Passer au playerPasser au contenu principal
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00A 19h, ravie de vous retrouver ce soir au sommaire de Face à l'Info, l'invité Jannick Christen.
00:06Jannick Christen était une petite fille traversée par un mal-être profond,
00:11une confusion identitaire difficile à nommer.
00:14Peu à peu, la transition lui est apparue comme une réponse à sa souffrance.
00:18Devenir un homme a été un temps apaiser son mal-être sans jamais le faire disparaître.
00:25Elle a fini par comprendre que ce changement ne réparait pas la blessure initiale.
00:30Aujourd'hui, Jannick a détransitionné.
00:33Quel regard porte-t-elle sur son parcours, son identité ?
00:37Elle témoigne pour que la détresse des enfants soit entendue avant toute réponse irréversible.
00:43Témoignage de la transition à la détransition avec Jannick Christen dans Face à l'Info ce soir.
00:49Amélie de Montchalin a été nommée présidente, va être nommée présidente de la Cour des Comptes.
00:53Elle a été nommée ou pas encore, Mathieu ?
00:55On est dans les titres, mais on vérifie les infos.
01:00Ancienne ministre et proche du pouvoir, elle rejoint une série de nominations politiques à des postes clés de l'État.
01:07S'agit-il d'une illustration d'une stratégie de verrouillage des institutions visant à conserver le contrôle administratif,
01:14même en cas de défaite électorale ?
01:15L'édito de Mathieu Bocoté.
01:17Depuis 4 mois, l'université de Limoges autorise jusqu'à 10 jours de congés menstruels par an sans certificat médical sur la base de la confiance,
01:28c'est-à-dire sans nommer clairement que seules les femmes sont concernées.
01:33Résultat, une cinquantaine d'étudiants masculins ont déclaré en bénéficier pour sécher les cours.
01:38À force de refuser de nommer les femmes en fabrique des absurdités, le wokisme prétend protéger.
01:44Ne finit-il pas par invisibiliser ? L'analyse de Gabriel Cluzet.
01:48Un ouvrage consacré aux musulmans et à un code de bonne conduite a été présenté aujourd'hui à la Grande Mosquée de Paris.
01:56Le livre entend promouvoir un islam compatible avec les règles de la République et les valeurs civiques françaises.
02:02Une initiative présentée comme pédagogique dans un contexte de débat persistant sur la place de l'islam en France.
02:10Quelle place justement accordée à ce livre ?
02:12Lorsqu'on se souvient de ce sondage IFOP en novembre qui précisait que 44% des musulmans pensaient que les règles de l'islam sont plus importantes que les lois françaises sur certaines questions, le regard de Marc menant ce soir.
02:25Aujourd'hui et demain se tient à Paris à huis clos le procès d'un tueur à gage.
02:29Âgé de 14 ans, au moment des faits, l'ado est accusé d'avoir tué l'an dernier à Marseille un chauffeur VTC.
02:36Une affaire qui souligne l'embrigadement de mineurs par le navire de trafic, les défaillances de la protection de l'enfance, l'abandon de l'éducation des parents, le décryptage de Charlotte Dorneas.
02:48Et puis coup de point final de Mathieu Bocoté, Karine Lemarchand visée par une polémique.
02:51Après des propos tenus dans l'heure des pros hier, l'animatrice et victime d'accusations de racisme, l'Arcom, a été saisie contre l'émission.
03:00En quoi cette affaire illustre-t-elle la fabrication de controverses médiatiques ?
03:05L'édito de Mathieu Bocoté.
03:07Une heure pour tout se dire et sans tabou.
03:10Et on va faire le JT.
03:11Michael Dorian pour le JT, l'heure c'est l'heure, 19.02, c'est plus l'heure.
03:30Absolument, bonsoir Christophe et bonsoir à tous.
03:34Comment pratiquer l'islam tout en respectant les règles de la République ?
03:38C'est tout l'objet du guide de plus de 900 pages intitulé « Musulmans en Occident ».
03:43Cet ouvrage est présenté par Shem Sedina Fiz, le recteur de la Grande Mosquée de Paris,
03:47comme une sorte de code de la route, dit-il, afin que les musulmans puissent vivre sereinement leur foi en France.
03:52Il faut qu'on explique l'islam à la République et qu'on explique aux musulmans la République, ajoute-t-il.
03:57Le commanditaire d'un vaste réseau de trafic de cocaïne reliant les Antilles au port de Dunkerque
04:01a été condamné à 12 ans de prison et à une amende de 69 millions d'euros.
04:04Âgé de 43 ans et originaire du Nord, Najim Hamami, connu sous plusieurs surnoms,
04:09Donatello, Karim ou encore Le Moineau avaient déjà été condamnés à 13 reprises depuis le début des années 2000.
04:15Six condamnations portent sur des faits de trafic ou de détention de stupéfiants
04:18et sept autres pour divers délits, notamment routiers.
04:21Et puis Keir Starmer remercie ses ministres de leur soutien.
04:24Après plusieurs jours de tempête politique liée à l'affaire Epstein au Royaume-Uni,
04:27le Premier ministre britannique a affiché l'unité de son gouvernement
04:30lors de la réunion hebdomadaire de son cabinet.
04:33Il a également affirmé que son gouvernement restait au travail
04:36et continuerait de se concentrer sans relâche sur les priorités du pays.
04:39Hier, Keir Starmer a de nouveau exclu de démissionner
04:42lors d'une réunion de crise devant les députés de son parti.
04:44Merci beaucoup Mickaël Dorian.
04:46Rendez-vous à 20h ?
04:47À 20h.
04:48Précise ?
04:49Précise.
04:49À tout à l'heure.
04:51À tout à l'heure mon cher Mickaël.
04:54Mathieu Bocoté, Amélie de Montchalin, prendra la présidence de la Cour des comptes
04:57et cette nomination fait parler.
05:00Mais si elle n'étonne pas vraiment en réalité,
05:03de quoi est-elle aujourd'hui le symbole ?
05:05Que représente-elle ?
05:06Et surtout, qu'en représente cette nomination, Mathieu Bocoté ?
05:09Alors, je vois le récit médiatique qui nous est proposé pour accueillir cette nomination.
05:14Ça va être demain en Conseil des ministres.
05:15Elle prendra ses fonctions dans quelques semaines.
05:17D'accord.
05:17Alors, comment ça nous est présenté ?
05:20C'est en fait la compétence absolue qui serait nommée à la présidence de la Cour des comptes.
05:24On nous dit voilà la plus compétente d'entre tous, d'entre toutes.
05:29C'est la plus compétente.
05:29Donc, les adversaires, les partisans, la gauche, la droite, le centre,
05:34reconnaîtraient en elle une femme si compétente que le poste lui reviendrait naturellement.
05:39Donc, on cherche à axer le débat sur les vertus personnelles de Mme Amélie de Montchalin.
05:46Le problème, me semble-t-il, c'est que si on décide de se concentrer exclusivement sur elle,
05:51plutôt que sur la manœuvre qui se déploie à travers cette nomination,
05:54on passe à côté de l'essentiel, en fait, tout simplement.
05:58Alors, c'est quoi l'essentiel dans les circonstances ?
06:00Soit ça en compétence, mais qui a quand même accompagné la dérive des comptes publics depuis 2017 ?
06:06C'est quand même pas rien. Si la compétence, c'est la gestion des comptes publics telles qu'on la voit aujourd'hui,
06:11met vivement les incompétents au pouvoir. Enfin, c'est une parenthèse dans la parenthèse.
06:15Donc, revenons-y. Quel est le récit qui se met en place à travers ça ?
06:19Quelle est la stratégie qui se dévoile, en fait ?
06:22C'est une véritable stratégie de confiscation du pouvoir.
06:26C'est-à-dire que la classe dirigeante, l'extrême-centre, la nomenclatura, voit sans venir le grand vent du dégagisme.
06:33Le grand vent du dégagisme, c'est-à-dire une révolte profonde contre ces élites qui, globalement,
06:36qu'elles soient de centre, de gauche ou de droite, le bloc central a globalement tout raté.
06:41À tout le moins, c'est ainsi que c'est perçu.
06:43Et ce vent de dégagisme est fort. Il traverse tout le monde occidental.
06:46On le nomme de temps en temps populisme.
06:48On le nomme extrême. On le nomme extrême-droite, peut-être même extrême-gauche de temps en temps.
06:51Et le régime se dit, ce vent de dégagisme, en fait, cette mouvance, on doit être capable de la briser.
06:58Qu'on s'entende bien, elle croit être capable de la briser politiquement.
07:01Quand on regarde l'ensemble des manœuvres, des réseaux sociaux, le contrôle des réseaux sociaux,
07:05à la fermeture d'une chaîne télé, à l'exécution juridique de Marine Le Pen,
07:09à la volonté d'assécher financièrement l'ERN, le régime se dit,
07:14on va être capable de mater l'insurrection qu'on sent dans le pays.
07:16Nous serons capables.
07:17Et surtout, à l'échelle de l'histoire, normalement, on se dit, devant une révolte,
07:21le pouvoir peut se dire, on va faire des concessions au peuple.
07:24Le peuple a des demandes. Nous allons lui répondre.
07:27On constate que les élites, en ce moment, se sont dites autre chose.
07:30Elles se sont dites, ce peuple est en révolte, mais ce peuple, lui, est incompétent.
07:35Ce peuple ne comprend pas et il doit être maté pour être ramené à sa place.
07:39Donc, il ne comprend pas, par exemple, le grand besoin d'une Europe toujours plus fédérale.
07:43Le peuple ne comprend pas les grands besoins de l'immigration.
07:47Il ne comprend pas les nécessaires réformes de la dite rigueur budgétaire,
07:51qui amène quand même des dettes et de l'endettement.
07:53Il se laisse manipuler par les démagogues populistes et identitaires.
07:56Il attend la tentation des extrêmes.
07:58Donc, ce peuple est dangereux.
07:59Et si ce peuple votait pour les gens pour qui il veut voter,
08:02ça pourrait très mal se passer.
08:04Donc, il faut verrouiller les institutions.
08:06Autrement dit, si l'extrême-sente perd le gouvernement,
08:09l'extrême-sente veut conserver le contrôle de l'État.
08:11Et ça, c'est véritablement la formule qui encapsule la situation présente.
08:15On peut perdre les élections, mais on ne perdra pas le pouvoir pour autant.
08:18Donc, comment on fait ça?
08:20Bien, en s'assurant que la clique, en fait la clique, la mouvance dominante,
08:23s'empare de l'ensemble des institutions, quelles qu'elles soient.
08:26Et je me permets de vous raconter une conversation récente avec un intellectuel,
08:29je ne le nommerai pas, un intellectuel, on pourrait dire gauche,
08:32un macroniste un temps plus maintenant.
08:35Il m'expliquait, je sais, le RN veut faire son référendum sur l'immigration,
08:39mais vu le pouvoir que s'est donné le Conseil constitutionnel maintenant,
08:43il ne pourra pas le tenir.
08:45On décrêtera que c'est illégal.
08:46Et s'il cherche à le faire néanmoins,
08:48eh bien, il se mettra dans l'illégalité.
08:50Nous avons, dit-il globalement, pas lui spécialement,
08:52modifié les institutions pour rendre illégale toute volonté référendaire
08:56s'appuyant sur le peuple.
08:58Et il disait cela avec une grande satisfaction.
09:00Il racontait à la manière, d'une forme de vertu, le verrouillage des institutions.
09:05Donc, nous sommes devant des gens qui nous ont dit globalement
09:07le pouvoir de nous appartenir, les institutions doivent nous appartenir,
09:10il faut verrouiller.
09:11Donc, si jamais néanmoins la tempête chassait la classe politique telle qu'on la connaît,
09:16le pouvoir appartient encore à l'extrême-centre,
09:18et peut-être dans l'attente du retour d'Emmanuel Macron en 2032,
09:20puisque c'est le fantasme de quelques-uns, je crois.
09:22– Ne peut-on pas voir aussi, dans cette séquence, Mathieu, l'illustration,
09:28de ce que certains appellent la République des copains ?
09:31– J'ai même entendu la République des copains et des coquins,
09:33mais c'est une formule que je ne reprends pas à mon compte.
09:36Alors, ce qu'on voit, effectivement, c'est que les fidèles du président
09:38et les premiers fidèles même sont nommés dans l'ensemble des fonctions importantes.
09:43Je me permets de nommer quelques nominations,
09:46et franchement, il y en aurait d'autres.
09:47Par exemple, qu'on pense, Mme de Montchalin, présidente de la Cour des comptes,
09:50Richard Ferrand au Conseil constitutionnel,
09:52Stéphane Séjourné, commissaire européen,
09:55Clément Bond au commissariat à la stratégie au plan...
09:57Franchement, il doit s'ennuyer, celui-là.
09:59Amélie Gouzéa-Castera, la présidente du Comité national olympique,
10:03et on pourrait en nommer d'autres, et on verra pour la Banque de France.
10:05Donc, qu'est-ce qu'on voit à travers cela ?
10:07Des nominations à la tonne de gens qui s'installent dans les institutions.
10:12Alors, je me permets d'élargir la réflexion,
10:15de voir qu'est-ce que ça dit tout ça.
10:16– Des fonds de très longs mandats, voire inamovibles.
10:19Mais bien sûr, en fait, une fois installés, ils sont...
10:22Imaginons, allons plus loin, que le pouvoir change,
10:25que le RN l'emporte, ou le Bloc national l'emporte,
10:27ou une nouvelle coalition des droites l'emporte, qu'en sais-je.
10:30Voudrait-il les déloger ?
10:31Que ce serait très compliqué, presque impossible.
10:33Donc, vous nommez des gens des postes de pouvoir qui ne relèvent plus de la décision démocratique,
10:38et ces gens bien installés, si vous vous gouvernez, peuvent vous faire...
10:41Je me permets d'ajouter, conversation récente avec de jeunes énarques
10:46qui m'expliquaient que de leur expérience du pouvoir, surtout au ministère de l'Intérieur,
10:50j'ai compris, c'est ce qu'on me rapporte,
10:52les nominations se multiplient en ce moment sur le mode
10:55« il faut verrouiller les institutions » au cas, encore une fois, où on perdrait le pouvoir.
10:58Donc, c'est une petite musique qu'on entend beaucoup.
11:02Alors, à travers ça, je me permets de faire un lien avec la séquence
11:04sur l'audiovisuel public dont on a parlé récemment.
11:08Qu'est-ce qu'on a découvert ? On en parlait l'autre fois avec Charlotte aussi.
11:10Tant que le débat était sur l'idéologie, bon, ça ne les dérangeait pas.
11:13Quand on a vu qu'on touchait à d'immenses fortunes
11:16qui étaient rendues possibles parce que des gens s'appropriaient l'État,
11:20s'appropriaient les ressources de l'État pour faire de l'enrichissement privé,
11:23légal, certes, mais on pouvait peut-être dire immoral,
11:25là, c'est devenu scandaleux parce qu'on voyait que des gens
11:28s'étaient emparés des immenses ressources de l'État.
11:30De la même manière, est-ce qu'on pourrait se dire
11:32que le développement de la classe bureaucratique,
11:35les mille autorités de ci, de ça, les conseils de ci, de ça,
11:39ça favorise le développement de cette classe bureaucratique
11:42où on peut toujours recaser de mille manières des gens
11:44qui font carrière dans les palais de la République ?
11:47Mais là, on nous dira, mais ils sont compétents.
11:48J'y reviens, c'est l'argument de tantôt, ils sont compétents.
11:51Vu l'état du pays aujourd'hui, très honnêtement,
11:54leur compétence, on peut quand même se dire que c'est une blague.
11:56Moi, je redéfinis ainsi la compétence dans le système
11:59qui est le nôtre, c'est la capacité à se mouvoir
12:01dans le système technocratique et bureaucratique
12:04sans jamais être responsable des résultats de son action.
12:08Qu'est-ce que c'est la compétence ?
12:09C'est la possibilité de faire carrière en passant
12:11d'un poste à l'autre, toujours plus prestigieux,
12:13toujours plus payant, toujours plus intéressant,
12:16sans pour autant assumer la responsabilité de ses gestes.
12:19C'est de faire carrière dans l'appareil.
12:20Telle est la compétence dont on nous parle aujourd'hui.
12:22À tout le moins, c'est ainsi que je la comprends.
12:23Mais alors, Mathieu, si l'État est verrouillé juridiquement
12:28et administrativement, la France était condamnée
12:31à subir l'impuissance publique et politique.
12:34C'est ce que plusieurs ressentent.
12:35C'est-à-dire, vous savez, quand un État n'existe plus
12:37que pour fournir des privilèges à ceux qui s'en sont emparés,
12:41il y a à travers cela un petit parfum d'ancien régime.
12:44Les privilèges sans les devoirs, la richesse et la fortune
12:48sans la responsabilité, ça peut finir par exaspérer
12:51le commun des mortels. De la même manière, un État puissant,
12:54obèse, ventripotent, puissant, mais en fait impuissant
12:57quand il y a le temps d'agir pour le pays,
12:59ça suscite une frustration démocratique réelle.
13:02Donc, devant cela, il n'est pas interdit de se dire
13:04que nous soyons témoins d'une forme de rupture profonde.
13:06Vous savez, quand une institution se calcifie,
13:08quand elle est grosse, lourde, mais n'est pas capable d'agir,
13:11eh bien, elle peut finir par se briser.
13:13Et l'histoire de France, et je le dis avec tristesse ici,
13:15donc ce n'est pas un appel à quoi que ce soit,
13:16l'histoire de France n'est pas étrangère à quelquefois
13:18au sursaut populaire violent.
13:20On a connu la séquence des gilets jaunes il y a quelques années.
13:23Il n'est pas interdit de se dire que si avec les années,
13:26si les années passent, on a encore cette caste
13:27qui se maintient au pouvoir, avec un mélange d'autoritarisme
13:31et de mépris pour le commun et mortel,
13:33il n'est pas interdit qu'un jour tout cela éclate
13:35d'une manière ou de l'autre.
13:36Notez que dans l'histoire de France, c'est arrivé quelquefois,
13:38c'est même à l'origine de quelques redressements, 1958.
13:41Reste à voir de quoi l'avenir sera fait.
13:43Mais quoi qu'il en soit, aujourd'hui, on nous demande
13:44d'apprécier la compétence de Mme de Montchalin.
13:47Je l'apprécie tel que je l'ai défini.
13:50Exceptionnel, Mathieu Bocoté.
13:52On marque une pause, on revient avec...
13:55Si vous êtes un homme, avez-vous le droit,
13:57Mathieu Bocoté, vous pouvez répondre,
13:58avez-vous le droit de prendre un congé menstruel ?
14:00Je le réclame, je le réclame, payé même !
14:02Oh oui !
14:03C'est un cul-de-sant !
14:04On marque une pause, on revient avec Gabriel.
14:08Dans un instant, sur Face à l'info, on reçoit Yannick Christen,
14:15je croyais être un homme.
14:17Elle va nous raconter sa transition, puis sa détransition.
14:21Un témoignage passionnant à suivre dans Face à l'info,
14:25dans un instant.
14:27D'abord, Gabriel Cluzel à l'Université de Limoges,
14:29On a vu qu'il a instauré le 1er octobre 2025 en congé menstruel
14:34permettant à chaque, je cite, personne menstruée
14:38de bénéficier jusqu'à 10 jours d'absence
14:41justifiée par année universitaire
14:44sans avoir à fournir de certificat médical.
14:48Une cinquantaine de jeunes étudiants masculins
14:50en ont profité pour sécher les cours
14:52prétendant être indisposés.
14:55Au-delà du sourire, quand même,
14:57de quoi cette mésaventure est-elle le symbole ?
15:00Oui, on peut en rire, mais en fait, c'est grave.
15:03Je vous renvoie d'ailleurs à un excellent article
15:05de Victor Ricketti sur Boulard-Voltaire.
15:07L'absurdité tragique qui règne désormais
15:10en maître dans notre pays
15:11et qui ferait se rouler de rire ou de colère
15:14nos ancêtres, si tel hibernateur s'ils sont relevés.
15:18Je ne sais pas comment se classe l'Université de Limoges
15:20sur le plan mondial,
15:22mais elle mériterait une première place
15:24dans la section wokisme.
15:25Je vous raconte un peu comment ce congé menstruel étudiant
15:30est défini.
15:31Un dispositif innovant visant à favoriser
15:34l'égalité d'accès aux études
15:36et à la réussite académique
15:38en tenant compte des réalités
15:40physiologiques vécues par certaines
15:42personnes menstruées.
15:44Mais qui sont donc ces fameuses personnes menstruées ?
15:47Est-ce qu'on n'aurait pas pu les appeler,
15:49par exemple, pour éviter ce genre de mauvaise aventure,
15:51des femmes ?
15:53Eh bien, vous n'y pensez pas, il y a des personnes
15:56qu'il faut identifier comme des hommes,
15:57même si chaque année, c'est un femme mère nature,
16:01leur appelle leur sexe de naissance.
16:04Rappelons que le premier transforme,
16:06qui s'est vertue, a exclamé.
16:09Je fais remarquer que pour une fois,
16:12vous savez, aujourd'hui, l'incriture éclusive,
16:13il y a toujours un E.
16:14Eh bien là, le congé menstruel étudiant.
16:18Ça aurait pu être marqué étudiant.
16:19Très bon moment.
16:21C'est un comble.
16:22C'est un comble.
16:23Revenez quand vous voulez.
16:27Excusez-nous, Gabriel.
16:28Non, non, mais c'est...
16:29C'est vrai ?
16:29Voilà.
16:30Donc, je disais,
16:31le premier transforme qui s'est vertue à acclamer
16:34le sexe de naissance biologique de l'enfant
16:36sans lui demander son avis,
16:38lui demander dans quel genre il se sent,
16:40eh bien, évidemment, c'est la sage-femme
16:41ou le gynéco, quand il lève le bébé,
16:43il dit, c'est une fille ou c'est un garçon.
16:45Alors, l'université explique que ce dispositif
16:48repose sur un principe de confiance
16:50et marque une avancée majeure
16:52dans la prise en compte du bien-être étudiant.
16:54Sauf que des étudiants un peu facétieux
16:57ont joué, n'est-ce pas,
16:58le propre des étudiants de la jeunesse
17:01d'être potache et transgressif
17:03avec la norme bourgeoise.
17:05Il se trouve qu'aujourd'hui,
17:06la norme bourgeoise est wokiste.
17:09Donc, au total, au cours des trois derniers mois,
17:11une cinquantaine de garçons ont séché
17:14une centaine d'heures de cours.
17:16Donc, le journal local,
17:18le populaire du centre,
17:19rapportait donc vendredi
17:20qu'à l'université de Limoges,
17:21les garçons avaient fini par se passer le mot,
17:23il y a notamment une école d'ingénieurs
17:24qui est rattachée à cette université
17:25où la présence de certains cours est obligatoire
17:28et qui en a donc profité.
17:30C'est vrai qu'on trouve quand même
17:30l'université de Limoges très naïve.
17:33Alors, ils expliquent,
17:35l'université de Limoges, je cite,
17:37ne voulait pas s'immiscer dans des considérations
17:39liées à l'intimité des étudiants.
17:42Et la naïveté vraiment du vice-président
17:43est assez désarmante.
17:44Nous avons pris le parti
17:46d'ouvrir cette possibilité
17:47à tous les étudiants
17:48sans distinction de genre
17:50pour éviter une stigmatisation.
17:52C'était basé sur la confiance.
17:54Alors, le Parisien précise
17:56qu'un courrier a été envoyé
17:57le 19 décembre
17:58pour réexpliquer les règles,
18:01c'est le cas de le dire,
18:02et menacer de sanctions
18:05les contrevenants.
18:07Alors, désormais,
18:08rapporte le populaire du centre,
18:10les personnes qui veulent bénéficier
18:12de ces congés menstruels
18:13doivent,
18:14alors vraiment,
18:14c'est une forte avancée,
18:16déclarer sur l'honneur,
18:18avoir la nécessité
18:19de prendre des jours.
18:20Voyez, on est passé
18:20de la confiance à l'honneur.
18:23Il serait pourtant
18:24assez simple
18:25de demander, par exemple,
18:26aux jeunes filles
18:26souffrant d'endométriose,
18:27qui est une vraie maladie,
18:29un certificat médical.
18:30Mais il est vrai
18:30qu'à partir du moment
18:31où une association
18:32qui intervient dans les écoles,
18:33qui s'appelle
18:33le planning familial,
18:34qui parle d'hommes enceints,
18:35il est difficile
18:36de reprocher
18:37à des garçons
18:38d'avoir un sentiment
18:39d'avoir mal au ventre
18:40tous les 28 jours.
18:42Incroyable,
18:42vivement la ménopause pour eux.
18:46Il prend un lait en cours.
18:47Quelqu'un bouquet de chaleur et tout.
18:49Est-ce qu'il est donc
18:50devenu si difficile,
18:51Gabrielle Cluzel,
18:52de prononcer le mot femme ?
18:54Mais bien sûr,
18:54il ne prononce pas le mot.
18:55C'est devenu très difficile
18:57en Angleterre
18:58pour avoir affirmé
18:59que seules les femmes
19:00pourront avoir leurs règles.
19:01Vous savez que
19:02Madame Rowling,
19:03l'auteur de Harry Potter,
19:04a été menacée,
19:05accusée d'être transphobe.
19:07Même Boris Johnson,
19:09il faut voir la scène,
19:10figure du mouvement
19:10conservateur anglais,
19:12s'il en est,
19:13avait été sommée
19:13en 2021
19:14d'affirmer
19:16que le col de l'utérus
19:17n'était pas
19:18le propre de la femme.
19:19J'attends avec impatience
19:20le résultat
19:21du frottis de Boris Johnson.
19:23Mais la France
19:25n'est pas en reste.
19:27Dans la discussion
19:27sur le plan de financement
19:28de la sécurité sociale,
19:30il est question aussi
19:30de dépistage du cancer
19:31de l'utérus
19:32des hommes transgenres,
19:33des femmes.
19:34Et au moment
19:35de la constitutionnalisation
19:36de l'IVG,
19:37je ne sais pas si vous vous souvenez,
19:38des LFI,
19:38des députés LFI,
19:40avaient demandé
19:40de remplacer
19:41dans la rédaction
19:42de la loi
19:42le terme
19:43la femme
19:44par toute personne
19:45en situation de grossesse.
19:46Donc on tend
19:47d'être enceint,
19:47les hommes veulent aussi
19:49pouvoir avorter,
19:51c'est assez logique.
19:52Et on se souvient,
19:53nous en avions parlé récemment,
19:54qu'en Parlement européen,
19:55Manon Aubry,
19:56mais aussi Raphaël Glucksmann,
19:58il ne faut pas toujours
19:58incriminer LFI,
19:59je rappelle,
19:59ou encore Valérie Haillet,
20:01personne raisonnable
20:03s'il en est,
20:04eh bien on refusait
20:04d'affirmer
20:05que seules les femmes
20:06sont enceintes.
20:07C'était un amendement
20:08de Laurence Trouchu.
20:09Mais finalement,
20:10n'est-on pas en train
20:11d'invisibiliser les femmes ?
20:13Et oui,
20:15c'est fou,
20:15le tartu féminisme
20:17au kyste
20:17se mord la queue,
20:18si vous me permettez
20:19cette expression triviale
20:21que d'aucun jugerait imagée,
20:22au prétexte
20:23de défendre les femmes,
20:25on les invisibilise.
20:26les mêmes
20:28qui ont mis en avant
20:30l'effet Mathilda
20:30dans le mathémat scientifique.
20:32On a perdu Marc Mathieu,
20:32je vous le dis tout de suite.
20:33Heureusement qu'il n'y a pas
20:34de plan serré sur eux
20:35parce que là c'est...
20:36Eh bien,
20:37il l'invisibilise
20:39sans complexe
20:39dans le registre biologique.
20:41Et cette affaire de Limoges
20:42n'est que l'arbre
20:43qui cache la forêt
20:43parce qu'il y a
20:44les transsexuels
20:44dans le sport.
20:45Pourquoi donner
20:46aux épreuves féminines
20:46des barèmes différents
20:48si on laisse concourir
20:49des concurrents
20:50qui sont femmes
20:50dans leur tête
20:51mais hommes dans leur corps ?
20:52Il y a cette circulaire
20:53blanquer,
20:54on a dit de cet homme
20:56qu'il était
20:56le plus conservateur
20:58des ministres de l'éducation.
20:59Qu'est-ce que ça aurait été
21:00s'il avait été progressiste ?
21:02Qui stipule notamment
21:03que dans une pension
21:04l'établissement
21:05peut autoriser l'élève
21:07à occuper une chambre
21:08dans une partie
21:09de l'internat
21:11conforme à son identité
21:12de genre.
21:13Donc aucune féministe
21:14pour s'en inquiéter.
21:14Vous voyez,
21:15c'est ce dont en 68
21:16Cohn-Bendit
21:18et ses comparses rêvés.
21:20Blanquer l'a fait
21:21ouvrir le dortoir
21:22des filles aux garçons
21:23pourvu qu'ils se déclarent
21:24filles dans leur tête.
21:26Encore fallait y penser.
21:27Mais si d'aventure
21:28quand une fois
21:28qu'ils sont installés
21:29ils se redécouvrent
21:30sous d'un garçon
21:31c'est un peu le loup
21:32dans la bergerie.
21:33Convenons-en.
21:34Et je ne parle pas
21:35des prisons
21:36après quelques...
21:37Je vais parler du Québec.
21:38Après quelques expériences
21:39malheureuses au Québec.
21:40Vous voyez,
21:41c'est le bon sens au Québec
21:42parfois.
21:43Il a été décidé
21:45en juin dernier
21:45que les personnes trans détenues
21:47seraient désormais détenues
21:49selon leur sexe anatomique.
21:51Et vous savez
21:52qu'en Espagne
21:52en mars 2024
21:53les militaires ont détourné
21:55les lois trans
21:56adoptées l'année précédente
21:58pour demander
21:58à devenir légalement
21:59des femmes
21:59et ainsi bénéficier
22:01davantage
22:02réservées aux femmes
22:03qui avaient été prévues
22:04l'année d'avant.
22:05Donc on ne serait trop conseillé
22:06à ceux qui sont en train
22:07de constituer
22:08les listes municipales.
22:08Vous savez,
22:09il paraît qu'ils ont
22:09beaucoup de mal
22:10à faire face
22:12au casse-tête
22:12de la parité.
22:14Eh bien,
22:14c'est très facile.
22:15Il suffit de changer de sexe.
22:16De genre.
22:17Pardon.
22:18De changer de genre.
22:18D'ailleurs,
22:20effectivement,
22:20je rappelle qu'on reçoit
22:21dans un instant
22:22Jeanne-et-Christine
22:24qui est très courageuse
22:25et qui va nous parler
22:26de son témoignage.
22:27Elle veut insister
22:28sur la détransition.
22:30On parlera de la transition
22:31mais aussi
22:32de la détransition.
22:33Est-ce que je peux passer
22:34à Charlotte ?
22:35Ça vous va, Charlotte,
22:36si on fait votre sujet
22:36maintenant ?
22:37Tout me va.
22:38Oui.
22:39Alors, d'abord,
22:39peut-être une image à Lyon
22:40avec cette marche blanche
22:42qui s'est tenue aujourd'hui
22:44en hommage à Théo,
22:45un étudiant,
22:46une marche citoyenne,
22:48pas blanche,
22:49un étudiant violemment agressé
22:51fin janvier.
22:53Plusieurs centaines de personnes,
22:54dont sa mère,
22:55qui a beaucoup témoigné
22:56sur les plateaux
22:57et des proches,
22:58se sont rassemblés
23:00pour soutenir la victime
23:01et appeler à davantage
23:02de sécurité
23:03après que des agresseurs mineurs
23:06ont été placés
23:07sous contrôle judiciaire.
23:10Charlotte Dornelas,
23:11aujourd'hui et demain
23:11se tient le procès
23:14d'un tueur à gage
23:15âgé seulement de 14 ans
23:18lorsqu'il avait tué
23:19en 2024 à Marseille
23:21un parfait innocent
23:22qui était son chauffeur de taxi.
23:25Que révèle cette affaire
23:27dont le procès se tient à huis clos ?
23:29Oui, alors,
23:30le procès se tient à huis clos
23:31en raison de l'âge,
23:31évidemment,
23:32de ce tueur
23:33qui a 14 ans
23:34et raison pour laquelle aussi,
23:36vous l'avez dit,
23:36c'était en 2024
23:37donc le procès se tient rapidement
23:39par rapport au temps
23:40habituel de la justice.
23:43Eh bien,
23:44c'est pour une raison simple,
23:44à son âge,
23:45la détention provisoire
23:46ne peut excéder un an.
23:48Donc,
23:48raison pour laquelle
23:48le procès a été
23:49très rapidement audiencé
23:51pour éviter qu'il soit
23:52dans la nature
23:53en attente de son procès.
23:56Cette histoire,
23:57elle révèle
23:57beaucoup de nos faiblesses.
23:58D'abord,
23:59si on regarde le parcours
24:01et notamment
24:01le parcours criminel
24:02de ce jeune tueur.
24:04C'est un gamin
24:04de 14 ans
24:05dont les deux parents
24:06sont en prison
24:07pour trafic de stupéfiants
24:09depuis déjà des années.
24:10Ils avaient été poursuivis,
24:11ils étaient connus
24:12pour violences intrafamiliales
24:14et proxénétisme aggravé également.
24:16Donc,
24:16voilà l'univers
24:17dans lequel il a grandi
24:18avec ses quatre frères et sœurs.
24:20Alors,
24:20des placements
24:20au foyer
24:21dès 9 ans,
24:21un suivi évidemment défaillant,
24:23des exclusions
24:24à répétition
24:24de l'école.
24:25Donc,
24:26une déscolarisation
24:27entre 12 et 13 ans.
24:29Il est arrêté
24:31pour extorsion
24:32avec arme
24:32à 13 ans.
24:35Il est placé
24:35en centre éducatif fermé
24:37dont il fugue
24:37le lendemain.
24:39Il devient jobber
24:40dans le trafic de drogue.
24:41Donc,
24:42c'est-à-dire
24:42ces jeunes
24:42qui sont utilisés
24:44comme une main-d'oeuvre
24:45à bon marché
24:46pour faire ici et là
24:47les jobs nécessaires
24:49au trafic de drogue.
24:50Il part en prison,
24:51il a 13 ans
24:52et il ressort de prison.
24:54Il est placé
24:55en famille d'accueil
24:56et il fugue également.
24:58Donc là,
24:58on voit,
24:59outre la question
24:59de la défaillance absolue
25:01évidemment du cadre familial,
25:03une aide sociale
25:03à l'enfance
25:04qui est absolument débordée
25:06et sur lequel
25:07on fait peser
25:08des dossiers
25:09comme celui
25:10de ce jeune homme
25:11qui sont évidemment
25:11qui nécessitent
25:12une implication totale
25:14avec des éducateurs,
25:15quasiment plusieurs
25:16pour un seul garçon,
25:18sachant qu'aujourd'hui
25:19les éducateurs
25:19ont plutôt l'inverse,
25:21c'est-à-dire
25:21des dizaines d'enfants
25:22à gérer.
25:23Mais une fois que l'enfant
25:24a eu un éducateur attribué,
25:27le dossier est considéré
25:28comme traité.
25:29Je pense que ça révèle
25:30beaucoup de failles
25:31dans notre pays.
25:32Une fois que la chose
25:32est traitée,
25:34le suivi n'intéresse
25:35plus personne
25:36ni aucun responsable.
25:39S'il fallait une preuve
25:40de cette défaillance
25:40du suivi,
25:42il avait expliqué
25:42à ses éducateurs
25:43quand il a été placé
25:44en prison pour mineurs,
25:46ses éducateurs
25:46sont venus le voir,
25:47il a expliqué
25:47à ses éducateurs
25:48que son projet de vie
25:50c'était de devenir
25:50tueur à gage.
25:51Il avait 13 ans,
25:52il avait vu que c'était
25:52une manière de se faire
25:53de l'argent assez facilement.
25:55Ses éducateurs
25:56avaient prévenu
25:57quel moyen de suivi ?
25:58Absolument aucun
25:59puisque c'est exactement
26:00ce qu'il a fait.
26:02Ensuite,
26:02cette histoire nous révèle
26:03la réalité de ce qu'est devenu
26:05le narcotrafic
26:06aujourd'hui en front.
26:07Je suis toujours fascinée
26:08par la manière
26:08dont on en parle,
26:09on a l'impression
26:09de parler d'une réalité
26:10qui certes vit à côté de nous
26:13mais n'est pas réellement incarnée.
26:16Le parcours de ce gamin
26:19nous révèle un petit peu
26:21ce qu'est devenu
26:22le narcotrafic.
26:22Il a répondu à une annonce
26:24qui était faite sur Snapchat
26:25proposée par un homme
26:26qui était en prison
26:27qui avait 21 ans à l'époque
26:28déjà incarcéré
26:29pour trafic de stupéfiants
26:31et déjà poursuivi
26:32pour des faits similaires
26:33c'est-à-dire avoir payé
26:35des adolescents
26:36pour aller tuer
26:37des personnes
26:38impliquées dans le trafic
26:39de drogue.
26:40On lui propose
26:41entre 15 et 30 000 euros
26:42selon la manière
26:43dont la mission est réussie
26:45pour aller abattre
26:46un homme
26:47du clan d'en face
26:48donc vous savez
26:49c'est à Marseille
26:49il y a la fameuse
26:50DZ Mafia
26:50en face il y a le clan
26:52des blacks
26:52il doit aller tuer
26:54un homme de ce clan.
26:56Alors pour quelle raison ?
26:56Parce que deux jours plus tôt
26:57ce même H
26:59c'est comme ça
26:59qu'il se fait appeler
27:00depuis sa cellule de prison
27:01avait envoyé un autre gamin
27:03de 15 ans cette fois-ci
27:04pour aller intimider
27:06le clan d'en face
27:06après une bagarre
27:07qui avait eu lieu
27:08dans la prison
27:08parce qu'évidemment
27:10il y a des personnes
27:11incarcérées dans les deux clans
27:12il envoie ce gamin de 15 ans
27:13et il lui dit
27:14tu vas aller intimider
27:15dans le clan d'en face
27:16tu tires dans la porte
27:19et tu mets le feu
27:21à l'appartement
27:21sauf que le gamin arrive
27:23et il se fait attraper
27:24par le clan d'en face
27:24il est lardé de 50 coups de couteau
27:26et brûlé vif
27:26dans le coffre d'une voiture.
27:29Deux jours après
27:29cet homme depuis la prison
27:30dit ils ont tué
27:31un de mes gamins
27:32je vais en envoyer un autre
27:33pour aller tuer
27:33et c'est là celui
27:35dont le procès
27:36se tient aujourd'hui.
27:38Donc il recrute sur internet
27:39et c'est désormais
27:40la méthode
27:41qu'il utilise.
27:41Pourquoi ?
27:42C'est le mieux
27:42c'est mieux entre guillemets
27:44le gamin ne connaît
27:45absolument personne
27:45ni son commanditaire
27:46et le commanditaire
27:47ne le connaît pas
27:48ni les logisticiens
27:50et encore moins
27:51le réseau
27:52il vient par ailleurs
27:52d'ailleurs
27:53d'ailleurs géographiquement
27:55il ne peut donc
27:56rien dire à la police
27:57sur le réseau
27:58ils ne peuvent pas remonter
27:59grâce à lui
28:00un quelconque lien
28:03dans le réseau
28:04et par ailleurs
28:05la police locale
28:06ne le connaît pas non plus
28:07et comme il est jeune
28:09et vous voyez
28:09les situations familiales
28:10qu'ont ces enfants là
28:11il est dépendant
28:12absolument du réseau
28:14et donc
28:14sans aucune limite.
28:16La deuxième chose
28:17que l'on apprend
28:18enfin que l'on apprend
28:19qui s'illustre
28:20par cette histoire
28:21c'est qu'il est pris en charge
28:22quand il arrive
28:22à la gare de Marseille
28:23il est pris en charge
28:24par une femme
28:25et de plus en plus
28:26par une jeune femme
28:28qui elle prend 1000 euros
28:29pour le conduire
28:29d'un endroit à l'autre
28:30lui donner son arme
28:31pour qu'il aille tuer
28:32les femmes sont
28:33de plus en plus recrutées
28:34et de plus en plus présentes
28:35dans ces dossiers
28:36du narcotrafic
28:37pour une raison simple
28:38jusqu'à maintenant
28:39ça passait
28:39beaucoup plus inaperçu
28:40une femme
28:41ou des personnes plus âgées
28:42la police se méfie moins
28:43évidemment
28:44c'est de moins en moins vrai
28:45bien sûr
28:46il récupère donc
28:48son arme
28:49il se filme
28:50pour prouver à son commanditaire
28:51qu'il a bien l'arme
28:52entre les mains
28:52qu'il s'est tiré
28:53donc il se filme
28:54en train de tirer
28:54il prend un Uber
28:56et il va tuer
28:56c'est un job
28:58rien de plus
28:58expliquera-t-il
28:59plus tard
28:59aux enquêteurs
29:01alors 14 ans
29:02c'est encore rare
29:03quand même
29:03comme âge
29:04aujourd'hui dans les affaires
29:06mais les statistiques
29:07de la police judiciaire
29:08nous apprennent
29:08que les meurtres
29:09et tentatives de meurtre
29:10qui sont liées
29:10aux narcotrafiques
29:11un suspect sur 4
29:12à moins de 20 ans
29:13et un sur 10
29:14est mineur
29:15et c'est évidemment
29:16en progression
29:17pour les raisons
29:19que je viens d'évoquer
29:19d'autant que les mineurs
29:20évidemment
29:20risquent moins
29:22entre guillemets
29:23vis-à-vis de la justice
29:24ce qui intéresse
29:24aussi les trafiguants
29:27et lorsque la mission échoue
29:28et là c'est pour vous dire
29:30la violence
29:31on va dire
29:31de tout cet univers
29:32s'il y avait encore
29:34besoin de le prouver
29:34la mission échoue
29:36parce que le contexte
29:37est encore flou
29:37il a changé 15 fois
29:39de version
29:39mais il rentre dans ce Uber
29:41et il tue donc
29:42le chauffeur du Uber
29:43au lieu de tuer sa cible
29:44il appelle à l'aide
29:45son commanditaire
29:46il y a un audio
29:48où il est en larme
29:48et il dit
29:48il faut absolument
29:49venir me chercher
29:50etc.
29:51le commanditaire comprend
29:52qu'il n'a pas tué
29:53la bonne cible
29:54et le commanditaire
29:56depuis la prison
29:57appelle la police
29:58explique exactement
29:59où il est
29:59comment il est habillé
30:00et pourquoi
30:01il faut l'arrêter
30:02donc le commanditaire
30:03depuis sa cellule de prison
30:04appelle la police
30:05en disant
30:05voilà j'ai demandé
30:07à un mineur
30:08d'aller tuer quelqu'un
30:09il s'est trompé de cible
30:10vous pouvez le trouver
30:11à tel endroit
30:11c'est vous dire
30:12par ailleurs
30:13dans quel monde lunaire
30:15nous sommes en train
30:16de vivre
30:17c'est de la chair à canon
30:18absolument
30:18par ailleurs
30:19le commanditaire
30:20depuis la prison
30:20qui n'a pas le droit
30:21de téléphoner
30:21appelle la police
30:22pour expliquer
30:22qu'il avait payé
30:23un gamin
30:24pour aller tuer
30:24quelqu'un
30:24mais il n'a pas tué
30:25la bonne personne
30:25donc s'il vous plaît
30:26allez le récupérer
30:27de bout en bout
30:28c'est dire
30:30à la fois nos failles
30:32et l'état
30:33de ce narcotrafic
30:34et ce dont ils sont
30:35désormais capables
30:37mais comment juger
30:39un gamin
30:39pris dans un tel engrenage
30:41aussi jeune
30:42comment vous l'avez décrit
30:43à quelle conscience
30:44a-t-il
30:45de ce qu'il a
30:46qu'il est amené
30:47à faire
30:47concrètement
30:48il y a une chose
30:49qui est assez
30:50révélatrice aussi
30:51de l'état
30:52on va dire
30:52de conscience
30:54ou d'inconscience
30:54absolue
30:55de ces gamin
30:56
30:56c'est qu'au moment
30:57où il a tué
30:58il revient sur l'endroit
31:00et il se filme
31:01il filme les pompiers
31:02qui sont en train
31:02d'intervenir sur place
31:03il dit à son communitaire
31:05bon ok
31:05j'ai pas tué
31:06la bonne personne
31:07mais j'ai tué
31:07c'était le contrat
31:08tu me donnes mon argent
31:09donc déjà
31:10il y a une inconscience
31:12totale
31:12même de sa propre mission
31:15mais de la vie
31:15peu importe
31:16il veut son argent
31:17à ce moment là
31:18et il demande une voiture
31:19parce qu'il sait
31:20qu'il doit se cacher
31:21il sait qu'il ne peut pas
31:23le faire tout seul
31:24mais c'est comme
31:25s'il devait échapper
31:26à une bande rivale
31:27il aurait appelé
31:28exactement de la même manière
31:29si c'était
31:30les fameux blacks
31:30qu'il devait aller frapper
31:32qui étaient en train
31:33de le rechercher
31:33il ne dit pas
31:34à aucun moment
31:35je regrette
31:36ce que j'ai fait est mal
31:36c'est pas une question
31:37de bien ou de mal
31:38ou de conscience
31:39de son acte
31:40il doit échapper
31:41à la police
31:41parce que sinon
31:42il va lui arriver
31:43des ennuis
31:44ensuite dans le comportement
31:46les auditions
31:46et les récits
31:47de ce tueur
31:49sont ceux d'un gamin
31:49littéralement sauvage
31:51c'est à dire
31:52sans aucune éducation
31:53sans conscience
31:55d'absolument rien
31:56ni de sa vie
31:57ni de celle des autres
31:58ni de ce qu'est un travail
31:59ni de ce qu'est la vie
32:01en communauté
32:02évidemment
32:03je vais vous donner
32:04quelques bribes
32:05on va dire
32:06de ces auditions
32:07pour comprendre ça
32:08donc en sortant
32:09il voulait
32:10donc son argent
32:11et il expliquera plus tard
32:12que tuer pour lui
32:14il regrette un peu
32:15parce que c'est vraiment difficile
32:16alors qu'il pensait
32:17à l'époque
32:18que tuer c'était facile
32:19c'est sa phrase
32:20il pensait que tuer c'était facile
32:21il le voyait souvent
32:22dans les jeux vidéo
32:23il le faisait lui-même
32:24et après tout
32:25ça n'avait pas l'air
32:26si compliqué que ça
32:27et ça rapportait
32:27beaucoup d'argent
32:29et quand le magistrat
32:30en face duquel il est
32:32tente d'évoquer
32:32le côté illégal
32:34de son métier
32:35que ce soit d'ailleurs
32:36dans le narcotrafic
32:37initialement
32:37et évidemment
32:38quand il devient
32:39tueur à gage
32:39il répond
32:40pour moi
32:41c'est la même chose
32:42c'est un travail
32:43moi aussi
32:43je me lève tous les matins
32:44c'est juste que
32:45c'est pas l'état
32:46qui contrôle
32:46donc dans la tête
32:49de cet adolescent
32:51la gravité
32:52n'existe pas
32:53par rapport
32:53à ce qu'il a fait
32:54l'illégalité
32:55est un concept
32:56extrêmement flou
32:57etc
32:58et pour se dédouaner
32:59il raconte finalement
33:00qu'il n'avait pas été recruté
33:02donc des années après
33:02parce qu'il change
33:03je vous l'ai dit
33:03souvent de version
33:04des mois après
33:06il explique en fait
33:07il n'avait été recruté
33:08donc il explique
33:08au magistrat
33:09c'est quand même un peu
33:09impressionnant
33:10le fonctionnement
33:11de la justice
33:11vous êtes dans le bureau
33:12dans le jeu d'instruction
33:13et il explique en fait
33:14qu'il n'avait pas été recruté
33:15pour tuer
33:16qu'il avait été menacé
33:17et qu'il devait tuer
33:18mais qu'il avait été recruté
33:19comme conducteur
33:20un gamin qui a 14 ans
33:22qui est en face d'un magistrat
33:23il lui explique
33:23qu'il était recruté
33:24comme conducteur
33:25parce qu'il savait tuer
33:26il savait conduire
33:27depuis ses 13 ans
33:28et en avril dernier
33:29il y a une expertise psychiatrique
33:30il dit qu'en fait
33:32tuer est difficile
33:32je vous l'ai dit
33:33mais il veut quand même
33:34pour son projet d'avenir
33:35il explique
33:36qu'il veut quand même
33:36tuer son commanditaire
33:37après il ne veut plus
33:38être tueur à gage
33:39parce que finalement
33:39c'est difficile de tuer
33:40mais il veut tuer
33:41son commanditaire
33:42puis persévérer
33:43dans les stups
33:43pourquoi ?
33:44parce qu'il est
33:45je cite
33:45sur une si bonne lancée
33:47dans sa carrière
33:48donc dans les stupéfiants
33:49donc je pense que
33:50pourquoi je m'attarde là-dessus
33:51parce qu'il faut avoir
33:52quand même bien en tête
33:53l'état de ses adolescents
33:56ce que leur fait faire
33:57le narcotrafic
33:58et le crime organisé
33:58de manière générale
33:59au moment d'évoquer
34:00la justice des mineurs
34:01l'accompagnement
34:02de ces mineurs
34:02la protection
34:03de ces mineurs
34:04je pense qu'il faut
34:06avoir en tête
34:07ce que sont devenus
34:08ces mineurs
34:09notamment dans le crime
34:09organisé
34:10pour eux évidemment
34:11et pour leurs victimes
34:12en premier lieu
34:13et quel que soit
34:15le parcours
34:16de ce garçon
34:17il y a en face
34:18une famille
34:19qui est en deuillé
34:20qu'est-ce qu'on sait
34:21de sa victime ?
34:23et vous avez infiniment
34:24raison de poser
34:25cette question-là
34:26pourquoi ?
34:27parce que quand nous rappelons
34:27que nous avons
34:28collectivement
34:29et par le biais
34:31des failles
34:31que j'évoquais
34:32une responsabilité
34:33dans ce que deviennent
34:34certains mineurs
34:35c'est aussi
34:35et avant tout
34:36une question de justice
34:37pour leurs victimes
34:38ou la réaction
34:40qui est appelée
34:41de nos voeux
34:42pour leurs futures
34:43éventuelles victimes
34:44alors la victime
34:46de ce garçon
34:47s'appelait Nessine Bramdam
34:48c'était un père
34:49de trois enfants
34:50qui ont aujourd'hui
34:5112
34:52il y a des jumeaux
34:52de 12 ans
34:53et une petite fille
34:53de 6 ans
34:54c'était un passionné
34:55de foot
34:55joueur
34:56éducateur
34:57par ailleurs
34:57il avait créé
34:58une société
34:58mais il travaillait
34:59à côté
34:59comme chauffeur de taxi
35:00pour subvenir
35:01aux besoins
35:02de sa famille
35:03donc voilà
35:04une famille
35:05sans histoire
35:06qui n'avait jamais eu
35:06aucun lien
35:06évidemment
35:07avec un quelconque trafic
35:09résultat
35:09sa femme
35:09a arrêté de travailler
35:11pour s'occuper de ses enfants
35:12parce qu'elle dit
35:12sans leur père
35:13ils ont besoin de moi
35:15autant que j'ai besoin d'eux
35:16on voit là la responsabilité
35:17d'une mère de famille
35:18à l'inverse de tout
35:19le récit que je viens de vous faire
35:21elle redoutait ce procès
35:22mais elle n'avait qu'une chose
35:23à dire à ce jeune homme
35:24j'ai envie
35:25je la cite
35:26j'ai envie de lui dire
35:27le mal irréparable
35:28qu'il a causé à mes enfants
35:29qui devront grandir chaque jour
35:30avec l'absence de leur père
35:31pas par haine
35:32mais je veux qu'il entende
35:33qu'il a plongé
35:34toute une famille
35:35dans l'horreur
35:35et je crois
35:36quand elle dit ça
35:37et vu le profil
35:37de un garçon
35:38qui est incapable
35:38de le réaliser tout seul
35:39notre responsabilité
35:41est désormais
35:42de lui faire comprendre cela
35:43par tous les moyens
35:45et sans jamais désespérer
35:46d'y arriver
35:47et elle nous rappelle
35:47que le douloureux parcours
35:49de ce jeune homme
35:50qui explique
35:51comment il en est arrivé là
35:53sans l'excuser
35:54évidemment
35:54n'efface pas l'horreur de l'acte
35:56et là je la cite encore
35:57ce qu'il a pu vivre
35:58pour en arriver là
35:59ne m'intéresse pas
35:59parce que rien ne pourra
36:00compléter le vide immense
36:02laissé dans le coeur
36:03de mes enfants
36:03aucune explication
36:04ne pourra rendre à mes enfants
36:05celui qui devait
36:07les voir grandir
36:08les guider
36:08et les rassurer
36:09et que la justice
36:10de l'accusé
36:11qui a parfois tendance
36:12à substituer
36:12à la justice de l'acte
36:13entendre ce cri
36:14de détresse aussi
36:15qui existe évidemment
36:17en parallèle
36:17du profil
36:20de ce jeune homme
36:21incroyable parcours
36:24merci beaucoup
36:25Charlotte Dornelas
36:26pour cette chronique
36:29Marc Menon
36:31on va parler
36:31de cet ouvrage
36:32qui est consacré
36:34aux musulmans
36:35et à ce code
36:36de bonkhoduit
36:37qui a été présenté
36:38aujourd'hui
36:38à la grande mosquée
36:39de Paris
36:40le livre entend
36:41promouvoir un islam
36:42compatible avec les règles
36:44de la république
36:44et les valeurs
36:45civiques françaises
36:46on le voit ici
36:47à l'image
36:47juste avant de vous donner
36:49la parole
36:49je peux vous passer
36:50une auditrice
36:51qu'on a eu ce matin
36:52sur Europe 1
36:53à 11h30
36:55dans l'émission
36:56avec Gabrielle Cluzel
36:57Marie
36:59une auditrice
36:59qui a lu le Coran
37:00et qui mettait en garde
37:02c'était assez
37:03vibrant
37:03et ensuite
37:04on vous écoute
37:05Marc Menon
37:05j'en suis à ma troisième
37:07lecture du Coran
37:08j'ai lu les hadiths
37:09de façon très très appuyée
37:11je dénonce cette religion
37:12je vous explique
37:13tout simplement
37:14je veux bien croire
37:15qu'il y a encore
37:16des musulmans modérés
37:18je l'espère
37:18je l'espère
37:19pour vous il n'y a pas
37:20de musulmans
37:21il n'y a pas d'islam modéré
37:21il n'y a pas d'islam modéré
37:23vous avez même
37:24des musulmans
37:25ce qu'on appelle
37:26des apostas
37:26des gens qui sont
37:27d'un courage incroyable
37:29qui maintenant
37:30le dénoncent
37:30quand vous prenez
37:31juste un exemple
37:32mais il n'y a pas
37:33une sourate
37:34une sourate
37:35qui ne témoigne pas
37:36de ça
37:37vous prenez la sourate
37:37du repentir
37:38quand vous entendez
37:39je vous lis
37:40tout simplement
37:41je suis avec vous
37:42rassurer les croyants
37:43je me charge
37:44de jeter l'épouvante
37:45dans le coeur
37:46des infidèles
37:47frappez-les à la nuque
37:48frappez-les sur les doigts
37:50le sort des femmes
37:51le sort des femmes
37:52dans le Coran
37:53nous ne sommes
37:53que des objets sexuels
37:54on est loin
37:55de la religion
37:56de paix et d'amour
37:57islam veut dire paix
37:58mais bien sûr
37:58il n'y a pas
37:59une onge de paix
38:00c'est une pour moi
38:01c'est une religion
38:02qui exclut
38:04de toute façon
38:05si on n'est pas musulman
38:06on n'est pas parti
38:07de toute façon
38:08de la Houma
38:08et on est voué
38:09à être au minimum
38:11au mieux
38:12soumis
38:12et sinon détruit
38:14je n'ai de cesse
38:15de supplier la France
38:16et les français
38:17de se lever
38:17vraiment de se lever
38:19je ne sais pas comment
38:19vous voyez comme à quel point
38:21je suis élue
38:22et je vous garantis
38:23on court un risque extrême
38:25je sens votre émotion
38:28Marie
38:28je sens en plus
38:29avec grand plaisir
38:31ma chère Marie
38:32et pourtant
38:33Marc Menon
38:34ce livre présenté
38:36comme un livre
38:37pour pouvoir faire
38:39la paix un peu
38:39avec la société française
38:41et puis
38:42le recteur
38:45de la mosquée
38:45de Paris
38:46dégage énormément
38:47de sympathie
38:48M. Chems-Edin-Affis
38:51quand on le voit
38:51il y a une sorte
38:52de bonhomie
38:53il a toujours
38:54un ton
38:55qui rassure
38:56et on se dit
38:57bah tiens
38:57pourquoi pas
38:58alors
38:59j'ai feuilleté
39:01le livre
39:02parce que 900 pages
39:03j'avoue que je n'ai pas pu
39:05les lire en une journée
39:05je ne suis pas
39:06Mathieu Bocoté
39:07et
39:08j'ai remarqué
39:10déjà la manière
39:11dont il présentait
39:12l'ouvrage
39:13alors là
39:13il y a eu deux commissions
39:14une commission religieuse
39:15une commission
39:16disons plus citoyenne
39:17pour
39:18confronter
39:19les analyses
39:20des uns
39:20et des autres
39:21mais déjà
39:21il dit
39:22pourquoi
39:23ce livre
39:24c'est parce que
39:25l'islam
39:26fait l'objet
39:27d'amalgame
39:28et les musulmans
39:30subissent
39:31une stigmatisation
39:33constante
39:34déconstruire
39:36les discours
39:36haineux
39:37et communautaires
39:38mais là
39:39il se contredit
39:40c'est à dire
39:41que déjà
39:42quand vous dites
39:43en préambule
39:45d'un livre
39:45qui théoriquement
39:46doit permettre
39:47aux musulmans
39:48de s'interroger
39:50sur leur religion
39:51car c'est avant tout
39:52eux
39:53qui devraient être
39:53concernés
39:54puisque le principe
39:56de la république
39:57c'est
39:57l'assimilation
39:58vous arrivez chez nous
39:59et si vous vous comportez
40:01en citoyen
40:02on ne vous remarquera
40:03même pas
40:04donc on devrait
40:05jamais évoquer
40:06le statut
40:07de musulman
40:08sur votre carte d'identité
40:09il n'est pas
40:10martin catholique
40:11protestant
40:11ou je ne sais trop quoi
40:12on est dans
40:13l'indifférence religieuse
40:15on garantit
40:16simplement
40:17à tout
40:18à chacun
40:18la possibilité
40:20de vivre
40:21sa foi
40:22mais
40:22dans des lieux
40:23prescrits
40:24alors
40:24donc
40:25là il y a déjà
40:26une sorte de
40:27non-sens
40:28il dit
40:29montrer
40:29que la vie citoyenne
40:31s'accorde pleinement
40:32avec les principes
40:34fondamentaux
40:34de l'islam
40:35j'ai butiné
40:36puisque je vous dis
40:37je ne pouvais pas lire
40:37les 900 pages
40:38alors par exemple
40:39quand on parle
40:40de monogamie
40:41puisque
40:41il est réputé
40:43que les musulmans
40:45apparemment
40:45puissent
40:46pratiquer
40:47la polygamie
40:49monogamie
40:50c'est écrit
40:51dans le texte
40:52représente
40:53certainement
40:53la plus éthique
40:55et la plus adaptée
40:56aujourd'hui
40:57des capacités
40:59donc
41:00du musulman
41:01à se sentir
41:02français
41:02et juste en dessous
41:03ça enchaîne
41:04sur l'union
41:05femme
41:06musulmane
41:08et une personne
41:09qui n'est pas
41:10de cette religion
41:11remarquez quand même
41:12c'est extraordinaire
41:14on parle
41:15de la relation
41:17d'une femme musulmane
41:19avec un non musulman
41:20mais pas l'inverse
41:21parce que la femme musulmane
41:24elle n'a pas le droit
41:24de se marier
41:26avec un non musulman
41:27mais un musulman
41:28peut choisir
41:28une non musulmane
41:30et par ailleurs
41:30on lit dans le livre
41:31femme et homme
41:33nous avons tous
41:34les mêmes droits
41:34il y a un petit hiatus
41:35là quand même
41:36et il est précisé
41:38que sur cette question
41:39précise
41:39il y a encore
41:41des interrogations
41:42à avoir
41:43c'est formidable
41:43quand on aborde
41:45l'apostasie
41:47donc celui
41:47qui soudain
41:48estime
41:49tout à l'heure
41:50on parlera
41:51des transgenres
41:52je ne me sens pas
41:53de la religion
41:54j'ai envie
41:55de me lancer
41:56soit dans une autre
41:57croyance
41:57soit de me dépouiller
41:59de toute attirance
42:00vis-à-vis
42:01de l'imminence
42:02et bien là
42:04que se passe-t-il
42:05quand vous regardez
42:07dans tous les pays
42:08musulmans
42:09vous risquez
42:10la peine de mort
42:10et c'est écrit
42:11en tant que tel
42:11dans le Coran
42:12et là on vous dit
42:13mais non pas du tout
42:14l'apostasie
42:15mais chez nous
42:16c'est tout à fait admis
42:17celui qui ne veut plus croire
42:18il ne veut plus croire
42:19c'est la religion
42:20du libre arbitre
42:21vous dites
42:22mais il se moque
42:23un peu de moi
42:23ou alors
42:24il n'a pas rencontré
42:25de musulmans
42:25ces derniers temps
42:27enfin
42:27il y a quand même
42:28
42:29des improbabilités
42:31dans l'analyse
42:32telle qu'il nous la propose
42:33après
42:34le voile
42:35ah bah oui
42:35forcément je me suis projeté
42:37sur le voile
42:37alors le voile
42:38il dit
42:39cela relève
42:40du choix individuel
42:41qui doit être
42:42respecté
42:43conformément
42:44aux législations
42:47nationales
42:49ça signifie
42:49qu'on n'est pas
42:50en train
42:51d'essayer de comprendre
42:52ce qu'est la laïcité
42:53quel est le problème
42:55de la contagion
42:56du voile
42:56dans les rues
42:57ça il ne peut en être
42:58conscient
42:59et se dire
43:00que soudain
43:01il y a des révélations
43:02comme ça
43:02que la liberté
43:03passe obligatoirement
43:05par la castration
43:06dans son quotidien
43:08de certaines façons
43:09de se comporter
43:10il s'est ajouté
43:12dans le texte
43:13elles peuvent
43:14pour se conformer
43:15à la législation
43:16le temps du travail
43:17le temps du travail
43:18elles enlèvent
43:19le voile
43:20c'est à dire
43:21que là
43:21elles deviennent citoyennes
43:22mais une fois
43:22qu'elles ont quitté
43:23le travail
43:23elles ont pu être citoyennes
43:25il y a quand même
43:25une dichotomie
43:26dans l'analyse
43:27soit vous êtes ou pas
43:29et alors après
43:30on vous parle aussi
43:31du blasphème
43:31alors le blasphème
43:33n'existe pas
43:34c'est quand même
43:35la mosquée de Paris
43:36qui a attaqué
43:38au moins trois fois
43:39Charlie Hebdo
43:41pour blasphème
43:42c'est la mosquée de Paris
43:43qui a été déboutée
43:45par les tribunaux
43:47et sur le djihad
43:48si j'ai juste deux secondes
43:49parce que c'est quand même
43:50extraordinaire
43:51et d'abord le terrorisme
43:53c'est écrit dans le livre
43:54page 407
43:55en France
43:56la problématique
43:58du terrorisme
43:59fondement
44:00pseudo-religieux
44:01fondement pseudo-religieux
44:03prend une dimension
44:04particulière
44:05en raison du poids
44:06et de l'ancrage
44:07et de l'ancrage
44:08de la composante
44:10musulmane
44:11musulmane
44:12rappelons
44:12la laïcité
44:13il n'y a pas de composante
44:14musulmane
44:14il n'y a pas de composante
44:15musulmane
44:16on est tous citoyens
44:17bref
44:17et du rapport historique
44:19de la république
44:20avec le fait religieux
44:22ainsi les attentats
44:24de ces dernières décennies
44:25ont profondément marqué
44:27la société française
44:29ces événements
44:30ont mis en lumière
44:31les fractures
44:33socio-économiques
44:34les discriminations
44:36systémiques
44:36et les défis
44:38d'intégration
44:39une analyse
44:40approfondie
44:41des causes
44:41internes
44:43comme les discours
44:45islamophobes
44:45ou les politiques
44:46politiques perçues
44:48comme stigmatisantes
44:49c'est à dire
44:50que là on trouve
44:51la justification
44:52à celui
44:53qui devient terroriste
44:54c'est parce que
44:55malheureusement
44:56dans son quotidien
44:57il a tellement eu
44:58à souffrir
44:59il ne devient pas
45:00révolutionnaire
45:01non
45:01il devient terroriste
45:02j'avoue que j'ai du mal
45:04à être convaincu
45:06par cette démarche
45:07qui voudrait présenter
45:09l'islam
45:10comme étant tout à fait
45:11maintenant
45:11respectable
45:12et intégré
45:13j'ai l'impression
45:14qu'on est dans une belle
45:15opération de communication
45:16et de dissimulation
45:18oui certains disent
45:19qu'il parle peut-être
45:20d'une bonne attention
45:20mais il est en contradiction
45:22avec le courant
45:23lui-même
45:24nous allons accueillir
45:26notre invité
45:27qui vient de Suisse
45:28Mathieu Bocoté
45:28si vous permettez
45:29je supprime
45:29votre deuxième chronique
45:30parce qu'on est
45:31très en retard
45:32vous me donnez
45:33l'autorisation
45:34bon juste pour respecter
45:37mon invité
45:38qui vient de Suisse
45:39et pour lui donner
45:39suffisamment de temps
45:40pour pouvoir s'exprimer
45:42bonsoir
45:43Yannick Christen
45:45vous avez écrit
45:46ce livre
45:46je croyais être un homme
45:48publié aux éditions
45:49Transform Freedom
45:50c'est bien ça
45:51un témoignage
45:52sur votre expérience
45:53personnelle
45:54de transition
45:55et de détransition
45:57de genre
45:58vous étiez
45:58petite fille
46:00fille
46:00quand tout a commencé
46:02racontez-nous
46:03comment tout a commencé
46:04bonsoir
46:04et merci pour l'invitation
46:05un plaisir
46:06très très tôt
46:07déjà mes 4 ans
46:08la perception
46:09que j'avais de moi-même
46:10était celle
46:11d'être un petit garçon
46:12j'avais cette conviction
46:13que j'étais un petit garçon
46:13et quand je m'imaginais
46:15dans l'avenir
46:17je m'imaginais
46:18je me voyais homme
46:19en fait
46:19marié avec une femme
46:21avec des enfants
46:22pour moi c'était normal
46:23donc voilà
46:25c'est dans ce cadre-là
46:27sans jamais avoir entendu
46:29parler de transsexualité
46:31à l'époque
46:31on ne parlait que de transsexualité
46:33enfin il a fallu encore bien
46:34quelques années
46:34c'est qu'à l'âge de 17 ans
46:36en voyant un reportage
46:38que j'ai entendu
46:39pour la première fois
46:40ce terme
46:40et que j'ai pu
46:41m'identifier
46:42à cette personne
46:43qui était femme
46:44qui se croyait homme
46:45et qui décrivait
46:47exactement les ressentis
46:48qui étaient les miens
46:49depuis ma plus tendre infance
46:50on va voir les photos
46:51que nous avez transmises
46:53merci beaucoup
46:53pour cette transparence
46:55et pour ce témoignage
46:56très fort
46:56donc à 17 ans
46:58et à quel moment
46:59avez-vous commencé
47:00justement cette transition
47:02pour devenir un homme
47:03et on vous voit ici
47:04homme
47:04là vous vous appelez Franck
47:06oui
47:06alors j'ai commencé
47:07le cheminement de transition
47:09à 21 ans
47:10à l'époque
47:10il fallait en Suisse
47:12vivre pendant 2 ans
47:13dans le genre reposé
47:15et donc
47:16sans aucun traitement hormonal
47:19ni chirurgie
47:20donc vivre ces 2 ans
47:22comme une intégration
47:24dans la société
47:24et puis ensuite
47:25tout au long de ces 2 années
47:27bien sûr
47:27des suivis
47:28psychologiques
47:29psychiatriques
47:30avec une sexologue également
47:31pour que finalement
47:33après ces 2 ans
47:33le diagnostic de dysphorie
47:36de genre
47:37soit posé
47:37ce qui a ouvert la porte
47:39à la thérapie
47:40par hormone
47:41donc hormone
47:42hormonothérapie
47:43puis à des chirurgies
47:46d'accord
47:46des chirurgies
47:47finalement
47:51vous avez été donc
47:52homme
47:53marié
47:54en tant qu'homme
47:55oui
47:55et après
47:56a commencé justement
47:57cette détransition
47:58comment on peut arriver
48:00à
48:00retourner
48:03à son genre précédent
48:05alors c'est un petit peu
48:05la singularité
48:06de mon parcours
48:07c'est que
48:08la plupart des gens
48:09qui détransitionnent aujourd'hui
48:10ils vont dire
48:11bon ben j'ai essayé
48:12et finalement
48:13je me rends compte
48:14que mon problème
48:15c'est pas ça
48:15moi pas du tout
48:16j'ai vécu près de 15 ans
48:18dans la peau d'un homme
48:19je me plaisais
48:20dans cette vie là
48:21c'est juste
48:22que j'étais dans une quête
48:23spirituelle profonde
48:25une quête de sens
48:26là on vous voit marier ici
48:28vous êtes l'homme
48:28oui je suis à droite
48:30à droite sur la photo
48:32tout à fait
48:32et puis
48:33vous étiez dans une quête
48:34spirituelle
48:35oui
48:36c'est à dire
48:36j'avais grandi
48:38dans un foyer
48:39qui avait des valeurs
48:41chrétiennes
48:42et puis
48:42ben c'est sûr
48:44que j'avais grandi
48:45en lisant la bible
48:46en connaissant
48:47les enseignements
48:48de la bible
48:49et c'est sûr
48:50qu'il y avait un verset
48:51qui m'embêtait
48:52dans la bible
48:52c'est dans Esaïe 45
48:54le verset 9
48:54qui dit
48:55malheur à qui conteste
48:57avec son créateur
48:59l'argile dit-elle
49:00à celui qui la façonne
49:02que fais-tu là
49:02et ce verset
49:04me posait vraiment
49:04un problème
49:05parce que j'avais
49:05l'impression
49:06d'être cette assiette
49:08qui était fâchée
49:09contre son créateur
49:10et qui disait
49:10je ne suis pas une assiette
49:11je suis un bol
49:11qu'est-ce que tu fais
49:12tu ne sais pas ce que tu fais
49:13moi je sais mieux
49:14et c'était un petit peu ça
49:16cette pensée là
49:18mais en même temps
49:18j'aimais vraiment Dieu
49:20et je voulais plus de Dieu
49:22en fait dans ma vie
49:22et j'avais 36 ans
49:24cette photo
49:26c'est la veille de notre départ
49:27en fait pour un an
49:28de service
49:29dans une oeuvre
49:30de bienfaisance
49:30au Canada
49:31au Québec
49:32pour être plus précis
49:33et puis
49:34c'est là-bas en fait
49:35que vraiment
49:35j'ai eu une révélation
49:37en fait
49:37c'est en criant
49:38je crie à Dieu
49:39je disais
49:40je veux plus de toi
49:41et là
49:42j'entends au plus profond
49:44de moi
49:44tu veux plus de moi
49:45mais dans la condition
49:46où tu es
49:47tu es au maximum
49:48de ce que tu peux avoir
49:49de moi
49:49si tu veux plus de moi
49:50il y a un prix à payer
49:52et il va ajouter deux choses
49:54il va me dire
49:54si tu me fais confiance
49:55je te restaurerai
49:57dans ton identité initiale
49:59et la deuxième chose
50:00qu'il va me dire
50:01c'est
50:01si tu ne changes pas
50:02je ne t'aimerai pas moins
50:03et là
50:05c'est un silence
50:06assourdissant
50:07c'est
50:08c'est un voile
50:09qui se déchire
50:10de devant mes yeux
50:11un voile
50:11de
50:12de mensonge
50:13dans lequel
50:14j'étais pris
50:15je dis bien pris
50:17parce que je me voyais
50:18tellement comme un garçon
50:19mais là
50:19tout à coup
50:19le voile se déchire
50:20et je réalise
50:21que j'ai beau porter
50:22un déguisement d'homme
50:23Dieu me voit
50:24comme une femme
50:25et je peux
50:26voilà
50:27penser que je suis un homme
50:28me tromper moi-même
50:30tromper les gens
50:31autour de moi
50:31il y a des gens
50:32personne autour de nous
50:33savait et connaissait
50:34mon histoire vraiment
50:34parce que
50:36on ne pouvait pas imaginer
50:37vous avez vu les photos
50:37on ne pouvait pas imaginer
50:38que j'étais une fille
50:39et en fait
50:40c'est cet élément là
50:42tout à coup
50:42où je prends conscience
50:44que cette tromperie
50:45en fait
50:45elle ne fonctionnera pas
50:48avec Dieu
50:48en fait
50:49et elle ne fonctionne pas
50:50avec lui
50:51quand lui me voit
50:52il voit une femme
50:52qui est avec une autre femme
50:54qu'avez-vous fait du coup
50:55pour aller vers la détransition
50:57et qu'est-ce que c'est
50:58que la détransition ?
50:59alors pour moi
51:00elle se résume
51:02à une seule chose
51:03je suis morte
51:04ah bon ?
51:06ouais je suis morte
51:07je vous dis ça
51:07je ne vous connais pas
51:08mais je vous vois
51:08avec les yeux humides
51:09pourquoi ?
51:11c'est extraordinaire en fait
51:12parce que c'est
51:13abandonner ma vie
51:14c'est laisser
51:15mes propres choix
51:16c'est abandonner
51:17mes désirs
51:19c'est mettre
51:20ma vie sur l'autel
51:21en disant finalement
51:22je vais accepter
51:24l'idée que j'ai été créée
51:25pour un but
51:25et je vais
51:27laisser de côté
51:28mes désirs propres
51:30pour accomplir
51:32ma destinée
51:33et c'est
51:34oui ça implique
51:35de mourir en fait
51:36j'étais mon propre Dieu
51:37j'étais mon propre
51:38je choisis
51:39et à quelque part
51:39c'est ce qui me préoccupe
51:40un petit peu
51:41dans ce que je vois
51:42aujourd'hui
51:42c'est qu'on encourage
51:43des enfants finalement
51:44même tout petits enfants
51:46à faire le choix
51:48de ce qu'ils veulent
51:49comme si à cet âge là
51:51ils savent ce qui est bon
51:52pour eux
51:52quel regard justement
51:53vous portez sur les transitions
51:54actuellement proposées
51:55aux mineurs ?
51:56alors pour moi
51:57c'est quelque chose
51:57de très inquiétant
51:58parce qu'on sait
52:00que l'autodétermination
52:02d'un enfant
52:03et encore plus
52:04pour des sujets
52:05comme ceux-là
52:06ça peut même être
52:08un stress profond
52:09j'entendais une amie
52:11qui parlait de ce qui se passe
52:13en Suisse
52:13dans les écoles
52:14où on encourage
52:16en fait les enfants
52:16à questionner leur genre
52:18très vite
52:18à dire qu'ils pourront
52:19choisir
52:20qu'ils peuvent choisir
52:22qu'il n'y a pas de règle
52:24finalement
52:24certains enfants
52:26font pipi au lit
52:27à nouveau
52:27en fait
52:28on amène
52:29un traumatisme
52:30tous les enfants
52:31on vient maintenant
52:32avec un programme
52:33où tous les enfants
52:34entendent la même chose
52:35au même moment
52:35mais tous les enfants
52:36n'ont pas la même sensibilité
52:38certains ne sont pas prêts
52:39à entendre certaines choses
52:40et je crois qu'on va
52:42très vite
52:43on va trop vite
52:43dans quelque chose
52:45qui aujourd'hui
52:45questionne
52:46j'entendais vos sujets
52:47tout à l'heure
52:48c'est sûr que quand on en vient
52:49donner des congés
52:50menstruels à des hommes
52:51oui c'est sûr
52:52que ça questionne
52:53quelle est votre lecture
52:54de l'augmentation significative
52:56des cas de transition
52:57chez les jeunes
52:57et puis notamment
52:58chez les jeunes filles
52:59alors j'ai l'impression
53:00qu'aujourd'hui
53:01on a vraiment
53:01un effet de mode
53:03où on facilite
53:06tellement l'accès à ça
53:07dès qu'il y a un trouble
53:08on va dire
53:09oui mais peut-être
53:09que t'es pas dans le bon corps
53:10et on met ça en avant
53:12c'est remboursé
53:13par la caisse
53:13les casse maladie
53:15enfin je veux dire
53:15il n'y a même
53:16aujourd'hui
53:17plus le suivi
53:18qui était imposé
53:19à l'époque
53:19aujourd'hui vous avez
53:20des enfants
53:21qui vont se voir
53:22administrer
53:23des bloqueurs de puberté
53:24sans qu'il y ait
53:25forcément un suivi
53:26psychologique
53:27ou psychiatrique
53:28pour voir
53:28quels sont
53:29les défis
53:30qu'ils peuvent traverser
53:31et ça
53:32ça me préoccupe
53:32un petit peu
53:33et puis je trouve
53:34que c'est une violence
53:34finalement faite
53:35notamment aux femmes aussi
53:37où il y a ce rejet
53:38de la féminité
53:39parce que c'est sûr
53:40être une femme
53:40c'est pas forcément facile
53:41dans une société
53:43comme la nôtre
53:44et je trouve
53:45dévalorisant
53:46et violent
53:47vis-à-vis des femmes
53:48en fait
53:49et dans les rencontres
53:50que vous avez
53:51avec des personnes
53:52en questionnement
53:53parce que vous en rencontrez
53:54au niveau de leur identité
53:56qu'est-ce qui vous touche
53:56le plus
53:57lorsque vous les rencontrez
53:58lorsque vous discutez
53:59avec eux
54:00alors il y a deux choses
54:01qui me touchent
54:02particulièrement
54:03la première
54:04c'est déjà
54:05les familles
54:06ces familles
54:07c'est les grands oubliés
54:08de toutes ces transitions
54:09ils accompagnent
54:10on leur dit
54:11si tu aimes ton gamin
54:12t'as qu'à accepter
54:13c'est ça
54:13aujourd'hui
54:14il faut accepter
54:15etc
54:15sans prendre en compte
54:16la réalité
54:17la souffrance
54:18qu'ils vivent
54:19en tant que parents
54:19que frères
54:20sœurs
54:20où ils doivent vraiment
54:21vivre un deuil
54:22de l'enfant
54:22qu'ils ont porté
54:23qu'ils ont aimé
54:24on n'imagine pas
54:26la souffrance des parents
54:27donc ça c'est
54:27par rapport aux proches
54:28c'est déjà quelque chose
54:29ça a été difficile
54:30avec vos parents ?
54:31alors mes parents
54:31l'ont évidemment
54:32très mal vécu
54:33oui quand je dis
54:34évidemment
54:34en fait la plupart
54:36des parents
54:36qui vont le vivre
54:37bien
54:38si j'ose dire
54:39ils le font
54:39parce qu'ils veulent
54:40juste rester en lien
54:41avec leur enfant
54:41ils sont dans une prise
54:43d'otage en fait
54:43on les prend en otage
54:45vous préférez avoir
54:45un garçon vivant
54:46ou une fille morte
54:47c'est ce qu'on leur dit
54:48donc comment vous voulez
54:49dire non à ça
54:50donc il y a déjà
54:51ce côté là
54:52de prise d'otage
54:53et puis par rapport
54:54aux personnes
54:55que j'accompagne
54:56qui elles sont dans
54:57un questionnement
54:57pour elles-mêmes
54:58ce qui me frappe
54:59c'est qu'il y a
54:59deux éléments
55:00qui reviennent
55:00tout le temps
55:01ça fait 4 ans
55:02que je fais
55:03des accompagnements
55:03individuels
55:04et deux éléments
55:05reviennent
55:05le premier
55:06ce sont les abus
55:07qu'ils soient physiques
55:08psychologiques
55:09spirituels
55:10émotionnels
55:11la notion d'abus
55:12même le harcèlement
55:13vient faire quelque chose
55:15de l'ordre
55:15de la destruction
55:16de l'identité
55:17et là
55:18je peux
55:19pardon je fais un signe
55:20c'était juste pour
55:21faire une petite pause
55:22on fait le JT
55:23on termine
55:24et je vais laisser
55:24Mathieu Bocoté
55:25comme je lui ai piqué
55:26c'est un chronique
55:26question de temps
55:27et poser deux trois
55:28questions à la fin
55:29d'abord le JT
55:30de 21 Michael Dorian
55:32la France va construire
55:34le plus gros
55:34four électrique d'Europe
55:35un projet lancé à Dunkerque
55:37par le géant de l'acier
55:38ArcelorMittal
55:38en présence aujourd'hui
55:39du chef de l'état
55:40ce four dont l'objectif
55:42est de produire de l'acier
55:43sans charbon
55:43représente un investissement
55:45de 1,3 milliard d'euros
55:46casque sur la tête
55:48Emmanuel Macron a appelé
55:49ce matin
55:49l'entreprise
55:49allait au bout de l'aventure
55:51on a besoin de produire
55:52de l'acier européen
55:53et de l'acier plus décarboné
55:55a-t-il martelé
55:56la Confédération Paysanne
55:58va porter plainte
55:58pour atteinte aux libertés
55:59syndicales
56:00le troisième syndicat
56:01agricole du pays
56:02dénonce des gardes à vue
56:03abusives de ses militants
56:04après une brève intrusion
56:05dans une annexe
56:06du ministère de l'agriculture
56:08où ils étaient venus
56:09manifester
56:09le 14 janvier dernier
56:1152 agriculteurs militants
56:13de la Confédération Paysanne
56:14avaient été interpellés
56:15et placés en garde à vue
56:16ils avaient été libérés
56:17le lendemain
56:18et puis aux Etats-Unis
56:19les responsables
56:20de trois agences
56:21chargées du contrôle
56:22de l'immigration
56:23sont auditionnés aujourd'hui
56:24ils ont notamment défendu
56:25le bilan de l'administration Trump
56:27le chef de la police
56:28aux frontières
56:28Rodney Scott
56:29a ainsi souligné
56:30que depuis le retour
56:31du républicain au pouvoir
56:32les entrées illégales
56:33aux Etats-Unis
56:34n'ont jamais été
56:34à un niveau aussi bas
56:35cette audition intervient
56:37quelques semaines
56:37après la mort à Minneapolis
56:38de deux manifestants
56:40lors d'altercations
56:41avec des agents fédéraux
56:42Merci beaucoup Michael Dorian
56:45pour ce JT de 20h
56:46je reviens avec vous
56:47je croyais être un homme
56:49Yannick Christen
56:50pour terminer avec deux questions
56:52au moment où un tribunal
56:53de l'état de New York
56:55a accordé à une femme
56:56âgée aujourd'hui
56:57de 22 ans
56:58qui ne s'identifie plus
57:00comme transgenre
57:012 millions de dollars
57:02de dommages et intérêts
57:03dont 1,6 millions
57:04pour les souffrances passées
57:06comment vous réagissez à ça
57:07c'est tout à fait inédit ?
57:09C'est inédit
57:10je pense qu'aux Etats-Unis
57:11la législation permet
57:12ce genre de choses
57:13c'est sûr que ça va créer
57:15probablement des précédents
57:17à titre personnel
57:18je n'ai jamais voulu
57:21poursuivre qui que ce soit
57:22je sais qu'une personne
57:24en Suisse le fait
57:25poursuit son médecin
57:26pour l'intervention chirurgicale
57:28qu'elle a subie
57:29maintenant je ne le fais pas
57:32parce que je ne me considère
57:33pas comme une victime
57:34je crois que notre système
57:36Vous assumez ?
57:38Oui complètement
57:38j'étais convaincu
57:40de mon erreur
57:42donc voilà
57:43je ne verrai pas ça
57:44personnellement
57:45à titre personnel
57:45je ne le verrai pas
57:46maintenant je peux entendre
57:48que notre système
57:48il pousse tellement à ça
57:50en fait c'est
57:51mais là
57:52je crois que le problème
57:53est plus large en fait
57:54on a un déclin complet
57:56de la famille
57:57on a un déclin justement
57:59dans les deux sujets
58:00je disais
58:01il y a la notion d'abus
58:02mais il y a le deuxième
58:02c'est le manque du père
58:04nous sommes dans une société
58:05aujourd'hui
58:06qui vit sans père
58:07mais sans père
58:09fait sans repère
58:10cette génération
58:10est la génération
58:11qui est le plus
58:12en manque de père
58:13de toutes les générations
58:14qui nous ont précédé
58:15et je crois que ça doit
58:16nous questionner en fait
58:17pas de père
58:18pas de repère
58:19la chirurgie
58:20donc on l'a vu
58:21chez les mineurs
58:21comporte des risques éthiques
58:23cliniques et juridiques
58:24dernière question
58:25qu'est-ce qui a été
58:26le plus difficile
58:27pour vous à vivre
58:28dans votre cheminement
58:30de détransition
58:31alors c'est sûr
58:33que j'étais
58:33une des premières
58:33personnes
58:34à les transitionner
58:35et je dirais
58:36que c'est la cause
58:38la cause
58:39c'est-à-dire le fait
58:39justement de mourir
58:40à mon choix
58:41c'était vraiment
58:43je crois
58:44le plus difficile
58:44à quelque part
58:45et surtout
58:45que je n'avais aucune idée
58:46de ce que c'était
58:47être une femme
58:48comment je pouvais
58:49accueillir ma féminité
58:53la vivre pleinement
58:55donc tout ça
58:55ça a été un cheminement
58:56d'une découverte
58:59une aventure
59:00dans laquelle je suis toujours
59:01et je trouve ça extraordinaire
59:03c'est juste passionnant
59:04mais je dirais
59:05c'était aussi
59:06le fait d'être
59:06parmi les premières
59:07il n'y avait personne
59:08entre guillemets
59:09devant moi
59:09qui avait tracé
59:10un chemin
59:11donc c'était tout nouveau
59:12en tout cas
59:12sur votre visage
59:14on sent une paix
59:15absolument
59:16peut-être retrouvé
59:17ou peut-être trouvé
59:18mais on sent
59:19que vous êtes en paix
59:20avec votre parcours
59:21c'est rare
59:21alors je le suis
59:22votre livre
59:23je croyais être un homme
59:25Jeannique Christelle
59:26merci d'avoir témoigné
59:26donc votre association
59:27vous avez une association
59:28qui aide aussi
59:29oui tout à fait
59:30ça s'appelle
59:30Transform Freedom
59:31merci infiniment
59:32d'être venu de Suisse
59:33pour en témoigner
59:33avec plaisir
59:34en direct
59:34et en face à l'info
59:35merci à tous
59:36l'heure des pros
59:36de Pascal Braud
59:37Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Commentaires

Recommandations