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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:0019h face à l'info, bonsoir à tous, ravie de vous retrouver ce soir.
00:00:03On commence par les infos avec Félicité Kimdoky, bonsoir, Félicité.
00:00:07Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:00:09Le Conseil de défense et de sécurité nationale vient tout juste de débuter.
00:00:14Convoqué par Emmanuel Macron, les membres doivent discuter dans les prochaines minutes
00:00:17sur la situation en Iran et au Moyen-Orient.
00:00:20Face aux cours pétroliers chahutés par le conflit, le président de la République multiplie les initiatives.
00:00:25Il a organisé ce matin un G7 Énergie en marge du Sommet international du nucléaire à Paris
00:00:30au lendemain d'un G7 Finance sur le même sujet.
00:00:33L'Iran répliquera œil pour œil et dent pour dent à toute attaque sur les infrastructures
00:00:39et déclare ouvertement ne pas avoir peur des menaces vides de Donald Trump.
00:00:43Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a ajouté que le détroit d'Ormuz
00:00:47sera soit un détroit de paix, soit un détroit de souffrance.
00:00:50Après avoir appelé Donald Trump à faire attention à ne pas être éliminé lui-même,
00:00:56des déclarations en réponse au président américain qui avait juré de frapper plus fort
00:01:00si Téhéran bloquait l'acheminement de pétrole dans la région.
00:01:03Enfin, ce chiffre, 760 000, c'est le nombre d'Iraniens officiellement recensés déplacés
00:01:09par le gouvernement libanais depuis le début de la guerre.
00:01:12Seulement 122 600 ont été accueillis dans des centres aménagés par l'État
00:01:17au moment où Israël intensifie ses frappes sur le territoire,
00:01:20notamment et surtout dans la banlieue sud de Beyrouth,
00:01:23visée par justement ce bastion du Hezbollah pro-iranien
00:01:27où des nuages de fumée se dégagent depuis plusieurs sites visés aujourd'hui.
00:01:31Merci à beaucoup.
00:01:33Félicité.
00:01:33Prochain point sur l'actualité à 19h30.
00:01:36Au sommaire ce soir, après la mort de Quentin de Ranck, lâché à Lyon,
00:01:40l'avocat de sa famille, accuse certains médias et responsables politiques
00:01:45de mener, je cite, un lâchage médiatique contre la victime.
00:01:49Fabien Rajon dénonce un procès posthume et demande le respect de la mémoire de Quentin.
00:01:55Un chroniqueur de Radio France a jugé utile de comparer Quentin
00:01:59à un membre des jeunesses hitlériennes, dénonce-t-il.
00:02:03Maître Fabien Rajon est l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:02:06La guerre en Iran pourrait provoquer la vague migratoire la plus importante
00:02:10de ces dernières décennies.
00:02:12Le déplacement de seulement 10% de la population iranienne
00:02:15équivaut au plus important flux de réfugiés de ces dernières années,
00:02:23de ces dernières décennies même.
00:02:25Que fera l'Europe face à un nouveau tsunami migratoire ?
00:02:29L'édito de Mathieu Boccotté.
00:02:31Apologie de la haine, apologie du terrorisme,
00:02:35alors que les gardiens de la révolution ont été classés comme organisation terroriste.
00:02:40LFI se réjouit qu'ils tiennent bon.
00:02:42Je cite, ils ne vaincront pas l'Iran, le régime ne s'est pas effondré.
00:02:46C'est félicité Jean-Luc Mélenchon.
00:02:49Comment comprendre l'adulation, un régime qui fait massacrer sa population
00:02:54et humilier les femmes ?
00:02:56Le regard de Marc Menon.
00:02:58Apologie de la haine, apologie du terrorisme.
00:03:01À Rennes, il y a trois jours, des militants d'extrême-gauche se moquent du gendarme Arnaud Beltrame en chantant
00:03:08« On n'entend plus chanter Beltrame ».
00:03:11Un homme qui pourtant avait été égorgé après avoir pris la place d'une otage d'un terroriste dans un
00:03:17supermarché.
00:03:18La haine de la France et de ses héros avec Gabriel Cluzel.
00:03:24Le prêtre Pierre El-Raï est mort dans un village au sud du Liban.
00:03:29Il a été touché par un tir d'artillerie alors qu'il aidait des habitants blessés près de la frontière
00:03:35avec Israël.
00:03:35Il avait refusé de quitter son village malgré la guerre.
00:03:39Il refusait d'évacuer pour rester auprès de ses fidèles.
00:03:42Le récit de Charlotte d'Orne, hélas.
00:03:45Chaque soir de la semaine, face à l'info, vous propose une analyse sur les municipales.
00:03:48À cinq jours du premier tour, hier, nous avons analysé la gauche.
00:03:53Ce soir, où on est la droite ? LR et le RN.
00:03:55La droite peut-elle regagner des villes ?
00:03:57Va-t-on vers un rat de marée à droite ?
00:03:59Ou au contraire, une dispersion de la droite pour ces municipales ?
00:04:02L'édito de Mathieu Bocoté.
00:04:04Et puis sur le front de la guerre, toujours pas de prise de parole du nouveau guide suprême.
00:04:08La riposte iranienne est plus limitée.
00:04:11Selon Donald Trump, la guerre est bientôt finie.
00:04:14Les Américains qui annoncent toutefois une journée de frappe plus intense aujourd'hui
00:04:19depuis le début de la guerre avec des milliers de cibles déjà attaquées en Iran.
00:04:23Nous aurons des régimes d'Elfo, notre envoyé spécial à la frontière entre Israël et le Liban.
00:04:27Et le journal des dernières informations toutes les demi-heures dans Face à l'info.
00:04:31Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et son tabou.
00:04:34C'est parti.
00:04:48Bonsoir à tous.
00:04:50Ce soir, évidemment, nous restons en contact avec nos différents envoyés spéciaux sur le front de la guerre en Iran.
00:04:56Pour commencer, nous allons rejoindre Régine Delfour à la frontière entre Israël et le Liban.
00:05:02Il semblerait que des terroristes soient rentrés dans des villages chrétiens au Liban.
00:05:08Régine Delfour.
00:05:12Oui, bonsoir Christine.
00:05:14Effectivement, l'armée israélienne, Tzahal, a confirmé cette information hier.
00:05:19Ils avaient identifié des terroristes du Hezbollah qui pénétraient dans un village chrétien.
00:05:25Et c'est dans ce village où le père Pierre El-Reig vivait.
00:05:30Il y a eu d'abord un bombardement de l'aviation israélienne et puis ensuite un tir qui a coûté
00:05:37la vie du père.
00:05:39Et nous, nous étions avec Sacha Robin toute la journée à Métoula qui fait face à ces villages.
00:05:45On était face aux villages chrétiens.
00:05:47Il faut savoir, comprendre la topographie au niveau du Liban, du sud du Liban.
00:05:54C'est que ces villages chrétiens côtoient vraiment les villages arabes où là il y a des terroristes du Hezbollah.
00:06:01Donc c'est très facile pour certains terroristes de pouvoir infiltrer comme ça des villages chrétiens.
00:06:07C'est apparemment des nouvelles choses qu'il se passe désormais dans le sud du Liban.
00:06:12Merci beaucoup Régine Delfort pour ces informations directes du sud du Liban, la frontière près d'Israël.
00:06:20Charlotte Ornelas, on commence avec vous, avec justement la mort d'un prêtre dans le sud au Liban
00:06:25qui a ému bien au-delà des frontières du pays.
00:06:28Comment est-ce que ce prêtre a perdu la vie au cœur d'une guerre qui prend désormais le Liban
00:06:33en otage ?
00:06:34Alors ce prêtre en effet il s'appelle Pierre Elraï et il est mort hier dans un tout petit village.
00:06:40Alors il y a 2000 habitants mais c'est un petit village qui est juste à la frontière entre le
00:06:44Liban et Israël.
00:06:45Ce village s'appelle Klaïa et il avait 50 ans ce prêtre et il était curé de ce petit village
00:06:52depuis 2013.
00:06:53Lui venait encore d'un peu plus au sud si c'est possible et c'est au moment, on vous
00:06:58le disait tout à l'heure,
00:06:59on le voit sur la photo, où il portait secours à des villageois blessés par un premier tir d'artillerie
00:07:04qui avait blessé le propriétaire d'une maison et sa femme.
00:07:07Comme c'est un village extrêmement calme et chrétien, il y a beaucoup de gens qui se sont précipités dans
00:07:12la maison après l'explosion.
00:07:13Le prêtre en faisait partie, il y a eu plusieurs blessés.
00:07:16Ce prêtre a été touché, transporté à l'hôpital où il est mort.
00:07:20Une mort qui ressemblait à l'aboutissement d'une vocation qu'il n'a jamais cherchée à édulcorer.
00:07:24Il se trouve que ce prêtre en France, on le connaissait,
00:07:26puisque toutes les associations de soutien aux chrétiens d'Orient,
00:07:29on connaît l'œuvre d'Orient, il y a l'aide à l'église en détresse, SOS chrétien d'Orient,
00:07:32ont salué sa mémoire et tous avaient fait des actions avec lui
00:07:35en raison, en effet, de la géographie et de l'implication, on va dire, de cette région-là
00:07:42dans la guerre extrêmement régulièrement.
00:07:45Et il avait fait de sa vie, ce prêtre, une bataille acharnée
00:07:48pour continuer à porter un message chrétien de paix et d'apaisement entre les communautés
00:07:53au milieu des combats et des affrontements qui ravagent le Liban, évidemment,
00:07:58et cette région en particulier depuis de très, très longues années.
00:08:01Alors voilà des années qu'il témoigne dans son petit village.
00:08:04Ce sont des villages chrétiens des premiers siècles, évidemment,
00:08:07qui sont chrétiens depuis ce temps-là, qui sont peuplés de villageois
00:08:10qui ne veulent pas partir de peur de ne jamais revenir dans leur maison.
00:08:14Et ce prêtre, comme tant d'autres dans la région, n'imagine pas que leur place soit ailleurs
00:08:19qu'auprès de leurs fidèles à ce moment-là.
00:08:21On retrouve chez lui, et dans plusieurs de ses prises de parole ces dernières années,
00:08:26l'idée que la mort est un moindre mal que la trahison de sa vocation
00:08:31qui est d'être berger au milieu des brebis, même dans les ténèbres,
00:08:35et d'apporter la lumière précisément dans les ténèbres plutôt qu'ailleurs.
00:08:39Et trois jours avant sa mort, il participait à un rassemblement devant l'église du village
00:08:43et il déclarait « Je suis prêt à mourir chez moi, parce que c'est chez moi ».
00:08:48Ce prêtre vivait dans une zone qu'Israël avait demandé d'évacuer.
00:08:53Comment expliquer qu'il s'y trouvait encore ?
00:08:56Alors en 2024 déjà, vous savez que la guerre, alors il y a plusieurs évidemment salves de guerre,
00:09:01mais plus récemment en 2023 puis en 2024.
00:09:03En 2024 déjà, ce prêtre avait expliqué et répété
00:09:07qu'il n'y avait dans son village que des civils désarmés
00:09:10qui aspiraient à rester sur leur terre et il n'a cessé de répéter ce message.
00:09:15Et donc quand il y a eu ordre d'évacuer le village, notamment l'année dernière,
00:09:18ce prêtre avait refusé de le faire et je le cite
00:09:22« Nous ne devons pas quitter nos maisons.
00:09:24Si nous partons, elles seront occupées par les miliciens du Hezbollah
00:09:27ou par les Israéliens et nous ne pourrons pas revenir.
00:09:30Et si Klaïa, donc le village en question, tombe,
00:09:33tous les villages chrétiens du sud disparaîtront. »
00:09:36Parce que ce qu'expliquait Régine Delfour, c'est qu'il y a des villages chiites,
00:09:40des villages chrétiens, des villages avec chrétiens et musulmans dans le sud du Liban
00:09:46et qu'il y a des villages simplement, enfin 100% chrétiens on va dire.
00:09:51Position qu'il avait répétée, ce prêtre, lors d'une conférence de presse,
00:09:54je vous disais tenue il y a quatre jours, donc trois jours avant sa mort.
00:09:56Il disait « Nous avons décidé de rester malgré le danger parce que ce sont nos maisons.
00:10:00Nous défendons notre village pacifiquement.
00:10:03Personne d'entre nous ne porte d'armes.
00:10:05Les seules armes que nous portons sont la paix, la bonté et l'amour. »
00:10:08Il voulait d'ailleurs, et il l'avait dit à ce moment-là, que le village demeure une zone rouge,
00:10:12c'est-à-dire une zone qui n'accueille pas, un village qui n'accueille pas de partisans du Hezbollah
00:10:17directement.
00:10:17Parce que ce qui est un peu compliqué dans la région,
00:10:19c'est de faire la distinction entre les terroristes, les gens armés du Hezbollah,
00:10:23les partisans du Hezbollah, les chiites tout simplement qui sont parfois refusés dans les villages
00:10:28parce qu'ils sont déplacés eux-mêmes parce qu'ils sont chiites,
00:10:31qui est la communauté du Hezbollah.
00:10:33Donc c'est parfois difficile.
00:10:34Lui avait dit clairement qu'il ne voulait pas de partisans du Hezbollah dans son village,
00:10:37notamment pour cette raison.
00:10:39Donc entre la tentative d'occupation de la zone par le Hezbollah
00:10:43et la volonté par Israël d'établir une zone tampon à quelques kilomètres au-delà de leurs frontières,
00:10:49c'est-à-dire, on parlait l'autre jour du fleuve du Litanie qui coule au sud du Liban
00:10:54et la zone entre la frontière israélienne et le Litanie,
00:10:57ça fait de longues années, depuis 80 déjà,
00:11:00qu'Israël voudrait établir une zone tampon et tenter par cette idée.
00:11:03Et ces chrétiens savent donc que partir, c'est prendre le risque de ne jamais revenir.
00:11:08Et c'est d'ailleurs, et ça a été rappelé par plusieurs aujourd'hui,
00:11:11un enjeu de la diplomatie vaticane avec les autorités israéliennes
00:11:15que la survie de ces villages chrétiens du sud Liban
00:11:18et l'exil, parfois, fait nettement plus peur que la mort à beaucoup de populations.
00:11:23Il faut avoir cela en tête, évidemment,
00:11:24lorsqu'on commente les déplacements de populations ici et là,
00:11:27dans les pays, quand on dit 700 000 déplacés,
00:11:30au sein de la Syrie, pendant toute la guerre,
00:11:31c'était des centaines de milliers de déplacés.
00:11:33Aujourd'hui, en Iran, vous avez des déplacés.
00:11:35Les déplacés, pour beaucoup d'entre eux, c'est parfois l'exil
00:11:38et certains préfèrent la mort, préfèrent demeurer chez eux au risque de la mort.
00:11:43D'autant que ce village, alors là, c'était Pierre Jova,
00:11:45journaliste de la vie, qui rappelait cette histoire,
00:11:47le village avait une histoire particulière,
00:11:49parce qu'après le retrait de l'armée israélienne du sud Liban,
00:11:53donc là, c'était en 2000,
00:11:55vous avez un millier d'habitants de ce village,
00:11:57un millier d'habitants chrétiens,
00:11:58qui se sont exilés en Israël et qui y vivent toujours aujourd'hui.
00:12:02Et donc, vous avez des familles de ce village
00:12:04qui sont divisées de part et d'autre de la frontière,
00:12:06et jusqu'à cette dernière guerre,
00:12:08vous aviez des haut-parleurs installés sur l'église
00:12:11de ce village de Klaïa,
00:12:13qui sont tournés vers la frontière,
00:12:14et qui, au moment de la messe du dimanche,
00:12:17diffusent la messe dans les haut-parleurs
00:12:18à destination des habitants
00:12:20qui sont de l'autre côté de la frontière.
00:12:22On comprend donc quel est le traumatisme de l'exil,
00:12:24évidemment, dans ce pays déjà fracturé par la guerre.
00:12:28Et ces derniers jours,
00:12:29après cette frappe inédite,
00:12:31dans un village chrétien,
00:12:32plusieurs villages ont été évacués de force,
00:12:35ou alors un tri s'opère,
00:12:36je vous le disais,
00:12:37les villages ne pouvant plus accueillir
00:12:38de déplacer chiites au simple fait qu'ils sont chiites
00:12:43et donc potentiellement susceptibles
00:12:45d'être des partisans du Hezbollah.
00:12:47Charlotte, que sait-on des circonstances
00:12:49de la mort du prêtre ?
00:12:51De qui ou quoi est-il la victime ?
00:12:55Il est la victime d'un tir d'artillerie
00:12:57de l'armée israélienne,
00:12:59mais il y a une bataille aujourd'hui
00:13:00sur les circonstances,
00:13:02sur les motivations de ce tir.
00:13:04Vous avez le patriarche maronite,
00:13:06donc Tsararay,
00:13:07qui a le même nom de famille,
00:13:08mais qui n'est pas de la même famille,
00:13:10mais il a appelé le gouvernement
00:13:11et la communauté internationale
00:13:13à faire tout ce qu'il était possible de faire
00:13:15pour cesser cette guerre
00:13:16qu'il a qualifiée d'absurde,
00:13:18c'est-à-dire d'aider l'armée libanaise
00:13:20à désarmer le Hezbollah
00:13:22qui les engage dans cette guerre
00:13:24par ses frappes.
00:13:26Ensuite, vous avez les forces libanaises.
00:13:28Les forces libanaises,
00:13:29c'est un mouvement politique chrétien
00:13:31anti-Hezbollah historiquement
00:13:33qui a accusé la milice chiite
00:13:35d'avoir infiltré le village
00:13:36pour venir y chercher protection notamment,
00:13:39ce qu'avait donc clairement refusé ce prêtre.
00:13:41C'est une version qui est apparemment confirmée
00:13:43par une vidéo qui a beaucoup circulé,
00:13:45nous parlait à Régine Delfour
00:13:46de l'armée israélienne
00:13:47qui désignait, je cite,
00:13:49des terroristes armés du Hezbollah
00:13:50qui pénètrent et tentent de profiter d'un site
00:13:52dans un village chrétien du sud du Liban.
00:13:55Mais dans cette vidéo,
00:13:55il n'est absolument pas question de Klaïa,
00:13:57il n'y a pas de nom de village qui est cité.
00:13:59Et par ailleurs, dans cette vidéo,
00:14:01c'est un raid aérien qui est évoqué
00:14:02et n'ont pas un tir d'artillerie.
00:14:04Donc il y a un flou sur les circonstances,
00:14:05d'autant que cette version a été démentie
00:14:08par le président du conseil municipal
00:14:10auprès de Lorient-le-Jour,
00:14:11qui est le grand journal francophone du Liban.
00:14:14Et je le cite,
00:14:15ce président du conseil municipal,
00:14:16on dit que des groupes se trouvaient dans la maison,
00:14:17mais c'est faux,
00:14:18ce sont des mensonges,
00:14:19il n'y avait que les habitants de la maison
00:14:21et des personnes du village
00:14:22venues porter secours aux blessés.
00:14:24L'enterrement de ce prêtre a lieu demain,
00:14:27on en saura peut-être plus
00:14:28sur les circonstances de sa mort,
00:14:29mais il y a une chose qui est sûre,
00:14:30comme tant de Libanais et d'Orientaux en général,
00:14:34malheureusement,
00:14:34et en particulier sans doute des chrétiens
00:14:36qui jouent un rôle,
00:14:37c'est vrai au Liban,
00:14:38mais c'est vrai dans les autres pays,
00:14:39un rôle indiscutable de pacificateur dans la région.
00:14:42Vous avez, je vous le disais,
00:14:43des villages chrétiens chiites,
00:14:45des villages chrétiens sunnites,
00:14:46des villages chrétiens druses,
00:14:47et précisément,
00:14:49ils ont le rôle de tampons parfois
00:14:51entre les communautés,
00:14:52notamment quand il y a des affrontements,
00:14:54et ils payent le prix fort
00:14:56de ces affrontements
00:14:58dès que la guerre survient.
00:14:59Et ce prêtre est d'abord une victime
00:15:01d'une guerre
00:15:01qu'il n'a jamais voulu chercher,
00:15:03qu'il n'a jamais, pardon,
00:15:04ni cherché,
00:15:05ni évidemment voulu,
00:15:06dans la vocation qui était la sienne,
00:15:08d'apporter,
00:15:08et cette image le montre bien,
00:15:10la paix et la lumière
00:15:11au milieu des ténèbres.
00:15:14Merci beaucoup,
00:15:15Charlotte Dornelas.
00:15:17L'Agence européenne pour l'asile
00:15:19pointe le risque
00:15:20d'un afflux
00:15:22de réfugiés iraniens
00:15:23en Europe,
00:15:24avec ses 90 millions d'habitants,
00:15:26même une déstabilisation partielle
00:15:28de l'Iran
00:15:29pourrait générer
00:15:31des mouvements
00:15:32de réfugiés
00:15:32d'une magnitude
00:15:33sans précédent.
00:15:34Mathieu Bocoté,
00:15:35la guerre en Iran
00:15:36pourrait entraîner
00:15:37un tsunami migratoire
00:15:39en Europe.
00:15:39Plusieurs le redoutent
00:15:40quelle forme ça pourrait prendre
00:15:41et surtout
00:15:42comment réagiraient
00:15:43les peuples européens,
00:15:44comment réagiraient
00:15:46leurs élites,
00:15:46Mathieu Bocoté ?
00:15:47Alors,
00:15:48c'est la question en ce moment
00:15:49dont on parle
00:15:50de plus en plus
00:15:51à la manière
00:15:52d'une inquiétude
00:15:53étouffée,
00:15:54mais qui remonte
00:15:55à la surface.
00:15:56Alors,
00:15:57la question de base,
00:15:58c'est que se passe-t-il
00:16:00premièrement si la guerre
00:16:00dure longtemps,
00:16:01si le régime tombe,
00:16:03donc à partir de là,
00:16:04quelles sont les conditions
00:16:05qui provoqueraient
00:16:06un tel exode ?
00:16:07Il faut garder à l'esprit
00:16:08que dans ce qu'on appelle
00:16:10l'Occident,
00:16:10l'Occident c'est quelquefois
00:16:11un concept un peu global,
00:16:12c'est-à-dire on met
00:16:13des choses contradictoires
00:16:14à cet Occident,
00:16:15on met des choses
00:16:15qui se rassemblent aussi,
00:16:16mais qui sont contradictoires,
00:16:17il y a trois intérêts,
00:16:18on pourrait dire,
00:16:19distincts
00:16:20dans la séquence présente.
00:16:22Les Américains,
00:16:23on le comprend,
00:16:23leur objectif,
00:16:24c'est anéantir
00:16:25la capacité nucléaire
00:16:27de l'Iran,
00:16:28c'est aussi d'affaiblir
00:16:29profondément le pays
00:16:30pour qu'il ne soit plus
00:16:31une menace dans la région
00:16:33durablement,
00:16:33et c'est d'affirmer
00:16:34eux-mêmes leur hégémone,
00:16:35comme on dit,
00:16:36leur suprématie,
00:16:38leur puissance
00:16:38dans le monde nouveau
00:16:39qui s'installe.
00:16:40Cette guerre est une forme
00:16:41de guerre laboratoire,
00:16:43de guerre test,
00:16:43on l'aura compris,
00:16:44pour montrer qu'ils sont
00:16:45capables d'affirmer
00:16:46leur taux de puissance,
00:16:47leur souveraineté,
00:16:48même à l'extérieur
00:16:49de leurs frontières naturelles.
00:16:51Pour Israël,
00:16:52on le comprend,
00:16:52c'est une raison existentielle,
00:16:54c'est de faire tomber
00:16:55ce régime
00:16:56qui a comme objectif
00:16:58notamment,
00:16:58justement,
00:16:59d'éradiquer Israël,
00:17:00d'en finir avec ce pays.
00:17:02Donc, on comprend
00:17:02que la logique israélienne,
00:17:03c'est une logique
00:17:04de changement de régime,
00:17:05ce qui n'est pas nécessairement
00:17:05le cas des Américains.
00:17:07Et dans le cas de l'Europe,
00:17:08on pourrait dire
00:17:09qu'il est un peu spectatrice,
00:17:10on le dit souvent,
00:17:10c'est de ne pas subir
00:17:12les conséquences
00:17:13de l'éventuelle chute
00:17:14de ce régime.
00:17:15C'est-à-dire que l'Europe,
00:17:16on le voit,
00:17:17et je le montrerai
00:17:18dans un instant,
00:17:19l'Europe redoute,
00:17:22un effondrement tel
00:17:24du pays,
00:17:24une transformation
00:17:25de la guerre telle
00:17:26qu'il y aurait
00:17:28vague migratoire
00:17:29massive vers elle,
00:17:31ce qui réactive,
00:17:32évidemment,
00:17:32le traumatisme
00:17:33de 2015.
00:17:35Donc,
00:17:35on se comprenne bien,
00:17:36la France,
00:17:37les États-Unis,
00:17:38la France et l'Europe,
00:17:39les États-Unis
00:17:39et Israël
00:17:40n'ont pas nécessairement
00:17:41les mêmes intérêts
00:17:42dans cette séquence,
00:17:43il se peut même
00:17:44qu'il y ait quelquefois
00:17:44des contradictions
00:17:45de ces intérêts.
00:17:46On doit le garder à l'esprit
00:17:46pour avoir une analyse fine.
00:17:48Justement,
00:17:49vous l'avez dit,
00:17:50pays de 90 millions
00:17:51d'habitants,
00:17:52s'il y a une accélération
00:17:53de la décomposition
00:17:54du pays,
00:17:55imaginons que
00:17:56quelques centaines
00:17:57de milliers de personnes
00:17:57partent simplement,
00:17:58c'est déjà immense,
00:17:59ce serait une pression
00:18:00immense sur l'Europe.
00:18:01Imaginez si ça se compte
00:18:02par millions ensuite.
00:18:04Alors,
00:18:05il y a le chemin migratoire,
00:18:06quel chemin serait suivi
00:18:07dans de telles circonstances,
00:18:08ce serait probablement
00:18:09par la Turquie,
00:18:10si on assiste en fait
00:18:11à des colonnes,
00:18:12en fait des gens
00:18:12qui commencent à marcher
00:18:13avec l'idée
00:18:14de rejoindre l'Europe.
00:18:15Voilà pourquoi
00:18:16il y a eu discussion
00:18:17déjà avec le président
00:18:19turc Erdogan
00:18:20pour voir dans quelles mesures
00:18:22finalement peuvent-ils
00:18:23contenir éventuellement
00:18:24ces populations,
00:18:26sachant que la Turquie
00:18:27n'hésite pas à utiliser
00:18:28la migration
00:18:28comme arme contre l'Europe.
00:18:30Et l'Europe ensuite
00:18:31souhaite évidemment
00:18:31intégrer la Turquie
00:18:32à l'Union Européenne,
00:18:33mais c'est une autre question.
00:18:34Et qu'elle est payée
00:18:34pour un Turquie.
00:18:35Bien évidemment,
00:18:36c'est ce qu'on appelle
00:18:36payer pour celui
00:18:37qui nous menace.
00:18:39Dans d'autres langues,
00:18:39je n'appelle ça la mafia.
00:18:41Ensuite,
00:18:42il faut voir ce qu'en disent
00:18:43les Allemands.
00:18:43C'est assez intéressant.
00:18:44Il y a quelques déclarations
00:18:45du chancelier Merz
00:18:46sur ces migrations.
00:18:48Première déclaration,
00:18:50une guerre sans fin
00:18:51n'est pas dans notre intérêt.
00:18:54L'économie iranienne
00:18:55ne doit pas s'effondrer.
00:18:57Il faut empêcher
00:18:58les mouvements migratoires
00:18:59incontrôlés
00:19:00en provenance de l'Iran,
00:19:02a déclaré Friedrich Merz.
00:19:04Donc là,
00:19:05ce n'est pas du tout...
00:19:06Quand les Américains disent
00:19:07on va bombarder, bombarder,
00:19:08bombarder jusqu'à ce que finalement
00:19:09vous cassiez,
00:19:11on comprend que les Allemands
00:19:12ici expriment quelque chose
00:19:13comme un point de vue
00:19:14plus réservé
00:19:15devant l'enthousiasme américain.
00:19:17Il va plus loin.
00:19:18Il dit
00:19:19nous ne pouvons pas encore
00:19:20nous prononcer définitivement
00:19:21en sujet,
00:19:22l'immigration,
00:19:22mais c'est l'une des raisons
00:19:24pour lesquelles nous insistons
00:19:25tant pour que l'Iran
00:19:26conserve son intégrité.
00:19:27Nous ne voulons pas voir
00:19:28se reproduire ici
00:19:29le scénario syrien.
00:19:31Nous souhaitons,
00:19:32mais souhaitons que cet État
00:19:33fonctionne par lui-même.
00:19:34Donc on ne souhaite pas
00:19:35que l'Iran ne s'effondre.
00:19:36On ne souhaite pas
00:19:37que l'économie du pays
00:19:38se décompose.
00:19:39On ne souhaite pas
00:19:40la conséquence finale
00:19:41qui serait
00:19:42une vague migratoire
00:19:44immense
00:19:44sur l'Europe,
00:19:45une vague qu'elle ne pourrait
00:19:46pas absorber.
00:19:47Donc on doit comprendre
00:19:48que du point de vue
00:19:49de l'intérêt national
00:19:50des pays européens,
00:19:52cette vague migratoire
00:19:53qui serait
00:19:54la conséquence possible
00:19:55d'une chute brutale
00:19:56du régime
00:19:58serait,
00:19:58donc on voit une forme
00:19:59de contradiction
00:19:59contre les intérêts
00:20:00des différents acteurs
00:20:01là-dedans.
00:20:01C'est pour ça que c'est
00:20:02toujours compliqué
00:20:02la géopolitique.
00:20:03On peut aller encore
00:20:04un peu plus loin.
00:20:06les Allemands,
00:20:06dans les circonstances,
00:20:07parlent explicitement
00:20:09le langage
00:20:09de l'intérêt.
00:20:10Donc souvent,
00:20:11vous savez,
00:20:11les pays occidentaux
00:20:12aiment parler
00:20:12du langage du droit,
00:20:13de l'universel.
00:20:14Là, les Allemands disent
00:20:15non, non,
00:20:15notre intérêt
00:20:16à nous,
00:20:17Allemands,
00:20:18c'est de faire en sorte
00:20:19que ce pays
00:20:19ne se décompose pas.
00:20:21Parce que s'il se décompose,
00:20:22nous en perdons le prix.
00:20:23Alors là,
00:20:24évidemment,
00:20:24il faut faire des nuances
00:20:25ici.
00:20:27Le désir d'exil
00:20:28des Iraniens
00:20:29pour ce qu'on en comprend
00:20:30est moins élevé
00:20:31que ceux des gens
00:20:32des pays arabes.
00:20:32On dit souvent,
00:20:33c'est pas parce que
00:20:33c'est des pays musulmans
00:20:34d'un côté comme de l'autre
00:20:35qu'ils sont tous pareils.
00:20:36Les Iraniens ne sont pas
00:20:37des Arabes.
00:20:38Il y a un attachement
00:20:39probablement plus grand
00:20:40à leur pays en tant que tel
00:20:41que dans le cas
00:20:42d'autres pays.
00:20:42Quoi qu'il en soit,
00:20:43cette inquiétude
00:20:44est très présente
00:20:45et l'ensemble
00:20:45des agences
00:20:46d'immigration européennes,
00:20:48de l'ONU,
00:20:49et ainsi de suite,
00:20:49aujourd'hui,
00:20:50produisent des rapports
00:20:51pour voir ce que pourrait
00:20:52vouloir dire cet exil.
00:20:53Soit dit en passant,
00:20:54quand on pense
00:20:55aux conditions de l'exil,
00:20:56on parle notamment
00:20:56des frappes
00:20:57qui toucheraient
00:20:58les infrastructures
00:20:59civiles du pays,
00:21:00notamment les usines
00:21:01de dessalement de l'eau,
00:21:02l'accès à l'eau potable
00:21:03finalement,
00:21:03si ça s'effondre,
00:21:04si la capacité énergétique
00:21:05du pays s'effondre,
00:21:06eh bien là,
00:21:08la catastrophe migratoire
00:21:09peut survenir.
00:21:11Mathieu,
00:21:11plusieurs rappellent
00:21:12que les Iraniens
00:21:13arrivés en Europe
00:21:14se sont formidablement
00:21:15bien intégrés.
00:21:17Est-ce à dire
00:21:17qu'une arrivée massive
00:21:18d'Iraniens en France
00:21:19ou en Europe
00:21:20ne serait pas
00:21:21un choc migratoire
00:21:22significatif ?
00:21:23Alors,
00:21:24je pense qu'on a
00:21:24un souvenir tordu ici,
00:21:26tordu au sens
00:21:28distordue,
00:21:28la distorsion de la réalité.
00:21:29Évidemment que ceux
00:21:30qui ont fui le régime
00:21:31en 1979,
00:21:33un régime islamiste,
00:21:34c'est généralement
00:21:35l'élite de la société
00:21:36la plus formée,
00:21:38la plus instruite,
00:21:39qui était occidentalo-compatible.
00:21:42Vous me permettrez
00:21:43ce terme un peu choquant.
00:21:45Donc,
00:21:45ils n'arrivent pas
00:21:46en si grande quantité
00:21:47non plus.
00:21:47Et ils arrivent
00:21:48dans une société
00:21:49qui est beaucoup plus forte,
00:21:51capable de les intégrer,
00:21:52qui ne doute pas
00:21:52encore de même
00:21:53qu'il n'est pas
00:21:53dans une séquence
00:21:54d'autodestruction migratoire
00:21:56comme on le connaît
00:21:56aujourd'hui.
00:21:57Donc,
00:21:58le souvenir de 1979,
00:22:00effectivement,
00:22:00les Iraniens
00:22:01se sont formidablement
00:22:01intégrés,
00:22:02à la différence d'autres,
00:22:03peut-être,
00:22:04se sont formidablement
00:22:05intégrés,
00:22:05mais est-ce que
00:22:06s'ils arrivent
00:22:06massivement,
00:22:07demain,
00:22:08dans nos sociétés,
00:22:09pas le même type
00:22:09d'immigration,
00:22:10pas le même type
00:22:10de population,
00:22:12à grande échelle,
00:22:13est-ce que le nombre,
00:22:14ici,
00:22:14comme je viens de dire,
00:22:14le nombre,
00:22:15le nombre,
00:22:15le nombre,
00:22:16est-ce que le nombre
00:22:16ne vient pas annuler
00:22:17la possibilité
00:22:18d'une intégration
00:22:19harmonieuse?
00:22:20D'autant,
00:22:21faut-il le dire,
00:22:21que les Iraniens
00:22:22sont un peuple musulman
00:22:27à ce qu'on en sait.
00:22:28En Iran,
00:22:29c'était assez rapide,
00:22:30cela dit,
00:22:31est-ce que l'Europe
00:22:31a intérêt
00:22:32à consentir
00:22:33à son islamisation,
00:22:34ne serait-ce que
00:22:35démographique à travers cela?
00:22:36Encore une fois,
00:22:36ce n'est pas manquer
00:22:37de respect ou de sympathie
00:22:38pour les Iraniens
00:22:39que de redouter
00:22:40une forme d'islamisation
00:22:42par la démographie,
00:22:43par le choc migratoire
00:22:44qui viendrait.
00:22:45Est-ce que l'Europe
00:22:46pourrait contenir
00:22:47une telle vague?
00:22:49Alors,
00:22:49je pense que ça nous...
00:22:50Charlotte en parlait hier,
00:22:52il y a de nouvelles dispositions
00:22:53en Europe,
00:22:53au niveau de l'Union européenne
00:22:54pour être capable
00:22:55de contenir
00:22:55les vagues migratoires,
00:22:56mais je pense que ça se va
00:22:57au-delà du droit.
00:22:58Est-ce que nous sommes capables
00:22:59comme civilisation
00:23:00de dire,
00:23:01nous pensons désormais
00:23:02non pas au droit d'asile
00:23:04de manière désincarnée
00:23:05tel qu'on nous l'impose
00:23:06sur le mode de la propagande
00:23:07pendant si longtemps,
00:23:08ou est-ce que nous sommes capables
00:23:09de dire que selon nos intérêts
00:23:10pour notre civilisation
00:23:11et nos peuples,
00:23:13nous ne pouvons accueillir
00:23:14une masse humaine
00:23:15considérable chez nous,
00:23:16même si chacun
00:23:17qui voudrait arriver
00:23:18aurait de bonnes raisons
00:23:19de vouloir s'installer ici.
00:23:21Est-ce que nous sommes capables,
00:23:22autrement dit,
00:23:22de désuniversaliser
00:23:24notre conception
00:23:25du droit,
00:23:25de la politique,
00:23:26pour dire,
00:23:27désolé,
00:23:27le droit d'asile
00:23:28n'est pas seulement resserré,
00:23:29il n'est pas suspendu,
00:23:31il est révoqué aujourd'hui.
00:23:33Le droit d'asile
00:23:33tel que pensé
00:23:34depuis 70 ans,
00:23:3580 ans,
00:23:35n'existe plus.
00:23:37Est-ce que nous sommes capables
00:23:38d'envisager cela?
00:23:40Est-ce que nous sommes
00:23:40dès lors capables
00:23:41d'envisager,
00:23:42ce qui est pour l'instant
00:23:42interdit,
00:23:43le refoulement?
00:23:44Le refoulement,
00:23:45c'est-à-dire massivement,
00:23:46on ne traite pas
00:23:47les cas un par un,
00:23:48massivement,
00:23:48nous n'acceptons pas
00:23:49l'arrivée massive
00:23:50de population chez nous,
00:23:51sachant par ailleurs,
00:23:52je terminerai sur cela,
00:23:53que ces populations,
00:23:54par ailleurs,
00:23:55s'ils s'installaient,
00:23:55n'arriveraient pas
00:23:56qu'en Europe,
00:23:57mais s'installaient
00:23:58dans l'ensemble
00:23:58des pays aux alentours,
00:24:00comme quoi,
00:24:00cela dit,
00:24:00le choc migratoire
00:24:01pourrait être une conséquence
00:24:02de la chute du régime
00:24:03que par ailleurs
00:24:04nous désirons.
00:24:05Merci beaucoup Mathieu Bocoté,
00:24:07dans un instant on parlera
00:24:07des municipales,
00:24:08les municipales face à la fourne,
00:24:10on en parle tous les soirs,
00:24:11hier soir on a parlé
00:24:12de la gauche,
00:24:13et dans un instant
00:24:13on parlera de la droite,
00:24:15demain on parlera
00:24:16du bloc central,
00:24:17où on est le bloc central,
00:24:18et jeudi on parlera
00:24:20de la France insoumise,
00:24:22dans un instant avec vous
00:24:23Mathieu Bocoté.
00:24:25Marc Menon,
00:24:26on va s'arrêter avec vous
00:24:27sur cette question,
00:24:29est-ce que c'est une apologie
00:24:30de la haine,
00:24:31est-ce que c'est une apologie
00:24:32du terrorisme,
00:24:33alors que les gardiens
00:24:34la révolution ont été classés
00:24:35comme organisation terroriste,
00:24:37LFI se réjouit en fait
00:24:40que finalement
00:24:42le régime des Moula
00:24:43tienne bon.
00:24:44Jean-Luc Mélenchon
00:24:45en lui-même déclare
00:24:46ils ne vaincront pas l'Iran,
00:24:48le régime ne s'est pas effondré.
00:24:51On écoute Jean-Luc Mélenchon
00:24:52et votre analyse.
00:24:56Ils ne vaincront pas l'Iran
00:25:00parce qu'ils espéraient
00:25:01que le régime s'effondre,
00:25:03ils ne s'est pas effondré.
00:25:04Et l'invasion a soudé les Iraniens
00:25:06qui sont comme chacun d'entre vous
00:25:08et comme le disait Robespierre,
00:25:11n'ont jamais aimé
00:25:12les missionnaires armés.
00:25:13Que comprendre Marc Menon ?
00:25:15Il y a que c'est obscène,
00:25:17c'est immonde,
00:25:19qu'il est impossible
00:25:20de se revendiquer républicain,
00:25:24de vouloir constamment brandir,
00:25:27tout en les pervertissant,
00:25:29les droits humains
00:25:31et de dire,
00:25:33de dire que ce pays
00:25:35qui incarne l'abomination,
00:25:38qui incarne le sang,
00:25:40de se réjouir
00:25:43que ce régime
00:25:44soit toujours debout
00:25:45et avec un mensonge,
00:25:46un mensonge
00:25:47qui est encore plus blessant
00:25:50pour les populations concernées,
00:25:52à savoir les Iraniens.
00:25:54L'invasion
00:25:55a soudé les Iraniens.
00:25:57Mais il dort la nuit,
00:25:59M. Mélenchon,
00:26:00il prend le pastis
00:26:01avec ses copains,
00:26:02il joue au dé,
00:26:03il fait quoi ?
00:26:04Il ne voit pas
00:26:05ce qui se passe à Téhéran,
00:26:06ce qui nous arrive,
00:26:09les gens enfermés
00:26:11dans leurs appartements
00:26:13qui sont là,
00:26:14sous les bombes,
00:26:15à applaudir
00:26:16et à crier
00:26:17« Abba ! »
00:26:18« Abba ! »
00:26:19« Abba ! »
00:26:19« Abba ! »
00:26:19« Abba ! »
00:26:20« Abba ! »
00:26:20« Abba ! »
00:26:20« Abba ! »
00:26:20« Abba ! »
00:26:20« Abba ! »
00:26:21« Abba ! »
00:26:23Il ne les entend pas,
00:26:25ces gens-là ?
00:26:26Il n'oublie que ce peuple
00:26:29a été victime
00:26:30d'un des plus grands massacres
00:26:33de l'Histoire
00:26:34il y a un mois.
00:26:3550 000 morts
00:26:37dans la rue
00:26:38et M. Mélenchon dit
00:26:40« Formidable !
00:26:42Ils ne tomberont pas ! »
00:26:44Champagne pour tout le monde
00:26:45mais vous vous rendez compte
00:26:46comment peut-on être capable
00:26:48d'oser...
00:26:50Il n'a pas du champagne
00:26:50quand même.
00:26:51Non, c'est moi qui ajoute
00:26:52parce que la manière
00:26:53dont il est gosille
00:26:55on sent qu'il y a
00:26:56une sorte de jouissance
00:26:58de dire
00:26:59« Vous voyez,
00:26:59ils n'ont pas fléchi,
00:27:01ils tiennent tête face
00:27:02à ceux qui veulent
00:27:04les détruire
00:27:04alors qu'ils incarnent
00:27:06l'image de la liberté. »
00:27:09C'est ça que ça sous-entend.
00:27:10Comment peut-on oser ça ?
00:27:13Alors, il est vrai.
00:27:14Il est vrai
00:27:15que M. Mélenchon
00:27:17ne peut pas comprendre.
00:27:18En France,
00:27:19que fait-il ?
00:27:20C'est un séparatiste.
00:27:22Il dit
00:27:22« Bravo les femmes voilées,
00:27:24vous êtes des femmes libres.
00:27:26Bravo vous qui pratiquez le sport
00:27:28de revendiquer le droit
00:27:30de le faire
00:27:31selon votre religion.
00:27:33Bravo vous les jeunes
00:27:34qui attendez demain
00:27:35la charia
00:27:37comme loi commune
00:27:38et qui donc
00:27:39êtes l'avenir du peuple.
00:27:41Vous êtes la créolisation. »
00:27:43Au passage, d'ailleurs,
00:27:44il ne devrait pas utiliser
00:27:45le terme de créolisation.
00:27:47Ça ne concerne pas
00:27:47ces populations.
00:27:49Le créole,
00:27:50ça vient uniquement
00:27:51des îles
00:27:52d'où vous nous venez
00:27:54charmante Christine.
00:27:55Mais il est toujours
00:27:56dans les à peu près
00:27:57quand il parle d'histoire,
00:28:00M. Mélenchon.
00:28:01Et donc, il oublie
00:28:02que depuis des années,
00:28:05des femmes sont martyrs
00:28:07en Iran
00:28:07pour avoir le droit
00:28:09justement à cette liberté.
00:28:11Lui qui veut faire en sorte
00:28:13qu'en France,
00:28:14elles acceptent
00:28:15d'être en soumission
00:28:17derrière ceux
00:28:19qui veulent les museler.
00:28:20Bien là-bas,
00:28:21elles meurent.
00:28:22On a un prix Nobel
00:28:24qui est en prison,
00:28:25qui est dans les joles
00:28:26pour avoir osé
00:28:28donc affronter
00:28:29ce régime du sang.
00:28:32Que dit-il,
00:28:33M. Mélenchon,
00:28:35quand il parle
00:28:37de ces personnages
00:28:39qui osent constamment
00:28:41se tourner
00:28:43vers leur peuple,
00:28:44ces gardiens
00:28:46de la Révolution
00:28:47qui sont,
00:28:48je dirais presque
00:28:49des petits garnements
00:28:52comparés à ce que
00:28:53la FAVAC
00:28:54osait faire déjà
00:28:55au peuple iranien
00:28:57avant 1979.
00:29:00Et quand M. Mélenchon
00:29:02traite de nazi
00:29:04les gens de droite
00:29:05en France,
00:29:06il oublie quoi,
00:29:06M. Mélenchon ?
00:29:07Lui, le grand historien,
00:29:09l'homme qui feuillette
00:29:10les pages dont nous devrions
00:29:13être imbibés.
00:29:13Il oublie que le grand
00:29:15Moufti,
00:29:17en 1940,
00:29:18il était avec qui ?
00:29:19Il n'était pas avec Hitler,
00:29:20c'était qui le nazi ?
00:29:21C'était qui donc
00:29:23la religion
00:29:24qui essayait
00:29:25de s'acoquiner
00:29:26à ce régime
00:29:27immonde ?
00:29:28Et puis,
00:29:29il serait temps
00:29:30qu'il en finisse
00:29:31avec Robespierre
00:29:32ou alors,
00:29:33là encore,
00:29:34il lui faudrait être
00:29:34un tout petit peu
00:29:35plus studieux
00:29:36parce que Robespierre,
00:29:38il incarne quoi ?
00:29:39Robespierre,
00:29:40il incarne,
00:29:41je dirais,
00:29:42la trahison même
00:29:43de la Révolution.
00:29:45C'est l'homme
00:29:46de la terreur.
00:29:47Robespierre,
00:29:48c'est celui
00:29:48qui, à un moment donné,
00:29:51faisait les listes
00:29:52des proscrits
00:29:53et qui demandait
00:29:54à ce que ceux
00:29:55qui n'étaient pas
00:29:56à ses côtés
00:29:58disparaissent
00:29:59sous la guillotine.
00:30:00Voilà ce qu'est
00:30:01M. Mélenchon,
00:30:03voilà ce que
00:30:04M. Mélenchon
00:30:05essaie de nous présenter
00:30:07comme étant
00:30:07un programme
00:30:08de liberté,
00:30:10un exemple
00:30:11de domécratie.
00:30:12Il serait temps
00:30:13que M. Mélenchon,
00:30:15au lieu des gosilliers,
00:30:16soit à faune.
00:30:17Un plan que les gardiens
00:30:18de la Révolution
00:30:19ont été classés
00:30:21et reconnus
00:30:21comme organisation
00:30:22terroriste.
00:30:23Dans un instant,
00:30:23on reçoit l'avocat
00:30:25de la famille
00:30:25de Quentin Durand
00:30:26qui est d'abord
00:30:27retour sur les dernières
00:30:28actualités
00:30:29sur le front de la guerre.
00:30:30Bonsoir Michael de Santos.
00:30:32Bonsoir Christine,
00:30:33bonsoir à tous.
00:30:34L'Iran assure
00:30:35que quatre de ses diplomates
00:30:36ont été tués
00:30:37dimanche à Beyrouth.
00:30:38Téhéran affirme
00:30:39qu'ils ont été assassinés
00:30:40dehors de la frappe
00:30:41contre un hôtel.
00:30:42Un acte qualifié
00:30:43de terroriste
00:30:43est considéré
00:30:44comme une sérieuse
00:30:45violation du droit international.
00:30:46Israël avait revendiqué
00:30:47cette opération.
00:30:48Quatre membres
00:30:49des gardiens
00:30:50de la Révolution
00:30:50et un membre du Hezbollah
00:30:51avaient été neutralisés.
00:30:54Vladimir Poutine
00:30:55a réclamé
00:30:55une désescalade
00:30:56rapide en Iran.
00:30:57Le président russe
00:30:58a souhaité
00:30:58une résolution
00:30:59du conflit
00:30:59par des moyens politiques
00:31:00lors d'un échange
00:31:02avec son homologue
00:31:03iranien
00:31:03Massoud Pézechian.
00:31:04La veille,
00:31:05Vladimir Poutine
00:31:06avait échangé
00:31:06avec Donald Trump.
00:31:08D'après Washington,
00:31:09il avait maintenu
00:31:10cette posture
00:31:11mais aurait nier
00:31:12un éventuel partage
00:31:13de renseignements
00:31:13avec Téhéran
00:31:14sur des cibles américaines.
00:31:16Enfin,
00:31:17Volodymyr Zelensky
00:31:18confirme l'arrivée
00:31:19d'experts ukrainiens
00:31:20en drones au Moyen-Orient.
00:31:21Ils sont attendus
00:31:22cette semaine au Qatar,
00:31:23aux Émirats arabes unis,
00:31:24en Arabie saoudite
00:31:25et en Jordanie
00:31:26pour partager
00:31:27leur expérience
00:31:28sur l'interception
00:31:28d'engins iraniens
00:31:29des drones
00:31:30également utilisés
00:31:31par la Russie
00:31:32pour viser l'Ukraine.
00:31:32En échange,
00:31:33Kiev réclame aux Etats-Unis
00:31:35et ses alliés
00:31:35des missiles de défense
00:31:36anti-aérienne
00:31:37pour pouvoir se défendre.
00:31:39Merci à beaucoup,
00:31:41Mickaël,
00:31:41pour ces informations.
00:31:42Prochain point
00:31:43sur le front de la guerre
00:31:44à 20h dans un instant.
00:31:46Samedi,
00:31:48à Rennes,
00:31:48des militants
00:31:49d'ultra-gauche,
00:31:51d'extrême-gauche
00:31:52lors d'une manifestation
00:31:53non déclarée
00:31:54ont scandé,
00:31:56je cite,
00:31:57« On n'entend plus chanter »
00:31:59Arnaud Beltrame.
00:32:02Devant les forces
00:32:03de l'ordre,
00:32:04pourquoi ce héros,
00:32:06si français,
00:32:07est-il devenu
00:32:07un objet de détestation
00:32:09de ces militants ?
00:32:10Pourquoi personne
00:32:11à gauche
00:32:12ne s'en émeut ?
00:32:13Question
00:32:14à Gabriel Cluzel.
00:32:15Alors,
00:32:16c'est une information
00:32:17qui nous vient
00:32:18d'Amoury Breulet,
00:32:19les valeurs actuelles,
00:32:19mais que le parquet
00:32:20a confirmé
00:32:21au Figaro.
00:32:22Donc,
00:32:23vous avez raison,
00:32:23ça s'est passé samedi
00:32:24après-midi.
00:32:24Plusieurs dizaines
00:32:25de militants
00:32:26se sont réunis
00:32:26pour une manifestation
00:32:27non déclarée.
00:32:29Alors,
00:32:29ils ont appelé ça
00:32:29un contre-carnaval.
00:32:31organisé contre
00:32:32la destruction
00:32:33d'un bâtiment associatif
00:32:34dans le quartier
00:32:35cloné de Rennes.
00:32:36Alors,
00:32:37ils ne sont pas contentés
00:32:38de manifester.
00:32:39Ils ont vandalisé,
00:32:40ils ont tagué
00:32:41du mobilier urbain,
00:32:42une agence immobilière,
00:32:44ils ont pillé
00:32:44un supermarché.
00:32:46Mais c'est vrai
00:32:46que ce qui a beaucoup
00:32:47frappé,
00:32:48c'est ce chant,
00:32:49ce slogan
00:32:50qu'ils ont repris
00:32:51en chœur.
00:32:52On n'entend plus
00:32:53chanter
00:32:53Arnaud Beltrame.
00:32:56Quatre militants
00:32:57d'extrême-gauche,
00:32:57âgés de 21 à 28 ans,
00:32:59ont été interpellés
00:33:00pour vol en réunion,
00:33:01port d'armes,
00:33:02apologie du terrorisme
00:33:03et outrage
00:33:03est placé
00:33:04en garde à vue.
00:33:07Rappelons
00:33:07que le colonel Beltrame,
00:33:09ça va faire
00:33:09huit ans,
00:33:10a été,
00:33:11parce que c'était
00:33:11le 23 mars,
00:33:12donc on est très proche
00:33:12de la date,
00:33:13a été tué
00:33:14par un terroriste
00:33:14islamiste
00:33:15dans un super-ru
00:33:16de Trèbes.
00:33:17L'officier de gendarmerie
00:33:18avait pris la place
00:33:20d'une femme otage
00:33:21au prix de sa vie.
00:33:23Alors on remarquera
00:33:24que Rennes,
00:33:25c'est la fameuse ville
00:33:27ou non,
00:33:27c'est la ville
00:33:28où il y a plutôt
00:33:28la fameuse Marie Mesmer,
00:33:30célèbre pour son poste
00:33:31ordurier,
00:33:32vous avez cité hier
00:33:33sur Némésis,
00:33:35les députés LFI là-bas,
00:33:37on parle beaucoup
00:33:38chez les Bretons
00:33:39des chapeaux ronds,
00:33:40mais il y a aussi
00:33:41des militants
00:33:42d'extrême-gauche
00:33:43très,
00:33:43vous voyez,
00:33:44je cherche la rime
00:33:45en on,
00:33:46si vous voyez
00:33:46ce que je veux dire.
00:33:48Que fera la justice
00:33:50de ces individus ?
00:33:51Eh bien,
00:33:52peut-être rien
00:33:53ou pas grand-chose.
00:33:54Vous savez,
00:33:55dans son livre
00:33:55« Les tout à fait passionnants,
00:33:57les ingouvernables
00:33:58de l'extrême-gauche
00:33:59à l'ultra-gauche violente
00:34:00plogées dans une France
00:34:01méconnue,
00:34:01chez Grasset »,
00:34:03Éric Delbecq
00:34:04dénonce,
00:34:04je cite,
00:34:06vraiment,
00:34:06c'est quelque chose
00:34:07de perpétuel chez lui,
00:34:08la tolérance larvée
00:34:10de l'intelligentsia
00:34:11à l'égard
00:34:12des errements
00:34:13de l'ultra-gauche.
00:34:14Donc il est tout à fait
00:34:15admis de profiter
00:34:16des horreurs
00:34:17sur la police
00:34:17et sur les fachos,
00:34:19sachant que fachos,
00:34:20c'est compris au sens
00:34:20très large,
00:34:21ça commence à peu près
00:34:22à la droite
00:34:23d'Olivier Fort.
00:34:24Et leurs aînés
00:34:26l'assument complètement,
00:34:27parfaitement,
00:34:28les couvrent sans vergogne.
00:34:30On se souvient
00:34:30qu'en 2024,
00:34:31Jean-Luc Mélenchon
00:34:32avait été interrogé
00:34:33sur la pancarte
00:34:34« Un flic mort
00:34:35est égal à un vote
00:34:37pour le RN en moins ».
00:34:38Vous vous souvenez
00:34:38de cette pancarte
00:34:39dans une manifestation
00:34:40de gauche ?
00:34:41Et vous savez
00:34:41ce qu'il avait répondu ?
00:34:42Il avait répondu
00:34:43« Oh ben,
00:34:43on a le droit
00:34:44de rigoler,
00:34:44non ».
00:34:45Voilà.
00:34:46Et la justice
00:34:47fait preuve aussi
00:34:48de mansuétude,
00:34:49puisqu'en 2017,
00:34:51à Alès,
00:34:52un porteur de T-shirt
00:34:54« Un bon flic
00:34:55est un flic mort ».
00:34:56Un porteur de T-shirt
00:34:57qui avait quand même
00:34:58déjà cinq condamnations
00:34:59sur son casier judiciaire,
00:35:00eh bien,
00:35:01il avait été relaxé
00:35:03et interrogé
00:35:04sur le T-shirt
00:35:05qu'il portait.
00:35:06Il l'avait qualifié
00:35:07de potage.
00:35:08Alors,
00:35:08c'est quand même
00:35:09assez surprenant
00:35:09parce que potage,
00:35:10ça veut dire
00:35:10propre aux adolescents.
00:35:12Ce monsieur,
00:35:12il avait quand même
00:35:1234 ans,
00:35:14convenant qu'il avait
00:35:15un peu passé l'âge
00:35:15des boutons d'acné.
00:35:17Et s'agissant de,
00:35:19pour revenir
00:35:20à Arnaud Beltrame,
00:35:21s'agissant d'Arnaud Beltrame,
00:35:22à droite,
00:35:22il y a eu des réactions
00:35:23évidemment
00:35:24pour ce slogan,
00:35:27des réactions
00:35:28d'indignation
00:35:29de la part
00:35:29de Bruno Retailleau,
00:35:30de Guillaume Bigot
00:35:31ou encore
00:35:31de Gilbert Collard.
00:35:33On s'entre,
00:35:34on a eu Charles Rodwell,
00:35:35mais à gauche,
00:35:35je n'ai vu
00:35:36aucune réaction.
00:35:38On voit bien
00:35:39que la classe politique
00:35:40de gauche,
00:35:41comme pour la jeune garde,
00:35:42est complaisante.
00:35:43Elle soutient souvent
00:35:44et ne condamne jamais.
00:35:47Ce slogan,
00:35:48un bon flic
00:35:49est un flic mort
00:35:50est affreusement
00:35:51banal,
00:35:52finalement,
00:35:52à gauche.
00:35:53Oui,
00:35:53c'est horrible,
00:35:54mais c'est un grand classique
00:35:55de l'extrême gauche.
00:35:57Alors,
00:35:57pour s'en convaincre,
00:35:57il suffit d'aller
00:35:58sur une petite boutique.
00:35:59Je ne sais pas
00:36:00si on en a les photos,
00:36:01mais une petite boutique
00:36:02en ligne
00:36:02sur laquelle je suis allée
00:36:03cet après-midi
00:36:03qui s'appelle
00:36:04ni dieu ni maître.com.
00:36:07Elle commercialise
00:36:07des t-shirts militants
00:36:09et vêtements éthiques,
00:36:10entre guillemets.
00:36:12La phrase,
00:36:14un bon flic
00:36:15est un flic mort,
00:36:16c'est vraiment
00:36:16un must-have,
00:36:16comme on dit
00:36:17dans la mode.
00:36:18et donc,
00:36:19il y a comme ça
00:36:20tout un tas
00:36:22de t-shirts
00:36:24vendus
00:36:24avec ces slogans.
00:36:25Vous voyez,
00:36:25ils appellent ça
00:36:26des t-shirts engagés.
00:36:27À la rubrique
00:36:28humour,
00:36:28vous avez par exemple
00:36:29« Va te faire cuire
00:36:30un keuf »
00:36:31au-dessus d'un pictogramme
00:36:32avec une voiture
00:36:33en flamme.
00:36:34Je pense que c'est
00:36:34un clin d'œil
00:36:35au frère Bernanos
00:36:37qui avait incendié
00:36:39une voiture
00:36:40de policier.
00:36:41Vraiment,
00:36:41c'est vraiment
00:36:42très drôle.
00:36:43C'est convenons-en.
00:36:44En tout cas,
00:36:45que l'on se rassure,
00:36:46chaque t-shirt
00:36:47est garanti.
00:36:48Je cite
00:36:49« 100% végan
00:36:50non testé
00:36:51sur les animaux ».
00:36:52Donc,
00:36:52vous voyez,
00:36:52faire cuire un keuf,
00:36:54oui,
00:36:54faire cuire un steak,
00:36:56non.
00:36:57Et à l'anglais
00:36:58anti-fas
00:36:59et anti-racisme,
00:37:00vous avez toujours
00:37:00des t-shirts,
00:37:01on les voit aussi,
00:37:02je pense,
00:37:02avec des coups de poids
00:37:03américains,
00:37:03des battes de baseball
00:37:04et même des armes à feu.
00:37:06Sur un t-shirt,
00:37:07vous avez slogan
00:37:08« Parler aux fascistes
00:37:09avec un langage
00:37:10qu'ils comprennent
00:37:10sous une arme à feu ».
00:37:11Donc,
00:37:11on voit que c'est
00:37:12un continuum complet
00:37:14de violences
00:37:14tant dans l'hémo
00:37:15que dans l'action.
00:37:16Donc,
00:37:17on l'a vu
00:37:17à l'anglais Palestine,
00:37:18vous avez une femme
00:37:19voilée par un keffier
00:37:20qui porte un fusil
00:37:21dont on voit le canon.
00:37:24Bien apparent,
00:37:24il y a ce commentaire
00:37:25« La résistance
00:37:27n'est pas le terrorisme ».
00:37:28Donc,
00:37:28c'est assez clair.
00:37:29Et donc,
00:37:30on nous explique
00:37:30que chaque achat
00:37:31contribue à récolter
00:37:32des dons
00:37:33pour des groupes militants
00:37:34et des offres caritatives.
00:37:35J'aimerais bien savoir
00:37:36lesquelles.
00:37:37Et les clients
00:37:37sont invités
00:37:38à poster leurs photos
00:37:40sur le site
00:37:40avec leur t-shirt
00:37:41et le pire,
00:37:41c'est qu'ils la postent
00:37:42visage dévoilé,
00:37:44donc en toute impunité.
00:37:47Est-ce son seul
00:37:48statut de gendarme
00:37:49qui voit un Nobel-Trump
00:37:50d'être pris pour cible,
00:37:52Gabriel ?
00:37:52Alors,
00:37:53d'une certaine façon,
00:37:54oui,
00:37:54puisqu'il faisait partie
00:37:55des forces de l'ordre,
00:37:56mais pas seulement.
00:37:58Alors,
00:37:59être gendarme,
00:37:59c'est non seulement
00:38:00faire partie des forces de l'ordre,
00:38:00mais en plus,
00:38:01être militaire.
00:38:02Donc,
00:38:02c'est strike pour les Antifa.
00:38:04Il déteste absolument.
00:38:05Mais il a aussi
00:38:06combattu un terroriste islamiste.
00:38:08Faut-il reparler
00:38:09de l'islamo-gauchisme ?
00:38:10Donc,
00:38:11là aussi,
00:38:11il déteste.
00:38:12Il était catholique
00:38:13de fraîche date,
00:38:14mais fervent.
00:38:15Édifié par son exemple,
00:38:16la femme qui l'a sauvée
00:38:17s'est fait baptiser.
00:38:18L'extrême-gauche
00:38:19déteste l'église
00:38:20et les cathos.
00:38:20Le site dont je vous parlais,
00:38:21d'Ignodimètre,
00:38:23vend un t-shirt
00:38:24montrant une église
00:38:25en flamme
00:38:25avec la phrase
00:38:26de Buenaventura
00:38:27Duruti,
00:38:28la seule église
00:38:29qui illumine
00:38:29est une église
00:38:30qui brûle.
00:38:31Voilà.
00:38:31Parfois,
00:38:32on se demande
00:38:32qui met le feu aux églises.
00:38:33Il y en a peut-être
00:38:34parmi eux.
00:38:35Puis,
00:38:36il est un héros français,
00:38:38un héros dans la grande tradition
00:38:39de la chevalerie française
00:38:41qui a porté secours
00:38:43à une femme
00:38:43jusqu'à donner sa vie.
00:38:45Il n'y a rien qui va.
00:38:45Là,
00:38:46ça contrevient complètement
00:38:47au récit du patriarcat
00:38:48qui opprime les femmes.
00:38:49Il est l'acmé,
00:38:51finalement,
00:38:51de notre civilisation,
00:38:53celle que déteste
00:38:54l'ultra-gauche.
00:38:55Alors,
00:38:56on peut quand même
00:38:56s'interroger,
00:38:57si vous me permettez,
00:38:58parce que récemment,
00:38:58le gouvernement nous a expliqué
00:38:59que depuis l'élection
00:39:00d'Emmanuel Macron,
00:39:02à l'Élysée en 2017,
00:39:03il y avait 25 groupes
00:39:04de la mouvance ultra
00:39:05qui avaient été dissous,
00:39:0620 à l'ultra-droite
00:39:07et 5 à l'ultra-gauche.
00:39:09Moi,
00:39:09je m'interroge
00:39:10sur une telle
00:39:11disproportion.
00:39:12Quand j'apprends
00:39:13que Laurent Nunez
00:39:14cherche des poux
00:39:14dans la tête
00:39:15des jeunes filles
00:39:15de Némésis
00:39:16et n'exclut pas
00:39:17de les dissoudre,
00:39:18il l'a dit à l'Assemblée,
00:39:19alors que le 8 mars,
00:39:20vous savez ce qu'elles ont fait
00:39:21et que les policiers
00:39:21leur ont offert des fleurs
00:39:23et que je vois
00:39:24que ce genre de site
00:39:25a pignon sur rue
00:39:26et prospère depuis des années
00:39:27sans être inquiétée,
00:39:28je me dis
00:39:29nos agriculteurs ont raison,
00:39:31on marche sur la tête
00:39:32et je ne parle pas
00:39:33des inscriptions
00:39:34que l'on voit fleurir
00:39:35depuis la mort de Quentin
00:39:36dans les locaux
00:39:37de l'université,
00:39:38je ne sais pas
00:39:38si on l'a ici,
00:39:39Paris-Panthéon-Sorbonne,
00:39:41un faf,
00:39:42une balle,
00:39:43justice sociale,
00:39:44voilà.
00:39:45Sur la place
00:39:46de la République,
00:39:47le 8 mars,
00:39:47des militants
00:39:48d'extrême-gauche
00:39:48ont tagué
00:39:49une fois de plus
00:39:50sur la statue,
00:39:51patriarcat au feu,
00:39:52Némésis au milieu,
00:39:53dead men,
00:39:54flics fachos.
00:39:55Alors,
00:39:55ça prend un peu de temps
00:39:56de taguer,
00:39:56moi je ne sais pas,
00:39:57je suis un esprit naïf
00:39:58et simple,
00:40:01c'est-il que la BRAVEM
00:40:02soit intervenue
00:40:03pour les veilleurs
00:40:03qui n'avaient rien tagué,
00:40:04juste réciter des textes
00:40:05vous souvenez
00:40:06devant l'Assemblée nationale
00:40:07au moment du vote
00:40:07de l'Etat nazi
00:40:08et pourquoi la BRAVEM
00:40:10n'est pas intervenue ?
00:40:11Oui, décidément,
00:40:11nous marchons sur la tête.
00:40:15Merci.
00:40:16Gabrielle Cluzel.
00:40:18Mathieu,
00:40:18dans un instant,
00:40:19on parlera des municipales
00:40:20avec,
00:40:21je le disais,
00:40:22donc ce soir,
00:40:22on parlera de la droite
00:40:24où on est la droite
00:40:24au cœur de ces municipales
00:40:25et on parlera avec vous
00:40:27demain du Bloc central
00:40:29jeudi de la France insoumise.
00:40:31Avant de recevoir
00:40:32notre invité,
00:40:33Maître Fabien Rajon
00:40:34pour parler de Quentin,
00:40:37il est l'avocat
00:40:38de la famille de Quentin,
00:40:39je vous propose
00:40:39d'écouter un invité
00:40:41que j'avais ce midi
00:40:42sur Europe 1
00:40:43qui a fait une étude
00:40:45particulière
00:40:45sur les villes
00:40:46lors des municipales.
00:40:48C'est un chercheur
00:40:49à l'Université de Paris-Dauphine
00:40:50qui a classé les villes
00:40:53en fonction
00:40:53de leur bonne gestion
00:40:55et écoutez bien
00:40:56pour voir
00:40:57quel parti politique
00:40:58gère mieux
00:40:59les villes en France.
00:41:01Les villes qui gèrent le mieux ?
00:41:02Des villes de droite
00:41:03ou des villes de gauche ?
00:41:04Alors voilà,
00:41:04ça c'est une bonne question.
00:41:05En fait,
00:41:06en effet,
00:41:06il s'avère que
00:41:07mon classement
00:41:09prouve
00:41:09que les villes
00:41:10sont mieux gérées
00:41:11par la droite
00:41:12que la gauche
00:41:13d'abord.
00:41:14Puis,
00:41:15concernant
00:41:15les partis
00:41:16plus précisément,
00:41:18par exemple...
00:41:18classement des partis politiques
00:41:19qui gèrent le mieux
00:41:21les villes.
00:41:21Exactement.
00:41:22Dans la strade,
00:41:23par exemple,
00:41:23des villes
00:41:24de plus de 100 000 habitants,
00:41:26l'ELR sort gagnant
00:41:28avec une note
00:41:29de 11,142
00:41:30avec 11,142
00:41:32puis suivi
00:41:32de Horizons
00:41:33avec 10,2
00:41:34l'EPS
00:41:35derrière
00:41:36avec 9,2
00:41:37et les écologistes
00:41:388,96.
00:41:40Voilà.
00:41:41Il a noté aussi
00:41:42une chose intéressante.
00:41:42Très révélateur.
00:41:43Voilà.
00:41:44Une chose intéressante aussi,
00:41:45c'est de considérer
00:41:46les villes
00:41:46les mieux gérées.
00:41:48Par exemple,
00:41:49les 50%
00:41:50des villes
00:41:51les mieux gérées
00:41:52sont tenues
00:41:52en majorité
00:41:53par l'ELR,
00:41:5442%,
00:41:55suivi du PS,
00:41:5776%.
00:41:58Mais par contre,
00:41:59un fait encore plus marquant,
00:42:00c'est si je considère
00:42:01la strade
00:42:02des villes
00:42:02entre 50 000
00:42:03et 100 000 habitants,
00:42:06eh bien,
00:42:07les 25%
00:42:07des villes
00:42:08les mieux gérées
00:42:08sont tenues
00:42:09par l'ELR
00:42:10dans 72%
00:42:11des cas.
00:42:12Et je pourrais dire
00:42:13qu'inversement,
00:42:14les villes
00:42:14les moins bien gérées
00:42:16sont malheureusement
00:42:16tenues,
00:42:17malheureusement,
00:42:17je n'en sais rien,
00:42:18mais en tout cas,
00:42:18sont tenues
00:42:19par l'EPS
00:42:21et l'extrême-gauche.
00:42:23Très intéressant.
00:42:24Mathieu,
00:42:24on nous parle
00:42:25dans un instant
00:42:26de la droite
00:42:27au cœur
00:42:27de ces municipales.
00:42:28Maître Fabien Rajon,
00:42:29merci infiniment
00:42:30de nous accorder
00:42:31cet entretien.
00:42:32Ce soir,
00:42:33je sais que
00:42:33vous mesurez
00:42:35vos passages
00:42:36dans les médias
00:42:37et vous tenez
00:42:37justement
00:42:38à ne pas
00:42:39parler
00:42:40pour ne rien dire,
00:42:41mais parler
00:42:41très rarement
00:42:43et mesurer
00:42:43vos propos.
00:42:44Je vais peut-être
00:42:45me baser
00:42:45sur cette interview
00:42:46que vous avez accordée
00:42:47en exclusivité
00:42:48au Figaro
00:42:49ce matin
00:42:50pour vous poser
00:42:51peut-être
00:42:52cette première question.
00:42:53Comment va la famille
00:42:55de Quentin
00:42:55ce soir ?
00:42:57Merci de votre invitation
00:42:59Madame Kelly.
00:43:01La famille
00:43:02de Quentin
00:43:03de Ranc
00:43:03a été réveillée
00:43:05cette nuit
00:43:05du 13 février.
00:43:06Ça va faire
00:43:06bientôt un mois.
00:43:084 heures du matin,
00:43:10un inconnu
00:43:10va frapper,
00:43:13va sonner
00:43:14au portail
00:43:15de leur maison.
00:43:16On est dans
00:43:16le département
00:43:17du Rhône
00:43:18à quelques encabures
00:43:18de Lyon.
00:43:20Cet individu,
00:43:20les parents
00:43:21de Quentin
00:43:22ne le connaissent pas.
00:43:23Il va sonner,
00:43:24il va insister.
00:43:25Ils sont réveillés
00:43:25brusquement.
00:43:26Le papa descend.
00:43:28Il va à la rencontre
00:43:29de cette personne
00:43:30qui lui annonce
00:43:31paniqué et en pleurs
00:43:32que leur fils
00:43:33Quentin
00:43:3423 ans
00:43:34est dans un état
00:43:35désespéré,
00:43:36qu'il est dans le coma
00:43:37et qu'il faut
00:43:38forcément aller
00:43:39en urgence,
00:43:40en urgence absolue
00:43:41à l'hôpital
00:43:43Édouard Hériot
00:43:43pour être
00:43:45au chevet
00:43:45de leur fils.
00:43:47Ils vont
00:43:50rencontrer
00:43:51les médecins
00:43:51d'HEH
00:43:52d'Édouard Hériot
00:43:53qui vont leur faire part
00:43:55du pronostic vital
00:43:57qui est bien plus
00:43:58qu'engagé.
00:44:00Et cette nuit-là,
00:44:01bien sûr,
00:44:02elle va les marquer
00:44:03à vie.
00:44:05Et je dirais
00:44:05qu'au-delà
00:44:06du déchirement
00:44:07de perdre
00:44:07un enfant
00:44:08dans ces conditions-là,
00:44:10ils me disent
00:44:11qu'il y a bien sûr
00:44:11l'extrême violence
00:44:13des faits.
00:44:14L'extrême violence
00:44:15des faits,
00:44:16six individus
00:44:16qui vont s'acharner
00:44:18sur Quentin,
00:44:19qui gillent au sol,
00:44:21qui vont utiliser
00:44:24leur coup de poing,
00:44:25coup de pied
00:44:26sur la tête
00:44:27avec une intention
00:44:28homicide
00:44:29qu'il faudra bien sûr
00:44:30dans le cadre
00:44:30de l'information judiciaire,
00:44:32j'irais approfondir,
00:44:33mais qui me semble
00:44:34néanmoins
00:44:36caractérisée.
00:44:36Je ne suis pas le seul
00:44:37à le penser
00:44:37puisque le procureur
00:44:38de la République
00:44:38a qualifié
00:44:40l'effet
00:44:41d'homicide
00:44:42volontaire.
00:44:43On parle
00:44:43bel et bien
00:44:44d'un meurtre.
00:44:46Il y a une image
00:44:47que les parents
00:44:48de Quentin
00:44:49ont à l'esprit.
00:44:51vous avez tous vu
00:44:52les images
00:44:53très glaçantes
00:44:54de ce qu'on a pu voir
00:44:55de ce lynchage,
00:44:56il faut dire les choses,
00:44:57c'est un lynchage
00:44:58qui a été infligé
00:45:00à ce malheureux Quentin.
00:45:02On a tous vu
00:45:02ces images
00:45:03à la télévision.
00:45:04La famille de Quentin
00:45:04a une autre image.
00:45:06Lorsqu'ils ont rencontré
00:45:07les équipes d'urgentistes,
00:45:09les urgentistes
00:45:09leur ont dit
00:45:10que le crâne
00:45:12de Quentin
00:45:14avait des empreintes
00:45:16de traces de chaussures,
00:45:17de semelles de chaussures,
00:45:19preuves de la violence
00:45:21inouïe
00:45:21des coups
00:45:22qui ont été portés
00:45:23à Quentin.
00:45:26Le caractère soudain
00:45:27de l'annonce du décès,
00:45:29le déchirement du décès,
00:45:30la violence inouïe
00:45:31des faits,
00:45:32est depuis quelques jours,
00:45:33il faut le dire,
00:45:37une forme de harcèlement,
00:45:38de trac
00:45:39vis-à-vis de cette famille
00:45:41finalement
00:45:42à qui on va demander
00:45:43des comptes
00:45:44sur le passé de Quentin,
00:45:45sur ses engagements politiques,
00:45:47sur son recours
00:45:47ou non,
00:45:48et je le dis très clairement,
00:45:49je le dis non
00:45:50à la violence,
00:45:51et puis le fait
00:45:52qu'on va très clairement
00:45:54salir sa mémoire,
00:45:55pas un jour
00:45:56sans un commentaire
00:45:57nauséabond
00:45:58sur cette malheureuse victime
00:45:59dans l'inchage.
00:46:00Voilà les trois choses
00:46:04qui affligent
00:46:05cette famille
00:46:06qui malgré tout,
00:46:08je dois vous le dire,
00:46:09elle force l'admiration,
00:46:10elle force le courage,
00:46:11elle est très digne,
00:46:13mais néanmoins
00:46:13elle est confrontée,
00:46:14je dirais,
00:46:15à une situation
00:46:15qui est intenable.
00:46:16et ce que je veux vous dire
00:46:17aujourd'hui,
00:46:18c'est que cette famille,
00:46:19elle a besoin de soutien,
00:46:21elle a besoin du soutien
00:46:22de tous les Français,
00:46:23quelle que soit leur conviction,
00:46:24quelle que soit
00:46:25leur rapport à la foi,
00:46:27d'ailleurs c'est une famille
00:46:27qui est, je pense,
00:46:29aidée par leur foi catholique,
00:46:31mais ce que je veux vous dire
00:46:32aujourd'hui,
00:46:32c'est que ces gens-là
00:46:34ont besoin d'aide,
00:46:35ont besoin de soutien,
00:46:37certains veulent en faire
00:46:38des parias,
00:46:39certains les somment
00:46:40de répondre à des questions,
00:46:41je vais venir à cette forme de,
00:46:44je ne vais pas dire
00:46:44cette forme de harcèlement,
00:46:45à ce harcèlement
00:46:46qui leur est imposé,
00:46:49et ce que je veux vous dire aussi,
00:46:50c'est que la mémoire de Quentin,
00:46:51finalement,
00:46:52elle appartient à tous les Français,
00:46:54sans exclusive,
00:46:55voilà,
00:46:56ces gens-là ont besoin de soutien.
00:46:58Comment peut-on les soutenir ?
00:47:00Alors, moi je reçois
00:47:01beaucoup de petites cartes,
00:47:03de petits mots de soutien,
00:47:05mais je pense que le meilleur moyen
00:47:07de soutenir cette famille,
00:47:08c'est tout simplement
00:47:09de dire la vérité,
00:47:10de dire que Quentin
00:47:12a été victime d'un inchage
00:47:14et que les faits
00:47:16sont constitutifs
00:47:17d'un guet-apens.
00:47:18Quand on vient nous dire
00:47:19qu'il s'agit d'une simple rixe,
00:47:21quand on nous dit
00:47:22que Quentin de Ranck
00:47:23était un gros bras
00:47:24d'extrême droite,
00:47:26eh bien,
00:47:26non seulement on ment,
00:47:28mais on va atteindre
00:47:29à sa mémoire.
00:47:30Soutenir Quentin,
00:47:31c'est aussi dire
00:47:32et faire savoir la vérité.
00:47:34Dire et faire savoir la vérité,
00:47:35non pas de certains médias,
00:47:37de certaines officielles,
00:47:39mais tout simplement
00:47:40la vérité factuelle
00:47:41et je vais même aller plus loin
00:47:43la vérité judiciaire.
00:47:45Les éléments auxquels
00:47:46moi j'ai accès,
00:47:47ce ne sont pas les éléments
00:47:47qu'on peut consulter
00:47:48sur le web,
00:47:50quoi qu'en disent
00:47:50certains commentateurs,
00:47:52certains influenceurs
00:47:53et même certains politiques.
00:47:55La réalité de ce dossier,
00:47:56elle est très claire,
00:47:56c'est que Quentin,
00:47:57il a été lynché.
00:47:58Voilà, tout simplement.
00:48:00Maître Fabien Rageant,
00:48:01où en est l'enquête ?
00:48:03Alors,
00:48:04l'enquête a été ouverte
00:48:06dans un premier temps
00:48:08sous l'égide du parquet
00:48:09de Lyon
00:48:10et ensuite,
00:48:11le procureur de la République
00:48:11a pris un réquisitoire
00:48:12introductif
00:48:13aux fins d'ouverture
00:48:14d'une information judiciaire
00:48:15qui a été confiée
00:48:16à trois juges d'instruction
00:48:17lyonnais,
00:48:18donc qui travaillent
00:48:19au tribunal judiciaire
00:48:20de Lyon.
00:48:21Ces trois magistrats instructeurs
00:48:22travaillent sous une qualification
00:48:24criminelle
00:48:25de faits
00:48:26qui sont passibles
00:48:28de la réclusion criminelle
00:48:29à perpétuité.
00:48:30On a des individus
00:48:32qui sont mis en examen.
00:48:33Je dois rappeler
00:48:33qu'ils sont présumés innocents.
00:48:35Certains d'entre eux
00:48:35sont placés
00:48:36sous le statut
00:48:37de contrôle judiciaire.
00:48:38D'autres sont placés
00:48:39en détention provisoire.
00:48:40Très clairement,
00:48:41on est sur un dossier criminel
00:48:42avec des investigations
00:48:43qui vont durer,
00:48:45je dirais,
00:48:4718-24 mois
00:48:48et ensuite,
00:48:49ce dossier sera jugé
00:48:50là où il doit l'être,
00:48:51c'est-à-dire devant
00:48:52une cour d'assises.
00:48:53Vous parlez beaucoup
00:48:54de médias,
00:48:55vous parlez à beaucoup
00:48:56de ces journalistes
00:48:59qui harcèlent
00:49:00la famille,
00:49:01qui vont jusqu'à harceler
00:49:03la famille
00:49:03chez la mère
00:49:05au Pérou.
00:49:06Qui sont ces médias
00:49:07en particulier ?
00:49:09Alors,
00:49:09moi,
00:49:10je ne veux pas...
00:49:12Je veux vous dire
00:49:13la vérité.
00:49:13La vérité,
00:49:14c'est que mes clients,
00:49:15ils ne peuvent pas
00:49:15vivre leur deuil
00:49:16sereinement.
00:49:17Quand on va
00:49:18les contacter
00:49:19une fois,
00:49:20deux fois,
00:49:20trois fois,
00:49:21quatre fois,
00:49:22systématiquement,
00:49:23quand on va aller,
00:49:24vous l'avez dit,
00:49:25jusqu'à contacter
00:49:25la famille
00:49:26qui vit au Pérou.
00:49:28Voilà.
00:49:28Quand on va
00:49:29sur le lieu
00:49:30d'emploi
00:49:31de monsieur
00:49:32ou de madame,
00:49:33demander des comptes.
00:49:34Quand on va
00:49:34sur l'école,
00:49:36les anciens établissements
00:49:37scolaires qui ont été
00:49:37fréquentés par Quentin.
00:49:39La famille de Quentin
00:49:40se pose tout simplement
00:49:41la question de savoir
00:49:42si,
00:49:42s'agissant des mises en cause,
00:49:44dont je rappelle
00:49:44qu'ils sont pris
00:49:45le 1 900,
00:49:45s'il y a,
00:49:46oui ou non,
00:49:46un tel acharnement,
00:49:47d'ailleurs,
00:49:47je ne souhaite même pas
00:49:49pour les mises en cause,
00:49:50s'il y a un tel acharnement.
00:49:52Très clairement,
00:49:54Quentin n'était même pas
00:49:55inhumé que cette traque-là
00:49:57avait commencé.
00:49:58Alors,
00:49:59on peut se dire
00:49:59qu'effectivement,
00:50:00c'est préjudiciable
00:50:01pour Quentin,
00:50:02ça l'est,
00:50:03ça l'est pour sa mémoire,
00:50:04ça l'est pour sa famille,
00:50:05mais on peut aussi
00:50:06se poser la question
00:50:07du pourquoi.
00:50:08Pourquoi cette inversion
00:50:09accusatoire ?
00:50:10Pourquoi ces méthodes-là ?
00:50:12Pourquoi cette traque ?
00:50:13Alors que la famille
00:50:14de Quentin,
00:50:15elle se tient à distance
00:50:16des polémiques politiques,
00:50:18vous n'avez pas entendu
00:50:19s'exprimer,
00:50:20premier point,
00:50:21vous n'avez pas entendu
00:50:22aborder un quelconque terrain
00:50:23politique,
00:50:24elle souhaite simplement
00:50:25deux choses.
00:50:26Première chose,
00:50:27tout simplement,
00:50:28que la mémoire de Quentin,
00:50:29elle soit préservée.
00:50:30Et deuxième chose,
00:50:31eh bien,
00:50:32que les individus
00:50:33qui ont tué
00:50:35leur enfant de 23 ans,
00:50:37eh bien,
00:50:37qu'ils soient jugés
00:50:38et qu'ils soient sévèrement
00:50:39punis par l'institution judiciaire.
00:50:41C'est tout.
00:50:43Que s'est-il passé
00:50:44ce soir-là ?
00:50:45Vous avez insisté
00:50:47sur le mot guet-tapant
00:50:48et pas affrontement.
00:50:49Et ensuite,
00:50:50vous vous demanderez
00:50:50qui était Quentin ?
00:50:53Alors,
00:50:53sur les circonstances
00:50:56des faits,
00:50:56on est en cours
00:50:57d'information judiciaire,
00:50:58on y verra plus clair.
00:51:00Moi,
00:51:00les éléments
00:51:01que j'ai pu
00:51:03réunir
00:51:04dans le cadre
00:51:04de mon activité
00:51:05de conseil
00:51:07côté Parti civil,
00:51:08c'est qu'effectivement,
00:51:09il ne s'agit pas d'une RICS.
00:51:10Très clairement,
00:51:11il ne s'agit pas d'une RICS.
00:51:12Alors,
00:51:12dire qu'il ne s'agit pas d'une RICS,
00:51:14c'est une chose,
00:51:14l'étayer,
00:51:15c'en est une autre.
00:51:16Premier point,
00:51:16le procureur de la République,
00:51:18dans le cadre
00:51:18de deux conférences de presse,
00:51:19s'est exprimé sur le sujet.
00:51:20Est-ce qu'il s'agissait
00:51:21d'une RICS,
00:51:22d'une bagarre,
00:51:22on va dire,
00:51:23à armes égales
00:51:24qui aurait mal tourné,
00:51:25ou d'un guet-apens ?
00:51:27Il dit très clairement,
00:51:28le procureur de la République,
00:51:29que Quentin se tenait
00:51:30à bonne distance
00:51:31lorsque ses jeunes filles
00:51:33de Némésis
00:51:34ont été agressées.
00:51:36Je crois qu'il y a une jeune fille
00:51:36qui a été étranglée.
00:51:38Le groupe de Quentin
00:51:39n'intervient pas.
00:51:40Quentin n'intervient pas.
00:51:41Il est situé
00:51:42à plus d'une centaine de mètres
00:51:44de cette première altercation
00:51:46pour lequel il y a des groupes
00:51:47qui vont être violents
00:51:49vis-à-vis de ces jeunes filles
00:51:50de Némésis.
00:51:51Et ensuite,
00:51:52le procureur de la République
00:51:53rappelle très clairement
00:51:54que Quentin
00:51:55a été pris à partie.
00:51:56Ensuite,
00:51:57sur le guet-apens,
00:51:58on a un groupe,
00:52:00ce groupe d'auteurs,
00:52:02on va dire,
00:52:02de mise en cause.
00:52:03C'est un groupe
00:52:04qui était préparé,
00:52:05entraîné au combat
00:52:06avec des individus
00:52:07qui se préparent
00:52:07à des actions violentes,
00:52:10qui utilisent
00:52:10des messageries cryptées,
00:52:12qui par ailleurs
00:52:13bénéficiaient de complicité
00:52:14et qui, en outre,
00:52:15avaient effectué
00:52:16des repérages.
00:52:17Donc,
00:52:17on est bien loin
00:52:18de la simple rixe
00:52:19qui tourne mal.
00:52:20On est clairement
00:52:20dans le lynchage.
00:52:22On est dans ce que
00:52:23la famille me dit
00:52:25ressentir comme un crime
00:52:26qui a été orchestré
00:52:27en tout état de cause.
00:52:28On est mêlé bien
00:52:29sur un groupe
00:52:30qui a foudroyé,
00:52:31qui a été foudroyant
00:52:32sur Quentin,
00:52:33qui ne lui a laissé
00:52:34aucune chance.
00:52:35Je rappelle
00:52:35la violence extrême
00:52:37des coups
00:52:38et l'intention
00:52:39homicide.
00:52:40Mais très clairement,
00:52:41il ne s'agissait pas
00:52:41d'une rixe.
00:52:43Maître,
00:52:44je vais vous montrer
00:52:44des images
00:52:45qui, moi,
00:52:45me choquent
00:52:46et me gênent.
00:52:47Mais je ne vais pas
00:52:48vous les montrer.
00:52:49C'est cette vidéo
00:52:51qui a été diffusée
00:52:53et qui fait
00:52:53beaucoup polémique.
00:52:58On envoie quelqu'un,
00:52:59mais il ne se téléporte pas.
00:53:11Il vient de rentrer tout le monde.
00:53:19Il s'est fait taper
00:53:20sur la tête, monsieur.
00:53:21Non, mais c'est des trucs
00:53:21qu'ils aient su.
00:53:22Enfin, ils sont là.
00:53:23Ils étaient là pour ça.
00:53:24Ils étaient là pour ça,
00:53:25pour faire taper
00:53:26sur la tête.
00:53:26Vous voyez,
00:53:27les informations.
00:53:27Non, non, non.
00:53:27Mais de vous, madame, madame.
00:53:28De vous, c'est une bagarre organisée.
00:53:30Il y a de vous
00:53:30qui se sont bagarrés.
00:53:31Je pense qu'il faut
00:53:32qu'il aille à Saint-Jean
00:53:33parce qu'il a l'air
00:53:33d'avoir pas normal.
00:53:33Oui, mais c'est ce que je dis.
00:53:34Il faut qu'il aille à l'hôpital.
00:53:35D'accord, mais...
00:53:36Il ne faut pas de problème
00:53:36avec la police.
00:53:38Beaucoup de choses
00:53:39ont été dites
00:53:40à partir de cette vidéo.
00:53:41Comment l'interprétez-vous ?
00:53:44Eh bien, quelques instants plus tard,
00:53:45quelques minutes plus tard,
00:53:46Quentin va mourir.
00:53:47Voilà, tout simplement.
00:53:49Cette vidéo,
00:53:50elle ne prouve rien d'autre
00:53:51que l'indécence
00:53:52de ces gens.
00:53:53Voilà.
00:53:53L'indécence de ces gens,
00:53:54l'indécence des commentaires
00:53:55qu'on peut voir
00:53:56puisque cette vidéo,
00:53:56elle est interprétée,
00:53:57surinterprétée.
00:53:58Alors, elle ne figure pas
00:53:59au dossier pénal.
00:54:01Ce n'est pas un élément
00:54:02de l'enquête.
00:54:03Mais néanmoins,
00:54:04aujourd'hui,
00:54:05voilà ce qui infuse
00:54:06dans la société.
00:54:06Quentin serait quasiment
00:54:08responsable de sa propre mort.
00:54:10On nous dit
00:54:10qu'Quentin avait
00:54:11du sang sur les mains.
00:54:14Donc, il serait donc
00:54:15un criminel
00:54:15ou il aurait porté des coups.
00:54:17Je dis tout simplement
00:54:18faux.
00:54:19Faux, tout simplement,
00:54:20parce que la famille
00:54:21me dit que,
00:54:22eh bien,
00:54:23sur la dépouille de Quentin,
00:54:24sur ses mains,
00:54:25il n'y avait pas
00:54:25la moindre trace.
00:54:26Preuve qu'il n'avait pas
00:54:27porté de coups,
00:54:28tout simplement.
00:54:29Mais néanmoins,
00:54:31cette vidéo,
00:54:31elle a dû être vue
00:54:33des centaines de milliers
00:54:34de fois,
00:54:35des millions de fois.
00:54:35Alors, vous avez la vérité judiciaire,
00:54:37vous avez la vérité factuelle,
00:54:38et puis vous avez des vidéos
00:54:40avec des commentateurs,
00:54:43avec une voix off.
00:54:44On ne sait pas
00:54:44qui est cette personne
00:54:46qui apparemment lui dit
00:54:47si tu ne veux pas
00:54:49avoir de problème
00:54:50avec la police,
00:54:50il ne faut pas
00:54:51appeler les secours.
00:54:52On ne sait pas qui c'est,
00:54:53on n'en sait rien.
00:54:54On ne sait pas
00:54:54si c'est quelqu'un
00:54:55qui figurait parmi les antifas
00:54:56ou parmi les amis
00:54:58de Quentin.
00:54:59On n'en sait strictement rien,
00:55:00mais on considère
00:55:01que c'est une vérité
00:55:03qui doit être incontestable.
00:55:05Je rappelle par ailleurs
00:55:06un autre point,
00:55:07je suis contraint
00:55:08de le rappeler,
00:55:09ce point-là,
00:55:10que Quentin
00:55:11avait un pronostic vital
00:55:13qui était extrêmement engagé
00:55:15et qu'il a été dit
00:55:16à la famille
00:55:17que quel que soit
00:55:18le moment
00:55:18de la prise en charge
00:55:20hospitalière,
00:55:21bien évidemment,
00:55:22hélas,
00:55:23il avait vocation
00:55:24à mourir
00:55:24quelques instants plus tard.
00:55:25Vous avez un mourant,
00:55:27vous avez quelqu'un
00:55:28qui est à gare
00:55:29et on va surinterpréter
00:55:30ces images
00:55:30pour nous dire
00:55:32qu'il était responsable
00:55:33de son propre sort.
00:55:34On parle encore une fois
00:55:35de quelqu'un
00:55:35qui a été lynché,
00:55:37battu à mort.
00:55:38Je vais vous montrer
00:55:39deux autres images
00:55:40choquantes aussi.
00:55:42C'est deux tweets,
00:55:43un tweet où on voit
00:55:44à Fougère,
00:55:45en Ile-et-Vilaine,
00:55:45à Tag,
00:55:46sauve un copain,
00:55:47butte un Quentin
00:55:49où on voit effectivement
00:55:51encore dans une autre ville
00:55:53l'inscription
00:55:54sauve un copain
00:55:56à Lyon,
00:55:57butte un Quentin.
00:55:58Votre réaction ?
00:56:01C'est le deuxième lynchage
00:56:03de Quentin de Ranque.
00:56:05Vous avez le premier lynchage,
00:56:07six individus
00:56:08qui s'acharnent
00:56:08à coups de pied
00:56:08sur sa tête
00:56:09et le second lynchage
00:56:11qui est en cours.
00:56:13C'est désolant
00:56:14parce qu'encore une fois,
00:56:17résumer Quentin
00:56:18à son engagement politique,
00:56:20je crois que c'est
00:56:21faire fausse route.
00:56:23Quentin,
00:56:23je vais vous en parler,
00:56:24on va en parler.
00:56:26Qui est-il ?
00:56:27Qui est-il ?
00:56:28Moi, j'échange beaucoup
00:56:29avec son papa.
00:56:31Je crois que
00:56:33Quentin était quelqu'un,
00:56:35ça a été dit,
00:56:36qui était très studieux,
00:56:38qui lisait beaucoup.
00:56:39C'est quelqu'un qui aussi
00:56:40s'engageait pour le bien,
00:56:44quelqu'un de généreux,
00:56:45quelqu'un qui consacrait
00:56:46notamment ses soirées
00:56:47à faire des maraudes
00:56:47pour les sans-abri.
00:56:50Et par ailleurs,
00:56:51quelqu'un qui était
00:56:51très proche de sa famille,
00:56:53vous l'avez dit,
00:56:54Madame Kelly,
00:56:55qui est établie au Pérou.
00:56:58Il avait consacré
00:57:00quelques semaines
00:57:00à voyager.
00:57:02Notamment,
00:57:03il y a deux ans,
00:57:04il a fait la cordillère des Andes,
00:57:06il a fait la forêt amazonienne.
00:57:08Il était très proche
00:57:09de sa famille
00:57:10qui vivait au Pérou.
00:57:12C'était quelqu'un
00:57:13qui avait aussi
00:57:13un engagement religieux.
00:57:15cet engagement religieux,
00:57:17aujourd'hui,
00:57:17il est d'un certain secours,
00:57:18d'un grand secours même
00:57:20pour la famille de Quentin.
00:57:22Et puis surtout,
00:57:23moi je dois vous dire
00:57:23que Quentin,
00:57:24c'est quelqu'un
00:57:24qui détestait
00:57:25toutes les formes de conflits,
00:57:27quelqu'un qui n'était pas violent.
00:57:30On fait son procès aujourd'hui,
00:57:32on nous somme
00:57:32de nous justifier
00:57:34sur telle ou telle vidéo,
00:57:35tel ou tel élément.
00:57:37Il y a un élément
00:57:38qui n'est pas contestable,
00:57:39c'est que Quentin
00:57:39n'était pas quelqu'un de violent.
00:57:41Quentin,
00:57:42je vous l'ai décrit
00:57:43sur son chemin spirituel,
00:57:44je vous l'ai décrit
00:57:46dans sa vie de tous les jours,
00:57:46dans ses rapports
00:57:48avec ses amis,
00:57:49dans son rapport
00:57:50avec sa famille
00:57:51qui vivait au Pérou.
00:57:52Je vous le décris aussi physiquement,
00:57:54Quentin,
00:57:54c'est quelqu'un
00:57:54qui faisait 63 kilos.
00:57:56C'est quelqu'un
00:57:56qui a un casier judiciaire
00:57:58qui est vierge,
00:57:59qui n'a aucune mention
00:58:00à son tâche.
00:58:01Qu'en est le tâche ?
00:58:02Le traitement
00:58:02des antécédents judiciaires,
00:58:04ça veut dire quoi ?
00:58:05Ça veut dire qu'il n'a jamais
00:58:05été placé en garde à vue
00:58:06pour de quelconques infractions
00:58:08et notamment
00:58:09en lien
00:58:09avec des violences.
00:58:11Donc,
00:58:11il avait son engagement,
00:58:12oui,
00:58:12mais c'est quelqu'un
00:58:13qui était dans un engagement
00:58:15qui était non-violent.
00:58:16Il était animé
00:58:17de non-violence.
00:58:19Peut-être, Charlotte,
00:58:20une question
00:58:20avant le JT de 20h.
00:58:22Oui,
00:58:23dès le début
00:58:24et juste après le drame,
00:58:25vous aviez expliqué
00:58:26vouloir protéger
00:58:27la mémoire
00:58:27et pour les parents
00:58:28de Quentin
00:58:28et pour sa famille
00:58:29d'ailleurs plus largement
00:58:30et engager
00:58:31d'éventuelles poursuites.
00:58:32Vous l'avez dit,
00:58:33il y a des attaques
00:58:33sur lui,
00:58:34des recherches,
00:58:35du harcèlement
00:58:35sur sa famille
00:58:36et puis il y a aussi
00:58:37une réécriture
00:58:38de ce que l'on sait
00:58:39des faits,
00:58:39notamment de ce qui a été
00:58:40dit par le procureur.
00:58:41Est-ce que ces poursuites
00:58:42ont été engagées
00:58:43ou est-ce que c'est toujours
00:58:44une volonté de votre part ?
00:58:45Alors,
00:58:45il y a deux choses.
00:58:46Il y a d'une part
00:58:47le harcèlement insupportable
00:58:49de cette famille,
00:58:51premier point.
00:58:51Et deuxième point,
00:58:52il y a effectivement
00:58:53les atteintes à sa mémoire.
00:58:55J'ai engagé déjà
00:58:56une première initiative
00:58:57vis-à-vis d'une personne
00:58:58qui a gravement attenté
00:59:01à sa mémoire
00:59:02et qui par ailleurs
00:59:03exerce la profession d'avocat.
00:59:04C'est un premier point.
00:59:05Et deuxième point,
00:59:06nous travaillons
00:59:06sur d'autres initiatives,
00:59:08clairement des plaintes pénales
00:59:09adressées au procureur
00:59:10de la République
00:59:11pour ce type de faits
00:59:12qui sont totalement inacceptables.
00:59:14Maître,
00:59:14je vous donne le mot
00:59:15de la fin de cette émission
00:59:16dans quelques instants,
00:59:17juste après la chronique
00:59:18de Mathieu Bocoté
00:59:19et après les dernières informations
00:59:21sur le front de la guerre
00:59:22en Iran
00:59:22avec Amical de Santos.
00:59:25Bonsoir Christine,
00:59:26bonsoir à tous.
00:59:26De nouvelles explosions
00:59:27entendues cet après-midi
00:59:28à Manama.
00:59:29Selon nos confrères de l'AFP,
00:59:31la capitale du Bahreïn
00:59:32aurait été à nouveau
00:59:32ciblée par l'Iran.
00:59:34Depuis le début de la guerre,
00:59:35deux personnes ont été tuées
00:59:36lors de frappes
00:59:37de drones et de missiles
00:59:39dans le Royaume.
00:59:41Et puis Washington,
00:59:42à rétropédale,
00:59:44la marine américaine
00:59:45n'a pas escorté
00:59:46de pétroliers
00:59:46dans le détroit d'Hormuz.
00:59:48Une fausse information
00:59:49partagée quelques minutes
00:59:50plus tôt
00:59:50par le ministre américain
00:59:51de l'énergie,
00:59:53démenti dans la foulée
00:59:54par l'Iran.
00:59:55Après cette annonce,
00:59:56les cours du pétrole
00:59:57avaient pourtant chuté.
00:59:58Les prix du baril
00:59:59avaient connu une baisse
01:00:00d'un peu plus de 15%.
01:00:02Et puis près de 760 000 personnes,
01:00:05100 000 de plus
01:00:06par rapport à hier.
01:00:07Le nombre de déplacés
01:00:08continue d'augmenter
01:00:09sensiblement au Liban
01:00:10depuis l'attaque du Hezbollah
01:00:11contre Israël
01:00:12la semaine dernière.
01:00:13Beaucoup se retrouvent
01:00:14pour le moment à la rue.
01:00:15Environ 120 000 personnes seulement
01:00:17ont trouvé refuge
01:00:18dans des centres
01:00:18aménagés
01:00:19par le gouvernement libanais.
01:00:21Merci beaucoup Michael
01:00:22de Santos.
01:00:23Comme tous les soirs
01:00:24avant le premier tour
01:00:25des municipales,
01:00:25le dossier face à l'info
01:00:27des municipales,
01:00:28nous le disions hier,
01:00:28Mathieu Bocoté,
01:00:29la droite croit avoir
01:00:30sa chance
01:00:31aux présentes élections municipales,
01:00:33mais comment expliquer
01:00:35son retour possible
01:00:36et quel est son programme ?
01:00:37Où est la droite ?
01:00:38Il y en a plusieurs droites
01:00:40dans les circonstances.
01:00:41Voyons le portrait.
01:00:42La gauche avait réussi,
01:00:43on le disait hier,
01:00:44à transformer plusieurs villes
01:00:45en tout autant de fiefs.
01:00:47Elle y était parvenue
01:00:48en transformant la ville,
01:00:49en favorisant par exemple
01:00:50ce qu'ils appellent
01:00:50le logement social,
01:00:52en créant les conditions
01:00:53de l'expulsion
01:00:54de catégories d'électeurs
01:00:55qui risquent de mal voter,
01:00:57de voter à droite.
01:00:58Quoi qu'il en soit,
01:00:58le résultat est assez désastreux.
01:01:00Insécurité,
01:01:01malpropreté,
01:01:02ville décomposée,
01:01:04saccage esthétique.
01:01:05C'est dans ce contexte
01:01:06qu'émergent aujourd'hui
01:01:07différentes propositions
01:01:08à droite
01:01:09et je vais vous donner
01:01:09quelques exemples.
01:01:10Par exemple,
01:01:11je reviendrai sur
01:01:12Sarah Knafo dans un instant,
01:01:13mais à Paris,
01:01:14on le voit,
01:01:15il y a deux forces à droite
01:01:16qui émergent.
01:01:17La droite classique
01:01:18portée par Rachida Dati,
01:01:19droite pragmatique,
01:01:21droite classique
01:01:21et Sarah Knafo
01:01:24sont une proposition
01:01:24plus libérale et identitaire,
01:01:26propre à une forme
01:01:27de bourgeoisie radicalisée.
01:01:29De l'autre côté,
01:01:31si on pense à Nice,
01:01:32Éric Ciotti.
01:01:33Éric Ciotti,
01:01:33donc l'extrême-centre
01:01:34qui est incarné
01:01:35par M. Estrosi.
01:01:36Il sera donc face
01:01:36à l'info mercredi,
01:01:37Éric Ciotti.
01:01:38Voilà,
01:01:38et qui est contesté
01:01:40par Éric Ciotti
01:01:42qui est lui qui incarne
01:01:43on pourrait dire
01:01:43la droite LR radicalisée,
01:01:45la droite LR
01:01:46qui a fait le choix
01:01:46non pas du centre,
01:01:47mais de rejoindre
01:01:48le bloc national.
01:01:50Par ailleurs,
01:01:50le RN aussi a une chance
01:01:52dans les circonstances
01:01:53dans plusieurs villes.
01:01:53On le voit notamment
01:01:54à Toulon,
01:01:55à Toulon,
01:01:55où Laure Lavalette
01:01:56est une figure
01:01:57qui incarnait
01:01:57la fois la continuité
01:01:58du Front national
01:01:59au Rassemblement national,
01:02:00mais aussi le nouveau visage
01:02:01du RN,
01:02:02qui a de bonnes chances
01:02:03de gagner Toulon,
01:02:04une ville qui historiquement
01:02:05a déjà été sous le contrôle
01:02:06du FN,
01:02:06soit dit en passant,
01:02:08au temps de Jean-Marie
01:02:08Le Chevalier.
01:02:09Donc,
01:02:09on pourrait dire
01:02:09que selon la sociologie
01:02:11des villes,
01:02:11il y a une diversité
01:02:12de droites
01:02:13qui se présentent,
01:02:15donc tout autant
01:02:15de sociologie,
01:02:16tout autant de droites.
01:02:19identitaire de Sarah Knafow
01:02:21en ce moment,
01:02:21et il vaut la peine
01:02:22de le mentionner.
01:02:22Pourquoi?
01:02:23Parce que c'est une droite
01:02:25libérale et identitaire,
01:02:26je l'ai dit,
01:02:27mais nous sommes témoins
01:02:28en ce moment
01:02:28d'une entreprise odieuse,
01:02:30peu importe ce qu'on pense
01:02:31de Mme Knafow,
01:02:31ce qui est certain,
01:02:32c'est que la tentative
01:02:33odieuse de nazification
01:02:34de Sarah Knafow
01:02:35est au cœur
01:02:36de la dernière semaine
01:02:37des municipales.
01:02:38On cherche à la présenter
01:02:39désormais comme la nazie
01:02:40des municipales.
01:02:41On cherche à la présenter
01:02:42comme une figure
01:02:43fondamentalement atroce.
01:02:44On nous dit quelquefois
01:02:45Zemmour était trop radical,
01:02:46Knafow,
01:02:47elle ne risque pas
01:02:47de se faire nazifier,
01:02:48mais aujourd'hui,
01:02:49que je sache,
01:02:49Sarah Knafow,
01:02:50qui est juive,
01:02:51je n'ai pas l'habitude
01:02:51de mentionner l'origine
01:02:52des gens,
01:02:53mais là ça compte,
01:02:53Sarah Knafow est présentée
01:02:55comme la juive nazie
01:02:56de la présente municipale.
01:02:59Ça nous montre
01:02:59à quel point
01:02:59elle a la machine
01:03:00à diaboliser,
01:03:01à nazifier,
01:03:02à fasciser,
01:03:03et capable de s'emparer
01:03:04de n'importe quelle élection,
01:03:05même lorsqu'il s'agit
01:03:06de faire le bilan
01:03:07des socialistes à Paris.
01:03:08Merci beaucoup Mathieu Bocoté.
01:03:09Demain nous recevons
01:03:10Éric Ciotti
01:03:11et demain on poursuivra
01:03:12ce dossier des municipales
01:03:14jusqu'au premier tour.
01:03:15Maître Fabien Rajon,
01:03:15merci infiniment
01:03:16d'avoir fait le déplacement
01:03:18et d'être avec nous
01:03:19en exclusivité ce soir.
01:03:20Vous êtes l'avocat
01:03:21de la famille de Quentin.
01:03:22C'était très émouvant
01:03:24cet entretien.
01:03:25Lorsque vous avez dit
01:03:25qu'on veut soutenir,
01:03:26que la famille demande,
01:03:27enfin elle demande
01:03:28juste à être soutrenue,
01:03:30c'est-à-dire juste dire
01:03:31la vérité,
01:03:31je donnerais peut-être
01:03:32le mot de la fin
01:03:33de cette émission.
01:03:34Qu'est-ce que vous diriez ?
01:03:35Je dirais que certains
01:03:36veulent salir la mémoire
01:03:37de Quentin,
01:03:38peut-être pour faire oublier
01:03:39le crime
01:03:40et ses responsables,
01:03:42mais nous ferons tout
01:03:45en notre possession
01:03:47pour que la vérité triomphe.
01:03:51Voilà, nous la devons
01:03:52cette vérité
01:03:52à ce jeune homme
01:03:53et à sa famille.
01:03:56Aujourd'hui dire la vérité,
01:03:58c'est tellement compliqué.
01:03:59Merci beaucoup Maître
01:04:00pour votre confiance.
01:04:02Excellente suite de programme
01:04:02le Hôté Pro de Pascal Praud.
01:04:04Merci.
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