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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:0019h, avez-vous retrouvé ce soir à l'EJT pour commencer. Bonsoir Sandra Thiambeau.
00:00:06Bonsoir Christine, bonsoir à tous. Emmanuel Macron assurait ce mercredi qu'il n'avait pas la confirmation de l'utilisation
00:00:13de mines navales par l'Iran dans le détroit d'Ormuz.
00:00:17Le président français veut que ses homologues du G7 appellent les autres pays à s'abstenir de toute restriction aux
00:00:22exportations de pétrole et de gaz qui pourraient déstabiliser les marchés.
00:00:26L'Union européenne a pris de nouvelles sanctions contre 19 responsables et entités iraniens coupables de violations graves des droits
00:00:32humains.
00:00:33Elle ne concerne pas le nouveau guide suprême pour Kajakalas, la chef de la diplomatie de l'Union européenne.
00:00:38Cette décision envoie un message à Téhéran. L'avenir de l'Iran ne peut pas se construire sur la répression.
00:00:44Et puis l'ONU réclame d'urgence des exemptions humanitaires pour acheminer l'aide via le détroit d'Ormuz car
00:00:49le conflit au Moyen-Orient perturbe les voies d'acheminement.
00:00:51L'organisation évoque un impact direct sur ces approvisionnements et craint une nouvelle escalade vers d'autres zones.
00:00:57Elle appelle toutes les parties à sécuriser ses voies.
00:01:01Merci beaucoup ma chère Sandra.
00:01:03Prochain point sur l'actualité à 19h30.
00:01:07Au sommaire ce soir, la guerre en Iran franchit un nouveau seuil ce soir.
00:01:11Téhéran menace désormais l'économie mondiale en perturbant le détroit d'Ormuz.
00:01:17Passage stratégique du pétrole mondial.
00:01:19Des navires commerciaux ont été touchés et des milliers de bateaux sont bloqués faisant déjà grimper les prix de l
00:01:27'énergie.
00:01:27Une question inquiète les experts.
00:01:29L'Iran a-t-il réellement posé des mines en mer ?
00:01:33Car la guerre des mines, peu coûteuse mais redoutablement efficace, peut suffire à déstabiliser toute une région.
00:01:40Quel type de mines aurait été posée sur place ?
00:01:44Qui peut les retirer ? La France ?
00:01:45Quelle stratégie l'Iran peut-il aborder avec cette guerre des mines qui est celle qui a un effet psychologique
00:01:51le plus important ?
00:01:52Lorsqu'on est en mer, nous serons avec le contre-amiral Laveau, ancien responsable des plongeurs, des mineurs, de la
00:02:00marine française.
00:02:01Un sondage choc évoque un possible second tour entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon en 2027.
00:02:09Mais les sondages ne font pas que mesurer l'opinion, ils la fabriquent aussi.
00:02:14Derrière ces chiffres, une réalité apparaît.
00:02:17Un RN très dominant, un centre divisé.
00:02:20Si ce scénario se produisait, la campagne deviendrait immédiatement un duel idéologique majeur avec un front anti-RN qui tenterait
00:02:30de se reconstituer.
00:02:31Rien n'est joué.
00:02:32Mais la bataille des récits n'a-t-elle pas déjà commencé ?
00:02:35L'édito de Mathieu Bobcote.
00:02:37J-12 de la guerre en Iran, je vous le disais, mais personne ne sait réellement ce qui se passe
00:02:42sur place.
00:02:42Que voyons-nous vraiment ?
00:02:44Des images maîtrisées, d'autres soigneusement cachées.
00:02:48Aucun envoyé spécial, très peu de correspondants sur place, peut-être un seul pour les médias français.
00:02:54Alors une question simple, qui contrôle l'information qui vient de l'Iran lorsqu'il y a des dizaines de
00:03:00milliers de morts, pas de son, pas d'image ?
00:03:02Que veut-on vraiment nous montrer le regard de Marc Menon ?
00:03:07Pris entre Israël et le Hezbollah, le Liban marche sur une ligne de crête.
00:03:12Le gouvernement libanais affirme vouloir reprendre sa souveraineté et désarmer la milice pro-iranienne,
00:03:19tandis que les combats s'intensifient au sud.
00:03:22Mais une question hante Beyrouth, comment désarmer le Hezbollah sans provoquer une nouvelle guerre civile ?
00:03:30Car l'armée libanaise, fragile et divisée, redoute d'affronter une partie de sa propre population.
00:03:38Le décryptage de Charlotte Dornes.
00:03:41400 millions de barils de pétrole remis sur le marché par les pays de l'Agence internationale de l'énergie.
00:03:47Chaque baril contient 159 litres.
00:03:50C'est un geste inédit pour éviter la flambée des prix qui a été annoncée ce soir.
00:03:55Mais derrière cette décision, une question vieille de 50 ans ressurgie.
00:03:59Pourquoi le pétrole peut-il encore faire trembler le monde ?
00:04:02Depuis les chocs pétroliers des années 70, rien n'a vraiment changé.
00:04:05Nos économies restent-elles toujours dépendantes de l'or noir ?
00:04:08Et chaque crise au Moyen-Orient nous rappelle une chose, l'énergie.
00:04:13C'est d'abord une question de souveraineté.
00:04:16L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:04:18Le dossier des municipales a 4 jours du vote.
00:04:22Nous parlerons ce soir du bloc central qui joue gros.
00:04:25Car contrairement aux élections nationales, le macronisme reste très faible au niveau local.
00:04:30Sans ancrage territorial solide.
00:04:32Et défend souvent de la droite classique et de figure locale.
00:04:36Certains cachent même leur étiquette macroniste.
00:04:39Le cas des droits à Philippe au Havre sera particulièrement scruté.
00:04:43Une victoire conforterait sa stature nationale.
00:04:46Mais une défaite fragiliserait déjà ses ambitions pour 2027.
00:04:51L'édito de Mathieu Bocoté.
00:04:53Et puis à Nice, la campagne municipale d'Éric Ciotti prend une dimension nationale.
00:04:59Donnée à 45% dans un récent sondage, il apparaît en position de force a priori.
00:05:05Mais la campagne est aussi marquée par les tensions, les polémiques.
00:05:08Notamment après l'affaire de la tête de cochon antisémite retrouvée devant le domicile du maire sortant.
00:05:15Au-delà des rivalités politiques, c'est aussi une bataille pour l'avenir de Nice.
00:05:19Et pour le leadership à droite qui se joue, Éric Ciotti est notre invité d'En face à l'info
00:05:25ce soir.
00:05:25Une heure pour tout se dire, sans tabou, et c'est parti.
00:05:41La guerre en Iran, je vous disais, s'est déplacée ce soir.
00:05:45Si les frappes se poursuivent, c'est dans le détroit d'Ormous que l'Iran veut prendre en otage l
00:05:51'économie mondiale.
00:05:52Un cran de plus dans l'intimidation.
00:05:55Si l'Iran menace régulièrement de bloquer ce détroit, c'est stratégique pour l'économie mondiale.
00:06:01Le pays est passé à l'action.
00:06:03Voilà qui impacte directement les prix à la pompe et qui explique la décision annoncée,
00:06:08vous l'avez entendu, d'Emmanuel Macron cet après-midi,
00:06:11de libérer 400 millions de barils de pétrole pour freiner la flambée des prix.
00:06:17On y reviendra.
00:06:18L'Iran ne laisse donc passer que des bateaux alliés.
00:06:223000 bateaux seraient à l'arrêt.
00:06:25Trois naviaires commerciaux ont été touchés aujourd'hui,
00:06:29comme un bateau thaïlandais que vous allez voir à l'image.
00:06:32Une question se pose, l'Iran a-t-il posé des mines ?
00:06:34Personne ne peut vraiment l'affirmer.
00:06:36Tous se posent la question ce soir.
00:06:38La guerre des mines est la meilleure façon de déstabiliser une région à faible coût.
00:06:44On ne parlera ce soir.
00:06:45D'abord, on ira rejoindre notre correspondante, notre envoyée spéciale, Pauline Trevzer.
00:06:51Vous êtes à Dubaï.
00:06:53Avant de savoir ce qui s'est passé à propos des navires,
00:06:56il semblerait que vous êtes en train de vous mettre à l'abri.
00:07:00Vous venez de vous mettre à l'abri à cause d'une alerte à l'instant.
00:07:04Que se passe-t-il ?
00:07:07Oui, tout à fait, Christine.
00:07:09Nous avons dû nous mettre à l'abri, rentrer à l'intérieur car nous avons reçu une alerte sur notre
00:07:15téléphone
00:07:16nous indiquant qu'une menace de missile était présente juste au-dessus de nous.
00:07:22Une alerte émise par le gouvernement alors que les regards sont tournés vers les banques ce soir.
00:07:29Puisque dans le Golfe, toutes les banques américaines ont évacué à Dubaï, City, Deloitte et PwC
00:07:36ont désormais évacué tous les bureaux des quartiers financiers de Danton
00:07:41à seulement quelques kilomètres de là où nous sommes.
00:07:44Elles ont été évacuées car l'alerte ici est maximale.
00:07:48Le régime islamique iranien a affirmé vouloir frapper les banques américaines et israéliennes dans tout le Golfe.
00:07:55Le régime iranien a alerté il y a un peu plus d'une heure toute la population d'évacué dans
00:08:02un rayon de 1 km autour de ces banques
00:08:04pour prévenir des explosions qu'ils allaient certainement lancer ce soir.
00:08:10Le dôme de fer pourrait néanmoins intercepter ces missiles.
00:08:14On a vu juste à présent qu'il était extrêmement performant.
00:08:17Parlons du détroit d'Hormuz qui attire toute l'attention ce soir.
00:08:23Que s'est-il passé concrètement à propos de ces navires qui ont été attaqués, Pauline ?
00:08:33Oui, on sait effectivement que plusieurs navires ont été attaqués aujourd'hui dans le détroit d'Hormuz
00:08:39et parmi eux, le plus touché est un navire thaïlandais qui transportait des marchandises.
00:08:44Le navire a été touché par deux projectiles d'origine inconnue.
00:08:49Le personnel a dû être évacué.
00:08:51Il y a toujours des personnes recherchées ce soir.
00:08:54Une attaque revendiquée par les gardiens de la révolution.
00:08:57Une attaque qui affirme que les navires liés aux Etats-Unis et Israël ou à leurs alliés sont des cibles
00:09:04légitimes.
00:09:05Les infrastructures pétrolières restent l'une des cibles principales du régime islamique iranien.
00:09:12Des drones kamikazes ont également frappé des réservoirs d'hydrocarbures il y a quelques heures à Oman.
00:09:18L'Iran a donc annoncé mener la plus grande attaque sur le territoire du Golfe depuis le début du conflit.
00:09:23Christine.
00:09:24Merci à beaucoup ma chère Pauline en direct de Dubaï et proche du Détroit d'Hormuz.
00:09:30Nous verrons dans un instant l'impact de cette guerre au Détroit d'Hormuz sur le pétrole et notre quotidien
00:09:35avec Gabriel Cluzel.
00:09:37D'abord écoutez Emmanuel Macron puisqu'on va avoir dans un instant le contre-amiral Laveau à propos de cette
00:09:45guerre des mines.
00:09:46D'abord écoutons Emmanuel Macron.
00:09:50Je n'ai pas d'informations sur ce sujet de manière sûre.
00:09:54J'ai vu comme vous, dans ce qu'on appelle des sources ouvertes, c'est-à-dire sur des fils
00:09:58d'informations ou des interventions que ce serait possible,
00:10:01je n'en ai pas la confirmation, ni par des services partenaires, ni par nos propres services.
00:10:07Donc je ne peux pas vous répondre, je ne peux pas répondre à cette question.
00:10:14Évidemment, ce serait un choix lourd qu'auraient fait les Iraniens, mais je ne veux pas commenter quelque chose sur
00:10:20lequel je n'ai pas de certitude.
00:10:22Pas de certitude, mais tout le monde se pose la question ce soir de ces mines et c'est très
00:10:27important dans le Détroit d'Hormuz.
00:10:30Contre-amiral Laveau, bonsoir, vous êtes un ancien déplongeur des mineurs, vous êtes un ancien responsable de la maîtrise des
00:10:39fonds marins pour la force d'action navale
00:10:41et à ce titre, vous étiez responsable de tous les plongeurs des mineurs de la marine française.
00:10:48Tout le monde se pose la question de cette guerre des mines.
00:10:52Qu'est-ce que c'est concrètement qu'une guerre des mines ?
00:10:56En quoi c'est important dans une bataille navale ?
00:11:01Oui, bonsoir Madame.
00:11:03Donc en fait, il y a différents types de mines.
00:11:06On va commencer par la mine de fond, qui est une mine qui repose sur le fond marin.
00:11:14La situation du Détroit d'Hormuz et le golfe Persique se prêtent particulièrement à cette menace-là,
00:11:20puisque les fonds sont très faibles, entre 50 mètres et une centaine de mètres.
00:11:25Et l'effet de cette mine est assez similaire à celui de la torpille qui a coulé récemment la corvette
00:11:31iranienne.
00:11:32C'est-à-dire que cette mine est là pour casser la colonne vertébrale du navire.
00:11:38Le deuxième type de mine, c'est les mines Aorin qui flottent entre deux eaux avec des cornes.
00:11:42On connaît cette image assez populaire.
00:11:45Et elle aura son effet explosif lorsque le bateau touchera les cornes de la mine.
00:11:54Le troisième type de mine, c'est les mines qu'on a connues en mer Noire,
00:11:59c'est-à-dire les mines dérivantes qui sont généralement des mines Aorin dont le câble a été coupé
00:12:04et qui remontent à la surface puisqu'elles ont une flottabilité positive.
00:12:09Donc ces mines dérivantes sont une troisième menace.
00:12:12Et puis enfin, la dernière menace à laquelle a pu être confronté le bateau,
00:12:16là que vous montrez à l'écran à l'instant, c'est-à-dire des mines Ventouse
00:12:19qui sont posées sur la coque, juste au niveau de la ligne de flottaison
00:12:25qui tiennent sur la coque par magnétisme et qui peuvent conduire à couler le bateau.
00:12:30Donc les Iraniens possèdent toutes ces capacités et peuvent toutes les mettre en avant.
00:12:35Amiral Laveau, quels sont les scénarios que peut adopter l'Iran
00:12:41pour bloquer le détroit avec cette guerre des mines ?
00:12:47Donc les Iraniens possèdent le panel complet des mines.
00:12:53Donc le premier scénario, c'est évidemment mouiller des mines à partir de bâtiments
00:12:57à la fois militaires mais également des bâtiments civils qui auraient été transformés.
00:13:01Ça peut être des bateaux de pêche, ça peut être des vraquiers, ça peut être des bâtiments de commerce
00:13:06sur lesquels ils auraient aménagé des trappes pour pouvoir mouiller des mines.
00:13:09C'est ce qui avait été réalisé durant la première guerre du Golfe.
00:13:13Le mouillage, ça peut être des mines de fond dont je viens de parler.
00:13:17Ça peut être également des mines à Orin.
00:13:19Et puis ensuite, les mines Ventouse.
00:13:20Je pense que c'est un mode opératoire avec lequel les passes d'Aran,
00:13:26les gardiens de la Révolution sont particulièrement familiers
00:13:28puisqu'ils peuvent s'approcher discrètement de jour comme de nuit
00:13:32sur les bâtiments de commerce avec des embarcations très rapides
00:13:36et poser ces mines Ventouse sur les coques.
00:13:41Quelles sont les capacités que possèdent les Français ?
00:13:44On a entendu les Américains dire, demander aux Iraniens d'enlever leurs mines.
00:13:49On a entendu les Américains ressentir qu'ils ne sont pas vraiment armés,
00:13:55si je peux me permettre l'expression, par rapport à cette guerre des mines.
00:13:58Quelles sont les capacités françaises pour déminer ?
00:14:02Vous qui étiez un ancien plongeur, démineur de la marine française.
00:14:09Les opérations de guerre des mines doivent se réaliser d'abord
00:14:13dans des conditions très spécifiques.
00:14:14On pourrait associer ces opérations de guerre des mines
00:14:17à des opérations humanitaires.
00:14:19C'est-à-dire que la France étant dans une posture strictement défensive,
00:14:23il est hors de question de conduire à une telle opération
00:14:24dans le contexte actuel, dans le contexte de combat de haute intensité.
00:14:28Les opérations de guerre des mines sont généralement conduites
00:14:30dans des conditions post-conflit.
00:14:33Ce sont des opérations strictement défensives
00:14:35et ça correspond bien à la posture présidentielle
00:14:38qu'a évoquée M. Macron.
00:14:40Les Français possèdent le panel complet
00:14:42pour réaliser ce genre d'opération.
00:14:44Alors, soit avec des chasseurs de mines.
00:14:46Ce sont des bateaux amagnétiques.
00:14:50Donc, ils peuvent rentrer dans le champ de mines.
00:14:53Ils scannent le fond marin.
00:14:56Ils éclairent le fond marin pour repérer les mines
00:14:59ou repérer également les mines AOR1 qui se trouvent entre deux eaux dans le volume.
00:15:04Ensuite, ils envoient soit des robots téléopérés pour identifier
00:15:09puis neutraliser les mines.
00:15:11Soit on peut opérer par plongeur des mineurs,
00:15:13comme vous l'évoquiez à l'instant.
00:15:15Et puis enfin, tout à fait dernièrement,
00:15:17la France, comme d'autres pays, s'est équipée de capacités dronisées
00:15:20pour assurer ces opérations de guerre des mines.
00:15:22Dernière question contre Amiral Laveau.
00:15:26Comment on neutralise les mines ?
00:15:28Puisque vous avez dit que les Iraniens possèdent tout l'arsenal des mines.
00:15:33On a compris aussi que c'est une sorte de guerre du pauvre,
00:15:36guerre du faible par rapport aux forts.
00:15:39C'est comme un peu l'attaque des drones
00:15:42par rapport aux bombes qui peuvent être lancées.
00:15:46Donc, c'est une façon pour l'Iran de frapper fort à faible coût.
00:15:50Mais une guerre qui peut coûter très cher à déminer.
00:15:55Comment on démine justement ces mines ?
00:16:00C'est assez simple.
00:16:01En fait, on place une charge d'explosifs à proximité de la mine
00:16:07et elle explosera par sympathie.
00:16:09Donc ça, c'est pour les mines de fond ou les mines à orins.
00:16:11Et puis ensuite, lorsque vous avez des mines dérivantes,
00:16:12on peut tirer dessus, soit pour les faire exploser,
00:16:15soit pour les faire couler.
00:16:17Très bien.
00:16:18Et les conditions ?
00:16:19Pardonnez-moi une dernière question.
00:16:20Les conditions du détroit sont particulièrement favorables,
00:16:24selon vous, à cette guerre particulière qu'on appelle la guerre des mines ?
00:16:29Oui, absolument.
00:16:30Comme vous venez de le souligner, on est dans un détroit.
00:16:32C'est un passage très resserré.
00:16:34Donc, la côte est extrêmement proche.
00:16:37Donc, les embarcations rapides des Iraniens
00:16:39peuvent surgir à tout moment avec un préavis de détection très faible.
00:16:42Et les fonds sont très faibles.
00:16:44On est entre 60 et 100 mètres de fond pour le détroit d'Hermouz
00:16:48et 50 à 70 mètres de fond pour le golfe Persique.
00:16:53Donc, ce théâtre d'opération se prête tout particulièrement à la guerre des mines.
00:16:57Et vous le soulignez, c'est vraiment l'arme idéale dans un rapport du faible au fort.
00:17:04Merci beaucoup, contre-amiral Laveau, pour ces précisions.
00:17:08Vous qui avez effectivement dirigé tous les plongeurs des mineurs de la Marine nationale française.
00:17:16Merci infiniment pour toutes ces précisions.
00:17:18Justement, aujourd'hui, pour pouvoir...
00:17:21Merci beaucoup.
00:17:22Ce détroit est important puisqu'il impacte directement notre quotidien.
00:17:2720% du pétrole mondial passe par le détroit d'Hermouz.
00:17:31Et aujourd'hui, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie
00:17:34ont annoncé débloquer 400 millions de barils de pétrole de l'Eurésien stratégique
00:17:40afin d'éviter la flambée des prix en attendant de libérer le détroit d'Hermouz.
00:17:46S'il s'agit de la plus grande quantité de pétrole jamais remise sur le marché,
00:17:49deux fois plus que pour l'Ukraine.
00:17:52Une question, Gabrielle Cluzel.
00:17:54Comme il y a 50 ans, le pétrole est-il encore capable de faire trembler le monde ?
00:18:00Oui, de toute évidence.
00:18:02Alors, quand même, pour étayer cette information lapidaire,
00:18:07il faut savoir que ces dispositions de précaution, donc ces réserves stratégiques,
00:18:10elles datent essentiellement de 1974.
00:18:13Ce sont des dispositions qui ont été prises au moment du premier choc pétrolier.
00:18:17L'Agence internationale de l'énergie, c'est une émanation de l'OCDE,
00:18:20qui voit le jour à ce moment-là, le siège et du reste à Paris,
00:18:25afin de permettre d'amortir ce choc.
00:18:27Il y a une obligation, c'est de détenir des stocks de pétrole équivalents
00:18:32à au moins 90 jours d'importation nette de pétrole.
00:18:34Donc, ça permet de voir venir, en principe, pendant trois mois,
00:18:37une épargne pétrolière de précaution en cas de coup dur.
00:18:43Alors, théoriquement, le coup dur, c'était plutôt anticipé comme une rupture d'approvisionnement.
00:18:48Mais, en l'espèce, il s'agit d'augmenter l'offre mécaniquement,
00:18:52et ainsi, en injectant des barils, de faire baisser le prix par la loi de l'offre et de la
00:18:57demande.
00:18:59Alors, les gouvernements, notamment celui français, ont les yeux fixés sur cette affaire.
00:19:03Le gouvernement français se souvient que la matière est hautement inflammable,
00:19:07dans tout le sens propre comme au sens figuré.
00:19:09Les gilets jaunes, il a suffi de quelques centimes de plus à la pompe
00:19:13pour déclencher ce mouvement qui a pris une ampleur, on s'en souvient, incroyable.
00:19:18Donc, cette décision de l'AIE lui convient assez bien,
00:19:23parce que ça lui permet de faire oublier qu'il suffirait de baisser les taxes,
00:19:27donc ses propres recettes pour faire baisser les prix,
00:19:30puisque ses taxes représentent 60% du prix du pétrole.
00:19:33Elle avait, en fait, si on ne faisait pas ça, deux stratagèmes à sa disposition,
00:19:37mais avec une ficelle un peu grosse.
00:19:40Des contrôles inopinés chez les pompistes, vous savez, elle l'a fait avant-hier,
00:19:43mais c'était un peu le pompier pyromane,
00:19:47parce qu'aller chercher la paille dans l'œil du pompiste
00:19:50avant d'avoir la poutre dans son propre œil.
00:19:53Et puis, l'échec énergie auquel elle a dit tout de suite
00:19:57qu'elle ne souhaitait pas y avoir recours,
00:19:59parce qu'ils agacent beaucoup.
00:20:01Vous savez, c'est un peu la dame patronesse, après le gentleman,
00:20:03cambrioleur, la dame patronesse, cambrioleuse,
00:20:05elle vient vous rendre de la main droite,
00:20:06ce qu'elle a pris de la main gauche,
00:20:07en faisant mine de vous faire la charité.
00:20:10Tenez mon brave, n'allez pas le boire au bistrot.
00:20:12Et ça commence à agacer sérieusement les Français.
00:20:15Alors, nous vivons finalement un troisième choc pétrolier,
00:20:18près de 50 ans après les deux autres.
00:20:20Pourquoi n'avons-nous toujours pas réussi à nous en prémunir ?
00:20:24Oui. Alors, le premier choc, c'était en 1973.
00:20:26Toujours une guerre au Moyen-Orient, la guerre du Kippour.
00:20:29Donc, le prix du pétrole avait quadruplé.
00:20:31Deuxième choc pétrolier, 79-80, c'est la révolution iranienne.
00:20:35Vous voyez, on est vraiment dans les mêmes configurations.
00:20:38Le prix du pétrole avait doublé.
00:20:40Alors, il y a eu d'autres chocs plus tard,
00:20:43dont celui lié au conflit en Ukraine, vous l'avez évoqué.
00:20:46Mais globalement, on peut dire que lorsque le Moyen-Orient s'enrume,
00:20:50c'est aujourd'hui le monde entier, non, éternu,
00:20:52c'est aujourd'hui le monde entier qui s'enrume.
00:20:54Voilà, c'est dans ce sens-là.
00:20:55Donc, les ondes de choc sont économiques, géopolitiques
00:20:58et même de politique intérieure, comme on l'a vu,
00:21:00puisqu'on avait évoqué les gilets jaunes.
00:21:02Alors, je dis mondial, évidemment, parce que la Chine,
00:21:04elle-même, peut être touchée.
00:21:05C'est son talon d'Achille.
00:21:06C'est la Chine, puisqu'elle est importatrice de pétrole,
00:21:12et en particulier en provenance d'Iran.
00:21:14Donc, quand Israël frappe l'Iran, Israël vise l'Iran.
00:21:17Mais quand les États-Unis frappent l'Iran,
00:21:20eh bien, ils visent la Chine, surtout après avoir neutralisé le Venezuela.
00:21:25Alors, vous vous souvenez de cette phrase,
00:21:26on n'a pas de pétrole, mais on a des idées.
00:21:28C'était une phrase de publicité.
00:21:29C'est un slogan gouvernemental de l'Agence des économies d'énergie.
00:21:34C'était l'ancêtre de l'ADEME.
00:21:35C'était déjà une agence un peu inutile.
00:21:36Vous voyez, ça existait.
00:21:37Et ça avait été popularisé par Giscard.
00:21:40En fait, non, on n'a pas trop d'idées,
00:21:41parce qu'on est toujours dépendant de l'or noir.
00:21:43Vous voyez, on n'a pas vraiment trouvé de solution.
00:21:46Pour faire vraiment de l'histoire longue,
00:21:48l'usage du pétrole est très ancien.
00:21:49On le trouve en Mésopotamie, en Irak, là, au Prou.
00:21:52Donc, il y a plus de 4 000 ans, on collait les briques
00:21:54ou encore, on faisait des torches avec le pétrole.
00:21:57Mais il affleurait à la surface.
00:21:59C'est au 19e que l'on trouve aux États-Unis
00:22:02le premier puits de pétrole qui fort,
00:22:04le premier puits de pétrole moderne.
00:22:06En Russie aussi, au 19e,
00:22:07plusieurs industriels ont développé l'industrie pétrolière.
00:22:10L'ironie de l'histoire, c'est que ce sont des Occidentaux,
00:22:13alors que l'Occident est devenu si dépendant du Moyen-Orient,
00:22:15qui ont découvert les premiers gisements.
00:22:18En Arabie Saoudite, le pétrole a été découvert
00:22:20par des géologues d'une compagnie américaine en 1938.
00:22:25Le pétrole du Sahara, lui, a été découvert
00:22:28dans les années 50 par des compagnies françaises.
00:22:31C'est un garçon qui s'appelait Conrad Killian.
00:22:34On sera américain, on en aurait fait un film,
00:22:36mais qui avait eu cette intuition.
00:22:38Il était géologue, c'était plus qu'une intuition,
00:22:40c'était de l'observation qu'il y avait du pétrole au Sahara.
00:22:44Et les accords déviants avaient tenté de préserver
00:22:47cet accès au pétrole en 1962.
00:22:49Mais en février 1971, le président Mbou Médienne
00:22:51avait annoncé la nationalisation de tout cela.
00:22:54Et donc, il avait même appelé ça le 1er novembre,
00:22:58c'est la Toussaint-Rouge, le déclenchement de la guerre d'Algérie.
00:23:00Il avait dit que c'est un nouveau 1er novembre.
00:23:03Or, aujourd'hui, 93% de l'énergie utilisée
00:23:07dans le transport est pétrolière.
00:23:09Des milliers de foyers sont encore chauffés au fioul,
00:23:12même si depuis 2022, il est interdit d'installer
00:23:15ce type de chaudière.
00:23:17On essaie d'électrifier les usages,
00:23:19mais en fait, ça ne se fait pas comme ça,
00:23:22sur un claquement de bois, pompe à chaleur,
00:23:23voiture électrique.
00:23:24Le plastique lui-même, ça c'est la chimie,
00:23:26il n'est plus brûlé, mais il est transformé,
00:23:28c'est à partir du pétrole.
00:23:29Et l'expert énergétique, Philippe Charlet,
00:23:31je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:23:32au moment du Covid, il avait dit,
00:23:33même les masques et les protections sanitaires
00:23:37sont faites à partir de pétrole.
00:23:40Alors, ce qui devient intéressant et un peu politique,
00:23:42si vous permettez,
00:23:43c'est, une fois qu'on a noté que la France
00:23:45est dépendante à 99,9% de ses importations,
00:23:49c'est de se demander pourquoi.
00:23:50Parce qu'il y a quand même des quelques gisements
00:23:52de pétrole conventionnel dans le bassin parisien,
00:23:56à Quittin et surtout en Guyane.
00:23:58Mais la loi Hulot, qu'Emmanuel Macron a fait voter en 2019,
00:24:03interdit toute nouvelle licence d'exploitation en la matière.
00:24:07Alors, on nous dit que c'est un crime contre la nature,
00:24:09c'est de développer ses énergies fossiles,
00:24:11mais tant pis, on va l'acheter aux autres
00:24:13et en se rendant complice d'un autre crime
00:24:15contre la nature, commis par les autres
00:24:18et qui, en plus, nous coûte plus cher
00:24:19et nous rend dépendants, mais visiblement,
00:24:22ce n'est pas grave.
00:24:22Il faut savoir que les champs de pétrole sont mortels,
00:24:25ils s'épuisent.
00:24:26La production d'un champ, elle baisse de 4 à 5% par an.
00:24:29Donc, il faut trouver toujours d'autres gisements,
00:24:31d'où cette loi fait mourir les champs de pétrole français.
00:24:35Ce qui est intéressant, c'est que le pétrole, finalement,
00:24:38est un vrai enjeu de souveraineté.
00:24:40Oui, toute la géopolitique tourne autour du pétrole
00:24:44ou en tout cas une grande partie
00:24:45et les Etats-Unis l'ont compris.
00:24:46On le voit bien ce soir.
00:24:47Voilà, jusqu'en 2006, ils étaient complètement dépendants
00:24:50à 70...
00:24:50Non, pas complètement, mais ils étaient dépendants
00:24:52à 70% pour leur pétrole
00:24:54et puis, ils ont utilisé les techniques
00:24:57de fracturation hydraulique
00:24:58et ils ont pu exploiter massivement
00:25:01le pétrole de schiste.
00:25:02Ils sont devenus, à ce moment-là, exportateurs.
00:25:05Vous savez, d'ailleurs, ça a été un grand enjeu
00:25:06au moment des élections en Pennsylvanie.
00:25:08Kamala Harris, elle avait dit
00:25:10« Ah, je vais interdire cette fracturation hydraulique »
00:25:11et les agriculteurs locaux n'étaient pas du tout d'accord.
00:25:14La Pennsylvanie, elle a produit plus de gaz
00:25:16en 2022 que le Qatar.
00:25:18Alors, elle a rétropédalé,
00:25:20mais c'était trop tard.
00:25:21En France, la question du gaz de schiste
00:25:23ne se pose pas.
00:25:24L'exploitation est interdite
00:25:25depuis une loi de 2011.
00:25:27Vous savez, il n'y a que Montebourg.
00:25:28Enfin, Montebourg s'est fait connaître
00:25:29pour avoir protesté.
00:25:30Et là encore, on en importe.
00:25:32C'est complètement fou.
00:25:33Discrètement, aux Etats-Unis.
00:25:35Donc, c'est l'écologie punitive absurde habituelle.
00:25:38C'est comme les agriculteurs.
00:25:39On va acheter chez les autres des produits
00:25:44que l'on n'a pas le droit de produire.
00:25:45C'est quand même assez particulier.
00:25:47Et toutes les énergies,
00:25:48on peut peut-être conclure par là,
00:25:50sont des enjeux de souveraineté.
00:25:51Il est assez piquant de voir Emmanuel Macron,
00:25:53aujourd'hui, le découvrir avec le nucléaire.
00:25:57Parce qu'il a quand même mis un point d'honneur
00:25:59à le détricoter consciencieusement.
00:26:01Il a fermé 14 réacteurs nucléaires.
00:26:03On se souvient d'Elisabeth Borne.
00:26:04Super fière d'avoir fermé Fessenheim.
00:26:06Et puis, en 2022,
00:26:08virage à 180 degrés.
00:26:10Discours de Belfort.
00:26:11Il change drastiquement de direction.
00:26:14Et aujourd'hui, on entend Emmanuel Macron,
00:26:15ça m'a frappé, dire
00:26:16« On s'est trompé ».
00:26:17J'aime bien le « on ».
00:26:18C'est qui, on ?
00:26:19Voilà.
00:26:20Qui s'est trompé ?
00:26:21Donc, Friedrich Merz et Ursula von der Leyen
00:26:23font le même constat.
00:26:24Ils font leur « mea culpa ».
00:26:25Mais on sait quand même qu'ils nous ont largement
00:26:27savonné la planche.
00:26:28On a perdu beaucoup de temps.
00:26:30Un temps qui se compte en dizaines d'années.
00:26:33Et il va falloir le rattraper.
00:26:35Alors, par exemple,
00:26:36Philippe Charles,
00:26:36dont je vous parlais tout à l'heure,
00:26:37il préconise d'étendre à 80 ans
00:26:39la durée de vie des centrales nucléaires
00:26:43normalement prévues à 40.
00:26:45Et puis, peut-être de l'étendre à...
00:26:48Aujourd'hui, on prévoit, pardon,
00:26:49de les étendre à 60 ans
00:26:50et donc de continuer jusqu'à 80 ans.
00:26:53Je m'emmène un peu les pinceaux.
00:26:55Et puis, de réduire le coût des EPR
00:26:57en supprimant un certain nombre de normes.
00:27:00Et puis, peut-être faire financer par le privé.
00:27:03Tout ça sont des pistes extrêmement intéressantes.
00:27:05Donc, puisse cette crise nous servir
00:27:07d'expérience et de faits ?
00:27:11Ancrons-nous ça dans la tête.
00:27:13La souveraineté est d'abord énergétique.
00:27:15La souveraineté d'abord énergétique.
00:27:17Voilà ce qu'on pourrait dire sur cette éventuelle guerre des mines
00:27:21sur place, sur le pétrole, sur le détroit d'Hormuz.
00:27:24Dans un instant, avec Charlotte Dornelas,
00:27:26on parlera du Liban.
00:27:28Mais la guerre en Iran ne nous empêche pas
00:27:31de regarder ce qui se passe en France.
00:27:33C'est le sondage du jour et il fait beaucoup parler.
00:27:37Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon
00:27:40pourraient bien s'affronter au second tour de la présidentielle.
00:27:43Mais ce sondage que vous décrypterez, Mathieu Bocoté,
00:27:46dit peut-être plus que cela.
00:27:48Et pour le comprendre, il faut aller au-delà
00:27:50de ces chiffres les plus impressionnants.
00:27:52Alors, c'est un sondage qui nous vient de l'IFOP
00:27:55et qui nous présente effectivement un résultat
00:27:57au deuxième tour pourrait s'affronter Bardella et Mélenchon.
00:28:02Mais avant toute chose, et je pense qu'on doit le dire
00:28:04et le redire, un sondage, ça ne sert pas
00:28:07qu'à enregistrer l'opinion publique
00:28:09à la manière d'une matière inerte.
00:28:11On ira enregistrer simplement les faits
00:28:14et ensuite, dans une forme de constat,
00:28:15on passe à autre chose.
00:28:16Les sondages servent aussi à construire l'opinion publique.
00:28:20Les sondages servent à définir l'opinion publique,
00:28:23à la catégoriser.
00:28:25Ça sert à l'influencer.
00:28:26Ça nous dit globalement,
00:28:27ça ne nous dit pas ce que vous pensez,
00:28:29ça nous dit ce que vous devez penser.
00:28:31Pensez comme les autres parce que tout le monde pense ça.
00:28:34Et on le sait depuis Tocqueville,
00:28:35la psychologie de l'homme démocratique
00:28:36est une psychologie absolument conformiste.
00:28:39L'homme démocratique n'aime rien tant
00:28:41que penser comme tout le monde.
00:28:44Et dès lors, le sondage bien utilisé
00:28:46permet de dire aux gens ce qu'ils doivent penser.
00:28:48Ça permet, par exemple, d'imposer un candidat.
00:28:50Ça permet d'en éliminer d'autres.
00:28:52Ça permet de marginaliser un candidat.
00:28:54Si vous posez plusieurs sondages à répétition,
00:28:57ça permet d'imposer un thème,
00:28:59alors que si vous les distanciez,
00:29:00ça donne plus de place pour l'émergence d'autres candidats.
00:29:03Quoi qu'il en soit, je poursuivrai ça.
00:29:05Je deviens après le Flash Info,
00:29:06car je sens la présence derrière moi.
00:29:08Non, je suis désolée, Mathieu.
00:29:11On reprendra ce sondage, c'est important.
00:29:13C'est juste qu'on regarde un petit peu
00:29:15ce qui se passe sur le front de la guerre.
00:29:17Il y a des dernières actualités, mon cher Michael Dosantos ?
00:29:19Bien sûr, mais je peux patienter, Mathieu Bocoté.
00:29:21Vous inquiétez pas.
00:29:24Alors, je vais vite.
00:29:25Bonsoir, en tout cas, Christine.
00:29:26Et bonsoir à tous.
00:29:27Donald Trump assure qu'il ne reste pratiquement
00:29:29rien à frapper en Iran.
00:29:31Le président américain a également laissé entendre
00:29:33que son armée pourrait désormais frapper
00:29:35les ports iraniens, des ports civils
00:29:36utilisés à des fins militaires,
00:29:37selon lui.
00:29:38De leur côté, les gardiens de la révolution
00:29:40menaçaient de cibler les ports de la région
00:29:42si les siens étaient attaqués.
00:29:45Et puis à Dubaï, des établissements bancaires
00:29:47et de conseils ont évacué ou fermé
00:29:49leurs bureaux.
00:29:49Parmi eux figurent le géant américain
00:29:51Citi ou encore les britanniques
00:29:53Deloitte et PwC.
00:29:55Plus tôt dans la journée,
00:29:56l'armée iranienne avait déclaré
00:29:57vouloir frapper les centres économiques
00:29:59et les banques dans la région du Golfe.
00:30:01Ces menaces font suite à une frappe
00:30:02contre un établissement bancaire à Téhéran.
00:30:05Et puis enfin, la France et une vingtaine de pays
00:30:08appellent à la désescalade au Liban.
00:30:10Lors d'un conseil de sécurité,
00:30:11l'ambassadeur français a exhorté Israël
00:30:14à respecter la souveraineté libanaise
00:30:16et son intégralité territoriale.
00:30:17Jérôme Bonafon a également condamné
00:30:20au nom de tous ses États
00:30:21la décision irresponsable du Hezbollah
00:30:23de se joindre aux attaques iraniennes
00:30:25contre l'État éboune.
00:30:26Merci, Mickaël de Santos.
00:30:28Prochain point sur l'actualité avec vous à 20h.
00:30:31Et on parlera du Liban avec Charlotte Donelas
00:30:34dans un instant et de la stratégie
00:30:36de communication de l'Iran avec Marc Menand.
00:30:40Revenons à nos petits moutons,
00:30:42Mathieu Bocoté, qui nous intéresse
00:30:44beaucoup ce soir sur ce sondage
00:30:48qu'il donne Bardella Mélenchon au second tour.
00:30:50Alors comment, je disais,
00:30:52comment les sondages étaient utilisés
00:30:53quelquefois pour construire l'opinion,
00:30:54pour construire une offre politique,
00:30:56pour façonner les esprits,
00:30:57pour modeler les esprits?
00:30:58Comment y arrivons-nous avec ce sondage?
00:31:00Eh bien, Bardella, 36, premier.
00:31:03Mélenchon, 13.
00:31:04Et les deux sont au deuxième tour.
00:31:06Ensuite, Édouard Philippe, 11.
00:31:08Glucksmann, 9.
00:31:09Attal, 8.
00:31:10Retailleau, 6.
00:31:12Zemmour, 4.
00:31:13Donc, pour en arriver à...
00:31:15Mélenchon au second tour,
00:31:17il faut présenter dans ce sondage
00:31:18trois candidats du Bloc central.
00:31:20Donc, dès lors qu'on fragmente le Bloc central
00:31:22de manière un peu artificielle,
00:31:24eh bien, on peut dire,
00:31:24« Ah, mais Mélenchon est deuxième. »
00:31:26Donc, dès lors, ça conditionne les esprits
00:31:27à la lutte des extrêmes,
00:31:29comme on nous le dit.
00:31:30Par ailleurs, j'ajoute une chose,
00:31:32ainsi présentées,
00:31:33les informations font en sorte
00:31:34que quand un des trois candidats
00:31:35du Bloc central,
00:31:35que ce soit Attal,
00:31:36que ce soit Philippe,
00:31:38que ce soit Retailleau,
00:31:39se retirera,
00:31:41ça permettra de dire,
00:31:41« Oh là là, boost ! »
00:31:43Dans les sondages,
00:31:44soudainement,
00:31:44le Bloc central gagne 5, 6, 7 points
00:31:47grâce au ralliement de ce candidat,
00:31:49donc du passage de 3 à 2.
00:31:51Ça permet de créer une forme
00:31:52de dynamique sondagière
00:31:53lorsque les circonstances
00:31:54l'exigeront.
00:31:55Donc, qu'on se comprenne bien,
00:31:57pour en arriver à la conclusion
00:31:58que ce sera Bardella
00:31:59et Mélenchon,
00:32:01il faut présenter
00:32:01une offre de sondage tel,
00:32:03enfin, présenter une offre
00:32:04de candidature tel
00:32:05qu'elle ne correspondra pas
00:32:06à la réalité de demain.
00:32:07Mais les esprits sont conditionnés.
00:32:09Les deux, apparemment,
00:32:10s'affronteront.
00:32:10Alors, prenons au sérieux,
00:32:12Mathieu, un second tour,
00:32:14Bardella et Mélenchon.
00:32:14Merci beaucoup
00:32:15pour ces précisions.
00:32:16C'est important de dire tout ça.
00:32:17À quoi pourrait-on s'attendre ?
00:32:19Alors, les premiers jours,
00:32:20évidemment,
00:32:21imaginez que les deux
00:32:21soient candidats.
00:32:22Soit ça au deuxième tour.
00:32:23Évidemment, au premier moment,
00:32:25on va nous dire,
00:32:26oh là là, c'est le choc
00:32:26des extrêmes.
00:32:27Et l'extrême-centre,
00:32:28nous dira, le Bloc central,
00:32:29nous refusons de trancher
00:32:31entre ces deux figures.
00:32:32Nous nous mettons en réserve
00:32:33de la République
00:32:34contre le choc des extrêmes.
00:32:36Jusqu'à ce que l'État profond,
00:32:38mieux connu sous le nom
00:32:38du service public,
00:32:39de tous les intérêts constitués,
00:32:41des syndicats,
00:32:42des différents lobbies,
00:32:43se mettent à plaît,
00:32:44aider très nettement
00:32:45sur le mode antifasciste.
00:32:46On décide de repartir
00:32:47au coup de manivelle antifasciste.
00:32:49Et là, on peut voir
00:32:50la séquence ainsi définie.
00:32:51Donc, on peut s'attendre
00:32:52que la peur de l'extrême-droite
00:32:53devienne le moteur
00:32:54du deuxième tour.
00:32:55Donc, les grandes consciences
00:32:55de gauche se mobiliseront.
00:32:57Une bonne partie du centre-gauche
00:32:59dira aussi à ce moment-là
00:33:00qu'il est absolument nécessaire
00:33:01de bloquer l'extrême-droite
00:33:03qui vient.
00:33:04Certes, nous sommes en désaccord
00:33:04de Glucksmann et Mélenchon.
00:33:06On a des désaccords.
00:33:06Mais au moins,
00:33:07ce n'est pas l'extrême-droite.
00:33:08D'ailleurs, une de nos députées
00:33:14La presse de gauche
00:33:15Chimétra sera sur le mode
00:33:16inquisiteur.
00:33:17On fera jouer
00:33:17quelques grands patrons,
00:33:18inévitablement.
00:33:19Ensuite, il y aura
00:33:20le débat du second tour
00:33:21qui sera formaté
00:33:22pour favoriser Mélenchon,
00:33:23n'en doutons pas.
00:33:24Il y aura les manifestations.
00:33:25Il y aura la mobilisation
00:33:26des antifas.
00:33:28Et on ne doit pas oublier
00:33:28qu'il y aura une mobilisation
00:33:29maximale du vote
00:33:30des banlieues par LFI
00:33:31qui, par ailleurs,
00:33:32pourrait contrôler potentiellement
00:33:33le cadre et la production
00:33:35du vote dans ces régions.
00:33:37Donc, il n'est pas inimaginable
00:33:38qu'au terme d'un second tour,
00:33:39parce que pour l'instant,
00:33:40j'entends dire
00:33:41Bardella-Mélenchon,
00:33:42Bardella gagne,
00:33:43c'est certain,
00:33:4465-35.
00:33:45Il n'est pas inimaginable
00:33:46qu'une campagne
00:33:47de second tour
00:33:47sur le mode
00:33:48de la grande mobilisation
00:33:50antifasciste,
00:33:50sur le mode
00:33:51de la grande mobilisation
00:33:52contre l'extrême droite,
00:33:53il n'est pas inimaginable
00:33:54qu'au terme de cela,
00:33:56Mélenchon soit gagnant.
00:33:58Tous ceux qui s'imaginent
00:33:59que ça ne peut pas fonctionner
00:34:00connaissent bien mal
00:34:01l'histoire
00:34:01des dernières années en France.
00:34:03À vous entendre,
00:34:04Mathieu,
00:34:04la France n'a pas vraiment
00:34:05changé depuis 2002
00:34:07au temps du second tour
00:34:08entre Jean-Marie Le Pen
00:34:09et Jacques Chirac.
00:34:09Non, et oui.
00:34:10Alors, non,
00:34:11pourquoi elle n'a pas changé?
00:34:12Le dispositif antifasciste
00:34:13de la machine à diaboliser
00:34:14est toujours très présent
00:34:15sans le moins de redoutes.
00:34:17La preuve en est,
00:34:17regardez le comportement
00:34:18des LR.
00:34:19Chaque fois qu'un LR vous dit
00:34:20entre Mélenchon et Bardella,
00:34:21je refuse de choisir,
00:34:23il confirme par là,
00:34:24il intègre le logiciel
00:34:26antifasciste dans son esprit.
00:34:28Il nous dit qu'il n'y a pas le coup.
00:34:28Alors qu'on sait très bien
00:34:29en privé quand on leur parle
00:34:30pour qui ils voteraient.
00:34:31Mais puisqu'on leur fait
00:34:32publiquement,
00:34:33ils doivent donner,
00:34:33reproduire le gage
00:34:34de la mythologie antifasciste.
00:34:36Non, parce que l'ensemble
00:34:37du service public
00:34:38est encore aujourd'hui
00:34:38composé de médias alignés
00:34:40qui cherchent à produire
00:34:42un récit qui sera
00:34:42le récit, encore une fois,
00:34:44du péril contre l'extrême droite.
00:34:46Non, parce que le même langage
00:34:47domine encore aujourd'hui.
00:34:48Le cordon sanitaire
00:34:49a fonctionné ces dernières années.
00:34:50Il a fonctionné en 2017,
00:34:51en 2022, en 2024.
00:34:54Alors oui,
00:34:54il y a des changements,
00:34:55cela dit.
00:34:55La taille du RN
00:34:56n'est plus la même,
00:34:57mais il peut gagner.
00:34:58Il peut gagner.
00:34:59Donc là, ça force d'ailleurs
00:35:00le régime à décréter
00:35:01l'état d'exception progressiste.
00:35:02On voit pourquoi il cherche
00:35:03à verrouiller tout le système
00:35:04en ce moment.
00:35:05L'espace médiatique
00:35:07auparavant.
00:35:07La décomposition du pays
00:35:09est beaucoup plus avancée
00:35:10et peut théoriquement
00:35:11appeler à la grande alternance.
00:35:12Mais chose certaine,
00:35:13quelles que soient nos préférences,
00:35:14il n'y a pas de fatalité.
00:35:15Jean-Luc Mélenchon,
00:35:16regardant ce sondage,
00:35:17un peu, de mon point de vue,
00:35:18un peu artificiel,
00:35:19peut néanmoins se dire
00:35:20que s'il arrive au second tour,
00:35:21il pourrait gagner.
00:35:22Dans un instant,
00:35:23vous nous parlerez
00:35:24dans notre dossier
00:35:24des municipales
00:35:25où on est le bloc central.
00:35:27D'abord,
00:35:28écoutez Sarah Knafou
00:35:29qui était invitée ce matin
00:35:32de Laurence Ferreri
00:35:33sur l'Union des droites.
00:35:36Aujourd'hui,
00:35:36je suis la seule
00:35:37candidate qui propose l'union.
00:35:38Monsieur Bournazel
00:35:39nous dit d'avance
00:35:40qu'il n'en veut pas.
00:35:41Donc lui,
00:35:41il a inventé le vote inutile.
00:35:42Il nous dit que voter pour lui,
00:35:43ça ne sert à rien.
00:35:44Il n'y aura pas d'alternance,
00:35:45il n'y aura pas d'alliance.
00:35:46Donc j'invite les électeurs
00:35:47de Monsieur Bournazel
00:35:47à se porter sur ma candidature.
00:35:49Et Madame Dati,
00:35:49est-ce qu'il y a déjà
00:35:50des contacts entre vous ?
00:35:51Est-ce qu'elle est prête
00:35:53à une union ?
00:35:55Alors j'allais y venir.
00:35:56Moi, tout ce que je dis,
00:35:56je le dis sur la place publique.
00:35:57Donc non,
00:35:57je n'ai pas eu de contact privé,
00:35:58mais tout ce que je dis
00:35:59à votre antenne,
00:36:00je dirais la même chose
00:36:01de toute manière
00:36:01puisque je suis assez transparente
00:36:02depuis le début de cette élection.
00:36:04Je vous disais,
00:36:04Monsieur Bournazel,
00:36:05il dit qu'il ne veut pas d'alliance.
00:36:05Madame Dati,
00:36:06elle nous dit qu'elle ne sait pas encore.
00:36:08Peut-être qu'elle choisira
00:36:09le soir du premier tour,
00:36:10j'espère.
00:36:10Mais l'électeur,
00:36:11il ne peut pas attendre
00:36:12le soir du premier tour.
00:36:13Il doit voter le matin
00:36:14du premier tour.
00:36:15Et il a besoin d'une certitude.
00:36:16Il a besoin d'être sûr
00:36:17que son vote
00:36:18va lui permettre
00:36:19de battre la gauche.
00:36:20Moi, j'offre cette certitude.
00:36:21Je dis aux électeurs,
00:36:22avec moi,
00:36:23au second tour,
00:36:24avec moi,
00:36:24la plus forte possible
00:36:25le soir du premier tour,
00:36:26en tête ou même deuxième.
00:36:27Vous avez l'assurance
00:36:28d'avoir quelqu'un
00:36:29qui prendra l'union des droites,
00:36:30qui est la seule voie
00:36:31qui nous permet de l'emporter.
00:36:32Et comme je suis la seule
00:36:33à proposer la stratégie gagnante,
00:36:35le seul vote utile,
00:36:36c'est moi.
00:36:37On parlera des municipales
00:36:39dans un instant.
00:36:39On va y revenir.
00:36:40On reçoit Eric Chiotty
00:36:42dans un instant J12
00:36:43de la guerre en Iran.
00:36:45Mais personne ne sait réellement
00:36:48ce qui se passe sur place.
00:36:49Que voyons-nous vraiment ?
00:36:51Marc Menon,
00:36:52c'est intéressant
00:36:52parce qu'on n'a pas vu
00:36:54les images
00:36:55des 80 000 morts.
00:36:56On a vu d'autres images,
00:36:57des images maîtrisées,
00:36:59une communication
00:37:00parfaitement maîtrisée.
00:37:01Et peu de journalistes
00:37:02sont en place.
00:37:02Peut-on se poser
00:37:03les bonnes questions ?
00:37:05La première victime
00:37:06de la guerre,
00:37:07c'est la vérité.
00:37:09Ça vient d'Equil.
00:37:10Donc vous voyez,
00:37:11déjà,
00:37:11sous l'antiquité,
00:37:13il y avait cette logique
00:37:15de la manipulation.
00:37:17Et là,
00:37:17il y a ce qui se passe
00:37:19sur le terrain.
00:37:20Mais c'est aussi important
00:37:22c'est le bluff.
00:37:25Le compte-rendu,
00:37:26le récit.
00:37:27Pourquoi ?
00:37:28D'abord,
00:37:28pour l'opinion.
00:37:30Imaginez,
00:37:31Donald Trump,
00:37:32il a besoin
00:37:33d'avoir derrière lui
00:37:34de sentir
00:37:35que les Américains
00:37:37adhèrent à une guerre
00:37:38qu'il aurait tellement lointaine
00:37:39à laquelle
00:37:40ils ne comprennent rien
00:37:41et ça le menace
00:37:42dans son fondement,
00:37:44je dirais,
00:37:45présidentiel.
00:37:46Pendant que vous parlez,
00:37:46les images qu'on voit,
00:37:47ce sont les images
00:37:48de la télévision d'État iranienne,
00:37:50donc les images autorisées.
00:37:51Oui,
00:37:51mais alors c'est extraordinaire
00:37:52parce que les Iraniens
00:37:53font la même chose.
00:37:54Mais on pourrait même
00:37:55se poser une question.
00:37:56Est-ce que le guide
00:37:57est véritablement vivant
00:37:59ou n'aurait-on pas,
00:38:00par exemple,
00:38:01élu un guide
00:38:02qui aurait été tué
00:38:03mais une sorte de leurre ?
00:38:05Parce que cette guerre du bluff,
00:38:07elle est déterminante.
00:38:08Tout à l'heure,
00:38:09on avait le contre-amiral
00:38:10pour parler des mines.
00:38:11C'est-à-dire que là,
00:38:12regardez l'Iran,
00:38:13ils n'ont même pas besoin
00:38:15d'une action,
00:38:16il suffit d'agiter le fait
00:38:18de dire
00:38:19nous répandons des mines.
00:38:21Et là,
00:38:21tout le monde est terrorisé
00:38:23parce que les mines,
00:38:24on a eu l'explication,
00:38:25grâce à vous,
00:38:26elles ne se repèrent pas
00:38:27aussi facilement.
00:38:28Et de toute façon,
00:38:30on ne peut pas
00:38:30les faire sauter
00:38:32sans avoir une période
00:38:33tampon,
00:38:34c'est-à-dire
00:38:35une période de paix.
00:38:36Donc,
00:38:37on a simplement,
00:38:38en disant cela,
00:38:40immobilisé,
00:38:41le fameux détroit d'Ormousse.
00:38:43Vous voyez comment
00:38:43cette guerre des mots
00:38:45est primordiale.
00:38:47Sans rien,
00:38:48sans même investir
00:38:50un centime
00:38:51ou un dollar,
00:38:53eh bien,
00:38:53vous obtenez
00:38:54cette situation
00:38:55et dans le même temps
00:38:56que peut faire
00:38:57Donald Trump.
00:38:58Attention,
00:38:59si vous faites
00:38:59qu'importe quoi,
00:39:00nous allons frapper
00:39:01comme s'il allait pouvoir
00:39:02déclencher
00:39:03la bombe nucléaire.
00:39:04Il n'en est pas question.
00:39:05Donc,
00:39:06plus personne n'y croit
00:39:07à ce qui devait être
00:39:08théoriquement
00:39:09l'élément
00:39:10qui empêche
00:39:12tout un chacun
00:39:12d'oser une stratégie
00:39:14guerrière,
00:39:15la guerre de dissuasion,
00:39:17elle ne fonctionne plus.
00:39:18C'est avec une arbalète
00:39:19aujourd'hui,
00:39:20on dit,
00:39:20elle est là,
00:39:20mais vous ne savez pas
00:39:21tout à fait où elle est
00:39:22et vous pouvez faire sauter
00:39:24vos hommes.
00:39:25Alors oui,
00:39:25c'est vieux comme le monde,
00:39:27ce type de stratégie.
00:39:29Les bulletins
00:39:29de la grande armée
00:39:30de Napoléon,
00:39:31c'était des chasse-là.
00:39:32On ne sait toujours pas
00:39:34aujourd'hui objectivement
00:39:35qui, par exemple,
00:39:36a gagné en 1807
00:39:37la bataille
00:39:38des lots.
00:39:40Napoléon a dit
00:39:41mais c'était l'une
00:39:41des plus grandes victoires,
00:39:43c'était une boucherie
00:39:43invraisemblable
00:39:44et les Russes disent
00:39:45c'est nous
00:39:46qui l'avons emportée.
00:39:48La Bérezina,
00:39:49c'est pareil.
00:39:50Donc,
00:39:50vous voyez,
00:39:51même l'histoire
00:39:52n'arrive pas
00:39:53à faire éclore
00:39:54la vérité.
00:39:56Et aujourd'hui,
00:39:57au-delà de la guerre,
00:39:58il y a la guerre économique
00:40:00dont parlait tout à l'heure
00:40:01Gabriel,
00:40:01il suffit de dire
00:40:02on a immobilisé
00:40:04le Détroit
00:40:05avec ses mines,
00:40:06pof,
00:40:07les bourses flambent
00:40:08et puis
00:40:09vous avez
00:40:10Donald Trump
00:40:10qui va prendre
00:40:11un sous-événement,
00:40:12c'est ce qui s'est passé
00:40:13il y a deux jours,
00:40:14on a eu l'inflation,
00:40:15c'était monté
00:40:16à 110 euros
00:40:16et le lendemain,
00:40:18en 24 heures même pas,
00:40:19on était tombé
00:40:20à 80 euros.
00:40:21Donc,
00:40:21le monde est totalement
00:40:23déstabilisé.
00:40:24C'est-à-dire
00:40:24que c'est la guerre
00:40:25des ondes
00:40:26qui est encore plus
00:40:27importante presque
00:40:28que la terreur
00:40:29que l'on vit
00:40:30ou que vivent
00:40:31les gens
00:40:31sur le terrain.
00:40:33Et puis,
00:40:33il y a l'exploitation
00:40:34des événements,
00:40:35cette école
00:40:37à Téhéran
00:40:38qui est détruite.
00:40:39La première chose
00:40:40que dit
00:40:41Donald Trump,
00:40:42mais c'est pas nous,
00:40:43ce sont eux.
00:40:44Et puis,
00:40:45à la fin,
00:40:45il est bien obligé
00:40:46d'admettre,
00:40:47mais vis-à-vis
00:40:48de son opinion publique,
00:40:50comment ça ?
00:40:50Il y a des enfants,
00:40:51il n'y a pas plus
00:40:53désastreux comme image,
00:40:54des enfants
00:40:55qui ont été broyés
00:40:56par une arme américaine.
00:40:59Voilà où nous en sommes
00:41:00aujourd'hui
00:41:01et ce n'est pas anodin
00:41:02et les journalistes,
00:41:04il n'y a même pas
00:41:04d'accompagnement d'armée
00:41:06puisque tout se fait
00:41:07en partant de loin.
00:41:09Donc,
00:41:10ils ne peuvent que butiner
00:41:11ces informations manipulées
00:41:14qui sont lancées
00:41:15par les États.
00:41:17Aucun contrôle possible.
00:41:19En revanche,
00:41:19il y a quand même
00:41:20un petit élément
00:41:21déstabilisateur dans tout ça.
00:41:22Ce sont ces vidéos
00:41:25tournées
00:41:26par les gens
00:41:28sur le terrain
00:41:29et ça,
00:41:30ça nous vient.
00:41:31Ça,
00:41:31ça ne peut pas être empêché.
00:41:32Quand les réseaux sociaux
00:41:34ne sont pas coupés.
00:41:35Oui,
00:41:35mais on arrive quand même,
00:41:37c'est quand même extraordinaire
00:41:38quand vous avez
00:41:41le gouvernement iranien
00:41:43qui vous met
00:41:44ces foules-là,
00:41:45on a aussi
00:41:46ces petites vidéos
00:41:47de gens hurlant
00:41:48à mort le guide.
00:41:50Ils sont chez eux,
00:41:51ils risquent leur vie
00:41:52pour ça.
00:41:52Mais en revanche,
00:41:53quand Donald Trump dit
00:41:55nous avons déjà,
00:41:56comme il a fait tout à l'heure,
00:41:57nous avons déjà
00:41:58tout détruit en Iran,
00:42:00n'oubliez pas que l'Iran,
00:42:02c'est la superficie
00:42:04en équivalence
00:42:05de l'Europe.
00:42:06Alors,
00:42:07vous pouvez compter
00:42:08le nombre de bombes
00:42:09et de missiles
00:42:09qui ont été envoyés.
00:42:11Je ne vois pas comment
00:42:12on aurait pu tout détruire
00:42:13en Iran aujourd'hui.
00:42:14Donc,
00:42:15la guerre véritable,
00:42:16elle continue.
00:42:17Mais la guerre du bluff,
00:42:19plus que jamais.
00:42:20Merci,
00:42:21Marc Menon,
00:42:22pour cette guerre
00:42:23de l'image
00:42:24et de la communication.
00:42:25Charlotte,
00:42:25nous avions évoqué
00:42:26ici même la décision
00:42:27prise par le Conseil
00:42:28des ministres libanais
00:42:30de déclarer illégale
00:42:32toute la branche
00:42:33militaire du Hezbollah.
00:42:34Depuis,
00:42:35la guerre
00:42:36fait rage
00:42:36entre Israël
00:42:38et le Hezbollah,
00:42:39générant notamment
00:42:40l'inquiétude
00:42:41de la France.
00:42:42Mais qu'en dit
00:42:43le gouvernement
00:42:44libanais lui-même ?
00:42:46On voit depuis quelques jours
00:42:47parce que c'est vrai
00:42:47que ce dont on entend
00:42:48le moins parler au Liban,
00:42:50c'est le gouvernement
00:42:50et surtout l'armée libanaise
00:42:52qui est étonnant
00:42:52évidemment dans un pays en guerre.
00:42:54On sent le gouvernement
00:42:55par toutes les déclarations
00:42:56qui sont faites
00:42:56prises entre deux feux
00:42:57sous une pression
00:42:58américano-israélienne
00:42:59parce qu'Israël frappe
00:43:00sur le terrain
00:43:01mais soutenu très clairement
00:43:02par Washington
00:43:03de manière absolument assumée.
00:43:05Donc,
00:43:06une pression absolument
00:43:07intenable
00:43:07et une pression interne
00:43:08évidemment
00:43:09en raison du bilin humain
00:43:10absolument atroce
00:43:11aujourd'hui au Liban
00:43:12entre les déplacés
00:43:13et les morts.
00:43:14Il est pris entre deux feux
00:43:15le gouvernement.
00:43:16Pourquoi ?
00:43:16Il doit un,
00:43:17réaffirmer la souveraineté
00:43:18libanaise vis-à-vis d'Israël
00:43:20et deuxièmement
00:43:21trouver le moyen
00:43:22d'assumer
00:43:22cette souveraineté
00:43:24vis-à-vis du Hezbollah
00:43:26et du désarmement
00:43:27du Hezbollah.
00:43:27C'est deux choses
00:43:28en même temps
00:43:29sous le feu
00:43:30et c'est d'ailleurs
00:43:31la position de la France
00:43:31elle-même
00:43:32réaffirmée au Conseil
00:43:33de sécurité
00:43:34qui exhorte le Hezbollah
00:43:35à remettre ses armes
00:43:36d'un côté
00:43:37et Israël
00:43:38à s'abstenir
00:43:38de toute intervention
00:43:39d'envergure
00:43:40en même temps.
00:43:41Alors lundi,
00:43:42le président libanais
00:43:43a appelé à des négociations
00:43:44directes avec Israël
00:43:45sur demande très claire
00:43:46de Washington
00:43:46qui réclamait du Liban
00:43:48qu'elle le fasse
00:43:50ce qui a été bien accueilli
00:43:51par le corps politique libanais
00:43:54le but étant évidemment
00:43:55de stopper la guerre
00:43:56à l'exception du Hezbollah
00:43:57qui fait savoir
00:43:58qu'il est focalisé
00:43:59sur le terrain
00:44:00et qui réclame
00:44:01avant toute négociation
00:44:02avec lui
00:44:03le retrait
00:44:04de l'armée israélienne
00:44:05et le retour
00:44:06des déplacés
00:44:07dans leur maison.
00:44:08A l'inverse évidemment
00:44:09Israël refuse
00:44:10de cesser le feu
00:44:11tant que le Hezbollah
00:44:12n'est pas désarmé
00:44:13comment négocier
00:44:14sans livraison
00:44:14des armes préalables
00:44:15c'est-à-dire
00:44:16sans participation
00:44:17du Hezbollah
00:44:17à ces discussions
00:44:19évidemment Washington
00:44:20est à la vive
00:44:21n'y songe même pas
00:44:22ils n'ont même pas
00:44:23accueilli
00:44:23la demande du gouvernement
00:44:24donc le véritable enjeu
00:44:26pour le Liban
00:44:26le gouvernement libanais
00:44:27c'est de trouver
00:44:28un moyen de désarmer
00:44:30le Hezbollah aujourd'hui
00:44:31c'est le fameux travail
00:44:32qui avait été entamé
00:44:33sauf que personne
00:44:34n'a joué le jeu
00:44:35de se cesser le feu
00:44:35et sûrement pas le Hezbollah
00:44:36qui était censé avoir
00:44:37quitté la zone
00:44:38dans laquelle il y a
00:44:39des affrontements
00:44:40ces derniers jours
00:44:41donc si l'État libanais
00:44:42réclame un cessez-le-feu
00:44:43et un retrait israélien
00:44:44pour parvenir
00:44:45à désarmer le Hezbollah
00:44:46on comprend
00:44:47dans toutes les réactions
00:44:49diplomatiques
00:44:49le manque de confiance
00:44:51devant la réalité
00:44:52de ce désarmement
00:44:52l'offensive du Hezbollah
00:44:54ces derniers jours
00:44:54a décrédibilisé
00:44:56jusqu'à l'appareil
00:44:56des talibanais
00:44:57que l'on sent impuissants
00:44:59devant la réalité
00:45:02du Hezbollah
00:45:03aujourd'hui
00:45:04Justement
00:45:05quel est le rôle
00:45:06de l'armée libanaise
00:45:07dans cette période
00:45:08de guerre
00:45:08et vis-à-vis
00:45:09des engagements
00:45:10de l'État libanais lui-même
00:45:11La crainte est claire
00:45:12c'est celle
00:45:13de la mutation
00:45:13d'un conflit international
00:45:14et très largement étranger
00:45:16on a beaucoup parlé
00:45:16de l'implication du Liban
00:45:18malgré lui
00:45:18dans cette guerre
00:45:19en guerre civile
00:45:20le Liban est évidemment
00:45:21hanté par cette crainte
00:45:23elle-même
00:45:23source de critique
00:45:25au sein du pays
00:45:26alors on a le commandant
00:45:27de l'armée
00:45:27le chef de l'armée
00:45:28libanaise
00:45:29qui est très critiqué
00:45:30par les Etats-Unis
00:45:31Washington a demandé
00:45:31son retrait
00:45:33et le gouvernement
00:45:34libanaise
00:45:34jusqu'à maintenant
00:45:34le soutient
00:45:35pourquoi est-ce qu'il le demande
00:45:36parce qu'il s'inquiète lui
00:45:37depuis plusieurs jours
00:45:38sous les critiques
00:45:39de trouver une formule
00:45:41satisfaisante
00:45:41pour réussir à entamer
00:45:42le désarmement réel
00:45:43du Hezbollah
00:45:44sans risque d'affrontement
00:45:46interne
00:45:46et donc de guerre civile
00:45:47au Liban
00:45:47alors certains lui reprochent
00:45:49même au Liban
00:45:49cette prudence
00:45:50et ses conséquences
00:45:51mais l'histoire contemporaine
00:45:53du Liban
00:45:53résonne forcément
00:45:54dans la tête
00:45:55d'un chef des armées
00:45:56armée libanaise
00:45:57qui a été reconstituée
00:45:58après les accords
00:45:59de Taïf
00:45:59justement avec
00:46:01un des enjeux
00:46:03pour l'armée libanaise
00:46:04c'était de ne jamais affronter
00:46:05les groupes armés libanais
00:46:06pendant la guerre civile
00:46:07évidemment l'armée
00:46:08s'est disloquée
00:46:09elle a été reconstituée
00:46:10au moment de ces accords
00:46:12pourquoi ?
00:46:12parce que cette armée
00:46:13est composite
00:46:14il y a actuellement
00:46:14un tiers des troupes
00:46:15qui sont chiites
00:46:16et toute confrontation
00:46:17directe avec le Hezbollah
00:46:19nous explique le chef
00:46:19de l'armée
00:46:20pourrait provoquer
00:46:21des défections
00:46:22et donc fragiliser
00:46:23l'institution
00:46:24parce que l'armée
00:46:25risquerait de combattre
00:46:25une partie de la population
00:46:26au-delà des personnes
00:46:28armées du Hezbollah
00:46:29dans la population chiite
00:46:31or au Liban divisé
00:46:32l'armée est un ferment réel
00:46:33d'unité
00:46:34ce qui explique cette angoisse
00:46:36mais à l'inverse
00:46:37au Liban
00:46:37certains lui reprochent
00:46:38cet attentisme
00:46:39entre guillemets
00:46:40et cette crainte
00:46:41pourquoi ?
00:46:41ils reconnaissent
00:46:42la pertinence de la crainte
00:46:43en raison de l'histoire du Liban
00:46:44mais ils pointent
00:46:45les conséquences de celle-ci
00:46:47c'est-à-dire
00:46:47cet attentisme
00:46:48a plongé le Liban
00:46:50dans l'engrenage
00:46:50de la guerre
00:46:51ces derniers jours
00:46:51et il y a un des journalistes
00:46:53de l'Orient Le Jour
00:46:54vous savez
00:46:54qui posait la question
00:46:55aujourd'hui
00:46:55faut-il sacrifier
00:46:56la survie du Liban
00:46:57pour protéger
00:46:58la cohésion de l'armée
00:46:59voilà comment la question
00:47:01se pose
00:47:01ces derniers jours
00:47:02la question existe
00:47:03et on peut comprendre
00:47:04pour des Libanais
00:47:05et pour le chef de l'armée
00:47:06en particulier
00:47:06qu'elle soit vertigineuse
00:47:08dernière question
00:47:09avant de recevoir
00:47:10Eric Ciotti
00:47:11le monde entier
00:47:12Charlotte a les yeux
00:47:13et intérêts rivés
00:47:14sur le Liban
00:47:15et ces dernières heures
00:47:16des rumeurs arrivent
00:47:18du côté syrien
00:47:19de la frontière
00:47:20faut-il craindre
00:47:21un tel embrasement
00:47:22pour le Liban ?
00:47:24il faut comprendre
00:47:24que le plan israélien
00:47:25est clair
00:47:26il a été réaffirmé
00:47:27par le président israélien
00:47:28en finir avec le Hezbollah
00:47:29une bonne fois pour toutes
00:47:30or on sait
00:47:32qu'il y a des affrontements
00:47:33dans le sud du Liban
00:47:33d'où les évacuations totales
00:47:35dont nous parlions hier
00:47:36mais également
00:47:37dans la plaine de la Beka
00:47:38plus au nord
00:47:39et à l'est du Liban
00:47:40d'où les incursions aériennes
00:47:42dans cette région
00:47:42et l'utilisation éventuelle
00:47:44du ciel syrien
00:47:45or le Hezbollah
00:47:46et les factions
00:47:47du nouveau président syrien
00:47:49par le biais de son armée
00:47:50mais également
00:47:51les factions sur le terrain
00:47:52sont des ennemis
00:47:52de longue date
00:47:53désormais
00:47:53le Hezbollah
00:47:54étant rentré en Syrie
00:47:55à l'appui
00:47:56de Bachar al-Assad
00:47:57à l'époque
00:47:57donc contre
00:47:58évidemment
00:47:59les groupes islamistes
00:48:00dont sont issus
00:48:01l'actuel président syrien
00:48:03donc la crainte sécuritaire
00:48:04elle n'est pas absurde
00:48:05aujourd'hui
00:48:06d'autant que le président syrien
00:48:07a affiché son soutien
00:48:09au président libanais
00:48:10pour le désarmement
00:48:11du Hezbollah
00:48:12et l'armée syrienne
00:48:13a accusé le Hezbollah
00:48:14d'avoir tiré vers la Syrie
00:48:15voilà d'où vient la crainte
00:48:16mais actuellement
00:48:17les sources militaires
00:48:18libanaises
00:48:19ne renforcent pas
00:48:20ces rumeurs
00:48:20et assurent qu'il existe
00:48:21une coordination
00:48:22entre les deux armées
00:48:23pour sécuriser la frontière
00:48:25entre le Liban
00:48:25et la Syrie
00:48:26mais on le sait
00:48:27désormais
00:48:27dans cet orient compliqué
00:48:28tout peut se retourner
00:48:29en quelques heures
00:48:31merci infiniment
00:48:32pour ces faits précis
00:48:33et cette analyse
00:48:34Charlotte Dorn
00:48:35et là
00:48:35c'est une précision
00:48:36par rapport à
00:48:37Marc Menon
00:48:38vous disiez
00:48:38que l'Union Européenne
00:48:39en tout cas
00:48:39pour la superficie
00:48:40de l'Iran
00:48:40c'est 1648 km²
00:48:42et pour l'Union Européenne
00:48:43on me dit
00:48:44que c'est 4,2 millions
00:48:45de km²
00:48:46voilà
00:48:46non non mais
00:48:47je ne vous parle pas
00:48:48de l'Union Européenne
00:48:48je parle de l'Europe
00:48:50de l'Europe en tant que telle
00:48:52si vous prenez
00:48:53tous les pays
00:48:54de l'Europe
00:48:55de Dunkerque
00:48:57j'ai bien compris
00:48:57jusqu'à Istanbul
00:48:58vous avez
00:48:59on me dit juste
00:49:00de préciser
00:49:01que l'Union Européenne
00:49:02fait 4,2 millions
00:49:04de km²
00:49:05l'Iran
00:49:05fait 1648 km²
00:49:08Eric Souti
00:49:09ravi de vous recevoir
00:49:10ce soir
00:49:11vous êtes député
00:49:12des UDR
00:49:13des Alpes-Maritimes
00:49:14président
00:49:15du parti UDR
00:49:16candidat
00:49:17à la mairie
00:49:18de Nice
00:49:19selon un sondage
00:49:20JDD
00:49:21Opinion Noé
00:49:21de la semaine dernière
00:49:2345%
00:49:24au premier tour
00:49:25je vous vois souriant
00:49:26à quelques jours du vote
00:49:28est-ce que
00:49:28nous recevons ce soir
00:49:29un Eric Souti
00:49:30confiant ?
00:49:32je suis déterminé
00:49:34motivé
00:49:35à apporter
00:49:36aux Niçoises
00:49:36et aux Niçois
00:49:37le changement
00:49:38qu'ils espèrent
00:49:39et je sens
00:49:41cette volonté
00:49:42ce soutien
00:49:42très très fort
00:49:44il y a une envie
00:49:45d'écrire une page nouvelle
00:49:46de l'histoire
00:49:47de Nice
00:49:48et je le mesure
00:49:49de plus en plus
00:49:50il y a
00:49:51une dynamique
00:49:52dans cette campagne
00:49:53une volonté
00:49:54pour les Niçois
00:49:55d'être mieux protégés
00:49:58d'être mieux dirigés
00:50:00dans une ville
00:50:01qui gérera mieux
00:50:02l'argent
00:50:03des contribuables
00:50:04avec notamment
00:50:05cette volonté
00:50:07dès le mois d'avril
00:50:08de supprimer
00:50:09la hausse massive
00:50:11de la taxe foncière
00:50:12qu'avait porté
00:50:13Christian Estrosi
00:50:14en 2024
00:50:15presque 25%
00:50:16d'augmentation
00:50:18d'impôts
00:50:19et puis
00:50:19une ville
00:50:20que nous voulons
00:50:21plus proche
00:50:22une politique municipale
00:50:23tournée vers les Niçois
00:50:24vers leur quotidien
00:50:26vers les écoles
00:50:27les crèches
00:50:27la propreté
00:50:29la sécurité aussi
00:50:30mon projet
00:50:31c'est trois piliers
00:50:32remettre de l'or
00:50:33dans les comptes
00:50:34parce que la situation
00:50:36est grave
00:50:36l'enquête
00:50:37de l'IFRA
00:50:38montre que
00:50:39Nice
00:50:39est la ville
00:50:40la grande ville
00:50:41la plus mal gérée
00:50:42de France
00:50:42avec le pari
00:50:43de Madame Hidalgo
00:50:44il y a une forme
00:50:45de compétition
00:50:46entre Madame Hidalgo
00:50:47et Monsieur Estrosi
00:50:48pour la dette
00:50:49pour les impôts
00:50:50pour les dépenses
00:50:51inappropriées
00:50:52pour les frais
00:50:53de représentation
00:50:54que Monsieur Estrosi
00:50:55refuse de divulguer
00:50:57comme l'a fait
00:50:57pendant des années
00:50:58Madame Hidalgo
00:50:59donc j'y vois
00:51:00beaucoup de similitudes
00:51:01et également
00:51:03cette volonté
00:51:04de remettre
00:51:04de l'ordre
00:51:05dans la rue
00:51:06parce que
00:51:07l'insécurité
00:51:08s'est installée
00:51:09dans beaucoup
00:51:09de quartiers de Nice
00:51:10avec une violence
00:51:12forte
00:51:14et malheureusement
00:51:15qui prive
00:51:16beaucoup de nos concitoyens
00:51:17leur liberté
00:51:18tout simplement
00:51:19parce que
00:51:19ne pas vivre
00:51:20en sécurité
00:51:21c'est ne plus
00:51:21vivre en liberté
00:51:24Cette campagne
00:51:25Eric Ciotti
00:51:26a pris une ampleur
00:51:27nationale
00:51:28la semaine dernière
00:51:29pourquoi ?
00:51:29Avec cette tête de cochon
00:51:31une inscription
00:51:32antisémite
00:51:33qui a été retrouvée
00:51:34devant le domicile
00:51:35du maire actuel
00:51:36Christian Estrosi
00:51:38condamnation immédiate
00:51:39de votre part
00:51:40rebondissement hier
00:51:41on l'a vu
00:51:42dans le canard
00:51:43enchaîné
00:51:43parmi les hypothèses
00:51:44envisagées
00:51:45les enquêteurs
00:51:45soupçonnent
00:51:46une possible
00:51:46mise en scène
00:51:47peut-être orchestrée
00:51:48par des proches
00:51:49du maire
00:51:50qu'est-ce que cela
00:51:51vous inspire
00:51:51Eric Ciotti
00:51:52ce soir ?
00:51:52D'abord moi
00:51:53la justice
00:51:54est saisie
00:51:57encore un
00:51:58communiqué
00:51:58tout à l'heure
00:51:59disant qu'il y avait
00:52:00eu des gardes à vue
00:52:01aujourd'hui
00:52:02manifestement
00:52:03donc l'enquête
00:52:04avance
00:52:05j'espère qu'elle fera
00:52:06toute la vérité
00:52:07cet acte
00:52:08est ignoble
00:52:09et comme vous l'avez
00:52:10souligné
00:52:10je l'ai condamné
00:52:12il faut que ces auteurs
00:52:13soient trouvés
00:52:16le plus rapidement
00:52:16possible
00:52:17et condamnés
00:52:18et je l'ai dit
00:52:19devant Christian Estrosi
00:52:20lors du débat
00:52:21j'espère que
00:52:23ce n'est pas
00:52:23une manipulation
00:52:24un montage
00:52:25comme on en a eu
00:52:27connu
00:52:27dans l'histoire
00:52:28de notre pays
00:52:29au plan politique
00:52:30Est-ce que c'est
00:52:31la campagne
00:52:32je ne sais pas
00:52:33la plus difficile
00:52:34de votre vie
00:52:35Eric Ciotti
00:52:35Non
00:52:36ce n'est pas une campagne
00:52:38difficile
00:52:38l'enjeu
00:52:39est important
00:52:40mais c'est une campagne
00:52:41enthousiasmante
00:52:42de devenir maire
00:52:43de la ville
00:52:43qui m'a tout donné
00:52:44où je suis né
00:52:46c'est un lien
00:52:47et un enthousiasme
00:52:49puissant
00:52:49c'est un moteur
00:52:50puissant
00:52:51donc moi je mène
00:52:52une belle campagne
00:52:53positive
00:52:54après face à nous
00:52:55il y a un système
00:52:56qui vacille
00:52:57qui est ébranlé
00:52:59qui est fissuré
00:53:00et qui est
00:53:01quelque part
00:53:02un peu pris de panique
00:53:03donc il y a
00:53:04des maux
00:53:05qui sont souvent
00:53:06violents
00:53:07il y a des attaques
00:53:08mais bon
00:53:09moi j'ai été
00:53:10jusqu'à la dernière seconde
00:53:11dans la campagne
00:53:12de François Fillon
00:53:13elle était aussi
00:53:13très violente
00:53:15donc j'ai l'habitude
00:53:16et puis
00:53:17une campagne électorale
00:53:18c'est la démocratie
00:53:20quand on a
00:53:20les méthodes
00:53:22respectables
00:53:22ce qui n'est pas toujours
00:53:23le cas
00:53:23de la part
00:53:24de nos adversaires
00:53:25Eric Ciotti
00:53:26sur France Info
00:53:27il y a quelques semaines
00:53:28François Zervi Billamy
00:53:29a rappelé
00:53:31que les républicains
00:53:32n'avaient investi
00:53:33aucun
00:53:34candidat
00:53:35à Nice
00:53:35ni vous
00:53:36ni Christian Estrosi
00:53:38est-ce que vous comprenez
00:53:38la stratégie
00:53:39de votre ancienne
00:53:40propre famille politique
00:53:42j'ai un peu du mal
00:53:43à suivre
00:53:43quelquefois
00:53:44mais manifestement
00:53:45il y a des positions
00:53:46différentes
00:53:48et je note
00:53:49que beaucoup
00:53:50d'élus républicains
00:53:51me soutiennent
00:53:52et je pense
00:53:54au président
00:53:54du département
00:53:55Charles-Ange Inési
00:53:56à des élus
00:53:57de mon département
00:53:59ce qui est plutôt normal
00:53:59mais aussi
00:54:00au général
00:54:01Christophe Gomart
00:54:02qui est député européen
00:54:04qui a été
00:54:05patron
00:54:06du renseignement militaire
00:54:07qui n'est pas n'importe qui
00:54:08qui est quelqu'un
00:54:09déminiment
00:54:10respectable
00:54:11et je lui dis
00:54:12ma reconnaissance
00:54:13mon respect
00:54:14alors je vois
00:54:15des petits politiciens
00:54:17comme Madame Tabarro
00:54:18qui se sont ralliés
00:54:19en courant
00:54:19au macronisme
00:54:20bon
00:54:21c'est pas très
00:54:22c'est pas très grave
00:54:23on a un peu de mal
00:54:24à suivre
00:54:25mais il y a encore
00:54:26des hommes d'honneur
00:54:27à LR
00:54:27regardez comment
00:54:28Gérard Larcher
00:54:29on l'a vu aujourd'hui
00:54:30il réclame
00:54:31l'exclusion
00:54:31des LR
00:54:32qui soutiennent
00:54:32les listes
00:54:33UDR
00:54:34comme vous
00:54:35RN
00:54:36reconquête
00:54:36le général Gomart
00:54:37justement député
00:54:38européen à LR
00:54:39vous a soutenu
00:54:40comme François Fillon
00:54:41vont-ils être exclus
00:54:42eux des républicains
00:54:44je trouve que tout ça
00:54:45est un peu
00:54:46un peu dérisoire
00:54:47un peu pathétique
00:54:48j'ai vu dans un sondage
00:54:49Ipsos
00:54:49je crois que 81%
00:54:53des sympathisants LR
00:54:56finalement soutenaient
00:54:57ce que j'ai fait
00:54:57cette alliance des droites
00:54:59on en parle beaucoup
00:55:00moi je l'ai faite
00:55:01j'ai voulu la faire
00:55:02lorsque j'étais
00:55:04président des républicains
00:55:06et bien
00:55:06aujourd'hui
00:55:08si je compte bien
00:55:09LR
00:55:10ça doit peser
00:55:11selon les sondages
00:55:12entre 6 et 8%
00:55:13ça veut dire
00:55:15que
00:55:15M. Larcher
00:55:17est désormais soutenu
00:55:18dans cette vision
00:55:18par 1 ou 2%
00:55:20des français
00:55:20ça fait pas beaucoup
00:55:21je pense qu'on serait
00:55:23mieux unis
00:55:24et rassemblés
00:55:25pour mettre fin
00:55:26à l'épisode
00:55:27macroniste
00:55:27que des élus LR
00:55:29se disent
00:55:30on va venir encore
00:55:31en route secours
00:55:34de ce pouvoir
00:55:35qui a tellement abîmé
00:55:36la France
00:55:36c'est un peu désespérant
00:55:38mais il n'y en a plus
00:55:39beaucoup
00:55:39il y en a beaucoup
00:55:40qui vont nous rejoindre
00:55:41et j'en suis convaincu
00:55:43encore plus
00:55:44après les élections
00:55:45municipales
00:55:46Eric Ciotti
00:55:47tous les français
00:55:47connaissent
00:55:48cette belle ville
00:55:49de Nice
00:55:50sa promenade
00:55:50des Anglais
00:55:51le vieux Nice
00:55:52mais selon vous
00:55:54qu'est-ce qui se cache
00:55:54derrière la carte postale
00:55:56à l'époque
00:55:56on se dit
00:55:57on quittait Paris
00:55:57vous avez parlé
00:55:58d'Anne Hidalgo
00:55:58on quittait Paris
00:55:59on allait se mettre
00:55:59à Nice
00:56:00tranquillement
00:56:01pour vivre
00:56:02nos derniers jours
00:56:03à la retraite
00:56:04tranquillement
00:56:05mais aujourd'hui
00:56:06qu'est-ce qui se cache
00:56:06derrière cette carte postale
00:56:07il se cache
00:56:09quelque part
00:56:10un peu un décor
00:56:11de façade
00:56:12qu'a installé
00:56:12le maire sortant
00:56:14et derrière
00:56:14il y a une réalité
00:56:15qui est plus difficile
00:56:17il y a 22% de Niçois
00:56:18qui vivent
00:56:19sous le seuil
00:56:20de pauvreté
00:56:20il y a des problèmes
00:56:21importants de logement
00:56:22il y a des problèmes
00:56:22extrêmement graves
00:56:24d'insécurité
00:56:26il y a 4 agressions
00:56:28violentes par jour
00:56:29à Nice
00:56:29en moyenne
00:56:30qui ont augmenté
00:56:31de près de 70%
00:56:33au cours
00:56:33des 10 dernières années
00:56:35il y a 2 agressions
00:56:37sexuelles
00:56:37en moyenne
00:56:38on a eu des faits divers
00:56:40terriblement inquiétants
00:56:41qui ont meurtri
00:56:43notre ville
00:56:44cet incendie
00:56:45qui a fait 7 morts
00:56:46allumé par des narcotrafiquants
00:56:48dans le quartier des Moulins
00:56:49dans une cage d'escalier
00:56:50et qui a emporté
00:56:513 jeunes enfants
00:56:53on a eu ce viol
00:56:56d'une personne
00:56:57de 90 ans
00:56:59par un OQTF
00:57:00il y a quelques semaines
00:57:02et malheureusement
00:57:03une multitude
00:57:04de faits divers
00:57:05qui inquiètent
00:57:06les Niçois
00:57:07et qui donnent
00:57:08le signal
00:57:09que Nice
00:57:10pourrait devenir
00:57:10comme Marseille
00:57:11ce que je me refuse
00:57:13et c'est pour cela
00:57:13que le retour
00:57:14à l'ordre républicain
00:57:16sera ma priorité
00:57:17parce que l'État
00:57:18a été défaillant
00:57:20M. Estrosi
00:57:21est le premier
00:57:21des macronistes
00:57:22il a été incapable
00:57:23d'obtenir les policiers
00:57:25d'obtenir une nouvelle prison
00:57:26d'obtenir un centre
00:57:27de rétention
00:57:27pour les clandestins
00:57:28et aujourd'hui
00:57:30nous en payons
00:57:30un lourd tribut à Nice
00:57:32donc il faudra
00:57:33que l'État
00:57:34nous rende justice
00:57:35et il faudra aussi
00:57:36qu'il y ait
00:57:37un engagement direct
00:57:38de la police municipale
00:57:40qui soit beaucoup plus
00:57:41présente sur le terrain
00:57:42il n'y a que 50 policiers
00:57:43par jour
00:57:44qui aujourd'hui
00:57:45sont sur le terrain
00:57:46je veux les doubler
00:57:47on a un plan
00:57:48qui va être conduit
00:57:49par une préfète
00:57:50François Soliman
00:57:51qui sera adjointe
00:57:52à la sécurité
00:57:53qui est très cohérent
00:57:54et très audacieux
00:57:55il nous reste deux minutes
00:57:56vous savez que le temps de parole
00:57:57tout est très chronométré
00:57:59ce soir
00:57:59pendant que vous parlez
00:58:00on va montrer encore
00:58:01les candidats
00:58:02qui sont aussi candidats
00:58:04à la mairie de Nice
00:58:05deux dernières questions
00:58:06Eric Ciotti
00:58:07de quoi vous parlez
00:58:08au quotidien
00:58:08les niçois
00:58:09vous avez dit un peu
00:58:10à quoi ressemble
00:58:11deux choses
00:58:12pouvoir d'achat
00:58:13et insécurité
00:58:15le pouvoir d'achat
00:58:16c'est des impôts trop lourds
00:58:17c'est les taxes
00:58:18sur les carburants
00:58:19nous avons demandé
00:58:21encore aujourd'hui
00:58:23dans la réunion
00:58:24à Matignon
00:58:24qu'il y ait
00:58:26des mesures
00:58:26pour faire baisser
00:58:28le prix du carburant
00:58:29parce que l'état
00:58:30s'enrichit
00:58:32s'enrichit
00:58:33sur cette situation
00:58:33et puis la sécurité
00:58:35on vient d'en parler
00:58:36Dernière question
00:58:38si vous êtes élu maire
00:58:39le 23 mars prochain
00:58:40quelle sera
00:58:41votre première décision ?
00:58:43La première mesure
00:58:44c'est d'effacer
00:58:45l'augmentation
00:58:46de la taxe foncière
00:58:47qui est intervenue
00:58:48en septembre 2024
00:58:50presque 25%
00:58:51je convoquerai
00:58:52un conseil municipal
00:58:53pour voter
00:58:54le 24 avril
00:58:55un budget rectificatif
00:58:58qui reviendra
00:58:59au taux
00:58:59de la taxe foncière
00:59:00de 2023
00:59:02ça veut dire
00:59:02que quelqu'un
00:59:03qui est propriétaire
00:59:04d'un appartement
00:59:05de trois pièces
00:59:06en coeur de ville
00:59:06il va gagner
00:59:082 à 300 euros
00:59:09grâce à cette baisse
00:59:10d'impôts
00:59:10c'est un objectif
00:59:11c'est une priorité
00:59:12vous savez on dit souvent
00:59:13on va faire des économies
00:59:15puis après on baissera
00:59:15les impôts
00:59:16on le fait jamais
00:59:16moi je fais l'inverse
00:59:18je baisse les impôts
00:59:19et après on adaptera
00:59:20la gestion
00:59:21Eric Ciutti
00:59:22il nous reste
00:59:2345 secondes
00:59:24dernière question
00:59:25vous étiez
00:59:26peut-être un peu plus personnel
00:59:27cette question
00:59:28vous étiez proche
00:59:29de Christian Estrosi
00:59:30votre amitié
00:59:31elle a explosé en vol
00:59:33à cause de quoi ?
00:59:34On a pris
00:59:34des chemins différents
00:59:35et en 2017
00:59:37je vous ai connu
00:59:38proche
00:59:38il y a quelques années
00:59:39en 2017
00:59:41on a pris des chemins
00:59:42différents
00:59:42lorsqu'il a rejoint
00:59:43Emmanuel Macron
00:59:44et lorsque moi
00:59:45je suis resté fidèle
00:59:46à François Fillon
00:59:48si François Fillon
00:59:48avait été élu
00:59:50président de la République
00:59:50le pays
00:59:52ne serait pas
00:59:52dans cette situation
00:59:53de chaos
00:59:53aujourd'hui
00:59:54j'en suis convaincu
00:59:55Eric Ciutti
00:59:56merci infiniment
00:59:57d'avoir été
00:59:58à l'invité
00:59:59de face à l'info
00:59:59ce soir
01:00:00et on montre encore
01:00:01les autres candidats
01:00:02à la mairie
01:00:03de Nice
01:00:04pour être équilibrés
01:00:06et excellent vote
01:00:08dimanche prochain
01:00:09merci infiniment
01:00:10Eric Ciutti
01:00:11on doit écouter
01:00:13question de temps de parole
01:00:14Marine Le Pen
01:00:15avant le dernier édito
01:00:17coup de poing
01:00:17vous allez rester avec nous
01:00:18Eric Ciutti
01:00:20ne parlez pas surtout
01:00:21pas un mot
01:00:22avant le dernier édito
01:00:24de Mathieu Bocotet
01:00:25un édito coup de poing
01:00:26sur le bloc central
01:00:28qui s'effondre
01:00:29d'abord
01:00:29écoutons Marine Le Pen
01:00:30qui a affirmé ce matin
01:00:31sur Sud Radio
01:00:32là où le RN
01:00:34est au second tour
01:00:35ils se maintiendront
01:00:37je vais essayer
01:00:38d'être extrêmement clair
01:00:40dans les cas
01:00:42où le Rassemblement National
01:00:43est au second tour
01:00:44nous nous maintiendrons
01:00:46voilà c'est clair
01:00:48et oui
01:00:49parce que ça s'appelle
01:00:50le respect des électeurs
01:00:51les électeurs
01:00:52ils votent
01:00:53même si vous favorisez
01:00:53un vote
01:00:54les électeurs
01:00:55ils votent
01:00:56pour avoir
01:00:57des représentants
01:00:58de leurs idées
01:00:59dans les conseils municipaux
01:01:01soit dans l'exécutif
01:01:03si on gagne la ville
01:01:03soit dans l'opposition
01:01:05si on ne la gagne pas
01:01:06le premier
01:01:07respect de l'électeur
01:01:09c'est
01:01:09le respect
01:01:10de son vote
01:01:12ça c'est la première
01:01:13des choses
01:01:13et la vraie question
01:01:14M. Aquilis
01:01:15c'est pas celle-là
01:01:15la vraie question
01:01:16c'est que vont faire
01:01:18les mouvements
01:01:18qui il y a un an
01:01:19se sont désistés
01:01:21au bénéfice
01:01:22de LFI
01:01:22donc déjà
01:01:24commençons par leur demander
01:01:25de ne plus se retirer
01:01:26au bénéfice
01:01:27de LFI
01:01:28ou de ne plus appeler
01:01:29à voter LFI
01:01:31puisque une partie
01:01:32des députés
01:01:33LFI
01:01:33ont été élus
01:01:34grâce à Renaissance
01:01:36grâce
01:01:37à LR
01:01:38grâce
01:01:39au PS
01:01:41déjà commençons par cela
01:01:42moi je crois que
01:01:44le cordon sanitaire
01:01:45dont a parlé
01:01:47Jordan Bardella
01:01:48c'est surtout
01:01:49une obligation morale
01:01:50pour la classe politique
01:01:52française
01:01:52or aujourd'hui
01:01:53au moment où nous nous parlons
01:01:54le parti socialiste
01:01:55qui est quand même
01:01:56le premier des hypocrites
01:01:57mais ça ça date pas d'hier
01:01:59nous explique
01:01:59qu'il n'y a pas d'accord
01:02:00national avec LFI
01:02:01mais il y a quand même
01:02:02déjà 60 listes
01:02:04où il y a
01:02:05des candidats
01:02:06PS
01:02:06main dans la main
01:02:07avec des candidats
01:02:08LFI
01:02:08donc il faut qu'ils soient
01:02:10cohérents
01:02:10déjà eux qu'ils le soient
01:02:12nous
01:02:13je crois que sur ce sujet
01:02:14nous n'avons rien
01:02:15à nous reprocher
01:02:15dimanche l'objectif
01:02:16du Rassemblement National
01:02:17c'est gagner des villes
01:02:19désormais
01:02:19oui c'est souvent
01:02:20le cas quand on se présente
01:02:21aux municipales
01:02:22l'objectif c'est de gagner
01:02:23des villes
01:02:23c'est Marseille
01:02:24Toulon Nice
01:02:25non mais non
01:02:26il y a beaucoup de villes
01:02:28dans lesquelles
01:02:29nous avons 600
01:02:30nous avons 700
01:02:31je crois 25 listes
01:02:33présentées ou soutenues
01:02:34par le Rassemblement National
01:02:35donc toutes les villes
01:02:37sont importantes
01:02:37parce que moi
01:02:38ce que je veux dire aux Français
01:02:39c'est qu'une fois de plus
01:02:40la situation
01:02:41l'actualité
01:02:42les détourne
01:02:43un tout petit peu
01:02:44des urnes
01:02:45la fois précédente
01:02:46c'était le Covid
01:02:47mais attention
01:02:48parce que la guerre
01:02:49elle aura une fin
01:02:50on ne sait pas quand
01:02:51mais elle aura une fin
01:02:52mais la gestion municipale
01:02:54qu'ils subissent
01:02:54ça va durer
01:02:56pendant 6 ans
01:02:56donc plus d'immigration
01:02:59plus de dépenses
01:03:01fiscales
01:03:02enfin plus
01:03:02d'imposition fiscale
01:03:05plus
01:03:06s'ils choisissent
01:03:07le mauvais candidat
01:03:08il faut donc
01:03:09aller voter
01:03:10parce que
01:03:11le changement
01:03:12il démarre dans la commune
01:03:13il faut donc
01:03:14aller voter
01:03:15Mathieu Bocoté
01:03:16dans notre dossier
01:03:17municipal
01:03:18aujourd'hui
01:03:18le bloc central
01:03:19est-il compétitif
01:03:21s'effondre-t-il
01:03:22que peut-on attendre
01:03:23du bloc central
01:03:24pour les municipaux
01:03:25pour s'effondrer
01:03:25d'abord faut-il avoir
01:03:26déjà existé
01:03:27au nouveau municipal
01:03:28or le bloc central
01:03:29n'a jamais véritablement
01:03:30réussi à s'implanter
01:03:31au municipal
01:03:32le municipal
01:03:33c'est le domaine
01:03:34où les vieux clivages
01:03:35sont demeurés
01:03:36les plus vivants
01:03:36donc gauche, droite
01:03:37et ainsi de suite
01:03:38les gauches et les droites
01:03:39se réinventaient
01:03:40mais le bloc central
01:03:41n'est jamais véritablement
01:03:42parvenu à s'implanter
01:03:43à ce niveau
01:03:43ou alors il annexait
01:03:45des candidatures
01:03:45en disant
01:03:46vous êtes désormais
01:03:46le bloc central
01:03:47on le voit avec
01:03:48Mme Dati
01:03:48on le voit avec
01:03:49M. Olaz à Lyon
01:03:51mais on le voit surtout
01:03:52et je mettrai l'accent
01:03:53sur cela
01:03:54avec M. Philippe
01:03:56alors Edouard Philippe
01:03:56c'est la seule élection
01:03:57qui compte pour le bloc central
01:03:58dans la présente séquence
01:03:59pourquoi ?
01:04:00parce qu'il a dit
01:04:01que s'il perd au Havre
01:04:03il ne sera pas candidat
01:04:04à la présidentielle
01:04:05je suis persuadé
01:04:06qu'il va être capable
01:04:06de réviser son jugement
01:04:07si les circonstances l'exigent
01:04:09mais c'est la seule élection
01:04:10pour lui
01:04:11c'est comme une forme
01:04:11de lancement
01:04:12c'est l'occasion
01:04:13c'est le tremplin
01:04:14qui lui permet
01:04:14de lancer sa présidentielle
01:04:15il a contre lui
01:04:16il a la possibilité
01:04:17de se faire battre
01:04:18je le précise
01:04:18par un communiste
01:04:19communiste
01:04:20pour lequel il a appelé
01:04:21à voter le parti communiste
01:04:22au moment des
01:04:23en 2024
01:04:24contre le RN
01:04:27qui consiste à dire
01:04:28qu'on est plus proche
01:04:28des communistes
01:04:29que du RN
01:04:29quoi qu'il en soit
01:04:31c'est l'élection
01:04:32du point de vue
01:04:33du bloc central
01:04:34l'élection municipale
01:04:35la seule qui compte
01:04:36se passe aujourd'hui au Havre
01:04:38le reste ça relève
01:04:39des vieux clivages
01:04:40des vieilles structures
01:04:41qui se maintiennent
01:04:42je note un dernier mot
01:04:43sur l'homme un peu méchant
01:04:44vous me permettrez
01:04:44pour ce qui est du centre
01:04:46centre macroniste
01:04:47ectoplasmique
01:04:48on voit ce que ça donne
01:04:49à Paris
01:04:49c'est le sort
01:04:50de M. Bournazel
01:04:52Merci beaucoup
01:04:53Mathieu Bocoté
01:04:54merci à tous
01:04:55merci infiniment
01:04:55Eric Surtier
01:04:56ne parlez plus
01:04:57si j'avais arrêté
01:04:58avec nous
01:04:59notre invitée
01:05:00excellente suite
01:05:00d'apport Rambler
01:05:01des pros de Pascal
01:05:01merci à tous
01:05:02merci à tous
01:05:02merci à tous
01:05:04merci à tous