoko
45:13analyse justement
45:14les résultats des urnes
45:15et notamment ceux du RN ?
45:17Alors là c'est intéressant
45:18parce que pendant tout l'entretien
45:19il revient sur la situation
45:20des quartiers populaires
45:21sur les déceptions
45:22politiques et électorales
45:23sur le labourage de terrain
45:24qu'il a fait avec ses équipes
45:26pour convaincre
45:26les abstentionnistes
45:27et sur la fracture politique
45:29qui existe dans le pays
45:31il appelle
45:31d'ailleurs
45:32moi il m'a étonnée
45:32sur plusieurs sujets
45:33on lui parle de la police
45:34et il dit
45:34bah oui on va voir
45:36on va faire une convention
45:37donc c'est plus aussi clair
45:38le désarmement de la police
45:39c'est plus exactement comme ça
45:40que ça va se passer
45:41il faut en effet
45:42une réponse ferme
45:43parfois de l'autorité
45:44que la justice passe
45:45il faut plus de policiers
45:47nationaux à Saint-Denis
45:48je ne sais pas si LFI
45:48a bien écouté
45:49l'intégralité de l'interview
45:50ça pourrait les étonner
45:52il y a
45:53il faut
45:54de l'argent aussi
45:55parce qu'il s'inquiète
45:55du recul des dotations
45:56vous savez de l'état
45:57il dit on ne peut pas
45:58mettre des taxes en permanence
45:59qui vont peser
45:59sur la classe moyenne
46:00parce qu'à Saint-Denis
46:00en effet il y a peu de gens
46:01qui payent des impôts
46:03donc il dit
46:03on ne peut pas faire toujours
46:03peser ça sur la classe moyenne
46:05bon voilà
46:05il a des réactions
46:06voilà ça fait peu de temps
46:07qu'il est maire
46:08mais il y a déjà une réalité
46:09qu'il a rattrapée apparemment
46:10et à la question
46:11de la France fracturée
46:12il répond que la fracture
46:14est d'abord politique
46:16tout en passant
46:17toute l'interview
46:19à évoquer des fractures
46:20qui ne sont absolument
46:20pas politiques
46:21donc c'est très étonnant
46:22quand il doit la qualifier
46:23il dit elle est politique
46:24la République n'a pas tenu
46:25ses promesses
46:25et l'état
46:26n'investit pas correctement
46:28et il poursuit
46:29l'extrême droite
46:30s'investit dans cette brèche
46:31précisément
46:32donc le recul de l'état
46:33et le fait que la République
46:34n'a pas tenu ses promesses
46:35exactement comme lui finalement
46:37lui aussi s'immisce dans cette brèche
46:38d'ailleurs c'est pas du tout
46:39un reproche de ma part
46:40il y a un problème
46:41les hommes politiques sont là
46:42pour apporter une réponse
46:43et ensuite les gens choisissent ou pas
46:44il y a un maillage territorial
46:46différent en effet
46:47entre les deux
46:47mais c'est pas un reproche en soi
46:49et d'ailleurs
46:49il le comprend
46:50puisqu'il dit lui-même
46:51soit c'est nous
46:52soit c'est eux
46:53c'est-à-dire l'extrême droite
46:54donc il sait très bien
46:55que la bataille se joue
46:56précisément dans cette brèche
46:57ce qui ne l'empêche pas
46:58de voir non un adversaire
47:00mais une menace raciste
47:01et alors là je peux vous assurer
47:02que tous les partisans
47:03du pas d'amalgame
47:04là ils ont ce qu'il faut
47:05dans l'interview
47:06il part de 140 députés racistes
47:09alors le journaliste lui dit
47:10140 députés racistes
47:11et il dit oui oui
47:12tous racistes
47:13bien sûr forcément
47:15c'est quand même assez clair
47:16bon
47:16et des critiques
47:18qui le visent
47:19parce qu'il est un homme
47:19je cite noir et musulman
47:21alors moi j'aimerais
47:22j'aurais aimé pour le coup
47:23qu'on lui pose la question
47:23de la raison des critiques
47:25qui visent par exemple
47:26Jean-Luc Mélenchon
47:27qui est certes maghrébin
47:28mais pas encore noir et musulman
47:29ou alors j'ai raté
47:30quand même
47:32et des quartiers populaires
47:33abandonnés
47:33pour les mêmes raisons
47:35nous dit-il
47:36donc en raison
47:37de la population
47:39issue de l'immigration
47:39qui y est
47:40très fortement représentée
47:42tout en appelant
47:43LFI
47:43à aller séduire
47:44la ruralité
47:44abandonnée
47:45je cite
47:45de la même manière
47:46que ces quartiers-là
47:47alors là c'est pareil
47:48j'aurais aimé
47:48qu'on lui pose la question
47:49et pour quelle raison donc
47:51la ruralité a été abandonnée
47:52si les quartiers populaires
47:53l'ont été en raison
47:54de la forte présence
47:55de personnes
47:57issues de l'immigration
47:58bref
47:58les électeurs
47:59du Rassemblement National
48:00puisque c'était
48:01votre question
48:01eux sont
48:03pour une partie
48:03d'entre eux
48:04sauvables
48:04il le dit lui-même
48:05alors les électeurs
48:06ils sont peut-être
48:07pas tous racistes
48:08dans la mesure
48:08où ils changent d'avis
48:09évidemment
48:10sinon leur choix politique
48:11ne sera pas respecté
48:12on a bien vu d'ailleurs
48:13il a décroché
48:14Emmanuel Macron
48:15de sa mairie
48:15c'est un peu la même idée
48:16soit vous êtes d'accord
48:18soit vous ne l'êtes pas
48:19et alors il faudra
48:19vous décrocher
48:20ou refuser le résultat
48:22et ils seront responsables
48:24de la victoire
48:25de l'extrême droite
48:26c'est une pression
48:27qu'il adresse
48:28à tous les chéqués politiques
48:29il dit si l'extrême droite
48:30gagne
48:30les parties de gauche
48:31seront responsables
48:32parce qu'ils n'auront pas
48:33rallié à l'EFI
48:33c'est comme ça qu'il explique
48:34et même les parties de droite
48:35parce qu'ils n'auront pas
48:36mis leur distance
48:38correctement
48:38avec l'extrême droite
48:40Dernière question
48:41avant de recevoir notre invité
48:42la définition de la nouvelle France
48:44Charlotte Dornela
48:45ce qu'il donne
48:46comme étant celle qui est issue
48:48de l'immigration
48:49n'est-elle pas finalement
48:50la réelle fracture ?
48:52C'est la sienne
48:53ce que je disais
48:53c'est la sienne de manière évidente
48:54mais ce n'est pas celle
48:55qu'il qualifie au moment
48:56de qualifier la fracture
48:56donc moi c'est quelque chose
48:57que j'aimerais creuser avec lui
48:58quelle est la fracture réellement
49:00contre laquelle il veut se battre
49:01par exemple
49:02il reconnaît qu'une partie
49:03des quartiers populaires
49:04comme il les appelle
49:05donc les banlieues
49:05notamment celles qui existent
49:07à Saint-Denis
49:08ou à Pierre-Fitte-sur-Seine
49:08tourne le dos
49:09je le cite
49:10aux valeurs de la République
49:11c'est un moment où il parle
49:12de l'insécurité
49:12donc en fait
49:13tourne le dos
49:14au respect de la loi
49:15de manière assez simple
49:16parce que la République
49:17explique-t-il
49:18n'a pas tenu ses promesses
49:19alors on peut avoir
49:19des discussions à l'infini
49:20sur les raisons
49:21pour lesquelles il y a
49:22un problème de délinquance
49:23dans ces quartiers
49:24mais le problème existe
49:25n'est-ce pas ?
49:25Lui il l'explique comme ça
49:26il le dit lui-même
49:27mais ceux qui le disent
49:29et ceux qui discriminent
49:30ainsi les quartiers
49:31en le disant
49:31sont d'extrême droite
49:32il reconnaît par ailleurs
49:33on lui pose la question
49:34vous savez de sa proximité
49:35éventuelle
49:36ou de la présence
49:36de personnes impliquées
49:38dans le trafic de drogue
49:38dans sa campagne
49:40ou au moment de sa victoire
49:41et il ne dénie absolument pas
49:43il dit
49:43je suis issu de ces quartiers-là
49:45je connais donc
49:46certaines des grandes familles
49:47impliquées dans la délinquance
49:49tout le monde a le droit
49:50à une seconde chance
49:50et je refuse
49:51je refuse de faire le tri
49:52dans mes habitants
49:54alors ça
49:54ça ne compte pas pour Bardella
49:55mais pour le reste
49:56vous savez
49:57il avait dit
49:57qu'il ne reconnaissait pas Bardella
49:58comme un habitant de Saint-Denis
49:59pour le reste des habitants
50:01il n'y a pas de problème
50:01il ne veut pas faire le tri
50:02donc il dit oui j'en connais certains
50:04mais ça n'empêche pas
50:05qu'il faut évidemment
50:06punir le trafic de drogue
50:07il s'attarde pas mal là-dessus d'ailleurs
50:09mais ceux qui le disent
50:10le disent parce qu'il est noir
50:11parce que la question lui est posée
50:13on lui parle de Frontières notamment
50:13il dit
50:14ils le disent parce que je suis noir
50:15donc là on ne sait plus
50:16c'est vrai ou c'est pas vrai
50:17on ne sait plus
50:18il évoque les problèmes
50:19de logement
50:19de scolarité
50:20de sécurité
50:20de trafic
50:21d'intégration économique
50:22beaucoup de sujets
50:23mais le nombre
50:24n'est jamais une question
50:25et l'immigration en soi
50:26n'est pas un sujet
50:27c'est un fait accompli
50:28quand c'est évoqué
50:29mais ce n'est pas une question politique
50:30cette fois-ci
50:31et c'est un discours assez étonnant
50:32un discours assez victimaire
50:33qui est assez étonnant
50:34parce qu'il raconte par ailleurs
50:35son chemin lui personnel
50:36ses deux parents sont arrivés du Mali
50:38il est lui-même
50:39donc deuxième génération
50:40de l'immigration
50:40élu maire de Saint-Denis
50:42mais la France est un pays
50:43dans lequel il a vu
50:44beaucoup de racisme
50:45et je finis juste là-dessus
50:46il a vu beaucoup de racisme
50:47le journaliste lui demande pourquoi
50:48il dit
50:49quand j'ai été cadre
50:50dans l'entreprise
50:52ou dans la vie politique
50:53j'ai vu une norme blanche
50:54un peu partout
50:55c'est-à-dire une majorité
50:56de personnes blanches
50:57ce qu'il reconnaît lui-même
50:58comme n'étant pas du racisme
51:00mais un processus d'intégration
51:02des personnes issues de l'immigration
51:04qui prend trop de temps
51:05ça n'est donc évidemment
51:06pas du tout la même chose
51:08mais c'est pas grave
51:09en raccourci
51:10ça donne un pays raciste
51:11et un appel à peine voilé
51:12une insurrection populaire
51:14qui serait
51:14c'est mon dernier mot
51:15je le cite
51:16une prouesse démocratique
51:17énorme
51:18je vous laisse là-dessus
51:20Merci d'avoir tout écouté
51:22et tout analysé
51:23ma chère Charlotte
51:24on va recevoir notre invité
51:25merci d'être là
51:27Théophrane Mzim-Giyouké
51:30si je prononce bien
51:31vous êtes porte-parole
51:32de la présidence
51:32de la République du Gabon
51:35alors merci
51:36de nous rejoindre
51:38Emmanuel Macron
51:39a discuté en tête à tête
51:40avec le président du Gabon
51:41votre président
51:42au début du sommet
51:44du Kenya
51:44en Afrique
51:45que se sont-ils dits ?
51:47Écoutez
51:48en marge du sommet
51:50Africa Forward
51:51à Nairobi
51:52au Kenya
51:52les deux chefs d'Etat
51:53se sont rencontrés
51:54il faut dire que
51:55c'est une rencontre
51:56qui fait suite
51:56à une première rencontre
51:57qui s'est tenue
51:58à Libreville
51:59donc capitale du Gabon
52:00au cours de laquelle
52:02et c'est le président
52:03Emmanuel Macron
52:04qui l'annonçait
52:05les deux chefs d'Etat
52:05ont convenu
52:06de se voir
52:07et d'échanger régulièrement
52:08il y avait même
52:09une échéance
52:10qui avait été fixée
52:11donc un cap
52:11une séquence
52:12tous les deux mois
52:14pour faire le point
52:15de la relation bilatérale
52:16donc de quoi ont-ils parlé ?
52:17ils ont fait le point
52:18de cette relation bilatérale
52:19ils ont parlé
52:20de mines
52:21ils ont parlé
52:22des accords
52:23en matière
52:24de lutte
52:24contre la piraterie
52:26la sécurité
52:27dans le golfe de Guinée
52:29il faut savoir
52:29que notre pays
52:30se situe
52:31dans une région stratégique
52:32qui est une formidable
52:34porte d'entrée
52:34sur le continent
52:35c'est le golfe de Guinée
52:36c'est une région
52:38qui abrite
52:38le deuxième poumon
52:39de la planète
52:40donc le bassin du Congo
52:42donc il y a des enjeux
52:43écologiques
52:44il y a des enjeux
52:45sécuritaires
52:46et donc c'est l'ensemble
52:47de ces éléments-là
52:49qui ont donc animé
52:49l'échange
52:50entre les deux chefs d'État
52:51alors un pays puissant
52:52puisque vous êtes
52:54un des gros producteurs
52:55de pédroles
52:56peut-être 7e, 8e en Afrique
52:5835e dans le monde
52:59mais pays aussi puissant
53:02mais petit pays
53:03avec 2,5 millions d'habitants
53:04si je me trompe
53:05avec un président
53:07qui a fait un coup d'État
53:08mais qui a été élu
53:09démocratiquement
53:10arrêtez-moi si je me trompe
53:11il y a un an
53:12investi
53:13le 3 mai 2025
53:14dernier
53:15alors la question
53:16que je vous pose maintenant
53:17c'est que le Gabon
53:18est l'un des derniers pays
53:19à avoir gardé
53:21la base militaire française
53:23sur place
53:24on voit que le Mali
53:25et le Burkina Faso
53:25beaucoup de pays
53:26ont donné un coup de pied
53:27aux français
53:28pas vous
53:29pourquoi ?
53:30pour la simple et bonne raison
53:31que la philosophie diplomatique
53:32de mon pays
53:34ne se base pas
53:34sur le ressentiment
53:35le président de la république
53:37Brice Clottero
53:38Léguinguema
53:38l'a signifié
53:39dès le début de son mandat
53:40elle se base
53:41cette philosophie diplomatique
53:43sur le pragmatisme
53:44et l'efficacité
53:45un pragmatisme
53:46qui veut que l'on aille chercher
53:47des solutions
53:49aux problèmes
53:49auxquels nous sommes confrontés
53:51auprès
53:52de tous nos partenaires
53:54possibles
53:55et potentiels
53:56y compris
53:57avec un partenaire
53:58comme la France
53:58qui aujourd'hui
54:00n'est plus un partenaire
54:01exclusif
54:01mais reste tout de même
54:02un partenaire stratégique
54:04et un partenaire historique
54:06donc c'est important pour vous
54:07c'est un partenaire
54:08avec lequel nous discutons
54:09et avec lequel nous savons discuter
54:11et donc
54:12sur cette base là
54:13nous pouvons
54:14redéfinir la relation
54:15maintenant sur l'élément
54:17de la base militaire française
54:18il faut dire quand même
54:20que la vocation
54:20de cette base militaire
54:21a été refondée
54:22et cela de commun accord
54:24nous ne sommes plus
54:25sur une base
54:26qui a vocation
54:27à permettre
54:28des projections opérationnelles
54:30sur l'espace africain
54:31nous sommes plutôt orientés
54:33formation
54:35partage d'expériences
54:36donc plutôt formation
54:36qui voit toi l'image
54:38ici ?
54:39c'est le président de la république
54:40et son épouse
54:42alors le président de la république
54:43justement
54:43donc vous avez expliqué
54:44qu'on n'a plus vraiment
54:45une base militaire
54:46mais plutôt formation des militaires
54:48c'est-à-dire que vous shippez
54:49un petit peu l'information
54:50que vous êtes des russes ?
54:52non non non pas du tout
54:53et ça n'a rien à voir
54:55en fait
54:56nous sommes sur des logiques
54:58de partage
54:59d'enrichissement mutuel
55:01de partenariat
55:02c'est le président Macron
55:03qui le disait encore
55:04il y a quelques heures
55:05à Nairobi
55:05cette relation sur le volet sécuritaire
55:08a été refondée
55:09elle a été repensée
55:11repensée
55:11pour permettre
55:13une montée en puissance
55:15et en expertise
55:15de la part de la partie gabonaise
55:17et puis un partage
55:18de connaissances
55:19aux français
55:20très bien
55:21on voit votre président
55:23ici
55:23alors on se rappelle
55:25qu'Ali Bongo
55:26Omar Bongo
55:26son père
55:27tous les deux
55:28s'étaient convertis
55:28à l'islam
55:29c'est un peu surpris
55:30la France à l'époque
55:31votre président non
55:32votre président
55:33c'est un fervent chrétien catholique
55:35qui se revendique comme tel
55:36oui c'est un chrétien catholique
55:38assumé
55:39qui les dimanches
55:42participe à la messe
55:43qui comme on voit l'image
55:44a été reçue par le pape Léon XIV
55:46et qui par ailleurs
55:47a été décoré quand même
55:49de la plus haute distinction
55:49de l'ordre de Malte
55:50qui est évidemment chrétien
55:52cela non seulement
55:53pour sa foi
55:54mais aussi pour
55:55les valeurs
55:56qu'il a su incarner
55:56pendant la période de transition
55:58ouverture
55:59dialogue
55:59y compris avec celles et ceux
56:00qui n'étaient pas d'accord
56:01avec lui
56:01et donc ce sont des valeurs
56:03chrétiennes
56:04auxquelles le président
56:05de la République
56:05est très attaché
56:06et donc voilà
56:08ce sont des valeurs
56:08qui inspirent aussi
56:09sa gouvernance
56:10sans doute
56:10en parlant de valeurs
56:12on a parlé
56:13déjà de la France
56:14d'Emmanuel Macron
56:15qui a parlé
56:15de la langue arabe
56:17qui a la deuxième langue
56:18en France
56:19vous aimez
56:20le français
56:21c'est votre première langue
56:22mais en parlant de valeurs
56:24la France a porté
56:25des valeurs
56:26dans le monde
56:27intégration
56:29inclusion
56:30liberté d'expression
56:31lorsqu'on voit
56:32toutes ces valeurs
56:33est-ce que vous pensez
56:35que lorsque
56:36certains
56:37élus
56:39issus
56:40de l'immigration
56:41qui viennent en France
56:43et qui ne respectent pas
56:45ces valeurs
56:47comment vous réagissez
56:48par rapport à cela
56:49parce qu'on a remarqué
56:50qu'il y a certains élus
56:52issus de l'immigration
56:53à qui la France
56:54a donné toute leur chance
56:56et qui ne respectent plus
56:57les valeurs de la France
56:58qu'est-ce que cela vous évoque ?
56:59D'abord sur la question
57:00de la langue
57:01si vous permettrez
57:02le Gabon
57:03est attaché
57:04au français
57:04le Gabon
57:05a l'un des taux
57:06d'alphabétisation
57:06les plus élevés
57:07de l'Afrique subsaharienne
57:08entre 83 et 85%
57:10le système éducatif
57:11est en français
57:12et d'ailleurs
57:13le Gabon
57:13est candidat
57:14pour accueillir
57:14le sommet
57:15de l'OIF
57:16en 2030
57:17ça c'est sur la langue
57:18donc un attachement
57:20à la langue française
57:20maintenant
57:21sur ce que vous
57:23indiquez
57:24la question que vous posez
57:25sur les personnalités
57:27publiques
57:28en France
57:28qui sont issues
57:29de l'immigration
57:31naturellement
57:31je n'ai pas vocation
57:32à m'immiscer
57:32dans les affaires intérieures
57:34de la France
57:34du fait des fonctions
57:35qui sont les miennes
57:36aujourd'hui
57:36mais ce que je dirais
57:37c'est que les questions
57:39migratoires
57:40et les défis
57:40auxquels vous êtes confrontés
57:41aujourd'hui
57:41nous les vivons
57:42nous aussi
57:43en Afrique
57:44le Gabon a été
57:45depuis son accession
57:47à la souveraineté internationale
57:48une terre d'accueil
57:49et donc la question migratoire
57:51se pose aussi
57:52au Gabon
57:53c'est des questions
57:54qui ne sont pas exclusivement
57:55françaises
57:56mais il y a un principe fondamental
57:57c'est celui
57:59de l'assimilisation
58:00c'est celui
58:00du respect
58:01des lois
58:01et règlements
58:02en vigueur
58:03dans le pays d'accueil
58:04et celui
58:04aussi de la possibilité
58:06de rendre au pays
58:06qui nous a accueillis
58:07ce qu'il nous a donné
58:09y compris lorsqu'on est
58:10un acteur politique
58:10j'aurais aimé vous poser
58:12tellement de questions
58:12mais on a abordé
58:14beaucoup de sujets
58:14dernière question
58:17sérieux venus
58:18sur une chaîne raciste
58:19c'est news
58:20vous êtes-elle raciste
58:20selon vous
58:21ma question est très sérieuse
58:22elle est très sérieuse
58:24et c'est justement
58:24parce qu'elle est sérieuse
58:25que paradoxalement
58:26elle me fait sourire
58:27parce que
58:28non
58:29je pense que
58:30vous êtes un relais
58:31d'une bonne partie
58:33de l'opinion française
58:34et que
58:36du fait que vous participiez
58:37à la diversité
58:39des voix
58:40sur l'espace
58:41public
58:42votre chaîne
58:43a tout son sens
58:44et toute sa légitimité
58:45et d'ailleurs
58:46je vous encourage
58:46à continuer dans ce sens
58:49Merci beaucoup
58:50Mathieu Bocoté
58:52on fera votre sujet
58:52demain
58:53puisqu'on me fait signe
58:54à l'oreillette
58:54que je ne peux pas dépasser
58:57Merci à tous
58:58excellente suite
58:59de programme
58:59Le André Pond de Pascal Pond
59:00Merci à tous
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