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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:00Je vous prie de bien vouloir le contester, le constater, voire le contester.
00:00:10D'abord, l'info du soir. Bonsoir ma chère Félicité Kinn-Doki.
00:00:15Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:00:16À la ligne de l'actualité, ce drame survenu en début d'après-midi à Villefranche-sur-Saône dans le
00:00:22Rhône.
00:00:22Un adolescent âgé de 13 ans a été tué par balle au niveau de la tête,
00:00:27retrouvé dans le local d'un centre commercial.
00:00:29L'adolescent est décédé malgré les tentatives de réanimation.
00:00:33Deux mineurs de 15 ans et 12 ans ont été interpellés sur les lieux et placés en garde à vue
00:00:37pour le plus âgé.
00:00:38Le plus jeune est retenu en judiciaire.
00:00:40L'arme utilisée n'a pas été retrouvée. Une enquête est ouverte.
00:00:44Un an de prison avec sursis pour l'enseignante de la petite Évaëlle.
00:00:48Après une relaxe en première instance l'année dernière,
00:00:51la cour d'appel de Versailles a finalement reconnu l'existence du harcèlement de la collégienne de 11 ans
00:00:56par sa professeure de français en classe de 6e.
00:00:59Au collège Isabelle Autissier d'Herblay dans le Val d'Oise,
00:01:01le harcèlement avait mené Évaëlle au suicide en 2019.
00:01:06La cour a également condamné l'enseignante à une interdiction définitive d'enseigner.
00:01:10Les parents d'Évaëlle, soulagés, ont salué cette décision d'appel.
00:01:13La mère et la sœur de Salah Abdeslam, l'un des prisonniers les plus surveillés de France,
00:01:18ont été libérés après deux jours de garde à vue sans poursuite judiciaire,
00:01:21arrêtés avant un parloir samedi sur le parking de la prison de la haute sécurité Vendin-le-Vieilly
00:01:26dans le Pas-de-Calais pour introduction d'un objet illicite en détention.
00:01:30Elles sont ressorties libres.
00:01:32Les avocats dénoncent une instrumentalisation.
00:01:34Le premier ministre espagnol, Prédo Sanchez, est en visite à Pékin
00:01:38en tant qu'allié stratégique dans un discours prononcé à l'université de Tsinghua.
00:01:42Il a appelé la Chine à s'ouvrir davantage au commerce européen
00:01:46afin de corriger le déséquilibre avec l'Union européenne
00:01:49dans un contexte d'opposition à Donald Trump.
00:01:52Et puis Israël continue ses incursions dans le sud du Liban
00:01:54et a confirmé avoir lancé l'assaut sur le village de Bint-Jébeil,
00:01:58considéré comme le haut lieu du Hezbollah libanais
00:02:01à quelques kilomètres seulement de la frontière de l'Israël.
00:02:04Merci beaucoup, ma chère. Félicité au sommaire ce soir.
00:02:08Alors que le pape entame aujourd'hui une visite historique à Hager,
00:02:12un rapport inédit pour la première fois.
00:02:16Donc alerte, 155 000 chrétiens, surtout évangéliques de Kabylie,
00:02:20subissent une oppression systémique depuis janvier 2025.
00:02:24Presque toutes leurs églises sont fermées.
00:02:27Conversion réprimée, culte interdit, liberté de conscience bafouée
00:02:32dans un État qui place l'islam au-dessus de tout.
00:02:35Est-ce un déni de droit incompatible avec les engagements internationaux de l'Algérie ?
00:02:41Grégoire Pimpink, auteur de ce rapport inédit, est notre invité ce soir.
00:02:47Victor Orban, après 16 ans de pouvoir, vient d'être balayé en gris.
00:02:51Symbole de la résistance à l'immigration massive, au progressisme et à l'Union européenne,
00:02:57sa défaite marque-t-elle la fin d'une époque droite contre droite ?
00:03:02L'Europe conservatrice perd-elle sa forteresse ?
00:03:05Ou a-t-il simplement le vent dégagiste qui emporte tout ?
00:03:09L'édito de Mathieu Bobcote.
00:03:11En tant que Français, que peut-on attendre du voyage de Léon XIV en Algérie ?
00:03:16Qu'il suive les pas de Jean-Paul II, ferme face à l'URSS,
00:03:20ou qu'il fasse un voyage Potemkin à la Ségolène Royale ?
00:03:24La gerbe au monument des martyrs du FLN a déjà choqué les Pieds-Noirs.
00:03:29Une tentative de double attentat aurait eu lieu lors du début du discours du pape
00:03:36sans faire de victime autre que les kamikazes.
00:03:39Une information qui est adoubée, vérifiée par certains, contestée par d'autres.
00:03:43On ne sait pas trop ce qu'il en est concrètement.
00:03:46Doit-il rassurer les chrétiens convertis qui se cachent ?
00:03:50Doit-il faire libérer Christophe Gleize ?
00:03:53L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:03:55Ce soir, 18h, les syndicats se sont réunis chez le ministre Farandou,
00:04:01le ministre du Travail pour bloquer la proposition de loi adoptée au Sénat,
00:04:05juillet dernier, qui autoriserait le travail des salariés volontaires
00:04:09le 1er mai dans certains commerces de proximité,
00:04:12boulangerie ou fleuriste par exemple.
00:04:1474% des Français y sont favorables,
00:04:17mais avec seulement 8% de syndiqués dans le privé,
00:04:21les centrales syndicales défendent-elles encore les salariés
00:04:25ou un siècle de conquête qu'elles ne peuvent pas lâcher ?
00:04:29Le regard de Marc Menon.
00:04:3245e jour de guerre en Iran, le cessez-le-feu tient,
00:04:35mais changement de tactique.
00:04:37Fini les bombardements.
00:04:39Un blocus est entré en vigueur cet après-midi.
00:04:4110 blocus imposés par Donald Trump au navire iranien.
00:04:44Il menace tout navire qui passe de le détruire.
00:04:48L'armée iranienne déclare ce blocus naval illégal
00:04:51et menace à son tour les ports du Qatar
00:04:54ou encore des Émirats arabes unis si Hormuz s'est bloqué.
00:04:58Hormuz doit être libéré, déclare l'ONU.
00:05:00Le décryptage de Charlotte Dornela ce soir.
00:05:04Christophe Barbier lâche une bombe.
00:05:06Selon l'éditorialiste, la République est au-dessus de la démocratie.
00:05:11Il faut donc s'opposer à une élection qui la menacerait.
00:05:15Message clair à propos de 2027.
00:05:18Si le peuple vote mal, il faudra l'en empêcher.
00:05:22La République devient-elle un principe théocratique
00:05:25qui prime sur le suffrage universel.
00:05:28L'édito « Choc » de Mathieu Bocquitt.
00:05:31Une heure avec nos mousquetaires au complet ce soir
00:05:34pour tout se dire et s'entendre.
00:05:49Marc Menon est de retour, ça s'est entendu.
00:05:52Grégoire Pupin qui est notre invité de 1945.
00:05:56Mais comme il était là, on l'a déjà installé.
00:05:58Vous avez sous le coude un rapport inédit
00:06:02sur la situation des chrétiens en Algérie.
00:06:05Pour la première fois, on sort un rapport publiquement
00:06:08sur la situation des chrétiens en Algérie.
00:06:11Cela nous intéresse fortement.
00:06:12On en parle dans un instant.
00:06:14D'abord, Viktor Orban, après 16 ans de pouvoir à Hongrie,
00:06:18a subi un balayage électoral hier.
00:06:22Plusieurs y vont à un événement historique,
00:06:24soit la défaite du populisme
00:06:26et la fin de la résistance à l'Union européenne.
00:06:30Sera-t-il encore possible de résister
00:06:32à la fédéralisation de l'Europe
00:06:34et à son empire bureaucratique dans ce contexte politique nouveau ?
00:06:38Question à Mathieu Bocoté.
00:06:40Alors, c'est une défaite historique, oui, je le crois.
00:06:43Mais c'est une défaite qui est très mal comprise,
00:06:46j'ai l'impression, dans le commentariat occidental,
00:06:49qui se contente de plaquer des interprétations
00:06:52complètement détachées du contexte hongrois
00:06:54pour comprendre ce qui a amené aujourd'hui l'Hongrois
00:06:56à clairement tourner la page de Viktor Orban.
00:06:59Alors, pour comprendre pourquoi il a été battu,
00:07:01il faut surtout se poser d'abord la question
00:07:03pourquoi il a été présent au pouvoir pendant 16 ans.
00:07:06À moins de se rallier à l'hypothèse improbable
00:07:10qu'il s'agirait d'une forme d'autocrate, de tyran
00:07:12qui se serait maintenu de force au pouvoir,
00:07:14et si oui, pourquoi se laisse-t-il congédié par les urnes ?
00:07:17Eh bien, il faut comprendre pourquoi les Hongrois
00:07:18se sont reconnus en lui pendant longtemps,
00:07:20et même au-delà de la Hongrie.
00:07:21Premier élément, le marqueur distinctif de l'urbanisme,
00:07:25appelons-ça ainsi, c'était la résistance déclarée
00:07:27à l'immigration massive.
00:07:29Pas la volonté d'encadrer l'immigration,
00:07:31pas la volonté de lutter contre l'immigration illégale,
00:07:33mais d'accepter l'immigration légale,
00:07:35de stopper l'immigration massive,
00:07:38de stopper la submersion migratoire de l'Europe.
00:07:40Tel était, au fil du temps,
00:07:42le fil conducteur de l'urbanisme.
00:07:46Deuxième élément, qui est très important chez lui,
00:07:48c'était la résistance à l'Europe progressive.
00:07:51Et ça, c'est important.
00:07:53Un symbole, par exemple, de l'urbanisme,
00:07:55c'était la lutte contre la théorie du genre.
00:07:57Donc, la théorie du genre, pour lui,
00:07:58c'était le symbole de l'idéologie européiste
00:08:00qui cherchait, au-delà du mot « Europe »,
00:08:02à imposer des réformes sociétales, progressistes,
00:08:06autoritaires à un pays comme la Hongrie.
00:08:08Orban ne disait pas à l'époque,
00:08:09« Ne les appliquez pas chez vous. »
00:08:11Il dit, « Ne les appliquez pas chez moi. »
00:08:13Pour cela, on l'a diabolisé.
00:08:15Orban, c'est aussi quelqu'un qui définissait l'Europe
00:08:18à partir de sa référence au christianisme.
00:08:20Et pas simplement une forme d'Europe
00:08:22désincarnée des droits de l'homme.
00:08:23On en pense ce qu'on veut.
00:08:24Mais il y avait cette idée que l'Europe,
00:08:25c'était le prolongement de ce qu'on appelait
00:08:27autrefois la chrétienté.
00:08:28Et pour lui, comme beaucoup de petites nations
00:08:30d'Europe de l'Est,
00:08:31qui ont résisté au communisme au 20e siècle,
00:08:33en s'ancrant dans leur identité religieuse,
00:08:35le christianisme faisait partie de l'identité du pays
00:08:39au point de le marquer dans la Constitution.
00:08:41Orban, c'est la résistance à l'Union européenne.
00:08:44L'Union européenne qu'il voyait, à tort ou à raison,
00:08:47comme une structure de pouvoir autoritaire
00:08:49cherchant à dissoudre les nations et les États
00:08:52qui la composent.
00:08:53Et Orban, son narratif, comme on dit aujourd'hui,
00:08:56dit, « Je me suis opposé avec d'autres
00:08:58à l'impérialisme russe et soviétique autrefois.
00:09:01Je m'oppose aujourd'hui à l'impérialisme de Bruxelles
00:09:04et de l'UE et je défends la souveraineté nationale
00:09:08de mon pays, quelle que soit la force impériale. »
00:09:10Ce à quoi on aurait pu lui répondre avec raison
00:09:12que l'impérialisme de Bruxelles ne vient pas
00:09:14avec les blindés soviétiques.
00:09:15Ce qui est quand même moins désagréable.
00:09:18Ce qui n'est pas un détail là-dedans.
00:09:20Aussi, et là, ces dernières années,
00:09:22il y avait chez Orban, et c'était au cœur
00:09:23de la campagne présente, il ne faut pas l'oublier,
00:09:25une volonté de tenir son pays à l'écart
00:09:28de la guerre d'Ukraine.
00:09:28Donc, il y avait cette idée que nous n'avons pas intérêt
00:09:31à ce qu'il y ait une montée aux extrêmes,
00:09:33et dès lors, nous allons stopper les initiatives
00:09:35qu'il disait bellicistes de l'Union européenne
00:09:37dans le conflit en Ukraine en disant
00:09:39« Ce n'est pas notre guerre directement,
00:09:41nous ne devons pas nous y laisser entraîner
00:09:43dans une forme de croisade anti-russe.
00:09:45Non pas par sympathie pour la Russie, disait-il,
00:09:48mais il disait « Je ne veux pas me laisser entraîner
00:09:50dans une guerre qui dépassera largement
00:09:51le seul contexte ukrainien. »
00:09:53Alors, une fois que tout ça est dit,
00:09:55comment nommer ce modèle?
00:09:56Orban avait appelé ça la démocratie illibérale.
00:09:58Il disait « Nous sommes une démocratie, mais illibérale. »
00:10:00Et il y a toujours eu un problème avec ce mot,
00:10:02parce que ça laissait entendre
00:10:03que c'est une démocratie contre les libertés.
00:10:05Alors que chez lui, le libéralisme,
00:10:07à toi, avoir raison, voulait encore une fois dire progressisme.
00:10:10Donc, c'est une démocratie qui ne sentait pas
00:10:12le besoin de s'accomplir dans le progressisme.
00:10:14Peut-être est-ce pour cela, d'ailleurs,
00:10:15qu'il était autant détesté par la caste européiste
00:10:18qu'il voyait comme, finalement,
00:10:20le renégat de l'Union européenne.
00:10:23L'Hongrie était devenue, ça, il faut le dire aussi,
00:10:25une forme de modèle pour les droites conservatrices
00:10:28partout en Occident,
00:10:29qui est à virer, et ça, ce n'est pas un détail,
00:10:32qui est à virer à une forme de fantasme hongrois.
00:10:34C'est-à-dire, tout comme les socialistes au 20e siècle
00:10:36n'ont cessé de rêver,
00:10:37« Ah, il y avait le paradis à Cuba,
00:10:40ou en Yougoslavie, ou en Chine, ou tout ça. »
00:10:42Là, les conservateurs se disaient,
00:10:43« Nous avons notre modèle de société en Hongrie,
00:10:46qui est à fantasmer une certaine Hongrie
00:10:48qui n'existait pas vraiment dans la... »
00:10:49C'est là où c'est intéressant, effectivement,
00:10:50pour nous, en France.
00:10:51Ah oui, oui, oui.
00:10:52Vous n'entrez pas...
00:10:53Rappelez-vous, en 2021-2022,
00:10:54on en parlait sur ce plateau,
00:10:55certains allaient faire leur pèlerinage à Budapest
00:10:57sur le mode « Nous allons, nous aussi, Budapester demain. »
00:11:00Bon, je ne suis pas certain que c'est l'idée du siècle.
00:11:02Et c'était l'allié de Trump, évidemment, en Europe.
00:11:04Alors, une fois que tout ça est dit,
00:11:05pourquoi il s'est fait balayer ?
00:11:06C'est important.
00:11:07Donc, pourquoi il s'est fait balayer ?
00:11:08Alors, l'interprétation dominante du régime européiste,
00:11:11et on le voit partout depuis hier,
00:11:13c'est la fin du populisme,
00:11:14la fin de la révolte anti-européenne.
00:11:16Donc, ce qu'on entend partout, c'est
00:11:17« Le populisme peut être battu. »
00:11:20Grosse nouvelle, ça fait des années
00:11:21que le populisme est battu un peu partout.
00:11:23Il faut arrêter.
00:11:23Ils ont l'impression, c'est-à-dire que
00:11:24parce qu'il tombe un pays
00:11:25qui est assez loin quand même de l'Europe occidentale,
00:11:28il peut tomber.
00:11:30Bon, d'accord.
00:11:30Quoi qu'il en soit,
00:11:31on nous dit que c'est la fin de la révolte populiste,
00:11:33c'est le début de la décroissance populiste,
00:11:35c'est le début de la récession populiste.
00:11:38Deuxième élément...
00:11:38Alors qu'il monte partout d'ailleurs.
00:11:40Ah ben voilà, il y a quand même une forme d'analyse,
00:11:41on prend quelquefois ses rêves pour des réalités.
00:11:43On dit « C'est tombé en Hongrie, ça tombera ici. »
00:11:47Deuxième élément, plusieurs disent,
00:11:49c'est l'occasion enfin de faire un coup d'accélération
00:11:52par rapport à l'Ukraine notamment.
00:11:53Nous ne serons plus bloqués dans notre politique
00:11:55par rapport à l'Ukraine
00:11:56parce que la Hongrie, pour différentes raisons,
00:11:58refusait l'accélérateur européen en la matière.
00:12:01Ensuite, il y a, cela dit, des explications plus crédibles, je pense.
00:12:04Par exemple, il y a un dégagisme.
00:12:0616 ans au pouvoir, c'est trop long.
00:12:07Que vous soyez un gouvernement de gauche, de centre, de droite,
00:12:10nationaliste, populiste, cosmopolite, conservateur, libéral,
00:12:13quand sais-je, 16 ans au pouvoir, dégagé.
00:12:15Franchement, tout pouvoir tant s'encrasser,
00:12:18tout pouvoir tant devenir, avoir le réflexe du monopole,
00:12:21il y a eu une forme de dégagisme sur le mode
00:12:23« Il y en a marre, vous êtes là depuis trop longtemps »,
00:12:24avec surtout des rumeurs de corruption
00:12:26qui n'étaient pas que des rumeurs,
00:12:28qui touchaient le régime.
00:12:29Autre élément, mais ça, c'est important,
00:12:31est-ce qu'Orban a été battu parce que la population hongroise
00:12:35dit qu'il y a trois droites?
00:12:37Non.
00:12:38Peter Magyar, qui est le bas, c'est un ancien du Fidesz,
00:12:40son parti, et il dit qu'Orban n'était pas assez rigoureux
00:12:44en matière d'immigration.
00:12:45Orban n'était pas assez conservateur à sa manière.
00:12:48Donc là, ça a une chose comme droite battue par droite.
00:12:50Cela dit, Magyar est à la tête d'une coalition
00:12:52où il y a de tout, des sociétés.
00:12:54En fait, il y a vraiment de tout dans sa coalition,
00:12:55donc la tête de la coalition est conservatrice,
00:12:57donc à droite d'Orban, entre guillemets,
00:12:59sa composition est assez hétéroclite.
00:13:02Et en dernière instance, la question qu'on se demandera,
00:13:05c'est après 16 ans au pouvoir,
00:13:06est-ce qu'Orban a transformé tellement son pays
00:13:08que même ses opposants aujourd'hui sont orbaniens?
00:13:11Ils nous disent qu'on ne veut pas de la corruption,
00:13:12on en a marre de lui,
00:13:13mais fondamentalement, les changements de fonds
00:13:15qu'il a amenés au pays, nous les acceptons,
00:13:17nous les célébrons même peut-être.
00:13:19La défaite de Viktor Orban marque-t-elle la fin des dirigeants
00:13:24qui entendaient s'opposer à l'Union européenne?
00:13:27Je crois que ça, c'est la vraie question du jour.
00:13:29C'est-à-dire, dans quelle mesure une certaine stratégie d'opposition à l'UE
00:13:33vient de s'effondrer, oui ou non?
00:13:35On peut dire qu'il y a trois grandes stratégies d'opposition à l'Union européenne aujourd'hui.
00:13:38La première, c'est la politique du Frexit.
00:13:41Ça consiste à dire, si nous sommes dans l'Union,
00:13:43nous voulons en sortir tout simplement.
00:13:45Les Britanniques, mais aussi en France,
00:13:47c'est des propositions qui sont portées par des gens aussi différents
00:13:48que Florian Philippot, Philippe de Villiers, Charles Gave,
00:13:52qui disent, désolé, l'Union européenne,
00:13:54il faut en sortir tout simplement.
00:13:55Ça existe.
00:13:56Nicolas Dubon-Aignan.
00:13:57Nicolas Dubon-Aignan aussi, vous avez tout à fait raison.
00:13:59Il mène une campagne sur cela depuis des années,
00:14:01vous avez raison de le mentionner.
00:14:03Ensuite, il y a l'autre type d'opposition qui existe,
00:14:06une forme d'opposition de l'intérieur.
00:14:08C'est aujourd'hui l'option Mélanie,
00:14:10qui dit, l'Union européenne, c'est tellement avancée
00:14:12qu'on ne peut plus en sortir clairement.
00:14:13Peut-être qu'elle va tomber un jour, mais pour l'instant, elle est là.
00:14:15Donc, il faut la réformer de l'intérieur,
00:14:17une alliance des droites européennes,
00:14:19pour la réorienter, pour faire en sorte qu'elle ait, par exemple,
00:14:21une politique de lutte à l'immigration massive.
00:14:23Il y a un vote qui a été pris récemment en ce sens-là.
00:14:25Donc, oui, on peut réformer l'Union européenne de l'intérieur
00:14:27tout en donnant plus d'oxygène aux nations.
00:14:30Et il y avait la troisième option,
00:14:31qui était l'option, on pourrait dire,
00:14:34Orbanne, justement,
00:14:35qui dit, on est dans l'Union européenne,
00:14:36on fait la guerre à Bruxelles.
00:14:38Donc, on ne veut pas sortir de Bruxelles.
00:14:39On ne veut pas non plus le réformer de l'intérieur,
00:14:41on veut simplement qu'il nous fiche la paix.
00:14:43Donc, c'était une guerre menée
00:14:44contre le pouvoir impérial, bureaucratique,
00:14:47fédéral, conquérant de Bruxelles.
00:14:49Et ça, c'est une stratégie qui consiste à défendre
00:14:52absolument l'indépendance de son pays,
00:14:54quitte à en payer le prix,
00:14:55parce qu'il y a eu de nombreuses sanctions de Bruxelles
00:14:57contre la Hongrie, sous plusieurs prétextes
00:14:59de vrai ou fallacieux, c'est autre chose.
00:15:01Dans les circonstances, la question qui se posera
00:15:02pour les prochaines femmes, c'est
00:15:03comment tenir tête, pour ce qu'ils souhaitent,
00:15:06à l'Union européenne.
00:15:08Et je note qu'on ne tient pas la tête
00:15:09à l'Union européenne de la même manière
00:15:10si on est en Slovaquie, en Slovénie,
00:15:12en Hongrie ou en France.
00:15:14Selon la force de votre pays,
00:15:16vous avez un plus grand rapport de force
00:15:17avec l'Union européenne.
00:15:18On a souvent accusé Victor Orban d'être un dictateur.
00:15:22Pourtant, hier soir, il a reconnu sa défaite,
00:15:24même avant l'officialisation des résultats.
00:15:28Il faut dire que la vague était telle.
00:15:29C'est-à-dire, là, on était au moment de dégagisme.
00:15:30Il aurait été hasardeux de dire « je reste néanmoins ».
00:15:33Mais le fait est qu'on nous présentait le type
00:15:35comme un dictateur.
00:15:35On en a connu.
00:15:39Pardon, pardon.
00:15:39Donc, on nous dit que c'est un dictateur,
00:15:41c'est un autoritaire.
00:15:42Or, il renonce au pouvoir quand il est dernier chassé.
00:15:44Là, c'est intéressant.
00:15:45Est-ce qu'il n'y a pas une forme de faillite
00:15:46de la propagande progressiste
00:15:47qu'on entendait depuis longtemps
00:15:48qui nous disait qu'on avait une forme
00:15:50de petit autocrate en Europe centrale
00:15:52et non, il est battu, il quitte le pouvoir?
00:15:54Donc, ça, ça ne veut pas dire
00:15:55qu'il faut se célébrer Orban,
00:15:56qu'il n'y avait pas de travers autoritaire
00:15:57dans son pays, tout ça.
00:15:59Ça veut dire que manifestement,
00:16:00il y a une propagande qui nous le présentait
00:16:01comme un homme qui se cramponnerait au pouvoir
00:16:02à tout prix.
00:16:03Eh bien, il a accepté d'être congédié.
00:16:05Je ne suis pas certain que dans d'autres
00:16:06pays occidentaux aujourd'hui,
00:16:08tous se laisseraient congédiés aussi facilement.
00:16:10Donc, il accepte les règles du jeu.
00:16:12Il accepte les règles du jeu.
00:16:13Ce qui ne veut pas dire, soyons sérieux,
00:16:15qu'il n'a pas verrouillé les institutions
00:16:16depuis 16 ans au pouvoir.
00:16:17Il a travaillé les institutions,
00:16:18il a travaillé le pays.
00:16:19Il les a réformés.
00:16:20Les progressistes vont chercher
00:16:21à renverser ça demain.
00:16:23Je ne dis pas le contraire.
00:16:24Si on veut se poser la question
00:16:25de l'héritage d'Orban,
00:16:26toujours à l'esprit que des gens
00:16:28l'ont soutenu.
00:16:29Des gens, tout le monde le détestait
00:16:30en Occident, l'Europe occidentale,
00:16:30mais les Hongrois le soutenaient.
00:16:32Je pense que c'est véritablement
00:16:33la résistance à l'immigration massive,
00:16:35au wokisme et la défense
00:16:36d'une certaine Europe pensée
00:16:38sous le signe de la tradition.
00:16:40Manifestement, les Hongrois
00:16:41étaient favorables à cela.
00:16:42Et même en votant contre lui,
00:16:43ils continuent de voter pour cela.
00:16:45Très intéressant tout ça.
00:16:46Grégoire Pompeng,
00:16:47vous êtes docteur en droit.
00:16:49Vous êtes patron du Centre européen
00:16:51pour le droit et la justice.
00:16:53Vous allez nous parler
00:16:54dans un instant de ce rapport inédit
00:16:57pour la première fois rendu public
00:16:58sur les chrétiens en Algérie.
00:17:00Que s'est-il passé en Algérie en 2006 ?
00:17:02Juste pour nous mettre le lois à la bouche.
00:17:04En 2006, la répression est tombée
00:17:06sur les Algériens chrétiens.
00:17:07C'est-à-dire qu'il y a eu une vague
00:17:09de conversion au christianisme
00:17:10dans les années 90.
00:17:11Et le gouvernement a voulu
00:17:12y mettre un terme en 2006.
00:17:14Très intéressant.
00:17:15On marque une pause.
00:17:16On revient avec Gabriel Cluzel
00:17:18qui va nous parler de ce voyage
00:17:20du pape en Algérie
00:17:21avec Charlotte Dorellas
00:17:23pour Donald Trump
00:17:25et Marc Menon
00:17:25pour évidemment le 1er mai
00:17:27et les syndicats.
00:17:31Retour sur le plateau de Face à l'Info
00:17:33avant de passer au voyage
00:17:35du pape en Algérie.
00:17:36Grégoire Pempeng,
00:17:37vous êtes directeur de l'ECLJ,
00:17:40le Centre européen pour le droit et la justice.
00:17:43Avant de parler,
00:17:43parce que vous êtes là pour parler
00:17:44des chrétiens,
00:17:45de ce rapport des chrétiens en Algérie,
00:17:47mais vous êtes un spécialiste
00:17:48de l'Europe
00:17:49et de l'Union européenne
00:17:51et du droit à ce niveau-là.
00:17:53Quel regard vous portez, vous,
00:17:55sur l'échec de Victor Orban
00:17:57en Hongrie ?
00:17:58C'est un échec
00:17:59qui était très attendu de Bruxelles
00:18:01et très espéré.
00:18:02L'Union européenne
00:18:03et la Commission
00:18:04ont fait pression
00:18:04très fortement
00:18:05sur le gouvernement hongrois,
00:18:07ont imposé des sanctions
00:18:08pour mettre vraiment
00:18:09en opposition
00:18:10le régime,
00:18:11le gouvernement
00:18:11avec les forces dominantes européennes.
00:18:13Donc, pour le régime hongrois,
00:18:15pour Orban,
00:18:16c'est bien sûr difficile
00:18:16de tenir aussi longtemps
00:18:18dans cette position
00:18:19de minorité,
00:18:20d'adversité.
00:18:21Il avait jusqu'à assez récemment
00:18:23le soutien de la Pologne
00:18:24qui a changé de régime également,
00:18:26de camp politique,
00:18:27il y a eu une alternance.
00:18:28Il s'est retrouvé seul
00:18:29et effectivement,
00:18:30comme vous l'avez dit,
00:18:31il y a eu une forme
00:18:32de dégagisme
00:18:34pour l'ensemble
00:18:35sur des questions diverses
00:18:37mais on verra
00:18:38laquelle sera l'empreinte.
00:18:39Ce que l'on peut quand même
00:18:41penser,
00:18:42c'est qu'il risque
00:18:43de se passer en Hongrie
00:18:44ce qui se passe actuellement
00:18:46en Pologne.
00:18:47C'est-à-dire ?
00:18:48C'est-à-dire que
00:18:48le nouveau gouvernement
00:18:50qui est arrivé en Pologne
00:18:51s'est senti la liberté
00:18:53d'enfreindre
00:18:54un certain nombre de règles
00:18:56pour modifier,
00:18:57changer,
00:18:58remplacer le personnel politique
00:18:59mais aussi médiatique,
00:19:01judiciaire.
00:19:02Si bien que
00:19:02si vous regardiez de près
00:19:04ce qui se passe en Pologne,
00:19:05notamment sur par exemple
00:19:06la nomination des juges
00:19:07à la Cour suprême,
00:19:08aujourd'hui,
00:19:08en ce moment,
00:19:09vous verriez en fait
00:19:10que l'on ferme les yeux
00:19:11sur les procédures,
00:19:13les méthodes illégitimes
00:19:14de changement de régime
00:19:15en Pologne
00:19:16qui vont très certainement
00:19:17s'appliquer aussi en Hongrie.
00:19:18Si je peux me permettre,
00:19:19on dit en Pologne en fait
00:19:20qu'il faut transgresser
00:19:21l'État de droit
00:19:22pour restaurer l'État de droit.
00:19:24malin, voilà.
00:19:25Très intéressant.
00:19:25Grégan Pimpink,
00:19:26vous avez fait le déplacement
00:19:27de Strasbourg
00:19:28pour être dans l'émission
00:19:30ce soir.
00:19:30Merci infiniment
00:19:31et on parlera dans un instant
00:19:32de ce rapport inédit
00:19:34sur les chrétiens en Algérie.
00:19:37Qu'attendre
00:19:38en tant que Français
00:19:39de ce voyage
00:19:40du pape en Algérie,
00:19:42Gabriel Cluzel ?
00:19:43Alors vous savez,
00:19:44il y a deux façons
00:19:45de visiter un pays
00:19:46sous un régime autoritaire.
00:19:48Il y a la façon
00:19:50diplomate mais ferme
00:19:51avec des messages forts
00:19:52à passer.
00:19:52C'était la méthode
00:19:53Jean-Paul II en Pologne.
00:19:55Ces voyages là-bas
00:19:56où il a soutenu Solidarnosc
00:19:57ne sont pas pour rien
00:19:58dans l'effondrement
00:20:00du soviétisme
00:20:02et tous ces pays
00:20:03qui étaient
00:20:03sous la botte soviétique.
00:20:05Et puis,
00:20:06il y a les voyages
00:20:07à la façon
00:20:07des intellectuels français,
00:20:09vous savez,
00:20:09en URSS,
00:20:10qui croyaient sur parole
00:20:11le village Piotr Mkine
00:20:12qu'on leur présentait.
00:20:13Une image forte
00:20:14qu'on voit ici
00:20:14avec le pape.
00:20:18Et à l'époque
00:20:19il y a eu guerre
00:20:19par André Gide
00:20:21qui avec son fameux
00:20:22bouquin
00:20:22Retour du RSS
00:20:23a osé braver
00:20:24la doxa officielle.
00:20:25Une fois revenus
00:20:26en France,
00:20:26tous les autres
00:20:26comme Aragon,
00:20:27etc.
00:20:28Ils sont rendus
00:20:29je crois 25 fois,
00:20:30en tout cas Aragon,
00:20:31et ils n'ont pas moufté.
00:20:32Alors pourquoi
00:20:33il n'est pas au sujet
00:20:33de parler de l'URSS ?
00:20:34Parce qu'aujourd'hui,
00:20:35parce qu'on sait
00:20:35que l'URSS a été
00:20:36un large soutien
00:20:37du FLN,
00:20:38de la guerre d'indépendance.
00:20:40Il y a toujours
00:20:40un lien fort
00:20:41entre ces deux pays.
00:20:42Alors c'est visiblement
00:20:43un de ces voyages
00:20:44Potemkin
00:20:44qu'a fait Ségolène Royal
00:20:46qui aujourd'hui
00:20:47se fait porte-parole
00:20:48du gouvernement algérien
00:20:49et conteste le fait
00:20:50documenté pourtant
00:20:52notamment par un rapporteur
00:20:53spécial de l'ONU
00:20:54que des églises
00:20:55aient été fermées
00:20:55et interdites là-bas.
00:20:57Alors espérons que
00:20:58Léon XIV marche
00:21:00dans les pas
00:21:01de Jean-Paul II
00:21:01plutôt que dans
00:21:02ceux de Ségolène Royal
00:21:03à lui égard à sa fonction
00:21:04ce serait quand même logique.
00:21:06Alors il a dit ce matin
00:21:07qu'il n'avait pas peur
00:21:07de l'administration Trump.
00:21:09N'ayez pas peur,
00:21:10c'était la grande phrase
00:21:10de Jean-Paul II
00:21:11et bien on espère
00:21:12qu'il fera un monde
00:21:13de la même fermeté
00:21:14à l'endroit
00:21:14de l'administration
00:21:15Téboune
00:21:16et que celle-ci
00:21:16ne lui fera pas peur
00:21:17non plus
00:21:19qu'il abordera
00:21:20notamment la question
00:21:21des chrétiens
00:21:21qui souhaitent se convertir
00:21:23en Algérie
00:21:23et qui doivent se cacher
00:21:24qu'il leur dira
00:21:25eux aussi
00:21:25n'ayez pas peur
00:21:26mais je laisse
00:21:27Grégoire Pepin
00:21:27qui aborde ce sujet
00:21:29pour me consacrer
00:21:30sur un regard
00:21:31plus français
00:21:32sur ce voyage
00:21:33mais je voulais
00:21:34simplement signaler
00:21:35dans ce cadre français
00:21:37un posturique
00:21:37ce qui m'a profondément
00:21:39choquée
00:21:39de la part de Thomas Port
00:21:40d'ailleurs il s'en est
00:21:41justifié après
00:21:42qui révèle
00:21:43une façon de penser
00:21:44à l'extrême gauche
00:21:45et qui est la même
00:21:45pauvre que celle
00:21:46finalement du gouvernement
00:21:47algérien
00:21:47ils ont un distinctif
00:21:49entre chrétien du Liban
00:21:50il s'agissait du Liban
00:21:52et arabe
00:21:52comme si les arabes
00:21:53ne pouvaient pas
00:21:54être chrétiens
00:21:55comme si c'était
00:21:57incompatible
00:21:58les arabes
00:21:59ne sont pas tous musulmans
00:22:01beaucoup étaient chrétiens
00:22:02avant d'être musulmans
00:22:03saint Augustin
00:22:04bien sûr
00:22:04puisqu'on sait
00:22:05que le pape
00:22:06vient sur ses pas
00:22:08mais aussi par exemple
00:22:09sainte Félicité
00:22:10et sainte Perpétue
00:22:11qui ont été martyrisées
00:22:12à Carthage
00:22:13au nord de l'actuel Tunis
00:22:14Quels signaux positifs
00:22:16et négatifs
00:22:17pouvons-nous retenir
00:22:18de cette première
00:22:18journée du pape
00:22:19en Algérie ?
00:22:20Alors il y a bien sûr
00:22:21et c'est essentiel
00:22:22la possible libération
00:22:24on l'espère
00:22:24de Christophe Glez
00:22:26de la même façon
00:22:27que l'Allemagne
00:22:27a fait libérer
00:22:28Boalem sans salt
00:22:29pourrait être le Vatican
00:22:30qui pourrait aider
00:22:31à faire libérer
00:22:31Christophe Glez
00:22:32Emmanuel Macron
00:22:33a sans doute glissé un mot
00:22:35quand il est venu
00:22:37au Vatican
00:22:38c'est en tout cas
00:22:39ce que laisse supposer
00:22:39en tout cas
00:22:40le pape a l'air au courant
00:22:41puisqu'il a répondu
00:22:42en ce sens
00:22:42au journaliste
00:22:43Arthur Erlin
00:22:44de Paris Match
00:22:45qui a abordé le sujet
00:22:47il était dans l'avion
00:22:47qui les a emmenés
00:22:48en Algérie
00:22:48et il a supplié
00:22:51ce journaliste
00:22:52de faire tout ce qui était
00:22:52en son pouvoir
00:22:53pour faire libérer
00:22:54ce confrère
00:22:55et le pape
00:22:55aurait acquiescé
00:22:56à plusieurs reprises
00:22:57en répondant
00:22:58oui je connais
00:22:59le cas Christophe Glez
00:23:02Alors on sait
00:23:04que le cardinal Vesco
00:23:05vous savez
00:23:05ce cardinal franco-algérien
00:23:07qui est à l'origine
00:23:08de ce voyage
00:23:08qui a invité
00:23:10le pape
00:23:10et le cornac
00:23:11si vous me permettez
00:23:12cette expression
00:23:12triviale
00:23:13qui est un grand ami
00:23:14de monsieur
00:23:15Théboune
00:23:15et qui sait
00:23:16que cette visite
00:23:17du reste
00:23:17est de nature
00:23:18à aider
00:23:18monsieur Théboune
00:23:19porte un regard
00:23:20plus favorable
00:23:20sur Christophe Glez
00:23:22que sur Boalem
00:23:23sans salle
00:23:24Christophe Glez
00:23:25il dit
00:23:25qu'il n'a pas
00:23:26d'amertume
00:23:26que ce n'est pas
00:23:27un deuxième
00:23:27sans salle
00:23:28mais un anti
00:23:29sans salle
00:23:30et c'est à dire
00:23:31quelqu'un
00:23:31précise-t-il
00:23:32qui n'a aucune histoire
00:23:33ni aucun ressentiment
00:23:34vis-à-vis de l'Algérie
00:23:35donc on comprend
00:23:36que le cardinal Vesco
00:23:37n'aimait pas beaucoup
00:23:38Boalem sans salle
00:23:38mais ces propos
00:23:39du cardinal
00:23:40laissent songeur
00:23:41peut-on reprocher
00:23:43à un otage
00:23:44de ne pas aimer
00:23:44son jolier
00:23:45faut-il que l'otage
00:23:46proclame son amour
00:23:47pour le jolier
00:23:48pour qu'on daigne
00:23:49s'intéresser
00:23:50à son sort d'otage
00:23:52et rappelons
00:23:53que Boalem sans salle
00:23:54a appelé
00:23:54de façon très forte
00:23:56et émouvante
00:23:56égarde ce qu'il a vécu
00:23:58la libération
00:23:59de Christophe Glez
00:24:00mais s'agissant
00:24:01de son cas personnel
00:24:02il a annoncé
00:24:02qu'il attendait
00:24:03le bon moment
00:24:04je le cite
00:24:04pour attaquer en justice
00:24:06le président de l'Algérie
00:24:07une séquence
00:24:09a beaucoup fait parler
00:24:10sur les réseaux sociaux
00:24:12c'est celle
00:24:12du passage du pape
00:24:14tout de suite
00:24:15après sa sortie
00:24:16de l'avion
00:24:16au monument
00:24:17Makam Echaïd
00:24:19dit des martyrs
00:24:21c'est-à-dire
00:24:21des morts
00:24:22du FLN
00:24:23pendant la guerre
00:24:24d'Algérie
00:24:25Gabrielle Cluzel
00:24:26oui alors cette séquence
00:24:26a été très mal vécue
00:24:28notamment dans les milieux
00:24:29pieds noirs
00:24:29et famille de pieds noirs
00:24:31mais les conséquences
00:24:31sont aussi pour la France
00:24:32tout entière
00:24:33car le narratif algérien
00:24:34on sait que c'est le carburant
00:24:36de la rancœur
00:24:37à l'endroit de l'art France
00:24:38et qui sert à tout justifier
00:24:40or cette visite
00:24:41était redoutée
00:24:42on le savait
00:24:43c'était annoncé
00:24:43dans le programme
00:24:44alors sur Blois-Voltaire
00:24:45par exemple
00:24:46la présidente du cercle algérieniste
00:24:47Suzy Simon-Niquaise
00:24:49avait fait une lettre ouverte
00:24:50très respectueuse
00:24:51en priant le pape
00:24:53de ne pas aller
00:24:55à ce mémorial
00:24:57pour rappeler
00:24:57qu'un tel geste
00:24:59sans regard porté
00:25:00sur toutes les victimes
00:25:01risquait d'apparaître
00:25:02comme partielle
00:25:03et donc partielle
00:25:04et c'est vrai que ça apparaît
00:25:05comme une forme
00:25:06de reconnaissance
00:25:07du narratif algérien
00:25:09qui occulte les crimes
00:25:10du FLN
00:25:11à l'endroit des pieds noirs
00:25:12mais aussi des harkis
00:25:13qui avaient fait
00:25:14le choix de la France
00:25:15alors on me dit
00:25:16que le dépôt de gerbe
00:25:17je donne tous les points de vue
00:25:19sur ce monument
00:25:20est un passage obligé
00:25:21pour toute visite officielle
00:25:23on se souvient que Gérald Darmanin
00:25:24y avait sacrifié
00:25:25moi j'ai tendance à penser
00:25:27que je ne crois
00:25:28que ce n'est pas
00:25:28un passage obligé
00:25:29car Théboune
00:25:30Monsieur Théboune
00:25:32je parlais respectueusement
00:25:33a plus besoin du pape
00:25:35pour se refaire la cerise
00:25:36si j'ose dire
00:25:36que le pape
00:25:37n'a besoin de Théboune
00:25:39je pense
00:25:40et plusieurs
00:25:40me l'ont laissé entendre
00:25:42que cette étape
00:25:43lui a été conseillée
00:25:44par le cardinal Vesco
00:25:45toujours lui
00:25:46dans cette affaire
00:25:47qui a une vision
00:25:48assez manichéenne
00:25:50de la guerre d'Algérie
00:25:51ou en tout cas
00:25:51très à lui
00:25:52on va dire
00:25:52c'est un peu
00:25:53Benjamin Stora
00:25:54en robe pourpre
00:25:56aujourd'hui
00:25:57il a dit
00:25:58que je cite
00:25:59notre demande de pardon
00:26:00à l'endroit
00:26:01du peuple algérien
00:26:02n'était pas remplie
00:26:04et dans un entretien
00:26:06à Lacroix
00:26:06en mars 2025
00:26:07donc c'était juste après
00:26:09l'attentat de Mulhouse
00:26:09dans lequel on l'invitait
00:26:11à commenter
00:26:11le refus de l'Algérie
00:26:12de reprendre ses QTF
00:26:13bon cela dit
00:26:14la question était curieuse
00:26:15je ne suis pas sûre
00:26:15que ce soit le rôle
00:26:15d'un cardinal
00:26:16d'aller commenter ça
00:26:17mais néanmoins
00:26:18il a répondu
00:26:18il avait déclaré
00:26:20je suis inquiet
00:26:21et en colère
00:26:22face aux propos
00:26:22jusqu'au boutiste
00:26:23de certains
00:26:24responsables politiques français
00:26:26vous voyez
00:26:26on voit à peu près
00:26:27de qui il voulait parler
00:26:28et il avait rajouté
00:26:29et ça moi ça me choque
00:26:30profondément
00:26:31je l'ai découvert
00:26:32aujourd'hui
00:26:32ma conviction
00:26:33est qu'il y a
00:26:34entre la France
00:26:35et l'Algérie
00:26:35un rapport
00:26:36non réglé
00:26:37d'abuseur
00:26:38à abuser
00:26:40le journaliste
00:26:41le journaliste de la croix
00:26:41lui avait dit
00:26:42quand même
00:26:42vous n'y allez pas
00:26:42un peu fort
00:26:43il avait répondu
00:26:45la question
00:26:46des abus sexuels
00:26:47dans l'église
00:26:47nous a rendu
00:26:48plus attentifs
00:26:49aux dégâts humains
00:26:50qu'ils causent
00:26:51j'ai acquis la conviction
00:26:53que ce qui est vrai
00:26:53pour une personne
00:26:54peut l'être aussi
00:26:55pour un peuple
00:26:55donc vous voyez
00:26:56c'est la France
00:26:57dans le rôle du violeur
00:26:58l'Algérie
00:26:59dans le rôle du violé
00:27:01il faut quand même
00:27:02se rendre compte
00:27:02de l'ignomini
00:27:03de ses propos
00:27:04moi j'ose le dire
00:27:06par un mot
00:27:07en revanche
00:27:08sur ses frères
00:27:09chrétiens
00:27:09assassinés
00:27:10torturés
00:27:11ou disparus
00:27:11pendant la guerre
00:27:12d'Algérie
00:27:12au cri d'Alakbar
00:27:14parce qu'il était
00:27:15il est aujourd'hui
00:27:16clairement documenté
00:27:17qu'il y avait
00:27:17dans la guerre d'Algérie
00:27:18un djihad
00:27:19on aurait pu attendre
00:27:20par exemple
00:27:20un mot
00:27:21pour son frère
00:27:22dans la foi
00:27:22et le sacerdoce
00:27:23le prêtre Jacques Serda
00:27:24enlevé en mai 62
00:27:26à l'âge de 46 ans
00:27:28d'ailleurs
00:27:29la comparaison
00:27:29assez révoltante
00:27:31avec les abus
00:27:31dans l'église
00:27:32atteint vite
00:27:32ses limites
00:27:34car s'il était cohérent
00:27:35le cardinal Vesco
00:27:36devrait dissuader
00:27:37les Algériens
00:27:38de venir en France
00:27:39on n'encourage pas
00:27:40les enfants de coeur
00:27:41abusés
00:27:42à aller fréquenter
00:27:43les curés abuseurs
00:27:45or visiblement
00:27:46il n'a pas l'air
00:27:47de le faire
00:27:48et en revanche
00:27:49ce cardinal
00:27:50a déconseillé
00:27:51au pape
00:27:51qui n'ira pas
00:27:52donc si j'ai bien compris
00:27:53de se rendre
00:27:54à Tibirine
00:27:55où sept noix
00:27:56trapistes français
00:27:57depuis béatifiés
00:27:58ont été enlevés
00:28:00il y a 30 ans
00:28:01puis décapités
00:28:02ceux-là pourtant
00:28:03sont des martyrs
00:28:04des vrais martyrs
00:28:05qui n'avaient rien fait
00:28:05à personne
00:28:07alors certes
00:28:08le pape a demandé
00:28:09aux Algériens
00:28:10de pardonner
00:28:10il est là
00:28:11il est dans son rôle
00:28:11c'est le rôle du pape
00:28:12de demander de pardonner
00:28:13sauf que ça laisse supposer
00:28:15que seuls
00:28:15dans ce conflit
00:28:16ont été
00:28:18enfoncés
00:28:18ont souffert
00:28:19et donc
00:28:20ont à pardonner
00:28:22alors je note
00:28:23que le jeudi
00:28:24de l'ascension
00:28:25les pieds noirs
00:28:25à Nîmes
00:28:26feront leur procession
00:28:27annuelle
00:28:27à Notre-Dame
00:28:28de Santa Cruz
00:28:29cette vierge
00:28:29qu'ils ont rapporté
00:28:31d'Algérie
00:28:31un petit mot
00:28:32de soutien
00:28:33pour le pape
00:28:34de la part du pape
00:28:35pardon
00:28:35serait le bienvenu
00:28:37Merci beaucoup
00:28:40Gabrielle Cluzel
00:28:41dans un instant
00:28:42on parlera
00:28:43peut-être un peu
00:28:44de la passe d'armes
00:28:45entre Donald Trump
00:28:46à propos du pape
00:28:48on parlera
00:28:49avec Charlotte Dornelas
00:28:50de la situation
00:28:51du blocus
00:28:52au niveau
00:28:52du détroit d'Hormons
00:28:54de la part
00:28:54de Donald Trump
00:28:55depuis 16h
00:28:56cet après-midi
00:28:57à 18h
00:28:58que s'est-il passé
00:28:59ce sont les syndicats
00:29:00qui ont été reçus
00:29:01par le ministre du Travail
00:29:04on apprend à l'instant
00:29:05qu'à l'issue
00:29:06à propos du 1er mai
00:29:08qu'à l'issue
00:29:09de la rencontre
00:29:10avec les syndicats
00:29:11le ministre du Travail
00:29:12Jean-Pierre Farandou
00:29:12a annoncé
00:29:13que le Premier ministre
00:29:14a demandé
00:29:15la non-convocation
00:29:17de la commission
00:29:18mixte paritaire
00:29:19sans surprise
00:29:20derrière tout cela
00:29:21est-ce qu'il faut
00:29:23faire travailler
00:29:24effectivement
00:29:24les boulangers
00:29:26les fleuristes
00:29:26on a eu l'occasion
00:29:27d'en parler ici
00:29:28ceux qui avaient reçu
00:29:29une amende
00:29:30alors qu'au McDonald's
00:29:32ils travaillaient
00:29:33mais les fleuristes
00:29:34recevaient des amendes
00:29:35de Marc Menand
00:29:35alors la question
00:29:37entre le McDonald's
00:29:38et le fleuriste
00:29:38moi je dirais
00:29:39et bien est-ce que
00:29:42le jour de Noël
00:29:43on le supprime
00:29:44non
00:29:45est-ce qu'on supprime
00:29:47le jour de Pâques
00:29:48non
00:29:48dans notre histoire
00:29:50il y a
00:29:51ces fêtes chrétiennes
00:29:52et bien il y a aussi
00:29:54des fêtes républicaines
00:29:55et c'est pas n'importe quoi
00:29:57le 1er mai
00:29:57ça nous rappelle
00:29:59tel que notre société
00:30:00a connu
00:30:02des périodes
00:30:03où l'homme
00:30:04était en servitude
00:30:05il n'avait pas
00:30:06la griffe
00:30:07d'esclaves
00:30:09mais néanmoins
00:30:10il subissait
00:30:12des conditions de vie
00:30:13particulièrement ignobles
00:30:15et ce
00:30:16l'amélioration
00:30:18de ces conditions
00:30:19ne se sont pas faites
00:30:20comme ça
00:30:20la première avancée
00:30:21elle se fait
00:30:22grâce à un médecin
00:30:23le docteur
00:30:24Villermay
00:30:25c'est en 1840
00:30:26il a fait un rapport
00:30:27Villermay
00:30:28il était à Lyon
00:30:29et il constate
00:30:30que les ouvriers
00:30:32sont tellement décharnés
00:30:34de par les conditions
00:30:35de travail
00:30:35qui sont les leurs
00:30:3616 à 17 heures
00:30:38par jour
00:30:39ça fait
00:30:40le double de travail
00:30:41de ce que l'on connaît
00:30:43aujourd'hui
00:30:44dans des situations
00:30:45particulièrement épouvantables
00:30:47en respirant
00:30:47les assises
00:30:48etc
00:30:48et il dit
00:30:49mais il y a les gamins
00:30:50dès l'âge de 5 ans
00:30:52et il obtient une loi
00:30:53en 1841
00:30:56pour que le droit
00:30:58d'engagement
00:30:59des enfants
00:31:00soit élevé
00:31:02à 8 ans
00:31:03mais à 8 ans
00:31:04vous pouvez être
00:31:05dans ce travail
00:31:08du quotidien
00:31:0912-15 heures
00:31:10par jour
00:31:11donc c'est de là
00:31:13qu'il y a
00:31:13une nécessité
00:31:15à un moment donné
00:31:16de lutter
00:31:18pour avoir ce droit
00:31:19à la dignité
00:31:21et alors
00:31:24le droit de grève
00:31:25est accordé
00:31:26en 1864
00:31:29et les syndicats
00:31:30eux
00:31:30n'ont le droit
00:31:31de citer
00:31:32si je puis dire
00:31:33en France
00:31:34avec la loi
00:31:35Valdeck-Rousseau
00:31:36qu'en 1884
00:31:38mais le 1er mai
00:31:40ça viendra d'où ?
00:31:41et bien ça viendra
00:31:42des Américains
00:31:44parce qu'eux aussi
00:31:45ils connaissent
00:31:46des conditions épouvantables
00:31:47je ne vais pas vous faire
00:31:48les temps modernes
00:31:49regarder ce film
00:31:50mais donc ce sont
00:31:52ces situations
00:31:53où l'homme
00:31:54est dans une sorte
00:31:56de quotidien
00:31:58de bête de bas
00:31:59et les ouvriers
00:32:01finissent par descendre
00:32:02dans la rue
00:32:03pour demander quoi ?
00:32:04d'avoir simplement
00:32:058 heures de travail
00:32:06au quotidien
00:32:08et à Chicago
00:32:13en 1886
00:32:14les ouvriers
00:32:16de l'entreprise
00:32:18Cormic
00:32:18décident une grève
00:32:20pourquoi le 1er mai ?
00:32:21parce que
00:32:22à l'époque
00:32:22aux Etats-Unis
00:32:24l'année comptable
00:32:25dans les entreprises
00:32:26s'arrêtait
00:32:27le 1er mai
00:32:28c'était là
00:32:29que l'on soldait
00:32:30ça s'appelait donc
00:32:31c'était le jour
00:32:32où on était
00:32:34dans la mouvance
00:32:35on pouvait quitter
00:32:36une entreprise
00:32:36il n'était pas question
00:32:37de CDI
00:32:38on vous expédiait
00:32:41et éventuellement
00:32:42vous partiez ailleurs
00:32:43et les manifestations
00:32:46vont tourner
00:32:47à la tragédie
00:32:48il y aura des morts
00:32:49je ne vous fais pas
00:32:50le détail
00:32:51et trois jours plus tard
00:32:52il y a à nouveau
00:32:53une bombe binette
00:32:55qui est envoyée
00:32:56contre
00:32:57les services d'ordre
00:32:59qui sont chargés
00:33:00de la répression
00:33:01alors qu'il y a eu
00:33:02des morts
00:33:03et bien
00:33:04là
00:33:04un policier est tué
00:33:05on arrête
00:33:06un peu
00:33:06comme ça
00:33:07des meneurs
00:33:09et d'ailleurs
00:33:10qui seront graciés
00:33:11bien des années plus tard
00:33:12mais qui avaient été condamnés
00:33:13à la pendaison
00:33:14et certains
00:33:15seront exécutés
00:33:16et en France
00:33:18et bien
00:33:18il y a
00:33:19alors forcément
00:33:21comme ça
00:33:21ça fait rouge
00:33:22ça fait le gars
00:33:23qui est pour
00:33:23l'ouvriérisme
00:33:25bah oui
00:33:25il y a ces batailles
00:33:27et on a
00:33:28l'international ouvrière
00:33:30qui en 1889
00:33:32en hommage
00:33:33je dirais
00:33:34à ce 1er mai
00:33:35décide que l'on va se battre
00:33:37pour obtenir
00:33:38ces 8 heures
00:33:39de travail
00:33:40quotidien
00:33:41et en
00:33:441891
00:33:45à Fourmis
00:33:45Fourmis
00:33:47c'est la ville
00:33:48des filatures
00:33:49on est là
00:33:50on travaille
00:33:50du matin au soir
00:33:51des femmes
00:33:52des enfants
00:33:53et
00:33:54on décide
00:33:55une journée festive
00:33:57pour obtenir
00:33:58ce droit
00:33:59donc
00:34:00à simplement
00:34:01être
00:34:02au travail
00:34:048 heures
00:34:05par jour
00:34:05et malheureusement
00:34:07et bien
00:34:08tout de suite
00:34:08la journée
00:34:09tournera mal
00:34:10il y aura
00:34:119 morts
00:34:12on a envoyé
00:34:13l'armée
00:34:14il y a 9 morts
00:34:14dont un petit garçon
00:34:16de 14 ans
00:34:17une jeune fille
00:34:18de 16 ans
00:34:19une autre
00:34:20de 17 ans
00:34:20une autre
00:34:21de 18 ans
00:34:22et donc
00:34:23on obtiendra
00:34:25un jour
00:34:26ce 1er mai
00:34:28ce 1er mai
00:34:30en célébration
00:34:31et d'ailleurs
00:34:32on mettra
00:34:32les glantines
00:34:33pour les glantines
00:34:34c'est rouge sang
00:34:35ça rappelle
00:34:37le sang qui a coulé
00:34:38à Fourmis
00:34:39et tout ça
00:34:40pour rendre hommage
00:34:41à ces gens
00:34:41qui ont cherché
00:34:42simplement
00:34:43à entrer
00:34:44dans une dignité
00:34:45du quotidien
00:34:47alors je crois
00:34:48que là
00:34:48en l'occurrence
00:34:49les syndicats
00:34:50n'outrepassent pas
00:34:51je ne sais trop
00:34:52quel droit
00:34:53on n'est pas
00:34:54dans la saignée
00:34:54des rouges
00:34:55on est dans
00:34:56le désir
00:34:57de reconnaître
00:34:58que dans la république
00:34:59il y a des luttes
00:35:00que ces luttes
00:35:01sont symboliques
00:35:02et pourquoi
00:35:03ne pas les sacraliser
00:35:04au même titre
00:35:05que Noël
00:35:05ou le jour de Pâques
00:35:06moralité
00:35:07si un salarié
00:35:09fleuriste
00:35:09je vous taquine
00:35:10veut travailler
00:35:12un 1er mai
00:35:13vous êtes contre
00:35:15est-ce que
00:35:16je reviens
00:35:17à ces jours-là
00:35:19non mais
00:35:20j'en reviens
00:35:21non
00:35:21j'ai pas vu
00:35:22beaucoup de gens
00:35:23travailler le dimanche
00:35:24après-midi
00:35:25du jour
00:35:25le
00:35:27voilà
00:35:27et également
00:35:29le jour
00:35:30de Noël
00:35:30voilà
00:35:30je pense
00:35:31qu'on peut avoir
00:35:34peut-être
00:35:34quelques exceptions
00:35:35mais d'exception
00:35:36en exception
00:35:37un jour
00:35:37quelque chose tombe
00:35:38je pense
00:35:39qu'il est bon
00:35:39d'avoir quand même
00:35:40des symboles
00:35:41qui restent
00:35:42la sacralisation
00:35:43c'est pas vous
00:35:43qui allez être
00:35:44contre cela
00:35:45tout n'est pas sacré
00:35:48je disais
00:35:49le premier mai
00:35:49la législation
00:35:50est très particulière
00:35:50mais par contre
00:35:51je suis d'accord
00:35:51qu'il y a certaines choses
00:35:53qui doivent être consacrées
00:35:54plus que
00:35:55dans l'année
00:35:55plus sacrées que consacrées
00:35:59d'ailleurs
00:36:00donc face à la pression
00:36:02des syndicats
00:36:03on rappelle
00:36:04que le gouvernement
00:36:06recule
00:36:07et donne du temps
00:36:08à la négociation sociale
00:36:10on n'en parlera pas
00:36:12tout de suite
00:36:12donc finalement
00:36:13de cet éventuel
00:36:15élargissement
00:36:15au premier mai
00:36:16merci
00:36:16Marc Menon
00:36:17on a bien fait de revenir
00:36:18de retour
00:36:20avec les syndicats
00:36:21et voilà
00:36:22merci
00:36:23on aime votre regard
00:36:24Charlotte Dornelas
00:36:26que se passe-t-il
00:36:27avec Donald Trump
00:36:28alors dans un instant
00:36:31je vous remercie
00:36:32pour cette question
00:36:32non mais c'est
00:36:34voilà
00:36:35donc au moins
00:36:35chaque minute qui passe
00:36:37c'est intéressant
00:36:37depuis 16h
00:36:38il a fait un blocus
00:36:40donc
00:36:41dans le détroit
00:36:42d'Hormuz
00:36:44où justement
00:36:46il interdit
00:36:47au bateau
00:36:47de passer
00:36:48dans le détroit
00:36:49sinon
00:36:50on se dit
00:36:51qu'il pourrait
00:36:51arraisonner les bateaux
00:36:52il n'a pas dit
00:36:53ce qu'il ferait concrètement
00:36:54on est quand même
00:36:55notamment les bateaux iraniens
00:36:56qui étaient tous détruits
00:36:57avant-hier
00:36:57qui étaient tous détruits
00:36:59voilà
00:37:00déjà là
00:37:01dans un premier temps
00:37:01ce qu'on observe
00:37:02c'est que
00:37:02le cessez-le-feu
00:37:04tient
00:37:05on est au sixième jour
00:37:06de trêve
00:37:07fini les frappes
00:37:09face à une nouvelle tactique
00:37:11question finalement
00:37:12GD20
00:37:12c'est reparti aux Etats-Unis
00:37:14dimanche
00:37:14lui
00:37:15en mettant fin
00:37:16à toutes les négociations
00:37:17pour revenir à ce qui s'est passé
00:37:19ce week-end
00:37:19c'est vrai que les négociations
00:37:21même leur tenue
00:37:22et même leur courte tenue
00:37:24peuvent être qualifiées
00:37:25d'historiques
00:37:26puisque d'abord
00:37:26elles ont eu lieu
00:37:27c'était quand même
00:37:27une question la dernière fois
00:37:28qu'on s'est vu
00:37:29qui restait en suspens
00:37:31elles ont duré
00:37:32donc 21 heures
00:37:33de discussion
00:37:33entre des personnes
00:37:34qui ne s'étaient pas parlé
00:37:35depuis 47 ans
00:37:36et par ailleurs
00:37:37à un haut niveau
00:37:38de négociations
00:37:39le président du parlement
00:37:40du côté iranien
00:37:41et le vice-président
00:37:43du côté américain
00:37:44qui se sont parlé
00:37:45directement
00:37:45c'était également
00:37:46une question
00:37:46la dernière fois
00:37:47que nous étions ensemble
00:37:49mais en effet
00:37:50les négociations
00:37:50ont pris fin
00:37:51assez rapidement
00:37:52le dimanche matin
00:37:52mais chacun a voulu
00:37:54laisser une porte
00:37:55entre ouverte
00:37:56on ne va pas dire
00:37:56qu'elle est ouverte
00:37:57mais elle est entre ouverte
00:37:58quand même
00:37:59c'est une fin de négociation
00:38:01très étonnante
00:38:01comme un peu tout
00:38:02dans ce conflit
00:38:03depuis au moins
00:38:04quelques semaines
00:38:05et c'est une fin
00:38:07aussi de négociation
00:38:07qui est aussi tendue
00:38:08que les préparatifs
00:38:09vous savez la semaine dernière
00:38:10on disait
00:38:10c'est des préparatifs
00:38:11de négociations
00:38:12extrêmement tendues
00:38:13on sent que tout le monde
00:38:13est tendu
00:38:14bon je vous donne
00:38:15juste une image
00:38:15les iraniens sont repartis
00:38:17escortés par la chasse pakistanaise
00:38:20c'est vous dire
00:38:21le degré de confiance
00:38:22qu'il y avait
00:38:22entre les personnes
00:38:23en train de négocier
00:38:24ou impliquées dans la guerre
00:38:25donc ils ont été escortés
00:38:27jusqu'en Iran
00:38:27pour éviter évidemment
00:38:28que les avions soient abattus
00:38:30c'était leur crainte
00:38:31d'autant que les deux cycles
00:38:32précédents de négociations
00:38:33entre les Etats-Unis
00:38:34et les Iraniens
00:38:35qui ne se faisaient pas
00:38:35de manière aussi directe
00:38:38mais ont été interrompus
00:38:39systématiquement par la guerre
00:38:40c'était en juin
00:38:41l'année dernière
00:38:42la guerre des 12 jours
00:38:43et c'était en février dernier
00:38:46jusqu'au début de la guerre
00:38:48alors les négociations
00:38:50sont terminées
00:38:50on a d'un côté
00:38:51J.D. Evans
00:38:51qui a expliqué
00:38:52qu'il partait
00:38:53en laissant un plan américain
00:38:54sur la table
00:38:55qui était le plan
00:38:55la dernière chance
00:38:56on va dire
00:38:57pour que ces négociations
00:38:58aboutissent
00:38:58signe qu'elles ne sont pas
00:39:02totalement arrêtées
00:39:03enfin elles sont arrêtées
00:39:04mais qu'elles pourraient
00:39:05éventuellement se poursuivre
00:39:06en disant
00:39:07nous avons besoin
00:39:08de voir un engagement
00:39:09formel de leur part
00:39:10selon lequel
00:39:11ils ne chercheront pas
00:39:12à se doter de l'arme nucléaire
00:39:13et ne chercheront pas
00:39:14à se procurer les moyens
00:39:15qui leur permettraient
00:39:15d'y parvenir rapidement
00:39:17le message des Etats-Unis
00:39:19est clair
00:39:19c'est zéro enrichissement
00:39:20les Iraniens
00:39:21vous le savez
00:39:22et depuis des années
00:39:23disent
00:39:23l'enrichissement civil
00:39:24est un droit
00:39:25accordé à tous les pays
00:39:26donc il y a un désaccord
00:39:27très clair
00:39:27sur cette question nucléaire
00:39:29et du côté iranien
00:39:30le porte-parole de la diplomatie
00:39:31a expliqué
00:39:32que les divergences
00:39:33portaient sur deux questions importantes
00:39:35le nucléaire
00:39:35et le détroit d'Hormuz
00:39:37mais lui également
00:39:38a tenu à préciser
00:39:39qu'il était naturel
00:39:41je cite
00:39:41de ne pas conclure un accord
00:39:42dès la première session
00:39:43de discussion
00:39:44on comprend finalement
00:39:45que chacun laisse
00:39:46une porte de sortie
00:39:47je vous le disais
00:39:47les Etats-Unis
00:39:49voudraient en sortir
00:39:50en expliquant
00:39:51qu'ils ont la victoire
00:39:52sur l'un de ces points
00:39:52et l'Iran pourrait acter
00:39:53la survie du régime
00:39:55par le biais d'un accord
00:39:56obtenu avec les Etats-Unis
00:39:58et entre les deux
00:39:59le Pakistan continue
00:40:00à offrir ses services
00:40:01pour remettre tout le monde
00:40:02autour de la table
00:40:04et c'est sans compter
00:40:05évidemment sur les déclarations
00:40:06Donald Trump
00:40:06je le disais en souriant
00:40:08tout à l'heure
00:40:08mais il fait des déclarations
00:40:09un peu erratiques
00:40:10dans un sens
00:40:10dans l'autre
00:40:11on a compris depuis le début
00:40:12il nous expliquait aujourd'hui
00:40:14que l'Iran voulait détruire
00:40:15le monde entier
00:40:15et il y a deux jours
00:40:16que le régime avait changé
00:40:17et que c'était une bonne nouvelle
00:40:18il faut vraiment
00:40:20je pense prendre un peu de hauteur
00:40:22comme vous dites souvent
00:40:22pour essayer de comprendre
00:40:24le conflit
00:40:24malgré les déclarations
00:40:25de Donald Trump
00:40:27mais réalisons quand même
00:40:28une chose
00:40:29c'est que les négociations
00:40:30finissent par se focaliser
00:40:31donc sur deux points
00:40:32de l'avis des deux parties
00:40:33un, le nucléaire
00:40:34qui était l'enjeu
00:40:35des négociations
00:40:36de février dernier
00:40:36souvenez-vous
00:40:37la veille des frappes
00:40:39sur l'Iran
00:40:39la partie américaine
00:40:41disait
00:40:41on est sur le point
00:40:42de conclure un accord
00:40:43sur le nucléaire
00:40:43beaucoup plus intéressant
00:40:44qu'en 2015
00:40:45finalement on en est là
00:40:46après la guerre
00:40:48on en est au même point
00:40:49et le deuxième sujet
00:40:50c'est le détroit d'Hormuz
00:40:52qui est un détroit
00:40:52dans lequel prévalait
00:40:53la libre circulation
00:40:54avant cette même guerre
00:40:55c'est compliqué d'expliquer
00:40:57qu'il y a une victoire
00:40:57absolument éclatante
00:40:59même après ces négociations
00:41:01sur le détroit d'Hormuz
00:41:03Donald Trump a finalement
00:41:04annoncé le blocus
00:41:05du détroit bloqué
00:41:07que comprendre
00:41:09alors là on atteint
00:41:10un niveau assez kafkaïen
00:41:11sur le blocage
00:41:13du détroit déjà bloqué
00:41:15puisque les Iraniens
00:41:16contreviennent
00:41:17au droit international
00:41:18qui consacre en effet
00:41:19la liberté de circulation
00:41:20dans le détroit d'Hormuz
00:41:21et bien Trump promet
00:41:22de bloquer le blocus
00:41:24pour débloquer un détroit
00:41:25qui n'était pas bloqué
00:41:26avant la guerre
00:41:28au moins c'est clair
00:41:28nous ça nous fait rien
00:41:33mais imaginez
00:41:33les Iraniens au milieu
00:41:34de tout ça
00:41:35et qui se disent
00:41:35finalement le seul enjeu
00:41:36en ce moment
00:41:37c'est de bloquer un détroit
00:41:38pour le débloquer
00:41:38sachant qu'il était débloqué
00:41:42on se dit tout ça pour ça
00:41:44quand même
00:41:44et on comprend
00:41:45que le déblocage
00:41:46du détroit
00:41:46qui n'était par la force
00:41:48des choses
00:41:48pas un sujet
00:41:49pas un objectif de guerre
00:41:50au début de la guerre
00:41:51puisqu'il n'y avait pas besoin
00:41:51de le débloquer
00:41:53précisément
00:41:53est désormais la priorité
00:41:54du président américain
00:41:55en bloquant les ports
00:41:57parce que moi au début
00:41:58je me suis dit
00:41:59c'est l'expression
00:42:01qu'il a utilisée
00:42:01bloquer le blocus
00:42:02en réalité
00:42:03il bloque les ports iraniens
00:42:04et donc la sortie
00:42:05des navires
00:42:06des ports iraniens
00:42:07et évidemment
00:42:08avec un risque d'escalade
00:42:09là qui toucherait
00:42:10l'économie du monde entier
00:42:11ce qui était la crainte
00:42:13ces derniers jours
00:42:14près d'un cinquième
00:42:14du pétrole mondial
00:42:15transite par sept zones stratégiques
00:42:17le golfe Persique
00:42:18et les ports iraniens
00:42:20au coeur des approvisionnements
00:42:22notamment asiatiques
00:42:23souvenez-vous des petites voix
00:42:24qui peinaient à se faire entendre
00:42:25au début de la guerre
00:42:26disant que le sujet
00:42:27de Donald Trump
00:42:28c'était la Chine
00:42:28beaucoup plus que les iraniens
00:42:31et la presse américaine
00:42:33nous apprend par ailleurs
00:42:34que la chose avait été évoquée
00:42:35à la veille de la guerre
00:42:36vous savez
00:42:37le New York Times
00:42:38est revenu
00:42:38sur les premières heures
00:42:39de la guerre
00:42:40notamment
00:42:41et il raconte
00:42:42que J.D. Vance
00:42:43lui-même
00:42:43avait dit à Donald Trump
00:42:44à ce moment-là
00:42:45attention au détroit d'Hormuz
00:42:47et on s'est dit
00:42:48pendant toute la guerre
00:42:48on s'est dit
00:42:48mais c'est pas possible
00:42:49que les américains
00:42:50n'aient pas pensé
00:42:50évidemment à la capacité
00:42:52de blocage
00:42:54vraiment conséquente
00:42:55des iraniens
00:42:55et bien on apprend
00:42:56par la presse américaine
00:42:57que J.D. Vance
00:42:58l'avait évoqué
00:42:59mais cette objection
00:43:00comme d'autres d'ailleurs
00:43:01avait été balayée
00:43:02parce que
00:43:03c'est ce que dit
00:43:04aujourd'hui
00:43:04le New York Times
00:43:05et quelques autres médias
00:43:07Benjamin Netanyahou
00:43:08comme Donald Trump
00:43:09comptaient sur la révolte populaire
00:43:12dans la foulée
00:43:12des premières frappes
00:43:13pour assurer
00:43:14une guerre courte
00:43:14et un changement
00:43:15de régime immédiat
00:43:16information que
00:43:18les renseignements américains
00:43:19toujours selon
00:43:19la presse américaine
00:43:20prenaient avec précaution
00:43:22déjà à l'époque
00:43:23résultat l'enjeu
00:43:24et tout autre
00:43:24il s'agit maintenant
00:43:25de débloquer
00:43:26l'économie mondiale
00:43:27et tant pis
00:43:27pour les iraniens
00:43:28nous avons suivi
00:43:31Charlotte Dornela
00:43:32très régulièrement
00:43:32le dossier
00:43:34libanais ici
00:43:34dans cette émission
00:43:36cette fois-ci
00:43:37les négociations
00:43:37devraient débuter demain
00:43:40qu'en faut-il en attendre
00:43:41il ne faut pas oublier
00:43:41ce volet là
00:43:42non et en effet
00:43:43et le format
00:43:44alors là encore une fois
00:43:45ce sont des discussions
00:43:46des négociations directes
00:43:47qui sont historiques
00:43:47par la force des choses
00:43:48ça n'est jamais arrivé
00:43:49que les autorités
00:43:50libanaises et israéliennes
00:43:51se parlent directement
00:43:53avec l'intermédiaire
00:43:55cette fois-ci
00:43:55des américains
00:43:56et elle est essentielle
00:43:57pour le Liban
00:43:58parce que vous le disiez
00:43:59on ne veut pas oublier
00:43:59ce volet là
00:44:00mais c'est un volet
00:44:01que les libanais
00:44:02ont réussi à décorréler
00:44:03des négociations
00:44:04entre l'Iran
00:44:05et les Etats-Unis
00:44:07contrairement à la volonté
00:44:08du Hezbollah
00:44:09qui reprochait en gros
00:44:11aux autorités
00:44:12libanaises
00:44:12de ne pas inclure
00:44:13le Liban
00:44:14dans les négociations
00:44:14entre l'Iran
00:44:15et les Etats-Unis
00:44:16disant qu'ils pourraient
00:44:17obtenir un accord
00:44:18plus favorable
00:44:18l'Etat libanais
00:44:19a réussi à décorréler
00:44:20ces négociations
00:44:21et à parler directement
00:44:24à Israël
00:44:24ce qui a d'ailleurs
00:44:26permis par ailleurs
00:44:27de réduire les frappes
00:44:27sur Beyrouth
00:44:28pas du tout
00:44:28dans le sud du Liban
00:44:29mais sur Beyrouth
00:44:30et dans la banlieue
00:44:30de Beyrouth
00:44:31les américains
00:44:32refusant que le Liban
00:44:33puisse faire échouer
00:44:34les négociations
00:44:35avec l'Iran
00:44:36souvenez-vous
00:44:36on avait évoqué
00:44:37cette question-là
00:44:38la semaine dernière
00:44:39alors que faut-il
00:44:40attendre des négociations
00:44:40qui commencent cette fois-ci
00:44:41demain
00:44:42encore une fois
00:44:43la réponse est difficile
00:44:44elle est difficile
00:44:45parce que la situation
00:44:46est extrêmement difficile
00:44:47d'abord la pression israélienne
00:44:49demeure immense
00:44:50je vous disais
00:44:51il y a beaucoup
00:44:52de frappes
00:44:53au sud Liban
00:44:54et d'autant
00:44:55qu'il y a un désaccord
00:44:56entre Israël
00:44:56et la stratégie américaine
00:44:57en Iran
00:44:58donc il y a une pression
00:45:00accrue on va dire
00:45:00sur le Liban
00:45:01qui est la seule guerre
00:45:02menée en ce moment
00:45:04la pression du Hezbollah
00:45:05de l'autre côté
00:45:06s'incarne dans le refus
00:45:07de ces négociations directes
00:45:08donc c'est une pression
00:45:09immense évidemment
00:45:09pour le gouvernement
00:45:10libanais
00:45:11et qui laisse présager
00:45:13un refus clair
00:45:14par le Hezbollah
00:45:15de son désarmement
00:45:16ce qui est une condition
00:45:17sine qua non
00:45:18à n'importe quelle négociation
00:45:19évidemment
00:45:19avec Israël
00:45:21donc le gouvernement
00:45:22est toujours
00:45:23dans son équation
00:45:23impossible à la veille
00:45:24de ces négociations
00:45:25parce que ce désarmement
00:45:27est la seule voie
00:45:28d'abord une voie
00:45:29voulue
00:45:30par la plupart
00:45:30des autorités
00:45:31libanaises
00:45:32par beaucoup de Libanais
00:45:33également
00:45:34et par Israël
00:45:35c'est une condition
00:45:36sine qua non
00:45:36avec la menace
00:45:38toujours de cette guerre civile
00:45:39qui plane
00:45:39et qui plane
00:45:40d'autant plus
00:45:41que la guerre dure
00:45:41parce qu'il y a des Libanais
00:45:43qui sont dans le sud du Liban
00:45:44sous les frappes
00:45:45souvenez-vous du choc
00:45:46des frappes à Beyrouth
00:45:48la semaine dernière
00:45:48plus le temps dure
00:45:50plus les Libanais
00:45:51vont attendre
00:45:51beaucoup de leurs autorités
00:45:52notamment vis-à-vis d'Israël
00:45:54cette fois-ci
00:45:54donc la menace
00:45:55de tension
00:45:56à l'intérieur du Liban
00:45:57augmente avec la guerre
00:45:58évidemment
00:45:59et sans doute
00:46:00le Liban
00:46:00et d'ailleurs
00:46:01le président Aoun
00:46:02l'a dit
00:46:03le premier jour
00:46:04des négociations
00:46:05ils demanderont
00:46:05un cessez-le-feu
00:46:06une trêve
00:46:07aucune garantie
00:46:08que cela arrive
00:46:10puisque Israël
00:46:10la refusait vendredi
00:46:11après la première visio
00:46:13qu'il y a eu
00:46:13entre les ambassadeurs
00:46:14qui vont négocier
00:46:15pour ces pays-là
00:46:16mais il y a un intérêt
00:46:18quand même
00:46:18Israël a beaucoup frappé
00:46:20ces derniers jours
00:46:21et il y a un intérêt
00:46:22pour Israël
00:46:22à offrir à l'Etat libanais
00:46:23l'apport de sortie
00:46:24que le Hezbollah
00:46:25n'a pas obtenu
00:46:26par les armes
00:46:26notamment
00:46:27pour accélérer
00:46:28les négociations
00:46:29sans doute
00:46:30vont-ils ensuite
00:46:30réclamer le retrait
00:46:31d'Israël
00:46:32en même temps
00:46:33que le désarmement
00:46:33progressif du Hezbollah
00:46:35et se reposera la question
00:46:36qui s'est posée
00:46:37au moment du dernier
00:46:37cessez-le-feu
00:46:38du respect
00:46:41évidemment
00:46:41de cet accord
00:46:43et c'est sans compter
00:46:44bien sûr
00:46:44sur la face iranienne
00:46:45du Hezbollah
00:46:46qui s'est
00:46:46et tout le monde
00:46:47l'a bien remarqué
00:46:49fortement accrue
00:46:49ces derniers jours
00:46:50merci beaucoup
00:46:51Charlotte Dornelas
00:46:54on a vu
00:46:55la petite passe d'armes
00:46:57peut-être
00:46:57ça fera le lien
00:46:58avec vous
00:46:59peut-être
00:46:59notre invité
00:47:00avec ce rapport
00:47:02inédit
00:47:03sur les chrétiens
00:47:04en Algérie
00:47:06c'est la première fois
00:47:06qu'un rapport
00:47:07a été rendu public
00:47:08juste avant
00:47:09de vous donner
00:47:09la parole
00:47:10je voudrais
00:47:10qu'on entende
00:47:11peut-être
00:47:11Donald Trump
00:47:12qui s'est opposé
00:47:13au pape
00:47:15merci le pape
00:47:16qu'on écoute
00:47:17je n'ai peur
00:47:20ni de l'administration
00:47:21de Trump
00:47:22ni de parler
00:47:23haut et fort
00:47:23du message
00:47:24de l'évangile
00:47:24et c'est ce que je crois
00:47:25et je suis appelé
00:47:26à faire ce à quoi
00:47:27l'église est appelée
00:47:28nous ne sommes pas
00:47:29des politiciens
00:47:30nous ne cherchons pas
00:47:31à faire de la politique
00:47:31étrangère
00:47:32comme ils l'appellent
00:47:33avec la même perspective
00:47:34qu'ils pourraient
00:47:35la construire
00:47:36et je crois
00:47:36que le message
00:47:37de l'évangile
00:47:37la leçon
00:47:38des artisans de paix
00:47:39est le message
00:47:40que tout le monde
00:47:40a besoin d'entendre
00:47:41aujourd'hui
00:47:45voilà
00:47:46le pape
00:47:46qui répond
00:47:48à Donald Trump
00:47:50Charlotte Dornelas
00:47:51il a réitéré
00:47:52encore
00:47:52en disant
00:47:53oui
00:47:53c'est un pape faible
00:47:54c'est un pape
00:47:55plutôt libéral
00:47:56comment vous réagissez
00:47:57il a dit
00:47:57qu'il n'était pas
00:47:58très fan du pape
00:47:59et qu'il ne comprenait
00:47:59pas ses appels
00:48:00à la paix
00:48:00qu'il ne comprenait
00:48:01rien aux politiques
00:48:01étrangères
00:48:02un pape
00:48:02qui appelle à la paix
00:48:03jusque là
00:48:04je pense que
00:48:05ça a transcendé
00:48:06à peu près
00:48:06tous les clivages
00:48:07même de sensibilité
00:48:08de la papauté
00:48:10alors qu'il s'y fasse
00:48:11je pense quand même
00:48:12Grégoire Pimpinck
00:48:13vous êtes auteur
00:48:14de ce rapport
00:48:15je disais
00:48:15sur les chrétiens
00:48:16victimes d'oppression
00:48:17en Algérie
00:48:18vous êtes docteur en droit
00:48:19vous êtes directeur
00:48:21de l'ECLJ
00:48:22qui est le centre européen
00:48:24pour le droit
00:48:25et la justice
00:48:26l'oppression
00:48:27des chrétiens
00:48:28en Algérie
00:48:29rapport inédit
00:48:311
00:48:31pourquoi c'est inédit
00:48:32pourquoi c'est la première fois
00:48:34qu'il est rendu public
00:48:34pourquoi on va faire un rapport
00:48:35dans ce sens là
00:48:36et sur ce sujet là
00:48:38oui c'est très important
00:48:39de révéler en fait
00:48:40au grand public
00:48:40notamment à l'occasion
00:48:41de la visite du Saint-Père
00:48:43en Algérie
00:48:43la situation réelle
00:48:44des chrétiens
00:48:45en Algérie
00:48:45ce que les gens ne savent pas
00:48:46c'est qu'il y a en fait
00:48:48beaucoup d'Algériens chrétiens
00:48:49le pape va en Algérie
00:48:52pour aller voir les catholiques
00:48:53il y a environ 8000 catholiques
00:48:55qui sont des étrangers
00:48:57ça veut dire des français
00:48:58des expatriés
00:48:58des subsahariens
00:48:59et qui sont tolérés
00:49:01dans le pays
00:49:01parce qu'ils sont étrangers
00:49:02donc ils ont des églises
00:49:03ils peuvent y aller
00:49:05pour eux tout va bien
00:49:06tant qu'ils restent
00:49:07dans les églises
00:49:07par contre il y a 150 000
00:49:09au moins
00:49:10et peut-être même
00:49:11beaucoup plus
00:49:12d'Algériens chrétiens
00:49:13convertis de première génération
00:49:15et ces gens-là
00:49:16ces personnes
00:49:17c'est une église algérienne
00:49:18le pape va aussi les voir
00:49:19et il est vraiment important
00:49:21de parler de leur situation
00:49:23de révéler leur situation
00:49:24parce qu'ils sont réellement
00:49:26opprimés
00:49:27par le gouvernement algérien
00:49:29qui veut empêcher
00:49:30cette vague
00:49:31de conversion au christianisme
00:49:32dans ce pays
00:49:33quelle est la situation
00:49:35des chrétiens
00:49:36en Algérie
00:49:37et puis autre question
00:49:39les églises sont-elles fermées
00:49:40des églises sont-elles fermées
00:49:42en Algérie
00:49:43oui la situation
00:49:44en fait
00:49:44l'Algérie était
00:49:45un pays chrétien
00:49:46comme c'était dit
00:49:47à l'époque de Saint-Augustin
00:49:48donc c'est une réalité
00:49:49extrêmement importante
00:49:49que le pape va rappeler
00:49:51aux Algériens
00:49:51l'Algérie n'était pas
00:49:53un pays arabe
00:49:54c'était un pays berbère
00:49:55qui faisait partie
00:49:56de l'empire romain
00:49:56d'Occident
00:49:57et non pas d'Orient
00:49:58d'Occident
00:49:59un pays occidental
00:50:00l'Algérie
00:50:00où l'Afrique du Nord
00:50:02a donné des papes
00:50:03à l'église
00:50:04donc le pape Lyon
00:50:05n'est pas le premier pape
00:50:06à aller là-bas
00:50:06il y en a eu trois papes
00:50:08algériens on peut dire
00:50:08ou en tout cas
00:50:09de cette région
00:50:10intéressant
00:50:11je fais une parenthèse
00:50:11intéressante
00:50:12de voir comment
00:50:12une terre chrétienne
00:50:14qui offre des papes
00:50:16devient 99% musulmane
00:50:18la persécution
00:50:20de la conversion forcée
00:50:21à l'islam
00:50:22il faut le dire
00:50:25certaines hérésies aussi
00:50:26qui ont été portées à l'époque
00:50:27les chrétiens
00:50:28sont restés en Algérie
00:50:29jusqu'au 11ème
00:50:3012ème siècle
00:50:31et parmi la population
00:50:32kabyle
00:50:32une chose extraordinaire
00:50:33nous avons rencontré
00:50:34beaucoup de chrétiens
00:50:34algériens
00:50:35pour faire ce rapport
00:50:36une dame kabyle
00:50:37nous disait
00:50:38qu'elle
00:50:38dans sa famille
00:50:39la tradition
00:50:40c'est de bénir
00:50:42et de faire le signe de croix
00:50:43sur les bébés
00:50:44sur les nourrissons
00:50:45les femmes kabyle
00:50:47font une croix
00:50:48marquent leur enfant
00:50:49d'une croix
00:50:50de même
00:50:51qu'elles font une croix
00:50:52sur le pain
00:50:53qu'elles ont préparé
00:50:55donc il est resté
00:50:56dans la tradition
00:50:58culturelle kabyle
00:50:59des traces du christianisme
00:51:00qui peuvent revenir
00:51:02de façon très forte
00:51:03et c'est ce qui s'est passé
00:51:03à l'occasion
00:51:05des persécutions
00:51:05des graves violences
00:51:06qui a eu lieu
00:51:07dans les années 90
00:51:08où il y a eu 19 chrétiens
00:51:10qui ont été tués
00:51:11qui sont des martyrs
00:51:1319 dans les années 90
00:51:15notamment les fameux moines français
00:51:16de Tibérine
00:51:17et à ce même moment
00:51:18une vague extraordinaire
00:51:19donc de conversion au christianisme
00:51:20qu'on ne peut pas vraiment chiffrer
00:51:22parce que les chrétiens algériens
00:51:23eux-mêmes ne veulent pas dire
00:51:24combien ils sont
00:51:26au total
00:51:27par peur peut-être d'effrayer
00:51:29aussi parce qu'il y a
00:51:29beaucoup de chrétiens
00:51:30qui le sont en cachette
00:51:31en secret
00:51:32de coeur
00:51:33beaucoup par exemple
00:51:34d'épouses
00:51:34de femmes
00:51:35qui ne peuvent même pas dire
00:51:36à leur mari
00:51:37qu'elles aiment le christ
00:51:39qu'elles aiment l'évangile
00:51:40Grégory Pumpec
00:51:41y a-t-il des églises
00:51:43qui se ferment ou pas
00:51:44puisqu'on a vu
00:51:45Ségolène Royal
00:51:46qui dit que c'est fou
00:51:46etc.
00:51:47on aimerait comprendre
00:51:48non non
00:51:48toutes les églises algériennes
00:51:50sont fermées
00:51:51c'est simple
00:51:5258 églises algériennes
00:51:54sont fermées
00:51:54elles ont été fermées
00:51:55les dernières en janvier 2025
00:51:56les chrétiens algériens
00:51:58sont forcés
00:51:59de se cacher
00:52:00pour prier
00:52:01ils prient parfois en ligne
00:52:02grâce à internet
00:52:03ils prient en se cachant
00:52:05ils prient en faisant des promenades
00:52:06mais ils sont obligés
00:52:07de se cacher
00:52:08ils n'ont pas le droit
00:52:08de parler de l'évangile
00:52:09ils n'ont pas le droit
00:52:10de parler du Christ
00:52:10si vous parlez
00:52:11du Christ ou de l'évangile
00:52:13vous pouvez être condamné
00:52:14à 5 ans de prison
00:52:17par le droit pénal
00:52:18parce que l'Algérie
00:52:19a interdit
00:52:20d'ébranler
00:52:21la foi
00:52:21des musulmans
00:52:22c'est ça
00:52:22et donc cela suffit
00:52:24en fait
00:52:24parler de l'évangile
00:52:25suffit en fait
00:52:25c'est l'interdiction
00:52:26de prosélytisme
00:52:27ça s'applique aussi bien
00:52:28aux chrétiens algériens
00:52:29qu'aux chrétiens étrangers
00:52:30donc notamment les catholiques
00:52:32qui sont là-bas
00:52:32qui ne peuvent pas
00:52:33parler de l'évangile
00:52:34il y a aussi
00:52:35des restrictions importantes
00:52:36sur la liberté d'expression
00:52:37de conscience
00:52:38la liberté de conscience
00:52:39a été retirée
00:52:40de la constitution
00:52:41en 2020
00:52:432020
00:52:43abrogation
00:52:44de la liberté de conscience
00:52:45dans la constitution
00:52:46c'est très récent tout ça
00:52:47très récent
00:52:48et même les catholiques
00:52:48sont touchés
00:52:49parce que les catholiques
00:52:50certes ont de belles églises
00:52:51mais comme je l'ai dit
00:52:52ils n'ont pas le droit
00:52:53de s'exprimer à l'extérieur
00:52:54on ne veut pas
00:52:55qu'ils fassent du prosélytisme
00:52:56interdiction de faire du prosélytisme
00:52:58mais même
00:52:58par la charité
00:53:00parce que dans ce cas-là
00:53:01l'église
00:53:01ce qu'elle fait dans les pays musulmans
00:53:02c'est qu'elle dit très bien
00:53:03on ne provoque pas
00:53:04mais on fait des oeuvres
00:53:05et bien la principale oeuvre catholique
00:53:07le secours catholique
00:53:08a été interdit
00:53:10par le gouvernement algérien
00:53:11en 2022
00:53:13donc en fait
00:53:13les catholiques
00:53:14même les catholiques
00:53:15qui vivent en Algérie
00:53:17étrangers
00:53:17sont pieds et poings liés
00:53:19ils sont tolérés
00:53:19donc voilà
00:53:20la visite du Saint-Père
00:53:21en Algérie
00:53:22c'est un peu comme si
00:53:23on faisait venir
00:53:24un chef islamique musulman
00:53:25en France
00:53:26qu'on fermait
00:53:27toutes les mosquées
00:53:28sauf la grande mosquée de Paris
00:53:30et on lui dit
00:53:31venez voir
00:53:31comme nous avons
00:53:32une belle mosquée
00:53:32à Paris
00:53:33preuve de notre tolérance
00:53:35elle est toute belle
00:53:36elle a été rénovée
00:53:37elle brille
00:53:37venez faire un discours
00:53:38vous pourrez la visiter
00:53:40mais par derrière
00:53:41toutes les autres mosquées
00:53:42seraient fermées
00:53:43c'est le cas en Algérie
00:53:44quelques églises
00:53:45pour étrangers
00:53:46tolérées
00:53:46surveillées par la police
00:53:48tout le reste
00:53:49est soumis vraiment
00:53:50au contrôle
00:53:51et interdit
00:53:51Gregory Pimpinck
00:53:53docteur Androit
00:53:54vous qui êtes spécialiste
00:53:55de ces questions
00:53:56on ne comprend pas trop
00:53:58j'ai eu encore des SMS
00:53:59sur la différence
00:54:00entre les évangéliques
00:54:01et les catholiques
00:54:02est-ce qu'il y a
00:54:04une possibilité
00:54:05plus facile
00:54:06d'être évangélique
00:54:07que catholique
00:54:09me dise
00:54:09non mais c'est vrai
00:54:10c'est une bonne question
00:54:11non c'est une vraie question
00:54:12en fait
00:54:14ils sont chrétiens
00:54:15qu'est-ce qu'il y a
00:54:16ma charlotte
00:54:16non non pardon
00:54:17ils sont chrétiens
00:54:18non mais c'est vrai
00:54:19il paraît qu'il y a
00:54:20un problème
00:54:20il y a une facilité
00:54:23expliquez-nous
00:54:23en fait
00:54:24si vous êtes
00:54:25une église persécutée
00:54:26une église clandestine
00:54:27et bien
00:54:28l'approche évangélique
00:54:30est beaucoup plus adaptée
00:54:31l'église évangélique
00:54:32c'est une église
00:54:32tout terrain
00:54:33vous n'avez pas de prêtres
00:54:34vous avez des personnes
00:54:35qui prêchent
00:54:36qui lisent l'évangile
00:54:37qui baptisent
00:54:37vous pouvez pratiquer
00:54:39en secret
00:54:40n'importe où
00:54:41alors que pour les catholiques
00:54:42il faut avoir
00:54:43les sacrements
00:54:44le catechuménat
00:54:45donc la période de préparation
00:54:47au baptême
00:54:47dure longtemps
00:54:48deux ans
00:54:48les évangéliques
00:54:49c'est vraiment
00:54:50une église de mission
00:54:51une église tout terrain
00:54:52qui est parfaitement adaptée
00:54:53pour se cacher
00:54:54pour se développer
00:54:54dans ces circonstances
00:54:55et qui
00:54:56à la différence
00:54:57on peut le dire
00:54:58quand même
00:54:58de l'église catholique
00:54:58ces dernières décennies
00:54:59ose encore
00:55:00et souhaite
00:55:01baptiser
00:55:02à l'évangélique
00:55:03j'ai rencontré
00:55:03beaucoup
00:55:05de chrétiens
00:55:06d'Afrique du Nord
00:55:07qui ont payé
00:55:08ceux-là
00:55:08de la prison
00:55:11et qui en rient
00:55:12figurez-vous
00:55:13ils vous le racontent
00:55:13avec le sourire
00:55:14ah oui
00:55:14oui
00:55:15ils vous racontent
00:55:15vous parlez avec eux
00:55:16et ils vous disent
00:55:17ah moi j'étais trois fois
00:55:18en prison
00:55:18ah ah ah
00:55:20mais oui
00:55:20pourquoi ils en rient
00:55:21parce qu'il a converti
00:55:23son geôlier
00:55:24ah oui
00:55:24mais oui
00:55:25non
00:55:25si
00:55:26donc il va en prison
00:55:28et pour eux
00:55:28il me dit
00:55:29vous vous rendez compte
00:55:30j'ai rencontré un juge
00:55:31je ne l'aurais jamais rencontré
00:55:33mais c'est parce que
00:55:34j'ai été pris par la police
00:55:35que j'ai pu le rencontrer
00:55:36le juge m'a interrogé
00:55:37pendant des heures
00:55:39et ce faisant
00:55:40je l'ai converti
00:55:41très intéressant
00:55:42vous qui avez sorti
00:55:44ce rapport inédit
00:55:45sur l'oppression
00:55:47publique
00:55:47des chrétiens
00:55:48en Algérie
00:55:49je vous donnerai le dernier mot
00:55:50la dernière phrase
00:55:51de l'émission
00:55:52dans un instant
00:55:52on aurait tellement
00:55:53de questions à vous poser
00:55:54à l'occasion du voyage
00:55:55du pape en Algérie
00:55:56dans un instant
00:55:57le mot de la fin
00:55:58d'abord
00:55:59les infos
00:56:00le JT
00:56:01avec Isabelle Piboulot
00:56:02avant le coup de point final
00:56:03de Mathieu Bocoté
00:56:05bonsoir Christine
00:56:06bonsoir à tous
00:56:07à la une
00:56:07après l'échec
00:56:08des pourparlers au Pakistan
00:56:09Donald Trump l'assure
00:56:11les dirigeants iraniens
00:56:12veulent à tout prix
00:56:13conclure un accord
00:56:14avec les Etats-Unis
00:56:15pour l'heure
00:56:16le président américain
00:56:17a ordonné un blocus
00:56:18des ports iraniens
00:56:19en vigueur
00:56:20depuis 16h
00:56:21heure française
00:56:22harcèlement scolaire
00:56:23la professeure de français
00:56:24Dévaël
00:56:25condamnée à un an
00:56:26de prison avec sursis
00:56:27par la cour d'appel
00:56:28de Versailles
00:56:29un soulagement
00:56:30pour les parents
00:56:31de l'adolescente
00:56:31qui avait mis fin
00:56:32à ses jours
00:56:33en 2019
00:56:33la cour a également
00:56:35reconnu l'enseignante
00:56:36coupable de harcèlement
00:56:37sur un autre ancien élève
00:56:38elle a désormais
00:56:39interdiction définitive
00:56:41d'enseigner
00:56:42enfin des milliers
00:56:43d'avocats en colère
00:56:44mobilisés partout
00:56:45en France
00:56:46les robes noires
00:56:47ont manifesté
00:56:47lors d'une opération
00:56:48justice morte
00:56:49contre la réforme
00:56:50portée par Gérald Darmanin
00:56:52celle-ci prévoit
00:56:53l'instauration
00:56:54d'un plaidé coupable
00:56:55en matière criminelle
00:56:56dans le but
00:56:57de réduire le volume
00:56:58de dossiers
00:56:59un projet qui pourrait
00:57:00cependant affaiblir
00:57:01l'état de droit
00:57:02selon les contestataires
00:57:03merci Isabelle Poumolo
00:57:05une info pour Charlotte Dornelas
00:57:07puisque le Hezbollah
00:57:08demande l'annulation
00:57:09des négociations
00:57:11prévues demain
00:57:11entre le Liban
00:57:12et Israël
00:57:13Mathieu Bocoté
00:57:14Christophe Barbier
00:57:16le célèbre éditorialiste
00:57:17qu'on aime bien
00:57:17a osé déclarer
00:57:20une phrase
00:57:22qui fait débat
00:57:23la république
00:57:24est au-dessus
00:57:24de la démocratie
00:57:25dit-il
00:57:26il faudra se dresser
00:57:27contre une élection
00:57:28qui menacerait
00:57:30la république
00:57:32comment vous comprenez
00:57:34cette phrase
00:57:34une phrase
00:57:35qui étonne plus d'un
00:57:36alors c'est prononcé
00:57:37dans le cadre
00:57:38de l'émission
00:57:39le Figaro
00:57:39la nuit
00:57:39le 11 avril
00:57:40j'ai l'auré dit
00:57:41la république
00:57:42est au-dessus
00:57:42de la démocratie
00:57:43il faudra se dresser
00:57:45contre une élection
00:57:45qui menacerait
00:57:46la république
00:57:47alors Christophe Barbier
00:57:48c'est pas n'importe qui
00:57:49vous l'avez dit
00:57:50c'est un homme de qualité
00:57:50et c'est un peu
00:57:51l'éditorialiste officiel
00:57:53de l'extrême centre
00:57:54c'est l'éditorialiste
00:57:55officiel
00:57:56après Duhamel
00:57:57on pourrait dire
00:57:58c'est lui
00:57:58qui porte le relais
00:58:00de la parole
00:58:00de l'extrême centre
00:58:01le parti de la raison
00:58:03le parti des raisonnables
00:58:04donc lorsqu'il parle
00:58:05il ne fait pas que
00:58:05confesser des états
00:58:06d'âme personnel
00:58:07il exprime
00:58:08l'état d'esprit
00:58:10d'un milieu
00:58:10donc qu'est-ce qu'il nous dit
00:58:11ici
00:58:12si on est dans une élection
00:58:14qui met en danger
00:58:15la république
00:58:17cette élection
00:58:17est illégitime
00:58:18il le dit
00:58:19à un an de 2027
00:58:20il le dit
00:58:20à un an de 2027
00:58:21quelle référence historique
00:58:23donne-t-il
00:58:23pour justifier son propos
00:58:24Adolf Hitler
00:58:25surprise
00:58:26donc il nous invite
00:58:28spontanément
00:58:28à penser 2027
00:58:30à la lumière
00:58:31d'Adolf Hitler
00:58:32en 1933
00:58:32pour ensuite
00:58:33rétro-pédaler
00:58:34en nous disant
00:58:35qu'il ne parle pas
00:58:35de 2027
00:58:36ici
00:58:37que Bardella
00:58:38est-il vraiment
00:58:38un ennemi de la république
00:58:39pas vraiment
00:58:40ça reste à voir
00:58:41mais quand même
00:58:41vérifions
00:58:42il nous donne
00:58:43trois exemples
00:58:43pour savoir
00:58:44ce que veut dire
00:58:44être un ennemi
00:58:45de la république
00:58:45abolir la monarchie
00:58:47mettre des gens
00:58:48dans des camps
00:58:48et avoir un peuple
00:58:50dans une situation
00:58:51de détresse socio-économique
00:58:52telle qu'il se tourne
00:58:53vers les extrêmes
00:58:53ça devient compliqué ici
00:58:54ce que je comprends
00:58:56c'est que la république
00:58:57chez lui
00:58:57c'est un principe théocratique
00:58:59vous savez ailleurs
00:59:00dans le monde
00:59:00il y a des gardiens
00:59:01de la révolution
00:59:01et ici il y aurait
00:59:02comme des gardiens
00:59:02de la république
00:59:03c'est la république
00:59:04qui transcende
00:59:05la démocratie
00:59:05et encore
00:59:06je voudrais savoir
00:59:07qui sont les interprètes
00:59:08officiels
00:59:08les théologies officielles
00:59:09de la république
00:59:10qui sont ceux
00:59:11qui connaissent
00:59:11la république
00:59:12à un point tel
00:59:12qui les permet
00:59:13ensuite de se débarrasser
00:59:15de la volonté du peuple
00:59:16si le peuple votait mal
00:59:17selon ce que nous disent
00:59:18les gardiens
00:59:19de la république
00:59:20alors il va plus loin
00:59:21il nous dit
00:59:22que se passe-t-il
00:59:22si cette démocratie
00:59:23en vient à toucher
00:59:24la république
00:59:25il y a deux options
00:59:26il nous dit
00:59:27il y a la possibilité
00:59:27de l'exil individuel
00:59:29une éthique individuelle
00:59:30de l'insoumission
00:59:31je refuse de pouvoir
00:59:32je m'extrais du peuple
00:59:34alors ça c'est toujours
00:59:34respectable
00:59:35il est toujours possible
00:59:36d'être un dissident
00:59:36chez soi
00:59:37mais je me permets
00:59:38d'entendre autre chose
00:59:39dans son propos
00:59:39puisque c'est un
00:59:40auditorialiste reconnu
00:59:42qui appartient
00:59:42au milieu du pouvoir
00:59:43je ne peux m'empêcher
00:59:44d'y voir une forme
00:59:45de conditionnement
00:59:46de l'opinion
00:59:47c'est-à-dire un message
00:59:48envoyé
00:59:48si on vote
00:59:49pour les mauvais
00:59:50pour les méchants
00:59:51les populistes
00:59:52ou les extrêmes
00:59:52les extrêmes
00:59:53ou les populistes
00:59:54il sera dès lors légitime
00:59:56de suspendre une élection
00:59:57qui remettrait en question
00:59:58quelque chose
00:59:59de plus important
01:00:00que la souveraineté populaire
01:00:01que la volonté du peuple
01:00:02la république
01:00:03telle qu'il l'entend
01:00:05je crois que notre homme
01:00:06ici
01:00:06Christophe Barbier
01:00:07fait moins une confession
01:00:09personnelle
01:00:09il témoigne moins
01:00:11d'une inquiétude
01:00:11qu'il ne se fait
01:00:12le porte-parole
01:00:13d'un milieu
01:00:13le porte-voix
01:00:15d'une caste
01:00:15qui à travers lui
01:00:16annonce son programme
01:00:18la démocratie
01:00:19oui
01:00:20mais pas à tout prix
01:00:21si vous votez mal
01:00:22pas de démocratie
01:00:24Merci Mathieu Bocoté
01:00:27un LFI
01:00:28un communiqué
01:00:29un point
01:00:29il est dans votre sens
01:00:30tout simplement
01:00:30Marc Menon
01:00:31qui dit victoire
01:00:32Sébastien Lecornu
01:00:34renonce
01:00:34voilà
01:00:35on renonce
01:00:36à généraliser le travail
01:00:38le 1er mai
01:00:39donc LFI
01:00:39va dans votre sens
01:00:40tout se passe
01:00:41dans cette émission
01:00:41tout se passe
01:00:42dans cette émission
01:00:42Christophe Barbier
01:00:43il n'est plus d'accord
01:00:43avec lui-même
01:00:45dernier mot peut-être
01:00:46avec Grégoire Pupin
01:00:47le fruit du voyage
01:00:48les fruits du voyage
01:00:49du pape en Algérie
01:00:50en une seconde
01:00:51oui écoutez
01:00:52ils peuvent être immenses
01:00:53je pense que
01:00:53son action
01:00:54il est venu quand même
01:00:55pour prêcher
01:00:55il a lu le serment
01:00:57de la montagne
01:00:58sur la montagne
01:00:58des béatitudes
01:00:59donc il vient
01:01:00effectivement
01:01:00il y a ce qu'il dit
01:01:01ce qu'il fait
01:01:02ce qu'il est
01:01:03et le fait qu'il aille là-bas
01:01:04effectivement
01:01:04peut porter des fruits
01:01:05dans la durée
01:01:06pour la culture algérienne
01:01:08surveillons ces fruits
01:01:09merci d'avoir été notre invité
01:01:10merci à tous
01:01:12de nous avoir suivis
01:01:12l'heure des pros
01:01:13de Pascal Praud
01:01:16il est venu à la durée
01:01:17il est venu à la durée
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