- il y a 6 mois
Avec Me Marie Violleau (avocate au barreau de Paris) et Amaury Brelet (rédacteur en chef de Valeurs Actuelles)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:050826 300 300 avec vous, auditeurs de Sud Radio.
00:08La conversation se poursuit sur...
00:10Ce qui se passe du côté de nos forces de l'ordre, elles manifestent.
00:12Alors vous allez me dire, ce n'est pas la première fois.
00:14Certes.
00:15En revanche, c'est la première fois qu'à ce point,
00:17elle demande aux citoyens français de venir...
00:20Les rejoindre et on vous a entendu au Standard de Sud Radio
00:22en train de dire, certes, on peut les soutenir.
00:25Mais quand même, quand on a manifesté,
00:26on a rarement vu les policiers avec nous,
00:28ou davantage contre nous.
00:30Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:31Est-ce que vous comprenez cette colère des policiers ?
00:35Vous envisagez peut-être d'aller les rejoindre
00:36puisque ce sera demain partout en France
00:38et visiblement le but.
00:40et de rameuter un maximum de personnes dans les rues.
00:420826 300 300.
00:45Mais également en compagnie, en studio, de Maître Marie Violo.
00:47Bonjour.
00:48Bonjour.
00:48Avocate au barreau de Paris.
00:50Merci d'être avec nous pour ce débat.
00:51Et Amaury Brelet, bonjour.
00:52Bonjour Maxime.
00:53Rédacteur en chef.
00:55L'heure actuelle avec la Une cette semaine.
00:57Comment exister face à Trump ?
00:58Ou même pas de comment.
01:00exister face à Trump
01:01parce que c'est affirmatif à retrouver en kiosque
01:03et sur le site internet.
01:05Question peut-être pour engager cette conversation avec vous deux.
01:08Je commence par vous, Maître Marie Violo.
01:09Est-ce que vous...
01:10Comprenez la colère des policiers ?
01:12Est-ce que vous l'entendez ?
01:13Est-ce que vous...
01:15Est-ce que vous allez faire partie potentiellement des citoyens,
01:17des citoyennes qui allaient descendre dans la rue ?
01:20Pour manifester à leur côté.
01:21Moi je comprends.
01:22On est plusieurs avocats à comprendre parfaitement la colère des policiers.
01:25Parce qu'ils sont effectivement maltraités.
01:30dans leurs conditions de travail matérielles.
01:32Quand on arrive dans les commissariats le matin pour des...
01:35On se rend compte et on constate absolument tous les jours
01:37qu'ils ont des conditions déplorables.
01:40Toutes les revendications qui sont les leurs
01:42et qui seront je crois l'objet des manifestations de demain...
01:45Nous ne les partageons pas.
01:46Peut-être qu'on aura l'occasion de faire la différence entre certaines d'entre elles.
01:50Mais ils ont des conditions de travail qui sont parfaitement déplorables.
01:52Comme les greffiers, comme certains magistrats.
01:55Comme beaucoup de personnels et du ministère de l'Intérieur et du ministère de la Justice.
01:58Et parmi les revendications...
02:00En effet, l'idée de se rassembler en nombre
02:01parce qu'ils estiment que trop de trop nombreuses voix...
02:05pointaient du doigt et que leur responsabilité est trop vite engagée
02:07d'une certaine manière dans le débat public.
02:10Ils sont accusés à tort et en avance.
02:12Qu'est-ce que vous en pensez ?
02:13Est-ce qu'ils ont raison, auditeurs de Sud Radio ?
02:15826, 300, 300.
02:16Amoribrelet.
02:17Bien sûr qu'ils ont raison de manifester au-delà des conditions.
02:20de travail de plus en plus déplorables
02:22du fait d'un manque de financement.
02:25C'est vraiment évident depuis des années.
02:26Ils ont en plus à subir les conséquences...
02:30Une justice trop souvent laxiste, malheureusement.
02:33Emmanuel Macron avait promis 15 000 places.
02:35de prison sur 10 ans, on en est à 5 000.
02:37On a un taux de récidive qui...
02:40qui dépasse les 30% dans l'année qui suit la libération,
02:43qui dépasse les 50% dans les 50...
02:45Donc une justice qui ne répond pas suffisamment fermement
02:48au niveau d'insécurité...
02:50de violence dans la société
02:51et quand en plus vous y ajoutez
02:53cette haine anti-flic...
02:55propagée par l'extrême-gauche politique
02:56notamment par la France Insoumise
02:58qui accuse à longueur de journée...
03:00les policiers et les gendarmes aussi d'ailleurs
03:02de tuer, d'être racistes, violence...
03:05policières, c'est absolument insupportable.
03:06Je rappelle quand même que 70% des Français...
03:10soutiennent leur police.
03:11Depuis plus de 10 ans, les chiffres ne bougent pas
03:13alors qu'ils sont aussi nombreux à considérer...
03:15et que justement la France Insoumise
03:16est un parti qui représente un danger pour la démocratie.
03:20évoquer le lien entre la police et la justice
03:22où parfois on accuse un peu la justice d'être responsable...
03:25de certaines lenteurs pour casser
03:26et pour aller directement dans le débat.
03:28J'ai déjà vu mettre...
03:30À l'instant, Maître Marie Violo haussait les yeux
03:32en disant « Encore ce débat ? »
03:33Ben oui, encore ce débat, Maître...
03:35Marie Violo...
03:35Non mais je trouve que c'est...
03:36En fait, c'est joli,
03:38je trouve que c'est un joli slogan...
03:40Je trouve qu'on le répète à longueur de temps
03:41sur les plateaux de télé et les plateaux de radio...
03:43Mais en fait, à un moment...
03:45à un moment donné, le raccourci qui est fait
03:46ou le lien qui est fait entre la police...
03:50qui est pointé du doigt lorsqu'elle fait usage des armes à feu.
03:55La politique et l'extrême-gauche ou la gauche et la France insoumise...
04:00et le laxisme de la justice...
04:02On mélange tout, on secoue et puis en fait, on vient...
04:05déblatérer des choses qui n'ont absolument aucun sens.
04:07Il y a plusieurs sujets.
04:08Il y a le sujet de la police qui travaille dans...
04:10des conditions déplorables, ça c'est la première chose.
04:12La réponse de la justice aux infractions qui sont...
04:15constatées par la justice, par la police.
04:17Parce qu'en fait, c'est ça.
04:18Les chiffres de la délinquance qui sont sortis hier, c'est...
04:20des gens qui vont porter plainte
04:22et les policiers qui constatent un certain nombre d'informations.
04:25infractions qui sont commises,
04:26pour lesquelles les gens n'ont pas forcément encore été jugés.
04:29Et ensuite...
04:30on va parfois reprocher la réponse de la justice qui prend du temps...
04:35et on va dire qu'elle est laxiste
04:36et que c'est de la faute de la France insoumise.
04:40on ne voit pas forcément le lien.
04:41Je trouve que les raccourcis sont d'une dangerosité sans nom
04:43et que les hommes...
04:45Je crois que personne n'a dit que dans les tribunaux...
04:46Personne n'a fait le lien entre les trois.
04:48J'ai justement cité ces trois...
04:50C'est une raison principale, un manque de moyens,
04:52un problème dans la réponse judiciaire
04:53et la haine...
04:55politique, malheureusement,
04:56qui est propagée par la France insoumise.
04:57Ce sont trois sujets différents,
04:59mais qui ne fait...
05:00Mais quel est le rapport avec la France insoumise
05:02et les policiers ?
05:03Je ne comprends pas.
05:03Demandez aux policiers...
05:05C'est ce qu'ils pensent de la France insoumise.
05:06Vous parlez de politique, là, nous...
05:07Non, je ne parle pas de politique.
05:09Les policiers s'en fichent de...
05:10Non, malheureusement,
05:10ces attaques pèsent lourdement
05:12sur le moral des policiers.
05:13Il suffit de leur en parler pour le savoir.
05:15Mais ça, c'est un slogan.
05:16Non, ça n'est pas un slogan,
05:16c'est une réalité.
05:17Mon métier, c'est vraiment
05:18de défendre des gens qui sont...
05:20incarcérés ou placés en garde à vue.
05:21Donc, pour le coup, les policiers,
05:23que ce soit des policiers de quartier,
05:24que ce soit...
05:25les policiers des brigades anticriminalités
05:27ou des offices centraux,
05:28parce qu'il y a aussi des policiers
05:29qui font des...
05:30enquêtes, c'est ce qu'on appelle
05:30de la police judiciaire.
05:31Et ça, c'est des subtilités...
05:33C'est des subtilités qui méritent...
05:35un peu de pédagogie...
05:36Et qui est sinistrée, oui.
05:37Et je constate qu'en fait,
05:39on prend de moins...
05:40en moins le temps d'expliquer
05:41les choses aux gens.
05:43Chaque policier...
05:45Chaque service d'enquête
05:45ne réclame pas la même chose.
05:47Vous avez les policiers
05:48qu'on peut appeler
05:49des policiers de terrain.
05:50les brigades anticriminalités,
05:52les policiers qui vont faire
05:52des ronds de la nuit,
05:53qui sont peut-être...
05:55emmenés à sortir leurs armes
05:56et c'est dans ces cas-là
05:57qu'il y a les plus grands drames.
05:59Ça, c'est une chose.
06:00Les policiers des offices centraux
06:01ou des services de police judiciaire,
06:03les premières,
06:03les deuxièmes DPJ,
06:04les...
06:05les offices centraux de Nanterre,
06:07etc.,
06:08ceux-là sortent beaucoup moins leurs armes.
06:10alors même qu'ils interpellent
06:11des profils extrêmement dangereux.
06:13Eux ne se plaignent pas
06:14de la même chose.
06:15Non, mais c'est important de le dire.
06:16Oui, le malaise, il est général.
06:17La France insoumise,
06:18à cause de la France insoumise, voilà.
06:20Le malaise est général.
06:20Moi, je suis journaliste plus juste.
06:22J'échange avec des policiers
06:23tous les jours,
06:23y compris vous parliez de la BAC.
06:25J'échange avec des syndicats, monsieur.
06:26Que la BAC,
06:27non, pas du tout.
06:28La BAC, justement,
06:29que la France insoumise...
06:30Je vais supprimer.
06:31Parlez-leur,
06:31qu'ils soient des policiers de terrain,
06:33qu'il s'agisse de policiers
06:34de la hiérarchie,
06:34de la...
06:35de la très haute hiérarchie,
06:36ils sont tous à faire le même constat.
06:38Quel est le constat ?
06:40Là où il y a un débat intéressant,
06:42peut-être,
06:42pour essayer de faire avancer la conversation...
06:45Parce que je crains,
06:45même si c'est un débat intéressant
06:47qu'on n'arrive pas à mettre tout le monde d'accord,
06:48il y a quelque chose où la politique...
06:50C'est un débat intéressant
06:50puisque dans les nombreuses revendications
06:52que vous évoquiez,
06:53maître Marie Violo,
06:54qui est en effet...
06:55au cœur des préoccupations des policiers
06:56et donc des manifestations de demain,
06:57il y a cette idée à un moment de dire
06:58on n'est pas suffisant...
07:00suffisamment soutenues.
07:01Et c'est peut-être là
07:01où on en vient à la politique.
07:02Beaucoup disent de terrain,
07:03parfois, quand ils...
07:05opèrent,
07:05quand il y a certains faits divers,
07:06qu'ils soient médiatiques ou non,
07:08on n'a pas de soutien politique
07:09et ça va...
07:10du préfet au ministre
07:11ou parfois directement au président.
07:13Est-ce que ça,
07:13ça n'existe pas l'idée qu'il y ait...
07:15mine de rien,
07:16au bout d'un moment,
07:16dans la politique,
07:17des gens qui fassent pression
07:18d'une manière ou d'une autre
07:19sur la police ?
07:20En fait,
07:22la police,
07:23à partir du moment où...
07:25on lui donne un pouvoir sérieux.
07:30Il est normal que cette police
07:31soit contrôlée.
07:33Non mais personne ne parle
07:34des contrôles,
07:34mais parfois...
07:35des commentaires,
07:35comme vous le dites.
07:35Le commentaire politique,
07:36si vous voulez,
07:37c'est pas mon...
07:38Je peux...
07:39Partir.
07:40Mais c'est pas mon sujet.
07:41Moi, je suis technicienne,
07:42je suis avocate.
07:42Je parle de ce que je sais faire
07:44et de ce que je connais.
07:45Le reste,
07:45je réserve ça à mes conversations
07:47et mes dîners en ville,
07:48si je peux me permettre.
07:49C'est bien de faire des dîners en ville.
07:50en ville, on se réjouit.
07:50Vous voyez ce que je veux dire ?
07:51Après, je sais que c'est un peu la mode
07:53et les gens racontent un peu
07:54et donnent leur avis.
07:55et on les écoute
07:55sans forcément qu'il y ait de contradictoires.
07:57Moi, ce que je constate,
07:59c'est que...
08:00plus on donne de pouvoir à la police,
08:01plus cette police doit être contrôlée.
08:03Il y a une forme de logique.
08:04Heureusement.
08:05Heureusement.
08:06Et donc,
08:07je recommence avec ce mot.
08:10mais en fait,
08:10c'est ça le slogan politique
08:11qui entoure tout ça.
08:13En fait,
08:13il vient un peu pourrir le débat.
08:15On passe à côté du sujet.
08:16Et on passe parfaitement à côté du sujet.
08:18Mais la police,
08:19elle est soutenue.
08:20En fait,
08:20il n'y a pas besoin de soutenir la police.
08:22Heureusement qu'on a une police
08:23et heureusement,
08:23en fait,
08:24il ne faut pas polariser.
08:25polariser le débat en permanence
08:26pour ou contre la police.
08:27Vous voyez ce que je veux dire.
08:28Sans dire pour ou contre la police,
08:29on a vu parfois...
08:30les politiques eux-mêmes,
08:31parfois de manière un peu absurde,
08:32déclencher le débat
08:33quand on voit que certains
08:34veulent désarmer la police.
08:35sans qu'on leur demande
08:36le manque de caméras,
08:37on arrive dans les campagnes municipales.
08:38C'était quelque chose d'interpellant
08:39sur la presse.
08:40Est-ce que,
08:41comme le dit maître Marie Violo,
08:43c'est le commentaire
08:43qui vient parfois pourrir
08:44les problèmes...
08:45ou est-ce qu'il y a quelque chose
08:47de l'ordre du beaucoup plus inquiétant
08:49selon vous, Amaury ?
08:50Oui, le discours politique
08:52il vient aggraver les choses,
08:53mais il y a un malaise...
08:55dans la profession
08:55depuis plusieurs décennies.
08:58C'est une profession
08:59qui est...
09:00sinistrée,
09:00vous avez un record
09:01de burn-out,
09:02un record de dépression,
09:04vous avez un...
09:05record de démission aussi,
09:06de plus en plus,
09:07une crise d'évocation,
09:09donc c'est absolument...
09:10dramatique
09:10et c'est de fait lié
09:12au niveau de violence
09:13dans la société.
09:15Les policiers,
09:15le matin,
09:16en se levant
09:17et en allant travailler,
09:18ne sont pas sûrs
09:18de revenir chez eux.
09:20en un seul morceau le soir,
09:21il y a une justice...
09:22Pas du tout,
09:23c'est une réalité.
09:24Je sais pas.
09:25Vous êtes dans le déni,
09:25j'ai bien compris.
09:26Malheureusement,
09:26c'est une réalité.
09:27Regardez le niveau de violence,
09:28vous parliez des statistiques.
09:29Je vous racontais.
09:30Regardez les statistiques
09:30qui ont été publiées hier
09:31par le ministère de l'Intérieur.
09:32Qu'est-ce qu'elles disent
09:33ces statistiques, monsieur ?
09:34Un niveau de violence...
09:35Une violence aux personnes
09:35record en France
09:36depuis des années.
09:37Comment elles sont faites,
09:38les statistiques ?
09:40Ce sont les statistiques
09:40du ministère de l'Intérieur.
09:41Moi, je suis faite.
09:42Oui, alors vous allez me dire
09:42que ce sont les mises en cause.
09:44Donc ce sont des gens qui...
09:45qui ne sont pas évidemment condamnés.
09:46Comment elles sont faites ?
09:47Comment ils calculent ça ?
09:48Ce sont des statistiques qui sont...
09:50agglomérées par les services de police
09:51et de gendarmerie, c'est tout.
09:53D'accord.
09:53Donc moi, si je vais en demain...
09:55et que je vais dénoncer...
09:55Oui, je sais.
09:56Je connais ce discours.
09:58Non, mais écoutez,
09:59arrêtez de nier la...
10:00C'est la réalité de l'ensauvagement en France.
10:01C'est une réalité.
10:02Regardez les chiffres.
10:03Plus 132% de violence...
10:05Non, c'est la réalité.
10:07C'est vous qui êtes dans le déni, malheureusement.
10:08Regardez ce que pensent les Français.
10:09Regardez ce que vivent les...
10:10Vous ne trouvez pas qu'un niveau de violence
10:12dans la société en France ?
10:13En fait, vous faites très peur
10:14et vous les encouragez.
10:15C'est vous qui faites peur
10:15à être dans le déni,
10:17à refuser de voir la réalité.
10:17Je ne suis pas dans le déni,
10:18c'est mon métier.
10:19Non, non, vous êtes dans le déni.
10:20Alors, est-ce qu'il y a deux visions
10:22qu'il faut de temps en temps,
10:24justement, parfois...
10:25pour financer les dîners en ville
10:26de toute la rédaction, figurez-vous.
10:28Parfois, il faut des pubs
10:28pour financer la radio.
10:30Donc, précisément,
10:31on va en marquer une courte page de pub
10:33et on va revenir.
10:35précisément sur ce sujet de conversation.
10:37Est-ce que les derniers chiffres
10:38de la délinquance relèvent vraiment
10:39d'un non-sauval ?
10:40Ou celles-ci ne sont-elles pas assez précises ?
10:42C'est peut-être aussi des statistiques fourre-tout
10:44parce qu'elles ne sont pas...
10:45suffisamment sensibles
10:46et suffisamment travaillées.
10:47On en revient dans quelques instants,
10:48bien sûr, avec vous, auditeurs.
10:500826 300 300,
10:51j'aperçois des jales
10:52qui étaient avec nous,
10:53policiers pendant 30 ans
10:54et en colère.
10:55apparemment, il aura la parole
10:56sur Sud Radio.
10:56A tout de suite.
11:00La vérité en face,
11:02Maxime Liedot.
11:030826 300.
11:05300 300, c'est un débat qui se poursuit
11:06même quand les micros sont éteints.
11:08Est-ce que, quand on voit...
11:10aujourd'hui, la colère policière
11:11mais également la colère des pompiers
11:13qui ont manifesté hier
11:14jusqu'à Bloquet.
11:15le périphérique à l'île
11:17et puis, ça intervient tout cela.
11:20les stations des policiers
11:20demain dans toute la France
11:22avec un slogan qui est
11:23« Rejoignez-nous »
11:24d'une certaine manière.
11:25Citoyens, ceux qui aiment la police,
11:26on veut avoir un effet nombre
11:27parmi les revendications.
11:29Il y a bien sûr la dénoncée...
11:30des conditions de travail
11:31avec des commissariats délabrés.
11:33Il y a bien sûr les manques de moyens.
11:35financiers, des manques, on le disait
11:38parfois, d'officiers de police judiciaire.
11:40Donc, en charge de mener certaines enquêtes.
11:42Et puis, il y a aussi l'image de la police
11:43qui est importante
11:44parce qu'ils disent en réalité...
11:45nous ne sommes plus soutenus,
11:46nous ne sommes plus entendus
11:47et les politiques,
11:48parce que c'est un peu le sous-texte...
11:50ne nous soutiennent pas suffisamment
11:51quand il y a certains faits divers
11:52et nous sommes toujours
11:53pour en parler avec amour libre.
11:55Amory Brolet, rédacteur en chef
11:56à Valeurs Actuelles
11:57et Maître Marie Violo,
11:58avocate au Barreau de Paris.
12:00avant qu'on poursuit cette discussion
12:01qui était bien lancée,
12:02qui était intense,
12:03je vous propose
12:03qu'on aille faire un tour du...
12:05au côté du standard 0826 300 300.
12:07Bonjour Alain.
12:08Oui, bonjour.
12:09Merci.
12:10beaucoup d'être avec nous ce matin.
12:11Est-ce que vous allez bien,
12:11mon cher Alain ?
12:12Écoutez, moi je vais très très bien.
12:14Actuellement, je suis dans...
12:15dans la Dordogne,
12:15un petit peu gris aujourd'hui,
12:16mais ça...
12:17Oui, mais alors,
12:18je vais vous dire quelque chose.
12:19La Dordogne...
12:20La Dordogne sous un petit nuage gris,
12:21ça a quand même beaucoup de charme.
12:23Oui, c'est vrai.
12:23Voilà, parce que la Dordogne...
12:25avec du soleil,
12:25je ne vous dis pas
12:25que ce n'est pas sympathique.
12:26Oui, c'est quand même mieux.
12:27Ben ouais, oui, c'est mieux,
12:29mais quand même, moi...
12:30j'imagine Dordogne,
12:30j'imagine Foigras,
12:31j'imagine Feu de cheminée,
12:32j'imagine Vue sur un étang.
12:35C'est le cas.
12:35Actuellement, la cheminée fonctionne
12:37et elle marche très bien
12:37et je suis très au chaud.
12:39J'ai envie de partir en huit.
12:40C'est le week-end, Alain,
12:40en fait, voilà ce qui se passe.
12:41Il ne faut pas d'idées,
12:42il faut venir.
12:43Le week-end va être très bientôt.
12:44Mais je peux faire un...
12:45un aller-retour dans l'après-midi.
12:46Vous avez raison, mon cher Alain.
12:47Comment vous regardez
12:47l'objet de notre débat ce matin ?
12:50Écoutez, c'est un débat récurrent,
12:52en fait,
12:52qui touche toute la société.
12:53Bon, c'est vrai que la violence
12:54a augmenté.
12:55considérablement.
12:55Bon, moi, j'étais policier
12:56à la fin des années 70,
12:58bon, jusqu'au début des années 2000.
13:00J'étais essentiellement à Marseille.
13:01En plus, je suis...
13:01Bon, actuellement, je suis en Dordogne,
13:03mais pour ma retraite...
13:05Mais ce que je voulais dire d'abord
13:07et avant tout,
13:07c'est répondre aux auditeurs tout à l'heure
13:09parce que c'est pour ça que j'apprécie.
13:10Et en fait, c'était que l'auditeur disait
13:11mais pour quelle raison
13:12les policiers qu'on apprécie
13:13manifestent...
13:15Pour remettre dans le contexte,
13:18mon cher Alain,
13:19c'était un...
13:20un auditeur qui nous a appelés
13:21en disant
13:21mais moi, j'adore l'idée.
13:23Pourquoi pas ?
13:23Moi, je manifeste beaucoup.
13:25Mais quand on manifeste,
13:25on se retrouve face à la police
13:27et par moments,
13:27on va dire que les réactions en face
13:28sont plus que disproportionnées.
13:30Donc, on aimerait manifester avec la police
13:32à condition que le pistolet,
13:33on le décroche de la ceinture
13:35et on met une petite fleur sur le bouson
13:36d'une certaine manière.
13:37Oui, en fait, tout ça,
13:38c'est une légende.
13:38En fait, le policier,
13:39il est...
13:40et là, si vous voulez,
13:40pour contrôler une manifestation
13:41et s'il intervient,
13:43c'est parce que, tout simplement,
13:44il y a une manifestation...
13:45qui casse l'immobilier urbain
13:46qui s'en prenne donc
13:47à des gens qui passent par là,
13:49qui ne...
13:50respectent pas, donc,
13:51tout simplement,
13:52donc,
13:52le cheminement qui est...
13:55prévu,
13:55mais ce que je voulais dire,
13:56c'est que les policiers,
13:57eux, de leur côté,
13:58ne peuvent pas manifester
13:59quand ils veulent.
14:00c'est statutaire.
14:00Le policier,
14:01comme un gendarme,
14:02comme un militaire,
14:03de manière générale,
14:04ne peut pas manifester
14:05et il est obligé
14:06de prendre une journée de congé,
14:07que ce soit pour manifester
14:08sur le plan local
14:08ou à Paris.
14:10de déposer les armes aussi,
14:11c'est pareil.
14:11Déposer les armes,
14:12le policier ne peut pas
14:13déposer les armes.
14:14S'il veut déposer les armes...
14:15C'est une manière de parler,
14:15bien sûr.
14:16Voilà, c'est purement...
14:17Oui, non,
14:17mais c'est purement symbolique.
14:18Parce que c'est tout d'un coup,
14:19comme ça, des...
14:20des armes qui tomberaient
14:21sur le périphérique.
14:22Bon, tout le monde trouverait ça étrange.
14:23Vous avez raison.
14:24J'ai bien compris, j'ai bien compris.
14:25Il y a des gens, en fait,
14:25qui sont complètement à côté
14:26de la PAC
14:27et qui ne savent pas.
14:28Vous avez raison.
14:29Donc, il faut leur dire
14:29qu'ils ne peuvent pas.
14:30D'autre part, un policier
14:32ne s'en prendra jamais
14:33à des citoyens.
14:33Il s'en prendra à des citoyens.
14:35pour faire respecter
14:35tout simplement la loi.
14:37C'est une police républicaine.
14:39C'est une force légitime.
14:40Ce n'est pas une force accessible
14:42qu'il y ait peut-être des policiers.
14:43C'est un effet qui s'en...
14:45Il y en a très, très peu.
14:46Puis, de toute manière,
14:46ceux-là, on leur tombe dessus.
14:47Vous avez l'IGS à Paris,
14:48l'IGPM sur le plan national.
14:50Vous avez donc à la fois
14:52des punitions administratives
14:53et au niveau pénal.
14:55on ne le rate pas.
14:56Donc, le policier
14:56ou alors, il vire et carrément...
14:57Ce qui n'est pas le cas
14:58de ce qui se passe en face.
15:00où, en toute épunité,
15:01certaines personnes
15:01sont interpellées.
15:03Il y en a deux ou trois
15:03qui sont interpellées
15:04et les deux ou trois...
15:05la plupart du temps
15:05se sont remis devant.
15:07Mais j'aimerais vous interroger
15:08sur quelque chose
15:08que vous avez dit
15:09au début de notre conversation.
15:10Alain, vous avez dit
15:10moi j'ai été flic
15:11on va dire il y a quelques années
15:12au début.
15:13On parle beaucoup
15:14et c'était aussi au cœur
15:14de notre...
15:15de notre conversation.
15:15Là, on a dit la violence.
15:17Alors, ça n'a pas été prononcé
15:18ici dans Socios
15:19mais beaucoup disent...
15:20C'est une sensation
15:21d'augmentation de la violence
15:22parce que c'était déjà
15:22très très violent
15:23dans les années 70.
15:25en fait et ça n'a pas tellement...
15:26Non, non, non.
15:26Il n'y avait pas de violence.
15:28Non, non, c'était pas...
15:30à ce point-là.
15:30Maintenant, vous avez
15:31une violence excessive
15:32si vous voulez.
15:33Donc de la violence
15:33il y en a toujours eu,
15:34c'est vrai.
15:35et pas à ce point.
15:36Donc maintenant,
15:36c'est une violence armée,
15:38c'est une violence...
15:39Si vous voulez,
15:39il n'y a plus de contre...
15:40Bon, d'abord,
15:41c'était encore une époque
15:42à la fin des années 70
15:43où les parents...
15:45étaient responsabilisés
15:45même au regard de la loi.
15:48Maintenant, c'est fini.
15:49Donc maintenant...
15:50On ne parle plus des parents
15:50quand un mineur...
15:51Les mineurs sont de plus en plus grands,
15:53de plus en plus costauds,
15:54de plus en plus violents.
15:55Ça n'a plus rien à voir
15:55que les mineurs
15:56quand on voit des extraits
15:58de l'INA
15:58où vous avez des gamins...
15:59Ça n'a plus rien à voir.
16:01Non, non, là maintenant,
16:02il faut que les choses changent.
16:04Il faut que ça change au niveau...
16:04C'est pas simplement
16:06de doubler le nombre de policiers.
16:08Ça ne sert absolument à rien.
16:09simplement d'armer
16:10la police municipale.
16:11À mon avis,
16:12ça ne sert à rien non plus.
16:13On ne va pas mettre des policiers...
16:14policiers municipaux ou autres
16:15et d'ailleurs chaque citoyen.
16:18Il faut absolument...
16:19d'abord que la justice se suive.
16:21Il ne s'agit pas
16:22que ce soit idéalisé partout.
16:24Et puis...
16:24il faut responsabiliser
16:26les parents.
16:27D'abord,
16:27ça commence à ce niveau-là
16:28et pas simplement
16:29au niveau des...
16:29éducation nationale.
16:31Parce que là,
16:31c'est...
16:31C'est un travail
16:33de longue haleine.
16:34C'est un travail...
16:36Non,
16:36c'est pas un travail
16:37de longue haleine.
16:37Maintenant,
16:38on y est, quoi.
16:38Il ne s'agit pas de dire
16:39on va le faire...
16:39plus tard.
16:41Il faut le faire maintenant.
16:42C'est vrai que les policiers...
16:44ont toujours travaillé
16:45avec des moyens
16:47qui étaient de piètre moyen.
16:49Mais là,
16:50quand on voit ce qui se passe,
16:52en effet,
16:52il faut mettre davantage de moyens.
16:54Merci beaucoup Alain.
16:54d'avoir été avec nous
16:550826 300 300
16:57à Moribrolé,
16:58Maître Marie Violo.
16:59De fait,
17:00ce qui est intéressant
17:02quand on écoute Alain,
17:03ça a été peut-être
17:04en effet une...
17:04une violence permanente.
17:06Mais on a aussi,
17:07et c'est là,
17:07on parlait au début
17:08de notre conversation
17:09des statistiques,
17:09peut-être que là aussi,
17:10il y a un vrai problème de chiffres.
17:11Peut-être qu'on n'en parle pas suffisamment.
17:15Peut-être que ces chiffres
17:15ne sont pas suffisamment précis.
17:17Peut-être qu'il y a un problème
17:17de statistiques,
17:19précisément,
17:19pour avoir...
17:19des chiffres,
17:20on va dire,
17:22incontestables.
17:22Et on n'a pas l'impression
17:23que ce soit le cas aujourd'hui
17:24dans le débat public.
17:24Et c'est le cas
17:26pour énormément de sujets.
17:28Le fait que la délinquance
17:29augmente et qu'il y ait
17:31des calculs qui soient effectués
17:32par les gens
17:33qui sont aptes à le faire,
17:34c'est une chose
17:35et contrairement à ce qui a été avancé
17:37tout à l'heure,
17:37je ne suis pas du tout
17:38dans le déni.
17:38Je suis juste en train...
17:39de vous raconter,
17:40de vous expliquer
17:41qu'il faut éviter les raccourcis
17:42et que peut-être...
17:44combat passe aussi
17:45par l'Assemblée nationale
17:47et que le commentaire émotif...
17:49ne sert pas forcément...
17:52Trop d'émotions parfois
17:53sur ces sujets.
17:54Les commentaires...
17:54un peu émotifs.
17:55Moi, je trouve que les commentateurs
17:57ont tendance à faire preuve
17:58d'une émotion peut-être...
17:59un peu extrême
18:00qui n'est pas de nature
18:01à rassurer l'opinion publique.
18:03Amory Brelet.
18:04Moi, je crois...
18:04au contraire,
18:05qu'on parle trop
18:05et qu'on agit peu
18:06et pas assez.
18:07Donc, la réalité,
18:09c'est qu'on l'a dit...
18:09manque de l'argent,
18:11le problème de la justice
18:12et de la police,
18:13le problème régalien
18:14en règle générale.
18:14C'est un manque de financement.
18:16On a un point d'accord.
18:17C'est un manque de financement.
18:19C'est un choix de société
18:20qui a été fait
18:21il y a un peu plus de 30 ans
18:22par nos gouvernants
18:22et qui n'a pas changé depuis
18:24de droite comme de gauche.
18:24de désarmer l'État régalien
18:26pour engraisser l'État social.
18:28On a dépensé l'an passé...
18:29plus de 130 milliards d'euros
18:32dans plus d'un millier
18:34d'agences publiques.
18:34de l'État
18:35et de comités théodules
18:36qui ne servent à rien.
18:38Il manque 6 milliards d'euros
18:39pour construire
18:40les 20 000 places de prison
18:41nécessaires en France.
18:43Ça ne marche pas en fait.
18:44Si, vous savez quoi ?
18:46C'est plus une question de foi politique.
18:47C'est plus une question de foi.
18:48Il n'y aurait pas de récidive en fait.
18:49On vient d'ouvrir un autre débat.
18:52Peut-être qu'on vous fera dialoguer.
18:54Marie Violo, avocate au barreau de Paris.
18:56Amoury Bollet, rédacteur en chef
18:57de Valeurs Actuelles
18:58sur ce débat des prisons.
18:59Vous reviendrez dans ce studio
19:00pour poursuivre la conversation.
19:02Merci beaucoup d'avoir été
19:03dans ce studio ce matin
19:04sur cette...
19:04question en effet
19:05des colères policières
19:07et la colère des pompiers
19:08également qu'on a...
19:09On a vu hier,
19:11c'est une discussion
19:11qu'on va forcément suivre
19:12puisque les manifestations
19:13ont lieu demain dans toute la...
19:14France et à partir de 7h dans le Grand Matin
19:16on sera naturellement à leur côté
19:18pour suivre tout cela.
19:19Merci à vous deux d'avoir été
19:21dans ce studio ce matin
19:229h56 avant de retrouver Valérie Expert.
19:24Bonjour Liliane.
19:25Bonjour.
19:26Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
19:28Ma chère Liliane,
19:28vous nous avez appelé
19:29et c'est...
19:29c'est vous tout simplement
19:30qui remportez le cadeau du jour.
19:32Félicitations ma chère Liliane.
19:34Merci.
19:34Merci beaucoup.
19:35Merci.
19:36Merci.
19:36C'est très gentil.
19:37Je suis à la fois très surprise
19:38et...
19:39flatté.
19:41Merci pour ce que vous faites.
19:42Je vous encourage beaucoup.
19:43Je vous écoute tous les jours.
19:44Ah ben merci.
19:44Merci beaucoup Liliane.
19:45Et je vous soutiens à 100%.
19:47Mais Liliane,
19:48non seulement vous êtes une femme de goût,
19:49ça je l'ai...
19:49dès que j'ai vu votre prénom s'afficher.
19:51Mais je vous souhaite également
19:52une belle journée et un bon week-end
19:53puisque c'est vous qui gagnez donc la...
19:54la fameuse station météo connectée.
19:56On l'appelle ça le Rémi André électronique.
19:58En réalité, on appelle ça la station météo.
19:59Météo SW404 de la Cross Technology.
20:02En plus, c'est français, madame.
20:04Voilà.
20:04Non, pas encore aux Américains.
20:06Félicitations Liliane
20:07et très belle journée.
20:08Merci d'être à l'écoute de Sud Radio
20:09et surtout...
20:09d'être fidèle à l'antenne.
20:10Bonjour, madame Valérie Expert.
20:12Bonjour, cher Maxime.
20:14On vous retrouve dans une poignée.
20:14Dans une poignée de secondes.
20:16Alors, c'est quoi le problème ?
20:17Est-ce que c'est un problème
20:18de dormir avec son chien ?
20:19Est-ce que vous avez un chien, Maxime ?
20:21Je ne donne pas ce genre d'informations confidentielles
20:23mais la légende raconte que...
20:24J'ai deux boules de poils chez moi, absolument.
20:26Ah, voilà.
20:26Qu'ils dorment sur votre lit ?
20:27Non.
20:28D'autres informations ?
20:28Bien sûr qu'ils dorment sur mon lit.
20:29Léhi, Valérie, bien sûr.
20:31Hélène Gâteau, dormir seule à deux
20:33ou avec son chien, elle...
20:34C'est vétérinaire et elle viendra nous en parler.
20:37C'est un sujet qui fait débat.
20:39plus sérieusement,
20:41enfin, cela dit,
20:41c'est un sujet sérieux dans les débats.
20:43Nous reviendrons sur cette grande...
20:44campagne de prévention pour lutter
20:46contre les violences sexuelles sur les enfants.
20:49C'est une ligne d'écoute.
20:49Stop qui est à l'écoute des pédocriminels.
20:53Vous êtes attiré sexuellement par les...
20:54enfants, appelez-nous volontairement provocateurs.
20:59On en parlera dans un instant à 10h30.
21:02A tout de suite.
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